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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 12:15

Je vous adresse ici mon discours inaugurale de la rencontre familles-soignant du 29 novembre 2019 sur la place des aidants au domicile, après celle du 20 septembre 2019.

 

Rencontre d’échange et d’information familles-soignants du 29 novembre 2019

« La place des aidants au domicile »

 

Discours introductif de M. Olivier SIGMAN,

Adjoint au directeur des relations avec les usagers

[sous réserve de prononcé]

 

Mesdames, Messieurs,

Je m’appelle Olivier SIGMAN et je suis attaché d’administration hospitalière, adjoint au directeur des relations avec les usagers, et à ce titre chargé des rencontres d’échange et d’informations familles-soignant.

Je vous souhaite la bienvenue dans ce pavillon de l’horloge sur le site de Barthélemy Durand sur Orge de l’Etablissement public de santé Barthélemy Durand.

Je suis ravi de vous accueillir ici pour la troisième et dernière fois pour cette année 2019 dans le cadre des rencontres d’échanges et d’information familles-soignant qui ont eu pour fil rouge les aidants.

Après une première séance le 24 mai dernier ici-même autour de « Soutenir les aidants : quels outils ? » où nous avions pu aborder la loi 2019-485 tout juste publiée du 22 mai visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants et une présentation de l’association essonnienne Espace Singulier, et une deuxième séance le 20 septembre ici-même consacrée à « la place des aidants dans l’alliance thérapeutique », nous voici de nouveau réuni sur un sujet d’actualité et qui touche chaque patient et famille de proche : la place de l’aidant au domicile.

Avant de laisser la parole notamment à Mme DUMENOIR, notre coordinatrice générale des soins et directrice des instituts de formation, permettez-moi de prendre un peu de hauteur sur le sujet qui nous rassemble.

 

L’aidant est clairement défini depuis la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement : « Personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes et des activités de la vie quotidienne d »’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap ».

 

Issu d’une proposition d’un sénateur, la loi que j’indiquais du mois de mai dernier avait pour objectif initial de pouvoir concilier pour l’aidant sa vie personnelle et sa vie professionnelle ainsi que d’indemniser un congé via des surprimes de contrats d’assurance et enfin de dispenser d’un guide de l’aidant et de plateforme d’information.

 

Récemment, le 20 septembre, une application BREF portée par le centre hospitalier du Vinatier, spécialisé en santé mentale comme nous, se met en place pour renseigner et sensibiliser les aidants sur la maladie psychiatrique dont souffre leur proche. Financé par le crédit agricole via un appel à projet national en faveur des aidants, ce programme se décompose en 3 séances d’accompagnement de l’aidant par des soignants et membres d’associations agréées de représentants des usagers (UNAFAM), d’un contact téléphonique 3 mois après et d’une application consultable à tout moment. Ce programme sera généralisé courant 2020.

 

Le 22 octobre dernier, l’Essonne, avec plus de 200 000 aidants, devenait le premier département à mettre en place un numéro unique gratuit (7 jours sur 7, de 8h à 22h) pour les aidants familiaux le 0 805 38 14 14 qu’il finance à hauteur de 500 000 € et porté par l’association Espace Singulier.

 

Le 23 octobre, la stratégie de mobilisation et de soutien 2020-2022 Agir pour les aidants était présentée par le premier ministre, M. Edouard Philippe, la ministre des solidarités et de la santé, Mme Agnès BUZYN et la secrétaire d’état Mme Sophie CLUZEL. Le constat est édifiant : 80% des aidants ont le sentiment de ne pas être suffisamment aidés, 44% font part de difficulté à concilier leur rôle avec leur vie professionnelle, 31% délaissent leur propre santé et 25% n’ont pas de répit.

Des mesures sont mises en place : un numéro de téléphone national de soutien, un réseau de lieux d’accueil et une plate-forme numérique « je réponds aux aidants », le congé du proche aidant de 52 € par jour via une téléprocédure simple et sans impact sur la carrière (traduit dans la loi de financement de sécurité sociale en ce moment dans sa dernière ligne en débat), un congé de présence parentale et allocation journalière de présence parentale possible par demi-journée, des négociations obligatoires en entreprise, des solutions de répit et une mention du proche aidant dans le dossier médical personnel (DMP que je vous encourage à ouvrir) de l’aidé.

 

Quelques jours à peine après, le plan de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand âge 2020-2024 remis par Mme EL KHOMRI énonçait qu’une nouvelle forme de pédagogie devait voir le jour avec une participation des aidants dans la formation initiale et continue, ce que l’on trouve dans le cadre de l’Université des patients.

 

Il y a tout juste quelques jours, l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France indiquait que les Dispositifs d’appui à la Coordination (DAC) regroupent les expertises des MAIA (Méthodes d’Action pour Intégration des services d’aides et de soin dans le champ de l’autonomie), les PTA (plate-forme territoriale d’appui) et les réseaux de santé territoriaux et ont parmi leurs missions celle d’accompagnement des aidants.

 

 

La semaine dernière avait lieu à Paris sur la campus Picpus le Créathon santé mentale en lien avec Lowpital, l’AP-HP, la Fondation Fondamental, La Fondation Pierre Deniker et le laboratoire Janssen (dans lequel je précise n’avoir aucun intérêt) où des projets pour créer des outils qui préviennent, qui informent, qui soulagent, qui accompagnent, qui soignent ont été présentés.

 

Le week-end dernier, au salon Silver économy, salon des services à la personne, 3 outils ont été dévoilés :

*une croisière organisée par MSC exclusivement à destination des aidants et de leurs proches aidés

*une application Myteamily pour l »’accompagnement des proches aidants dans leur vie personnelle et professionnelle

*une application Mobijob permettant de mettre en relation salarié, aidant et manager, financée par la Fondation Innovation et handicap et soutenue par Capfi Objectif.

 

Etant déjà suffisamment long, je laisse maintenant la parole aux intervenants puis vous pourrez ensuite poser des questions sans toutefois que celles-ci n’aient pour conséquence de dévoiler ici des éléments confidentiels couverts par le secret médical.

Je vous indique notre programme pour 2020 :

*le mardi 28 avril 2020 de 18h à 20h à la salle culturelle, site d’Etampes « les procédés de remédiation cognitive »

*le mardi 29 septembre 2020 de 18h à 20h, pavillon de l’horloge, site de Sainte-Geneviève-des-Bois « les effets des médicaments, balance bénéfice/risque »

*le mardi 24 novembre 2020 de 18h à 20h à la salle culturelle, site d’Etampes « les équipes mobiles »

N’hésitez pas à inscrire vos coordonnées pour en être informés

 

Bonne conférence à tous et encore merci de votre présence.

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 11:33
L'IRDES transmet une INVITATION avec places limitées et inscriptions obligatoires pour :
 
Accès à l’Aide médicale de l’Etat (AME) et recours aux soins des personnes en situation irrégulière en France.
Premiers résultats de l’enquête Premiers pas

Jérôme Wittwer (Isped Bordeaux), Paul Dourgnon (Irdes), Florence Jusot (Paris-Dauphine, Irdes), Stéphanie Guillaume (Irdes)
 
Paris, mercredi 27 novembre de 9H15 à 11H30
Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France, 17-19 avenue de Flandre 75019 Paris
L’Aide médicale de l’Etat (AME), l’assurance maladie destinée aux personnes étrangères en situation irrégulière en France, reste très mal connue. Quelles sont les caractéristiques sociales, économiques et sanitaires des personnes étrangères en situation irrégulière bénéficiant de l’AME ? Qui sont celles qui ne recourent pas au dispositif ? Pour quelles raisons ? Quels sont les recours aux soins et à l’assurance des personnes étrangères en situation irrégulière ? L’AME permet-elle à ses assurés d’accéder aux services de santé ?
Les résultats de l’enquête Premiers pas.
 
