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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 20:04

La cour d'assises du Val-de-Marne a condamné aujourd'hui à un an de prison avec sursis un octogénaire qui avait tué en 2003, parce qu'il ne pouvait plus faire face à la situation, sa femme atteinte de la maladie d'Alzheimer.
Au terme d'un délibéré de plus de trois heures, la cour a reconnu coupable le vieil homme âgé de 86 ans.
Celui-ci n'a pas réagi à l'énoncé du verdict. Comme tout au long des deux jours du procès, il s'était levé péniblement, s'appuyant sur sa canne, à l'entrée de la cour.

Le verdict est conforme aux réquisitions de l'avocat général, Jean-Paul Content, qui avait demandé une "peine symbolique" d'un an entièrement assortie du sursis, parce que la place de cet homme n'est "pas en prison".
La maladie d'Alzheimer est "une terrible maladie" qui, chez les proches, entraîne "un sentiment d'impuissance" devant "une dégradation irréversible", avait dit M. Content. L'accusé "ne pouvait plus faire face seul à la situation". Voir la Charte Alzheimer dévoilée pendant la dernière réunion de l'Espace Ethique de l'AP-HP sur la maladie d'Alzheimer et le plan dévoilé par le Chef de l'Etat pour la prise en charge des malades d'Alzheimer.

La défense, qui a plaidé l'acquittement, avait salué un "réquisitoire d'une rare humanité" dans ce dossier "extrêmement singulier" où, fait aussi très rare, nul ne s'est porté partie civile. C'est une affaire "qui trouble, qui dérange, mais qui nous concerne tous", a dit Me Norbert Goutmann.
Comme l'avocat général, Me Goutmann a évoqué le "sentiment d'abandon, l'impuissance" de son client face à la maladie d'Alzheimer dont souffrait sa femme, âgée de 76 ans. "Il est seul, il a 86 ans et c'est à lui d'assumer", a-t-il résumé.

Le 9 janvier 2003, l'octogénaire avait étranglé sa femme à leur domicile du Plessis-Trévise (Val-de-Marne), dans un moment de rage, d'exaspération, mais peut-être aussi "pour la soulager", a avancé la défense. La vieille dame était revenue de l'hôpital trois jours plus tôt, après une hospitalisation de deux semaines.
Son époux, qui sortait lui-même d'un séjour à l'hôpital, son fils, des voisins, avaient tous demandé que la malade reste hospitalisée le temps qu'une place soit trouvée dans un établissement adapté. En vain.
Entendue dans la matinée, la généraliste qui suivait le couple - le seul médecin à être cité hormis les experts - avait expliqué qu'elle aussi avait sollicité le maintien de sa patiente à l'hôpital. Le médecin "m'avait dit qu'il ferait le nécessaire et, deux jours après, elle était sortie".
Or l'accusé était "au bout du rouleau" selon ses proches, "exténué, dépressif", a renchéri son avocat. Il ne reconnaissait plus son épouse aimée, qui était devenue une autre, une étrangère, a relevé l'accusation.

Hier, le vieil homme, ancien charcutier, avait expliqué de sa voix un peu faible, mais avec une parole toujours très claire, qu'il devait faire la toilette de son épouse, changer ses draps. "Elle oubliait des choses, ne savait plus la date, l'heure. Elle m'insultait, me disait que j'avais des maîtresses...", avait-il raconté.

"Déchéance, naufrage, outrage. Une dépendance totale, c'est ça la réalité quotidienne" de cette maladie, a dit son avocat.
Face à cet "abandon par la médecine", que Me Goutmann n'entend pourtant pas mettre en cause, l'octogénaire a commis "peut-être un acte de délivrance, d'amour". L'a-t-il tuée pour son confort parce qu'il était épuisé, ou pour la soulager elle, s'est interrogé l'avocat.
"Moi je crois (qu'il s'agit) probablement d'une addition des deux", a-t-il répondu, en plaidant l'acquittement au motif que l'élément moral de ce dossier, c'est "la contrainte, la compassion, la maladie".

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 02:13

Les présidents départementaux des huit Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) de la région Midi-Pyrénées ont annoncé hier à Toulouse leur intention de dénoncer dans une lettre ouverte aux hommes politiques "les méfaits de la nouvelle franchise médicale".

"Cette franchise médicale sur les transports, les médicaments et les soins constitue un nouveau dévoiement aux principes de la solidarité des Français face à la maladie", a déclaré Bernard Giusti, président de la CPAM de Haute Garonne.
"Au cours d'une réunion, nous avons décidé à l'unanimité de tirer cette sonnette d'alarme afin de dénoncer la mise en place de ces nouvelles franchises qui trahissent purement et simplement l'esprit de la solidarité nationale face à la maladie mise en place en 1945", a t-il précisé en ajoutant "Plusieurs études montrent, en plus, que ces franchises, comme les précédentes, ne servent à rien économiquement. On parle de dépenses, mais c'est le problème des ressources qui est en question, et derrière lui l'ensemble des exonérations de charges"

"Les exonérations sur les stock-options ont eu un coût : trois milliards d'euros", a-t-il ajouté. Celles sur les intéressements et les participations aussi : cinq milliards d'euros ! Comme rien n'a été compensé, et c'est la Cour des comptes qui le dit, 37 milliards d'euros ne sont pas rentrés dans les caisses en 2005".

"ll s'agit de décisions politiques que subissent les assurés mais notre réaction n'est pas politique. Elle est de principe. De plus en plus d'assurés ne peuvent même plus payer le forfait journalier et nous allons tout droit vers des régimes de sur-complémentaires, vers un système d'assurance maladie pur et dur", a conclu Bernard Giusti. 

Voir aussi la conférence de presse sur PLFSS 2008, les manifestations et les opinions de Didier Tabuteau et de Jean de Kervasdoué.

