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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 16:03

Le réseau INSERM de recherche en éthique organise une réflexion à propos des arrêts de la Cour de Cassation du 6 février 2008 relatifs à l'inscription sur l'état civil des enfants nés sans vie.

Aussi, Mardi 11 mars de 18h30 à 21h, dans l'amphithéâtre WEISS du centre Universitaire des Saints Pères situé au 45 rue des Saints-Pères, au 1er étage, nous vous invitons à assister à un débat sur ce thème.

Les 3 arrêts de la cour de Cassation rendus le 6 février suscitent une controverse d’autant plus forte en cette période initiale de révision de la loi relative à la bioéthique. Il convenait donc de réunir les différentes compétences susceptibles d’éclairer un domaine sensible et complexe. On ne saurait restreindre le champ de réflexion à ses aspects juridiques, scientifiques, voire idéologiques.

Depuis deux ans le Réseau de recherche en éthique de l’INSERM [Comité d’éthique de l’INSERM, Département de recherche en éthique, Université Paris-Sud 11, Espace éthique/AP-HP, Laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale, Université Paris Descartes] a su intervenir pour créer les conditions d’un autre débat dans des circonstances qui le justifiaient, contribuant ainsi aux dialogues nécessaires

 

Avec la participation de :

Jean Claude Ameisen Président du Comité d’éthique de l’INSERM, membre du Comité consultatif national d’éthique

Maryse Dumoulin Médecin praticien en pathologie maternelle et foetale, CHRU de Lille, maître de conférence en éthique et santé publique, Université Lille 2, Faculté de médecine

Marc Dupont Directeur adjoint aux Affaires juridiques, Direction générale/AP-HP

René Frydman Chef de service de gynécologie-obstétrique, CHU Antoine Béclère/AP-HP

Christian Hervé Directeur du Laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale, Université Paris Descartes

Emmanuel Hirsch Directeur du département de recherche en éthique, université Paris-Sud 11, et de l’Espace éthique/AP-HP

Claude Huriet Sénateur honoraire, président de l’Institut Curie

Grégoire Moutel Praticien hospitalier, Hôpital Corentin Celton/AP-HP, Laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale, Université Paris Descartes

Israël Nisand Chef de service de gynécologie-obstétrique, CHU de Strasbourg

Andréa Nowak Mann Association Petite Émilie

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 22:00

Occasion unique de rassembler l’ensemble du réseau des Collectifs Interassociatifs Sur la Santé (CISS), ces journées s’articuleront autour du thème de la qualité, particulièrement cher au CISS.
Trois tables-rondes, animées par des experts de la santé et de nombreux témoins du CISS, permettront d’aborder les thèmes que nous suivons au quotidien : la qualité des soins au niveau individuel, l’organisation et le financement de la santé. Des temps importants réservés aux échanges avec la salle suivront les interventions.
Des moments de détente sont également prévus… La convivialité étant aussi, nous le savons tou(te)s, un élément clé de notre travail collectif.


Jeudi 28 février

·         13H30 : Ouverture par Christian Saout, président du CISS

    Intervention de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des   Sports

 

·         14H15 : table-ronde 1 « Un parcours de soins de qualité ? », animée par Françoise Antonini (Déléguée générale d’Alliance Maladies Rares)

Grand-expert : Brigitte Sandrin-Berthon (présidente du Comité Régional d’Éducation pour la Santé Languedoc-Roussillon). 

·         16H00 : table-ronde 2 « Qualité et organisation des soins ; quelles missions pour les ARS ? Quel avenir pour les réseaux ? », animée par Claude Rambaud (présidente de l’association LE LIEN)

Grand-expert : Etienne Caniard, membre du Collège de la Haute Autorité de Santé.