L’enquête Premiers pas s’inscrit dans un projet de recherche pluridisciplinaire réunissant des équipes des universités de Bordeaux et Paris-Dauphine ainsi que de l’Irdes. La Fondation des amis de Médecins du monde et l’Agence régionale de santé Nouvelle- Aquitaine sont également impliquées dans ce projet.
Déroulement de la matinée
9H15-9H30     Accueil café
9H30-10H00   Présentation du projet de recherche et de l’enquête Premiers pas
10H00-10H30 Résultats de l’enquête
10H30-11H30 Echanges avec les participants
 
 Contacts :
 Suzanne Chriqui - 01 53 93 43 06 - chriqui@irdes.fr
 Khadidja Ben Larbi - 01 53 93 43 05 - benlarbi@irdes.fr
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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 09:23
Premier Forum du réseau régional d'éthique appliquée
Conférence : Les refus d’aide & le questionnement éthique des personnes âgées et de leurs proches sur les limites du soutien à domicile
Lieu : EHPAD du Petit Saint Mars, Bâtiment Paul Fénoll, 6 avenue Charles de Gaulle, 91150 ETAMPES
Date : Jeudi 28 novembre 2019, de 14 heures à 17 heures (accueil à partir de 13h30)
Un premier Forum du réseau régional d'éthique appliquée en partenariat avec le Groupe de réflexion éthique Sud Essonne
  
👉S'inscrire à la rencontre du Réseau : ethique@clicsudessonne.fr
PROGRAMME
13h30 – Accueil
14h00 – Introduction
Un Réseau régional d’éthique appliquée : Pourquoi ? Comment ?
Le groupe de réflexion éthique Sud Essonne : Présentation
Nawel BENBA, pilote de la MAIA Essonne Sud
Fabrice GZIL, philosophe, responsable des réseaux à l’Espace éthique IDF
14h30 – Faire face aux refus d’aide
 
15h30 – Pause
 
15h45 – Le questionnement éthique des personnes âgées et de leurs proches sur les limites du soutien à domicile
Deux tables-rondes sur la base de cas concrets avec la participation de :
Benjamin PITCHO, avocat à la Cour (Paris) et maître de conférences à l’Université
Paul-Loup WEIL-DUBUC, philosophe, responsable de la recherche à l’Espace éthique IDF
Sandrine MORCX, coordinatrice du CLIC Sud Essonne
Valérie PLUSQUELLEC, infirmière coordinatrice SSIAD du Dourdannais en Hurepoix
Catherine MAINI, infirmière coordinatrice de l’ESA ADMR Les Trois Rivières
Capucine VASSORT, psychologue de l’ESA ADMR Les Trois Rivières
16h45 – Conclusion
Comment rejoindre le Réseau régional d’éthique appliquée de l’Espace éthique ?
Comment solliciter le Groupe de réflexion éthique Sud Essonne ?
Véronique DELETAIN, gestionnaire de cas MAIA Essonne Sud
Fabrice GZIL, philosophe, responsable des réseaux à l’Espace éthique IDF
 
Le réseau régional d'éthique appliquée
L’Espace éthique Île-de-France souhaite créer un réseau régional d’éthique appliquée sur les problématiques communes au grand âge, à la maladie chronique et au handicap.
Ce réseau ambitionne de réunir :
Des personnes concernées et leurs familles,
Des professionnels et des bénévoles du secteur sanitaire, social et médico-social,
Des chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales,
Des acteurs de la société civile : de l’enseignement, de la culture, du droit, pouvoirs publics, entreprises, commerçants… susceptibles de contribuer à bâtir une société bienveillante.
Ses principaux objectifs sont de :
Permettre un partage des expériences, des réflexions et des pratiques,
Décloisonner les approches pour favoriser l’émergence de réponses transversales,
Soutenir les instances et les démarches de réflexion éthique locales,
Développer une culture commune du questionnement et de la réflexion éthique,
Soutenir des initiatives dans une démarche associant recherche et innovation sociale.
Les ateliers et les forums de l'Espace éthique Île-de-France
À partir du second semestre 2019, des rencontres seront organisées dans toute l’Île-de-France.
Les ateliers de l’Espace éthique Île-de-France sont dédiés aux personnes (professionnels, bénévoles , usagers) plus particulièrement  impliqués dans une instance ou une démarche de questionnement éthique :
Comment créer, structurer et faire vivre une instance ou une démarche de réflexion éthique ?
Avec quels éléments de méthode aborder les situations problématiques au plan éthique ?
Partager et échanger avec d’autres instances ou démarches existant en Île-de-France.
Les  forums de l’Espace éthique Île-de-France sont des occasions de réfléchir ensemble, aux questions d’éthique fréquentes dans les champs du grand âge, de la maladie chronique et du handicap, par exemple :
Processus décisionnel : prendre en compte la parole et la volonté des personnes,
Refus d’aide et de soins,
Anticiper les situations de vulnérabilité (personne de confiance, mandat de protection future),
Dilemmes éthiques rencontrés par les personnes vulnérables et leurs familles,
Éthique managériale dans les organisations et les métiers du grand âge et de l’autonomie;
Cadre de vie et technologies : l’impact de l’environnement sur le bien-être et  les capacités d’agir,
Quelle place pour les croyances et les émotions dans le soin et l’accompagnement ?
Prise en compte des savoirs et de l’expertise de l’ensemble des personnes et des intervenants,
Bâtir une société accueillante et bienveillante pour tous, renforcer l’effectivité des droits,
Enjeux éthiques spécifiques au domicile,
Décisions difficiles liées à la limitation ou à l’arrêt des soins en fin de vie.
 
Le Groupe de réflexion Sud Essonne
Les professionnels du Sud Essonne se sont réunis pour créer le Groupe de Réflexion Ethique Sud Essonne suite à une formation sur la manière de mettre en place une démarche éthique appliquée. Riche de la diversité des professionnels qui le composent (médecins, travailleurs sociaux, infirmiers, psychomotricien, psychologue) et représentant d’usager, le groupe se réunit 4 fois par an pour étudier toutes les problématiques d’ordre éthique auxquels les professionnels intervenant dans le champ de l’autonomie sont confrontés dans leur exercice quotidien.
Loin de donner des solutions clés en main, le groupe s’attache à apporter des pistes de réflexion sur le plan de la déontologie, de la morale et de la législation afin de permettre aux professionnels de construire eux-mêmes la réponse qui semble leur être la plus adaptée selon leur contexte d’intervention et les réalités de la situation.
> Pour soumettre tous vos questionnements éthiques, une adresse : ethique@clicsudessonne.fr.
 
Une initiative de l'Espace éthique Île-de-France
L’Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France est un lieu de diffusion, de réflexion et de formation aux questions éthiques et sociétales de la santé, du soin, de l’accompagnement et de la recherche. Il travaille en réseau avec les institutionnels, professionnels et associatifs en Île-de-France. Depuis 2013, il est sous l'autorité de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Il tend à développer une réflexion et une démarche éthiques appliquées aux réalités de terrain, en réponse aux demandes des intervenants et des décideurs publics et institutionnels. Pour créer les conditions d’une concertation pluraliste, et concilier un travail d’observation, de veille et d’anticipation, l’espace de réflexion éthique de la région Île-de-France est investi dans des domaines de recherche-action qui recouvrent un champ très large (vulnérabilités dans la maladie, innovations thérapeutiques, nouvelles technologiques qui transforment les pratiques...). Il a également pour mission de proposer des formations universitaires et de produire une recherche en éthique susceptible de contribuer aux débats publics, et aux échanges nécessaires entre les différents partenaires.
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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 08:12

LA QUALITE DE VIE : Nouveaux visages de la psychiatrie et de la santé mentale

30 novembre 2019 de 9h à 18h

par les ailes déployées (ex SPASM société parisienne d'aide à la santé mentale)

Maison de l'Artisanat

12, avenue Marceau, 75008 PARIS

 

Dès 8h30 Accueil des participants - café

 

9h00 Ouverture du colloque

 

9h30 Reprise et "seconde vie"

Conférence de François Jullien, philosophe, professeur à l'Université Paris-Diderot, titulaire de la Chaire sur l'Altérité (collège d'Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l'homme).

 

10h30 Pause

 

11h00 La remédiation cognitive pensée comme maillon d'une pratique intégrative

Philippe Chartier, maître de conférences en psychologie différentielle au CNAM/INETOP

Isabelle Offerlin-Meyer, neuropsychologue, docteur en neurosciences, unité INSERM 1114 & service du

Pr F. Berna, Pôle de Psychiatrie et Santé mentale, CHU de Strasbourg

Animatrices : Monique-Geneviève Garnier, Anne-Claire de La Selle, Angelina Pouplier

 

11h50 Qualité de vie et qualité du travail, quel rapport ?

