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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 16:40

L'Institut d'Etudes Politiques a créé en 2006 une chaire santé tenue par Monsieur Didier Tabuteau, Conseiller d'Etat, Professeur à l'IEP Paris, Professeur associé et co-directeur de l'Institut Droit et santé de l'Université Paris Descartes.

Notez cette adresse dans vos favoris:
http://chairesante.sciences-po.fr/

Sa mission est :
Diversifier les cursus de formation initiale, Développer la formation continue, Stimuler la recherche, Contribuer aux débats

C'est dans ce cadre que, chaque mois, les Tribunes de la santé
donnent l'occasion à de «grands témoins» d’exposer leur point de vue sur les enjeux actuels de la santé et de l’assurance maladie.
Grâce à la participation de personnalités aux profils variés, la Chaire santé entend ainsi contribuer aux débats et à la réflexion autour des problématiques de santé.

La prochaine conférence, gratuite et libre d'accès dans la limite des places disponibles
, aura lieu ce Mardi 18 Septembre 2007 en salle B404 à l'Institut d'Etudes Politiques (Science Po), 27 rue saint-Guillaume, de 19h15 à 20h30 sur le thème The Future of Health Care in the United States The European Model, the Wal-Mart and what they might have in common Model par Bill SAGE, Vice-Provost for Health Affairs, James R. Dougherty Chair of Faculty Excellence, School of Law, University of Texas at Austin.
     ATTENTION: LA CONFERENCE EST EN ANGLAIS

Voir la précédente séance des Tribunes de la Santé sur le thème Santé en France, santé dans le Monde par Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères.


Ndlr: Recommandez le site où vous avez eu connaissance de l'information si vous vous y rendez.
Vous m'y trouverez. 

Comme d'habitude, un compte-rendu sera publié dans les jours suivant cette conférence.

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 00:36

Une campagne de communication, d'information et de sensibilisation sur la contraception, demandée par le Ministère de la santé, de la jeunesse et des Sports, est faite par l'Institut National de Prévention et d'Education à la Santé (INPES) dès aujourd'hui et pendant 3 semaines à la télévision et jusqu'au 24 octobre sur les antennes des radios jeunes et généralistes. 

Un message fort: "La meilleure contraception, c'est celle que l'on choisit"
Une image: Choisir-sa-contraception.jpg
Un site internet: 
www.choisirsacontraception.fr 
Un numéro de téléphone anonyme et gratuit, du lundi au vendredi, de 8h à minuît: 0800 235 236


Quelques chiffres:
La population française se compose de 31 631 156 femmes et 29 907 166 hommes. De moins de 20 ans, on compte 7 429 845 femmes pour 7 773 986 hommes. La contraception est utilisée par environ 32 millions de jeunes, deux sexes confondus. La méthode de contraception la plus utilisée est la pilule à 60.2% et suivent le dispositif intra-utérin à 20.6% puis le préservatif à 10.9%.
Plusieurs constats alarmants : 
*pour 1/3 des femmes, la dernière grosses n'était pas désirée,
*2 grosses non prévues sur 3 se déroulent alors que la femme est sous contraceptif. Pour une femme sur deux, la solution sera l'IVG.
*le taux de contraception est le plus élevé mais celui des IVG aussi (plus de 200 000 par an) 28% des femmes ayant recours à une IVG n'étaient pas sous contraceptif
*le préservatif est utilisé au maximum chez les jeunes entre 15 et 19 ans
*13.7% des femmes ont eu recours à une contraception d'urgence

L'âge de la mère à la naissance du premier enfant recule pour se situer vers 30 ans alors que l'âge du premir rapport sexuel reste stable vers 17.5 ans.

Plusieurs documents ont été élaborés sur le thème de la contraception:
*la loi 67-1176 du 28 décembre 1967 dite Loi Neuwirth, modifiée par la loi 74-1026 du 4 décembre 1974
*la loi 75-17 du 4 janvier 1975 dite Loi Veil ou loi IVG
et plus récemment
*la loi 2000-1209 du 13 décembre 2000 relative à la contraception d'urgence
*la loi 2004-806 du 9 août 2004 de santé publique introduisant l'objectif 97 sur la contraception
*le document de la
Haute Autorité de Santé (HAS) : Stratégie de choix des méthodes contraceptives chez la femme
*la stratégie d'action de la Direction Générale de la Santé appuyée sur l'information grand public (comprenant cette campagne ainsi que des messages dans les carnets de santé et documents délivrés lors d'une IVG), l'information en direction des professionnels de santé, un meilleur accès à la contraception et une meilleure connaissance des contraceptions. 

Pour conlure, "La meilleure contraception, c'est celle que l'on choisit".

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 22:32

Suite à mon article concernant la présentation par leurs auteurs du rapport sur les causes de cancers en France, voici un compte-rendu. 

Le Pr Jean-François Bach, Académie de Médecine
a tenu à féliciter l’œuvre collaboratrice des 3 institutions que sont l’Académie de Médecine, l’Académie des Sciences et le Centre International de Recherche sur le Cancer. Il ajoute l’importance considérable de ce rapport (consultable dans sa version intégrale ici en anglais et dans sa version abrégée en français ici ) envers la société médicale mais aussi française en général. Il nous avoue que certains résultats confirment les idées mais d’autres étonnent. Il indique pour terminer que ce rapport apporte un nouvel éclairage sur ce sujet majeur qu’est le cancer et remercie l’ouverture d’esprit de tous les rédacteurs

M. le secrétaire perpétuel de l’académie de Médecine, Jacques-Louis Binet
a donné la parole au Pr Peter Boyle, CIRC, qui nous a fait l’honneur de commencer son discours en français. Il a tenu à remercier la participation des 2 Académies à l’élaboration de ce rapport qui a nécessité 2 ans de travail. Selon lui, le but est d’attaquer le problème de la prévention. En anglais pour finir, il nous indique que le rapport se base sur les causes des cancers (l’incidence) et la mortalité par cause de cancer. Il s’agit en outre d’une clarification précise de la situation en France. Il conclut en affirmant que ce n’est que le commencement de la prise de conscience générale des cancers en France. Il rend hommage à notre ancien Président de la République, Jacques Chirac pour son soutien à la recherche sur le cancer. Voir le précédent raport du Dr Boyle sur les fréquences de cancer.