 

·         20h00 : dÎner et soirÉe conviviale

 

Vendredi 29 février

·         09H30 : table-ronde 3 « Le financement et la qualité », animée par Danièle Desclerc-Dulac (présidente du CISS région Centre et de SOS Hépatites)

·         12h30 : Clôture par le Président du CISS, Christian SAOUT et par Annie PODEUR, Directrice de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) 

  

Inscriptions auprès de Rudy Bogaczyk (nombre de places limité), en renvoyant le bulletin ci-dessous par mail (secretariat@leciss.org), par fax : 01 47 34 93 27, ou par courrier au 5, rue  du Général Bertrand 75007 PARISProgramme prévisionnel
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 23:16

Le Pr. Christian Hervé nous fait part de son grand souvenir de la conférence inaugurale de l’an passé faite par Mme Simone Veil

 

Le Pr. Jean-François Mattéi nous indique sa joie et son plaisir d’être parmi nous. Il salue le travail de fond du Pr. Christian Hervé dans l’éthique biomédicale qui est, depuis 25 ans, pionnier à bien des égards. Dans la recherche biologique & médicale, le questionnement est peu nombreux. Il nous pose la question du possible et du souhaitable et nous indique une parution du Lancet sur le clonage jugé indigne tout en écrivant que l’homme n’a jamais renoncé. Il soulève la question d’amont : pourquoi chercher ? dans quelle direction ? Faut-il s’en interdire ? Quelles règles ? Dans quelles conditions ?

Qu’en est-il de la précaution, de la prudence ? Les chercheurs découvrent beaucoup par hasard. La pédiatrie et la génétique médicale sont deux spécialités au cœur du débat. Le médecin doit soigner par tous moyens. S’engager sur des pistes, est-ce négliger l’humanité ? Telle est une question permanente qui mérite d’être posée.

 

Le Pr. Arnold Munnich, invité de la séance inaugurale, nous révèle son appréhension à une inauguration. Il critique tout d’abord la vision philosophique et la grotesque envolée lyrique de certains chercheurs. La médecine est un métier sacré et le métier de chercheur une drogue sacrée selon lui. La médecine est devenue génétique. Il cite en cela Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est accroître les malheurs du monde ». Il nous indique qu’il peut ainsi apparaître une incompréhension et un malentendu. Pour lui, il reste difficile de se faire comprendre et de communiquer des informations justes. La demande d’accès au dossier médical est selon lui révélatrice de la difficulté de communiquer et constitue un aveu d’échec de la relation médecin malade. Il existe donc une confusion générale dans  l’opinion entre la capacité à produire des données expérimentales et l’incapacité à les assimiler et à en tirer des conclusions claires : c’est toute la distinction apparaissant entre l’observation et l’interprétation.

Les découvertes ne se commandent pas ni ne s’achètent. Certains dénaturent par réductionisme, cupidité ou idéologie. On arrive donc à un malentendu, à des procès d’intention et à des dérapages médiatiques. Les promesses font l’affaire d etous sauf des patients. Celles non tenues sont assimilées à une double peine : ils restent malade et ont l’impression d’avoir été bleuffé. Le chercheur attend, le média est pressé et les investisseurs veulent une rapidité de valorisation.

Il insiste sur le beau jeu de condamner : il faut publier, se faire connaître et financer. Il estime qu’il faut le temps de parler vrai. La médecine devient de plus en plus technologique (il ne faut plus que quelques minutes pour extraire de l’ADN) mais il est nécessaire de prendre du temps pour obtenir un consentement et savoir donner l’information. Les chercheurs ont selon lui un devoir de rendre compte de leurs résultats.

 

La définition de la notion du vivant comprend tant celle de l’embryon que celle de la fin de vie – indissociable de la première. L’opinion se tourne vers la science et le droit. Il cite l’article 16 du code civil qui impose le respect du corps humain dès le commencement de la vie et interdit donc toute recherche sur l’embryon. Il s’interroge donc sur la cadre dérogatoire pour faire le moins mal possible sans dramatiser. Le DPI et l’ICSI, par l’absence d’étude sur l’embryon, ne permettent pas l’évaluation de la technique, ce qui aboutit à l’utilisation d’une technique non vérifiée et donc une logique absurde.

 

Au nombre des malentendus, il cite Henri Atlan qui  écrit « la science bonne ou mauvaise ». « la vie est la somme des fonctions qui s’oppose à la mort » Il cite également Jean-Claude Ameisen pour qui « la mort fait partie de la vie ». Pour lui, refuser de comprendre cela, c’est se considérer comme immortel et tyranniser l’embryon. Il utilise la formule de « Petit Prométhée nuisible » pour ceux qui rêvent d’assujettir un rêve d’humanité. Pour arriver à leur fin, il est opéré une distinction entre l’embryon et l’humain qui ne le deviendrait qu’à l’implantation alors qu’il n’existe pas de discontinuité ; la naissance n’est qu’une péripétie de la vie. Une nouvelle conception est apparue avec un changement de dogme. Il était impensable qu’un agent infectieux soit dénué d’ADN, de créer du vivant avec du vivant. Il apparaît donc plus de science et moins d’humanité.