Yves Clot, professeur émérite de psychologie du travail au CNAM

Bernard Pachoud, psychiatre, professeur de psychopathologie à l'université Paris-Diderot

Animateurs : Olivier Callet, Fabienne Giannelli

 

12h40 Cocktail déjeunatoire

 

14h20 Partager une expérience artistique en milieu de soins

Marie-Laure Gilberton, danseuse, chorégraphe, comédienne

Animatrices : Aurélie Bredeloux-Héry, Véronique Ciccone

 

15h20 Qualité de vie et maladie : les proches face au trouble psychique

Emmanuel Guiliano, psychologue-neuropsychologue CETPV, GHU Paris psychiatrie et neurosciences, Site Sainte-Anne

Sylvie Juishomme, psychologue clinicienne

Animateurs : Dr Renald Asvazadourian, Dr Isabelle Salmona

 

16h20 Qualité de vie : clubs thérapeutiques et groupes d'entraide mutuelle

Dr Olivier Galès, membre du Club thérapeutique l'Odyssée, Paris

Diane Staveris, présidente du GEM Artame Gallery, Paris

Animateur : François Menaucourt

 

17h10 Clôture du colloque

 

17h30 Cocktail de clôture

 

Inscription: https://evenium-site.com/pro/fiche/quest.jsp;jsessionid=2HSc9RRDjVuCgKmfYsS3qbgx.gl1?pg=inscription

 

A l’occasion de ses 60 ans, elle organise un colloque sur le thème de :

La qualité de vie : les nouveaux visages de la psychiatrie et de la santé mentale

La qualité de vie des personnes atteintes de troubles psychiques reste complexe à définir ; elle sera l’objet des réflexions de ce colloque, à travers élaborations et témoignages variés de chercheurs, cliniciens et patients qui œuvrent dans une telle direction.

En effet, classiquement orientée sur le diagnostic et le traitement des troubles générés par les pathologies psychiques, et guidée par des considérations tant symptomatiques qu’étiopathogéniques, la psychiatrie voit son objet évoluer au rythme des transformations sociales, sociétales, économiques et culturelles, avec une promptitude qui n’a d’égale que leur profondeur. Progressivement enchâssée dans le domaine de la santé mentale, cette psychiatrie élargit son champ d’action de la maladie au handicap ; ce dernier n’est plus envisagé exclusivement comme séquelle d’une pathologie, mais comme un processus aux multiples composantes et au travers duquel la psychiatrie élabore et met en acte des accompagnements toujours plus spécifiques pour et avec les personnes concernées.

Déjà fondée, il y a 60 ans, sur de telles prémices, la SPASM devenue Les Ailes déployées, amplifie et développe ce regard et ses actions sur ces processus morbides à toutes les étapes de leur évolution, dans la perspective d’un rétablissement de la personne, portée par une éthique humaniste où prévaut une attention toute particulière et primordiale sur la « qualité de vie » de chacun.

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 07:53

Bonjour,

je vous indique ici une conférence qui se tiendra sur la loi de bioéthique, organisé par l'institut droit et santé de l'université Paris Descartes le 6 novembre 2019

Colloque sur "la Loi de bioéthique"

Ce colloque relatif à la loi de bioéthique vise à en présenter les principales dispositions du texte de manière critique.

Il est co-organisé par : 

- Clémentine Lequillerier, Maître de conférences en droit privé à la Faculté de droit, d'économie et de gestion de l'Université Paris Descartes
- Marie Mesnil, Maîtresse de conférences en droit privé à l’Université de Rennes 1
- Ana Zelcevic-Duhamel, Maître de conférences HDR en droit privé à la Faculté de droit, d'économie et de gestion de l'Université Paris Descartes

Le programme sera mis en ligne ultérieurement

Adresse : Université Paris Descartes, 12 rue de l'Ecole de Médecine 75006 Paris (Amphi Vulpian - RDC)
Date : Le 06 novembre 2019 de 09h00 à 18h00
Inscription : Ouverte et gratuite http://www.institutdroitsante.fr/manifestations/colloque-sur-la-loi-de-bioethique-1
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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 09:59

Bonjour,

je vous retransmets ici l'annonce d'une conférence organisée dans le cadre des

Rencontres de la Chaire de Gestion des services de santé
Jeudi 17 octobre à 18h00, au CNAM, 292 rue Saint-martin - amphi Jean-Baptiste Say (accès 1, niveau -1)
Intelligence artificielle et données massives dans le secteur de la santé. Enjeux et défis
par:
Elettra RONCHI, direction de la science, de la technologie et de l'innovation, OCDE
Véronique LEGRAND, professeur titulaire de la chaire sécurité informatique, CNAM
 
Entrée gratuite sur inscription par retour de mail : sandra.bertezene@lecnam.net
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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 08:20

Le point d'accès au droit des personnes âgées en Essonne m'a convié afin d'évoquer devant des professionnels la réglementation des soins sans consentement.

Je vous livre ici mon discours prononcé

Mesdames et messieurs,

Bonjour,

Présentation

Je m'appelle Olivier SIGMAN, j’ai une formation de juriste spécialisé en droit de la santé.

J'ai eu l'immense privilège d'être vice-président d'une grande université parisienne, Paris Descartes pendant deux ans puis j'ai exercé comme responsable juridique, de la clientèle et du développement d'un hôpital en Bretagne et je suis actuellement adjoint au directeur des relations avec les usagers à l’EPS Barthélemy Durand où cette direction a, entre autres, en charge les réclamations, les dossiers médicaux, la satisfaction, les admissions et les relations avec le juge dans un hôpital ayant comme activité principale la psychiatrie.

 

J'interviens à ce titre et je n'ai aucun conflit d'intérêt.

 

Dans un premier temps, je vous exposerai dans une durée de 20 minutes le cadre des soins sans consentement puis dans un second temps je répondrai naturellement à vos questions.

 

*

* *

PARTIE 1 : LE CADRE DES SOINS SANS CONSENTEMENT

 

Préambule

 

« [L'intervention du juge pose] le bon équilibre entre la réinsertion du patient et la protection de la société, entre le tout angélique et le tout sécuritaire »

Nicolas Sarkozy, Président de la République,

discours à l'hôpital Erasme d'Antony, 2008

 

 

Un Français sur 5 souffre de maladies mentales, 650 000 personnes sont hospitalisées en psychiatrie chaque année. Sur ce nombre, plus de 80 000 sont hospitalisées sous contrainte (en 2017, d’après le CGLPL 62391 sur demande d’un tiers, 24255 en péril imminent et 17346 sur décision du représentant de l’Etat) et ce sont ces patients qui seront l'axe de mon propos. Le principe reste l’hospitalisation libre (commune à tous les établissements de santé quel que soit leur statut).

 

La loi sur les patients admis sous contrainte a longtemps été celle du 30 juin 1838, inspiré de Pinel et d'Esquirol, célèbres médecins aliénistes, précurseurs de l’organisation psychiatrique moderne avec un établissement psychiatrique par département.

Elle n'a été modifiée ensuite que le 27 juin 1990 puis dernièrement par la loi 2011-803 du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge et la loi n° 2013-869 du 27 septembre 2013 modifiant certaines dispositions de la loi de 2011.

 

*

* *

Les mesures de soins sans consentement

Il est utile tout d’abord de rappeler le cadre légal des mesures de soins sans consentement qui existent depuis 2011 et qui sont donc contrôlées par le juge des libertés et de la détention. Les patients sous cette modalité ne peuvent être pris en charge qu'au sein d'établissements de santé désignés dans chaque territoire à cet effet par le Directeur Général de l'Agence Régionale de santé, après avis du représentant de l'Etat dans le département.

 

La première grande catégorie concerne les admissions sur décision du directeur de l’établissement de santé autorisé en psychiatrie

On trouve sous cette appellation trois types d’admissions :

*l’admission en soins psychiatriques à la demande de tiers (la procédure de droit commun) : elle fait suite à un certificat médical mentionnant que la personne a « des troubles mentaux rendent impossible son consentement et [que] son état mental impose des soins immédiats assortis soit d'une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète »; accompagnée d’une demande d’un tiers (d'un membre de la famille du malade ou d'une « personne justifiant de l'existence de relations avec le malade antérieures à la demande de soins et lui donnant qualité pour agir dans l'intérêt de celui-ci ») et un deuxième certificat médical d’un médecin pouvant exercer dans l’établissement qui confirme la nécessité de soins

*l’admission en soins psychiatriques d’urgence : un seul certificat médical mentionnant un « risque grave d’atteinte à l’intégrité du malade » suffira avec une demande de tiers. Cette admission sera très souvent celle qui fera suite à une hospitalisation libre où la situation clinique du patient se sera dégradée.

*l’admission en soins psychiatriques en cas de péril imminent : un seul certificat médical mentionnant « un péril imminent » et sans nécessité d’une demande de tiers (pas de tiers connu ou refus du tiers de signer une demande)

 

La seconde grande catégorie concerne les admissions sur décision du représentant de l’Etat dans le département, généralement 10% des mesures de soins sans consentement.