 

Philippe Autier, CIRC, nous explique la méthodologie appliquée à ce travail. 270 000 cas de cancers ont été répertoriés en 2000, année de référence de ce rapport : 144 000 personnes en sont décédées. Le postulat de départ est que le cancer est du à l’exposition d’un facteur de risque. 3 fractions attribuables sont dégagés : la sélection des facteurs de risque (tabac, alcool, infections, facteurs professionnels, surpoids et obésité, inactivité physique, reproduction et hormones, rayons UV et polluants), la représentation quantitative, la proportion et la prévalence dans la population.

Les agents carcinogènes retenus sont suffisant d’évidence scientifique : ils ont fait l’objet de travaux de recherche et de conférence de consensus par l’ensemble de la communauté scientifique.

Les risques Relatifs sont issus de méta-analyses

Pour tous les facteurs, les données ont été collectées depuis 1985 SAUF pour les THS* où c’est le traitement annuel qui est pris en considération et la méthode de reproduction où une différence peut se constater entre 1980 et 2000

 

Catherine Hill, FNCLCC et coauteur du rapport, a poursuivi en nous présentant 2 facteurs de risques majeurs : tabac et alcool.

Sur le tabac, 20 000 cas de cancer du poumon et 6 400 des voies ORL ont été diagnostiqués en 2000 pour 34 000 décès soit 24% des décès. Cette répartition reste cependant inégale avec 29 000 pour les hommes et 5 000 pour les femmes

D’après les graphiques présentés, issus du rapport, la consommation moyenne nationale (fumeurs et non fumeurs confondus) était pour les hommes en 1900 comme en 2000 de 4 cigarettes par jour avec un pic atteint en 1965 avec 10 par jour. Concernant les femmes, le début de la consommation se situe en 1940 avec 3 et est descendu sous la barre de 2 en 2000. Il faut signaler que les décès n’apparaissent qu’environ 15 ans après l’apparition d’un cancer et que les effets de l’arrêt du tabac se ressentent dans les 5 à 10 années suivant cet arrêt.

Sur l’alcool, 10 000 décès en sont liés répartis pour 8 200 chez les hommes et 1 700 pour les femmes, ce qui représente 7% des décès liés aux cancers. Le premier cancer dont la cause est le tabac est celui de la bouche (6 000) puis le foie (2 000)

Les graphiques pour la population générale (buveurs et non buveurs confondus) montrent pour les hommes une consommation en 1940 de 9 grammes d’alcool par jour, descendue à 4.5 ; pour les femmes, elle est passée de 3 en 1940 à 0.69 en 2000. Même si l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un maximum absolu de 3 grammes d’alcool par jour, le risque double avec la prise double d’une dose et il faut ajouter une puissance 5 en fonction de la durée. La recommandation pour lutter contre les cancers est donc la dose ZERO.

Pour conclure, elle termine en nous indiquant que, cumulés, le tabac et l’alcool représentent 28% des cancers (24% et 7% respectivement ne s’ajoutent pas ici) et 80% des cas de cancers potentiellement évitables.

 

Philippe Autier, CIRC, expose quant à lui le risque infectieux : HVB, HVC, HPV ainsi que le risque lié au surpoids (qui n’apparaîtra que vers 50 ans) et à l’inactivité. On retrouve cette inactivité physique dans 28% des causes de cancers chez l’homme et dans 35% chez la femme

Le THS (Traitement Hormonal Substitutif) a une incidence de 1.9 et la pilule, classée agent carcinogène par l’OMS, une incidence de 1.24 chez des personnes âgées de 15 à 24 ans.

Les Rayonnements UV sont responsables de 5 600 mélanomes dont 4 900 dus à une exposition au soleil. Il s’agit ici de 2% des décès liés au cancer.

Un autre facteur est identifié comme cause de cancer : l’âge de la mère lors de son premier enfant. 41% des femmes ont actuellement (pendant ou hors mariage) leur premier enfant après 29 ans (en 1980, elles n’étaient que 25%)

 

André Aurengo, membre de l’Académie Nationale de Médecine, détaille la 3ème cause de décès par cancer : les risques professionnels : amiante, poussière de bois, caoutchouc. L’amiante a causé 328 000 décès : elle représente pour l’année 2000 et pour le mésothéliome 558 cas chez les hommes (et 504 décès) et pour le poumon 969 cas (et 862 décès). Cette substance représente à elle seule 3.7% des cancers.

Sur les rayonnements ionisants et le radon, l’étude IRSN de 1982 à 2000 indiquait une dose de 89 Bq/m3, l’étude OQAI 31 Bq/m3. Le risque n’est significatif qu’inférieur à 100

 

Paolo Boffetta du CIRC détaille le nombre de décès liés au tabagisme passif (92 chez les hommes et 161 chez les femmes) et causés par l’alimentation et la pollution : air, eau, pesticides et source électromagnétique

 

Le Pr Maurice Tubiana (Académie Nationale de Médecine – Académie des Sciences) conclut cette matinée : il nous rappelle qu’en 1950, la France était agricole et rurale. Ainsi, de nombreux facteurs n’existaient pas. L’effet d’un agent carcinogène est de 15 ans. Il nous fait remarquer que la France possède la plus faible fréquence de cancer pour les hommes mais la plus importante pour les femmes.

La baisse générale des cancers de l’estomac s’explique par la prophylaxie ; celle du col de l’utérus par la meilleure hygiène féminine et l’utilisation des frottis.

Le cancer du poumon n’a pas varié depuis 1950 mais dès 1985, il n’a fait qu’augmenter pour être multiplié par 3 arrivant en 2000. Le cancer du sein a diminué depuis 15 ans.

Chez les hommes, le tabac cause la mort dans 33.4% des cancers, l’alcool pour 9.4%, l’inactivité physique pour 1.6% ; chez les femmes, les mêmes agents sont responsables de 9.6% ; 3% ; 5.5% et le THS de 2.2%

Il termine en soulignant que les données peuvent être sous comme surévaluées. Il recommande une meilleure information et éducation ainsi que des études – européennes si possible – sur des cohortes de la gestation à 60 ans
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:52

L'Académie nationale de médecine
L'Académie des sciences - Institut de France
Le Centre International de Recherche sur le Cancer (OMS-Lyon) 
La Fédération nationale des Centres de lutte contre le Cancer et 
L'Institut National du Cancer 

vous prient d'assister à 
la présentation du Rapport sur les causes du cancer en France 
le jeudi 13 septembre 2007 
de 9h30 à midi 
à l'Académie nationale de médecine, 16 rue Bonaparte, Paris 6°
.

