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Le Chef de l'Etat, Jacques Chirac, s'est exprimé hier sur son choix personnel dans le salon Napoléon III à l'issue du Conseil des
ministres et avant l'hommage rendu à Lucie Aubrac aux Invalides. L'arrière-plan ne comportait pas les drapeaux français et européens.
Voici le texte du discours:
"Avec le premier ministre, j'ai reçu ce matin le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Monsieur Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement
lundi prochain et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale. je l'ai accepté. Et cet entretien a été pour nous, pour le premier ministre et pour moi, l'occasion de saluer son
travail, son engagement et ses résultats au ministère de l'Intérieur. S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. Il y a cinq ans, j'ai voulu la création de l'UMP et ceci
pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée. Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy à l'élection
présidentielle. Et ceci en raison de ses qualités. C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien"
Voir le précédent discours du Président de la République et la liste des 12 candidats à l'élection présidentielle du 22
avril et 6 mai 2007.
En même temps, il a donc pris connaissance de la démission de deux ministres:
-le
ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy qui est remplacé par François Baroin, ministre de l'Outre-mer
-le ministre de la santé et des solidarités, Xavier Bertrand qui est remplacé par Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la
famille
Deux recueils de discours du Président de la République, Jacques Chirac, vont paraître demain aux Editions Odile Jacob: Mon combat pour le France, 644 pages pour 23 € et Mon
combat pour la paix, 556 pages pour 23 €. Jacques Chirac y écrit, sur la fonction de Présidnet de la République : "La France doit être gouvernée sur mesure. une
mesure qui ne saurait être ni de droite, ni de gauche, ni d'ailleurs du centre" et attire l'attention contre ceux qui " pensent que le salut de la France passe par une
brutale saignée libérale et par le démantèlement de notre système social"
Le mois précédent les élections présidentielles est très calme. Sauf déplacements impératifs visés par le Premier ministre, aucun ministre ne peut se faire escorter par les forces de l'ordre pour
des déplacements depuis une loi de 1962: égalité des candidats oblige.
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