REAGISSEZ . . . LE DEBAT EST OUVERT

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 00:59

Le prix de vente minimal des cigarettes est relevé en France à compter d'hier, à 4,79 euros pour un paquet de 20 contre 4,49 euros auparavant, selon un arrêté du ministère du Budget paru dimanche au Journal officiel (texte n°16).


"Le prix de vente au détail des cigarettes ne peut être homologué s'il est inférieur à 239,40 euros les 1.000 unités", soit 4,788 euros pour 20 cigarettes, précise le texte.

Le prix plancher était fixé depuis avril 2006 à 224,53 euros les 1.000 unités, soit 4,4906 les 20.

En mars, la Commission européenne avait décidé de traduire la France devant la Cour européenne de justice en raison de la pratique des prix minimum, jugeant cette pratique contraire aux règles communautaires.

Voir la précedente hausse de 6%, le décret 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif et la composition des cigarettes, ainsi qu'un article sur l'évolution de cette lutte.

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 20:56

Suite à la réunion de l'Espace éthique en avant-première de la journée mondiale Alzheimer, le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy s'est exprimé. 
Il souhaite la création d'une structure nationale de recherche sur la maladie d'Alzheimer, maladie neurodégénérative qui affecte 850.000 personnes en France
"Je veux que le plan Alzheimer soit le début de la remise en ordre de la recherche française", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours à la Cité des sciences et de l'industrie, à l'occasion de 14e Journée mondiale contre la maladie d'Alzheimer.

"Je demande à la commission d'examiner la possibilité de créer une structure nationale de recherche sur la maladie d'Alzheimer. Cette structure, qui pourrait être un département d'un grand organisme de recherche médicale, aurait pour objectif d'attirer les meilleures équipes au plan international, dans une approche pluridisciplinaire", a-t-il précisé.

"Il ne s'agit pas de créer une agence de plus, un 'machin' supplémentaire. Il s'agit au contraire de fédérer ce qui est aujourd'hui dispersé, de prévenir tout nouvel émiettement des ressources, d'être attractif, en un mot d'être sûrs d'atteindre le résultat", a-t-il ajouté.


Nicolas Sarkozy a mis en place le 3 septembre une commission de onze membres - médecins, scientifiques, experts -, sous la présidence du professeur Joël Ménard, afin qu'elle prépare un "plan" susceptible d'aboutir à la mise au point d'un traitement des maladies d'Alzheimer et apparentées.

La commission a remis ses premières recommandations. Ses propositions définitives seront rendues publiques au début du mois de novembre. Le "plan Alzheimer" sera lancé le 1er janvier prochain pour cinq ans.

Ce programme sera en partie financé par les ressources nouvelles apportées par la franchise médicale incluse dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2008, examiné à l'automne.
Le 31 juillet, Nicolas Sarkozy avait précisé que cette franchise serait de 0,5 euro sur chaque boîte de médicament, de 0,5 euro sur tous les actes paramédicaux et de deux euros sur tous les transports médicaux. Cette franchise médicale sera plafonnée à 50 euros par an et par assuré social.
Les foyers les plus modestes, les enfants et les femmes enceintes en seront dispensés.
Le président de la République n'a pas précisé vendredi le montant des fonds qui seront alloués au plan Alzheimer : "Je définirai l'engagement financier total du plan sur cinq ans avant la fin de cette année. (...) En 2011, après trois années d'application, une évaluation publique du plan et de ses résultats sera effectuée", a-t-il dit.


La commission a défini quatre orientations pour améliorer la prise en charge de la maladie : engager une réflexion éthique sur les malades, encourager la recherche, faciliter le parcours du malade, accorder une attention particulière aux malades jeunes (autour de 10.000 personnes âgées de moins de 60 ans). Voir en cela la Charte Alzheimer élaborée par l'Espace éthique de l'AP-HP et dévoilée la veille.

Le chef de l'Etat a avancé une série de pistes.

Il a suggéré l'instauration d'un "forfait Alzheimer" pour les médecins traitants, une simplification du dispositif de prise en charge (plates-formes de territoire), la création d'une carte d'information pour les malades dont l'autonomie est altérée.
Il a plaidé en outre pour une revalorisation des métiers médico-sociaux en prise avec la maladie d'Alzheimer et pour le développement des passerelles professionnelles, une aide-soignante choisissant par exemple de devenir infirmière sans repartir de zéro. Il a demandé à la commission des "mesures ciblées" pour les jeunes.

Chaque année, 225.000 nouveaux cas de la maladie d'Alzheimer se déclarent en France et selon les prévisions de l'Insee, près de 1,3 million de personnes seront atteintes d'ici à 2020, soit un Français de plus 65 ans sur quatre.

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 20:03
Même si de nombreux textes (lois, décrets, arrêtés) n'ont aucun rapport avec les questions de santé, Jeudi 20 septembre, l'Assemblée nationale a adopté, en première lecture, par 91 voix contre 45, (142 votants et 136 suffrages exprimés sur 577 députés !!!) le texte de loi qui autorise le recours aux tests génétiques (ADN) pour le regroupement familial. La santé intervient donc ici et c'est en cela l'objet de l'apparition d'un article sur une loi a priori non médicale sur ce site.

Cette disposition a été prise à titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, sous contrôle d’une commission. Ce test est facultatif et fait après consentement du demandeur. Les frais du test (environ 150-200€) seront remboursés au demandeur si la filiation est avérée.

Cet amendement n°36 sur les tests génétiques a été proposé par Thierry Mariani (UMP, Vaucluse) rapporteur du projet de loi relatif à la "maîtrise de l'immigration, l'intégration et l'asile"

11 pays d'Europe ont déjà recours aux tests génétiques pour chasser la fraude au regroupement familial.