Programme
. 9h30 - Accueil et présentation par J.F. Bach, Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et J.L. Binet, Secrétaire perpétuel de l'Académie nationale de médecine.
. 9h45 - 11h15 - Présentation du rapport par les membres du groupe de travail : P. Boyle, M. Tubiana (coprésidents), A. Aurengo (Académie de médecine), P. Autier (CIRC), P. Boffetta (CIRC), C. Hill (FNCLCC), R. Masse (Académie de médecine), R. Monier (Académie des sciences), G. de Thé (Académie de médecine), A.J. Valleron (Académie des sciences) en partenariat avec l'INCa (D. Maraninchi) et l'Institut National de Veille Sanitaire (G. Brücker)
. 12h - Conférence de presse.

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 06:25

La lutte contre le VIH-SIDA ne connaîtra pas d'avancées significatives tant que les objectifs du Millénaire pour le développement en santé (OMD) des Nations unies dans ce domaine ne seront pas atteints (un accès universel aux traitements anti-rétroviraux et aux méthodes de prévention d'ici 2010), ont indiqué hier en ouverture des débats les participants à la principale conférence internationale sur le Sida.

Plus de 5 000 experts de 133 pays sont réunis jusqu'à mercredi à Sydney pour la quatrième Conférence internationale de la "AIDS Society", lors de laquelle les chercheurs du monde entier présenteront les résultats de leurs travaux, parmi lesquels plusieurs études portant sur les avantages apportés par la circoncision.

Ils devaient également signer la Déclaration de Sydney appelant gouvernements et donneurs privés à consacrer au moins 10% des fonds liés à la lutte contre le Sida à la recherche.

Le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, a ainsi annoncé dès ce matin que son pays donnerait 352 millions de dollars supplémentaires (255 millions d'euros) pour lutter contre la maladie dans la région Asie-Pacifique.

"Nous avons affaire à une maladie que l'on peut éviter et 11 000 personnes contractent le SIDA chaque jour. Nous avons affaire à une maladie traitable et plus de trois millions de personnes en meurent chaque jour", a déclaré Pedro Cahn, président de la International AIDS Society, qui organise la conférence.

La baisse du prix des traitements anti-rétroviraux a considérablement amélioré l'accès au traitement du Sida dans les pays pauvres, mais les récents chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent que ces résultats sont encore loin des objectifs de l'ONU.

En 2006, deux millions de personnes ont reçu des traitements anti-rétroviraux dans les pays en développement, soit une hausse de 54% par rapport à 2005. 
Seuls 28% des personnes séropositives dans le monde ont accès à ces médicaments.

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 21:04

La cinquième session du Comité InterGouvernemental de Bioéthique (CIGB) s’est tenue au Siège de l’UNESCO à Paris hier et aujourd'hui. 

La session a été principalement consacrée à l’examen des progrès dans les travaux du Comité international de bioéthique (CIB) sur le
consentement et la responsabilité sociale et santé respectivement qui s'était réuni pour sa 14ème session à Nairobi du 17 au 19 mai 2007. Ce CIB a aussi procédé à l'élection de son Bureau, dont les membres resteront en fonction jusqu'à la clôture de la 16ème session ordinaire en 2009. Le nouveau Président du CIB est Adolfo Martinez Palomo, mexicain, qui succède à Mme Nouzha Guessous Idrissi. Ses vice-présidents sont Mme Regine Kollek, Allemande ; M. Toivo Maimets, Estonien; M. Fawaz Saleh, Syrien et Mme Aissatou Touré, Sénégalaise. Le rapporteur est Donal Evans, néo-zélandais.

Les Etats suivants membres du CIGB étaient représentés: Allemagne, Arabie Saoudite, Canada, Chine, Costa Rica, Cuba, Egypte, Etats-Unis d’Amérique, France, Inde, Italie, Japon, Kazakhstan, Kenya, Mexique, Nigeria, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Pologne, République de Corée, République tchèque, Sénégal, Slovaquie, Thaïlande, Tunisie, Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, République Unie de Tanzanie, Uruguay, Venezuela et Zambie.

Le CIGB a élu son Bureau sur proposition des groupes électoraux, et il a décidé à la majorité des deux tiers de modifier son
Règlement intérieur.
De plus, le Comité a bénéficié d’une présentation sur le rapport et les recommandations du comité d’experts pour la revue des grands programmes II et III et les commentaires du Directeur général.

A l’issue de ses travaux, le CIGB a approuvé les recommandations
de sa cinquième session, qui seront partie intégrante du rapport final de la réunion.
* Rapport du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) sur le consentement
* Rapport préliminaire du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) sur responsabilité sociale et santé

Créée en 1998, le CIGB, composée des représentants de 36 États membres élus pour quatre ans, a comme mandat principal d’examiner les avis et recommandations du Comité international de bioéthique (CIB), pour sa part composé d’experts indépendants nommés par le Directeur général de l’UNESCO, à titre personnel. 

Si l’UNESCO est ainsi doté de deux organes consultatifs en matière de bioéthique, ni le CIGB ni le CIB ne peuvent confirmer, l’un sans l’autre, la place qui leur revient sur la scène internationale en matière de bioéthique. Ces deux instances sont en effet complémentaires, l’une assurant le travail de réflexion de fond, l’autre constituant le relais de l’Organisation avec les décideurs et la société civile.

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 11:25

Le ministère de la Santé présente aujourd'hui un plan anti-tuberculose comprenant la "suspension" de cette obligation vaccinale, en vigueur depuis plusieurs décennies mais "de moins en moins" exigée par les directrices de crèches. Voir le précédent article sur la vaccination par le BCG.
Cette suspension s'accompagnera d'une prévention recentrée sur les sujets les plus à risque.

De nombreuses voix s'étaient élevées ces dernières années pour réclamer la suspension de l'obligation du BCG. 
Dès octobre 2005, l'Académie de médecine préconisait d'envisager une modification de la politique vaccinale en réservant le vaccin aux quelque  "100.000 nourrissons à très haut risque" ayant besoin d'une telle protection, au lieu de vacciner 750.000 enfants par an.

Dans un rapport de la Société Française de Santé Publique (SFSP) remis au ministère, le Pr Jean Louis San Marco (Hôpital de la Timone à Marseille) préconisait de renoncer au BCG obligatoire, sauf en Guyane. Il recommandait toutefois de "protéger dès la naissance" les nourrissons côtoyant des adultes susceptibles de les contaminer (soignants, policiers, migrants ou expatriés ayant séjourné dans un pays à forte endémie...).

Avec 5.374 cas déclarés en 2005, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS), la tuberculose touche près de 9 personnes sur 100.000 en France, et y provoque environ 900 décès par an. L'Ile-de-France est le département le plus touché (40% des cas déclarés en France) avec la Guyane.

