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L’Institut de veille sanitaire
(InVS) a conduit une vaste enquête sur Les infections nosocomiales, contractées lors d'une hospitalisation.
Les résultats préliminaires, publiés en ligne, montrent "la baisse en France" de ces infections.
De même, plus de la moitié des établissements de soins ont progressé dans la prévention des infections nosocomiales et la proportion des mal notés s'est réduite à 3% contre 6% auparavant, selon
la deuxième édition d'un classement officiel comparant leurs efforts préventifs, rendu public jeudi.
Il ne s'agit pas d'un "palmarès" des hôpitaux et cliniques rangés selon le nombre d'infections contractées chez eux, mais d'un outil de comparaison ou "tableau de bord"
accessible au public (www.sante.gouv.fr ), selon le ministre la
Santé.
Chaque année, 750.000 personnes sont touchées par ces infections "cause directe de plus de 4.000 décès par
an" selon le Pr. Gilles Brücker, directeur de l'INVS. Près de 30% de ces infections seraient évitables, selon un rapport parlementaire.
La France, avec une prévalence (proportion) de 4,97% d'infections nosocomiales, selon la dernière grande
enquête nationale réalisée en juin 2006, a des taux comparables à ceux des autres pays européens.
Cette enquête
nationale de recensement des infections nosocomiales, réalisée un jour donné en juin 2006, a concerné 2.337 établissements de santé, publics ou privés, représentant 95% des lits
d’hospitalisation et 358.467 patients. "Le jour de l'enquête, 17.820 patients étaient infectés, ce qui représente
une prévalence (proportion) de 4,97% de patients infectés".
Tous les services médicaux ont été inclus dans cette étude,
sauf l’hospitalisation de jour ou à domicile et les maisons de retraite hospitalières.
CONCLUSION:
*Les trois agents infectieux les plus fréquemment responsables sont des bactéries : Escherichia coli (25%), staphylocoque doré (19%) et Pseudomonas aeruginosa
(10%).
*Les infections nosocomiales sont plus élevées dans les Centres de
Lutte Contre le Cancer (CLCC), les Centres Hopsitalo-Universitaires (CHU), les services de soins de suite et réadaptation.
*Le risque est plus élevé en Haute-Normandie, Ile-de-France et Rhône-Alpes (entre 5.42% et 5.76%) et plus faible en Champagne-Ardennes, Poitou-Charentes, Aquitaine, Limousin,
Languedoc-Roussilon et Corse.
*Les infections urinaires, les infections respiratoires hautes et les infections du site opératoire (zone de l'opération chirurgicale sur le corps du patient) représentaient
respectivement 30, 15 et 14% de l’ensemble des infections nosocomiales recensées.
Voir le schéma pour l'indemnisation
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