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Le 14 décembre 2006, Kofi Annan,
secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), a tiré sa révérence à la structure qu’il a dirigée pendant une décennie.
Ghanéen, il avait succédé au Norvégien Trygve Lie, à Dag Hammarskjöld le Suédois, au Birman U Thant, à l’Autrichien
Kurt Waldheim, au Péruvien Javier Pérez de Cuellar et à l’Egyptien Boutros Boutros Ghali.
Il avait trois grands défis à
relever.
-faire en sorte que
la mondialisation profite à toute la race humaine et pas seulement à ses membres les plus chanceux.
-parvenir à panser les blessures de l’après-guerre
froide en établissant un nouvel ordre mondial de paix et de liberté.
-protéger les droits et la dignité des individus, en
particulier des femmes, qui étaient si largement piétinés.
En quittant le perchoir, Kofi
Annan a plaidé, lors d’un bilan de son action, pour un renforcement des Nations unies face aux problèmes mondiaux, qui ont pris en dix ans une nouvelle forme, plus aiguë.
La mondialisation qui, théoriquement, doit
nous rapprocher, en pratique, risque de nous éloigner davantage.
Les ravages de la guerre, quant à eux, se poursuivent dans des régions du monde, en particulier dans le monde en développement où les populations sont exposées à de
violents conflits.
Et il a critiqué sévèrement la
politique américaine, notamment en matière de lutte contre le terrorisme. Toutes les fois que la communauté internationale s’est impliquée à fond comme au Liberia, en Sierra-Leone ou dans les
Balkans, pour ne citer que ces exemples, la paix est revenue.
Kofi Annan, le premier Africain bon teint noir, aura fait la fierté des petits
Nègres.
Il cède ainsi son fauteuil
au Sud-Coréen Ban-Ki-Moon qui entrera en fonction le 1er janvier 2007 après sa prestation de serment hier jeudi 14 décembre 2006 au siège de l’ONU à New
York.
Une page onusienne vient
d’être tournée avec le départ de Kofi Annan qui pourra prendre une retraite sabbatique et pourquoi pas rêver de la magistrature suprême dans son Ghana
natal.
D’aucuns
estiment même que s’il ne s’est pas véritablement appesanti sur le dossier ivoirien, c’était pour garder des relations de bon voisinage si un jour il se retrouvait président.
Il lègue six dossiers chauds à Ban-Ki-moon, qui ont pour noms : Iran, Liban, Côte d’Ivoire, Somalie, Darfour (Soudan) et Corée du
Nord.
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