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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 14:51

La mission présidentielle sur la fin de vie est terminée. Le rapport du Pr Didier Sicard vient d'être remis au chef de l'Etat. Voir ici le rapport intégral.

Traitant successivement de la mort en France avec le regard de la société, le sentiment d'abandon et la parole des Français ainsi que les questions économiques puis de la médecine désarmée avec la culture curative et sa prise en compte de la douleur aléatoire au regard de la culture palliative et sa disponibilité et vocation poursuivant par les conséquences des réponses inadaptées sur les lieux de fin de vie à l'hôpital, dans les EHPAD et au domicile, le rapport poursuit sur la loi Léonetti et son chemin mal connu et mal pratiqué et qui répond pourtant à la majorité des situations avec la sédation, le double effet et les directives anticipées, l'obstination déraisonnable; l'arrêt des thérapeutiques actives. D'autres parties ont trait aux questions récurrentes au moment de la fin de vie (deuil, euthanasie directe ou par suicide assisté, ses avantages et inconvénients) puis sur les réponses des expériences étrangères (Suisse, Belgique, Pays-Bas, Oregon et enfin sur les dangers évoqués d'un immobilisme et d'un changement.


Ainsi, le rapport propose plusieurs pistes soit dans le cadre de la législation actuelle soit en dehors. Ainsi, on retiendra qu'il s'agit de PROPOSITION D’UNE SOLUTION A LA FRANCAISE à travers des Recommandations et réflexions:

*Une plus grande importance aux paroles et aux souhaits des personnes malades en fin de vie
1. Principes généraux: application de la loi Léonetti; évaluation des financements et formations; conscience que le recours aux seules unités de soins palliatifs ne résoudra aps tout; que la mort directement liée à une pratique létale ne représenterait qu'une part marginale si elle est légalisée; angoisse de l'opinion sur l'accès aux soins en fin de vie; un développement des soins palliatifs à domicile; l'accompagnement de l'annonce d'une maladie grave

 

2. Propositions concernant des conduites prévues par les lois relatives aux droits des malades en fin de vie
Pour assurer l’effectivité des textes de loi (Loi relative à l’accès aux soins palliatifs 1999, Kouchner 2002, Leonetti 2005), prendre des dispositions réglementaires concernant les conditions de la délivrance d’une information précise, compréhensible, claire et appropriée ; les conditions du respect de la volonté de la personne; les conditions de la traçabilité des procédures retenues:
a) Les directives anticipées : ca:mpagne d'information majeure et différencier entre un document général et un en cas de maladie grave diagnostiquée ou intervention chirurgicale comportant un risque majeur avec la création d'un fichier national informatisé de ces deux documents, notamment facilement utilisable en situation d’urgence.
b) La formation : dans chaque université d'une filière universitaire spécifiquement destinée aux soins palliatifs; Rendre obligatoire un enseignement de soins palliatifs; Développer la formation au bon usage des opiacés et des médicaments sédatifs; Susciter un enseignement universitaire et en formation continue sur ce que l’on entend par « obstination déraisonnable »; apporter une formation sur la relation humaine en fin de vie; un stage en soins palliatifs au cours de l'internat; un programme de DPC au moins tous les 3 ans sur les soins palliatifs
c) L’exercice professionnel : prévenir et soulager la souffrance, de préserver le plus possible la qualité de la vie des malades et de leur entourage, introduire les soins palliatifs dès le premier jour de l’annonce ou de la découverte d’une maladie grave.
d) Les hôpitaux et les établissements médico-sociaux : éviter des situations de prolongation déraisonnable de la vie (travail urgentiste & HAS), mettre par l'ARS une équipe mobile de soins palliatifs dans chaque établissement de santé; développer une épidémiologuie de la fin de vie (INSERM)
e) Le domicile avec via les ARS de s’assurer de la couverture du territoire en soins palliatifs à domicile 24h/24 et 7j/7, inscrire dans les premières priorités des ARS le renforcement de la coordination entre l’hospitalisation à domicile (HAD), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et soins palliatifs
f) L’accompagnement avec le renfort des possibilités de congé de solidarité familiale, un soutien des associations de bénévoles et un travail de développement des "formules de répit"
g) La néonatologie qui doit continuer à se développer et être prise avec les parents et dans le cadre d’un échange collégial pluridisciplinaire.
h) La décision d’un geste létal dans les phases ultimes de l’accompagnement en fin de vie, accélérant la survenue de la mort si une personne en situation de fin de vie, ou en fonction de ses directives anticipées figurant dans le dossier médical, demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, voire toute alimentation et hydratation.


3. Réflexions concernant des conduites non prévues par les lois relatives aux droits des malades en fin de vie
a) L’assistance au suicide qui ne doit pas être une solution proposée comme une alternative à l’absence constatée de soins palliatifs ou d’un réel accompagnement, sous la forme de médicaments prescrits par un médecin.
Il faudrait que la demande soit explicite et répétée, qu'un collège médical reconnaisse la situation de fin de vie; que la décision sera prise; que le patient est autonome; libre de son choix; accès à toutes les solutions alternatives de soulagement de la douleur (physique et psychique) ; informée des conditions concrètes du suicide assisté; après un échange collégial; la présence du médecin; la clause de conscience des pharmaciens sur la délivrance des produits; l'interdiction de ce geste par un tiers.
b) L’euthanasie : acte médical qui, par sa radicalité dans son accomplissement, et par sa programmation précise dans le temps, interrompt soudainement et prématurément la vie. Il diffère totalement d’une assistance au suicide où l’acte létal est accompli par la personne malade elle-même.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Droit médical
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