La maladie touche principalement les sujets âgés, les populations en situation de précarité et de promiscuité (SDF, foyers surpeuplés...), les migrants provenant de régions, comme l'Afrique subsaharienne, à fréquences élevées de tuberculose et d'infection à VIH (virus du sida).

Dans tous les départements où l'incidence de la tuberculose est forte (10 cas et plus pour 100.000 habitants), la Société française de Santé Publique a recommandé d'administrer le BCG "dès le premier mois de vie de l'enfant".

La vaccination doit aussi selon elle être recommandée aux enfants de professionnels exposés au risque de tuberculose (soignants, policiers, expatriés, personnel pénitentiaire...).

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 04:47

Deux ans après avoir subi une greffe du triangle nez-lèvres-menton, Isabelle Dinoire s'"habitue" à ce nouveau visage mais ne le reconnaît pas comme sien: "ce visage ... Ce n'est pas moi. Ce ne sera jamais moi", déclare-t-elle au quotidien Le Monde daté d'aujourd'hui.

"On a beau essayer de me convaincre que que je ne suis pas si différente d'avant, je suis la mieux placée pour juger!", proteste-t-elle.
"Et la réponse est: si, très différente! Une partie de moi et de mon identité a disparu à jamais. Et je garde précieusement en moi le souvenir de ce que j'étais", raconte-t-elle à la journaliste du Monde, Annick Cojean.

C'est, selon la journaliste du Monde, "une jeune femme coquette dont l'état général progresse chaque jour". 
La photo publiée par Le Monde date de février 2006, lors de l'unique conférence de presse avec Isabelle Dinoire, mais le quotidien décrit "un visage à l'ovale harmonieux" et une femme "à la diction presque parfaite".

"Je suis revenue sur la planète des humains. Ceux qui ont un visage, un sourire, des expressions faciales qui leur permettent de communiquer. Et je revis", raconte Isabelle Dinoire qui avait reçu le 27 novembre 2005, à l'âge de 38 ans, la première greffe du triangle nez-lèvres-menton, réalisée par le Pr. Bernard Devauchelle du CHU d'Amiens et le Pr Jean-Michel Dubernard du CHU de Lyon.

La jeune femme avait été défigurée par son chien, "pendant la nuit", alors qu'elle "était assommée de somnifères", selon son témoignage.
Lorsque l'équipe médicale lui propose une greffe, elle dit "oui. Tout de suite", car "c'est quoi une vie sans visage?", interroge-t-elle.

Dix-huit mois plus tard, elle témoigne de sa gratitude à la famille de la donneuse et aux équipes médicales qui continuent de la suivre étroitement, compte tenu du risque permanent de rejet du greffon.

Isabelle Dinoire estime que "chacun devrait réfléchir aux dons d'organes", car "une personne peut en aider cinq autres à vivre après elle", et appelle à en parler en famille.

Elle précise que ses "rapports avec les journalistes sont les seules déconvenues de toute cette aventure", que sa famille "a été harcelée de façon hallucinante". 
Elle a accordé cet entretien exceptionnel à la fois pour remercier les équipes médicales et pour "les patients dont la vie ne tient qu'au fil de la greffe", selon Annick Cojean.
Mais elle "voudrait ensuite se fondre dans la foule des greffés sans histoire. Et qu'on la laisse en paix".

Voir le
colloque relatif à la greffe de tissus composites de la face réalisée par les Prs Devauchelle et Dubernard et la greffe réalisée par le Pr Lantiéri.

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 19:39

Le gouvernement, confronté à une très nette dégradation des comptes de la Sécurité sociale en 2007, a présenté aujourd'hui un plan de redressement de 1,225 milliard d'euros d'économies en année pleine, prévoyant des baisses de remboursements pour les assurés sans médecin traitant. Voir le plan proposé par le directeur de la CNAMTS Frederic Van Roekeghem après l'annonce par le comité d'alerte sur les dépenses de santé d'un dérapage de 2 milliards.

Avec un "trou" de 12 milliards d'euros prévus en 2007, toutes branches confondues (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail), la Sécurité sociale se retrouve confrontée à un de ses déficits les plus élevés depuis sa création, il y a plus de 60 ans. Voir la certification des comptes 2006 de la sécurité sociale par la Cour des comptes.

*La branche maladie accuse à elle seule un déficit de 6,4 milliards, en raison d'"une reprise des dépenses" liées aux arrêts de travail et aux médicaments.
Le plan de redressement présenté par les ministres de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, et des Comptes publics, Eric Woerth, devrait permettre de réaliser des économies de 417 millions d'euros dès cette année.
Les assurés seront mis à contribution à hauteur de 350 millions d'euros sur un an, avec des baisses de remboursement ciblées et un déplafonnement du forfait d'un euro par jour sur les actes médicaux. "Ces mesures devraient entrer en vigueur au dernier trimestre de 2007", a précisé Mme Bachelot-Narquin. Voir le précédent article sur la franchise proposé par Martin Hirsch.
Les patients qui consulteront un spécialiste sans passer par leur médecin traitant ne seront plus pris en charge qu'à 50%, contre 60% jusqu'ici, et 70% pour les assurés qui passent par la case médecin traitant.
Par ailleurs, le forfait institué en 2004 sera déplafonné: il était plafonné à un euro par jour, quel que soit le nombre de consultations effectuées dans une même journée. Ce plafond quotidien est porté à quatre euros.
Enfin, les assurés devront accepter la délivrance de médicaments génériques s'ils veulent bénéficier du tiers payant (absence d'avance de frais).
Du côté des médecins, les radiologues et biologistes vont subir des baisses de tarifs (sur les IRM et scanners).
Certains médicaments vont également voir leur prix baisser.
Conscient des limites de ce plan, le gouvernement travaille d'ores et déjà à d'autres mesures pour 2008, en particulier l'instauration de franchises médicales très décriées par les syndicats et l'opposition. "Nous allons vite mener une concertation, en juillet et en août, pour pouvoir prendre des décisions en septembre ou octobre", a indiqué M. Woerth.

*La branche famille réduit très légèrement son déficit à 700 millions d'euros. 

*La branche accidents du travail-maladies professionnelles est en déficit de 300 millions d'euros. Cette nette dégradation intervient paradoxalement alors que la masse salariale augmente, entraînant des recettes supplémentaires.

*Pour la vieillesse, le déficit serait lié au "fort accroissement" depuis 2005 du nombre de départs en retraites (740.000 en 2007).

