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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 14:38

La Chine compte plus de 30 millions de dépressifs, mais en raison du manque de psychiatres, plus de 90 % de ces patients n’ont pas accès à des soins appropriés. 
Selon les chiffres annoncés par l'Association des psychiatres de Chine (APC), la Chine ne compte que 17.000 psychiatres professionnels pour une population qui dépasse le milliard, et aurait besoin de 113.000 praticiens supplémentaires pour atteindre la moyenne internationale d'un psychiatre pour 10.000 citoyens.

Les groupes les plus affectés par la dépression, sont les femmes et les ruraux. Selon une étude réalisée dans les provinces de Zhejiang (est) et de Hebei (nord), ces populations sont confrontées à une pression inhabituelle et doivent gérer de profonds changements sociaux.

La dépression est à la fois un symptôme et un syndrome fréquents. C’est un trouble de l'humeur ou un trouble psychique pouvant résulter de l'interaction d'un ensemble de facteurs biologiques (déséquilibre dans la chimie des neurotransmetteurs du cerveau), psychologiques et sociaux. Elle se rencontre dans toutes les affections, en épisode inaugural ou au cours du développement. Elle peut aussi être une maladie psychiatrique à part entière. En Chine, ce trouble semble intimement lié aux bouleversements sociaux. La croissance vive et rapide déstabilise les relations sociales et remet en cause les rapports entre les villes et les campagnes.

En effet, un environnement pénible (rythme de vie effréné, soucis professionnels et/ou familiaux, chômage, divorce, deuil, isolement, déracinement, déménagement) perturbe l'état de santé plus ou moins gravement, plus ou moins longtemps. Pour le Dr Yang Lingling, psychiatre de l'hôpital relevant de l'Université Zhongnan « les autorités de la santé devaient former plus de psychiatres qualifiés et être plus strictes quant à la qualification des psychiatres et des cliniques ».

Le premier signe est souvent constitué par la modification du comportement habituel. Par exemple, une personne précédemment enjouée et sociable peut devenir irritable et renfermée. L'anhédonie et les troubles du sommeil viennent ensuite, suivis des troubles du comportement alimentaire. Chaque personne étant unique, les signes de dépression diffèrent considérablement d'une personne à l'autre, ainsi que l'ordre d'apparition (parfois, les troubles du sommeil sont premiers).

Parfois, outre les symptômes de dépression, de nombreuses personnes dépressives peuvent aussi se plaindre de problèmes physiques. Par exemple, un individu peut se plaindre de douleurs chroniques et de maux qui ne peuvent être expliqués, tels que des maux de tête, des douleurs persistantes au dos ou à l'estomac. Il existe actuellement trois principaux traitements utilisés pendant les épisodes dépressifs et en prévention de la récurrence d'épisodes dépressifs.

Voir l'article précédent sur l'accès inégal aux soins en France.

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 04:42

La "Marche contre la leucémie" destinée à sensibiliser le grand public au don d'organes et plus particulièrement au don de plaquettes sanguines aura lieu aujourd'hui dans la capitale ainsi qu'à Nice, Toulouse, Bordeaux, Lyon et Marseille.

"Chacun d'entre nous est concerné", explique Stéphanie Fugain, fondatrice de l'association "Laurette Fugain", du nom de sa fille (avec le chanteur Michel Fugain) décédée d'une leucémie, elle est à l'origine de la manifestation.

Stéphanie Fugain rêve à la création d'une "Journée du don d'organe", tant les donneurs en France font défaut. "Nous avons les meilleurs hôpitaux et les meilleurs médecins au monde, mais sommes derniers en Europe en matière de donneurs", déplore-t-elle.

Une situation d'autant plus critique que "compte tenu du brassage des populations, certains groupes sont sous-représentés chez les donneurs, comme les jeunes hommes africains, maghrébins et asiatiques. Mais les malades, eux sont bien là et certains meurent faute de donneur compatible".

Fer de lance de la manifestation, le don de plaquettes (qui contrairement au sang n'ont qu'une durée de vie de cinq jours) et pour qui "les donneurs manquent cruellement", note Stéphanie Fugain qui estime par ailleurs qu'il faudrait une réforme courageuse en France afin "que chacun soit sensibilisé dès le plus jeune âge au don de soi". "Avoir besoin d'un nouveau coeur, ça peut arriver à tout le monde".

La marche parisienne qui débutera à 12h sous la Tour Eiffel se déplacera jusqu'à l'Hôpital Necker et ralliera son point de départ pour se terminer en un grand concert gratuit. Les humoristes Muriel Robin, Didier Gustin ou Elie Semoun, seront là, entourés de nombreux chanteurs. Amine, Willy Denzey, Kamini, Nâdiya, Nolwenn Leroy, Leslie, Ophélie Winter, Julie Zenatti, Anaïs ou Adrienne Pauly, tous ont répondu présent. Idem pour les stars des platines Bob Sinclar, Martin Solveig ou David Vendetta. Quant à Patrick Bruel, il interviendra en direct depuis Cannes.

Venez nombreux et aider à la lutte contre la leucémie. 
Quelques minutes de votre temps peuvent sauver des vies.

