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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 11:36

Douze nouveaux cas de patients victimes d'une surirradiation radiologique ont été signalés à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal grâce à un numéro vert, a-t-on appris aujourd'hui auprès de l'hôpital. Voir les premiers cas de surexposition au CHU Jean Monnet d'Epinal.

Sur ces douze nouveaux cas, trois personnes souffrent de rectite, conséquence d'un surdosage lors d'un traitement par radiothérapie, a précisé le Dr Jean-Marc Simon, radiothérapeute chargé du suivi des irradiés.

Ces douze nouveaux irradiés s'ajoutent aux 397 cas détectés chez des malades traités de 2001 à 2006 pour un cancer de la prostate dans cet établissement, où une enquête est menée par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Ces personnes, traitées pour ce type de cancer par "radiothérapie conformationnelle" entre 2001 et novembre 2006, ont été victimes d'une erreur de comptage des doses délivrées qui a conduit à une surirradiation de l'ordre de 8%.

Mais 24 autres malades avaient subi des surdosages de 20% et quatre d'entre eux sont décédés.
Pour le tiers des personnes surirradiées, la radiothérapie a entraîné soit une rectite, complication au niveau du rectum liée à l'irradiation, soit une suspicion forte de rectite.

Un premier rapport de l'Inspection générale des affaires sanitaires et sociales (IGASS) et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en évidence des défaillances à répétition à l'origine de l'accident de radiothérapie, le plus grave du genre jamais survenu en France. (voir l'article contenant un lien vers ce rapport)

Seize plaintes ont été déposées, dont cinq pour homicide involontaire et 11 pour blessure involontaire, auprès du procureur d'Epinal Bernard Marchal à la suite de l'accident. Une association de victimes a également été créée récemment.

Voir la nouvelle échelle d'évaluation des incidents et accidents en radiothérapie

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 01:27

Le procès de l'hormone de croissance se tiendra à Paris du 6 février au 31 mai 2008, a annoncé hier le président du tribunal correctionnel de Paris, Olivier Perrusset. Voir le renvoi en correctionnelle du procès de l'hormone de croissance.

Sept responsables de la fabrication et de la diffusion de l'hormone doivent comparaître.

Sur les plus de 2000 enfants contaminés par cette hormone, 110 sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) entre le début des années 90 et 2007

15 ans de procédure ont été nécessaires à la constitution du dossier ouvert à Paris en 1991 et instruit par Marie-Odile  Bertella-Geffroy
Plusieurs lots d'hormone contaminée par la MCJ, réalisés et diffusés entre 1983 et 1985, ont été découverts.

Le procès se tiendra tous les mercredis matin (à 9h), jeudis et vendredis après-midi (à 13h30), sauf durant une semaine (entre le 19 avril et le 4 mai).

Parmi les responsables appelés à comparaître, figurent Jean-Claude Job, ex-responsable de l'association France-Hypophyse, chargée de la collecte des hypophyses (une glande située à la base du cerveau utilisée dans la fabrication de l'hormone de croissance dite "extractive") et le Pr Fernand Dray, ex-responsable de la  production de l'hormone de croissance au laboratoire URIA de l'institut Pasteur.

Deux anciens responsables de la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, Marc Mollet et Henri Cerceau, sont également renvoyés, ainsi que Jacques Dangoumau, ex-directeur de la Direction de la pharmacie et du médicament au ministère de la Santé, Elisabeth Mugnier médecin responsable de la collecte des hypophyses et le Dr Micheline Gourmelen médecin prescripteur.

Un arrêt de rejet (n°3800) rendu le 7 juillet 2005 par la Chambre criminelle de la Cour de cassation concernait déjà Jean-Claude Job, Fernand Dray, Henri Cerceau, Marc Mollet, Jacques Dangoumau, Francisco Gentile, Françoise Jeannel épouse mason et Christian Spitz se pourvoyant de l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, 5ème section du 26 janvier 2005.

