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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 22:23

Instaurer un dispositif de franchise médicale sur les remboursements de soins pour les dépenses de santé aurait "l'effet inverse du but recherché" et "accroîtrait les inégalités" d'accès aux soins, estime Jean de Kervasdoué, Professeur en Economie de la santé au Centre national des arts et métiers.
Le gouvernement veut mettre en place en 2008 quatre franchises médicales (consultations, hôpital, analyses médicales, médicaments) de 10 euros chacune, soit 40 euros par foyer. (voir l'article sur le colloque de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle sur la santé et, au premier tour, desprogrammes des candidats sur la santé)

Cette idée "ne marche pas et produit assez vite l'effet inverse du but recherché", affirme M. de Kervasdoué, ancien Directeur des Hôpitaux et auteur de nombreux ouvrages sur la
sécurité sociale, dans une tribune au Monde daté de demain. 

"Non seulement elle accroît les inégalités dans l'accès aux soins, mais elle contribue à la croissance des dépenses de santé: elle produit de l'inflation", ajoute-t-il. 

M. Kervasdoué prend l'exemple du ticket "modérateur" non remboursé par la
sécurité sociale et créé pour modérer la croissance des dépenses, mais qui "n'a rien modéré du tout" car "la quasi totalité de la population est couverte" par des mutuelles, assurances ou par la CMU, qui le prennent en charge. 
Le chercheur se demande aussi ce que veut dire "responsabiliser" les malades, terme employé par Nicolas Sarkozy pour justifier ce dispositif. "52% des dépenses médicales sont engagées par 5% des Français qui sont vraiment malades. Sont-ils responsables de leur âge, de leur cancer
ou de leur diabète ?", interroge-t-il. 

"Un patient consulte parce qu'il a mal au ventre, il ne demande pas que son médecin lui fasse des radiographies ou des analyses, il ne souhaite pas particulièrement qu'on l'opère, il désire simplement ne plus avoir mal ?", poursuit M. de Kervasdoué. 

Selon lui, le système informatique de la "sécu" n'est pas capable de bâtir en quelques mois un système de franchises "aussi complexe", sauf à le faire en deux ans et en investissant 500 millions d'euros. Voir l'article sur l'insertion des franchises dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 et les visions divergentes de quelques membres du gouvernement.

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 04:16

La ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé "Je souhaiterais forcer le pas sur les restructurations" dans certaines activités de soins, en particulier la chirurgie et l'obstétrique, au sein des hôpitaux publics, un sujet toujours très sensible au plan local lors d'un déplacement à l'hôpital Bon Secours de Metz, (celui-là même où a été hospitalisé le magistrat de Metz, blessé par la mère d'un condamé) demandant "un réexamen de l'implantation des activités de soins au sein des établissements". Cet "enjeu majeur va dominer la période qui s'ouvre". La ministre a justifié ces "recompositions" hospitalières par "l'évolution démographique des territoires". 

Elle a ensuite mis en avant "la qualité des soins": "certaines pratiques comme la chirurgie", qui requièrent "un matériel coûteux et des équipes pluridisciplinaires", ont "fortement évolué". Elle veut "les regrouper pour en garantir l'excellence et la sécurité". 
"Dans les domaines de la chirurgie et de l'obstétrique, il n'est plus possible de diluer les moyens, surtout quand la ressource première, les médecins, se raréfie. D'autres activités, comme la médecine, les soins de suite, la gériatrie doivent au contraire être assurés au plus près de nos concitoyens dans un souci constant de proximité", a expliqué la ministre. 
Les restructurations permettront par exemple "le redéploiement de nouveaux services mieux adaptés aux personnes", notamment "aux personnes âgées". 

La ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, Roselyne Bachelot-Naquin a défini un objectif de 15.000 places d'hospitalisation à domicile à atteindre d'ici à 2010 contre 8.000 actuellement

Elle compte sur 10 milliards d'euros d'investissement du plan Hôpital 2012, qui seront un "levier exceptionnel de modernisation des établissements". Ces premières annonces de la ministre sur ce sujet risquent de susciter des remous, notamment chez les élus locaux, où la question est ultra-sensible.

Plusieurs études démographiques montrent de fait que la France va manquer de médecins d'ici 2015, en particulier dans ces deux spécialités. En outre les médecins sont inégalement répartis sur le territoire. 

Le rapport du Pr Guy Vallancien publié en avril 2006, préconisait, au nom de la qualité des soins, de fermer "sans délai" 113 blocs opératoires d'hôpitaux publics effectuant moins de 2.000 actes chirurgicaux par an. Ce rapport avait été dénoncé par l'Association des petites villes de France (APVF) au nom de la défense d'une répartition équitable des soins sur tout le territoire. 
"Les maires sont opposés à ce qu'on ferme la chirurgie dans leur secteur, parce que dans l'esprit des Français quand on ferme le bloc opératoire, c'est comme si on fermait l'hôpital", souvent gros pourvoyeur d'emplois, avait alors expliqué Jacques Domergue, président du Conseil national de la Chirurgie (CNC)
Des mouvements locaux s'opposent aussi à la fermeture de petites maternités, comme à Paimpol (Côte d'Armor) ou encore au Kremlin Bicêtre (Val-de-Marne). 

En avril 2006, l'ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand avait chargé les agences régionales de l'hospitalisation (ARH) d'une étude sur le terrain pour apprécier au cas par cas la situation de l'offre de soins en chirurgie.