 

Projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile

(…)

Article 5 bis (nouveau)

I. – L’article L. 111-6 du même code est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« Toutefois, par dérogation à l’article 16-11 du même code, le demandeur d’un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois, ou son représentant légal, ressortissant d’un pays dans lequel l’état civil présente des carences peut, en cas d’inexistence de l’acte d’état civil, ou lorsqu’il a été informé par les agents diplomatiques ou consulaires de l’existence d’un doute sérieux sur l’authenticité de celui-ci, solliciter son identification par ses empreintes génétiques afin d’apporter un élément de preuve d’une filiation déclarée avec au moins l’un des deux parents. Le consentement des personnes dont l’identification est ainsi recherchée doit être préalablement et expressément recueilli. »

« L’examen des empreintes génétiques prévu à l’alinéa précédent est réalisé aux frais du demandeur. Si le visa est accordé, les frais exposés pour cet examen lui sont remboursés par l’État»
« Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application des examens d’empreintes génétiques et notamment la liste des pays concernés et les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à ces examens. »

II. – Dans le premier alinéa de l’article 226-28 du code pénal, après les mots : « procédure judiciaire », sont insérés les mots : « , ou de vérification d’un acte d’état civil entreprise par les autorités diplomatiques ou consulaires dans le cadre des dispositions de l’article L. 111-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

III. – Le présent article s’applique jusqu’au 31 décembre 2010.

Une commission en évalue annuellement les conditions de mise en œuvre. Son rapport est remis au Premier ministre. Il est rendu public. La commission comprend :
1°Deux députés ;

2°Deux sénateurs ;

3°Le vice-président du Conseil d’État ;

4°Le premier président de la Cour de cassation ;

5°Le président du Comité consultatif national d’éthique ;

6°Deux personnalités qualifiées, désignées par le Premier ministre.

Son président est désigné, parmi ses membres, par le Premier ministre.

 

Réactions diverses : 

*Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, a déclaré qu'il n'était "pas favorable" à l'amendement adopté mercredi par les députés qui autorise des tests ADN pour les candidats au regroupement familial. "Je ne suis pas favorable à cette idée", ajoutant qu'il "compt(ait) sur le Sénat (...) pour ne pas s'engager dans cette voie".

"On parle d'identité française, d'identité nationale. Or, les principes éthiques qu'on a mis en place pour l'ensemble de la population française (...) font partie de l'identité française. Cela veut dire, parfois, renoncer à des techniques nouvelles, séduisantes (...) quand il le faut", a-t-il expliqué. Il a annoncé qu'il s'"emploierait (...) à essayer de convaincre les sénateurs", "parce que je pense qu'il y en a pas mal qui sont convaincus", a-t-il affirmé

*La secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville, Fadela Amara, figure de la lutte contre le racisme s’était déjà opposé à Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement à propos de l’intégration des tests génétiques dans la procédure de regroupement familial . "Ça me choque. Il faut être beaucoup plus cool. Je ne pense pas qu'il faille rajouter des tests", a expliqué la fondatrice du mouvement "Ni putes, ni soumises", tout en concédant que le dernier mot revenait au Parlement et aux élus "du peuple".


*Les députés socialistes, qui ont voté contre, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils saisiront le Conseil Constitutionnel.

Autres durcissements prévus par la loi : un renforcement de l'évaluation de la connaissance du français pour les candidats à l'immigration et l'augmentation du niveau de ressources exigibles pour le regroupement familial, au moins un SMIC.


*Le président du MRAP, Mouloud Aounit, a estimé hier que l'Assemblée « vient de marquer ce jour du sceau de la honte ». Accusant le gouvernement de « criminaliser l'immigration », l'association en appelle au Conseil constitutionnel.

 

*"On demande aux familles étrangères, à peau noire ou basanée, d'être une +vraie famille par le sang+, or la vraie famille ne l'est pas tout le temps par le sang, il y a de nombreuses exceptions!", s'insurge le généticien Axel Kahn. Il rappelle que la France "a décidé en 1994, au terme d'un débat exemplaire, que la définition de la famille ne pouvait pas être réduite à sa composante biologique et depuis ce texte n'a jamais été remis en cause". En France, "3 à 8% des enfants ne sont pas ceux de leur père légal". Il n'hésite pas à parler d'une "grenade dégoupillée qui risque d'exploser au sein de la famille". Il en appelle "à la conscience" des députés: "la population française peut désirer des politiques d'immigration extrêmement restrictives sans vouloir régresser à ce point dans ce qui caractérise sa pensée morale". Notons que la loi de bioéthique de 2004 interdit le recours aux tests ADN de filiation en dehors des domaines médical et judiciaire.

               N'hésitez pas à réagir ....

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 17:42

Une mère de famille péruvienne de 44 ans contaminée par le virus VIH, lors d'une transfusion sanguine en avril dernier, a annoncé aujourd'hui sa décision de porter plainte contre l'Etat du Pérou d'autant que son cas, loin d'être isolé, prend une tournure qui s'annonce délicate pour les autorités sanitaires : "Je ne céderai pas sur ma demande judiciaire quant à une indemnisation de la part de l'Etat, celle-ci me revient de droit", a affirmé Mme Judith Rivera, femme démunie, de la banlieue nord de Lima, déterminée à aller jusqu'au bout.
"Je vais mourir et mes trois enfants vont se retrouver sans rien", a-t-elle déclaré en implorant le président Alan Garcia de lui accorder une indemnisation : "Je demande au ministre (de la Santé) et au président de la République : que vaut une vie ? Cela peut arriver à votre femme !".

Les autorités sanitaires ont placé hier toutes les banques de sang sous surveillance après la détection du virus VIH sur plusieurs patients, contracté dans des hôpitaux publics.
Rejetant toute responsabilité, elles lancent surtout des appels au calme devant l'ampleur que prend cette affaire dans les medias.