Une information judiciaire a été ouverte le 24 décembre 1991 du chef de blessures involontaires, sur plainte avec constitution de partie civile des parents de Llyassil Benziane qui après avoir suiviun traitement à base d'hormone de croissance extraite d'hypophyses humaines, avait contracté la maldie de Creutzfeld-Jakob.
Le Procureur de la République avait, le 10 août 1992, suite à son décès, pris des réquisitions supplétives du chef d'homicide involontaire.
Entre le 10 septembre 1993 et le 18 septembre 1997, le juge d'instruction a été saisi des procédures ouvertes des chefs d'homicide, de blessures involontaires et d'empoisonnement sur les constitutions de partie civile des parents de 12 autres victimes de la maladie.
Le 18 décembre 2003, l'information a été étendue aux cas de cent patients recensés par le centre de référence de la maladie de Creutzfeld-Jakob.
La communauté scientifique médicale a été progressivement informée, de 1980 à 1985, du risque puis de la réalité d'une corrélation entre le traitement du nanisme par l'administration d'hormone de croissance extractive et le développement chez certains patients de la maladie de Creutzfeld-Jakob.
Dans le courant de l'année 1985, les autorités sanitaires des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de plusieurs autres pays ont interrompu la distribution de ce produit tandis que deux de ses plus importants distributeurs étrangers cessaient de l'écouler, l'un d'eux annonçant l'imminence de la mise sur le marché d'une hormone bio-synthétique.

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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 20:35

Une étude vient de paraître dans la Presse Médicale de juin 2007 quant au coût des soins des patients obèses.

Un individu obèse consomme en moyenne un total de 2 500 € de soins et biens médicaux (année 2002), soit deux fois plus qu´un individu de poids normal (1 263 €)

En comparaison à un individu de poids normal, le surcoût est estimé à 506 € pour un individu obèse dont l´Indice de masse corporelle (IMC) est supérieur ou égal à 30 et à 648 € pour un individu dont l´IMC est supérieur ou égal à 27 (Voir les méthodes de calcul du surpoids et de l'obésité) et qui présente de surcroît des facteurs de risque cardiovasculaire tels qu´une hypertension, un diabète ou une hyperlipidémie.  Voir l'article sur la prise en charge des Affections Longue Durée (ALD)

D´un point de vue de l´Assurance maladie - montants remboursés - le surcoût d´un individu obèse, par rapport à un individu de poids normal est estimé à 407 € en moyenne. 

En considérant en plus le montant des indemnités journalières, ce surcoût atteint 631 € en moyenne. 
Sur cette base, une extrapolation nationale du coût de l´obésité a été effectuée : les dépenses de santé liées à l´obésité atteignent 2,6 milliards d´euros et du point de vue de l´Assurance maladie, les montants remboursés liés à l´obésité sont de 2,1 milliards d´euros et atteignent 3,3 milliards d´euros en 2002 si l´on intègre les indemnités journalières dans ces calculs.

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 08:12

Une échelle d'évaluation des incidents ou accidents de radiothérapie, comme ceux survenus à Epinal ou Toulouse, est mise en place conjointement par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Société française de radiothérapie oncologique (SFRO).

Ce nouvel instrument permettra de classer en fonction de leur gravité les événements anormaux affectant des patients traités par radiothérapie

Mise en place pour une durée expérimentale de 12 mois, cette échelle compte huit niveaux, ont expliqué hier à la presse des responsables de l'ASN et de la SFRO.

Les niveaux supérieurs (4 à 7) correspondent aux événements qualifiés d'"accidents", ayant entraîné un ou plusieurs décès ou mettant la vie de patients en danger. 
L'accident survenu à Epinal (24 patients surirradiés dont cinq décédés) a été classé au niveau 6. Voir l'article sur la surexposition à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal.

Les niveaux inférieurs (1 à 3) correspondent à des "incidents", susceptibles d'entraîner des effets bénins, modérés ou sévères sur les patients. 
L'affaire de Toulouse (145 patients victimes d'une surdose de radiations) a été classée au niveau 2. Voir l'article rédigé sur la surexposition au CHU de Rangueil.

Les événements sans aucune conséquence sur le patient sont classés au niveau 0.

L'échelle prend en compte les effets avérés et différés sur les patients (un événement peut être classé à titre provisoire et reclassé ultérieurement), les causes de l'incident ainsi que le nombre de patients concernés.
En pratique, le centre de radiothérapie qui signale un incident à l'ASN fera également une proposition de classement. La décision finale de classement sera prise par l'ASN après analyse et consultation de la SFRO.