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 02:40

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, et Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique commencent à prendre contact avec les représentants du monde de la santé et des parlementaires impliqués dans la préparation des lois de financement de la sécurité sociale (LFSS). (voir les décrets de compétence des deux ministres dans le domaine de la santé)

Une série d´entretiens qui intervient alors que le gouvernement est confronté à un dépassement de l´Objectif national des dépenses d´assurance maladie (Ondam) de l´ordre de deux milliards. (voir l'article sur l'alerte du comité de l'Assurance maladie)

Reçue, vendredi dernier, par Roselyne Bachelot-Narquin, la Fédération de l´hospitalisation privée (FHP) a pu lui faire part de « la double crise traversée par les établissements de santé privés ». 
La première, « une crise identitaire », est liée « à un manque de reconnaissance par les pouvoirs publics » tant de l´activité des cliniques que « de leur capacité à s´investir dans les missions de service public, enseignement, prévention, recherche… ». 
La deuxième crise est financière ; elle est liée, selon les responsables de l´hospitalisation privée à but commercial, « à une inégalité injustifiée des tarifs et à la faiblesse des évolutions tarifaires dans le cadre d´un ONDAM qui se trouve chaque année amputé par la progression de postes de dépenses insuffisamment gérés ». La FHP fait allusion à l´enveloppe MIGAC (missions d´intérêt général et aide à la contractualisation), aux médicaments facturés en sus, aux différents plans de santé publique.

Lundi matin, Emmanuel Duret, président de la Fédération des établissements hospitaliers et d´assistance privés à but non lucratif (FEHAP) a rappelé les spécificités, mais aussi les difficultés propres à ce secteur de l´hospitalisation, notamment le fait que ses charges sociales sont plus lourdes que celles du secteur public. 

Elle a, mardi, reçu Alain Vasselle, sénateur de l´Oise, membre de l´Office parlementaire des politiques de santé (OPPS) et rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2007 pour la commission des Affaires sociales du Sénat. 

Pour sa part, Didier Tabuteau, directeur général de la Fondation des Caisses d´épargne pour la solidarité et directeur de la Chaire santé de Science Po (
voir le colloque avec Bernard Kouchner) aura un entretien aujourd'hui avec Roselyne Bachelot-narquin.
La Fédération hospitalière de France (FHF) qui représente les hôpitaux publics et dont le délégué général, Gérard Vincent, sera reçu ce même jour, fera entendre d´autres arguments et soulignera les contraintes du service public, de la continuité des soins qui pèsent sur les hôpitaux. Elle fera aussi sans doute remarquer que la composition des pathologies et des malades reçus à l´hôpital n´est pas exactement semblable à la clientèle des cliniques. 

Jeudi, ce sera au tour de Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français(CSMF), d´exposer à la ministre, les craintes et les attentes des médecins. 
Enfin, la ministre se rendra en fin de semaine au congrès du syndicat national des cadres hospitaliers


Eric Woerth, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique entendra jeudi Alain Vasselle (voir son audition quelques lignes plus haut avec la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports) et Nicolas About, président de la commission des Affaires sociales du Sénat.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 14:07

Un homme de 84 ans, qui faisait partie des 24 patients surirradiés à l’hôpital d’Epinal, est mort il y a une quinzaine de jours. 
L’information a été confirmée par Patrick Colombel, le directeur par intérim de l'établissement, qui reste prudent sur les causes du décès : "on ne sait pas s'il est lié à l'accident de radiothérapie ou non", car il était âgé et atteint d'un cancer.
Il faisait partie des malades traités pour un cancer de la prostate qui avaient été gravement surirradiés à l'hôpital d'Epinal entre mai 2004 et août 2005
, a toutefois confirmé le directeur hospitalier. 

Quatre personnes sont déjà décédées et 19 autres sont fortement diminuées après avoir été victimes de surdosages de 20%.

"Tous ces malades font l'objet d'un suivi très poussé à Paris, à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). On a mis en place une cellule de soutien médical et psychologique" Les dossiers d'indemnisation de ces victimes sont "en cours". Une quarantaine de plaintes au pénal ont par ailleurs été déposées par différents avocats pour "homicide involontaire" ou "blessure involontaire". 

Cet accident de radiothérapie est le plus grave du genre jamais survenu en France, comme l’a indiqué un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rendu en mars (voir l'article précédent de ce site contenant le rapport et l'indication de cette surexposition). 

Au mois de mai,  u
ne autre affaire du même genre avait également éclaboussé l’hôpital Rangueil de Toulouse, où 145 patients soignés par radiothérapie auraient subi des surdoses de rayons. (voir l'article rédigé concernant ce problème de dosage à l'hôpital Rangueil de Toulouse)

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 08:20

Le premier médicament contre la drépanocytose, le VK 500, a été mis au point par un Béninois, le Dr. Jérôme Fagla Médégan. 

Selon les autorités béninoises qui viennent de l’annoncer, l’Institut français de la propriété industrielle lui a octroyé un brevet pour cette découverte majeure.

L
’Institut français de la propriété industrielle (INPI) vient d’accorder au médecin béninois Jérôme Fagla Médégan un brevet pour la découverte du premier remède contre la drépanocytose, le VK 500. 

Une double première, car c’est la première fois qu’un traitement contre la drépanocytose est mis au point et que « l’INPI, selon le communiqué du Conseil des ministres béninois, accepte la découverte faite par un chercheur d’origine africaine, surtout dans le domaine des médicaments ». 

Toujours, d’après ce communiqué, « un laboratoire français a accepté de mettre en fabrication ce médicament qui sauvera la vie au 200 000 africains qui meurent chaque année à cause cette affection ».

Jusqu’ici, le traitement de cette maladie reposait sur la prévention et la prise en charge de ses manifestations cliniques. 

