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La commercialisation des huîtres provenant de la zone du banc d'Arguin, situé à l'entrée du bassin d'Arcachon (Gironde),
a été interdite en raison de tests biologiques défavorables, a annoncé hier la préfecture de la Gironde dans un communiqué.
Les ostréiculteurs avaient été avertis jeudi en fin d'après-midi de cette interdiction, qui ne concerne pas les autres zones de production du bassin, a indiqué la section
régionale conchylicole "Arcachon Aquitaine".
L'interdiction vise "la pêche, le ramassage, le transport, l'expédition et la vente des huîtres prélevées après le
(lundi) 26 mars sur le banc d'Arguin et jusqu'à ce que les analyses pratiquées soient satisfaisantes", explique la préfecture dans son communiqué qui ajoute
que "Les coquillages concernés par l'interdiction qui ont déjà été expédiés doivent faire l'objet d'un retrait par les professionnels du
secteur alimentaire".
L'exploitation ostréicole sur le banc d'Arguin représente une surface de 40 hectares, soit environ 5% de la surface (772 ha) des concessions sur
le bassin.
La décision a été prise en raison du résultat défavorable du test biologique dit "de la
souris".
Un nouveau test sera effectué lundi et le résultat connu jeudi.
"L'interdiction sera levée lorsque deux analyses auront montré que la situation est redevenue normale", précise la préfecture.
Cette interdiction était redoutée par les ostréiculteurs d'Arcachon depuis l'interdiction des moules décidée le 15 mars, à la suite d'analyses montrant une
"présence mineure de dinophysis", une micro-algue toxique. La filière ostréicole du bassin avait traversé une profonde crise en août et
septembre 2006 à la suite d'une interdiction de consommer les huîtres. L'interdiction avait été renforcée après la découverte de deux décès suspects qui s'étaient finalement révélés sans lien
avec la consommation d'huîtres.
Cette interdiction de trois semaines avait, selon les ostréiculteurs, entraîné un manque à gagner de 10% du chiffre
d'affaires annuel de 40 millions d'euros pour une filière qui représente 1.000 emplois dans 350 entreprises.
Jean-Charles Mauviau, directeur de la
section régionale conchylicole, a répété ses "doutes" après la décision de la préfecture et dénoncé "le manque de fiabilité" du "test de la
souris".
"Il y a un test biologique qui est fait. Mais depuis trois ans, ce test donne des résultats non concordants avec les
analyses chimiques", a-t-il indiqué.
Lors de l'interdiction de mois d'août, aucune des micro-algues toxiques sur la base desquelles ont été
conçus les tests n'avait en effet été trouvée dans l'eau du bassin alors que les souris-tests mouraient.
Les "tests de la souris" consistent à injecter des extraits d'huîtres à des souris. Ils sont effectués de façon systématique,
au moins une fois par semaine, pendant la "période à risque", du 1er avril au 31 août. Mais des tests sont également mis en oeuvre en dehors de cette période dès qu'il y a
suspicion sur la présence d'algues toxiques.
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