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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 23:08

Voilà le rapport du débat organisé le 6 octobre par la SFFEM sur la greffe partiels de tissus de la face (dite de visage), un an après: (Président: Pr Christian Hervé)

Avant d'entrer dans les discours scientifiques, une philosophe bien connue dans le monde de l'éthique biomédicale, Madame le Pr. Simone Plourde, du Québec, a insisté sur le poids du corps et notamment du visage dans la vie quotidienne. Ainsi, la laideur n'est pas admise dans notre société. le but de chacun est de faire de son corps un investissement fructuant. Preuve en est: les personnes vitriolées sont rejhetées et esseulées. La visage volé, ils ne sont plus rien au nioveau de la société sinon que des bêtes curieuses. Il existe même, selon l'intervenante, un lien indissoluble entre le corps et la conscience. Il a aussi été rappelé par le président de la SFFEM que la chirurgie esthétique n'obéit pas aux mêmes règles que la chirurgie classique car régie par la Commission des fraudes et donc le ministère des finances.

Le Pr. Devauchelle, d'Amiens, nous a exposé le problème de l'expérimentation. Pour introduire son propos, le Pr a cité Paul Valéry affirmant que "le chirurgien est un artiste car n'exécute pas un programme. La chirurgie est une science de l'immédiat et un art de l'imprévu". Les gestes sont certes transmis mais tel un musicien, le chirurgien doit faire un geste beau à voir. Pour illuster cela, il a tenu à lire une phrase importante du premier président du Comité Consultatif National d'Ethique et des sciences de la Vie, Jean Bernard, même si celle-ci diffère du cadre de la greffe : "L'expérimentation humaine est moralement nécessaire et nécessairement immorale" Il a aussi évoqué l'historique des transplantations faciales du canard de San francisco au rat de Cleveland pour arriver à la main de l'homme le 24 décembre 1952 et à son coeur en décembre 1967. Certes, toute transplantation est provocante mais porteuse d'espoir. Il a défini précisément ce qu'il en était de cette "greffe de visage" comme les journaux l'ont évoqué: il s'agit d'une greffe de tissus formant le triangle nez-menton-lèvres puis le déroulement des procédures (CCNE, AFSSAPS, Agence de biomédecine, CCP) pour obtenir un avis favorable.

A suivi l'intervention du Pr Lantieri de l'hôpital Henri Mondor de Créteil qui grâce à un historique très détaillé de l'histoire de la chirurgie réparatrice nous a amené jusqu'à cette intervention. De l'excommunion du XVIème Siècle contre ces médecins au progrès accomplis pour les Gueules Cassées de la Grande guerre pour arriver à la microchirurgie réparatrice des années 1960-1970.
Sur les 24 mains transplantées entre 1998 et 2003, il n'y a eu que 2 échecs. Le but est la récupération fonctionnelle en évitant tout effet secondaire d'enjeu vital.
L'esthétique permet une réinsertion sociale, ce qui confirme le discours introductif de Madame Simone Plourde.
Le seul problème éthique qui se pose selon l'intervenant est celui du consentement éclairé du receveur et de la balance risque / bénéfice inconnue
Il ne s'agit pas pour parler de cette opération d'expérimentatoion mais bien d'une réponse thérapeutique. Pourtant, il a fallu passer par les Comités Consultatifs de Protection des Personnes dans les Recherches Biomédicales devenu depuis Comités de Protection des Personnes.

Le Pr. Jean-Michel Dubernard a lui évoqué le souci du respect du patient, de son droit à l'image et du difficile problème de communication. A qui faire savoir? Et pourquoi? L'information parvient dans les congrès de spécialistes puis est publiée et enfin dévoilée au grand public.
Il nous évoque sa premiètre transplantation du pancréas où la communication l'avait pris de court et l'organisation des conférences de presse avait du être fait à la hâte. Pour cette patiente et vu son expérience, tout avait été planifié. Cela n'a pas empêché les journalistes et les photographes de déborder les équipes médicales. Des enveloppes ont même été proposées pour obtenir des clichés de la patiente avant puis tout juste opérée en exclusivité. Par chance, les principes français d'anonymat du donneur ont été respectés.

Catherine Camby a détaillé les missions de l'Agence de biomédecine qu'elle dirige. Elle a tenu a souligner les 4 principes de sécurité saniatire [ bien connu de nous] : l'évaluation du risque, le principe de précaution, l'impartialité et la transparence. Elle nous a indiqué ensuite les diverses missions confiées à l'Agence et codifiées à L1418-1 CSP: réglementation et promotion de la sécurité sanitaire, gestion des listes d'attente des greffes, veille scientifique, développement des évaluations, promotion de la recherche, délivrance des autorisations de recherches sur l'embryon et les cellules souches, amélioration de l'accès à la greffe.
Elle nous expose ensuite les conditiosn posées pour ce prélèvement: pas d'obstacle au don d'organes, coordination volontaire, information sur la nature spécifique du prélèvement (exception à la loi et au principe de présomption de don vu la spécificité), restauration la plus parfaite possible, rappel de l'anonymat et de la confidentialité
Le problème survient, comme le rappelle le Dr. Grégoire Moutel, entre le droit à l'image et la gratuité du don.
Pour conclure, elle rappelle la volonté exprimée par le Ministre de la santé quelques jours après l'opération: "Penser avant tout à la patiente"

Votre fidèle serviteur, Olivier

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