Selon une commission officielle réunie d'urgence, le virus VIH ne pouvait être décelé parce que le donneur, qui ignorait être porteur de la maladie, se trouvait dans une période où le virus n'était pas encore détectable.
Au cours des six derniers mois, quatre personnes ont été infectées par le virus du sida dont un bébé de onze mois et un groupe de 30 patients a contracté l'hépatite C dans un centre de dialyse de la sécurité sociale.

"Toutes les banques du sang du Pérou vont être soumises à une évaluation encore plus exhaustive que celle que nous avons déjà réalisée au début de cette année", a annoncé jeudi le ministre de la Santé, Carlos Vallejos, en précisant que 30 établissements avaient déjà été fermés.
L'affaire, provoquant un début de panique au Pérou, est dévoilée sous la pression des médias alors que les autorités locales ont tenté d'étouffer le premier cas de contamination, en juillet dernier.
"C'est lamentable que le ministère de la Santé ne possède pas un système - parce que c'est très cher et qu'il y a une politique d'austérité et d'épargne - pour vérifier le sang", s'est insurgé le doyen du collège médical du Pérou, Amador Vargas.

La presse critique le mauvais système de santé péruvien et relève depuis quelques jours les négligences à répétition des services médicaux.

En conséquence, les Péruviens ont déserté les 240 centres de transfusion du pays, contraignant le ministre de la Santé à lancer un appel pour convaincre la population de continuer à donner du sang.
Au Pérou, seulement 5% du sang provient de donneurs volontaires, 95% du sang étant fourni obligatoirement par deux ou trois proches des personnes hospitalisées
.

En dernier ressort, le malade peut acheter du sang disponible auprès de l'hôpital ou recourir aux services de "vampires", des individus qui font commerce de leur sang aux alentours des établissements médicaux.
Il ne s'agit pas du premier scandale du genre au Pérou. 
En 2004, cinq bébés avaient été contaminés par le VIH dans une maternité de Lima

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 07:02

La sécurité sociale ne va pas mieux. 
Le rapport annuel de la Cour des comptes sur les chiffres de la sécurité sociale de 2006, présenté hier par son premier président, ne laisse planer aucune illusion. 
Avec 8,7 milliards d’euros de déficit en 2006 au lieu de 11 en 2005, on pourrait penser qu’il y a une petite amélioration. Mais, a souligné Philippe Séguin, «cela reste encore très ­élevé alors que la conjoncture économique générait une croissance significative des recettes».

Deux ans après la réforme de l’assurance-maladie (loi 2004-810 du 17 août 2004 relative à l'assurance maladie) par Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, rien n’a donc vraiment changé. On connaissait depuis le mois de juin ces ­chiffres de 2006, que la Cour des comptes a officialisés hier. Le plus inquiétant est pourtant à venir. Le déficit de la branche maladie attendu pour 2007 a dû être révisé à la hausse : il devrait passer à 6,7 milliards cette année ­contre 5,9 milliards l’an dernier. Celui de l’assurance vieillesse pourrait battre un record à 4,7 milliards au lieu de 1,6 milliard en 2006. Philippe Séguin d’enfoncer le clou : les mesures de régulation des dépenses de santé ­décidées en 2004 seront «nettement insuffisantes pour assurer un retour à l’équilibre selon le calendrier prévu.»

La Cour des ­comptes - ce n’est pas son ­rôle - n’a pas cherché à analyser la pertinence des ­mesures actuellement envisagées par le gouvernement pour re­mettre à flot la Sécu: franchise de soins non remboursés, allongement de la durée de cotisation pour la retraite, TVA sociale, etc. Pour autant, elle n’est pas à court d’idées.
La première est de cesser de faire des cadeaux aux médecins en échange d’engagements de modération qu’ils ne tiennent pas. Surtout les spécialistes, trop nombreux alors que l’on manque de généra­listes, et qui ont vu leurs revenus augmenter deux fois plus vite : 3,3% par an depuis cinq ans, au lieu de 1,8% pour les généralistes. Quand on voit «des chirurgiens qui pra­tiquent des dépassements pouvant atteindre 3 à 4 fois le tarif opposable, s’indigne Philippe Seguin, on est loin du tact et de la mesure préconisée par le ­code de déontologie»
Et de citer le cas de la chirurgie urologique, spécialité où dans 27 départements on ne trouve plus aucun médecin ne pratiquant pas de dépassements. «Cela met en cause le principe d’égal accès aux soins», accuse Séguin, qui estime qu’il serait temps de pratiquer «des incitations négatives» auprès de certains médecins. Par exemple, en ne prenant plus intégralement en charge les cotisations de Sécurité sociale pour ceux qui s’installeraient dans des zones où la densité médicale est déjà trop forte.

Au chapitre recettes, la Cour des comptes et son premier président sug­gèrent que l’on remette à plat l’ensemble des exonérations de cotisation sociale ou de CSG. Et Phi­lippe Séguin de prendre un malin plaisir à dénoncer les cadeaux aux plus riches. «Un bénéficiaire de stock-options, c’est 30 000 euros de cotisation manquante, souligne-t-il. Et si l’on s’en tient aux 50 premiers, c’est 3 millions d’euros : ils ont touché en moyenne 10 millions chacun !»
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 04:24

Le Dossier médical personnel (DMP), un outil informatique destiné à améliorer la coordination des soins qui devait initialement voir le jour cette année, ne devrait finalement être expérimenté qu'en 2008-2009, ce qui entraînerait une généralisation au plus tôt en 2010.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, qui avait jugé, lors de son entrée au gouvernement, que ce chantier était "au point mort", écarte une généralisation à compter de l'année prochaine, et n'évoque, pour les deux prochaines années, que des expérimentations.
"Il s'agit d'être réaliste en termes de calendrier, et de ne pas reproduire les erreurs de ces dernières années au cours desquelles des annonces trop précoces ont été faites", prévient-elle.

