Lundi 20 mars 2006

Voici les points-clés de la conférence du 15 mars 2006 sur le thème Le DMP : un outil performant du partage de l’information médicale ? (www.d-m-p.org/)

 

Pr Eric Lepage, AP-HP

Le plan 2005-2009 est relatif à la gestion de l’AP-HP. Les enjeux et les objectifs sont multiples. Il s’agit de transformer le système informatif administratif en un véritable système d’information dédié aux soins. Le but est de partager l’information de manière sécurisée, fiable et traçable. Il y a une nécessité de construire des référentiels, un vocabulaire et des protocoles communs. La prescription doit être optimisée et sécurisée. Une aide à l’action médicale et aux soins doit voir le jour. Une ouverture vers les autres établissements de soins et la ville doit s’effectuer. Il ne devrait plus exister qu’un seul dossier hospitalier pour chaque patient. Une réelle gouvernance régionalisée doit voir le jour et les patients doivent avoir un rôle croissant.

 

Alain Livatowski, Institut Curie, Dossier Communicant de Cancérologie(DCC)

Il s’agit de l’application de la mesure 34 et 35 du plan Cancer qui comporte 70 mesures.

Le DMP s’appuie sur un projet, tourné vers le patient avec un accès direct. Le dossier est documentaire avec des comptes-rendus, national et très généraliste. Le DCC s’appuie sur des expériences de terrain, professionnel sans accès direct. Il s’agit d’un dossier avec des services, régional et très spécifique puisque tourné vers une unique pathologie : le cancer. La finalité du DCC est la même que le dossier professionnel alors que l’infrastructure ressemble plus à celui du DMP.

Il existe un DCC par région comme le prévoir la loi, accessible par tous les médecins mais aucune consultation en ligne ne peut être opérée par les patients. Seule une consultation sur place peut leur être proposée.

Il existe une complémentarité entre DCC et DMP. La sécurité élevée des deux systèmes et l’économie de moyens participent à la maîtrise médicalisée du système de santé.

 

Dominique Coudreau, Président du Groupement d’Intérêt Public -Dossier Médical Personnel (GIP-DMP)

Le projet est fédérateur. Le décret relatif aux hébergeurs est paru le 5 janvier 2006. L’expérimentation aura lieu du mois d’avril au mois d’août. Son objectif sera l’impact du DMP sur les pratiques médicales, la rédaction du cahier des charges de généralisation et la satisfaction des acteurs. 17 sites pilotes ont été choisi dans 13 régions. 6 hébergeurs sont choisis : Siemens, Thales, Santéos, France Télécom, Invita et DSP.

 

Maryse Lépée, Agence Régionale d’Hospitalisation d’Ile-de-France (ARHIF)

L’ARH fédère le DMP, les hébergeurs et le GIP. Dans la région Ile-de-France, l’ARH a signé une charte de partenariat le 25 janvier 2006 avec l’AP-HP, l’Unité Régionale des Médecins Libéraux(URML) et le Comité Interassociatif Sur la Santé(CISS). La stratégie est celle d’un développement d’un plan d’action, de méthodes de travail et une phase d’expérimentation. Une information est relayée grâce aux sites d’urgence (96), de la télémédecine et des circuits de médicaments. La mutualisation des bonnes pratiques est aussi un avantage pour le DMP. Le DMP doit devenir une pratique quotidienne et un nouvel outil de travail. Il s’agit d’un projet de conduite de changement.

 

Philippe Le Toumelin, AP-HP

Un problème est récurrent : celui du calendrier de l’expérimentation, le choix et la place des hébergeurs, le système d’information peu médicalisé et le succès plus ou moins réel des réseaux existants.

Le système d’information devra être tourné à la fois vers les soins de l’hôpital et vers le patient à la différence d’un système de gestion aujourd’hui. Un dossier informatisé doit être hiérarchisé et confidentiel. L’investissement est lourd pour un avenir lointain, or les caisses sont vides. Le DMP sera efficace si les comptes-rendus ont un contenu efficace pour les patients et les professionnels de santé. De même, il pourra prévenir et diminuer la iatrogénie. Il s’agit d’un pragmatisme.

 

José Clavero, URML

Enquête auprès de 300 généralistes et de 300 spécialistes sur la connaissance du DMP et son opinion

DMP est sans intérêt et affaiblit la relation médecin malade. Les spécialistes sont les plus hostiles : ils estiment le DMP comme un danger et sont contre par principe. Pour 82% des sondés, il vaut mieux ne rien faire. Pour ceux qui sont pour, l’avantage résiderait dans l’amélioration de la coordination des soins autour du patient. D’autres y voient un impact juridique néfaste. Cependant, 78% sont prêts à l’utiliser pour l’ensemble de leurs patients.

 

Tim Greacen, HEGP Malade, AIDES

La moitié des associations sont favorables et 1/3 est inquiète (principalement aux USA et au Canada)

L’avantage  réside dans une information constamment accessible, une histoire médicale individuelle, une diminution d’erreurs, le moindre risque de perte du dossier et une facilité de recherche clinique.

Les inquiétudes résident dans la perte de confidentialité, la fiabilité et la discrimination.

Le problème sera plus visible pour les personnes âgées, handicapées mentales et pauvres.

 

Hervé Segalen, CISS Ile-de-France, Mon DMP sur le web

Le système sera axé autour du patient qui verra autour de lui tourner plusieurs médecins à la différence du système actuel où le médecin voit tourner autour de lui plusieurs patients. L’hémochromatose de l’auteur peut devenir un facteur discriminant si cette information parvient aux assureurs où à des personnes dont l’intérêt n’est pas le soin : tel est le principal risque du DMP

Voir la conférence précédente.

par Olivier SIGMAN publié dans : --> Colloque
commentaires (0)    ajouter un commentaire
Voir tous les articles

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Présentation

Visiteurs uniques

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
cree un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus