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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 01:53

"Evitez de grignoter entre les repas", "évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé", "pratiquez une activité physique régulière", ou "mangez au moins cinq fruits et légumes par jour" : des messages sanitaires de ce type vont bientôt obligatoirement accompagner les publicités alimentaires, avec un décret attendu dans quelques jours dans le cadre de la lutte contre l'obésité.

On connaissait "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé" pour les boissons alcoolisées. Désormais, la publicité pour les produits alimentaires manufacturés et les boissons sucrées comportera à son tour ces messages sanitaires obligatoires.

Les textes réglementaires doivent être publiés "à la toute fin du mois de février", a-t-on précisé au ministère de la Santé. Ils seront immédiatement applicables. Selon l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), l'entrée en vigueur interviendrait le 25 février.

L'objectif de la mesure, prévue par la loi 2004-806 de santé publique d'août 2004, est de sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les enfants, aux risques pour la santé d'une mauvaise nutrition, et prévenir l'obésité. La France compte près de 20 millions de personnes en "surpoids" ou obèses (5,9 millions), selon l'enquête ObEpi publiée en septembre dernier ( Voir l'article concernant cette enquête). Déjà, une protection était inscrite par cette loi en son article 30 qui  disposait : "Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants et accessibles aux élèves sont interdits dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005". Voir l'article sur cette interdiction.

Le surpoids et l'obésité sont des facteurs importants de risque pour de nombreuses maladies: hypertension, maladies cardiaques, certains diabètes et cancers. Nourriture trop riche en sucres et en "mauvaise" graisse et activité physique réduite favorisent l'obésité, qui progresse aussi chez les enfants.

"Evitez de grignoter entre les repas", "évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé", "pratiquez une activité physique régulière", ou "mangez au moins cinq fruits et légumes par jour": ce sont les quatre messages retenus pour accompagner les publicités alimentaires. La mesure concerne télévision, radio, internet, affichage, presse écrite, téléphones mobiles, cinéma, imprimés et prospectus publicitaires.

Les produits visés sont les boissons avec ajouts de sucre, de sel ou d'édulcorant de synthèse et les produits alimentaires manufacturés (produits préparés avec des ajouts ou ayant subi une transformation de leur substance), selon la note explicative du ministère. Ne sont pas concernés les boissons (thé, café, infusions, lait...), aliments surgelés, légumes, sans adjonction de sel, sucres ou édulcorants.

Le nutritionniste Patrick Sérog se dit "très partagé" sur la mesure. "Bien sûr que les messages qui sont proposés sont des messages de bon sens", estime-t-il, mais la question de leur efficacité reste posée. Le Dr Sérog met également en garde contre le risque de "détournement" dont pourraient profiter les industriels, le message sanitaire pouvant être perçu comme un "label" apposé au produit.


"L'obésité est un problème de société. Il faut prendre des mesures d'éducation à la base, aussi bien dans les écoles que vis-à-vis des parents qui sont souvent désorientés devant tous les produits alimentaires qui leur sont proposés", conclut-il.

Les entreprises qui dérogeraient à la règle devront s'acquitter d'une taxe de 1,5% du montant de leurs investissements publicitaires
.
L'Ania a cependant recommandé à ses membres d'opter pour l'insertion des messages sanitaires. Un choix fait par de grands groupes tels Nestlé France ou Unilever France. "Cela s'inscrit dans le cadre de notre engagement en faveur d'une meilleure alimentation", a indiqué Sophie Jayet, Directeur de la Communication d'Unilever France.

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publié par olivier - dans Droit médical
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