*Le déficit du régime général (salariés du privé) devrait totaliser cette année 12 milliards d'euros contre 8 milliards initialement prévus, pour "retrouver ainsi ses plus hauts niveaux de 2004 et 2005", selon les prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) publiées ce jour.
Les dépenses devraient s'élever cette année à près de 300 milliards d'euros (comparé à 268 milliards pour le budget de l'Etat), quand les recettes atteignent 288 milliards.
"C'est une situation inacceptable qui nécessite une réaction forte en 2007, mais aussi une réaction plus globale et plus structurelle au delà, c'est une question de responsabilité et même de morale", a déclaré M. Woerth.
Dénonçant des mesures "qui viendront peser sur le pouvoir d’achat des malades et des assurés", le PS a réclamé des "réformes de structure" du système de santé.

La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a dénoncé un "plan scélérat" prenant "en otages" les médecins.

Le MEDEF s’est "inquiété des conséquences des mesures d’économies sur le médicament", secteur qui a selon lui "le plus fortement contribué à la réduction du déficit depuis 2004"

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 15:29

Voyager sans bouger plus de quatre heures, notamment en avion, double le risque d'être victime de la formation d'un caillot sanguin dans une veine, qui peut entraîner la mort, a averti aujourd'hui l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une étude consacrée plus particulièrement aux dangers des voyages aériens montre que "les passagers prenant plusieurs vols en peu de temps sont également exposés à un risque accru". En effet le "risque ne disparaît pas complètement à la fin d'un vol, et l'élévation du risque persiste pendant quatre semaines environ", selon l'étude de l'OMS. 

Les voyageurs qui restent immobiles pendant plus de quatre heures en train, en voiture ou en autobus sont également concernés. 

Cette affection, la thromboembolie veineuse (TEV), survient lorsqu'un caillot se développe dans une veine profonde, en général dans la partie inférieure de la jambe, puis se déplace dans l'organisme et arrive dans les poumons, bloquant la circulation sanguine. 

Les premiers symptômes de la thromboembolie veineuse sont "principalement une douleur, une sensibilité au toucher et un oedème de la partie affectée", a indiqué l'OMS dans une étude sur les dangers des voyages dans le monde. 
Lorsque le caillot arrive aux poumons le patient ressent des douleurs thoraciques et des troubles respiratoires. En l'absence de traitement, "il y a un risque de décès", prévient l'OMS. 

"Le risque absolu de TEV reste relativement faible: environ 1 pour 6.000, même en étant assis immobile pendant plus de quatre heures", tempère toutefois l'OMS. 

Cependant, les voyageurs obèses, de petite ou de grande taille (plus de 1,90 m ou moins 1,60 m), qui souffrent de troubles sanguins héréditaires et les femmes prenant des contraceptifs oraux sont plus susceptibles d'être victimes d'une TEV, selon l'étude. 

"C'est un problème de santé publique", a estimé Shanthi Mendis, spécialiste des affections cardio-vasculaires à l'OMS, en rappelant qu'environ deux milliards de personnes voyagent en avion chaque année

Les voyageurs peuvent réduire le risque de TEV grâce à des mesures de "bon sens", selon l'OMS qui recommande d'activer "les muscles du mollet par des mouvements circulaires du pied au niveau de la cheville". "Les passagers devraient également éviter de porter des vêtements trop serrés", de prendre des sédatifs ou de consommer trop d'alcool, ajoutent les experts de l'OMS

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 12:27

Une nouvelle étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publie des indicateurs inquiétants sur la santé des homosexuels, montrant une augmentation des comportements sexuels à risques, particulièrement chez les séropositifs, et une tendance renforcée au suicide chez les plus jeunes.
L'analyse des données montre que "la France s'inscrit dans les mêmes tendances constatées dans le monde occidental, comme aux
Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Allemagne
", explique Annie Velter, coordinatrice scientifique de l'enquête. 

L'InVS, avec le soutien de l'Agence nationale de recherche sur le
sida (ANRS), a renouvelé fin 2004 une "enquête presse gay" à laquelle ont participé volontairement 6.184 hommes par le biais de la presse et des sites internet identitaires, après les deux précédentes éditions de 1997 et 2000. 

Parmi les sujets d'inquiétude révélé par l'étude, la poursuite des comportements sexuels à risques, dont l'augmentation avait été constatée depuis 1997. 

L'utilisation, déjà marginale, du préservatif lors de la fellation ne cesse de diminuer, quel que soit le type de partenaire, et les rapports anaux non protégés avec un partenaire occasionnel sont en augmentation au fil des trois enquêtes: 19% des hommes ayant répondu au questionnaire affirmaient en avoir pratiqués en 1997, 26% en 2000 et 33% en 2004.
Ces rapports sont "pour 60% pratiqués avec des partenaires" dont le répondant ignore s'il est porteur ou non du virus du sida
"A priori, la norme du préservatif est en bout de course. Il existe probablement une lassitude de son utilisation, notamment pour les quadras qui en sont à 20 ans de vie sexuelle avec", avance Annie Velter
Ce type de comportement concerne en premier chef les séropositifs qui "ont plus de partenaires, se protègent moins et fréquentent plus de lieux de rencontres". 

L'amélioration de leur espérance et qualité de vie, la meilleure tolérance aux médicaments pourrait peut-être expliquer cette "nouvelle envie de profiter de la vie", estime la chercheuse de l'InVS, qui ajoute: "Et le
sida est envisagé comme une maladie chronique même chez les séronégatifs, il ne fait plus peur". 

Mme Velter a observé le développement de stratégies de "réduction des risques", qui consiste à choisir un partenaire du même statut sérologique pour avoir des rapports non protégés. "Cela se développe surtout chez les séronégatifs. C'est un véritable souci, car à un instant i, on ne peut pas être sûr de son statut ni de celui de son partenaire", argumente-t-elle. 

Quant à la "souffrance psychique" de cette population, "c'est la première fois en France que nous disposons d'indicateurs permettant de voir une prévalence 5 fois plus importante de tentative de suicide chez les homosexuels (19% au cours de la vie, en augmentation depuis 2000) que chez les hétérosexuels", souligne Mme Annie Velter.

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 09:26

Comme indiqué il y a quelques jours et vous étiez nombreux à vous y rendre, voici le compte-rendu de la réunion organisée au Centre Social des Organisations (CSO) autour de l'ouvrage de Didier Tabuteau, Les Contes de Ségur, Les coulisses de la politique de santé (1988-2006), paris, Ed. OPHRYS, 2006.

La directrice du CSO, Christine Musselin nous indique que cet ouvrage est révélateur du lien intense unissant la Chaire santé de Science Po Paris - dirigée par Didier Tabuteau - et ce Centre ainsi que de la question d'actualité complexe.

