Le conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) a publié un rapport dans lequel il préconise entre autres mesures de
sélectionner les étudiants à partir des notes du bac et non à l'issue d'une première année très éprouvante et ultra sélective.
"Pour éviter la seule sélection par l'échec,
nous proposons de prendre les notes de philosophie, pour l'ouverture d'esprit, de mathématiques, pour la rigueur, et de biologie, c'est notre domaine, puis de vérifier devant un jury les
motivations de l'élève", a expliqué le professeur Claude-François Degos, coauteur du rapport. (ndlr: pour des études longues, une mtivation devrait être
nécessaire)
Chaque année, plus de 40.000 étudiants se serrent pendant un an dans des amphithéâtres trop étroits et se livrent à une concurrence effrénée mais seuls 7.000 d'entre eux décrochent
au final leur entrée en 2e année. (Voir l'article précédent sur le numérus clausus de
2007)
"En principe, nous n'avons pas le droit de sélectionner (puisque la médecine s'enseigne à l'université, ouverte à tous) mais c'est ridicule alors qu'on le fait au bout d'un an
!", a estimé le médecin.
L'académie de médecine a également proposé cette solution de sélection avec les notes du bac.
François Goulard, alors ministre délégué à l'Enseignement supérieur, avait même annoncé en février 2006 que des mesures seraient prises dès la rentrée dernière
pour éviter le gâchis en première année de milliers d'étudiants qui se retrouvent sans aucune équivalence, mais ces mesures sont restées lettre morte.
Interrogé sur la lenteur de la réforme que tous les acteurs semblent pourtant appeler de leurs voeux, M. Degos a estimé que "le pays est mûr car les étudiants en ont marre,
nous avons des problèmes de démographie médicale et l'Europe nous presse".
La première année de médecine telle qu'elle existe est
une singularité française depuis 35 ans.
Mais, a nuancé Xavier Deau, président de la section Formation et compétences à l'Ordre, "tout le monde a peur dès qu'on parle des études médicales: une fois
qu'ils ont réussi leur première année, les étudiants ne veulent plus qu'on touche à leur cursus
par Olivier SIGMAN
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Etudes
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L'assurance maladie et les syndicats d'infirmières libérales ont annoncé avoir conclu ce jour une convention qui prévoit
une revalorisation des honoraires, et un second texte qui vise à rééquilibrer la répartition géographique de ces professionnels. (Voir l'article sur la reconnaissance de la profession à Bac +3)
Quatre organisations (Convergence infirmière, la FNI, l'Onsil et le Sniil), et l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM) ont finalisé vendredi
une convention, qui prévoit des revalorisations, ainsi qu'un protocole d'accord sur la régulation démographique, a indiqué l'Uncam.
La FNI a salué l'accord dans un communiqué, estimant qu'il constitue une "feuille de route" pour la profession "pour les cinq
ans".
La convention prévoit des revalorisations "dès la parution" du texte "au Journal officiel", a précisé l'Uncam.
L'accord du 19 avril prévoyait une première phase de revalorisations, pour un montant total de 150 millions
d'euros au 1er juillet 2007. Elle concernera la plupart des actes quotidiens prodigués par les infirmières.
Ainsi, l'acte
médico-infirmier (AMI, dialyses, injections) passera de 2,90 à 3 euros, l'acte infirmier de soins (aux personnes âgées et handicapées) de 2,40 à 2,50 euros, l'indemnité forfaitaire de déplacement de 2 à 2,20 euros, et la majoration du dimanche de 7,62 à 7,80
euros.
Une seconde étape, représentant également 150 millions d'euros, sera mise en oeuvre au 1er août 2008 si les finances de
la sécurité sociale le permettent et que la profession répartit bien son offre de
soins. Le texte signé vendredi vise en effet à mieux répartir les professionnels sur le territoire.
Il prévoit en particulier que "dans
les bassins de vie où la densité d'infirmières est forte, seuls les départs ouvriront l'accès" à de nouvelles installations d'infirmières.
Dans les régions manquant d'infirmières, des "mesures d'incitation" seront parallèlement mises en place.
Pour une densité moyenne de 83 pour 100.000 habitants, on dénombre actuellement, dans certains départements de la moitié nord de la France, 40
infirmières pour 100.000 habitants.
A l'opposé, sur le pourtour méditerranéen, la densité est supérieure à 200 pour 100.000, selon l'Uncam.
La
convention confirme par ailleurs de nouvelles compétences confiées récemment aux infirmières, comme le droit de prescrire certains dispositifs médicaux (pansements).
Elle prévoit aussi de "favoriser, dans le cadre du parcours de soins et en lien avec le médecin traitant, les vaccinations anti-grippales (hors la première
vaccination) par les infirmières libérales".
par Olivier SIGMAN
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