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 11:18

Connaître le sexe de son bébé dès six semaines de grossesse: c'est la promesse du "Pink or Blue" (rose ou bleu), un nouveau test britannique, dont la fiabilité est mise en cause et qui pourrait soulever des problèmes d'ordre éthique.

La firme britannique DNA Worldwide a lancé son test le mois dernier sur Internet en ciblant un large public dans le monde entier. Elle a acheté les droits de vente de la technique par l'intermédiaire d'une société américaine qui la vend déjà sur le Web, essentiellement à des Américains.
La Chine et l'Inde, deux pays dont on connaît la politique de natalité favorable au sexe masculin, sont exclus de ces ventes. Les experts redoutent que ce test ne fasse qu'inciter les familles à interrompre une grossesse de sexe non désiré.

En théorie, le test analyse l'ADN foetal qui se trouve dans le courant sanguin maternel. Une technique qui laisse certains experts sceptiques. "Plus ce genre de test est pratiqué tôt au cours de la grossesse, moins on trouvera d'ADN foetal à cet endroit, et moins le test sera fiable", relève le Dr Patrick O'Brien, obstétricien et porte-parole du Collège royal des gynécologues-obstétriciens. "A six semaines de grossesse, on peut se demander si la technologie est indiquée."
Les parents qui seront d'accord pour attendre l'échographie des 20 semaines de grossesse bénéficieront d'une technique sûre à 100%. Les procédés invasifs comme une amniocentèse, qui représente un faible risque d'avortement, ne sont praticables qu'à 11 semaines de grossesse.

Les parents qui commandent le test "Pink and Blue" reçoivent un paquet dans lequel la mère doit fournir un échantillon de sang. Il est retourné aux laboratoires de la firme qui, au bout de quatre à six jours, révèlent le sexe du foetus avec une fiabilité de 98%, si les instructions sont respectées correctement, selon DNA Worldwide.
"Nous essayons de construire un pont entre la science et le consommateur", note David Nicholson, directeur de DNA Worldwide. Le test fonctionne par détection de l'ADN foetal qui peut naturellement être retrouvé dans le sang de la mère. Il cherche le chromosome Y spécifique du sexe masculin. S'il ne le trouve pas, c'est une fille. Toutefois, comme il n'est pas référencé comme matériel médical, ce test n'est sous le contrôle d'aucune autorité sanitaire que ce soit en Grande-Bretagne ou ailleurs.

Le test "Pink or Blue" est basé sur une méthode mise au point par des chercheurs italiens, qui ont publié leurs travaux en 2005 dans le journal "Human Genetics". Ils affirment que le chromosome Y peut être retrouvé dans le sang maternel dès la sixième semaine de grossesse. DNA Worldwide rembourse la clientèle en cas d'erreur. Sur les centaines de tests remboursés depuis la commercialisation du test en avril dernier, Nicholson a déclaré n'avoir eu à rembourser qu'une seule fois.
Mais même si le test est précis, les experts recommandent aux parents de prendre conseil auprès de professionnels.

D'autres experts s'inquiètent des problèmes éthiques que ce test pourrait provoquer, si les parents prennent ce test pour prétexte à l'interruption d'une grossesse non conforme.
"Le choix du sexe pourrait inciter des parents à considérer leurs enfants comme de la marchandise", a déclaré Marcy Darnovsky, directrice adjointe du Centre pour la génétique et la société, un groupe d'intérêt public basé aux Etats-Unis. "Des tests comme celui-là pourraient rendre normale la sélection génétique et conduire à un scénario dans lequel des parents iraient jusqu'à choisir les caractéristiques de leur enfant dans un catalogue." 

Voir le dernier colloque sur la fin de vie et l'éthique et l'article sur les divers questionnements éthiques.
 
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 06:39

Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Tours a demandé un second avis médical après le suicide d'un salarié de la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire), qui avait été reconnu comme une maladie professionnelle par la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) d'Indre-et-Loire.

En 2005, le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles de la CPAM avait en effet assimilé le suicide en août 2004 de Dominique Peutevynck, 49 ans, technicien supérieur à la centrale, à un accident du travail, alors qu'il ne s'était pas produit sur le lieu même du travail, mais sur une voie de chemin de fer située à proximité.

Alors que Me Philippe Toison, avocat d'EDF, s'est félicité d'une décision "conforme à sa demande", Me Philippe Baron, avocat des fils de la victime et du syndicat CGT qui se sont portés parties civiles, a décidé de faire appel : "Il n'y a pas lieu de désigner un deuxième comité et de lui laisser prendre la décision alors qu'un premier l'a fait définitivement". Les experts ne pourront étudier le dossier (à Nantes) qu'après la décision de la cour d'appel d'Orléans, si la décision de celle-ci va dans le même sens que celle prise à Tours ce lundi par le tribunal des affaires de sécurité sociale.

Par ailleurs, les deux fils de M. Peutevynck ont déposé une requête devant le TASS "en reconnaissance d'une faute inexcusable à l'encontre d'EDF". Selon Me Baron, "EDF était conscient depuis bien longtemps du danger auquel était exposé tout le service de Dominique Peutevynck".