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 20:30

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) vient d'indiquer avoir détecté "six fois plus de fraudes et abus" en 2006 qu'en 2005, pour un montant total de 120 millions d'euros, sous l'effet d'un meilleur contrôle
"Nous ciblons mieux, nous détectons mieux les fraudes et abus", s'est félicité le directeur du contrôle-contentieux et de la répression des fraudes à l'assurance maladie, le Dr Pierre Fender, au cours d'une conférence de presse.
Selon lui, l'assurance maladie a détecté "six fois plus de fraudes et abus en 2006 qu'en 2005, pour un montant total de 120 millions d'euros". Cette somme, à mettre toutefois en parallèle avec les plus de 140 milliards d'euros qui transitent en un an dans les caisses de la "sécu", correspondrait "au coût de 91 appareils IRM ou au coût de fonctionnement annuel de quatre hôpitaux publics moyens", a-t-il souligné.
L'an dernier, 143 personnes ont été condamnées à des peines de prison ferme ou avec sursis pour avoir escroqué l'assurance maladie. 
Chez les praticiens, 351 interdictions de donner des soins allant de un mois à plus d'un an ont été prononcées par les Ordres médicaux.
Ces fraudes concernent notamment la présentation de faux bulletins de salaires pour toucher des indemnités journalières, de fausses ordonnances afin de revendre des médicaments au marché noir, ou encore la facturation d'actes fictifs par des médecins.
Des contrôles plus ciblés sur la chirurgie esthétique ont, à eux seuls, permis des économies d'un montant de 4,7 millions d'euros, des patients tentant de faire prendre en charge par la Sécurité sociale des actes de chirurgie esthétique comme s'il s'agissait d'actes de chirurgie plastique réparatrice.
L'assurance maladie compte élargir, d'ici fin 2007, ses contrôles à l'activité des établissements de santé et cibler les assurés bénéficiaires de chirurgie esthétique réalisée hors de France "sous couvert de chirurgie aiguë inopinée telle qu'une appendicectomie".
Concernant les fraudes sur les produits de substitution comme le Subutex, M. Fender a estimé l'ampleur du préjudice pour l'assurance maladie à un montant compris entre 4 et 10 millions d'euros.
Plus généralement, le directeur de la caisse nationale d'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, a annoncé un nouveau renforcement des contrôles, notamment sur les arrêts de travail de longue durée, qui seront systématiquement contrôlés à partir de 45 jours et non plus de 60 jours. Les prescriptions de transports sanitaires sont également dans le collimateur

Les dépenses de santé remboursées par la Sécurité sociale pourraient augmenter de 50% d'ici 2015 du fait du développement des affections longue durée, des progrès médicaux et du vieillissement de la population, selon une projection présentée aussi aujourd'hui par l'assurance maladie.
Il y a eu un +Livre blanc+ sur les retraites en 1991 mais nous n'avions jamais établi de projection sur la soutenabilité financière en matière de santé", a relevé le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, lors de la présentation de cette étude.
Au lendemain de l'annonce d'un nouveau dérapage du déficit de la Sécurité sociale, qui s'élèverait en 2007 à 12 milliards d'euros (toutes branches confondues: maladie, vieillesse, famille), cette étude prospective vient montrer, selon M. van Roekeghem, la nécessité "d'accélérer les réformes structurelles pour contrecarrer" la dégradation des comptes.
Voir le plan de redressement des comptes proposé par le Gouvernement.

"Si l'on projette les dépenses d'assurance maladie à l'horizon 2015, sur la base des tendances observées sur la période 1998-2004, on estime qu'elles devraient atteindre 210 milliards d'euros contre 140 milliards actuellement, ce qui correspond à une hausse de 50%", explique l'assurance maladie.
Le total des dépenses de santé (remboursées ou non) est actuellement de 190 milliards d'euros.
Depuis 1979, les dépenses de santé remboursées ont augmenté de 3,4% par an, soit 1,3 point de plus que la progression annuelle (+2,1%) du Produit intérieur brut (PIB)
.