La drépanocytose est une maladie héréditaire touchant environ un nouveau-né sur 6 000
Elle se caractérise par l’altération de l’hémoglobine, protéine assurant le transport de l’oxygène dans le sang, causée par la déformation des globules rouges. Leur profil s’apparente ainsi à une faucille. 
Le VK 5OO, formulé à base de plantes, a permis in vitro aux hématies de retrouver leur forme initiale. 
La drépanocytose touche plus particulièrement les populations d’origine africaine et se manifeste par des douleurs aux articulations et à l’abdomen, des fièvres, une anémie chronique ou encore un disfonctionnement de la rate

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 00:14

L'émission néerlandaise de télé-réalité mettant hier soir en jeu un don de rein, qui a fait scandale dans de nombreux pays (voir l'article rédigé précédemment sur cette émission "Grand spectacle du donneur" aux Pays-Bas), était en fait un canular destiné à alerter l'opinion sur le manque de donneurs d'organes, et son héroïque "donneuse en fin de vie" était une actrice.
"Lisa", une femme soi-disant atteinte d'une tumeur au cerveau, est une actrice, a révélé en direct le présentateur Patrick Lodiers au moment où celle-ci s'apprêtait, en larmes, à désigner le malade à qui elle allait donner son rein. 

Mais les trois candidats "receveurs" participant sont, eux, d'authentiques malades en attente d'un rein, qui ont accepté de jouer le
jeu, a précisé l'animateur à l'issue d'une émission mise en scène comme n'importe quelle autre show de télé-réalité, avec reportages sur les candidats, applaudissements et rires.
"Nous n'allons pas donner un rein", a-t-il ajouté. "Nous avons voulu attirer l'attention sur la vie et les problèmes" des personnes en attente d'une greffe.
Les trois candidats font partie du canular, mais "ce qu'ils ont raconté (au cours de l'émission) est la dure réalité" de la vie quotidienne d'un malade en attente de greffe, a-t-il souligné. 
Une centaine de journalistes et des équipes de télévision du monde entier avaient fait le déplacement pour assister à la diffusion en direct du "Grand spectacle du donneur" sur l'antenne de la télévision publique destinée aux jeunes BNN, dans un studio d'Aalsmeer en grande banlieue nord d'Amsterdam. 

Elle avait suscité des controverses bien au-delà des Pays-Bas, où le ministre de la Santé Ab Klink l'avait qualifiée de "déplacée et non éthique à cause de l'aspect de concours".
A l'issue de l'émission, le ministre néerlandais de la Culture Ronald Plasterk a félicité BNN pour son "coup fantastique" alors qu'il avait été très critique cette semaine. "C'est une façon intelligente" de porter la question sur la place publique, a fait savoir son porte-parole. 

Comme lors d'émissions de
télé-réalité, "Lisa", qui jouait le rôle d'une jeune fleuriste de 37 ans, devait procéder par élimination pour choisir celui ou celle qui finalement pourrait recevoir son rein. L'actrice était en cela conseillée par les téléspectateurs qui pouvaient envoyer des messages par SMS. Les trois candidats se présentaient en répondant à des questions telles que: "Pour quel parti votes-tu ? Fais-tu parfois des choses qui ne sont pas bonnes pour ta santé ? Accepterais-tu le rein d'un tueur en série ?" (Des questions interdites en France, au regard du principe d'anonymat du don).
Des reportages les suivant au travail et les montrant allongé sur un lit pendant la dialyse presque quotidienne devaient permettre à "Lisa" de mieux connaître les candidats, qui ont raconté avoir subi déjà plusieurs transplantations. 

La diffusion de l'émission coïncidait avec le cinquième anniversaire du décès du fondateur de BNN, Bart de Graaff, mort après avoir attendu en vain un donneur pendant sept ans.
"Cela fait un an que nous travaillons à ce +coup+, mais nous n'avions pas escompté que cela serait un tel succès", a avoué Laurens Drillich, le directeur de BNN. 

Selon l'Association des malades rénaux aux Pays-Bas, 1.088 malades du rein sont actuellement en attente d'une greffe et l'attente est en moyenne de 4 ans. 

BNN n'en est pas à son premier scandale télévisuel, après avoir diffusé une série de magazines d'éducation sexuelle sans tabous, et des émissions consacrées au sexe et aux drogues.
L'année dernière, BNN avait encore défrayé la chronique avec une série de reportages et rencontres avec des jeunes patients en phase terminale, intitulés "Il faudra me passer sur le corps".

Un immense soulagement pour l'éthique médicale et en même temps une sensibilisation réussie.
Une seule chose reste à faire: 

DONNER POUR SAUVER DES VIES.

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 15:13

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé aujourd'hui le déclenchement, "de façon préventive", du Plan canicule.

Parmi les mesures mises en oeuvre: le dispositif de veille biométéorologique qui permet de détecter la survenue d'une canicule, le dispositif d'information et de communication et en particulier, le numéro vert du ministère de la Santé: 0.800.06.66.66 (appel gratuit depuis un poste fixe).

Cette année, selon le ministère, le dispositif de prévention et de gestion d'une canicule a fait l'objet de modifications dont les objectifs sont "de porter un effort maximum sur les populations sensibles aux températures extrêmes, d'accroître la mobilisation de tous les acteurs, de lutter contre l'isolement et renforcer la solidarité".

La nouvelle version du Plan national canicule est accessible sur le site Internet du ministère de la Santé à l'adresse suivante:
http://www.sante.gouv.fr  (accès par thématique "canicule et chaleurs extrêmes"). 

