Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Actualités du droit et de la santé ...
  • Actualités du droit et de la santé ...
  • : Ce site fait un lien entre le droit et la santé. Accessible à tout public, des informations juridiques, médicales, de droit médical et des actualités générales sont présentes. Les informations fournies sur [droit-medecine.over-blog.com] sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation qui existe entre le patient (ou visiteur du site) et son médecin.
  • Contact

Certification HON Code

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.

Recherche

Visiteurs uniques

   visiteurs uniques

 

Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 11:18

Connaître le sexe de son bébé dès six semaines de grossesse: c'est la promesse du "Pink or Blue" (rose ou bleu), un nouveau test britannique, dont la fiabilité est mise en cause et qui pourrait soulever des problèmes d'ordre éthique.

La firme britannique DNA Worldwide a lancé son test le mois dernier sur Internet en ciblant un large public dans le monde entier. Elle a acheté les droits de vente de la technique par l'intermédiaire d'une société américaine qui la vend déjà sur le Web, essentiellement à des Américains.
La Chine et l'Inde, deux pays dont on connaît la politique de natalité favorable au sexe masculin, sont exclus de ces ventes. Les experts redoutent que ce test ne fasse qu'inciter les familles à interrompre une grossesse de sexe non désiré.

En théorie, le test analyse l'ADN foetal qui se trouve dans le courant sanguin maternel. Une technique qui laisse certains experts sceptiques. "Plus ce genre de test est pratiqué tôt au cours de la grossesse, moins on trouvera d'ADN foetal à cet endroit, et moins le test sera fiable", relève le Dr Patrick O'Brien, obstétricien et porte-parole du Collège royal des gynécologues-obstétriciens. "A six semaines de grossesse, on peut se demander si la technologie est indiquée."
Les parents qui seront d'accord pour attendre l'échographie des 20 semaines de grossesse bénéficieront d'une technique sûre à 100%. Les procédés invasifs comme une amniocentèse, qui représente un faible risque d'avortement, ne sont praticables qu'à 11 semaines de grossesse.

Les parents qui commandent le test "Pink and Blue" reçoivent un paquet dans lequel la mère doit fournir un échantillon de sang. Il est retourné aux laboratoires de la firme qui, au bout de quatre à six jours, révèlent le sexe du foetus avec une fiabilité de 98%, si les instructions sont respectées correctement, selon DNA Worldwide.
"Nous essayons de construire un pont entre la science et le consommateur", note David Nicholson, directeur de DNA Worldwide. Le test fonctionne par détection de l'ADN foetal qui peut naturellement être retrouvé dans le sang de la mère. Il cherche le chromosome Y spécifique du sexe masculin. S'il ne le trouve pas, c'est une fille. Toutefois, comme il n'est pas référencé comme matériel médical, ce test n'est sous le contrôle d'aucune autorité sanitaire que ce soit en Grande-Bretagne ou ailleurs.

Le test "Pink or Blue" est basé sur une méthode mise au point par des chercheurs italiens, qui ont publié leurs travaux en 2005 dans le journal "Human Genetics". Ils affirment que le chromosome Y peut être retrouvé dans le sang maternel dès la sixième semaine de grossesse. DNA Worldwide rembourse la clientèle en cas d'erreur. Sur les centaines de tests remboursés depuis la commercialisation du test en avril dernier, Nicholson a déclaré n'avoir eu à rembourser qu'une seule fois.
Mais même si le test est précis, les experts recommandent aux parents de prendre conseil auprès de professionnels.

D'autres experts s'inquiètent des problèmes éthiques que ce test pourrait provoquer, si les parents prennent ce test pour prétexte à l'interruption d'une grossesse non conforme.
"Le choix du sexe pourrait inciter des parents à considérer leurs enfants comme de la marchandise", a déclaré Marcy Darnovsky, directrice adjointe du Centre pour la génétique et la société, un groupe d'intérêt public basé aux Etats-Unis. "Des tests comme celui-là pourraient rendre normale la sélection génétique et conduire à un scénario dans lequel des parents iraient jusqu'à choisir les caractéristiques de leur enfant dans un catalogue." 

Voir le dernier colloque sur la fin de vie et l'éthique et l'article sur les divers questionnements éthiques.
 
REAGISSEZ ...

Partager cet article

Repost 0
publié par Olivier SIGMAN - dans Droit médical
commenter cet article

commentaires

Traduction

Traduction en 9 langues disponibles