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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 04:04

Comme indiqué précédemment et vous avez été nombreux à y répondre présent, voici le compte-rendu de la première journée de recherche en éthique qui s'est déroulé le 6 juin 2007 à l'HEGP.

L'o
uverture a été faite dès 9h par Christian Hervé, Université Paris 5, et Emmanuel Hirsch Université Paris-Sud/11
A suivi la conférence inaugurale par
Jean-Claude Ameisen
, Président du Comité d’éthique de l’Inserm, membre du CCNE 
Le Code de Nuremberg a mis en place la notion de consentement libre et informé. L'Organisation Mondiale de la santé a aussi défini la santé. Médécins Sans Frontières ont mis en place le devoir d'ingérence. Les expériences menées sous le IIIème Reich ont montrées la remise en question de l'éthique avec la transgression du repsect du aux personnes.
Il a repris l'exemple du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) où l'opposition de prélèvement consitute une infraction pénale: le consentement est donc impossible.
Il a insisté sur la place centrale du consentement libre et informé dans l'acte de soins et dans le soulagement de la souffrance.
Selon lui, la santé vue par l'OMS ne reprend ni l'idée d'une normalité ni celle d'une pathologie. Elle ne peut pas se définir qu'avec des mesures. Il est possible de vivre en bonne santé avec un handicap. Etre semblable aux autres, est-ce être en bonne santé? Il ets nécessaire d'accompagner les différences, ne pas isoler la vulnérabilité dans des microcosmes (handicap mental dans des institutions, personnes en fin d eviedans des hôpitaux, ...) L'isolement ets un déni des droits civiques. La question reste celle de capacité des discerner. La démocratie d'Athènes ne donnait ce droit ni aux femmes ni aux esclaves ni aux étrangers. La mesure des données est celle de l'autonomie, de la responsabilité de la dignité et de la liberté; tout cela dans le regard de l'autre.
Le consentement est partie intégrante des droits de l'homme (
comme il a été abordé à la dernière réunion du Comité International de Biéthique à Paris en novembre 2006) Il nous questionne sur ce qui nous paraît tellement évident, familier et commun que l'on ne s'y interroge plus.

A suivie des présentations de thèse dont voici pour certains les principaux points abordés. Ce n'est pas exhaustif.
10H-10H45 Elie Azria, Deuxième année de thèse au sein de la formation doctorale de Paris-Sud 11 présente Le risque. Une analyse de ses modes de définition et des procédures de son contrôle Directrice de thése : A. Debru
Il nous indique tout d'abord le changement de nature de la connaissance médicale. par des essais randomisé en double aveugle, elle devient connaissance scientifique basée sur un risque calculé. Des répercutions apparaissent sur les pratiques avec une connaissance médicale et une éthique du soin. Aucun changement n'a lieu cependant dans la valeur éthique de l'acte de soin. Il prend comme exemple de son exposé la présentation par le siège et la césarienne. Il y a donc eu un changement dans les pratiques alors qu'aucune certitude n'est démontrée quant à ce changement de technique. Il nous détaille la valeur intrinséque et extrinsèque de la connaissance. Extrinsèque par la production et un raisonnement inductif. Le fait particulier reproduit devient une loi, les probabilités augmentent mais pas les certitudes. Extrinsèque par l'utilisation et l'Evidence Based Medecine (EBM) avec le risque comme preuve et les modèles comme négation de l'incertitude.

10H45-11H30
Romain Favre, Troisième année de thèse au sein de la formation doctorale de Paris 5 présente En quoi le niveau de connaissance médicale et la position des médecins respecte ou non le consentement des patientes dans le cadre du dépistage de la Trisomie 21?Directeur de thèse : G. Moutel 
Son exposé prend en compte un graphe tridmensionnel avec sur un côté la décision des patientes (oui ou non), l'attitude des patientes (positive ou négative) et la connaissance de l'utilité (bonne ou mauvaise)
Sur les patientes, 25% ont connaissance des marqueurs sériques, 94% ont une attitude positive et 25% y consentent. 76% acceptent aveuglement ce test.
Sur les soigants, 33% ont compris l'intérêt, 20% n'en parlent pas.
Les mieux adaptés pour l'échographie au 1er trimestre sont les spécialistes, dans des villes de grande taille et des hommes (les moins bons élèves de cette étude sont les généralistes et ceux dont la connaissance n'est pas actualisée)
Pour le test des marqueurs sériques au 2ème trimestre, les bons élèves sont les spécialistes, les femmes et les moins bons, les généralistes, les personnels réticents et les professionnels plus anciens.
La question est importante: le consentement prend plus d'importance pour les soignants quand il est demandé pour de la chirurgie que pour des tests de diagnostic, notamment avec la judiciarisation de la médecine et la formation continue. Le Diagnostic PréNatal (DPN) reste pratiqué dans 11% des cas (3% aux Etats-Unis d'Amérique) Il n'y a pas de place, selon lui, pour un enfant différent
Il termine en citant Mme Fraysse: "Accepter, c'est adhérer; permettre, c'est supporter" 