 

Une expérience riche et instructive est celle sur le DPI qui n’a jamais voulu aboutir à un projet eugénique. Les couples sont simples et authentiques : c’est l’effet de l’amour qui les anime. Certes, du bien au mal, il n’y a qu’un pas. Il faut sans cesse faire le bon usage de la nouveauté. Cela passe par des réunions collégiales pour prendre en considération la détresse des couples ayant fait face à 3 ou 4 décès. Il propose des stages et des visites sur le terrain pour tous ceux qui restent sceptique à sa vision. Le dogmatisme habite son esprit dans cette démarche. Même les esprits les plus libres n’échappent pas à ce travers et il faut faire coller la réalité à ses principes. Il n’oublie pas de nous signaler que la science joue avec les chercheurs et en cela, ils doivent remettre en cause leurs pratiques. Il doit être envisagé le métier de chercheur. La croyance religieuse dans la thérapie génique ne doit pas être généralisée pour demain. Elle a certes fait recette mais peu d’essais ont eu lieu : il faut d’abord comprendre le gène et les espoirs sont nombreux dans la recherche. Il ouvre ici une parenthèse sur le principe que les bons chercheurs sont pauvres et refusent de parler aux industriels et indique que la France compte plus de chercheurs par actif mais seuls 20% d’entre eux publient. La recherche française est classée dans les dernières, juste avant la Slovaquie et le Portugal.

 

Le même scénario a été réalisé pour les cellules souches. La sacralisation a battu son plein avec également une bulle économique. Envisager l’usage des cellules souches à des fins thérapeutiques alors que l’on ignore tout de leur fonctionnement et de leur différenciation.

Il termine par un malentendu qui provient de la possibilité par la société « 23 et moi » pour 1 000 $ d’obtenir une carte génétique individualisée et une médecine personnalisée pour la prédisposition aux maladies communes. Cependant, le risque d’erreur est énorme. Il n’y a pas d’examen médical et pour lui, il s’agit plus d’un caprice narcissique – comme le voyage dans l’espace pour d’autres. Il nous incite à réfléchir et se souvenir du sang contaminé, de la maladie de la vache folle. Il conclut sur le fait que par le travail, nous conduisons inéluctablement l’humanité à sa perte qui constitue un mode d’accès à la peur

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 01:33

Hier à 15h30 avait lieu à la salle Tapis Rouge la première journée de restitution des Etats Généraux de l'Offre de Soins (EGOS) menés avec les missions du sénateur Gérard Larcher sur les missions de l'hôpital, celle du député André Flajolet sur les disparités terriritoriales des politique de prévention sanitaire et celle du préfet honoraire Philippe Ritter sur les Agences Régionales de Santé (ARS),  les réunions à Rennes le 25 janvier et à Chalons-en-Champagne le 1er février.

Les EGOS ont aussi lieu après la discussion et l'adoption de la loi de financement et de l'accord d'ctobre 2007 suite à la mobilisation des internes.


Les états généraux de l’organisation de la santé sont l’occasion pour les patients, les élus et les professionnels de santé d'entendre une pluralité de points de vue, de confronter leurs avis, de partager un diagnostic et de proposer des mesures susceptibles d’améliorer l’accès des patients à des soins de proximité de qualité.


L’atteinte de cet objectif implique la définition du premier recours et de ses acteurs, l'évolution des formations professionnelles initiales, la rénovation de son organisation et des conditions de travail des professionnels, l’organisation de cette offre de soins de premier recours sur le territoire


Annie Podeur, Directrice de l'Hopsitalisation et de l'Offre des Soins (DHOS) et le Pr Yvon Berland, président de l'observatoire national de la démographie des professions de santé
 ont presenté leur travail du groupe permanent de concertation dont le but est un égal accès aux soins pour tous et une meilleure organisation de l'offre de soins de premiers recours