Seules les quatre réformes de l'assurance maladie menées depuis la fin des années 70 (réformes Séguin de 1986, Veil en 1994, Juppé Ordonnances 96-344, 345 et 346 de 1996 et Douste-Blazy loi 2004-810) ont permis de réduire temporairement la hausse des dépenses au niveau de l'évolution du PIB, voire à un niveau inférieur.
Entre 2005 et 2015, le rythme d'évolution des dépenses maladie est évalué par l'assurance maladie à +5,3% par an. Les soins de ville (médecine libérale, médicaments etc.) devraient atteindre plus de 100 milliards d'euros, contre 63 milliards d'euros en 2005, et l'hospitalisation autour de 105 milliards d'euros.
Cette évolution est pour partie liée au vieillissement de la population et aux progrès médicaux. 
L'assurance maladie pointe du doigt le développement des dépenses liées aux affections de longue durée
(ALD, comme le cancer, le sida, le diabète ou Alzheimer), prises en charge à 100% et dont sont atteints environ 7,4 millions de personnes.

Quelque 70% des montants de remboursement devraient être concentrés sur les ALD en 2015, contre 60% actuellement. A elle seule, la croissance des dépenses d'ALD représenterait 80% de la hausse des dépenses, principalement en médicaments et hospitalisation.
"En France, nous avons des débats sur le périmètre de prise en charge, comme actuellement sur les franchises médicales, ou le financement, avec par exemple la TVA sociale, mais nous n'en avons pas sur l'optimisation des dépenses", a déploré directeur de la caisse nationale d'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem.

L'assurance maladie compte ainsi miser dans les années qui viennent sur la prévention de l'aggravation des maladies chroniques telles que le diabète, l'hypertension artérielle ou l'asthme en généralisant les dépistages de cancer ou en développant le rôle préventif du médecin traitant.
Le développement de la chirurgie ambulatoire, qui limite au maximum la durée de séjour du patient à l'hôpital, est une autre piste, prônée par le gouvernement, afin de "limiter les coûts et diminuer les risques d'infections nosocomiales"

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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 17:22

Le laboratoire national de référence de l'Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA) confirme la présence du virus H5N1 hautement pathogène sur les 3 cygnes retrouvés morts en Moselle le 3 juillet. (Voir l'article sur l'hypothèse de la contamination de 3 cygnes par le viurus H5N1 en Moselle) La surveillance de la zone, et plus largement du territoire national, a été renforcée.

Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche a en effet décidé d'élever le seuil d'alerte national. Celui-ci évolue donc de « modéré » à « élevé », « conformément au dispositif de prévention et de lutte contre l'influenza aviaire ». Voir le passage  du plan de prévention et de lutte contre l'influenza aviaire au niveau modéré.

Sur le terrain, cette décision se traduit par une protection accrue des volailles et des oiseaux. Soit en les confinant, soit en les soumettant à une visite vétérinaire d'évaluation. « Une visite qui devra être renouvelée à une fréquence mensuelle dans les 98 zones humides à risque, déterminées par l'Office national de la Chasse et de la Faune sauvage », précise le ministère. 

Dernier point, les rassemblements de volailles et d'oiseaux ainsi que les compétitions de pigeons sont désormais interdits.

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 16:11

 

Le ministère brésilien de la Santé a annoncé que le groupe américain Abbott Laboratories acceptait de réduire de 29,5% le prix de son médicament Kaletra connu aussi sous les appellations lopinavir et ritonavir et destiné aux malades du sida
Cette baisse de prix devrait permettre au Brésil de distribuer gratuitement des traitements dans le cadre de sa campagne de lutte contre le sida. 

En mai, le président Luiz Inacio Lula da Silva a pris un décret permettant au Brésil de contourner un brevet du groupe pharmaceutique américain Merck concernant un autre traitement contre le sida, l'Efavirenz, et le pays a commencé à en en importer une version générique moins chère fabriquée en Inde. (
voir l'article sur les tensions entre le Brésil et Merck à propos de l'Efavirenz et le compte-rendu de la séance de la commission bioéthique et droit de la santé du Barreau de Paris sur le thème des médicaments génériques)

C'était la première fois que le Brésil agissait de la sorte pour acquérir des traitements moins onéreux pour son programme de lutte contre le sida

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 09:10

Sur 10 personnes diagnostiquées comme séropositives au VIH et vivant en France, trois sont originaires d'Afrique subsaharienne. 