11H45-12H30
Marie Brigitte Orgerie, Quatrième année de thèse au sein de la formation doctorale de Paris 5 présente La décision médicale en cancérologie : rôle de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) Directeur de thèse : C. Hervé 
Le Plan Cancer de 2003 a mis en avant l'égalité d'accès, la tracabilité des pratiques et le contrôle des résultats. La RCP a une composition et un quorum minimum. Le dispositif d'annonce est comosé d'une consultation post RCP en colloque singulier ainsi que d'une consultation infirmière
324 RCP ont été analysées en orthopédie, gastroentérologie et pneumologie. Le temps d'analyse du dossier est d'environ 6 minutes et le rapporteur connaît 2 fois sur 3 son patient. La vision du médecin référent apparaît dans 50% de la décision de la RCP. L'information des patients est de 60 à 84%. La décision de la RCP n'est pas appliquée dans 6 à 10% des cas dont 3% de refus du patient.
Dans 45%, le patient trouve qu'il s'agit de la meilleure solution. Il se trouve rassuré dans 83% par la décision de la RCP. 96% des patients font de toute manière confiance à leur médecin référent.
L'avantage reste la légitimation, la place de l'expert et la pluralité de points de vue; les inconvénients sont ceux de l'absence de responsabilité des médecins sous couvert de la décision de la RCP et l'absence de participation du patient à sa RCP ainsi que la complexité de la collégialité.
Repas
 

15H30-16H15 Pascale Vassal, Troisième année de thèse au sein de la formation doctorale de Paris 5 et médecin au CHU de Saint-Etienne présente De la normativité des soins palliatifs à la liberté de la personne en fin de vie : données épidémiologiques et enjeux éthiques Directeurs de thèse : F. Chapuis, E. Hirsch
En 2006, entre 63 et 90% des personnes souhaitent mourir à domicile; 60 à 80% meurent à l'hôpital dont 19 dans les EHPAD. La population âgée de plus de 65 ans est supérieure à celle des moins de 20 ans.
A travers les lois, l'aspect sociétal (vieillissement) et la médecine (géronitologie) et l'éthique (autonomie) la place du malade en fin de vie a pris un nouveau sens. Un premier descriptif des loins de soins et EHPAD a été fait puis la situation de fragilité et la prise en charge de qualité.
La moyenne d'âge des personnes en EHPAD ets de 87.5 ans avec 33% des personnes en cancérologie et 32% en maladies neurodégénératives. A 60%, la prise en charge apparaît bonne.
Les soins palliatifs dans la fin d evie sont abordés selon la trilogie de Paul Ricoeur. Le JE pour les soignants implicites, avec une intercation humaine et une recherche du bien; le TU pour les patients et leurs troubles cognitifs, le IL pour les EHPAD et la solidarité et le problème de l'abandon et le surinvestissement affectif. Le problème soulevé est celui de la ghettoïsation.
Le développement des EHPAD a un facteur intrinsèque par l'implication des personnes et la reconnaissance de la vulnérabilité et de la mort de l'autre et par l'accompagnement et la reconnaissance de l'homme ainsi qu'un facteur extrinsèque défini par le guichet unique et l'égalité sociale

16H15-17H Marc Guerrier, Deuxième année de thèse au sein de la formation doctorale de Paris-Sud 11 présente Approche des enjeux éthiques d'une pandémie grippale Directeur de thèse : E. Hirsch 
Une considération générale apparaît actuellement. Il s'agit d'une infection grave, contagieuse et générale. Quatre aspects ont été développés dans son exposé. Une attente ordinaire, inédite, incertane autour d'une biosphère, une discussion sur la grippe via la Conférence de Toronto et l'OMS (droits et devoirs, priorités, accords multilatéraux et santé publique), une littérature sur le virus H5N1 et une approche politique au niveau national et européen ainsi qu'hospitalière au niveau des plan de l'AP-HP et du réseau national "grippe et pandémie". Un comité d'onitiative et de vigilance civique a été mis en place ainsi qu'une cellule d'aide décisionnelle avec des priorités, la question des personnes en fin de vie, le nombre de décès.
Il s'agit là d'une médecine de catastrophe. l'exposé s'est concentré sur l'analyse des discours et des peurs. Le consentement en situation de crise n'est qu'une illusion et la transgression ets de rigueur. Il soulève enfin le problème de l'envoi des souches à l'OMS et le stockage des masques et vaccins dans les pays où la pandémie n'intervient pas en premier.

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publié par Olivier SIGMAN - dans --> Colloque
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