3 tables rondes avaient lieu : la première sur le thème
Adapter le dispositif de formation, axé sur la formation et la reconnsaissance d'une spécialité de médecin généraliste de premier recours (MGPR), l'accompagnement des P1 sans les régions sous-médicalisées et la transformation des ECN en Epreuves Classantes Interrégionales; la deuxième, présidée par Christian Saout, Président du CISS sur Accompagner l’installation des médecins généralistes de premier recours et veiller à maintenir une offre équilibrée sur tout le territoire par l'incitation et la reconnaissance des médecins qui s'installent des certains lieux et la dernière, présidée par le Dr Michel Legmann, Président du conseil de l'Ordre des médecins de Paris, sur l’amélioration des conditions d’exercice du métier et des missions à travers le regroupement et la rémunération

Voici le discours prononcé par Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports

 

Pour remédier aux déserts médicaux, interrogée, la ministre avait répondu qu'il est nécessaire de garder la liberté d'installation, tout en tenant compte des aspirations des jeunes médecins, différentes de celles de leurs aînés. L'exercice de la médecine en solitaire est fini. La soif des nouveaux médecins est au contraire d'exercer en groupe, avec d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, les kinésithérapeutes, les orthophonistes. C'est pourquoi nous aiderons financièrement, dès 2008, la création de 100 maisons de santé pluridisciplinaires à hauteur de 50000 euros maximum par projet présenté par les professionnels ou des collectivités locales. 
Sur les ARS, elle avait annoncé qu'il faut un pilotage territorial, au niveau régional, pour coordonner les missions de l'hôpital, de la médecine de ville et du médico-social. Les ARS devront organiser la santé sur un territoire, dans une perspective de plus grande efficience des soins. Elles seront aussi chargées de mettre en place des politiques de santé publique adaptées à chaque territoire. Les crédits consacrés à la santé publique seront sanctuarisés. 

Sur la mission de Gérard larcher, elle s'état exprimée en faveur de la modernisation des règles de gestion et de gouvernance de l'hôpital public pour que l'hôpital soit doté d'un vrai patron. Il faut également réfléchir à une meilleure répartition des rôles entre les établissements qui sont dans un même bassin de vie, par exemple, en créant des établissements de territoire, en partenariat avec les cliniques privées. Il n'est pas question de fermer des hôpitaux, mais il est indispensable d'améliorer le maillage territorial entre les hôpitaux de pointe, les hôpitaux de proximité et les établissements de soins de suite, pour offrir aux patients la meilleure sécurité et la meilleure qualité des soins possibles

Les travaux des EGOS serviront à préparer un cadre de réflexion pour les négociations conventionnelles conduites par l’UNCAM et traduire les propositions concrètes issues des états généraux dans le projet de loi sur la modernisation de l’accès aux soins déposé à l’été 2008.


Une seconde restitution aura lieu fin mars.


Des réactions ont eu lieu immédiatement:

Une cinquantaine de membres de Sud Solidaires ont manifesté à l'ouverture des EGOS pour protester contre le "silence sur les fermetures d'hôpitaux et l'avenir du statut des personnels hospitaliers", et le fait que l'on "ne parle que des médecins".

Quelque 200 personnes ont ensuite manifesté au même endroit dans l'après-midi à l'appel du Collectif national contre les franchises médicales, constitué d'environ 70 associations, partis de gauche et syndicats.

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 21:31

L'institut Droit et Santé lance les Entretiens de la santé

Le premier entretien a pour thème Justice pénale et santé le 19 février 2008 

Invitée: la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy
, Vice-présidente du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, coordinatrice du pôle santé publique du TGI de Paris. 

de 18h à 20h en salle du conseil, Université Paris Descartes
12 rue de l'Ecole de médecine 75006 Paris

Entrée libre mais Inscription obligatoire sur :
http://www.institutdroitsante.com/inscripcolloque1.html 

Voir l'intervention de cette juge à la commission bioéthique et droit de la santé 
du barreau de Paris le 24 juin 2005
.