En toute logique, l'INPES a réalisé une enquête auprès de ces populations, pour faire le point de leurs Connaissances, Attitudes, Pratiques et Comportements (KABP en anglais) face au virus.

L'Institut national de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES) a ainsi interrogé 1 874 personnes de 18 à 49 ans demeurant en Ile-de-France. Une région qui concentre la majorité des nouveaux cas de VIH-SIDA enregistrés dans le pays.

Principal enseignement de cette enquête, le VIH est une préoccupation majeure pour les personnes originaires d'Afrique subsaharienne. Ils sont plus de sept sur dix à « craindre » la maladie et pratiquement autant (64,9%) à avoir déjà passé un test de dépistage du VIH. Une proportion très supérieure à la moyenne nationale.

Le préservatif masculin est clairement identifié (87,3%) comme le moyen de protection le plus efficace. Son utilisation lors du premier rapport sexuel est d'ailleurs « significativement à la hausse », même si elle reste inférieure à celle du reste de la population française.

Quelques idées reçues persistent néanmoins dans ces populations, quant aux modes de transmission du VIH. 
Bien des personnes interrogées considèrent ainsi, à tort, que la transmission est possible par piqûre de moustique (32,8%) ou en embrassant une personne contaminée (24,4%). 
Plus de 21% craignent d'être hospitalisées dans le même service qu'une personne séropositive. 
Près de deux déclarants sur dix sont persuadés que le virus du SIDA peut se contracter dans les toilettes publiques. En quelques années donc, de réels progrès ont été accomplis mais d'autres restent à faire ...

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 04:07

Le procureur de la République de Besançon a annoncé hier avoir ouvert une information judiciaire pour "empoisonnement de patients en fin de vie", au terme de cinq ans d'enquête préliminaire sur des cas d'euthanasie au CHU de Besançon.
Selon les conclusions de l'expertise médicale menée en 2004, sur 18 cas de patients - tous des cas désespérés - décédés au service de réanimation chirurgicale du CHU entre 1998 et 2001, 14 ont fait l'objet d'euthanasie

L'expertise avait conclu à l'époque que sur ces 14 patients, dont l'état se situait "au-delà de toute ressource thérapeutique", 4 avaient subi une euthanasie "directe" par injection de produits ayant pour objet d'entraîner la mort. 
Les 10 autres décès procédaient d'euthanasie "indirecte", résultant de l'administration de substances antalgiques, pouvant soit avoir un simple effet calmant, soit provoquer une dépression respiratoire aboutissant à la mort, selon le rapport d'expertise. 

Chargé de décider de l'issue judiciaire de cette affaire, qui fait l'objet d'une enquête préliminaire depuis 2002, le procureur de Besançon Jean-Yves Coquillat a décidé vendredi, sur instruction du procureur général, d'ouvrir une information judiciaire. 
M. Coquillat, qui a repris le dossier en juin 2003, avait reconnu à l'époque qu'il aurait à prendre une décision "compliquée" et qu'il souhaitait le faire avec "humanité", en examinant les motivations de ces pratiques d'euthanasie et leur contexte. 

L'affaire avait démarré au printemps 2002, avec les révélations d'infirmiers et d'aides-soignants du service de réanimation chirurgicale du CHU de Besançon accusant les médecins du service, avec lesquels ils étaient en conflit, de "thérapies de fin de vie" qu'ils jugeaient "choquantes". 

Selon des informations de presse en 2004, l'expertise médicale avait fait valoir que "l'équipe (médicale) était loin d'appliquer les règles de bonne pratique recommandées en réanimation" et que "les décisions non seulement n'étaient pas toujours collégiales, mais étaient parfois prises par un membre de l'équipe contre l'avis d'un autre membre". 
Seule une famille d'un patient décédé avait porté plainte dans cette affaire, mais sans constitution de partie civile. Le plaignant "s'étonnait des conditions de décès de son parent et se plaignait de l'absence d'humanité d'un des médecins du service", selon le procureur. 
"La loi actuellement ne distingue pas celui qui empoisonne son conjoint pour s'en débarrasser et celui qui agit pour des motifs humanitaires", avait-il déclaré en 2004.

