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Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est auditionné en ce moment par la commission des Affaires étrangères de
l'Assemblée nationale.
Le ministre est interrogé sur les négociations qui ont permis la libération mardi par les autorités libyennes des cinq infirmières bulgares et du médecin d'origine palestinienne
qui étaient incarcérés depuis huit ans au motif d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à des enfants. voir le dernier article sur les familles et les infirmières bulgares.
Bernard Kouchner est entendu à partir de 09h30, disait une convocation de la commission présidée par Axel Poniatowski (UMP) sans donner d'autres précisions.
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen de l'Assemblée, avait réclamé mercredi dernier une audition du chef de la
diplomatie sur cette affaire.
Samedi dernier, le Premier ministre libyen al Baghdadi Ali Al Mahmoudi a indiqué que la République
Tchèque, le Qatar et la Bulgarie ont contribué à un fonds international de soutien aux centaines d'enfants contaminés par le virus du sida dans les années 1990 à l'hôpital de
Benghazi.
Il a ajouté que la France avait promis d'équiper l'hôpital de Benghazi et de fournir du personnel qualifié pendant cinq ans. Elle a aussi accepté de former une cinquantaine de médecins
libyens.
"Je remercie le Qatar pour son rôle dans l'affaire des infirmières. Des pays européens, dont la Bulgarie et la République tchèque ont contribué au fonds pour les enfants contaminés", a
déclaré le chef du gouvernement à des journalistes à Tripoli.
Le Fonds international Benghazi a déjà accordé un million de dollars aux familles de
chacun des enfants contaminés dans le cadre d'un accord aux termes duquel elles ont accepté que la peine de mort à laquelle cinq infirmières et un médecin bulgares avaient été condamnés soit
commuée en détention à perpétuité.
L'argent a été dégagé grâce à un prêt libyen de 460 millions de dollars, remboursable lorsque les fonds des
donateurs seront disponibles, a fait savoir vendredi une agence humanitaire.
L'Union européenne a par ailleurs promis de renforcer ses liens avec la Libye en échange du renvoi des condamnés en Europe. Ils sont arrivés mardi à Sofia où ils ont été
immédiatement graciés par le président bulgare.
Les cinq infirmières et le médecin accusés d'avoir inoculé volontairement le virus du sida
aux enfants se déclarent innocents. Des experts ont fait valoir que la contamination était due à un manque d'hygiène à l'hôpital de Benghazi.
Le fonds financera aussi le traitement médical des enfants et des améliorations du système de santé libyen.
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