Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) s'est donc prononcé ce soir pour la dissolution de l'Ordre départemental de Paris avec
l'organisation d'élections pour la totalité des membres. Le CNOM n'a "relevé, dans les
éléments dont il dispose, aucune malversation établie et c'est sur le défaut de sérénité et de confraternité indispensables aux débats et délibérations qu'est fondée sa décision",
précise-t-il cependant dans un communiqué diffusé.
L'Ordre national note avoir enregistré ce soir "la correspondance du président du conseil départemental de la ville de Paris indiquant que le comportement anti-déontologique de certains
membres de son conseil interdit à l'instance délibérante de travailler dans la sérénité et la confraternité".
Le Conseil national a par conséquent décidé de proposer au préfet de Paris, préfet de la région Île-de-France, de nommer au conseil départemental de Paris une délégation de cinq membres avec pour
mission d'organiser les élections et ""assurer en lieu et place du conseil départemental, ses fonctions jusqu'à l'élection d'un nouveau conseil".
Dans son rapport rendu public ce
soir par le ministrère de la Santé, l'IGAS relève que le conseil de l'Ordre des médecins de Paris est "marqué par des dysfonctionnements touchant notamment son instance délibérante et
des problèmes de gestion" mais que la plupart des services administratifs "fonctionnent cependant de manière correcte".
A l'origine du "dysfonctionnement majeur" se trouvent "des inimitiés entre certains membres élus dont les origines sont fort anciennes et les raisons diverses", résument les
inspecteurs de l'IGAS Pascale Romenteau et Cédric Puydebois dans ce "rapport définitif" daté d'octobre.
"La question des rémunérations de certains membres du bureau, versées en marge de tout cadre juridique, participe aussi de la césure du conseil en deux +clans+", car les élus non
renouvelés dans leur fonction ont "perdu" ces rémunérations, précise l'IGAS estimant, en conclusion, que la "sortie de crise passe par un renouvellement du conseil".
La situation financière, qui s'est améliorée depuis le précédent contrôle de en 2000, "reste néanmoins fragile".
Les "dépenses discrétionnaires (travaux, notes de restaurant sur carte bleue...) sont critiquables non dans leur objet ou leur montant qui reste raisonnable, mais dans les conditions de
relative opacité dans lesquelles elles sont décidées et exécutées", relève également l'IGAS.
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