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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 11:00

Dix ans après l'affaire de la clinique du Sport qui a sorti de l'ombre les infections nosocomiales contractées lors de soins, les premiers Etats généraux consacrés à ce problème de sécurité sanitaire, aujourd'hui et demain à Paris, donneront largement la parole aux victimes.
Et même si la lutte contre les infections nosocomiales a progressé en France, de l'aveu même du ministre de la Santé Xavier Bertrand, il faut "faire mieux encore".
Malgré une tendance à la baisse, selon la dernière enquête nationale de juin dernier (voir les articles précedents sur ce thème: la baisse constatée, le nombre recensé et le dernier colloque sur ce thème), ces infections concernent encore 1 patient hospitalisé sur 20, rappelle le Lien, association de lutte contre ces infections qui organise ces Etats généraux.

Cette manifestation s'achèvera par une "déclaration de Paris" alignant 24 propositions, précise le Lien.
Auparavant, plus de 1.500 personnes, professionnels et patients, auront confronté leur point de vue lors de ces Etats généraux .
L'injustice du mode d'indemnisation des victimes via un fonds spécifique, l'Office national d'inidemnisation des accidents médicaux (ONIAM) créé en 2002, fait partie des questions soulevées. Sans emploi salarié, les jeunes, les chômeurs, les femmes au foyer et les retraités, en sont de fait pratiquement exclus, sauf à démontrer une invalidité supérieure à 24% (ndlr plus qu'une jambe coupée au-dessus du genou), résume Marc Frkanec, représentant du Lien dans la commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI) Paris-IDF (voir le schéma d'indemnisation) et amputé au niveau de la jambe après avoir été infecté par un staphylocoque doré rebelle aux antibiotiques.
"70% des infections nosocomiales lourdes sont osseuses", remarque Alain-Michel Cerreti, fondateur du Lien à la suite du scandale de la clinique du Sport, devenu président de la mission Idmin-HAS destinée à favoriser le dialogue avec les usagers. D'où, ajoute-t-il, "la proposition de créer dix centres de référence pour traiter correctement ces complications osseuses".
Autres idées, une "prime" budgétaire pour les établissements de soins qui font de réels progrès contre ce fléau et la "notation" des directeurs d'hôpitaux, selon ces résultats, avec implication sur leur carrière.

Ces 750.000 infections annuelles, de gravité variable, touchent le plus fréquemment l'appareil urinaire, les voies respiratoires, et la zone du corps opérée. Elles causent directement plus de 4.000 morts par an. 30% de ces infections seraient évitables, selon un rapport parlementaire.

L'affaire de la clinique parisienne du Sport avait éclaté en 1997. Les victimes de l'infection provoquée par la bactérie xénopi sont des opérés du dos et aussi du genou, comme on le découvrira bien plus tard. En cause, un rinçage d'instruments avec de l'eau contaminée et la réutilisation de matériel jetable.

Si beaucoup de choses sont mises en place à l'hôpital, tout reste à faire pour les maisons de retraite médicalisées (les "EPHAD" en jargon social), encore exclues des enquêtes nationales sur ces infections.
Or "il y a un vrai risque associé aux soins", pointe Didier Tabuteau, patron de la Fondation de la Caisse d'Epargne (66 établissements, 4.000 places). Voir l'
article sur les évènements de la Chaire santé de Sciences Po Paris qu'il dirige.

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publié par Olivier SIGMAN - dans --> Colloque
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