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L’Arrêté du 30 juin 2008 fixant le nombre de postes
offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d'internat au titre de l'année universitaire
2008-2009 est paru au Journal officiel de la République française (JORF) du 6 juillet.
C'est ainsi 5 704 postes qui seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN), soit 338
postes supplémentaires par rapport à l’an dernier.
La médecine générale est la grande gagnante de cette répartition puisque la spécialité disposera de 3 200 postes (+ 334).
Les spécialités médicales (885) enregistrent une hausse de 50 postes et l’anesthésie-réanimation (260) gagne 10 postes.
Les spécialités chirurgicales (550), la gynécologie-obstétrique (155), la pédiatrie (200) et la gynécologie médicale (20) restent stables.
La biologie médicale (40) et la psychiatrie (280) perdent 20 postes, la santé publique (60) en compte 10 de moins que l’an dernier tandis que la médecine du travail (54) verra ses effectifs
amputés de six postes.
Comme c’est le cas depuis plusieurs années, l’augmentation des postes d’internat profite davantage aux interrégions du Nord-Ouest et du Nord-Est, de l’Ouest et de Rhône-Alpes.
Les effectifs en formation vont progresser plus lentement dans les interrégions du Sud et du Sud-Ouest.
Ils sont en baisse en Île-de-France (775 postes à la rentrée contre 788 cette année).
Le Conseil national de la pédiatrie (CNDP) - qui regroupe syndicats et sociétés de pédiatres - a jugé "alarmante" l'évolution du nombre de pédiatres en France, étant donné que 400 postes de pédiatrie sont vacants et a demandé une "augmentation significative" des postes dans cette spécialité "dès l'année prochaine".
Selon lui, "de nombreuses maternités sont menacées de fermeture par manque de pédiatres" et "dans de nombreuses villes, l'enfant ne peut plus être vu par un pédiatre aux urgences".
Regrettant que le nombre de pédiatres formés chaque année "stagne à 200" alors que les vocations sont nombreuses, il estime que l'évolution de la démographie pédiatrique "ne permet pas à la France d'appliquer la charte européenne des enfants hospitalisés, et programme la disparition de la pédiatrie de ville".
En France, la densité de pédiatres est "la plus faible d'Europe", avec un pédiatre libéral pour 5.300 enfants, soit "trois fois moins que la moyenne européenne", souligne ce Conseil national.
"Le pédiatre doit retrouver son rôle de spécialiste de la santé pour tous les enfants et adolescents, sa place en premier recours est indéniable", conclut-il.