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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 17:25

Les 20 à 30 prochaines années seront cruciales pour atténuer le réchauffement planétaire alors que le monde dispose des technologies pour parvenir à cet objectif à un coût modéré, ont indiqué aujourd'hui les spécialistes mondiaux du climat à l'issue d'une réunion à Bangkok.
"Si nous continuons à faire ce que nous faisons maintenant, nous aurons de sérieux problèmes", a averti Ogunlade Davidson, co-président d'un groupe de travail du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) en présentant une synthèse des débats qui ont eu lieu cette semaine à Bangkok.

Il faudra réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre dans les 50 prochaines années pour contenir le réchauffement climatique mais cet effort ne coûtera qu'une petite fraction du PIB mondial, selon un rapport approuvé par des experts réunis sous l'égide de l'Onu. Dans le troisième d'une série de documents, qui était en négociation depuis cinq jours à Bangkok, le GIEC estime que le coût d'une limitation à 2°C de la hausse des températures ne dépasserait pas 0,12% du PIB mondial.  "C'est un prix peu élevé pour réduire le risque d'une dégradation climatique majeure", a déclaré Bill Hare, conseiller de Greenpeace et coauteur du rapport, à l'issue de pourparlers qui ont dépassé les quatre jours prévus au départ.

"C'est un grand rapport, très vigoureux, qui montre qu'il est économiquement et techniquement possible d'obtenir des réductions d'émissions assez importantes pour limiter le réchauffement à 2 degrés [...] Cela montre que les coûts induits sont tout à fait modestes."

Pour tenir l'objectif de 2 degrés, les spécialistes jugent nécessaire une réduction de 50 à 85% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d'ici à 2050, dit le rapport. Les progrès technologiques - en particulier ceux qui permettront de produire et de consommer l'énergie plus rationnellement - font penser que des objectifs de cet ordre sont réalisables, notent ses auteurs.

A Bangkok, Chine et Europe se sont affrontées sur les coûts et les niveaux d'émissions de gaz à effet de serre tolérables. La Chine, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après les Etats-Unis, souhaitait que le rapport du GIEC ne comporte aucun scénario de stabilisation des émissions à un niveau proche de celui d'aujourd'hui, en partie à cause de la rareté relative des études économiques disponibles. Selon le rapport, plus les réductions d'émissions sont brutales, plus elles sont coûteuses pour l'économie mondiale. Il note toutefois que les coûts régionaux peuvent différer très sensiblement des moyennes internationales.

La réunion de Bangkok est la troisième à se tenir cette année après celle de Paris, en février - où le point à été fait sur les recherches scientifiques -, et celle de Bruxelles, début avril, où les experts s'étaient interrogés sur les conséquences du réchauffement climatique.

Le document met en évidence le rôle des énergies nucléaire, solaire et éolienne, de bâtiments et de modes d'éclairage plus économiques, ainsi que les moyens de filtrer le dioxyde de carbone rejeté par les centrales à charbon, les plates-formes pétrolières et gazières. Les experts notent aussi pour la première fois que des changements de mode de vie peuvent contribuer à la lutte contre le réchauffement planétaire. Ils ne donnent pas d'exemples mais Rajendra Pachauri, président du GIEC, a mentionné à titre personnel le fait de baisser le thermostat et de manger moins de viande rouge, ce qui pourrait réduire les émissions de gaz par les animaux.
"Ce sont des mesures touchant au mode de vie mais on ne fait aucun sacrifice et l'on peut en tirer un bénéfice", a-t-il fait valoir lors d'une conférence de presse.
Le document, sur lequel se sont mis d'accord experts et responsables de plus de cent pays, dresse un bilan des dernières recherches sur le coût et les moyens de réduire les émissions à effet de serre. C'est un guide sur lequel peuvent s'appuyer les Etats mais qui ne leur dicte pas de politique précise.
Le message n'en est pas moins clair - la balle est dans le camps des gouvernements et les retards ne sont plus acceptables. "Aucun prétexte ne peut justifier qu'on attende", a estimé Stravros Dimas, commissaire européen à l'Environnement. Selon Rajendra Pachauri, président du GIEC, l'intérêt marqué des opinions publiques incitera les gouvernements à passer à l'action. "Dans une démocratie, c'est la population qui finit par créer la pression pour le changement et l'initiative", a-t-il dit.