La Ville de Paris, qui a mis en place depuis 2004 un plan de lutte contre les conséquences de la canicule destiné aux quelque 261.500
personnes âgées
ou handicapées vivant dans la capitale, se mobilise dès le 1er juin.
Par mesure de prévention, les personnes concernées vont recevoir une lettre du maire Bertrand Delanoë et une plaquette d'information les encourageant à s'inscrire sur le registre "chalex" (chaleurs extrêmes) par téléphone en appelant le 3975
Des partenariats ont été conclus avec les associations locales, médecins et pharmaciens dans les arrondissements auxquels seront associés l'ensemble des gardiens d'immeubles et de jeunes accompagnants, a annoncé jeudi la mairie qui proposera 67 clubs pour personnes âgées
, équipés de dispositifs de rafraîchissement.

En cas de températures de niveau 2 (31 degrés le jour et 21 la nuit pendant trois jours consécutifs), dit "stade orange" de ce plan canicule, une cellule de crise à la mairie permettra d'appeler les personnes du fichier "chalex" et de vérifier leur état de santé. Si nécessaire, les services de secours (Samu, pompiers) ou les service sociaux seront alertés.

Une mobilisation maximale est prévue en cas de températures de niveau 3. Des personnes supplémentaires seront recrutées dans les
maisons de retraite
médicalisées de la Ville.

La canicule meurtrière de 2003 avait entraîné à Paris 1.154 morts supplémentaires en août (+127%) par rapport à 2002, dont 80% étaient survenues entre le 11 et le 14 août.
Une campagne d'information locale sur la prévention de la canicule est prévue à partir du 1er juin ainsi qu'une campagne d'affichage grand public appelant à la vigilance. 

Météo-France distingue quatre niveaux de vigilance pour la canicule allant du vert (pas de vigilance particulière) au rouge (vigilance absolue), en passant par le jaune (soyez attentif) et l'orange (très vigilant).

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 16:52

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a annoncé, ce jeudi 31 mai 2007 à Bruxelles, une contribution de 100 millions d'euros au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Voir le compte-rendu de la conférence tenue à Science Po de Philippe Brunet, directeur-adjoint du chef de cabinet du commissaire européen à la santé.

Selon l'Exécutif européen, la promesse européenne comprend non seulement une contribution financière, mais aussi un engagement à assurer au Fonds mondial le même niveau de soutien pour l'avenir, en lui garantissant un financement prévisible et à long terme. 
La Commission européenne prévoit de fournir au fonds un total de 300 millions d'euros sur une période de trois ans (2008-2010).

Selon M. Barroso, cette contribution financière s'inscrit dans le droit fil de l'engagement de l'Union européenne en faveur des populations les plus pauvres et les plus vulnérables, en termes d'aide, d'échanges commerciaux et de soutien politique.

Au cours des cinq dernières années, la Commission européenne a mis 522 millions d'euros à la disposition du Fonds pour aider les pays en développement à lutter contre ces trois maladies.
Au cours des cinq dernières années, le Fonds mondial est devenu l'un des principaux bailleurs de fonds des programmes de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, avec plus de 10 milliards de dollars US en engagements fermes et des promesses de financement couvrant plus de 7 milliards de dollars, destinés à des programmes dans 136 pays.

Jusqu'ici, les programmes financés par le Fonds mondial ont sauvé la vie d'environ 1,8 million de personnes et ce chiffre augmente rapidement puisqu'on estime à 3.000 le nombre de vies supplémentaires sauvées par jour.

Selon la commission européenne, ce résultat a pu être atteint grâce à la fourniture d'un traitement contre le sida pour 1,1 million de personnes, d'un traitement contre la tuberculose pour 2,8 millions de personnes, de médicaments efficaces pour 23 millions de cas de paludisme, ainsi que grâce à la distribution de moustiquaires à 30 millions de familles en Afrique et au-delà

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 05:02

Le 31 mai est déclarée dans le monde Journée sans tabac.

En France, la mesure a été instaurée par le décret 91-410 du 26 avril 1991 fixant au 31 mai la date de la manifestation annuelle intitulée
"Jour sans tabac" pris en application de l'article 7 de la loi 91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcolisme, dite loi Evin.

Tout est fait ce jour pour que vous déclariez votre habitation et votre voiture sans tabac. Même si cela reste évidemment délicat, vous devez demander aux personnes qui fument chez vous ou dans votre voiture de bien vouloir attendre ou sortir.

Avec les précédentes augmentations des taxes sur le tabac puis
le décret 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, le nombre de fumeurs commence à diminuer. Voir aussi les substances contenues dans une cigarette.

Le Tribunal fédéral suisse a admis la demande des Genévois concernant l'organisation d'un référendum pour savoir si les lieux publics doivent être non fumeurs.

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 03:07

Même si en France, la législation concernant le don d'organes est réglementée par les articles L1211-3 à L1211-5 du Code de santé publique (Livre 2 Don et utilisation des éléments et produits du corps humain - Titre 1 Principes généraux) et notamment les principes d'anonymat et de gratuité, il n'en est pas de même à l'étranger. 
Certes, le nombre de donneurs est insuffisant voir alarmant face au nombre de personnes nécessitant une transplantation et de nombreuses personnes avancent continuellement l'idée d'une rétribution. Voir l'article sur l'appel ultime envers les donneurs d'organes lancé dernièrement.

Une nouvelle étape va être franchie, vendredi 1er juin, dans le domaine de la télé-réalité aux Pays-Bas.
Ce soir-là, la chaîne publique BNN, connue pour ses provocations et très populaire auprès les jeunes, devrait diffuser une émission produite par la société Endemol, "Le grand show du donneur".

