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Un mois après l'entrée en vigueur définitive du décret 2006-1386 du 15 novembre 2006 relatif à l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, qui semble
globalement respectée, les patrons de bars-tabacs et de discothèques se plaignent d'un fort recul de leur chiffre d'affaires et d'une relative désaffection de leur clientèle. L'OMS avait félicité la France pour cette initiative.
Selon l'UMIH (Union des métiers et industries de l'hôtellerie), les recettes ont plongé d'environ 20% pour les discothèques et de 15% à 20% pour les bars-tabacs. Le recul "est très variable
selon les régions et selon qu'il s'agit de villes ou de zones rurales", précise-t-on à l'Umih. Avant le décret, l'UMIH avait déjà demandé le retrait de cette nouvelle réglementation.
Le président de la Confédération des Buralistes, René Le Pape, rapporte lui "une baisse d'activité de 20 à 25% sur les consommations, 10% sur les jeux et 12% sur les
tabacs".
En Haute-Garonne, Bernard Bosc, président du syndicat des exploitants de cafés-brasseries, assure que la loi est respectée. "Tout le monde joue le jeu des deux côtés du bar [...]
Mais la profession souffre, les cafés-brasseries plus que les restaurants. Le chiffre d'affaires a diminué de 25 à 30% en zones rurales et dans les banlieues, un peu moins dans les
centres-villes où il y a du passage et des terrasses", selon lui.
Bannie du comptoir et des arrières salles, la cigarette reste autorisée sur les terrasses, pourvu qu'elles soient ouvertes sur un côté.
Gérard Vidal, président des débitants de tabac de Midi-Pyrénées indique que la situation est "catastrophique" : "La baisse d'activité est de 30 à 40% dans les
bars-tabac. C'est notamment sensible le matin à l'heure du café et en fin d'après-midi à la sortie des bureaux", pronostiquant "à terme, des licenciements".
La loi reste combattue par quelques irréductibles.
A Maillet (Allier), Jacques Martinat, gérant d'un café-restaurant, unique commerce du village, a entamé une grève de la
faim pour dénoncer l'interdiction de fumer.
Son chiffre d'affaires a été amputé de "30 à 40%" en un mois, dit-il.
Un de ses collègues est aussi en grève de la faim en Loire-Atlantique.
S'il n'existe pas encore de bilan officiel de l'application de la loi, celle-ci semble globalement respectée.
*A la Préfecture de Police de Paris, on indique que les policiers effectuent "surtout de la prévention pour vérifier que la loi est appliquée" plutôt que de dresser des
PV, tandis que la Gendarmerie, n'a pas donné de chiffre sur le nombre de contrôles effectués.
*A Strasbourg, l'Inspection du travail a inspecté une vingtaine de cafés et restaurants choisis au hasard, sans noter aucune infraction
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