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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 19:59

Le juge des enfants, Jacques Noris, vice-président du tribunal de Metz (Moselle), a été blessé à coups de couteau ce matin par la mère d'un mineur alors qu'il présidait une audience d'assistance éducative dans son cabinet. 

L'agression a provoqué une vive émotion dans la magistrature et le principal syndicat menace d'appeler les magistrats à cesser le travail si des mesures ne sont pas prises.

"Le vice-président du tribunal de Metz, président du tribunal pour enfants, a été agressé à l'arme blanche pendant l'audience", a déclaré Joël Guitton, procureur de la République de Metz. "La victime, âgée de 62 ans, a été atteinte à l'abdomen malgré l'interposition d'un avocat", dit-il dans un communiqué. Le magistrat, Jacques Noris, a été opéré à l'hôpital Bon secours de Metz. "Ses jours ne sont plus en danger", a indiqué dans la soirée le procureur. 

Selon son avocate, la mère de famille, une femme sans
emploi de 35 ans, l'a agressé à l'issue de l'audience avec un couteau qu'elle portait sur elle lorsque le magistrat a confirmé le placement de son fils, âgé d'un peu moins de trois ans, auprès de sa grand-mère paternelle. Ce placement avait été ordonné il y a un an pour des raisons de carences éducatives. 

"L'audience s'était passée calmement. Je savais qu'elle était extrêmement triste mais je ne m'attendais pas à ça. Elle a commencé à manifester verbalement, a craché au sol. Le magistrat nous a invités à sortir. Elle est restée assise et a sorti son arme", a précisé Me Charlotte Cordebar.
La jeune femme, qui est sans antécédent judiciaire, a été interpellée par la police et placée en garde à vue. Une enquête est ouverte en flagrance pour tentative de meurtre avec préméditation sur la personne d'un magistrat dans l'exercice de ses fonctions. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy a exprimé "son profond soutien" à la victime et s'est élevé, dans un communiqué, contre "cet acte inqualifiable". 

La Garde des Sceaux, ministre de la
Justice, Rachida Dati, s'est rendue sur place dans l'après-midi et a fait part de son émotion aux magistrats qu'elle a rencontrés pendant près de deux heures. 
"J'ai aujourd'hui même demandé à Monsieur l'inspecteur général des Services judiciaires de déterminer les circonstances dans lesquelles une agression d'une telle gravité a pu se produire dans une enceinte judiciaire, et de me dresser sans délai un bilan de la mise en oeuvre du plan d'action pour la sûreté des juridictions. J'ai décidé de prendre des mesures immédiates pour améliorer la sécurité des palais de Justice
, et je débloquerai dans les tout prochains jours les moyens financiers nécessaires", a-t-elle ajouté. 

Pour Joël Guitton, qui préside par ailleurs la Conférence nationale des procureurs de la République, les causes du drame résident dans "l'absence totale de contrôle à l'entrée de l'immense majorité des palais de
justice de province" faute, précise-t-il, de personnel susceptible d'être affecté à ces tâches. 
Il a rappelé  que fin 2005, tous les tribunaux avaient déjà été invités à formuler des propositions pour améliorer leur sécurité après qu'une secrétaire de greffe du palais de justice de Rouen eut été grièvement brûlée par une justiciable qui s'était immolée par le feu. "Nous avons fait en janvier 2006 des propositions écrites qui étaient chiffrées pour ce qui concerne le palais de justice de Metz
à six postes à temps plein. Nous avons eu un portique de détection d'armes qui a été installé sur une ces cinq portes d'entrées et ce portique est dépourvu de tout fonctionnaire pour l'utiliser", a-t-il ajouté. 

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) a exprimé de son côté sa "consternation" et sa "révolte" et réclamé des mesures immédiates, faute de quoi il menace d'appeler les magistrats à cesser le travail.
"L'USM exige un plan d'urgence de sécurisation des juridictions. A défaut, l'USM appellera les magistrats à exercer leur droit de retrait, partout ou les conditions de sécurité ne seront pas remplies", déclare le syndicat dans un communiqué. 
Rappelon simplement que les magistrats n'ont pas le droit de grève.

Pour les syndicats de magistrats, cette situation est révélatrice de la misère de la
justice française, qui avec un budget de 6,271 milliards d'euros pour 2007 (2,34% du budget de l'Etat), est à un des plus bas niveaux de l'Europe des 27.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Droit
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