Un rapport d'audit doit être remis par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'Inspection générale des finances (IGF) en octobre. "J'attendrai les résultats de cette mission pour m'avancer sur les délais, mais une démarche expérimentale pourrait cependant être menée sur 2008-2009", ajoute la ministre.
Ce calendrier d'expérimentation entraînerait de facto une généralisation seulement à partir de 2010, voire 2011 ou 2012, selon une source gouvernementale.

La loi 2004-810 du 17 août 2004 relative à l'assurance maladie prévoyait dans son article 3 que "Afin de favoriser la coordination, la qualité et la continuité des soins, gages d'un bon niveau de santé, chaque bénéficiaire de l'assurance maladie dispose, dans les conditions et sous les garanties prévues à l'article L. 1111-8 du code de la santé publique et dans le respect du secret médical, d'un dossier médical personnel constitué de l'ensemble des données mentionnées à l'article L. 1111-8 du même code, notamment des informations qui permettent le suivi des actes et prestations de soins. Le dossier médical personnel comporte également un volet spécialement destiné à la prévention."
Cet outil, présenté comme la pierre angulaire de la réforme, devait initialement être mis en place en juillet 2007. Mais le gouvernement de Dominique de Villepin avait annoncé, en mars, son report à 2008.

Le projet a été présenté en pratique à Amiens.et au MEDEC 2007
Il a ensuite rencontré plusieurs embûches depuis : annulation d'un appel d'offres pour choisir l'hébergeur informatique de référence du DMP, doutes de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) sur la "confidentialité" des informations.
Son coût avait été évalué à 1,2 md d'EUR sur 5 ans et il devrait générer, une fois monté en charge, un milliard d'EUR d'économies directes pour la "Sécu" et un milliard d'EUR d'économies indirectes.

Devant ce retard, le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (Cnop) a lancé un Dossier pharmaceutique qui devrait pour sa part être généralisé d'ici 2010 et permettra de recenser les prescriptions de médicaments de chaque patient et éviter les interactions médicamenteuses. L'historique des remboursements va aussi dans ce sens.

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 15:34

L'Institut National de Prévention et d'Education à la Santé (INPES) vient de publier sur son site un résultat d'enquête assez surprenant sur la fréquentation des lieux publics soumis à l'interdiction de l'usage de tabac (voir les précédents articles sur le thème du tabac et le décret 2006-1386 sur cette interdiction générale au 1er janvier 2008n) : 

Six mois avant l’interdiction de fumer dans les lieux de convivialité qui interviendra le 1er janvier 2008, l’INPES a interrogé les Français pour savoir ce que fumeurs et non fumeurs pensent de cette mesure et de ses répercussions sur leur fréquentation des restaurants, cafés - bars - pubs et discothèques
.
 

Qu’ils soient fumeurs ou non fumeurs, une large majorité des Français favorable à l’interdiction de fumer
1 104 personnes âgées de 15 à 64 ans ont été interrogées entre le 20 et le 28 juillet 2007. Si l’on détaille par lieu de fréquentation, quatre personnes sur cinq (79 %) sont tout à fait ou plutôt favorables à l’interdiction totale de fumer dans les restaurants ; elles sont trois sur quatre (71 %) dans les cafés - bars - pubs et deux sur trois (67 %) dans les discothèques.
Ces chiffres sont également très élevés dans l’échantillon des fumeurs. Ils sont près des trois quarts (72 %) à être tout à fait ou plutôt favorables à l’interdiction totale de fumer dans les restaurants, un peu plus de la moitié (53 %) dans les cafés - bars - pubs et un peu moins de la moitié (48 %) dans les discothèques.
Les quatre cinquièmes (83 %) des non fumeurs sont tout à fait ou plutôt favorables à cette interdiction dans les restaurants, dans les cafés - bars - pubs (80 %) et dans les discothèques (77 %).
L’opinion des 15 - 24 ans est très proche de celle de l’ensemble des Français, puisque quatre jeunes sur cinq (81 %) sont tout à fait ou plutôt favorables à cette interdiction dans les restaurants, près des trois quarts (70 %) dans les cafés - bars - pubs et les deux tiers (66 %) y sont favorables dans les discothèques.

Des répercussions positives sur la fréquentation de ces établissements
Qu’ils soient fumeurs ou non fumeurs, les Français déclarent massivement qu’ils ne changeront pas leurs habitudes ou qu’ils fréquenteront davantage les lieux de convivialité.  
Trois personnes sur quatre (72 %) iront aussi souvent dans les restaurants et  une sur cinq (19 %) ira plus souvent. Ces chiffres sont identiques pour les cafés - bars - pubs (73 % et 18 %).
Quatre Français sur cinq (82 %) ne changeront rien à leurs habitudes et continueront à fréquenter les discothèques, 12 % iront plus souvent. Chez les jeunes de 15 à 24 ans ce sont même 18 % qui déclarent qu’ils iront plus souvent.

Les non fumeurs représentent l’essentiel de la hausse de fréquentation : un quart déclare qu’il ira davantage dans les restaurants (24 %) et dans les cafés - bars - pubs (23 %), et un peu moins (15 %) dans les discothèques.
Les fumeurs déclarent eux aussi qu’ils fréquenteront plus souvent dans ces établissements. 9 % déclarent qu’ils iront davantage dans les restaurants, les cafés – bars -pubs et 6 % dans les discothèques.

1 Etude réalisée au téléphone auprès de 1 104 Français issus d’un échantillon national représentatif construit selon la méthode des quotas : 796 personnes âgées de 15 à 64 ans, les 27 et 28 juillet 2007 et 308 personnes âgées de 15 à 34 ans, les 20 et 21 juillet 2007.