EDF avait annoncé le 13 avril dernier la création d'un observatoire national de la qualité de vie au travail pour combattre le mal-être et le suicide au travail. La CGT a de nouveau dénoncé lundi "l'attitude d'EDF" et a rappelé que quatre employés de la centrale nucléaire de Chinon se sont suicidés depuis trois ans

Voir l'article sur la reconnaissance par la CPAM du suicide comme accident du travail pour un salarié de Renault.

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 06:25

Le système de santé américain est le plus cher au monde mais le moins efficace de six grands pays industrialisés, selon une étude publiée ce matin entre les système de soins en Australie, au Canada, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis d'Amérique. "Le système de santé américain est le plus cher au monde mais des analyses comparatives ne cessent de montrer que les performances américaines en la matière sont derrière les autres pays", affirment les économistes auteurs de l'étude publiée par l'institut d'études indépendant, le Commonwealth Fund.

"Les professionnels de santé aux Etats-Unis disent souvent que le système américain est le meilleur du monde, sans preuve scientifique à l'appui. C'est un peu comme la reine du conte de fée Blanche Neige: les Américains regardent leur propre image dans le miroir sans inclure de comparaison internationale", disent les auteurs de l'étude baptisée Mirror, Mirror on the wall.

En terme de qualité, d'accès, d'efficacité, d'équité comme de résultats, le système de santé américain arrive à chaque fois au dernier rang des six pays.
L'Allemagne arrive première pour l'accès et la qualité des soins, tandis que le Royaume-Uni vient au premier rang pour les critères d'équité d'accès et d'efficacité des soins.

"Les Etats-Unis sont la seule nation de l'étude qui n'assure pas d'accès universel à la santé (...). A la lumière de ce que nous dépensons pour la santé dans ce pays, on pourrait s'attendre au système de santé le meilleur et le plus performant", note la présidente du Commonwealth Fund, Karen Davis. Quelque 45 millions d'Américains, soit 15% de la population, n'ont pas d'assurance maladie.

Les dépenses de soins par habitant aux Etats-Unis sont pourtant plus de deux fois plus élevées que la moyenne des dépenses dans les pays de l'OCDE, soit 6.102 dollars par an contre 2.571 dollars, selon le Commonwealth Fund, qui a cumulé les données d'une autre étude de l'OCDE prenant en compte d'autres pays européens et le Japon. N'oublions pas que le système de saté en France est considéré comme le meilleur au monde par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 07:09

L'assemblée annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'ouvre aujourd'hui à Genève pour dresser son plan de bataille contre le risque de pandémie de grippe aviaire et améliorer la santé de millions d'Africains.

D'ici la fin le 23 mai de l'assemblée de ses 192 Etats membres, l'OMS espère pouvoir trouver un terrain d'entente avec l'Indonésie, qui refuse de partager les souches du virus H5N1 en sa possession, a indiqué le porte-parole de l'OMS Ian Simpson.
L'Indonésie est l'un des pays du monde où le virus H5N1 de la grippe aviaire est le plus virulent : la maladie y a fait à ce jour 75 morts. Les échantillons indonésiens sont donc indispensables pour suivre l'évolution du virus, surveiller ses mutations et mettre au point un vaccin "pré-pandémique" efficace.
En début d'année, l'Indonésie a dénoncé le fait que les pays pauvres fournissent gracieusement des virus à des laboratoires occidentaux et ne peuvent ensuite acheter leurs coûteux vaccins.

"L'Indonésie considère que, si les bénéfices tirés des échantillons (de virus) ne sont pas mis en commun, le dispositif actuel de partage des virus de la grippe n'est pas juste vis-à-vis des pays en voie de développement", a fait valoir le ministère indonésien de la Santé.
Jakarta exige un renforcement des infrastructures de recherche des pays touchés et demande que les découvertes bénéficiant à l'ensemble des êtres humains ne puissent être brevetées.

Après avoir suspendu la transmission d'échantillons en décembre, l'Indonésie avait accepté en mars dernier de reprendre les échanges, suite à un accord avec l'OMS, avant de revenir sur sa décision en réclamant des garanties écrites sur une réforme du système.
L'OMS s'est insurgée contre une décision allant "à l'encontre d'un demi-siècle de partage gratuit d'échantillons de virus, pour le bien commun" mais a dit comprendre les inquiétudes de l'Indonésie et être prête à trouver un arrangement. 
Voir l'article sur la constitution de stock en France pour lutter contre le virus H5N1.

L'Assemblée va également adopter les programmes destinés à améliorer la santé de millions d'Africains et de femmes dans le monde, priorités proclamées de la directrice générale de l'OMS, la Chinoise Margaret Chan, dont ce sera la première assemblée.
Pour avoir les moyens de ses ambitions, Mme Chan demandera aux délégués d'approuver une augmentation de 15% du budget de l'OMS pour les deux prochaines années, qui devrait être ainsi porté à 4,2 milliards de dollars pour la période 2008-2009.

Une campagne de vaccination de 48 millions de personnes contre la fièvre jaune dans 12 pays africains où la maladie est toujours endémique sera lancée mercredi à l'occasion de l'assemblée de l'OMS.

