L'Observatoire pour la sécurité des médecins a rendu son rapport sur le recensement national des incidents sur l'année 2009 sur les 199 736 médecins inscrits, réalisé par IPSOS.
512 fiches de déclarations d'incidents ont été émises sur l'année 2009. Ce nombre est au même niveau que celui de 2006 (518) et 2008 (588) avec toujours plus d'incidents au premier semestre (328) versus 184 au second semestre.
Le palmarès de tête reste malheureusement depuis 2007 la Seine-Saint-denis (54), le Val d'Oise (31) et l'Isère, ex aequo avec la Seine-Maritime (26). Seuls 9 départements ne voient aucun incident.
Pour 62% des déclarations, elles ont lieu sur des médecins généralistes alors qu'ils représentent 48% de la profession.
Les spécialistes les plus touchés sont les ophtalmologues (7%) puis cette année la médecine du travail (3%) ex aequo avec les psychiatres, les dermatologues et les gynécologue-obstétriciens.
En parallèle de la population médicale qui se compose de 61% d'hommes, les incidents ont lieu sur 63% d'hommes.
43% des incidents ont lieu en milieu urbain en centre ville et 33% en banlieue, ce qui ets confirmé depuis les 6 dernières années alors que 16% ont lieu dans le milieu rural.
Les violences verbales constituent 54% des incidents, autant chez les hommes que chez les femmes. 25% sont des vols. Les violences physiques constituent 17% chez les hommes et 12% chez les femmes. dans 6 à 8%, il s'agit de menaces ou lettres anonymes. Les plus grandes augmentations concernent les agressions verbales entre le patient et le médecin (passant de 24% en 2003 à 38% en 2009) et celles d'un accompagnant du patient avec le médecin (de 8% en 2003 à 12% en 2009)
Souvent, les incidents sont déclarés sans motif (25%) ou à cause d'un temps jugé excessif (11%). le refus de payer constitue tout de même 4% des causes d'incident.
Les incidents se déroulent dans 59% des cas dans les cabinets de ville puis dans 11% des cas dans un autre lieu que le cabinet médical.
Des interruptions de travail sont délivrés dans 10% des incidents avec 3% supérieur à 8 jours et 5% entre 3 et 8 jours. Ces chiffres, même en constante augmentation, n'entrainent des dépôts de plainte par les médecins que dans 35% des cas.
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