La finalité de ce programme est de permettre à Lisa, 37 ans, atteinte d'une maladie incurable, de choisir parmi trois personnes, en attente d'une greffe, celle qui bénéficiera d'un de ses reins. Les trois malades sont âgés de 18 à 40 ans. Les téléspectateurs seront invités à conseiller Lisa en lui envoyant des SMS.
BNN affirme vouloir attirer l'attention sur le manque de dons d'organes aux Pays-Bas et amener les téléspectateurs à réfléchir sur leur capacité à devenir des donneurs.
La chaîne a été cofondée, il y a une dizaine d'années, par Bart de Graaff, un jeune homme mort, en 2002, des suites d'une affection rénale. Laurens Drillich, l'actuel président de BNN, a souligné que les participants à l'émission avaient "33 % de chance d'obtenir la greffe qu'ils attendent, un pourcentage bien supérieur à celui des personnes placées sur des listes d'attente".

L'Appel chrétien démocrate (CDA), le parti du premier ministre Jan Peter Balkenende, a jugé "fausse et blâmable" l'idée qui est à la base de l'émission. 
Le député Joop Atsma a invité les ministres de la santé et des médias à l'interdire. Compte tenu de la législation néerlandaise, une telle mesure semble cependant impossible.
Manti_bug_fck. Atsma s'est aussi demandé sur quelle base le bénéficiaire du don serait choisi (Sa couleur ? Son sexe ?...") et s'interrogeait sur l'avenir des deux candidats qui seront évincés. Selon les réalisateurs de l'émission, ceux-ci ont été clairement informés et se réjouissent que l'attention soit portée sur le sort des personnes en attente d'une greffe.
Le parti protestant ChristenUnie, également membre du cabinet Balkenende, s'est félicité de ce que le don d'organes devienne un motif de préoccupation mais il a, lui aussi, demandé l'interdiction de l'émission. Le Parti travailliste, troisième formation du gouvernement, a jugé l'initiative "non éthique" mais ne s'oppose pas à sa diffusion. Le parti de gauche souligne que, dans le passé, BNN s'est distinguée par la qualité de traitement des questions médicales. "Au sujet de mon corps", l'un de ses programmes phares, a effectivement été distingué comme l'un des meilleurs programmes de la télévision néerlandaise.
Le directeur de l'association Fondation du rein a jugé " épatant" que BNN s'intéresse à ce "grand problème". "Mais la manière dont elle le fait n'est vraiment pas notre option. Cela n'offre aucune solution structurelle. C'est pour cela que nous avons lancé un vaste plan d'action pour le don d'organes", explique Paul Beerkens.

Au-delà de l'atteinte à l'éthique médicale que représenterait ce programme, la question était également de savoir s'il était simplement légal. "Les informations dont je dispose à l'heure actuelle me disent que ce programme est déplacé et viole l'éthique, et tout particulièrement en raison de l'aspect de compétition, mais c'est aux responsables des programmes de faire leurs propres choix", a déclaré le ministre néérlandais de l'Education, Ronald Plasterk

Cette initiative vise, selon la chaîne, à endiguer la chute du nombre de donneurs enregistrée au cours des dernières années. 

Les grandes questions éthiques que je me pose et qu'il faut immédiatement se poser : 
*Jusqu'où allons-nous aller pour le don d'organes? 
*Le consentement de la donneuse est-il vraiment libre? (alors que des milliers de SMS vont choisir un receveur)
*Sur quels critères un organe va-t-il désormais être donné? (puisqu'il ne s'agira plus de l'importance vitale mais des conseils du grand public) 
*Le choix pourra-t-il être respecté, compte-tenu de la compatbilité entre donneur et receveur?
*Comment les hypothétiques receveurs seront sélectionnés pour une émission de TV réalité? Auront-ils accès aux dossiers médicaux ? (un risque pour le secret médical)
*Enfin, comment faire pour favoriser le don d'organes autrement? Poursquoi les chaînes (avec leurs millions de téléspectateurs) ne diffuseraient-elles pas gracieusement un message de mobilisation en faveur de cette cause?

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 14:39

Les Statistiques sanitaires mondiales 2006 présentent les estimations les plus récentes depuis 1997, sur une cinquantaine d’indicateurs sanitaires pour les 192 Etats Membres de l’OMS. Cette deuxième édition des Statistiques sanitaires mondiales contient une série plus étendue de statistiques axée en particulier sur l’équité dans la santé et l’accès aux services au sein des différents pays et entre eux. Elle introduit également une nouvelle partie présentant 10 éléments clés parmi les statistiques sanitaires mondiales relatives à l’année écoulée

*La première partie est consacrée à la santé publique dans le monde avec 10 enjeux en chiffres.
On y apprend que la mortalité rurale est 1.5 fois plus élevée que la mortalité urbaine; que les enfants de mère non éduquées ont un taux de
 mortalité 2.2 fois supérieur aux enfants de mère éduquées et les enfanst issus des ménages les plus pauvres un taux 2.2 fois plus important que les enfants de ménages les plus riches.
La prévalence actuelle du tabagisme dans le monde est de 18% (elle est 18% en Afrique, 22% dans les Amériques, 12% en Asie du Sud-Est, 15% en Méditérannée Orientale  et 19% en Europe) avec un écart entre les garçons et les filles (environ 5 points).
Pour la vaccination diphtérie - tétanos - coqueluche (DTC3) 102 pays ont une couverture vaccinal de 80% alors que dans 50, il est inférieur à 80% et dans 10, inférieur à 50%
Les Amériques concentrent 37% du personnel de santé mondial avec un taux de morbidité de 10%; l'Europe avec 27% du personnel de santé mondial a le même taux. L'Afrique et la Méditérannée Orientale avec 2% des personnels de santé obtiennent des taux de morbidité de 24% et 10%; l'Asie du Sud-Est avec 12% obteint 28% de morbidité.
Pour la Tuberculose (détection et succès du traitement), les meilleurs pays sont le Chili, les Seychelles et l'Algérie et les moins bons sont Allemagne, Libéria et Guinée ( avec 50% de détection et 70% de succès)
Les dépenses de l'Etat consacrées auxx dépenses de santé sont comprises entre 5 et 15% en 2003 (exception faite de l'Iran, de la Côte d'Ivoire, du Pakistan et de l'Inde)
Plus le PIB par habitant est élevé, plus l'obésité gagne du terrain alors que dans le sens inverse, c'est la dénutrition et le retard de croissance qui gagne du terrain.
Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral était de 1 350 000 fin 2005 (il était de 290 000 fin 2002)