Dans certains cas, l'évolution technique peut engendrer des avantages substantiels, par exemple en réduisant les dépenses de santé par la lutte contre la pollution, dit le rapport. Le fait de modifier les dates de semis ou de repiquage dans les rizières, ou de mieux organiser l'élevage des bovins et des ovins, pourrait réduire les émissions de méthane, autre gaz à effet de serre puissant, font valoir les experts de l'Onu, qui s'appuient sur les travaux de 2.500 chercheurs.

Leurs deux premiers rapports brossaient le tableau d'un avenir sombre où le monde, en proie à un réchauffement lié à l'action humaine, serait livré aux famines, aux sécheresses et autres vagues de chaleur, à une montée du niveau des mers propre à engloutir les îles les plus exposées.


Ce document -- un "résumé à l'intention des décideurs" politiques que les experts du Giec ont approuvé -- "identifie clairement des mesures pour lutter contre le changement climatique à un coût relativement modéré", a estimé Rajendra Pachauri, président du Giec.
"Il existe un potentiel important pour réduire les émissions (de gaz à effet de serre) dans les prochaines décennies", a renchéri Bert Metz, co-président du groupe de travail III. "Et ce potentiel est tel qu'il permettrait de compenser la croissance des émissions de gaz à effet de serre avec les technologies actuelles. Il y a tant de choses qu'on pourrait faire à des coûts bas. Tous les secteurs pourraient contribuer à la réduction des émissions dans tous les pays du monde. Le secteur du bâtiment est celui qui offre le plus grand potentiel pour des actions à coûts bas.
Réduire la déforestation permettrait également d'apporter une contribution majeure à la réduction des émissions".

La question des coûts de la lutte contre le changement climatique a dominé les cinq jours de discussions du GIEC, suscitant certaines frictions entre les pays représentés, y compris avec la Chine.
Le résumé approuvé aujurd'hui met en évidence des "coûts de réduction tout à fait abordables", a indiqué Marc Gillet, chef de la délégation française qui a déclaré 
"Je pense qu'on pourra utiliser beaucoup d'éléments de ce document dans de prochaines discussions multilatérales. Il faudra faire preuve de créativité pour franchir les obstacles à la mise en oeuvre de ces mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre dont le coût est en fait modéré".

Mais il faut faire vite, ont alerté les experts.
"Les efforts d'atténuation (du réchauffement climatique) dans les 20 à 30 prochaines années auront un large impact sur les possibilités d'atteindre des niveaux plus bas de stabilisation" des émissions de gaz à effet de serre, souligne la synthèse du GIEC.
Ces émissions devraient atteindre d'ici 2015 un "pic" et décroître par la suite si on veut contenir la hausse de la température moyenne mondiale entre + 2°C et + 2,4°C, selon le meilleur scénario présenté par le Giec.
Mais "plus on voudra atteindre un niveau de stabilisation bas, plus vite ce pic devra être atteint et le déclin des émissions s'amorcer", ont souligné les experts.
Pour stabiliser cette pollution à des niveaux situés entre 445 et 490 parties par millions (ppm) de CO2 et autres GES et contenir ainsi la hausse moyenne de la température entre + 2°C et + 2,4°C par rapport à la période pré-industrielle, il faudrait que ces émissions atteignent un pic d'ici 2015 et redescendent ensuite à 50% des niveaux actuels (379 ppm) d'ici 2050, selon ce document.

Selon un précédent rapport du Giec publié en février à Paris, la hausse des températures pourrait atteindre jusqu'à + 6,4°C d'ici 2100, dans le pire des cas, par rapport à la période 1980-1999.

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publié par olivier - dans --> Colloque
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