Les délégués évoqueront de nouveau la question des stocks d'échantillons du virus de la variole, totalement éradiquée depuis 1980. Deux laboratoires, un aux Etats-Unis et un autre en Russie, possèdent toujours des échantillons du virus de cette maladie extrêmement contagieuse, considérée comme une arme biologique potentielle. Les Etats-membres de l'OMS n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur une date pour la destruction de ces stocks.

L'OMS se mobilisera aussi pour l'éradication de la polio, toujours présente en Afghanistan, en Inde, au Nigeria, et au Pakistan.
Le nombre de personnes paralysées par la polio est passé de près de 350.000 en 1988 à moins de 2.000 l'an passé et l'une des trois souches les plus virulentes du virus a déjà été éradiquée.
 

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance aussi un nouveau site Internet de recherche sur les essais cliniques, portail qui répertorie « tous les essais cliniques, qu'ils aient ou non été publiés ». Une véritable banque de données en anglais, ouverte à tous sur
www.who.int/trialsearch,. Doté d'une fonction de recherche globale, il se veut un point d'entrée vers tous les registres d'essais cliniques pertinents dans un domaine donné.

Pour le Sous-directeur général de l'OMS Tim Evans, « c'est un énorme pas en avant vers davantage d'accessibilité, de transparence et de responsabilisation de la recherche en santé sur le plan mondial ». 
Une satisfaction partagée par le rédacteur en chef du New England Journal of Medicine affirmant, « il incombe désormais à l'ensemble des utilisateurs (du nouveau portail) de faire en sorte que leurs travaux soient dûment et complètement enregistrés dans une base de données compatible avec l'OMS ».

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 04:07
Un rapport officiel qui vient de paraître sur la santé des adolescents scolarisés en classe de troisième en 2003-2004 conclut que "Pour être en bonne santé, mieux vaut être riche et fréquenter un «bon» collège plutôt qu'être pauvre et aller dans un établissement classé ZEP (zone d'éducation prioritaire)".

Selon les experts, des médecins et des infirmières, les élèves de ZEP ont plus de caries mal soignées, de problèmes visuels non corrigés et souffrent davantage d'obésité que leurs camarades des collèges de centre-ville, dont les parents sont plus aisés.
«Le surpoids apparaît comme miroir des inégalités sociales, avec un effet loupe si on s'intéresse uniquement à l'obésité», écrit l'étude réalisée par des experts des ministères de la Santé et de  l'Education  :  http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er573/er573.pdf
Près de 21 % des élèves scolarisés dans les collèges situés en ZEP sont en surpoids ou obèses, contre 16,1 % hors ZEP. 
A l'intérieur même des filières, on observe des différences : 16 % des élèves des filières générales sont touchés, contre 22,5 % des filières professionnelles et technologiques.
Si l'on prend en compte l'origine sociale des parents, l'impact est encore plus grand : 23,4 % des enfants d'ouvriers ­ toujours parmi l'échantillon étudié des élèves de troisième sont atteints de surpoids, contre 9,8 % pour les enfants de cadres. 
Concernant l'obésité, l'inégalité est spectaculaire : 7,9 % des enfants d'ouvriers sont touchés, contre 1,4 % des autres. Les auteurs concluent à la prédominance des facteurs sociaux pour expliquer ces pathologies : la catégorie socioprofessionnelle du père notamment et la «géographie sociale», c'est-à-dire la scolarisation en ZEP.

En moyenne, les adolescents de troisième ont 1,6 carie. Plus de la moitié (52 %) d'entre eux n'ont aucune dent abîmée. 
Le rapport avec le lieu de scolarisation est très clair : plus de 10 % des élèves scolarisés en ZEP ont au moins deux dents cariées non soignées, contre à peine 4 % des élèves hors ZEP
Les enfants dont le père est ouvrier non qualifié ont un risque multiplié par huit d'avoir au moins deux dents cariées. 

En ZEP, 16,5 % des élèves portent un appareil dentaire, contre 28,8 % ailleurs. 
Par contre, les risques de problèmes dentaires sont les mêmes que les élèves soient scolarisés dans le public ou dans le privé.
 
Les experts ont également étudié les problèmes visuels, dans la mesure où ils peuvent influer sur les études. On constate les mêmes injustices. 
Le coût et le mauvais remboursement par la Sécurité sociale doivent peser lourd dans la décision des parents. 
Ainsi, les élèves de ZEP portent moins de lunettes ou de lentilles que leurs camarades scolarisés hors ZEP (24,2 % contre 28,9 %). 
Les experts ont de surcroît détecté des anomalies visuelles non dépistées chez les troisièmes de ZEP.

Voir
l'article sur l'accès inégal aux soins pour les personnes ateintes de cancer.
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 12:41

Après les « Plan canicule » 2004, 2005 et 2006, place à la version 2007 présentée par le ministre de la Santé Philippe BasVoir le plan Canicule 2007 détaillé par le ministre de la santé, Philippe Bas.
Ce dernier annonce davantage de solidarité, plus de moyens financiers et un nouveau numéro vert.

