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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 09:20

La justice italienne a relaxé hier un médecin qui avait débranché l'appareil respiratoire qui maintenait artificiellement en vie un homme paralysé qui souhaitait mourir. Cette décision constitue une victoire pour les militants du droit de mourir dans la dignité dans la péninsule italienne catholique, selon un groupe de défense des patients.

En décembre, le Docteur Mario Riccio avait aidé Piergiorgio Welby à mourir.
Le cas de cet écrivain de 60 ans, atteint de dystrophie musculaire avait divisé l'opinion italienne. (voir l'article publié à ce moment là)
La décision "reconnaît pleinement le droit pour un citoyen de refuser les soins, même si cela implique une mort certaine", a indiqué l'Association Luca Coscioni dans un communiqué.

Des militants anti-euthanasie et certains hommes politiques conservateurs ont assimilé la mort de Welby à un meurtre.
Mais le Docteur Riccio, la famille de Piergiorgio Welby et maintenant la justice contredisent cette analyse et parlent plutôt d'arrêt du traitement. Selon eux, la décision conforte le droit du patient de refuser les soins.
Les magistrats qui ont rendu cette décision demeuraient injoignables hier soir.
L'affaire a mis en évidence une apparente contradiction dans la loi italienne: les patients ont le droit, protégé par la Constitution, de refuser le traitement, mais le Code médical italien exige des médecins qu'ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour garder un patient en vie. D'où la nécessité d'éclaircir la législation sur ce point.
Un comité médical italien avait déjà innocenté le Docteur Riccio en février. Le médecin encourrait des sanctions allant de l'avertissement à la radiation de l'Ordre des médecins. Mais le président du comité, Mario Bianchi a jugé le comportement du Docteur Riccio "impeccable" et indiqué que la décision du comité avait été prise à l'unanimité.

L'euthanasie est illégale en Italie
, et le Vatican qui conserve une influence sur la vie politique et sociale du pays, s'oppose fermement à cette pratique. Piergiorgio Welby a bénéficié de funérailles laïques à Rome après que l'Eglise lui eut refusé la célébration d'une cérémonie religieuse.


En Espagne, au même moment, le gouvernement Andalou vient d'autoriser une femme Immaculada Echevarria, 51 ans, à mettre un terme à sa vie par le débranchement de son assistance respiratoire.
Les responsables andalous ont suivi les avis formulés par le Conseil consultatif et le Comité régional d'éthique, qui considèrent que la requête de la malade se fonde sur le "refus de traitement", un droit reconnu par la loi espagnole qui interdit en revanche l'euthanasie.
Souffrant depuis l'enfance de dystrophie musculaire, Inmaculada Echevarria qui est aujourd'hui presque entièrement paralysée, avait relancé en novembre le débat sur l'interdiction de l'euthanasie en Espagne en plaidant face aux médias pour "une mort digne et sans douleur".
"J'en ai marre de vivre comme ça et de dépendre de tout le monde, je veux une injection qui me paralyse le coeur", avait-elle alors déclaré. 
"Ce n'est pas juste de vivre comme ça, ma vie n'est que solitude, vide et oppression, je n'accepte pas que des moyens (artificiels) me maintiennent en vie", avait-elle ajouté. 

L'association espagnole "Droit à mourir dignement", qui soutient Inmaculada, a salué la décision du gouvernement andalou, la qualifiant de "courageuse" et espérant qu'elle puisse "servir de précédent pour d'autres cas similaires". "On a déjà retrouvé des malades débranchés en Espagne mais c'est la première fois que l'un d'eux réclame l'application de ce droit à voix haute", a déclaré une représentante de cette association, Aurora Bau, dénonçant l'attitude de l'Eglise catholique qui tente, selon elle, d'assimiler à l'euthanasie le refus de soins prévu par la loi espagnole. 

Le cardinal archevêque de Séville (sud), Carlos Amigo, a réagi à la décision des autorités andalouses en se déclarant "opposé à tout type de peine de mort, qu'elle soit légale ou autoadministrée". Les socialistes au pouvoir avaient prévu dans leur programme électoral de 2004 de créer une commission parlementaire sur l'euthanasie, qui n'a pas vu le jour. 

Déjà en confrontation avec l'Eglise catholique sur de nombreuses réformes de société (mariage homosexuel, éducation religieuse, divorce), le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a indiqué ces derniers mois qu'il n'envisageait pas de légiférer sur la question de l'euthanasie

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publié par Olivier SIGMAN - dans Droit médical
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