La procédure de droit commun (n’est pas celle utilisée le plus souvent) comporte un arrêté du préfet pris au visa d’un certificat médical mentionnant que la personne « nécessite des soins et compromet la sûreté des personnes ou porte atteinte, de façon grave, à l’ordre public ».

En urgence, un arrêté du maire peut être pris sur la base d’un tel certificat mais sera ensuite validé dans les 48h par un arrêté du préfet, l’arrêté devant être adressé par le maire au préfet dans les 24 heures.

 

Il y a également des admissions suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou lorsque les conditions de détention ne sont pas compatibles avec l’état de santé de la personne

 

Dès l'admission, et après un certificat médical de 24h et un examen somatique dans le 1er jour, une période d'observation a lieu pour 72 heures.

 

La restriction à l'exercice des libertés individuelles est adaptée; nécessaire et proportionnée à l'état mental du patient et à la mise en oeuvre du traitement requis. La dignité du patient est respectée et la réinsertion est recherchée.

 

Même sous contrainte, le patient a le maintien de ses droits notamment de communication avec les autorités (dont le Procureur de la République, le maire et le Contrôleur Général des lieux de privation de liberté), de saisir la Commission Départementale des soins psychiatriques, de prendre conseil avec un médecin et un avocat; d'émettre et de recevoir du courrier (avec un contrôle pour les patients qui sont détenus), d'exercer son droit de vote et de se livrer aux activités de culte.

 

Le patient conserve l'intégralité des droits et devoirs des citoyens.

 

Pour motif thérapeutique ou pour effectuer des démarches extérieures, le patient peut bénéficier de sorties de courte durée de moins de 12 heures accompagnées par du personnel soignant ou par un proche ou de moins de 48 heures non accompagnées.

 

Au-delà de la période d'observation de 72 heures et à tout moment, le psychiatre peut mettre en place un programme de soins où le patient ne sera plus hospitalisé jour et nuit mais bénéficiera d'hospitalisations à temps partiel, de consultations et visites en ambulatoire ou à domicile. Si tout se passe bien, cela permettra au patient de se réinsérer et en cas d'échec, la sanction est le retour en hospitalisation complète. Dès lors, la contrainte est moins forte et le juge des libertés et de la détention ne sera plus saisi aux fins de contrôle à 6 mois.

 

*

* *

Une audience par un juge

 

A défaut la situation du patient sera examinée au maximum à 12 jours de l’admission (d’où le nom du film de Depardon « 12 jours ») par le juge des libertés et de la détention.

 

Le Conseil constitutionnel dans sa décision 2010-71 QPC du 26 novembre 2010 a déterminé que seule l'autorité judiciaire, gardienne des libertés, est à même d’assurer le juste équilibre entre santé, sécurité et liberté. Puis que des avocats doivent assister le patient devant ce juge.

Ainsi, le juge des libertés et de la détention (JLD) intervient automatiquement pour les patients hospitalisés sous contrainte d’abord au terme d’une durée d’au moins 12 jours puis tous les 6 mois de leur présence.

Sans même qu'un litige soit né, et alors qu'il est habituel depuis la loi 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, que les patients contestent un peu plus les décisions médicales, la psychiatrie est le seul domaine où le juge est obligatoirement saisi. Il s'agit d'un contrôle systématique.

 

Le directeur de l'établissement d’accueil, notamment pour les patients hospitalisés sur demande de leur proche, ou le préfet pour les patients admis lorsqu’ils représentent un trouble à l’ordre public, saisit le juge des libertés et de la détention au 8ème jour de l'hospitalisation du patient. Ce juge doit statuer dans les 12 jours à compter du début de l’hospitalisation.

 

Désormais et depuis maintenant 7 ans, tous les patients sont vus par le juge des libertés et de la détention dès lors qu'ils sont hospitalisés plus de 12 jours consécutifs.

Le juge (et le greffier) vérifieront plusieurs éléments :

*la qualité du tiers à la demande d’hospitalisation

*la capacité juridique du patient, savoir s’il est sous tutelle ou curatelle

*les certificats médicaux de 24 et 72h qui doivent émaner de deux psychiatres différents pour les admissions au titre du péril imminent ou de l’urgence.

*les décisions ou arrêtés municipaux et préfectoraux ainsi que leur notification par le patient (date, heure, nom des signataires et du patient concerné)

*les délais de réalisation des certificats

*la motivation circonstanciée (qui démontre la nécessité de maintien en soins sans consentement) et la date de l’avis de saisine du juge des libertés et de la détention (dans les 8 jours de l’admission ou de la réintégration en hospitalisation complète ou dans les 15 jours avant une saisine à 6 mois)

 

Dans 90% des cas, il va considérer que l'hospitalisation est nécessaire et proportionnée à la pathologie du patient et bénéfique pour le patient ou pour la sécurité publique. Dans le reste des cas, la mesure sera levée et le patient sortira.

L'Agence Régionale de Santé peut également ordonner la levée de la mesure via la Commission Départementale des Soins Psychiatriques. Le tiers demandeur de la mesure auprès du directeur de l'établissement de santé, peut également demander la levée de la contrainte, et sans opposition d'un médecin, elle sera ordonnée par le directeur.

 

La loi initialement avait permis que l'audience se tienne en visioconférence afin que le patient soit plus rassuré en restant dans son service au lieu d'arriver dans un lieu solennel extérieur qu'est le palais de justice, principe désormais interdit depuis 2013.

Le code de la santé publique pose le principe d’une audience civile avec en conséquence, une audience publique. Cependant, le même code dispose en son article L3211-12-2 que l’audience peut se tenir en chambre du conseil « s’il résulte de la publicité des débats une atteinte à l’intimité de la vie privée ». Toutes les informations médicales étant abordées et pouvant porter atteinte à l’intégrité, la dignité, l’intimité et surtout au respect de la vie privée du patient si tout un chacun peut les entendre en audience publique, les établissements sollicitent pour leur très grande majorité une audience en chambre du conseil. Le débat est contradictoire.

 

Depuis 2014, cette audience se tient au choix soit au palais de justice, soit dans une salle spécialement aménagée au sein de l'établissement de santé (salle conforme au cahier des charges mentionné dans la circulaire DGOS/R4/2011/312 du 29 juillet 2011, notamment son annexe 5 portant schéma d'organisation d'une salle d'audience civile); ce qui est de plus en plus le cas; la salle pouvant également être mutualisée entre plusieurs établissements (ce qui est le cas pour les établissements psychiatriques parisiens).

Selon les établissements, ce sont une ou deux audiences qui ont lieu chaque semaine avec entre 4 à 14 patients qui sont vus.

L'établissement est représenté à l'audience.

 

Le but est de permettre au patient d'apporter des éléments à un tiers extérieur sur l'hospitalisation qu'il trouverait abusive ou au juge d'indiquer les conditions non respectées de l'hospitalisation.

Ainsi, cela contribue au respect des droits des patients et à l'amélioration des conditions de prise en charge.

 

*

* *

Des avocats présents

 

La loi de 2013 a inséré dans le code de la santé publique un article L3211-12-2 selon lequel « à l’audience, la personne faisant l’objet de soins psychiatriques est entendue, assistée ou représentée par un avocat choisi, désigné au titre de l’aide juridictionnelle ». Cela permet d'expliquer au juge les propos que le patient, atteint de pathologie psychiatrique dans un contexte de crise, n'arriverait pas à aborder. Mais inconvénient, avoir un avocat signifie pour beaucoup se défendre d'une infraction.

Ainsi depuis 2013, le patient est obligatoirement représenté ou assisté par un avocat. Précisons que les avocats sont commis d'office et que c'est l'aide juridictionnelle qui règle leurs honoraires. Certains avocats ne se déplacent pas dans les établissements éloignés des tribunaux.

Il est donc obligatoire que l’avocat puisse consulter le dossier tel qu’il a été transmis par l’établissement ou le représentant de l’Etat. Il est de même obligatoire qu’une salle lui permettre de s’entretenir avec le patient, salle qui doit permettre le secret des correspondances entre un avocat et son client.

 

Les patients qui ont une restriction de liberté au vu de leur hospitalisation sans consentement ont à présent la garantie par le juge que leur hospitalisation est proportionnée à leur état réel. Ils peuvent également à tout moment demander à revoir le juge s'ils considèrent leur hospitalisation trop longue.

 

D'une part, il y a le contrôle obligatoire que j'ai évoqué à l'issue d'un délai de 12 jours d'hospitalisation complète à compter d'une admission ou d'une réintégration puis tous les 6 mois à compter de la dernière ordonnance rendue par le juge des libertés et de la détention et d’autre part, le juge des libertés peut être saisi par le patient ou par le tiers demandeur ou le représentant de l'Etat aux fins de demande de mainlevée à tout moment.