La loi 2005-370 du 22 avril 2005 relative auxc droits des malades et à la fin de vie permet l'utilisation d'un antalgique ayant pour effet secondaire d'entraîner la mort. Les faits ont eu lieu avant l'entrée en vigueur de cette loi. Elle interdit tout acte d'homicide.

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 15:05

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a assuré, ce matin, de "la sincérité de ses comptes", annonce qui intervient après qu'un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France a mis en doute le 23 mai leur "fiabilité".

Cette dernière pointait, dans ledit document, que "l'examen des comptes de l'AP-HP au cours des exercices 2001-2004 faisait apparaître des pratiques qui nuisent sensiblement à leur fiabilité".

Le président délégué du conseil d'administration de l'AP-HP, Alain Lhostis, également adjoint au maire PCF de la Ville de Paris en charge de la santé, qui avait rendu public ce rapport, avait dénoncé une surestimation des déficits, destinée à
justifier un plan d'économies de la direction de 240 millions d'euros.

Or l'AP-HP garantit que "la Chambre a relevé certains points à améliorer, qui n'affectent pas la sincérité des comptes".

"Grâce notamment à ce Plan de retour à l'équilibre conclu avec l'Etat, l'AP-HP a restauré sa situation financière dès 2004, après plusieurs années de déficit". "Elle a entrepris à cette occasion un important effort de lisibilité et de fiabilisation de ses comptes".

Les remarques de la Chambre des comptes, "qui concernent certains postes du bilan ou des problèmes de facturation internes, sont en cours de règlement ou font partie du programme de travail de la direction économique et financière de l'AP-HP pour les prochains mois, en liaison étroite avec la trésorerie générale", poursuit l'Assistance publique.

L'AP-HP est composée de 39 hôpitaux ou groupes hospitaliers, dont 17 à Paris intra-muros. Elle emploie quelque 91.000 personnes.

Sous la direction de Rose-Marie van Lerberghe (partie en 2006), l'AP-HP avait signé en novembre 2003 avec l'Etat un plan pluriannuel d'économies prévoyant un "retour progressif à l'équilibre structurel" en 2007 (par la suite étendu à 2008), grâce notamment à un apurement du déficit cumulé. 
L'AP-HP s'est ainsi engagée à réaliser 240 millions d'économies.
Mme van Lerberghe avait aussi lancé un plan stratégique pour 2005-2009 qui prévoit la suppression de 1.820 postes non-soignants.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 21:08

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a indiqué que la franchise médicale que veut instaurer le président Sarkozy pourrait tenir compte du revenu des personnes, reprenant une idée du Haut commissaire Martin Hirsch, (voir l'idée du Haut Commissaire sur les indemnités journalières) dans une interview à paraître lundi dans La Tribune.

"Cette franchise pourrait effectivement prendre en compte à la fois la situation de santé des personnes, notamment les maladies de longue durée, et le niveau du revenu", a déclaré M. Guéant au quotidien économique. "Nous ne l'excluons pas", a-t-il ajouté. 

Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives dans le gouvernement de François Fillon, a proposé un tel "bouclier sanitaire" qui permettrait que les sommes restant à la charge du patient ne puissent dépasser de 3 à 5% de son revenu brut

M. Guéant a souligné que "l'Allemagne l'a fait et, sur ce sujet comme sur la TVA sociale, nous sommes pragmatiques: cela ne nous dérange pas de nous inspirer de ce qui marche ailleurs". Depuis 2004 dans ce pays, le plafond est fixé à 2% du revenu. 

"C'est le devoir de sociétés comme la nôtre de faire face" à des dépenses "inéluctables" telles la lutte contre le cancer et la montée de la maladie d'Alzheimer", a cité le secrétaire général de l'Elysée. "La franchise serait un étage supplémentaire de solidarité", a-t-il affirmé. 

Les ministères de la Santé et des Comptes publics doivent présenter mercredi des mesures de redressement des comptes de l'assurance maladie.
Voir la couverture sociale de la population.

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 07:19

Sanofi-Aventis a retiré hier le dossier d'homologation aux Etats-Unis de l'Acomplia, son traitement de l'obésité, un nouveau revers pour le laboratoire français qui peine à renouveler son portefeuille de médicaments à fort potentiel commercial.