Voir pour plus d'informations mon article sur l'historique de la lutte contre le tabagisme

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 11:04

Le Centre Hospitalier Jean Monnet d'Epinal est le lieu d'une dramatique surexposition de patients traités pour des cancers de la prostate. 
Le début de l'affaire commence en
octobre 2006. De 4 morts et 19 irradiés, le bilan s'alourdit à 421 irradiés et la mise en place d'un numéro vert : le 0800 641 612 puis à l'annonce de 10 nouveaux cas d'irradiation en juillet 2007.

L'affaire des irradiés d'Epinal rebondit à nouveau avec l'annonce par Roselyne Bachelot-Narquin, de la mise en place d'un nouveau numéro vert: le 0800 636 636 destinés aux 4 500 malades admis dans le service de radiologie depuis 1989
La ministre indique 300 cas supplémentaires de patients ayant reçu "un excès de rayon de 7%, ce qui est au-delà des normes acceptables" recensés entre 1999 et 2000 et traités pour diverses tumeurs sur une machine dont le paramétrage était défectueux depuis 1989. 
Le surdosage, qui était déjà jusqu'en 1999 aux environs de 5.5% a augmenté avec l'installation d'un appareil de radiothérapie plus puissant.

Il sa'git ici d'une véritable catastrophe sanitaire.

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 11:03

La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES) vient de faire paraître un étude 593 sur les comptes nationaux de santé dont voici quelques chiffres importants.
En France, le montant total des dépenses de santé s'élève à 198.3 milliards d'euros soit 3 138 euros par habitant et 11,1 % du produit intérieur brut (PIB). 
La consommation de soins et de biens médicaux (CSBM), en progression annuelle de 3,5 % (2.7% en volume), atteint 156,6 milliards d’euros (8,7% du PIB). 
Le fait marquant de l’année 2006 est le ralentissement des prix de la CSBM (+ 0,8 %, après + 1,5 % en 2005), dû notamment à la baisse sensible des prix des médicaments (-3,7 %) qui accompagne la progression de la consommation des génériques. Les évolutions en volume connaissent également un léger ralentissement (+2,7 %, après + 2,9 % en 2005), imputable essentiellement aux soins hospitaliers.

Pour la première fois depuis 1998, les dépenses de santé en valeur augmentent moins vite que le PIB (respectivement + 3,5 % et + 4,3 %). La dépense totale de santé, agrégat retenu pour les comparaisons internationales, représentait 11,1 % du PIB en 2005 ; ce ratio situait la France en troisième position des pays membres de l’OCDE.

Les dépenses de soins hospitaliers (47.9% de la CSBM) en 2006 augmentent de + 3,4% en valeur et de + 1,4% en volume pour atteindre 69.9 milliards d'euros.
Dans le secteur hospitalier public, la consommation de soins en 2006 croît de 3,3 % en valeur et de 1,0% en volume alors que dans le secteur privé, en 2006, les hausses sont de +3,7 % en valeur et de +2,6 % en volume.
La consommation de soins ambulatoires est de 42.8 milliards d'euros (27.3% de la CSBM) : +4.6% en valeur et +2.1% en volume.
La consommation de soins des médecins augmente de 4% en valeur mais -0.5% en volume.; celle des dentistes +4.1% en valeur et celle des auxiliaires médicaux +6.8%.
La consommation de médicaments (9% sont des génériques en 2006) représente 31.9 milliards d'euros (20.4% de la CSBM) avec +1.5% en valeur et 5.4% en volume.
Soins hospitaliers, ambulatoires et médicaments représentent 95.6% de la CSBM.
Il y a une légère baisse de la part Sécurité sociale (-0.2 point pour arriver à 77%) et une légère hausse du Reste à Charge (+0.8 point à 8.56%)
Les coûts de la gestion de la santé s'élèvent à 14 milliards d'euros: 7.1% de la dépense courante de santé: les indemnités journalières 10.3 milliards (5.2% de cette même dépense courante de santé).

Les comptes de la santé se composent de différents agrégats:

¤ La consommation de soins et biens médicaux (CSBM) : 156,6 milliards d’euros en 2006
Elle comprend les soins hospitaliers, les soins ambulatoires (médecins, dentistes, auxiliaires médicaux, laboratoires d’analyses, thermalisme), les transports sanitaires, les médicaments et les autres biens médicaux (optique, prothèses, petits matériels et pansements). La consommation médicale totale (159,7 milliards) ajoute à la CSBM la prévention individuelle (3,1 milliards).

¤ La dépense courante de santé : 198,3 milliards d’euros en 2006
C’est l’ensemble des dépenses courantes (les dépenses en capital en sont exclues) effectuées par les financeurs du système de santé : Sécurité sociale, État, collectivités locales, organismes de protection complémentaire (mutuelles, sociétés d’assurances, institutions de prévoyance) et ménages. Elle couvre un champ plus large que la consommation médicale totale puisqu’elle prend également en compte : les indemnités journalières (IJ), les subventions reçues par le système de santé, les dépenses de prévention collective, de recherche et de formation médicales ainsi que les coûts de gestion de la santé.

¤ La dépense totale de santé : 182,9 milliards d’euros en 2005
L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Eurostat et l’OMS utilisent un concept commun pour comparer les dépenses de santé de leurs membres : la dépense totale de santé. En France, elle est évaluée à partir de la dépense courante de santé en défalquant les IJ, une partie des dépenses de prévention, les dépenses de recherche et de formation médicales et en ajoutant les dépenses en capital du secteur de la santé ainsi que les dépenses liées au handicap et à la dépendance. Les comparaisons entre pays portent sur la part de leur dépense de santé exprimée en pourcentage de leur propre PIB.