Didier Tabuteau, Conseiller d'Etat, responsable de la Chaire santé de Science Po, professeur associé et codirecteur de l'Institut Droit et Santé à l'Université Paris Descartes, commence par le fait que plus il est question de la santé et moins on en parle. Pourtant, il s'agit d'un sujet d'attente du public mais peu de publications apparaissent sur la santé et l'assurance maladie. Son discours s'axe autour de trois histoires:
*la première est celle de la naissance de la sécurité sanitaire passant par la transformation du système. En 1988, la santé publique est dépassée (prévention et éducation à la santé) et la matière noble est celle du financement de l'assurance maladie. Le choc vient des affaires du VIH et de l'hormonde de coissance. Le petit nombre a une force considérable dans les affaires sanitaires. L'Etat doit répondre à une obligation de moyen et c'est dans ce cadre que la loi de 1992 est intitulée sécurité sanitaire, celle de 1993 sera axée sur les produits sanguins et en 1998, le sthèmes de l'environnement et de l'alimentation seront prioritaires dans la sécurité sanitaire.
*la deuxième est celle des dépenses de santé. En 1945, 50% étaient consacrées à la famille. Il y avait peu de médecins et le remboursement était de 50% (aujourd'hui, il est à 76% en moyenne) Dès que la médecine a réussi, il y a eu plus de médecinset le développement de l'hôpital. Le choc pétrolier et la maîtreise des dépenses publiques sont simultanés. Le ticket modérateur a été un instrument contre els abus depuis 1945. La maîtrise de la demande a été remise en cause par Alain Juppé. Claude Evin, lui, a joué sur l'offre. Depuis 2004, la maîtrise de la demande est de nouveau en place
*la dernière est celle du droit des personnes par un grand nombre d'acteurs. C'est l'humanisation des hôpitaux qui est en jeu et qui s'est mise en place par le choc du SIDA. La construction juridique a commencé en 1990 avec un brouillon en 1992 dans un communiqué en 1993 lors du dernier Conseil des ministres qui a aboutit ... en 2002 à la loi sur le droit des malades.

Gérard Vincent, délégué général de la Fédération Hospitalière de France (FHF) et président de la Fédération Internationale des hôpitaux, félicite tout d'abord l'auteur pour "le seul livre pour comprendre les enjeux et les risques".
Il remarque que la grande liberté n'est pas contraignant pour les soignants et les acteurs. L'autonomie prévaut et les acteurs sont séparés. Les médecins ont la liberté d'installation, ce qui a bloqué l'augmentation du Numerus Clausus tant qu'ils ne s'installaient pas dans les zones sous-médicalisées. Certains médecins sont sur-payés (il évoque la radiologie) et insiste sur le désengagement des médecins de ville. Sur les dépenses de santé, il explique cela par le vieillissement de la population et les progrès médicaux en insistant sur le fait que la masse salariale représente 70% des dépenses hospitalières. Il note que l'hôpital est l'acteur qui a le mieux maîtrisé l'évolution de son budget. L'intéressement des acteurs est selon lui un échec comme l'int montré les réformes de 1997 et 1998 pour les médecins libéraux. Pour lui, la tarification à l'Activité (T2A) est inflationiste avec un volume clinique en hausse de 6% et hospitalier de 2%. Il critique le mutisme de la HAS.

Henri Bergeron, Chercheur CNRS au CSO, sociologue de la santé, coordinateur scientifique de la Chaire santé de Science Po et membre du Conseil scientifique de la Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) évoque quant à lui à propos de l'ouvrage une synthèse et une conclusion sur la politique de santé. Il pose 3 questions générales: l'une sur l'étonnement des associations de patients, la deuxième sur l'éclairage sur le constat du raisonnement économique et la dernière sur le mouvement parallèle entre santé publique et politique avec une technicisation des décisions.

L'auteur répond qu'il est nécessaire d'identifier les tabous: la réguonalisation et la pertinence des actes. La dépense majeure ets bien celle des salaires. La politique des revenus est aussi un tabou. dans la première partie de son ouvrage, il évoque que les associations ne sont présentes qu'avec l'affaire du SIDA et dans l'assurance maladie, elles ne sont pas présentes. A la question économiste de la santé, il indique que des réponses sont multiples. La part émotive est grande et les chiffres peu nombreux. L'équilibre entre la liberté et la sécurité est tangent dans la santé publique. La santé nécessite une sécurité exceptionnelle et une surveillance constante. La santé envahit de nombreux secteurs (environnement, alimentaire) et des secteurs non-médicaux envahissent le champ de la santé.

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 12:24

Comme annoncée quelques jours avant l'évènement, une conférence a eu lieu au Grand amphithéâtre de l'Ecole de médecine sur la maladie d'Alzheimer et l'élaboration d'une Charte - dévoilée le 20 septembre 2007 à l'Hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP) dès 14h on vous y attend déjà nombreux  dont voici un compte-rendu.

Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace éthique de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et directeur du département de recherche en éthique à l'Université Paris Sud XI a introduit cette soirée exceptionelle. La maladie d'Alzheimer a été déclarée "cause nationale 2007" par Dominique de Villepin alors Premier ministre. Lorsque l'on rearde les initiatives menées depuis janvier, elles sont assez rares. Le groupe de réflexion Ethique et veillesse de l'Espace éthique de l'AP-HP constitué il y a 10 ans a élaboré une Charte dont les grandes lignes sont dévoilées au cours de la séance. la question majeure est celle de la solitude des associations et de la prise de conscience de cette maladie qui est aussi bien politique, éthique et médicale.

Catherine Ollivet, membre du groupe de réflexion et de recherche Ethique et Vieillesse de l'Espace éthique AP/HP, a commencé en insistant sur la mise en place du groupe il y a 10 ans et le temps consacré à l'élaboration de cette Charte. Elle fait ainsi suite aux questionnaires envoyés en novembre 2006 aux professionnels de santé et soignants au sens large pour préparer l'année Alzheimer 2007. Selon elle, la maladie d'Alzheimer est symbolique de la valeur éthique.

Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'INSERM et membre du Comité Consultatif national d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé CCNE (voir aussi son intervention lors de la journée de recherche en éthique), a poursuivi en indiquant qu'il s'agit d'accompagner et de percevoir quelqu'un avec une mémoire effacée, s'identifier à l'altérité. Selon lui, il s'agit de se voir comme un inconnu soi-même et de comprendre cette dimension insupportable. Même si la mémoire fait l'identité, que l'e^tre vivant est fait de mémoire, il ne faut pas exclure les personnes à qui elle fait défaut. Le facteur d'abandon et d'exclusion est aggravant. Concernant la recherche, le facteur biologique du cerveau peut permettre de diagnostiquer et de prédire mais prédire sans savoir guérir, n'est-ce pas nuire? D'autres facteurs - notamment liés à l'environnement (durée d'études supérieures, activité mentale) permettent de retarder l'apparition des premiers symptômes. En laboratoire, des souris avec roue et labyrinthe - les obligeant à un effort physique et de mémorisation - ont vu cette maladie retardée.Le faut qu'il s'agit d'une maldie inéluctable ne doit pas nous amener à une prophétie autoréalisatrice.

Le Pr Robert Moulias, gériatre et membre du groupe de réflexion et de recherche Ethique et Vieillesse de l'Espace éthique AP/HP, nous a fait part de l'inquiétude des familles mais aussi de la négation de la population envers ces personnes par l'utilisation des mots: "vieux" et "cas social". La mort sociale aggrave la maladie. La personne malade doit continuer à être respectée, à avoir accès à des soins compétents. Aucun découragement des personnels ne doit apparaître même s'ils savent le caractère irréversible et inéluctable de cette maladie. il ets nécessaire de conserver une activité physique et sociale et lutter contre les premiers signes d'apparition.

Catherine Ollivet nous indique les prochaines conférences sur ce thème: le 22 juin à l'hôpital Paul Brousse sur la place du bénévolat dans l'accompagnement des malades; le 25 juin aux Hospices Civils de Strasbourg (avec l'Espace éthique de l'AP-HP) sur les malades jeunes d'Alzheimer et le même jour à l'Hôpital Ambroise Paré sur Alzheimer et l'accès aux soins anticancéreux; le 20 septembre à l'HEGP sur la présentation et la promulgation officielle de la Charte Alzheimer; le 15 octobre à l'Hôpital de Bobigny sur la question : Obstination déraisonnable et abandon thérapeutique: quel juste chemin? et enfin le 24 novembre à l'HEGP sur les malades jeunes.
Elle dévoile aussi les traits des articles 1 à 5 de la Charte.

Le Présambule met un point d'honneur à ne pas définir la maladie d'Alzheimer uniquement par la maldie et les pertes engendrées. Le malade doit bénéficier des mêmes droits pour l'accès aux soins compétents et de qualité. Les droits doivent pouvoir être exercés quelque soit le stade d'évolution de la maladie. La place du malade dans la société ets à préserver pour éviter toute exclusion.

Les articles 1 et 2 demandent aux soignants de s'engager envers les personnes pour combattre les discriminations et assurer le bénéfice de leurs compétences.
Les articles 3 à 5 demandent aux soignants de reconnaître et respecter la personne malade à travers le droit à être et ressentir, préférer et refuser; le droit de bénéficier d'espace de liberté et le respect des liens affectifs.
Armelle Debru, membre de ce même groupe, a détaillé les traits des articles 6 à 10 de cette Charte qui visent à favoriser les relations entre la société et la personne malade avec les besoins d'activité, de protection et d'accompagnement jusqu'aux ultimes temps de la vie.

Jean-Claude Ameisen a salué cette Charte en affirmant la possibilité d'appropriation et l'interconnection entre maladie et handicap que soulève cette maladie. Seuls l'éducation et la stimulation permettent de lutter contre le handicap.

Le Pr Christian Hervé, directeur du laboratoire d'éthique médicale et de médecine légale à la faculté de médecine de l'Université Paris V, a conclu la soirée en soulevant le dynamisme et l'aspect vivant de cette Charte. Il a remarqué la vision de la personne malade et handiacpée. Il a terminé en relevant l'aspect de la recherche sur cette maladie et le rôle institutionnel.

A suivi la projection en avant-première du film Papy Mamie réalisé par Michaël Lheureux qui a filmé ses grands-parents, atteints de la maladie d'Alzheimer chez eux. Ce documentaire bouleversant permet de parvenir au plus près des réalités humaines et sociale de la maladie. L'oeuvre cinématographie accomplie contribue à une approche rare et subtiles de situations énigmatiques qui interrogent au-delà du soin. A VOIR ABSOLUMENT

Voir l'évaluation du nombre de malades atteints de la maladie d'Alzheimer.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 05:10

Cet article vous prévient d'une réunion le Jeudi 21 juin 2007 de 8h30 à 10h au Centre Social des Organisations (CSO), 19 rue Amélie, Paris 7 sur le thème: "L'ETAT DE LA SANTE EN FRANCE - Radioscopie d'un système de 1988 à 2006" avec la participation de 

Didier Tabuteau
, Conseiller d'Etat, responsable de la Chaire santé de Science Po, professeur associé et codirecteur de l'Institut Droit et Santé à l'Université Paris Descartes; 
Henri Bergeron, Chercheur CNRS au CSO, sociologue de la santé, coordinateur scientifique de la Chaire santé de Science Po et membre du Conseil scientifique de la Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT); 
Martine Perez, médecin, journaliste au Figaro, auteur de différents ouvrages dont Ce que les femmes doivent savoir: traitement hormonal Substitutif, la fin d'un mythe et 
Gérard Vincent, délégué général de la Fédération Hospitalière de France (FHF) et président de la Fédération Internationale des hôpitaux. 
Christine Musselin, directrice du CSO, directeur de recehrche au CNRS, présidera le débat.

Une radioscopie d'un système de santé, plus que jamais confronté aux déficits de la sécurité sociale et à la résurgence des épidémies, c'est ce que nous propose Didier Tabuteau dans son récent ouvrage.

Comment s'élaborent les politiques de santé? Comment l'Etat s'organise-t-il pour lutter contre les risques qui nous menacent, des médicaments dangereux aux nouveaux virus, du bioterrorisme à l'alcoolisme et au tabagisme? Comment s'est forgée la notion de sécurité sanitaire? Comment se construisent les plans de maîtrise des dépenses de santé? Comment les professionnels de santé et les laboratoires pharmaceutiques défendent-ils leurs positions? Comment l'hôpital s'adapte-t-il aux rigueurs budgétaires et à la transformation de ses métiers?

A travers une visite des coulisses du ministère de la Santé, avenue de Ségur, et des bureaux des agences de sécurité sanitaire, l'auteur parcourt l'histoire des politiques de santé et d'assurance maladie depuis la fin des années 1980: coordination infirmière de 1988, création de l'Agence du médicament, négociation des conventions médicales, mise en place d ela CMU et de la loi Kouchner.