Pour l’été 2007, Philippe Bas, ministre de la Santé et des Solidarités (jusqu'au 16 juin 2007), appelle à une mobilisation accrue de tous les acteurs face aux risques liés à la canicule, et particulièrement pour lutter contre l’isolement des personnes vulnérables.
L’isolement constitue un facteur de risque supplémentaire très important en cas de canicule.

Le ministre de la Santé et des Solidarités a souhaité mobiliser cette année un cercle toujours plus élargi d’acteurs : au-delà du préfet et des services de l’Etat et avec, bien sûr, le concours des maires, le milieu associatif et tous les relais de la vie de quartier, comme les boulangers, les syndics d’immeubles, les bureaux de postes ou la RATP qui participent à l’effort d’information préventive

Le plan national canicule dont l'élaboration est pilotée par la direction générale de la santé comporte trois niveaux:
¤La veille saisonnière est activée du 1er juin au 31 août 2007.
¤Le niveau de mise en garde et actions (MIGA), induisant la mise en œuvre sur le terrain de mesures de gestion de l'épisode caniculaire est déclenché sur recommandation du ministère de la santé par le préfet des départements concernés par une alerte émise conjointement par Météo France et l’Institut de Veille Sanitaire
.
¤Le niveau de mobilisation maximale est déclenché sur instruction du Premier ministre lorsque la canicule est aggravée par des effets collatéraux (rupture de l'alimentation électrique, pénurie d'eau potable, saturation des établissements médico-sociaux,...).

Le retour d'expérience de la canicule 2006 - la plus forte depuis 1950, après celle de 2003 - a en effet conduit les autorités sanitaires à renforcer le dispositif national.
Désormais, « les établissements pour personnes handicapées, - en priorité les maisons d'accueil spécialisé et les foyers d'accueil médicalisé - bénéficieront de subventions à l'instar des établissements pour personnes âgées » a souligné le ministre. Ils recevront ainsi des aides publiques pour s'équiper de climatiseurs et embaucher du personnel supplémentaire au cas où le mercure s'affolerait. 

Autre nouveauté, le numéro jusque-là payant d'information sur la canicule devient un numéro vert gratuit. Il suffira dès le 1er juin, d'appeler le
0800 06 66 66.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:55

Au vu d'un rapport précédent sur la violence à l'encontre des professionnels de santé, le ministre de la santé et des solidarités, Philippe Bas vient de prendre 5 mesures pour lutter contre les violences physiques exercées dans les étbalissements de santé:
¤Généraliser les partenariats entre établissements de santé et forces de l'ordre
¤Intégrer la sécurité dans chaue projet d'établissement
¤Donner les moyens d'adapter les organisations et de renforcer les équipements de sécurité
¤Soutenir, accompagner et former les professionnels
¤Etendre le protocole de partenariat avec lesn forces de l'ordre à l'ensembel des professionnels de santé.

Voir l'intégralité des mesures de Philippe Bas, ministre de la Santé et des Solidarités.

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 10:44

Au deuxième jour de sa visite au Brésil, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI s'est entretenu hier avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et a rencontré des jeunes catholiques dans un stade de Sao Paulo, après avoir réaffirmé la veille son opposition à l'avortement. Voir l'article relatif au générique dans le traitement des maldes atteints du VIH au Brésil.

Des milliers de Brésiliens convergeaient jeudi matin vers le stade de Pacaembu, où le pape devait présider une cérémonie pour les jeunes. Quelque 40.000 personnes ont été invitées à cette rencontre avec Benoît XVI, mais les autorités brésiliennes s'attendaient à ce que 100.000 autres se regroupent devant l'enceinte sportive.
Certains des jeunes venus pour voir le pape se montraient toutefois critiques sur l'Eglise. 
"Tant qu'elle n'élargira pas son champ d'action pour englober les dépossédés, les pauvres, les affamés et les jeunes, les sectes évangéliques vont continuer à gagner du terrain au Brésil", prédisait Charles Marinho de Souza, 27 ans, syndicaliste et membre d'une organisation de jeunes catholiques.
Pour Benoît XVI, la concurrence des églises évangéliques et pentecôtistes au Brésil et plus largement en Amérique latine, où il effectue sa première visite, constitue un grand sujet de préoccupation.

A son arrivée mercredi, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a souligné l'opposition de l'Eglise à l'avortement, se disant certain que les évêques latino-américains renforceront "la promotion du respect de la vie du moment de la conception jusqu'à la mort naturelle" lors d'une conférence épiscopale qu'il ouvrira dimanche.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva se déclare opposé à titre personnel à l'avortement mais estime qu'il s'agit d'un problème de santé publique. 
Son ministre de la Santé José Gomes Temporao a déclaré mercredi que la culture "machiste" du Brésil empêchait la tenue d'un débat légitime sur la légalisation de l'avortement dans le plus grand pays d'Amérique latine.
Si M. Temporao souhaite un référendum sur la question, le président brésilien ne devait pas l'aborder lors de son entrevue avec Benoît XVI jeudi. Mais il la juge importante car de nombreuses femmes meurent dans le pays suite à des avortements clandestins (Voir la conférence ayant eu lieu avec Mme Simone Veil sur le thème de l'IVG). L'avortement est illégal au Brésil sauf dans les cas de viol ou lorsque la vie de la mère est en danger (idem au Portugal).