 

De même, dès lors que l’ordonnance est rendue, le Procureur de la république a la possibilité d’interjeter appel avec suspension. Cette modalité interviendra lorsque l’ordonnance aura pour conséquence une mainlevée de la mesure et de manière très majoritaire uniquement pour les patients ayant été hospitalisés pour menace à la sécurité publique. Cet appel doit se faire dans les 6 heures.

L’établissement de santé peut également interjeter appel mais il sera non suspensif. Le patient sera donc en programme de soins ou à l’extérieur et la cour d’appel permettra seule de réintégrer le patient, qui risque de ne pas comprendre.

 

La procédure civile ne fait pas exception en la matière et le patient, notamment lorsque l’ordonnance du JLD le maintiendra en hospitalisation peut interjeter appel auprès du Premier Président de la Cour d’appel dans les 15 jours de la notification. Cela leur est expliqué en annexe de l’ordonnance qu’ils reçoivent.

 

A tout moment, le patient, s’il trouve le temps long, peut re-saisir le JLD pour une demande de mainlevée. Cette nouvelle audience facultative repousse naturellement le délai de 6 mois d’une nouvelle audience obligatoire devant le JLD.

 

De plus, au bout d’un an d’hospitalisation en continu, la situation du patient sera examinée par un collège soignant composé d’un psychiatre participant à sa prise en charge, un psychiatre ne participant pas à sa prise en charge et un membre de l’équipe pluridisciplinaire prenant en charge le patient, souvent un cadre de santé.

 

 

Cette procédure a permis de limiter la durée de ce mode d'hospitalisation sous contrainte qui avoisine pour les patients hospitalisés sur demande de leur proche environ 50 jours et, pour les patients hospitalisés sur décision du maire 35 jours ou du préfet 5 mois.

 

 

La réforme a été bien acceptée par les patients et même les médecins psychiatres y voient un avantage du fait de l’intervention d’un tiers autorisé qui leur permet de rassurer le patient et la famille sur l’utilité d’une telle mesure.

 

*

* *

 

Contrôle des patients

 

Le code de la santé publique dispose en son article L3222-4 que « les établissements de santé sont visités sans publicité préalable au moins une fois par an par le représentant de l’Etat, le président du tribunal de grande instance, le Procureur de la République et le maire. Ces autorités reçoivent les réclamations des personnes admises en soins psychiatriques sans leur consentement et procèdent à toutes vérifications utiles ».

L’usage est le plus souvent celui de se signaler en amont afin que les patients puissent rencontrer ces autorités, échanger avec eux et organiser convenablement les choses pour l’établissement de santé et pour garantir l’effectivité des droits des patients.

Le contrôle peut également intervenir lorsque ces autorités auront été saisies par courrier par un patient hospitalisé.

De plus, le Procureur de la République est destinataire de toutes les décisions d'admissions prises par les directeurs d'établissement et de tous les arrêtés pris par les maires et représentants de l'Etat. Il est également destinataire de toute décision de levée et arrêté de levée de mesure.

 

Les parlementaires nationaux et européens élus en France peuvent également à tout moment visiter les établissements autorisés en psychiatrie.

 

Contrôle des établissements

 

Les autorités contrôlent et signent le registre mentionné à l’article L3212-11 CSP qui comporte les réductions des certificats médicaux, demande de tiers, ordonnance du Juge des Libertés et de la Détention, collège soignant.

Un nouveau registre a été mis en place par la loi de modernisation du système de santé comportant la mention, les prescripteurs et les heures exactes de mise en isolement ou sous contention. Cependant, le législateur n’en a permis qu’une vérification par la Commission départementale des soins psychiatriques et par le Contrôleur Général des lieux de privation de liberté.

 

*

* *

Je vous remercie de votre attention et reste à votre disposition pour toute question.

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 10:31
Entre performance et bienveillance Le manageur doit-il choisir ?
COD3S Association de directeurs
LEVALLOIS-PERRET vendredi 4 octobre 2019
 
Le directeur, qu’il exerce en établissement sanitaire, médico-social ou social, est aujourd’hui confronté à la même injonction paradoxale. Tenu à un devoir de performance, il doit optimiser les processus pour offrir la meilleure prise en charge à ses usagers. Dans le même temps, il doit garantir une qualité de vie au travail (QVT) suffisante à l’ensemble de ses agents. Le D3S est face à un choix cornélien : privilégier la performance ou la bienveillance ? À travers ce 3e colloque du COD3S, nous tenterons de dépasser cette opposition apparente. En effet, un management bienveillant contribue à améliorer la performance de nos services. Inversement, un management efficace offre un cadre de travail plus lisible aux agents et contribue à améliorer la QVT. Les différentes séquences de cette journée visent à prouver qu’il est possible d’incarner un leadership à la fois efficace et empathique. Nous avons choisi de réunir des universitaires, des professionnels issus de nos établissements, mais également des acteurs d’autres secteurs. Cette diversité d’intervenants doit permettre de réfléchir sur nos usages, de découvrir d’autres manières de manager et d’impulser des pratiques innovantes au sein de nos établissements. Cette journée est là pour nous aider à prendre du recul sur notre façon de manager et, surtout, pour nous rappeler qu’entre bienveillance et performance, nous avons le choix de ne pas choisir.
Delphine URING, Présidente du COD3S
 
9h00 Café d’accueil
 
9h30 OuvertureDelphine URING Présidente du COD3S
 
9h45 TABLE RONDE
Le management au quotidien
D’origine anglo-saxonne, le terme « management » désigne « l’action, l’art ou la manière de conduire une organisation, de la diriger, de planifier son développement et de la contrôler ». Mais comment un D3S manage-t-il concrètement ? Cette table ronde a pour objectif de présenter le quotidien d’un D3S en tant que manageur.
Camille ANGER-REY Directrice de l’Ehpad Madeleine Verdier, à Montrouge (92)
Pierre GOUABAULT Directeur de l’Ehpad « La Bonne Eure », à Bracieux (41)
Hervé PIGALLE Institut Le Val Mandé (ILVM), à Saint Mandé (94)
Thierry PLANTARD, Directeur général du CH d’Albert et de Corbie (80)
 
10h15 Les pièges du management Micro-management, transmission du stress, objectifs inatteignables..., les erreurs de management sont nombreuses. À partir de recherches académiques et de retours d’expérience, cette séquence vise à présenter les principaux pièges pour le manageur et à apprendre à les éviter.
Rodolphe BLAVY Adjoint au chef de bureau Europe au FMI
Autre intervenant en attente de confirmation
 
11h00 Pause
 
11h15 Comment fédérer les équipes autour d’un sentiment d’appartenance commun ? Insuffler l’adhésion de ses équipes à un but commun est désormais au cœur du métier de D3S. Mais comment parvenir à canaliser les énergies individuelles au service d’un projet d’établissement ?
Sophie THIBAULT Ancienne directrice de la modernisation et de l’action territoriale au ministère de l’Intérieur
Brigitte WEGNER Ancienne assistante manager et gouvernante générale à Disneyland Paris, ancienne cadre responsable de l’hébergement et vie sociale en Ehpad
Pierre CATALAN Directeur adjoint de la direction des activités bénévoles et de l’engagement de la Croix-Rouge France
 
12h00 Pause déjeuner
 
13h15 Management participatif ou situationnel : alternatives au management vertical ? Le modèle classique du management vertical et hiérarchique est aujourd’hui remis en cause. Mais en existe-t-il une alternative crédible ? Cette séquence vise à présenter des nouvelles formes de management.
Guerric FAURE CEO chez Whoog
 
14h00 Comment manager en période d’urgence ou de crise ? Les périodes d’urgence ou de crise sont devenues le quotidien des établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux. Existe-t-il un management spécifique à ce type de contexte ? À travers différents témoignages, cette séquence a pour objectif de mieux comprendre les clés d’un management efficace en période d’urgence ou de crise.
Jean-Philippe MARGUERON Général d’armée, ancien major général de l’Armée de terre
Catherine PETIT Secrétaire générale de la mission du Grand Débat
Patrice TIZON Directeur général des ressources humaines chez Air France/KLM
 
