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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 05:30

Michel-Edouard Leclerc, patron du groupe éponyme de grande distribution, affirme pouvoir vendre des médicaments 25% moins cher dans son réseau de grandes surfaces.

Deux mouvements de pharmaciens et la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports et de la vie associative critiquent cette annonce ; cette dernière parlant même de publicité mensongère.

 

Les pharmaciens ont reçu le soutien inespéré du gouvernement, par la voix de la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, face aux spots de publicité actuellement diffusé sur TF1 et M6 – malgré un avis négatif du Bureau de vérification de la publicité - pour le compte de l’enseigne Leclerc dans lesquels le groupe affirme pouvoir vendre de nombreux médicaments 25% moins chers que dans les circuits de distribution actuels.

 

Les pharmaciens ont décidé de monter au créneau pour mettre un "coup d'arrêt aux intérêts mercantiles" de distributeurs comme Leclerc ou de l'Union Européenne, assurant que seul un "professionnel de santé publique" peut vendre en toute sécurité des médicaments.

La profession, qui va lancer dans les prochaines semaines une campagne nationale d'information sur le sujet, se sent doublement attaquée.

La grande distribution voit dans l'annonce du gouvernement de mettre en libre service ce printemps quelque 200 médicaments dans les pharmacies une brèche pour vendre un jour des médicaments directement en supermarchés.

La Commission européenne veut remettre en cause les contraintes d'actionnariat spécifiques aux officines françaises, ce qui pourrait mener à une "disparition des pharmacies en milieu rural", selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF, représentant 10.000 pharmacies), à l'initiative d'une campagne publicitaire destinée à mettre "un coup d'arrêt aux intérêts mercantiles".

 

Actuellement, la France, qui compte 23.000 pharmacies implantées jusque dans la moindre bourgade, interdit qu'un même titulaire puisse posséder plus d'une officine et exige que le propriétaire soit un pharmacien, deux conditions qui empêchent les grands groupes de pénétrer sur ce marché.

 

Leclerc affirme qu'"il n'y aura de modération de l'inflation des médicaments que si on met en concurrence les pharmacies et d'autres réseaux de distribution", la ministre rétorque que "les expériences étrangères montrent qu'après trois mois de baisse les (prix des) médicaments reflambent".

 

Les trois syndicats de pharmaciens (FSPF, UNPF et USPO) mettent en avant la signature d'une Charte de bonnes pratiques commerciales avec les Entreprises du médicament (Leem, patronat) et l'Association française pour une automédication responsable (Afipa), pour garantir des prix "maîtrisés" sur les médicaments non remboursables en libre accès en pharmacie.

 

L'Ordre des pharmaciens assure que "la concurrence se fait à l'intérieur d'un réseau sécurisé" et que la profession s'engage à une "baisse des prix".

Soulignant que le prix des 100 premiers médicaments de médication officinale a augmenté de "seulement 1% en 4 ans", l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO, représentant 3.000 officines) trouve "dommage que les grandes surfaces ne soient pas aussi performantes pour défendre le pouvoir d'achat des Français".

Les pharmaciens se positionnent comme des "professionnels de santé publique" essentiels au parcours de soins.

Le Collectif national des groupements de pharmaciens d'officine (CNGPO, regroupant 8.500 pharmacies) affirme que la "mission première" du pharmacien est d'être un "acteur de la chaîne de soins qui place le patient, sa santé et sa sécurité, et non l'argent, au centre de ses préoccupations" en s'inquiétant d'"une "banalisation des médicaments" qui contiennent tous un "principe actif potentiellement dangereux",

 

Le 4 avril, le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne s'oppose pas à la diffusion de la campagne publicitaire télévisée des centres E. Leclerc relative à la vente de médicaments non remboursables aux assurés sociaux.
Pour la première fois depuis l'ouverture de la publicité au secteur de la distribution, le Conseil était appelé à se prononcer sur une campagne d'une entreprise de ce secteur.

Après des entretiens avec le Bureau de vérification de la publicité, il a considéré que le spot ne présentait pas le caractère d'une publicité politique, interdite par la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et que sa diffusion sur les antennes n'était pas contraire au décret du 27 mars 1992.

Par ailleurs, le Conseil a estimé que le message ne contenait pas d'élément susceptible de porter atteinte à l'image de l'industrie pharmaceutique ou de la profession de pharmacien.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Droit médical
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commentaires

nicopharma 11/04/2008 16:14

Bonjour,La télé des pharmaciens, pratispharma.com a reagit et répond au spot publicitaire de leclerc par un spot de santé publique :pour voir la vidéo : http://fr.youtube.com/watch?v=euFquL2FfTI&feature=related Merci de faire tourner l'info

Olivier SIGMAN 17/04/2008 15:24



Le Tribunal de Grande Instance de Colmar a examiné hier la campagne de publicité
controversée des centres Leclerc sur la vente des médicaments en grandes surfaces et se prononcera lundi sur la demande de retrait faite par des groupements et des syndicats de
pharmaciens.


Cette publicité est contestée par les groupements de pharmaciens Univers Pharmacie et
Directlabo SA. Deux syndicats de pharmaciens, l'USPO et l'UNPF, se sont associés à
leur recours en référé qui exige le retrait de la campagne sous peine de 20.000 euros par jour de retard.
Sa campagne qui montre des médicaments en bijoux de luxe est "dénigrante, mensongère et trompeuse à l'égard des pharmaciens présentés comme des grippe-sous", a affirmé l'avocat des
plaignants, Me Michaël Allouche.Promettre une baisse
de 25% des prix est "faux, archi-faux", a-t-il estimé. Et d'avancer que même la ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports et de la vie associative, et par ailleurs pharmacienne,
Roselyne Bachelot-Narquin, l'a qualifié de "publicité mensongère".Le
site internet qui accompagne les annonces diffusées dans la presse et à la télévision pourrait placer Leclerc en difficulté, le tribunal ayant relevé que le groupe y faisait "de la publicité
comparative", interdite en France, sur les prix de certains médicaments.
Espérons que cette question soit une parmi celles posées au chef de l'Etat dans l'interview de lundi à 20h15.



jocelyncharles 09/04/2008 12:06

Ca c´est l´avantage d´avoir une ministre de la santé  pharmacienne

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