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 02:11

Des photos montrant les dégâts causés par la nicotine vont figurer sur tous les paquets de cigarettes et autres produits à base de tabac vendus en Grande-Bretagne à partir de 2008, a annoncé le gouvernement britannique.

Avec cette décision, qui répond à une directive européenne, la Grande-Bretagne suit l'exemple de la Belgique, le premier pays européen à avoir décidé d'appliquer le procédé, mais pour les seuls paquets de cigarettes.

Quinze photos ont été sélectionnées, certaines montrant des personnes alitées à l'hôpital et portant un masque à oxygène, ou un patient recevant un traitement d'urgence.
La Grande-Bretagne emboîte le pas à des pays précurseurs hors d'Europe comme le Canada, l'Inde, l'Australie ou Singapour.

Une étude de la Société canadienne du cancer avait montré en 2002 que 58% des fumeurs avaient été amenés à réfléchir sur leur consommation de tabac par des photos de ce type.
"Les messages d'avertissement sur les dangers du tabac présents sur les paquets de cigarettes n'ont plus le même impact que lors de leur introduction, ce qui impose d'adopter des mesures plus énergiques", a estimé le ministre britannique de la Santé Alan Johnson.
"Nous avions des messages sur les paquets de cigarettes depuis 2003, des avertissements pour dire que fumer tue par exemple: c'est très efficace, mais leur effet diminue", a-t-il déclaré.
Voir le dernier article sur le thème de la lutte contre le tabagisme.

A partir du 1er octobre, l'âge minimal pour acheter du tabac en Grande-Bretagne passera de 16 à 18 ans, comme pour l'alcool. Une mesure à saluer pour sauver les adolescents d'une dépendance dès leur plus jeune âge.
L'interdiction de fumer dans les lieux publics est désormais en place dans tout le pays.

Voici pour finir avec quoi s'intoxiquent les fumeurs.

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11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 23:05

Le nombre de victimes de l'amiante ayant demandé réparation augmente fortement en France, pour atteindre 41.737, selon le rapport annuel du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), et il devrait continuer de croître, compte tenu des délais de latence des maladies.

Le FIVA, créé en 2002, a reçu 10.478 demandes d'indemnisation de nouvelles victimes de juin 2006 à fin mai 2007, un chiffre en forte progression (+32%), selon le rapport. En tenant compte des demandes nouvelles de victimes déjà identifiées, mais qui font par exemple une rechute, le
Fiva a reçu au total 22.681 dossiers en un an. Le nombre total de victimes ayant demandé réparation depuis 2002 s'élève désormais à 41.737.
Les ayants droit (enfants et petits-enfants) peuvent faire appel au FIVA et leur nombre a également augmenté de 25% en un an. .

Les dépenses d'indemnisation, qui s'élèvent depuis la création du
Fiva à 1,43 milliard d'euros, se sont accrues en un an de plus de 45 millions d'euros. Le Fonds est financé par l'Etat et la branche accidents du travail de la Sécurité sociale.

La durée de latence des maladies étant très longue, "on entre dans les années où les maladies, contractées dans les années 60-70, vont se déclarer", souligne le Fiva, qui estime que le nombre de déclarations de victimes va "probablement" encore augmenter dans les prochaines années.

Le diagnostic, pour la grande majorité des victimes (70%) se situe entre 51 et 70 ans, selon le rapport, les hommes constituant la quasi-totalité (94%) des victimes de l'amiante connues par le Fiva, avec une prépondérance de maladies professionnelles.
Les trois quarts des dossiers déposés concernent des maladies bénignes (plaques pleurales, épaississements pleuraux ou asbestoses pulmonaires), pour lesquels on a une certitude d'avoir été exposé à l'amiante, mais qui ne se transforment pas en cancer.
En cas de cancers, il faut établir que la victime a travaillé en présence d'amiante, et les dossiers sont souvent plus complexes à constituer.

Les victimes ont quatre ans pour saisir le Fiva après la stabilisation de leur maladie.
Le Fonds indemnise en fonction du taux d'incapacité et des autres préjudices subis, y compris moral.
Le montant moyen des offres d'indemnisation varie de 20.000 euros pour les plaques pleurales à 100.000 pour les mésothéliomes, d'une extrême gravité.
Le rapport fait état d'une "nette dégradation des délais d'instruction" pour les maladies graves, qui sont passés à 5 mois et 2 semaines de mars à juin, au lieu de 3 mois et 3 semaines depuis la création du Fiva.

Quatre régions concentrent toujours plus de la moitié des victimes qui s'adressent au Fiva: Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Haute-Normandie et Basse-Normandie. Dans ces régions, trois départements concentrent un peu plus de 37% des victimes, la Loire-Atlantique, le Nord, la Seine-Maritime.

L'ensemble des salariés, mais aussi les indépendants, les retraités ou leurs ayant-droits peuvent faire appel au Fiva, qui a un numéro vert : 0 800 500 200.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 22:45

Le médecin d'origine palestinienne, Achraf Alhadjoudj, détenu pendant plus de huit ans en Libye avec cinq infirmières bulgares veut porter plainte contre Tripoli devant la commission des droits de l'homme des Nations unies, annonce son avocate

Les six praticiens hospitaliers étaient accusés par les autorités libyennes d'avoir inoculé sciemment le virus du sida à des centaines d'enfants dans la ville de Benghazi.

Achraf Alhadjoudj, qui a obtenu cette année la nationalité bulgare, et les cinq infirmières ont été libérés le 24 juillet à la suite d'un accord conclu entre Tripoli et l'Union européenne
.

"Alhadjoudj entend porter plainte en septembre devant la commission des droits de l'homme de l'Onu, notamment pour torture et délais de procédure abusifs", a dit son avocate, Liesbeth Zegveld.