14h45 Pause
 
15h15 REGARDS CROISÉS
Comment manager lors d’un rapprochement/fusion entre structures ? Groupements de coopération, directions communes, fusion d’établissements..., les établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux sont désormais contraints de collaborer. Mais comment manager lorsqu’une structure est absorbée par un groupe plus important ? À travers les expériences comparées de la fonction publique territoriale et du secteur privé, cette séquence a pour objectif de mieux comprendre ce phénomène.
Marc-Antoine THEVENOT D3S et rédacteur d’un rapport sur le rapprochement entre ESMS/ES
Sophie THIBAULT Ancienne directrice de la modernisation et de l’action territoriale au ministère de l’Intérieur
Gildas LAERON Directeur des ressources humaines de la Ville de Rennes et de Rennes Métropole
 
16h00 Les outils du manageur de demain
L’évolution des environnements et des modes de gouvernance impose au D3S d’améliorer de manière continue ses pratiques managériales. Cette séquence vise à mieux connaître les outils opérationnels à sa disposition et à comprendre comment les manipuler. Intervenants en attente de confirmation
 
16h30 CARTE BLANCHE À...Laurence ROSSIGNOL
Ancienne ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes et actuelle sénatrice de l’Oise, Laurence Rossignol présentera sa vision du management dans les établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux
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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 08:26

eA tous les curieux de la santé travaillant dans le secteur hospitalier public, je me permets de vous indiquer ce congrès qui paraît très intéressant (nb: je n'y ai aucun intérêt)

Syndicat des manageurs Publics de Santé
72ème congrès
8 & 9 octobre 2019 Lyon, cité centre de congrès, 50 quai Charles de Gaulle
Peut-on vraiment assurer la proximité des prises en charge?
Animation: Régis de CLOSETS, journaliste, reporter et animateur
 
Mardi 8 octobre
9h Accueil
 
9h30 Conférence inaugurale
Jérémie SECHER, Président du SMPS
 
10h Introduction
Antoine MALONE, directeur de projet prospective, relations avec les milieux académiques et les think tanks, FHF
10h30 Pause et visite de l'exposition
11h Témoignage
Pr Guy VALLANCIEN, Chirurgien urologue, universitaire et essayiste
11h30 Table ronde Quelle proximité voulons-nous
Cédric ARCOS, Conseil régional IDF
Judith MEHL, présidente et directrice de projets scientifiques et institutionnels LEHM production et conseil, membre de l'Ethik IA
Stéphanie RIST, députée du Loiret, co-rapporteur du projet de loi santé à l'Assemblée nationale
Pr Emmanuel VIGNERON, professeur des universités, géographe de la santé
12h30 déjeuner
14h Table ronde Quel management pour garantir la proximité?
Thierry BRUGEAT, coordonnateur général des soins, CHU Reims
Loïck MARTIN, cadre supérieur de santé, formateur, IFCS, CHU de Rouen-Normandie
Eve PARIER, Directrice générale, CNG
Frédéric SPINHIRNY, DRH, hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP), philosophe hospitalier
15h15 Pause et visite de l'exposition
15h45 Quelle formation pour les hauts manageurs en santé pour répondre aux défis de demain?
L'exemple de la formation des officiers supérieurs des armées et de l'Ecole de Guerre
Vincent DESPORTES, Général de division, 2ème section de l'armée de terre française, ancien directeur de l'Ecole de guerre, professeur à Sciences-po et HEC
17h Fin de la journée
19h00 Cocktail dînatoire puis soirée musicale au Rooftop 52
 
Mercredi 9 octobre
9h Accueil
9h30 Assemblée générale
10h Pause et visite de l'exposition
10h30 Table ronde La proximité au sein des trois versants de la fonction publique dans le contexte de réforme
Vincent BIMBARD, association des ingénieurs territoriaux de France
Sandrine COTTON, Directrice d'hôpital, ancienne sous-préfète
Luc FARRE, secrétaire national de l'UNSA
Vincent PREVOTEAU, Président de l'association des directeurs d'hôpital (pressenti)
11h45 Clôture
Jérémie SECHER, Président du SMPS
Katia JULIENNE, Directrice générale de l'offre de soins
12h30 Déjeuner
14h Ateliers catégoriels thématiques
15h30 Pause café - Fin du congrès
 
Inscription gratuite mais obligatoire, exclusivement réservée aux personnels hospitaliers
avant le 30 septembre à HERAL 44 rue Jules Ferry, CS 80012, 94408 Vitry-sur-seine cedex ou v.menez@heral-pub.fr
avec précision des noms, prénoms, fonction, établissement, téléphone et mail
ou en ligne https://evenium.net/ng/person/event/website.jsf?eventId=72e-congres-des-manageurs-publics-de-sante-2019&page=tickets&loc=fr&justSubmit=false&cid=74017

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 12:20

Rencontre d’échange et d’information familles-soignants du 20 septembre 2019 à l'EPS Barthélemy Durand

« La place des aidants dans l’alliance thérapeutique »

 

Discours introductif de M. Olivier SIGMAN,

Adjoint au directeur des relations avec les usagers

[sous réserve de prononcé]

 

Mesdames, Messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue dans ce pavillon de l’horloge sur le site de Barthélemy Durand sur Orge de l’Etablissement public de santé Barthélemy Durand.

Je suis Olivier SIGMAN, attaché d'administration hospitalière, adjoint au directeur des relations avec les usagers et chargé à ce titre des rencontres labellisées par la CRSA Ile-de-France "droit des usagers de la santé".

Je suis ravi de vous accueillir ici pour la seconde fois dans le cadre des rencontres d’échanges et d’information familles-soignant de 2019 qui a pour fil rouge les aidants.
Après une première séance le 24 mai dernier ici-même autour de « 
Soutenir les aidants : quels outils ? » où nous avions pu aborder la loi 2019-485 tout juste publiée du 22 mai visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants et une présentation de l’association essonnienne Espace Singulier, cette deuxième séance sera consacrée à la place des aidants dans l’alliance thérapeutique.

Avant de laisser la parole à l’éducation thérapeutique, à l’UNAFAM et au Dr Bouhlal, je souhaiterai pourvoir prendre un peu de hauteur et vous faire part des quelques articles et initiatives sur ce sujet qui ont été publiées ces derniers temps.

 

Dès 2009, dans le journal de l’UNAFAM, un article « la place de la famille dans le soin psychiatrique et dans la santé mentale » du Dr Chaltiel qui exerçait à Bondy mentionnait l’archaïsme dans le rejet de l’entourage. L’isolement des proches n’était pas approprié. Le vécu douloureux d’avoir dans la famille une personne avec un trouble psychiatrique ajouté à la détresse entraine l’agressivité envers les soignants. Ainsi, 3 idées étaient émises pour une meilleure relation : accompagner les familles, donner l’information et les connaissances aux familles individuellement et en groupes et accompagner socialement avec les conseils locaux de santé.

 

Depuis les années 1990, le code de la santé publique dispose, en son article L3211-1, que toute personne ou famille peut s’adresser au praticien ou à l’équipe publique ou privée de son choix tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de secteur psychiatrique de son lieu de résidence. Ainsi, la famille est par nature associée dans les liens avec les professionnels de santé mentale.

 

En 2012, un travail de fin d’étude d’une élève infirmière Mme Charline El Bour, à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers d’Arras avait pour intitulé « prise en charge de la famille en psychiatrie pour améliorer la prise en charge des patients ». L’élève mentionnait les aidants comme soutien auprès de la personne hospitalisée et également comme source importante d’information des traitements en cours auprès des soignants. L’information des proches de l’évolution de l’état de santé et des thérapeutiques apportées diminue leur incompréhension de l’utilité de l’hospitalisation.

 

En 2015, dans l’information psychiatrique, un article « L’alliance thérapeutique avec les familles dans la cité : un exemple de coopération entre santé publique et santé mentale », rédigé par les Drs Leroux et Bantman des Hôpitaux de Saint-Maurice – que j’ai essayé de convier ici ce soir – énonce le terme de « alliance thérapeutique intégrant les proches ». Lors de l’admission, une présentation de l’équipe est faite aux proches avec explications sur le savoir médical et les possibilités. Un espace de parole existe également pour que les proches expriment ce qu’ils vivent et transmettent aux uns et aux autres les outils qu’ils ont.

Le Dr Bantman participe également en 2018-2019 à un groupe de travail associant la fédération française de psychiatrie et l’Agence régionale de santé pour des « recommandations à l’usage des équipes soignantes sur la place des familles ». Dans son projet déjà très abouti est évoquée « la triple alliance favorable au parcours de rétablissement du patient », la nécessité d’informer les proches sur les règles de fonctionnement du service, la remise du livret d’accueil et le recueil de l’histoire de la famille.

Cette expérience relatée dans l’article se poursuite toujours à l’actuelle sous une autre forme : l’éducation thérapeutique du patient « Alliance thérapeutique avec les familles » au secteur 94G16 associant les Hôpitaux de Saint-Maurice, la mairie d’Alfortville et l’UNAFAM. Dix séances le premier jeudi de chaque mois permettent l’accompagnement des aidants dans la compréhension de la maladie.