*La partie 2 est consacrée aux statistiques sanitaires mondiales avec la liste des 192 Etats membres de l'OMS et un détail de leur espérance de vie et taux de mortalité infantile et néonatale, taux de mortalité, années de vie perdues, la prévalence de la tuberculose, du VIH, de la poliomyélite, la couverture vaccinale à un an, la couverture des soins prénataux, les accouchements  assistés par du personnel de santé qualifié et le taux de couverture contraceptive, la couverture antirétrovirale, la proportion des cas détectés et traités de tuberculose, des cas de diarrhée et de fièvre, des accouchements effectués par césarienne, la proportion des enfants en retard de croissance, en surcharge pondérale et en obésité, l'accès à une eau meilleure, la consommation de tabac et l'usage de préservatifs dans les rapports sexuels de 15 à 24 ans.
Un autre tableau a trait aux ressources humaines pour la santé avec le nombre de médecins, d'infirmiers, de sages-femmes et dentistes, de pharmaciens, de professionnels de santé publique, de personnel de laboratoire et de personnel administratif d'appui.
Suit un tableau avec les dépenses de santé en fonction du PIB (et une distinction entre dépenses publiques et privées) (Etats-Unis: 15.2; Russie: 5.2; France 10.1), les dépenses de sécurité sociale, les dépenses de santé par habitant et le nombre de lits d'hôpitaux pour 10 000 (Etats-Unis 5 711$, 33 lits; Russie 551 $, 99 lits; France 2 908 $, 76 lits)
Un tableau développe pour 1 000 naissances en fonction du milieu (rural et urbain), du quintille de richesse (riche et pauvre) et du niveau d'éducation de la mère les probabilités de décès, les probabilités de retard de croissance, la couverture vaccinale de la rougeole et le nombre d'accouchements effectués par du personel qualifié
Un dernier tableau fait le point sur la poulation, l'indice de fécondité, le taux de fertilité des adolescents, le taux d'alphabétisation, le taux de scolarisation, le PIB par habitant et le poucentage de la population vivant avec moins de 1$ par jour

Voir le rapport complet.

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 09:33

Exercer une activité physique est bon pour la santé.
Trente minutes de marche rapide tous les jours est excellent pour votre santé. Alliée à une alimentation satisfaisante, cette activité physique permet de réduire considérablement les risques de maladies cardio-vasculaires, de cancers, de diabète, de prise de poids et d'ostéoporose.

La marche à pied est l'une des rares activités qui mette tout le corps en mouvement, rappelle régulièrement la Fédération française de cardiologie (FFC). Elle fait fonctionner le système osseux, musculaire et ligamentaire. Elle permet de maintenir la souplesse articulaire et entraîne le système respiratoire et cardio-vasculaire. La pratique régulière de la marche favorise une meilleure irrigation sanguine des tissus et ne comporte aucune contre-indication.

La marche est l'exercice physique par excellence que l'on peut pratiquer à tout âge: c'est un acte automatique qui demande un minimum d'efforts mais qui consomme beaucoup d'énergie. Environ 30 minutes de marche sur terrain plat trois fois par semaine et à allure normale (7 à 8km/h) permettent d'améliorer les performances de la pompe cardiaque de 12%.

La sédentarité affaiblit le coeur. Sans entraînement, le muscle cardiaque perd de sa puissance de contraction. Il reçoit et renvoie moins de sang dans le corps et fournit moins d'oxygène aux muscles et aux organes. A l'opposé, l'exercice physique régulier dilate les artères, notamment les artères coronaires, nourricières du coeur, et permet une meilleure irrigation.
Cet exercice les protège des obstructions (thromboses) favorisées par les graisses et les sucres en excès dans le sang. De plus, l'exercice physique abaisse favorablement la pression artérielle et influe donc sur les facteurs de risque.

A côté de la marche à pied, la FFC recommande la course à pied, un sport adapté à tous s'il est pratiqué avec prudence, le vélo qui fait travailler beaucoup de muscles (coeur, cuisses, mollets, fessiers) tout en stimulant la circulation sanguine. Elle insiste aussi sur les bienfaits de la natation, un sport qui fait travailler le coeur en profondeur tout en évitant les traumatismes articulaires et sur l'intérêt du roller, un sport d'endurance qui doit être pratiqué de manière contrôlée

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 14:17

Le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie a "déclenché" ce jour sa procédure d'alerte, exigeant du gouvernement qu'il prenne avant fin juin des mesures pour redresser les comptes qui ont dérapé de 2 milliards d'euros cette année, a-t-il annoncé dans un communiqué. Voir l'article sur le dépassement de l'ONDAM et le risque d'alerte.