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a déclenché une polémique sur le sujet lors de la première véritable conférence de presse de son pontificat, donnée à bord de l'avion qui l'amenait au Brésil mercredi.
Répondant à un journaliste italien, qui lui demandait s'il était d'accord pour que les parlementaires qui viennent de légaliser l'avortement à Mexico soient légitimement considérés comme excommuniés, il a répondu par l'affirmative. "L'excommunication n'était pas quelque chose d'arbitraire. Cela fait partie du code du (droit canon). Elle est simplement basée sur le principe que tuer un enfant innocent est incompatible avec l'eucharistie."

Les propos du pape ont suscité un certain émoi et ont été contestés par des théologiens. Le père John Coughlin, professeur de droit à l'université Notre Dame, aux Etats-Unis, a ainsi déclaré qu'il n'existait aucune disposition dans le droit canon disant que les hommes politiques catholiques qui légalisent l'avortement s'excommunient eux-mêmes automatiquement.

Le Vatican a cherché à minimiser les propos de Benoît XVI, en précisant qu'il avait peut-être déduit à tort de la question du journaliste que les évêques mexicains avaient publié une déclaration officielle d'excommunication. Chose que le cardinal mexicain Norberto Rivera exclut.
Le père Federico Lombardi, porte-parole de Benoît XVI, a expliqué que le pape n'avait pas l'intention d'excommunier qui que ce soit. Le Vatican a également publié jeudi une version remaniée des propos du pape, omettant le "oui" prononcé par Benoît XVI en réponse à la question du journaliste italien.

Reste que ses déclarations ont été reprises par la presse latino-américaine. Le journal "Folha de S. Paulo", plus grand quotidien brésilien, a ainsi proclamé: "le pape soutien l'excommunication des hommes politiques pro-avortement."

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 03:21

Le nombre de cas d'euthanasie a nettement baissé aux Pays-Bas, où cette pratique a été légalisée il y a six ans, et les patients en phase terminale choisissent de plus en plus de prendre des sédatifs jusqu'à ce qu'ils décèdent de mort naturelle, selon un rapport publié le 10 mai 2007 par le gouvernement néerlandais.

Selon les résultats d'une enquête remis à la vice-ministre de la Santé Jet Bussemaker, le nombre de cas d'euthanasie en 2005 s'est élevé à 2.325, contre 3.500 en 2001, quand la loi sur l'euthanasie a été votée. Le pourcentage des décès par euthanasie est passé à 1,7%, contre 2,6% en 2001, selon Jet Bussemaker.

D'après une majorité de médecins, la baisse est clairement liée à l'amélioration des soins pour les malades en phase terminale aux Pays-Bas, a observé Jet Bussemaker.

Voir
l'article sur la vision du Président de la République, Nicolas Sarkozy et l'article sur le débat mené avant l'élection présidentielle sur le thème de la fin de vie.

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 12:06

Un rapport du Karolinska Intitutet de Stockholm fait ressortir que, pour bénéficier des nouveaux traitements anti-cancéreux, "mieux vaut être soigné en France qu'au Royaume-Uni". 
Ce rapport confirme l'existence de profondes inégalités selon les pays, en matière d'accès aux anticancéreux.

Conduit par un oncologue et un économiste suédois, ce travail a concerné 25 pays : 19 Etats européens auxquels les auteurs ont ajouté l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Japon
, la Nouvelle-Zélande et la République Sud-africaine
D'après leurs résultats la France, l'Autriche, la Suisse
et les Etats-Unis - dans cet ordre - adoptent et diffusent le plus rapidement les anticancéreux innovants.

A l'échelle européenne, « la France a détrôné l'Espagne » soulignent les auteurs. « Mais dans de nombreux pays, les nouveaux traitements ne parviennent pas suffisamment vite aux patients. Un état de fait qui logiquement, impacte réellement leurs chances de survie ».

Parmi les Etats les moins favorisés figurent la Nouvelle-Zélande, la Pologne
, la République Sud-africaine, la République Tchèque et le Royaume-Uni. 

Les taux de survie à cinq ans s'établissent outre-Manche à 53% pour les femmes et 43% pour les hommes, tous cancers confondus. 
En France, ils sont respectivement de 63% et 53%. 
Au Royaume-Uni encore, seulement 4 cancéreux sur 10 sont traités par des médicaments commercialisés après 1985 contre 52% des malades en France, en Espagne et en Italie
.

« Les décideurs politiques doivent prendre des mesures afin de pallier ces différences. L'accès aux médicaments innovants ne doit pas dépendre du pays dans lequel on vit », concluent les auteurs. Ces inégalités ne concernent pas seulement les anticancéreux : l'accès aux traitements contre l'ostéoporose
a également été épinglé dans une étude récemment rendue publique à Copenhague.