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 03:50
Association SOLEM
- SOLidarité Etudiants en Médecine -
- Faculté de médecine Paris Descartes -
 
 
CONFERENCE
SUR LE DON D'ORGANES
 
La transplantation d'organes est le seul espoir de vie pour de nombreux malades atteints d'insuffisance rénale, cardiaque, pulmonaire ou hépatique. Aujourd'hui en France, de nombreux malades meurent faute de ne pouvoir recevoir une greffe à temps.
Dans ce contexte, nous souhaitons que chacun puisse de son vivant se poser la question du Don d'Organes, prendre position pour ou contre et en parler avec sa famille et ses proches.
 
L'Association SOLEM organise donc une conférence animée par le Docteur Grégoire Moutel, responsable du Laboratoire d'éthique médicale.
Cette conférence a pour but de traiter des enjeux du don d'organes, de ses limites et de ses risques. Elle s'achevera sur une séance de questions-réponses suivie d'un pot.

Celle ci se déroulera

 le lundi 28 janvier,

 à partir de 17h15,
 
aux Cordeliers,
15 rue de l'école de médecine
- PARIS 6ème -
Métro Odéon (lignes 4 et 10)
 
 
L'entrée sera gratuite.
 
Bien au-delà des étudiants en médecine, cette conférence est ouverte à toute personne désireuse de découvrir la problématique du don, réfléchir sur ce qu'elle implique ou tout simplement savoir comment, en France, on peut donner.
 
VENEZ NOMBREUX !!
 
Merci,
Le Bureau de SOLEM
 
"Nous devons prendre conscience que nous sommes les seules sources d'organes et que notre corps est une richesse fabuleuse. Ne pas en faire profiter les autres est comparable à se faire enterrer avec tous ses trésors..." "Tout ce qui n'est pas donné est perdu..." Professeur Christian Cabrol
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 23:52

Comme indiqué dans un article précédent, pour cette deuxième année, le cycle de conférence de la Chaire santé de Science Po s’ouvrait ce 16 janvier 2008 par le thème des Crises et santé par Didier Tabuteau, Directeur de la Chaire santé de l’IEP Paris et Professeur associé à l’Université Paris Descartes. Il nous indique aussi que 4 séminaires de 6 à 8 séances sur un thème précis auront lieu pendant cette année 2008.

Police et santé, il s'agit d'une question transversale

La crise est naturelle et inhérente aux questions tant de la catastrophe, de l'urgence et du déficit de la sécurité sociale. Les crises s’expriment de plusieurs manières : crise de santé publique, crise sociale, crise de l’hôpital et de la médecine générale ; crise économique, crise de société, crise du vieillissement, crise et perte de confiance, génétique

 

Panorama général : la crise n’est pas une notion évidente

Qu’est-ce que la crise ? une décision, la phase aigue d’une maladie. Dans le Littré, elle est d’abord médicale, industrielle, financière, monétaire et enfin ministérielle. La réforme est la transformation politique, administrative d’un système pour l’améliorer et obtenir de meilleurs résultats. Elle est aussi le retour au devoir et à la piété

Le système a évolué ; les réformes et les crises se sont concentrés plus que dans les autres secteurs tout en étant plus contrastée. 12 réformes sont intervenues depuis 1900 (en 1945, celle de la sécurité sociale, en 1971 sur la médecine de ville) et 25 à 30 depuis 1980 (6 sur l’hôpital, 6 sur la sécurité sanitaire, 4 sur la bioéthique et le droits des malades)

La crise devient un objet politique. Avant, il était mise sous le coup de la fatalité

Du colloque singulier, on est passé en 1980 à un problème financier qui entre dans l’Agora. La question de la causalité qui entre dans le champ politique devient mis en cause. Il cite pour exemple 1976 où la légionnellose a pris une tournure politique à travers des mesures de surveillance

Le but est de réduire les impacts des catastrophes et les vivre en direct. Il cite en cela les grippes de Hong Kong (H3N2) où 1 million de personnes dans le monde (dont 40 000 en France) trouvèrent la mort et peu d’articles – sauf dans la presse médicale – relatent cela contrairement à la crise de la grippe aviaire (H5N1) où la population suit chaque jour l’évolution. Une transformation est donc profonde : la crise est récurrente et non plus épisodique.

 

Les effets sur le système de la santé

 

Des crises ont provoqué les réformes

*assurance maladie & déficit : système économique instable par nature. En 1985-1986,  les premiers déficits étaient de 760 millions de Francs et le plan Seguin qui a permis 11 milliards d’économie dont 6 en effet psychologique et 5 sur le plan comptable. 12 à 18 mois de conflit ont suivi ce déficit et ce plan et ont eu un impact sur l’élection présidentielle de 1988.