Un comité d'experts de la Food and Drug Administration (FDA) américaine a rendu il y a deux semaines un avis défavorable à l'autorisation de mise sur le marché de l'Acomplia aux Etats-Unis, arguant du fait que la prise du médicament pouvait augmenter les risques de comportement suicidaire et de dépression. Voir l'article précédent sur les difficultés du rimonabant (Accomplia et Zimulti) par la Food and Drug Administration
Sanofi explique dans un communiqué qu'il va "travailler afin de soumettre le dossier à la FDA à une date ultérieure" et qu'il "mettra en oeuvre les discussions nécessaires avec la FDA, afin de déterminer les modifications requises pour son dossier".

Paul Diggle, analyste chez Nomura Code Securities, estime que l'Acomplia pourra encore être commercialisé aux Etats-Unis en tant que médicament de niche, pour des patients atteints de diabète, mais que son avenir en tant que traitement de l'obésité est à présent "définitivement compromis".

Ce revers intervient alors que l'Acomplia, également connu sous l'appellation Zimulti et sous le nom générique de rimonabant, fait l'objet d'une enquête de l'Agence européenne des médicaments (EMEA).
L'EMEA a annoncé ce vendredi qu'elle ne rendrait sa décision définitive sur le dossier qu'au mois de juillet, et non fin juin comme initialement annoncé.
"L'enquête devrait être achevée lors de la prochaine réunion du CHMP (comité des produits médicaux à usage humain)", a déclaré une porte-parole de l'agence communautaire.

A la Bourse de Paris, le titre du troisième laboratoire mondial a clôturé en repli de 0,55% à 60,10 euros, à comparer à une hausse de 0,56% du CAC 40. L'action avait déjà fortement dérapé il y a deux semaines lors de la publication de l'avis du comité d'experts américain.

L'Acomplia est autorisé dans 42 pays et commercialisé dans 20 d'entre eux. Il n'est toutefois pas recommandé aux patients souffrant de dépression grave en raison des risques d'effets secondaires psychiatriques. Les analystes estiment par ailleurs que d'autres contre-indications pourraient s'ajouter à la liste dans les prochains jours.
L'Acomplia était appelé à devenir l'un des médicaments vedettes de Sanofi, avec un objectif de chiffre d'affaires annuel de plus de trois milliards de dollars.
A l'heure actuelle, les ventes de ce produit sur les marchés où il est disponible sont encore relativement réduites. Son chiffre d'affaires mondial au premier trimestre de l'année est ressorti à 15 millions d'euros, contre 20 millions sur les trois derniers mois de 2006 
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 00:06

Le député UMP Jean Leonetti, rapporteur de la loi 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, préconise de doubler le nombre de lits en soins palliatifs et de créer un congé spécial pour la personne accompagnant une personne en fin de vie.

Dans un entretien paraissant aujourd'hui dans l'hebdomadaire "Le Pèlerin", il juge "indispensable d'étendre les unités de soins palliatifs à toute la France". "Un doublement du nombre de lits me paraît le minimum", poursuit le député des
Alpes-Maritimes, alors que le Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement (CNSSPA) doit prochainement remettre un rapport sur le sujet à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

M. Leonetti recommande en outre de "créer un congé spécial réservé à celui qui accompagne une personne en fin de vie" et de proposer, "dans les deux ou trois ans", à "tout le personnel médical une formation sur la prise en charge de la douleur des patients et sur le cadre juridique dans lequel ils peuvent le soulager".

Deux ans après l'adoption de la loi, il juge que "malheureusement", il "y a encore beaucoup trop de médecins, de personnels soignants confrontés à la question de la fin de vie, à la souffrance des malades, qui ignorent l'existence et le contenu de cette loi".

Dans son rapport, le CNSSPA rejoint les recommandations du député, en plaidant pour une meilleure information des médecins et des patients. Le comité demande également que les soins palliatifs aient davantage de moyens financiers.

La loi sur le droit des malades et la fin de vie crée un droit à "laisser mourir" en autorisant un patient à refuser toute "obstination déraisonnable" quand il n'y a plus d'espoir, sans légaliser l'euthanasie. Les médecins peuvent administrer de puissants médicaments antidouleur, même s'ils ont pour effet secondaire d'abréger la vie du patient

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 03:18

Plus de 90% des personnes disposaient en 2003 d'une couverture maladie complémentaire. Cette généralisation n'efface pas les inégalités, observe l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans une étude publiée ce matin, soulignant que les plus pauvres, les chômeurs et les étrangers sont les moins couverts.