 

En 2018, un article intitulé « Collaborer avec les familles des jeunes adultes avec troubles psychotiques débutants : vers un dialogue réflexif » par les Drs Tettamanti et Chantraine dans les Annales médico-psychologiques relate une expérience à l’unité de psychiatrie du jeune adulte des hôpitaux universitaire de Genève avec des entretiens une fois par mois avec les familles, le médecin et l’infirmier référent.

 

L’arrêté du 31 juillet 2019 portant orientations nationales du développement professionnel continu (DPC) pour 2020-2022 pour l’ensemble des professionnels de santé (238 actions au total) mentionne le thème « Renforcer la place des usagers dans la prise en charge » avec 2 orientations générales : 19 « Prise en compte de l’expérience patient » et 21 « orientation et prise en charge des aidants ».

Pour les psychiatres, l’orientation 132 est « Prévention, repérage et prise en charge des pathologies et risques psychiatriques liés à l’environnement : familial, social, sociétal, professionnel ».

Pour les infirmiers, l’orientation 185 est « gestion de la violence et agressivité des patients et de leur entourage ». Toutes les actions d’amélioration des pratiques professionnelles doivent permettre d’amélioration les actions indiquées.

 

Enfin, à peine démarré mais encore possible de s’y inscrire gratuitement, un MOOC mis en ligne par France Université Numérique – dont je n’ai aucun intérêt - traite pendant 7 semaines par des psychiatres de l’université de Montpellier sous format de cours en ligne « Les conduites suicidaires ; les identifier et les prévenir ». Un autre qui commence en octobre s’intitule « comprendre les addictions » par des addictologues de Paris-Sud. Les familles peuvent ainsi y trouver quelques aides.

 

Je laisse maintenant la parole aux intervenants puis vous pourrez ensuite poser des questions sans toutefois que celles-ci n’aient pour conséquence de dévoiler ici des éléments confidentiels couverts par le secret médical.

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 09:03

Pour celles et ceux intéressés par la thématique de la santé mentale, une présentation des rapports sur l'organisation et le financement sera effectuée:

SAVE THE DATE

Martine WONNER

Députée du Bas-Rhin

Vice-présidente de la commission des Affaires sociales

A le plaisir de présenter

La santé mentale en France à l'horizon 2022

Du financement à l'organisation : bilan et perspectives

Présentation des deux rapports parlementaires

 

Mercredi 18 septembre 2019

13h30

Salle Victor Hugo, Assemblée nationale

 

RSVP avant le 12/09/19 martine.wonner@assemblee-nationale.fr 

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 21:26

Je vous fais part d'une conférence sur le thème de la santé mentale organisée par le master 2 droit de la santé de l'université Toulouse 1 capitole (nb: je n'y ai aucune participation)

Master 2 droit de la santé et de la protection sociale
Santé mentale 2022: entre ambitions et réalité le 13 septembre 2019 à Toulouse 1 Capitole

Manufacture des Tabacs
Amphithéâtre Guy Isaac
Inscription: https://bit.ly/2JVyMHX
 
Introduction 13h-13h30
Isabelle POIROT-MAZERES, Directrice du Master 2 droit de la santé et de la protection sociale, Professeur de droit public, UT1 Capitole, IMH
Sophie THERON, Maitre de conférence, UT1 Capitole, IMH
Léa, estelle, Geoffroy: étudiants du Master 2 droit de la santé et de la protection sociale, UT1 capitole
 
Le projet territorial au service de la santé mentale 13h30-14h
Romuald DELANNOY, Référent PTSM, adjoint à la Direction des Territoires de l'ARS Occitanie
Temps de question 10 minutes
 
La personne âgée en santé mentale: une carance du plan ma santé 2022 14h10-14h40
Vincent LAUTARD, infirmier et juriste en droit de la santé et protection sociale, expert formateur, auditeur et consultant
Temps de question 10 minutes
 
Pause café gourmand 14h50
 
Les NTIC: outils numériques au service du patient-acteur en santé mentale ? 15h10-15h40
Dr Juliette SALLES, Psychiatre, CHU de Toulouse
Temps de question 10 minutes
 
15h50-16h20
Maître Guillaume LACOSTE-VAYSSE, Avocat au barreau de Toulouse
Temps de question 10 minutes

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 21:14

Voici le programme d'un congrès intéressant (NB: je n'y ai aucune participation)

CHAM: Convention on Health Analysis and management
Systèmes de santé, la gouvernance dans tous ses états
27 & 28 septembre 2019
contact@canalcham.fr
 
Programme
Vendredi 27 Septembre 2019
 
09h00 Introduction
Le Loup et le Chien
Guy VALLANCIEN, Président, CHAM, France
 
09h10 Ouverture
Comment améliorer la gouvernance sanitaire européenne ?
Martin SEYCHELL, Directeur général adjoint de la santé, Commission Européenne, Union Européenne
 
Interrogé par
Viktoria KLEISOVÁ, Consultante senior, GovHe, France
 
09h25 Discussion
Dessine-moi un territoire de santé : de ma commune à Bruxelles
Catherine CERISEY, Cofondatrice, Patients and Web, France
Paul GARASSUS, Président, Union européenne de l'Hospitalisation Privée, Belgique
Gisèle GRAVIER, Coordinatrice, CPTS Sud Lochois, FRance
Françoise GROSSETETE, Députée sortante, Parlement Européen, Union Européenne
Olivier OBRECHT, Directeur général adjoint, ARS Bourgogne-Franche-Comté, France
 
Animée par
Vincent OLIVIER, Président, RectoVerso, France
 
10h20 Débat 1 Établissements de soins : quelle liberté pour entreprendre ? 
Daniel CAILLE, Président, Vivalto, France
Didier DELETTE, Médecin généraliste, Maison de santé de Fruges, France
Anne JASTRUP, Directrice, Hôpitaux Bispebjerg et Frederiksberg, Danemark
Marc PENAUD, Directeur général, CHU Toulouse, France
Aurélien ROUSSEAU, Directeur général, ARS Île-de-France, France
 
Animé par
Antoine FLAHAULT, Directeur, Institut de Santé Globale, Université de Genève, Suisse
 
11h00 Pause
 
11h30 Interview
À Molène 
Maxime GROUT, Infirmier, Île de Molène, France
Marianne ROLLAND, Infirmière, Île de Molène, France
 
11h35 Débat 2 Soignants : nouveaux rôles, nouvelles responsabilités ?
Tatiana HENRIOT, Présidente, Union Nationale des Infirmières en Pratique Avancée - UNIPA, France
Christine LALIBERTÉ, Infirmière praticienne spécialisée, Présidente, Aipsq, Canada
Anna VALENTE, Infirmière chirurgienne, Western Sussex Hospital NSH Trust, Royaume-Uni
 
Animé par
Jean-David ZEITOUN, Médecin, Entrepreneur, Inato, France
 
12h05 Débat 3 Quelles organisations numériques au service des malades ?
Eric HRIMECH, Président, Abbott France, France
Shweta MANIAR, Global Healthcare & Life Sciences Leader, Google, USA
Stanislas NIOX-CHÂTEAU, Président, Doctolib, France
Dominique PON, Délégué Ministériel à la transformation numérique en santé, Ministère des Solidarités et de la Santé, France
 
Animé par
Olivier LE PENNETIER, Praticien hospitalier contractuel, AP-HP, SAMU de Paris, France
 
12h45 Interview
Cybersécurité : la santé comme cible
Vincent TRELY, Président, APSISS, France
 
Interrogé par
Fabien GUEZ, Journaliste, BFM Santé, France
 
13h00 Déjeuner
 
14h00 Débat 4 Décentraliser, autonomiser, responsabiliser
Cédric ARCOS, Directeur général adjoint, Région Île-de-France, France
Thierry CHICHE, Président, Elsan, France
Katia JULIENNE, Directrice, DGOS, France
Frédéric MASQUELIER, Maire, Ville de Saint-Raphaël, France
Paolo ROTELLI, Président, Groupe Hospitalier San Donato, Italie
 
Animé par
Norbert NABET, Directeur général média, conseil, événementiel et formation, nehs, France
 
15h00 Interview
Expérience allemande : une gestion public-privé
Thomas LEMKE, Président directeur général, Sana Kliniken AG, Allemagne
 