La loi 2004-810 du 17 août 2004 relative à l'assurance maladie a institué dans son article 40 un Comité chargé d'alerter le Parlement, le gouvernement, et les caisses nationales d'assurance maladie lorsque il y a un "risque sérieux" de dérapage des dépenses. VOIR LE TEXTE EN BAS DE PAGE.
En clair, le Comité tire la sonnette d'alarme si les dépenses dépassent de 0,75% l'objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) voté par le Parlement chaque année dans le cadre des lois de financement de la Sécurité sociale. 

Pour la première fois depuis sa création en 2004, "le Comité décide donc de déclencher la procédure d'alerte", "dont la première étape est la notification de ce risque au Parlement, au gouvernement et aux caisses nationales d'assurance maladie", indique le communiqué. La loi prévoit qu'en cas de dérapage, les pouvoirs publics proposent des mesures de redressement dans un délai d'un mois après le déclenchement de la procédure. 

Le directeur de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), Frederic Van Roekeghem a précisément présenté aujourd'hui en commission un "plan d'économies" de 900 millions d'euros en année pleine pour faire face aux dérapages des comptes de 2 milliards d'euros en 2007, a indiqué le président de cette commission.

Cette mesure est à prendre d'autant plus au sérieux qu'elle a  été prise par le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance maladie, un organisme d'experts indépendants chargé d'alerter le Parlement, le gouvernement et les caisses nationales d'assurance maladie en cas d'évolution des dépenses maladie «incompatibles» avec les objectifs votés par le Parlement. «Le dépassement observé sur la base annuelle de l'Ondam 2006 et les tendances des dépenses de soins de ville constatées au cours des premiers mois de l'année conduisent à considérer qu'il existe un risque sérieux de dépassement supérieur à 0,75% (1,1 milliard d'euros) de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) fixé en 2007», est-il écrit dans l'avis. 
La  CNAM a dit prendre acte de cette avis,  soulignant qu'elle disposait d'un délai d'un mois «pour proposer des mesures de redressement» et ajoute, dans un communiqué, qu'elle «mettra à profit ce délai pour préparer un ensemble de propositions qui s'inscriront dans la logique de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé et de la promotion de l'efficience du système de soins».

C'est dans ce contexte tendu que la ministre de la Santé a annoncé que les franchises médicales voulues par Nicolas Sarkozy «afin de responsabiliser les patients» seraient mises en œuvre en 2008:
voir l'articlé rédigé sur les franchises. Selon Roselyne Bachelot-Narquin, quatre franchises annuelles sur les médicaments, les consultations, les analyses et l'hôpital - qui pourraient être de 10 euros chacune par foyer - sont envisagées sans exclure des modulations en fonction des revenus et des «prises en charge à 100% au cas par cas». Ces franchises , si elles sont adoptées, risquent de provoquer de fortes turbulences, tant les oppositions sont fortes. 
«La seule conséquence de ces franchises, ce sera une augmentation des inégalités en termes de santé, nous a affirmé Bruno Palier, économiste de la santé et chercheur au CEVIPOF. Tant que l'on ne touchera pas aux modes de revenus des médecins, rien ne changera».

Comme en écho à cette menace, la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a mis en garde le gouvernement contre toute tentative de remise en cause des engagements de son prédécesseur en matière d'honoraires médicaux. «La CSMF avertit clairement le gouvernement que les mesures de redressement ne doivent en aucun cas toucher les honoraires médicaux (...) Les économies doivent être recherchées dans d'autres secteurs, la responsabilisation des patients étant une piste parmi d'autres», indique son communiqué. La consultation des médecins généralistes doit, en effet, passer de 21 à 22 euros le 1er juillet, puis à 23 euros en 2008, selon un accord signé en mars. 
A l'inverse, l'UNSA (autonomes) a estimé cet après-midi, que les assurés sociaux avaient «déjà largement participé à l'effort de redressement» des comptes de l'assurance maladie, alors que les médecins libéraux n'ont, selon elle, pas partagé cet effort. «On ne cautionnera aucune décision qui ferait porter de nouveaux sacrifices aux usagers».
Ce trou de la Sécu risque fort d'être la première épine sérieuse dans le pied du nouveau gouvernement

Voir l'article 40 de la loi 2004-810:

Art. L. 114-4-1 du Code de la Sécurité Sociale. - Le Comité d'alerte sur l'évolution des dépenses de l'assurance maladie est chargé d'alerter le Parlement, le Gouvernement et les caisses nationales d'assurance maladie en cas d'évolution des dépenses d'assurance maladie incompatible avec le respect de l'objectif national voté par le Parlement. Le comité est composé du secrétaire général de la Commission des comptes de la sécurité sociale, du directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques et d'une personnalité qualifiée nommée par le président du Conseil économique et social. 
Ce comité est placé auprès de la Commission des comptes de la sécurité sociale. 
Chaque année, au plus tard le 1er juin, et en tant que de besoin, le comité rend un avis sur le respect de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie pour l'exercice en cours. Il analyse notamment l'impact des mesures conventionnelles et celui des déterminants conjoncturels et structurels des dépenses d'assurance maladie. 
Lorsque le comité considère qu'il existe un risque sérieux que les dépenses d'assurance maladie dépassent l'objectif national de dépenses d'assurance maladie avec une ampleur supérieure à un seuil fixé par décret qui ne peut excéder 1 %, il le notifie au Parlement, au Gouvernement et aux caisses nationales d'assurance maladie. Celles-ci proposent des mesures de redressement. Le comité rend un avis sur l'impact financier de ces mesures et, le cas échéant, de celles que l'Etat entend prendre pour sa part.