En 2003, 99,6% de la population de France métropolitaine était couverte par l'assurance-maladie. Alors que les assurés étaient 69% en 1981 à bénéficier d'une couverture complémentaire, leur proportion est désormais de plus de 90%. Au total, 83% des dépenses de santé ont été financées par la
Sécurité sociale en 2003, 10% par les couvertures complémentaires (hors couverture maladie universelle, créée en 2000) et 7% par les patients eux-mêmes (la franchise de 1 € n'existant pas à l'époque de l'étude)

Le nombre de personnes bénéficiant d'une complémentaire a augmenté à tous les âges: la part des individus non couverts parmi les 18-29 ans est ainsi passée de 33% en 1981 à 14% en 2003. Chez les plus de 70 ans, cette part atteint désormais 10%, contre 54% il y a 25 ans.

Plus le niveau de vie de leur ménage est faible, plus les individus se trouvent sans complémentaire santé. Ainsi, en 2003, 21% des individus appartenant aux 20% des ménages ayant le niveau de vie le plus faible déclaraient ne pas avoir de complémentaire, contre 4% pour les 20% de foyers ayant le niveau le plus élevé.

Alors que la couverture maladie universelle (CMU) destinée aux foyers les plus pauvres devrait assurer une couverture à l'ensemble de la population, ce dispositif "souffre d'un non-recours important (entre 14 et 15% en 2003), pour des problèmes d'information d'une part, mais aussi parce que certains des bénéficiaires potentiels, notamment les plus jeunes, éprouvent moins de besoins de soins", note l'INSEE.

Les populations "les plus vulnérables" sont les moins couvertes. 13% des personnes appartenant à une famille monoparentale n'ont pas de complémentaire, contre 5% des individus vivant dans un ménage composé d'un couple et de deux enfants.

C'est aussi le cas des étrangers: 46% des Africains non maghrébins, 42% des Maghrébins vivant en France, 33% des ressortissants des pays européens hors UE et 21% des ressortissants de l'
Union européenne n'étaient pas couverts en 2003, contre 8% des Français de naissance.

Ces différences ne sont pas sans lien avec le recours aux soins, constate l'INSEE. En effet, 7% des adultes bénéficiant d'une complémentaire n'avaient pas consulté de médecin, généraliste ou spécialiste, au cours des douze mois précédant l'enquête. Cette proportion grimpait à 17% pour les personnes non couvertes. Or, parmi elles, 14% disaient par exemple avoir des caries non soignées, soit deux fois plus que le reste de la population.

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 13:19

Le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, compte proposer de ne pas indemniser la première journée d'arrêt-maladie afin de combler une partie du déficit de la Sécurité sociale.

M. Hirsch, qui n'avait pas caché fin mai son hostilité aux franchises médicales proposées par
Nicolas Sarkozy (voir la divergence de point de vue de Martin Hirsch), préférerait instaurer le non-remboursement de la première journée d'arrêt-maladie au lieu de créer une franchise sur les soins et consultations (voir l'opinion de Jean de Kervasdoué sur la franchise). Ce non-remboursement serait obligatoire et concernerait tous les salariés.

Le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, compte proposer aux employeurs d'octroyer des RTT aux salariés pour ne pas les pénaliser le premier jour de leur arrêt-maladie. 
Le ministère de la Santé n'a pas souhaité faire de commentaires, alors que l'économie annuelle envisagée serait de 180 millions d'euros.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a jugé qu'il s'agit d'une "mauvaise idée". "C'est une mauvaise idée, parce que ça veut dire qu'on prend à Pierre pour redonner à Paul", a-t-il réagi. "J'ajoute d'ailleurs que depuis maintenant trois ou quatre ans, il y a une pression assez forte, il y a des contrôles qui sont faits sur les indemnités journalières. Et quand un salarié est absent, ce n'est pas lui qui décide d'être absent, il y a bien un médecin qui prescrit l'arrêt de travail", a-t-il souligné

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