Le 5 août, il avait également déclaré: "Je demande au peuple libyen d'ouvrir une enquête pour nous aider à laver notre réputation", à Woerden, une bourgade des environs d'Amsterdam où vit sa famille depuis 2005. "Notre remise en liberté ne met pas un point final à notre combat",lors d'une conférence de presse. "Nous devons défendre notre honneur dans cette tragédie. Nous sommes victimes tout autant que les enfants libyens". 

Voir aussi l'audition de Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères sur cette libération.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 22:15

C’est une petite «bombe aux répercussions internationales», comme le confie un haut responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a été lâchée mardi par la Haute Cour indienne de Chennai (ex-Madras) et vient éclairer d’un nouveau jour la bataille autour des droits de propriété intellectuelle sur les médicaments. Une victoire pour les ONG qui militent pour l’accès aux médicaments génériques face aux grands laboratoires.
Le jugement assure en substance qu'une firme pharmaceutique ne peut se prévaloir de l’exclusivité d’un nouveau brevet sur une molécule si elle consiste en une variation mineure d’une formulation précédente.
Le laboratoire suisse Novartis, numéro 3 mondial, ­estimait la législation indienne sur les brevets trop «souple» envers les fabricants de génériques, qu’elle produit et exporte à grande échelle jouant le rôle de pharmacie des pays pauvres.
Dix ans après avoir intégré l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Inde a dû introduire une législation sur les brevets en 2005, conformément aux accords Adpic qui régissent la propriété intellectuelle liée au commerce. Voir l'article précédent et la réunion de la commision bioéthique et droit de la santé sur ce thème des médicaments génériques face au droit de propriétéL’Inde définit strictement les critères pour la délivrance d’un brevet autour de trois principes : la nouveauté, l’inventivité et l’application industrielle.
L’Office des brevets a ainsi retoqué à un blockbuster de Novartis - le Glivec, un anticancéreux - le droit de se prémunir d’un brevet, demande formulée en 1998 par le groupe Suisse. Motif : il ne serait qu’une copie à peine améliorée d’une même molécule tombée dans le domaine public. Qui pouvait donc être copiée. Et, surtout, accessible à 200 dollars mensuels au lieu des 2 600 dollars, tarif habituel du Glivec.
Justifiant l’exclusivité au nom de la «recherche et du développement», Novartis a contesté en justice la décision de l’Office des brevets, avant de se faire débouter, une première fois en 2006, par la justice indienne. 
Et a fait appel en deux temps : 
*contre le principe (la définition même de la nouveauté)
 *contre l’application (le fait, ou non, de pouvoir copier le Glivec). 
L’affaire a connu un retentissement planétaire, des ONG, comme MSF ou Oxfam, lançant une pétition signée par 450 000 personnes contre les poursuites de Novartis. Pour les ONG et les associations de malades, l’enjeu était clair : si la justice donnait raison à Novartis, des millions de personnes ne pourraient plus accéder à des copies de pilules à bas prix.
La décision de la Haute Cour de Chennai leur donne raison. Les juges se déclarent en effet incompétents pour décider si la loi indienne est conforme aux règles de l’OMC. Ajoutant, au passage, que Novartis n’était pas vraiment «novice» en matière de pharmacologie pour comprendre que l’acceptation d’un brevet «devait résulter d’un renforcement de l’efficacité connue d’une substance».
 
Décision qui laisse entrevoir l’issue du procès en cours sur le Glivec. 
Désormais, les brevets ne seront pas qu’une affaire de reformulation: pas question de faire du neuf avec de l’ancien. 
Surtout, note un expert de l’OMS, «cela montre que chaque pays a le droit de définir les critères de nouveauté pour attribuer un brevet». Plus de 10 000 médicaments attendent d’être brevetés, ou pas, par l’Office indien des brevets.Les ONG ne s’y trompent pas, qui saluent toutes «une victoire pour les patients avant celle des brevets». 
De son côté, Novartis, qui n’entend pas faire appel, l’assure : «Cette décision aura des conséquences négatives à long terme sur la recherche et le développement pour de meilleurs médicaments en Inde et ailleurs.» Voire. Novartis se porte à merveille après avoir annoncé un bénéfice semestriel de 4,2 milliards de dollars, en hausse de 14 %.

Au même moment, le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a annoncé hier qu'il autorisait le laboratoire canadien Apotex à utiliser deux de ses molécules antirétrovirales pour produire un médicament générique contre le sida destiné au Rwanda.
Cet accord intervient dans le cadre de la législation canadienne et du régime canadien d'accès aux médicaments mis en place par le gouvernement d'Ottawa pour donner la possibilité aux pays défavorisés d'importer des médicaments à moindre coûts afin de traiter des maladies comme le sida, le paludisme ou la tuberculose.
Le Canada avait été, en mai 2004, le premier pays industrialisé à modifier sa législation pour faciliter l'accès aux médicaments génériques dans les pays les plus pauvres, mettant ainsi en oeuvre une application pratique de l'accord sur la fourniture de médicaments à bas prix aux pays pauvres conclu en août 2003 à Genève par les membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Ce programme met également en place "des contrôles visant à s'assurer que ces médicaments essentiels soient donnés aux patients auxquels ils sont destinés" a précisé GlaxoSmithKline dans un communiqué.
"GSK a accepté de lever ses droits pourvu que le médicament générique de trithérapie produit par Apotex soit distribué dans un but non lucratif" a par ailleurs indiqué le laboratoire britannique.
Les autorités rwandaises avaient averti l'OMC le 19 juillet dernier de leur intention d'utiliser ce programme canadien pour importer sur deux ans 260.000 boîtes de TriAvir, un médicament générique de trithérapie produit par Apotex, le laboratoire pharmaceutique numéro un au Canada.
Cette application serait la première dans le cadre du programme canadien qui peine à se mettre en place depuis 2004, mais également la première depuis l'accord passé à l'OMC.

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