*infection nosocomiale avec la création des CLIN en 1988 et les affaires de la Clinique du sport et de la bactérie Xénopi. La loi de 1998 a instauré les déclarations d’accidents médicaux, les informations des patients dès 2001, la loi de 2004 a instauré l’ONIAM, la loi de santé publique de 2004 a placé ces infections comme objectif. L’HAS et l’indice ICALIN sont aussi des outils innovants et importants dans cette lutte.

*le retrait des Vioxx a permis la mise en place de la liste des participants à des études de recherche clinique

*la canicule de 2003 a fait prendre conscience et développé la question du vieillissement et de la dépendance. Dès 2003, la journée de solidarité a mis un point d’orgue sur cette question. La loi du 11 février 2005 sur le handicap a pris cette question en compte.

 

Il a développé cette première séance inaugurale sous 4 grandes crises  avec une transformation profonde « crise-rupture » Il cite Lucien Abenaïm devant la commission d’enquête sur la canicule : « le seuil d’alerte n’était pas le bon, le modèle était endémique et non épidémique et il pensait avoir le temps:. Le modèle n’était donc pas le bon »

*le premier point développé est celui relatif au sang contaminé en 1981 qui a vu la naissance d’une agence et d’un nouveau modèle de politique de santé. Le mouvement des droits des malades a vu le jour à ce moment. La transformation est lourde de conséquences

*la deuxième crise fut celle de la vache folle (nv MCJ & ESB) et l’importance de l’Europe. L’Europe ne s’occupait pas de la santé avant 1996 En 1999, la commission européenne fut contrainte à la démission. La santé dans la consommation a vu le jour dès 1999. La perception de la consommation a changé via le  régime alimentaire et la nutrition qui ont un effet sur la santé

*la troisième crise est celle du SRAS et de l’implication de l’OMS. Le 15 mars 2003, l’OMS a émis une alerte mondiale. Avant 2003, l’OMS ne s’intéressait qu’aux problèmes des pays du Sud. Les alertes sanitaires ont un impact sur l’économie des pays et zones concernées. L’impact de l’information régule les échanges notamment des patients dans les territoires. La grippe aviaire, la menace bioterroriste et le RSI rénové en 2005 ont contribué à la modification de la vision des épidémies.

*la dernière crise évoquée au cours de cette conférence inaugurale fut celle des Ordonnances Juppé. Même si des plans de maîtrise ont lieu tous les 18 mois. Des manifestations et des refus ont fait aboutir à une remise en cause de l’organisation de la sécurité sociale depuis 1945. Le système n’est plus tabou, l’effet cliquet est apparu. La CSG en 1990 et la loi hospitalière de 1991 ont permis un nouveau pilotage du système hospitalier

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 22:47

Comme indiqué dans un article précédent, pour cette deuxième année, le cycle de conférence de la Chaire santé de Science Po s’ouvrait ce 16 janvier 2008 par le thème des Crises et santé par Didier Tabuteau, Directeur de la Chaire santé de l’IEP Paris et Professeur associé à l’Université Paris Descartes. Il nous indique aussi que 4 séminaires de 6 à 8 séances sur un thème précis auront lieu pendant cette année 2008.

Polices et santé. Question transversale

Crise est naturelle et inhérente aux questions : catastrophe, urgence, déficit de la sécurité sociale

Les crises s’expriment de plusieurs manières : crise de santé publique, crise sociale, crise de l’hôpital et de la médecine générale ; crise économique, crise de société, crise du vieillissement, crise et perte de confiance, génétique

 

Panorama général : la crise n’est pas une notion évidente

Qu’est-ce que la crise ? une décision, la phase aigue d’une maladie. Dans le Littré, elle est d’abord médicale, industrielle, financière, monétaire et enfin ministérielle. La réforme est la transformation politique, administrative d’un système pour l’améliorer et obtenir de meilleurs résultats. Elle est aussi le retour au devoir et à la piété