Didier Tabuteau a dirigé à deux reprises le cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la santé (1992-1993 et 2001-2002) et a été directeur adjoint de cabinet des ministres des Affaires Sociales, Claude Evin et Martine Aubry. Il a été le premier directeur de l'Agence du médicament (1993-1997) et a été chargé en 2000 de la préparation de la loi sur le droits des malades.

Inscription:
acceuil@cso.cnrs.fr; Renseignements: Elisabeth Kosellek (elisabeth.kosellek@sciences-po.fr) ou Marie-Annick Mazoyer (ma.maoyer@sciences-po.fr)
Partenariats privé-public, entreprises-réseau, actionnairiat éthique, principe de précaution, conférences citoyennes, développement durable, européanisation: nos modes d'organisation et de gouvernement sont en train d echanger. Le CSO, fort de son expérience et des recherches menées depuis une quarantaine d'années, propose un espace de discussion contradictoire surces transformations. Les Petits-déjeuners du CSO: un rendez-vous pour enrichir les échanges entre chercheurs et praticiens.

Les Contes de Ségur, Les coulisses de la politique de santé (1988-2006) éd Orphys, 2006 : A ACHETER DE TOUTE URGENCE.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 05:07

Très occupé ces derniers temps, le compte-rendu de l'intervention de Bernard Kouchner aux Tribunes de la santé le 6 juin 2007 sur le thème Santé en France, santé dans le Monde apparaît donc ici. En voici un compte-rendu non exhaustif

(L'intervention a eu lieu avant le sommet du G8).
La santé publique (vaccination notamment) reste un parent pauvre de la médecine par rapport à la science dure. Elle est trop politique et donc peu apétissante. La médecine et la politique ne font pas bon ménage.
Médecins Sans Frontières allait où on l'appelait mais personne d'autre n'écoutait les appels. 
La santé restait prisonnière du système financier. 
En 1971, le Prix Nobel de la paix leur était décerné.
En 1992, un décret a obligé les directeurs d'hôpitaux à permettre aux internes partant à l'étranger pour ces missions de revenir avec le même poste et le même salaire; par conséquent, de ne pas être sanctionné.

Evidemment, la santé coûte de plus en plus cher car l'on vit plus vieux qu'en 1945 et il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat. Le budget est particulier car provenant des cotisations sociales. Le monde entier envie notre système de santé.
Certes des inégalités existent et les dérives sont très graves. Sur la CMU, il est inacceptable que certains professionnels refusent des patients.
La différence d'accès aux soins vient de la connaissance ou non des circuits. Il reste toujours possible de cinsulter partout. Nombreuses sont les luttes et revendications.
Le rapport médecin-malade n'était pas suffisant et l'accès direct eu dossier médical par la loi 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du systèe de santé dite loi Kouchner fut une révolution.

Le changement dans la politique de la santé a été l'apparition du SIDA et le sang contaminé comme grande crise de santé publique. Le regard est devenu différent à l'égard des malades. Avant, on faisait ce que l'on pouvait. Un changement dans le dialogue médical s'est installé notamment avec la présence de militants. Le budget de la recherche a été augmenté avec la création de l'Agence Nationale de Recherche sur le SIDA (ANRS)
MSF et Médecins du Monde sont allés contre une discirimination des malades noirs et pauvres.

La mondialisation a fait prendre compte la santé publique à travers le SRAS et le virus H5N1 (grippe aviaire). Les maladies sont plus contagieuses et le risque concerne les populations marginalisées, souvent pauvres. L'inégalité est inacceptable et inacceptée: les partages de brevet et le cycle de l'OMC tendent à les réduire.

Certes cela peut apparaître réducteur et moralisateur et l'intervenant le souligne, protéger les pauvres, c'est se protéger. La santé et la sécurité sont liés. Tout doit être analysé: pour construire un hôpital, il faut construire des routes. Depuis 1990, la santé publique a un caractère international.

La santé et le libre échange s'illustrent par les enjeux commerciaux via l'INPI et la recherche de marché pour un retour sur investissement. La France a reconnu les french doctor comme de la charité. Bill Gates, par sa fondation Bill et Melinda Gates, donne à la recherche un budget égal à 2 fois celui de l'OMS mais ce montant ne sera peut-être pas toujours celui-là.

Un enjeu majeur dans le domaine de la santé est diplomatique - d'où sa fonction ministérielle actuelle. La France est le 2ème fournisseur de fonds global pour le VIH grâce au réseau ESTHER et au fonds UNITAID, qui constitue un financement innovant en taxant les billets d'avion.

La santé publique est le bien public mondial. la santé n'est pas une marchandise comme les autres (on parle de patients, pas de clients) La France consacre 6% dans la coopération de son budget (0.40% du revenu brut) : 9 milliards d'euros (le Royaume-Uni en consacré 30%)
Les Objectifs du Millénaire pour la Santé sont notamment la lutte contre le VIH, l'intervention croissante envers les femmes pour lutter contre la mortalité lors des accouchements et favoriser l'environnement sain (eau potable notamment)

Pour renforcer le système de santé, il faut investir dans la recherche et développement. En Afrique, 1 médecin est présent pour 100 000 habitants; en France, 500 habitants pour 1 médecin. Il faut que les pays pauvres conservent leurs médecins chez eux.

L'accès à des médicaments de moindre coût est aussi un enjeu majeur actuel. Le contrôle de la qualité doit rester primordial. Il faut désormais tout partager différement. Il est nécessaire de développer des systèmes d'assurance maladie sous contrôle des Etats avec un partenariat public-privé avec l'aide du microcrédit.
Lors de la Conférence d'Abidjan en 1997, il nous évoque le fait qu'en compagnie du Pr Gentilini et du Président de la République Jacques Chirac, la santé publique fut intégrée au débat politique avec le but de lutter contre la transmission du VIH entre la mère et l'enfant. La prise en charge des malades a été prise en considération par la communauté internationale.

Il est favorable à la mondialisation du soin via des aides bi et multilatérales MAIS coordonnées

Sur l'aspect de l'accès aux soins, au personnel soignants et à la technique, il propose un renforcement de la recherche et développement et de l'assurance maladie.
Il propose, en Afrique, un traitement gratuit uniquement pour les personnes atteintes du VIH et un égal accès par la suite proportionné au revenu. Le début, selon lui, doit se faire au niveau des communautés, par les femmes. Les bénéficiaires ne seront au départ que les femmes et les enfants jusqu'à 5 ans.

Il évoque enfin le système des licences obligatoires notamment en Thaïlande.

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