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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 09:56

Invité par la Chaire santé de Science Po dans le cadre des Tribunes de la santé, M. Jean-François DEHECQ, président directeur général de Sanofi-Aventis, nous indiqua qu’il venait pour lancer des pistes car, autodidacte, il ne nous donnera pas un cours sur les médicaments et l’avenir. Il nous indiqua donc la tendance lourde actuelle.

A 67 ans, diplômé des Arts et Métiers, dès 1972 il a pensé à la diversification pour l’après-pétrole. Avec un bénéfice de 1 milliards d’euros (aujourd’hui 84), 3 secteurs pouvaient être développés : la santé, la beauté et la restauration. Avec un budget initial de 12 millions d’euros en 1973, il se lança dans la santé (le groupe pèse aujourd’hui 30 milliards après 274 acquisitions) Il nous rappelle que pour les Etats-Unis d’Amérique, les 3 secteurs essentiels sont la défense, la communication et la santé.

Selon l’intervenant, l’accès à la nourriture et à la santé est primordial et la santé reste un outil majeur de diplomatie.

Il pose dès le début le problème du financement insoluble du système actuel tant celui de la fixation de l’ONDAM que celui des visiteurs médicaux (objet d’un rapport récent de l’IGAS). Il nous remémore que chacun de nous gagne un tiers d’année tous les ans ; de fait, nous avalons plus de médicaments pendant notre vie et le vieillissement pose de nombreux problèmes (maladies, examens)

Les pandémies (H5N1, SRAS) se développent plus avec les transports et la circulation des personnes. La tuberculose se développe ainsi en Allemagne de l’Est, en Russie, en Afrique du Sud et en Asie. Les 80% de la population mondiale qui n’ont pas accès aux médicaments posent le grand problème de la santé.

Il remarque que les dépenses de santé augmentent plus vite que le PIB tout comme le budget de financement de la sécurité sociale est supérieur au budget de la nation. Il nous indique que certains souhaitent la libéralisation de la santé alors que tous les gouvernements dépensent toujours plus pour la santé. Il souligne aussi la crainte du terrorisme via les médicaments comme le problème politique de la pharmacie et son homologation dans un pays ou dans l’Union Européenne. Il insiste sur le fait que le meilleur moyen de faire des économies reste celui de refuser toute nouvelle homologation de nouveaux médicaments.

Sur ce point, il nous démontre que son métier – comme ceux ayant trait à la santé - est incompatible avec la pensée économiste ambiante. Le contrôle des dépenses de santé par les Etats augmentent. Il cite le fait que 53% des médicaments utilisés par les Américains sont payés par les Etats-Unis. Pour l’Union Européenne, il nous rappelle la circulation des produits qui fait que l’on trouve le même produit à 50€ en Grèce, 100 £ en Angleterre et 80€ en France et par conséquent, un commerce parallèle de revente de 5 milliards d’euros et la contrefaçon grandissante. Il souligne qu’en France, les 3 distributeurs assurent une protection pour les consommateurs face à la contrefaçon de médicaments qui peuvent s’avérer dangereux pour la santé. Pour lui, le fait que 8 à 9 % des médicaments sont des contrefaçons constituent la vérole de l’industrie pharmaceutique.

Il indique que le protectionnisme américain des médicaments est de plus en plus puissant et affirme que la défense de son industrie pharmaceutique – comme le font les Etats-Unis et la Chine - n’est pas stupide.

Il développe la nécessité d’accès aux médicaments pour les populations du Sud qui ont pour objectif de se passer des pays du Nord. Ainsi, ils souhaitent ne plus avoir besoin des pays du Nord mais écouler leur surplus de fabrication vers le Nord. Pour exemple, il nous cite les 250 millions de chinois assurés par une sécurité sociale quasi équivalente à la notre et les 50 millions de plus chaque année. Au Brésil, ce sont 7% de la population qui ont une sécurité sociale.

Il dénonce le fait que les produits fabriqués par ces derniers sont amenés dans les pays du Nord car moins coûteux en fabrication (1€ par semaine) et que les pays du Nord renvoient leurs médicaments aux pays du Sud. Selon lui, les riches paient toujours pour les pauvres et cette idée est incompatible avec la libre circulation des produits. Historiquement, la Chine était au XVème Siècle la première puissance mondiale et en 1790, en France, était préconisé l’apprentissage du chinois.

Il nous délivre aussi quelques chiffres : en 1980, une recherche coûtait 100 millions de francs et la valeur ajoutée était de 50. De nos jours, une recherche coûte au moins 2 milliards d’euros et il y a moins de chance de découverte et le développement des génériques. De 200 cas cliniques en 1980, il est nécessaire d’avoir de nos jours 20 000 cas, ce qui représente plus de temps et d’argent. La protection intellectuelle est divisée par 2 et la rentabilité est quasi inexistante quand il ne reste que 5 ans pour exploiter un médicament.

Il dénonce dasn l’industrie pharmaceutique les lobby, les problèmes juridiques et les documents administratifs à remplir.

La firme exporte autant qu’Airbus en étant le 1er exportateur français et ce qu’elle rapporte donne plus que ce que la Sécurité sociale paie.

Il conclut sur le statut du médicament économique et souhaitant que nos génériques soient produits en Europe avec des contrôles fréquents et souligne que les antibiotiques – restreints depuis 20 ans – doivent de nouveau faire l’objet de recherche avec des possibilités d’exploitation de ces derniers.
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