Le système a évolué ; les réformes et les crises se sont concentrés plus que dans les autres secteurs tout en étant plus contrastée. 12 réformes sont intervenues depuis 1900 (en 1945, celle de la sécurité sociale, en 1971 sur la médecine de ville) et 25 à 30 depuis 1980 (6 sur l’hôpital, 6 sur la sécurité sanitaire, 4 sur la bioéthique et le droits des malades)

La crise devient un objet politique. Avant, il était mise sous le coup de la fatalité

Du colloque singulier, on est passé en 1980 à un problème financier qui entre dans l’Agora. La question de la causalité qui entre dans le champ politique devient mis en cause. Il cite pour exemple 1976 où la légionnellose a pris une tournure politique à travers des mesures de surveillance

Le but est de réduire les impacts des catastrophes et les vivre en direct. Il cite en cela les grippes de Hong Kong (H3N2) où 1 million de personnes dans le monde (dont 40 000 en France) trouvèrent la mort et peu d’articles – sauf dans la presse médicale – relatent cela contrairement à la crise de la grippe aviaire (H5N1) où la population suit chaque jour l’évolution. Une transformation est donc profonde : la crise est récurrente et non plus épisodique.

 

Les effets sur le système de la santé

 

Des crises ont provoqué les réformes

*assurance maladie & déficit : système économique instable par nature. En 1985-1986,  les premiers déficits étaient de 760 millions de Francs et le plan Seguin qui a permis 11 milliards d’économie dont 6 en effet psychologique et 5 sur le plan comptable. 12 à 18 mois de conflit ont suivi ce déficit et ce plan et ont eu un impact sur l’élection présidentielle de 1988.

*infection nosocomiale avec la création des CLIN en 1988 et les affaires de la Clinique du sport et de la bactérie Xénopi. La loi de 1998 a instauré les déclarations d’accidents médicaux, les informations des patients dès 2001, la loi de 2004 a instauré l’ONIAM, la loi de santé publique de 2004 a placé ces infections comme objectif. L’HAS et l’indice ICALIN sont aussi des outils innovants et importants dans cette lutte.

*le retrait des Vioxx a permis la mise en place de la liste des participants à des études de recherche clinique

*la canicule de 2003 a fait prendre conscience et développé la question du vieillissement et de la dépendance. Dès 2003, la journée de solidarité a mis un point d’orgue sur cette question. La loi du 11 février 2005 sur le handicap a pris cette question en compte.

 

Il a développé cette première séance inaugurale sous 4 grandes crises  avec une transformation profonde « crise-rupture » Il cite Lucien Abenaïm devant la commission d’enquête sur la canicule : « le seuil d’alerte n’était pas le bon, le modèle était endémique et non épidémique et il pensait avoir le temps:. Le modèle n’était donc pas le bon »

*le premier point développé est celui relatif au sang contaminé en 1981 qui a vu la naissance d’une agence et d’un nouveau modèle de politique de santé. Le mouvement des droits des malades a vu le jour à ce moment. La transformation est lourde de conséquences

*la deuxième crise fut celle de la vache folle (nv MCJ & ESB) et l’importance de l’Europe. L’Europe ne s’occupait pas de la santé avant 1996 En 1999, la commission européenne fut contrainte à la démission. La santé dans la consommation a vu le jour dès 1999. La perception de la consommation a changé via le  régime alimentaire et la nutrition qui ont un effet sur la santé

*la troisième crise est celle du SRAS et de l’implication de l’OMS. Le 15 mars 2003, l’OMS a émis une alerte mondiale. Avant 2003, l’OMS ne s’intéressait qu’aux problèmes des pays du Sud. Les alertes sanitaires ont un impact sur l’économie des pays et zones concernées. L’impact de l’information régule les échanges notamment des patients dans les territoires. La grippe aviaire, la menace bioterroriste et le RSI rénové en 2005 ont contribué à la modification de la vision des épidémies.

*la dernière crise évoquée au cours de cette conférence inaugurale fut celle des Ordonnances Juppé. Même si des plans de maîtrise ont lieu tous les 18 mois. Des manifestations et des refus ont fait aboutir à une remise en cause de l’organisation de la sécurité sociale depuis 1945. Le système n’est plus tabou, l’effet cliquet est apparu. La CSG en 1990 et la loi hospitalière de 1991 ont permis un nouveau pilotage du système hospitalier
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publié par Olivier SIGMAN - dans --> Colloque
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