Voir
l'article sur l'Agence internationale de recherche sur la cancer et l'article relatif à l'intervention de Jacques Chirac en faveur du Plan cancer à poursuivre.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 06:54

Le Brésil a décidé pour la première fois de passer outre un brevet du laboratoire pharmaceutique américain Merck pour un médicament antisida en important son équivalent générique de l'Inde.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé que le Brésil cessait de respecter le brevet du médicament Efavirenz, après avoir refusé une dernière offre de réduction du prix de 30% soumise par Merck.

Le ministre brésilien de la Santé José Temporoa avait déclaré il y a quinze jours que l'Efavirenz était un médicament d'intérêt public. Il avait donné sept jours à Merck pour en baisser le prix faute de quoi le brevet n'en serait plus respecté.

Merck a fait une dernière offre de réduction de 30% considérée insuffisante par le gouvernement brésilien.
C'est la première fois que le Brésil, qui traite ses malades du sida gratuitement, décide de ne plus respecter le brevet d'un médicament. (
Voir la distribution gratuite de préservatifs pendant le Carnaval)
Jusqu'à présent, il était toujours arrivé à un accord de dernière minute dans son bras de fer avec les laboratoires pharmaceutiques étrangers.

Le Brésil importera désormais le générique de trois laboratoires d'Inde déjà reconnus par l'Oganisation mondiale de la santé (OMS), au prix de 0,45 dollar le comprimé, a indiqué le ministère de la Santé. Cela lui permettra d'économiser 30 millions de reals (15 millions de dollars) par an sur les 90 millions (45 millions de dollars) qu'il payait pour l'Efavirenz.
M. Temporoa a expliqué que la décision avait été prise après trois ans de négociations avec Merck, soulignant que le Brésil payait 1,59 dollar le comprimé, alors que la Thaïlande --qui a déjà décidé de se passer du brevet de l'Efavirenz-- paie nettement moins, soit 0,65 dollar.

Le programme brésilien d'antirétroviraux (ARV) prévoit la fourniture gratuite d'un cocktail de 15 médicaments à 200.000 séropositifs dans tout le pays. L'Efavirenz est utilisé par 75.000 d'entre eux.
Sept des 15 médicaments antisida sont produits par des laboratoires publics ou privés au Brésil et aucun n'est protégé par un brevet, selon le ministère de la Santé

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 10:00

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé un plan constitué de 9 points visant à réduire le nombre de patients décédés suite à des erreurs médicales. A travers le monde, des préjudices liés aux soins sont portés à des millions de personnes.

L’erreur médicale constitue, selon le rapport de l’Institute of Medicine commandé en 1999 par l’administration Clinton, la huitième cause de mortalité aux Etats-Unis.
La sécurité des patients est devenue ainsi un enjeu majeur pour l’OMS : "Consciente du fait que des erreurs commises au niveau des soins de santé affectent un patient sur 10 dans le monde, l’Alliance mondiale pour la sécurité des patients de l’OMS, ainsi que le Centre collaborateur ont rassemblé neuf solutions efficaces pour réduire de telles erreurs. La mise en oeuvre de ces solutions constitue un moyen d’améliorer la sécurité des patients", selon le Docteur Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. (
Voir l'article de la nomination de Margaret Chan à la tête de l'OMS)

Pour optimiser la sécurité des patients, l’OMS a crée une commission internationale sur les solutions pour la sécurité des patients qui a permis de catégoriser les problèmes les plus fréquents, de les évaluer et d’y apporter des solutions adaptées.
Pour Sir Liam Donaldson du ministère de la Santé du Royaume-Uni et chargé de cette commission, « la sécurité des patients est désormais une priorité reconnue des systèmes de soins du monde entier ».
Ce programme de travail "Solutions pour la sécurité des patients" propose ainsi des mesures simples et précises visant à réduire le nombre anormalement élevé de cas de souffrance dans le monde.
Bien qu’en France, le dispositif de gestion de ces risques ou l’évaluation des pratiques professionnelles n’est pas en tête d’affiche, plusieurs exemples démontrent son importance. (Voir le dernier article sur l'erreur médicale à l'hôpital de Guigamp)

Selon le communiqué de l’OMS, les fondements des neuf solutions du plan de l’OMS s’appuient sur les interventions et les mesures mises en œuvre par cette commission internationale.
Accessibles par les Etats membres de l’OMS, ces neuf solutions peuvent ainsi être utilisées et adaptées par chaque pays en vue d’optimiser la sécurité des patients via une adaptation et une redéfinition des procédures appliquées aux malades.

En effet, selon l’OMS, l’essentiel en matière de sécurité des malades est de comprendre et de savoir comment éviter les préjudices subis en raison de leur traitement, des soins ou des interventions qu’ils reçoivent.