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 10:50

L'ancien responsable de l'administration chinoise des produits alimentaires et pharmaceutiques (SFDA), Zheng Xiaoyu, a été condamné à mort ce jour pour corruption et négligence.
Zheng Xiaoyu a été reconnu coupable d'avoir accepté des pots de vin et des cadeaux d'une valeur de plus de 6,49 millions de yuans (832.000 dollars, 619.000 euros) lorsqu'il dirigeait l'organisme, rapporte l'agence Chine nouvelle. Contacté par l'Associated Press, le tribunal populaire de deuxième instance de Pékin a confirmé l'information, refusant de donner davantage de détails.
Le condamné a dirigé l'administration de sa création en 1998 jusqu'à son limogeage en 2005. Ses pouvoirs avaient considérablement augmenté en 2002 lorsque le gouvernement avait décrété que tous les médicaments devaient bénéficier d'une approbation de la SFDA avant toute mise sur le marché.
Cette modification avait entraîné de nombreux retards dans les agréments, et de nombreuses compagnies avaient alors cherché les moyens d'accélérer la procédure. Un antibiotique approuvé par l'agence sous la direction de Zheng Xiaoyu a fait au moins dix morts l'an dernier avant d'être retiré du marché.

Un responsable de la Direction générale de la surveillance et de l'inspection de la qualité et des quarantaines a par ailleurs annoncé la mise en place d'ici la fin de l'année de la première réglementation du pays en matière de rappel de produits alimentaires.
"Tous les producteurs et distributeurs, nationaux et étrangers, seront contraints de respecter ce système", a expliqué Wu Jianping, directeur général du service de la surveillance et de la production alimentaire de l'organisme, dans un entretien au "China Daily". Le système de rappel sera mis en place progressivement et concernera les produits alimentaires "potentiellement dangereux" et ne bénéficiant pas d'une autorisation de mise sur le marché.

Cette mesure fait suite à une série de scandales sur la sécurité alimentaire qui ont touché des produits chinois. Ainsi, des traces de mélamine ont été découvertes dans des aliments pour animaux domestiques, qui auraient causé la mort de chiens et de chats en Amérique du Nord. 
Le gouvernement américain a interdit les importations de dentifrices chinois après la découverte de diéthylène glycol dans certains produits vendus en Australie et en République dominicaine.

Selon le "China Daily", la SFDA prévoit d'inscrire sur une liste noire les producteurs alimentaires qui ne respecteraient pas la loi. L'administration a lancé une inspection nationale hier, précise le quotidien. 
Le ministère de la Santé a annoncé près de 34.000 maladies liées à l'alimentation en 2005

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 16:03

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s'est engagé aujourd'hui à évaluer avant l'été le dispositif du lundi de Pentecôte travaillé, afin d'en améliorer les modalités qui divisent les Français après trois années d'application. (Voir l'article sur le nombre de personnes qui travaillent ce lundi)

"On va améliorer les choses. Je ne suis pas là pour dire que tout va bien. Je suis attentif à ce que disent les Français", a déclaré Xavier Bertrand au micro de
RTL.
"Il y a aujourd'hui nécessité d'avoir une évaluation du dispositif sans tabou", a-t-il ajouté, interrogé sur "la pagaille" que provoque depuis trois ans cette journée de solidarité pour les personnes dépendantes, âgées et handicapées.

Mise en place après la canicule de l'été 2003 où près de 15.000 personnes, essentiellement des personnes âgées avaient trouvé la mort, cette journée fait débat dans l'opinion.

Les syndicats dénoncent des distorsions entre salariés, car il y a ceux qui bénéficient d'un week-end prolongé et ceux qui sont contraints de travailler. 
Selon un
sondage d'OpinionWay pour le journal gratuit Métro, 59% des actifs chômeront cette année contre 41% qui travailleront.
De leur côté, des organisations de personnes dépendantes déplorent son caractère "stigmatisant et de charité publique".

Travaillé, mais non rémunéré, le lundi de Pentecôte rapporte deux milliards d'euros chaque année depuis trois ans et pour le gouvernement il n'est pas question de remettre en cause cette mesure.
La réunion d'évaluation, qui se tiendra sous l'autorité du Premier ministre, François Fillon, avec les ministres concernés est destinée "à faire le point (...) pour voir comment améliorer le dispositif", a dit sur RTL Xavier Bertrand, dont le portefeuille inclut les Relations sociales et la Solidarité.

La mesure s'applique différemment dans les secteurs publics et privés. La plupart des administrations - écoles, crèches, postes, préfectures, mairies ou encore tribunaux - sont fermées, mais dans les transports publics, RATP et SNCF, un service réduit est assuré.
L'application varie également dans le secteur privé et pour les parents d'élèves qui travaillent, la journée peut se révéler un casse-tête.

Les poids lourds sont interdits de circulation pour des raisons de sécurité et la plupart des grandes entreprises, qui ne peuvent travailler ont donné un jour de congé à leurs salariés. C'est le cas pour les grands groupes industriels, les banques ou encore les assurances.
A l'inverse, dans les petites et moyennes entreprises, qui rassemblent près de la moitié des salariés du privé et ne peuvent offrir un congé, les salariés travaillent.

La CFDT dénonce "une mesure injuste", source "d'inégalités entre salariés" et note que certains peuvent poser un jour de congé ou de
RTT alors que d'autres sont dans l'obligation de travailler.
Pour Force ouvrière, c'est "un nouveau 'travailler plus' mais cette fois pour gagner moins".
Pour la FNTAH, l'association des accidentés de la vie, "il convient de réfléchir à d'autres sources de financements solidaires si notre pays souhaite accompagner dignement et collectivement les personnes dépendantes".

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