15h10 Débat 5 Quelle gouvernance pour améliorer la qualité de la production de soins ?
Catherine GEINDRE, Présidente, Conférence DG CHUs, France
Dominique LE GULUDEC, Présidente, Haute Autorité de Santé, France
Zeynep OR, Directrice de recherche, Economiste, IRDES, France
Ignacio RIESGO, Conseiller sanitaire, Madrid, Espagne
 
Animé par
Didier BAZZOCCHI, Directeur général, MMA, groupe Covéa, France
 
16h00 Pause
 
16h30 Interview
Expérience chinoise : l'IA au service de la gouvernance d'un établissement
Fu ZHU, Président, Shanghai Xuhui Cloud Hospital, Chine
 
16h45 Débat 6 Patients au conseil d'administration ?
Frédéric COLLET, Président, Novartis France, France
Evelyne POUPET, Directrice générale, Hôpital et GHT de Châteauroux, France
Eric SALAT, Patient expert, Codirecteur DU démocratie en santé, Sorbonne Universités, France
 
Animé par
Olivier MARIOTTE, Président nile, France
 
17h15 Interview
Expérience américaine : un système de santé intégré
Paul KRAKOVITZ, Vice-président, Chief Medical Officer, Intermountain Healthcare, USA
 
Interrogé par
Thomas LONDON, Directeur associé, McKinsey & Company, France
 
17h30 Débat 7 Les régions dans la santé demain
Xavier BERTRAND, Président de la Région, Hauts-de-France, France
Jesús VÁZQUEZ ALMUIÑA, Ministre de la Santé, Galicie, Espagne
Hans WINBERG, Secrétaire général, Leading Health Care Foundation, Suède
 
Animé par
Benoît PERICARD, Associé, Directeur national santé et secteur public, KPMG, France
 
18h30 Fin
 
Samedi 28 Septembre 2019
 
09h00 Débat 8 Quelles gouvernance pour favoriser l'innovation et la mise à disposition des produits de santé ?
Jean-Noël ALBERTINI, Professeur de chirurgie cardio-vasculaire au CHU Saint-Etienne, Président, PrediSurge, France
Jean-Luc BÉLINGARD, Vice-président Institut Mérieux, Président, CSIS, France
Catherine ESTRAMPES, Présidente directrice générale, GE Healthcare Europe, France
Nicolas REVEL, Directeur, CNAM, France
 
Animé par
Jean-François LEMOINE, Médecin, Journaliste, Fréquence M, France
 
09h50 Débat 9 Responsabilité sociale des entreprises : mode ou priorité ?
Isabelle CADET, Docteur en droit, Spécialiste de RSE, IAE Paris Sorbonne Business School, France
François GRACIA, Ingénieur en Chef CE, Responsable Accréditation Qualité Gestion des Déchets, CHU Montpellier, France
Marc GUYOT, Head of ESG, LBO France, France
Guillaume LEROY, Président, Sanofi France, France
Claude TENDIL, Vice-President, Président de la Commission Réforme de la protection sociale, MEDEF, France
 
Animé par
Thierry GUERRIER, Journaliste, France
 
11h00 Pause
 
11h30 Entretien
La santé, enjeu économique majeur pour la France et l'Europe - vidéo
Agnès PANNIER-RUNACHER, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’économie et des finances, France
 
11h45 Vu d'Europe
Aspiration des citoyens et impératifs de gestion : l'impossible équation ?
Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, France
Nora KRONIG ROMERO, Ambassadeur, Vice-directrice, Office fédéral de la santé publique – OFSP, Suisse
Per OKKELS, Secrétaire d’État permanent, Ministère de la Santé et des Personnes Agées du Danemark, Danemark
 
Interrogés par
Philippe JUVIN, ancien Député Européen, Chef du département des urgences, HEGP, France
Guy VALLANCIEN, Président, CHAM, France
 
12h30 Clôture
Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, France
 
13h00
Fin

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 09:37

Les 5èmes rencontres soignantes en psychiatrie auront lieu le 17 octobre 2019 à paris sur le thème "Il faut le recadrer: quelles limites pour quels soins?"

4 tables rondes ont lieu:

9h00/10h30
Le cadre thérapeutique, un écrin pour les soins...
- « Le chêne et le roseau » : du cadre réglementaire au cadre thérapeutique par Florent Poupart, psychologue clinicien, maître de conférences en psychologie clinique et psychopathologie, responsable du Diplôme Universitaire Soin relationnel en santé mentale, Université Toulouse 2 Jean Jaurès
- Entre flexibilité et contenance… ou l’art subtil de ne pas rompre par Elodie Gille et Julie Cubells, infirmières, Unité pour malade difficile, CH de Montfavet.
 
11h00/12h30
Quand le cadre thérapeutique ne fonctionne plus
- Approches psychopathologiques du rapport au cadre par Didier Bourgeois, psychiatre, CH Montfavet
- La frustration : quels mécanismes ? par Nicolas Georgieff, professeur de psychiatrie, chef de service, CH Le Vinatier
- Les défaillances du cadre : de l’absence à l’omnipotence par Michel Combret, cadre supérieur de santé en psychiatrie, sociologue
 
14h00/15h30
Comment « jouer » avec le cadre de soins pour qu'il résiste aux attaques ?
- « Etre autour pour être avec… » ou comment « soigner l’ambiance » de l’unité de soin par Michel Miazza, infirmier chef, Fondation de Nant (Suisse)
- Une fenêtre dans le cadre par Christophe Malinowski, infirmier, Toulouse
- Comment rejoindre un patient qui sort du cadre avec la communication hypnotique ? par Philippe Aim, psychiatre, psychothérapeute, directeur de l’institut UTHyL formateur en hypnose et thérapies brèves
 
16h00/17h30
Comment élaborer un cadre de soin avec les usagers ?
- Comment « recadrer » les soignants : l’exemple du plan de crise conjoint par Pascale Ferrari, infirmière spécialiste clinique au Département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois, maître d’enseignement et Caroline Suter, paire praticienne en santé mentale, assistante de recherche ; Laboratoire d’enseignement et de recherche en santé mentale et psychiatrie, Haute Ecole de la Santé La Source, Lausanne (Suisse)
- Passer du cadre de soin au projet de rétablissement par Laurent Defromont, psychiatre, chef de pôle, EPSM Lille Métropole et un usager des soins
 
inscription : https://rencontressoignantesenpsychiatrie.fr/inscription/
 
NB: je n'ai aucun intérêt dans ce colloque
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 07:01

Un Colloque Télémédecine et soins ambulatoires : quelle éthique pour quels soins? aura lieu le 20 mai 2019 de 9h à 17h à la faculté de droit de Brest, organisé par l'Espace Régional de réflexion étique Bretagne. voici le communiqué:

Pratique médicale à distance, la télémédecine s’est considérablement développée en France. Elle se compose de cinq actes représentant des modes et finalités d’utilisation des technologies de l’information et de la communication en médecine. La téléconsultation et la télé-expertise sont entrées dans notre droit commun après une période d’expérimentation, respectivement en septembre 2018 et en février 2019.

Ses partisans voient ce nouvel abord du soin comme une réponse aux défis de notre temps tels que le vieillissement de la population, le suivi des maladies chroniques et les déserts médicaux.  Elle contribuerait également à une meilleure coordination des soins et permettrait une prise en charge au plus près du lieu de vie du patient. En outre, ce nouveau mode d’exercice de la médecine s’inscrit dans le « virage ambulatoire », annoncé  dans la loi de modernisation de notre système de santé.

Mais peut-on dire qu'il s'agit d'une autre manière de soigner et sa "modernité "est-elle gage d'une nouvelle réalité thérapeutique ?

Certains redoutent cette intrusion technologique dans la relation humaine et craignent une déshumanisation de la médecine. En effet, l’essor de la télémédecine modifie profondément le modèle relationnel classique entre le patient et le médecin. Ce changement de paradigme réarticule cette relation qui implique désormais des personnels techniques et des technologies de pointe. Quelles en sont les conséquences sur l’interaction médecin/patient ?

A l’heure où la télémédecine reste encore source de tension entre technophobie et technophilie, un cadre juridique européen souhaité par la commission européenne en 2012 dans le « plan d’action pour la santé en ligne 2012-2020 » devrait voir le jour en 2020.

L’objet de ce colloque est d’analyser les concepts directeurs de la télémédecine et de la démocratie en santé puis de dresser un état des lieux de certaines de ses applications. Cette journée croisera différents regards institutionnels, juridiques, et le vécu quotidien en tant que patient ou professionnel.

 

https://www.espace-ethique-bretagne.fr/evenements/journees_ethiques/telemedecine-et-soins-ambulatoires-quelle-ethique-pour-quels-soins/

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