Ces solutions se déclinent en neuf points :
1/ cohérence des noms des médicaments et utilisation d’ordonnances électroniques ou pré-imprimées afin d’éviter les erreurs entre plusieurs médicaments dont les noms sont proches ;
2/ identification des patients grâce à une standardisation des méthodes d’identification des malades dans tous les hôpitaux, et à leur participation dans cette identification ;
3/ communication durant le transfert des patients via des protocoles standardisés de communication des informations vitales des malades transférés ;
4/ traitement comme il faut là où il faut avec une identification pré-opératoire du patient par le chirurgien en charge de l’intervention ;
5/ contrôle des solutions d’électrolytes concentrées ;
6/ précision de la médication lors de transitions dans les soins ;
7/ évitement des mauvais branchements de cathéters et de tuyaux grâce à la standardisation de la fabrication et de l’étiquetage des perfusions via des codes couleurs ;
8/ utilisation unique des dispositifs d’injection ;
9/ meilleure hygiène des mains pour prévenir les infections associées aux soins de santé via l’utilisation de gel désinfectant.

Rendre plus sûres les procédures de soins aux patients à travers ces solutions constitue ainsi l’objectif principal du plan proposé mercredi dernier : un défi supplémentaire que veut relever l’OMS via ces protocoles standardisés.

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 09:36
La menace de prélèvement d'ADN proférée contre deux enfants mineurs de 9 et 11 ans qui avaient volé des jouets dans un supermarché, alimente la polémique sur le fichage génétique des mineurs, dénoncé notamment par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Syndicat de la magistrature (SM).
C'est le père qui a rendu publique l'intention des gendarmes de prendre les empreintes digitales et génétiques de ses fils de 8 et 11 ans pour ce larcin. L'homme a découvert que la dernière loi sur l'extension du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) permet d'y intégrer les ADN d'enfants.
Voir sur le site de la CNIL les informations sur le FNAEG.

Les deux frères ont dérobé deux Tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord.
Les vigiles les ont repérés sur les caméras de surveillance et les ont appréhendés quand leur mère passait à la caisse. Leur père, Vincent, a indiqué que son épouse a
«tout de suite payé les jouets volés, environ 50 euros. On les a mis à la poubelle. On a sermonné nos enfants, on les a privés de jeux vidéo, de cadeaux d'anniversaire. On leur a demandé de nous rembourser progressivement sur leur argent de poche et d'effectuer quelques travaux d'intérêt général dans la maison». 
Ils ont reçu la visite des gendarmes qui venaient leur apporter une convocation. Et le père en était «ravi», croyant qu'ils allaient «faire prendre conscience» à ses fils
«qu'il ne fallait pas recommencer». 
Mais les propos des deux officiers de police judiciaire ont dépassé à ses yeux toute mesure : «Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourrait pas forcément exercer le métier qu'il veut faire plus tard car il serait fiché !» 
Révolté, il a annoncé qu'il refuserait tout prélèvement génétique sur ses enfants, même si la loi punit ce refus d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. 
Lors de l'audition le 5 mai des deux gamins, les enquêteurs et le substitut du procureur ont finalement fait machine arrière, n'ont demandé ni relevé d'empreintes digitales, ni effectué de prélèvement génétique, et ont bouclé l'affaire par «un rappel à la loi».  «Il y a une part de maladresse des deux gendarmes qui n'ont pas voulu les ficher mais leur faire peur, [...]même si la loi l'autorise.» En effet, ce n'est pas parce qu'il y a eu réglement des biens volés que le sprocédures s'arrêtent et que le délit ne peut être retenu.
Lancé en 1998 après l'arrestation du tueur en série Guy Georges, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) a d'abord été conçu pour éviter la récidive des pédophiles, délinquants et criminels sexuels.
En 2001, le ministre de l'Intérieur socialiste Daniel Vaillant l'a fait élargir aux autres crimes (crime de sang, actes de terrorisme, torture et barbarie, attaques à main armée).
Le 19 mars 2003, la loi de sécurité intérieure (LSI) du ministre de l'Intérieur (UMP) Nicolas Sarkozy a encore étendu le champ d'application du FNAEG à quasiment tous les délits (vols à l'étalage, dégradations d'abribus ou arrachages d'OGM).
Seuls désormais échappent au fichage génétique les usagers de stupéfiants, les personnes punies de simples contraventions et les auteurs d'abus de biens sociaux.
Si le FNAEG, qui contient aujourd'hui quelque 400 000 profils génétiques, permet de résoudre des crimes anciens et d'innocenter des suspects, son extension  massive «à de petites infractions et sans distinction d'âge» inquiète Ollivier Joulin, vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux et membre du Syndicat de la magistrature : «Un enfant fiché pour une bêtise risque de le traîner pendant quarante ans, soit la durée autorisée pour la conservation des ADN. Il risque aussi de ne pas pouvoir accéder à la fonction publique ou à certains autres métiers.» 

Intervenu plusieurs fois de «façon préventive» pour que des mineurs punis par des sanctions éducatives (et non par une peine) ne soient pas enregistrés dans le FNAEG, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH), redoute qu'un jour des très jeunes enfants le soient : «L'idée de marquer 
génétiquement un gosse qui n'a pas dix ans pour un vol dans un magasin et d'en garder la trace indélébile dans un tel fichier est injustifiée, disproportionnée, scandaleuse. Damner à vie un enfant qui a fait une ânerie ou repérer les petits turbulents dès la crèche, c'est une politique qui consiste à enfermer les gens dans la délinquance»

Voir aussi l'article publié sur le dépistage précoce des enfants.
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