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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 20:08

Par décision de police sanitaire, l'AFSSaPS a décidé d'interdire « l'importation, la préparation, la prescription et la délivrance de préparations magistrales, officinales et hospitalières » contenant du rimonabant. Voir la décision d'interdiction de l'AFSSAPS pour cette molécule.
Cette molécule est commercialisée en France sous le nom d'Acomplia.

Elle est indiquée dans le traitement des patients obèses (IMC supérieur ou égal à 30) ou en suproids (IMC >27) et diabétiques de type 2, insuffisamment contrôlés par une monothérapie par metformine ou par sulfamide et Hb1Ac entre 6.5% et 10%.
Voir l'article sur le calcul du surpoids et de l'obésité.
Désormais, seules les boîtes de 28 comprimés de 20mg seront disponibles sur le marché français.

Car selon l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, « l'administration (de rimonabant) sous forme de préparations magistrales, officinales et hospitalières, y compris les préparations homéopathiques, est susceptible de présenter un danger grave pour la santé humaine ». Notamment d'ordre psychique (anxiété, dépression), neurologique (sensations vertigineuses) et digestif (nausées, diarrhées). Et tout cela finalement pour un médicament au Service Médical Rendu (SMR) jugée très relative.

Deux autres médicaments, l'orlistat (Xenical ) et la sibutramine (Sibutral) ont une indication dans l'obésité et le surpoids mais la Commission de Transparence a juge aussi leur SMR insuffisant et ne sont donc pas remboursables. La chirurgie par anneau gastrique doit être réservée aux formes d'obésité morbide avec une prise en charge pluridcsiplianire.

Dans leur livraison d'avril 2004, les rédacteurs de la revue Prescrire soulignaient déjà que « le principal bénéfice du rimonabant est une perte de poids de 4 à 5 kg par an, avec retour progressif au niveau antérieur à l'arrêt du traitement. »
Ce nouveau traitement, remboursé à 35% depuis mars 2007 par la Sécurité sociale française, a été annoncé à grand bruit comme un nouveau remède à l'obésité, au diabète et au tabagisme.
Il semble présenter en fait beaucoup d'inconnues.
La Food and Drug Administration américaine a reporté à juillet 2007 sa décision concernant son autorisation de mise sur le marché.
En Allemagne, cette substance a été classée comme « médicament de confort » et son remboursement refusé dès 2005.

Dans un souci de clarté, l'AFSSaPS vient tout juste de mettre en ligne une fiche Du bon usage du médicament consacrée au rimonabant. Voir ici le document rédigé par la Haute Autorité de Santé et la commission Eautrisation de Mise sur le Marché de l'AFASSAPS sur le rimonabant. Ce document pratique rappelle que le traitement médicamenteux de l'obésité ne doit être instauré qu'en deuxième intention. « La prise en charge de l'obésité repose avant tout sur le maintien d'un régime hypocalorique et la pratique d'une activité physique régulière ».

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:01

En France comme dans les autres pays occidentaux, la présence d'un médicament « potentiellement dangereux » est retrouvé chez 10% des conducteurs blessés ou tués lors d'accidents de la route. Quels sont les traitements concernés ? L'AFSSaPS se penche actuellement sur la question.

Les psychotropes -anxiolytiques, hypnotiques…- qui agissent sur le système nerveux central sont les substances les plus fréquemment retrouvées. Celles aussi, qui viennent naturellement à l'esprit lorsqu'on évoque ce problème. Mais de nombreux autres médicaments peuvent aussi altérer la capacité de conduire. Il peut s'agir de traitements destinés à lutter contre un trouble passager (allergie, douleur, infection…) ou pour traiter une maladie chronique : hypertension, diabète, maladie de Parkinson…
Voir l'article rédigé précédemment sur les effets des psychotropes.

L'AFSSaPS finalise d'ailleurs l'évaluation de 546 substances présentes dans plusieurs milliers de médicaments. La liste complète de ces traitements susceptibles de présenter un risque pour la conduite automobile devrait être rendue publique « dans le courant de l'été prochain » indique-t-on au siège de l'Agence.

Trois nouveaux pictogrammes, ci-dessous, prennent aussi progressivement place sur les conditionnements. Ils remplacent le fameux triangle isocèle rouge sur fond blanc, contenant un véhicule noir. Un outil certes compréhensible mais qui selon l'AFSSaPS « ne rend pas compte du niveau de risque potentiel ». Et surtout qui a été avec le temps, totalement banalisé. A tel point qu'il est encore présent sur un tiers des boîtes.
Les utilisateurs, insuffisamment éclairés, sont ainsi amené à en tenir désormais compte. Pour tout savoir, l'Agence a édité une brochure que vous pouvez consulter en cliquant ici.

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 13:00

Le suicide d'un employé du technocentre Renault de Guyancourt a été reconnu par la CPAM comme un accident du travail. 
L'ingénieur en informatique de 39 ans qui avait mis fin à ses jours le 20 octobre 2006 en se jetant du 5ème étage du bâtiment principal du Technocentre Renault de Guyancourt (Yvelines) avait été le premier d'une série de trois suicides sur le site de Renault Guyancourt
.

"Cette reconnaissance d'un lien avec le travail permettra à la famille de la victime, outre une reconnaissance morale, de bénéficier d'une rente viagère versée au conjoint et à son enfant", explique Maître Christophe Ricour, avocat spécialisé dans le droit du travail.
En conséquence, la CPAM versera à la femme de la victime 40 % du salaire de son mari jusqu'à un éventuel re-mariage. Quant à son fils il recevra une pension équivalent à 20 % du salaire de son père jusqu'à sa vingtième année.

D'après Maître Rachel Saada, l'avocate de la famille de la victime, cette décision de la CPAM est une étape nécessaire pour "tenter de faire reconnaître la faute inexcusable de Renault, qui avait une obligation d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de son salarié".

Quant au deuxième suicide, s'étant produit le 22 janvier dernier, ce cas n'a pas été reconnu comme accident du travail. Selon une source proche du dossier, cette décision résulte du fait que le corps avait été retrouvé aux limites du site et l'heure du décès n'étant pas précise, il pouvait se situer en dehors des horaires de travail.

Avant-hier, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a expliqué lors de l'assemblée générale du groupe que les trois suicides étaient dû  à "des tensions objectivement très fortes" pour les ingénieurs du groupe. Il faut "identifier les situations dans lesquelles nos collaborateurs sont seuls en face des difficultés", a-t-il estimé, rappelant la mise en place d'un plan de soutien aux personnels de Guyancourt après le dernier suicide, survenu le 16 février.

Voir l'article rédigé au moment du 3ème suicide d'un employé de Renault.

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 10:47

Cela avait déjà été envisagé et quelques villes avaient déjà acquises ce système. Le décret 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins vient de paraître ce matin les autorisant. (texte officiel ci-dessous)

Chaque minute peut sauver une vie

Avec la formation dispensée aux élèves des collèges et lycées instituée par l'article 48 de la loi 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, et aux jeunes lors de la Journée d'Appel à la Préparation de la Défense (JAPD) - instaurée en remplacement de la  conscription -  de nombreuses personnes vont être formées aux premiers secours et avec ces appareils que les mairies, centres commerciaux, entreprises et espaces publics vont pouvoir acquérir, des minutes seront gagnées et des personnes sauvées.

J.O n° 105 du 5 mai 2007 page 8004
texte n° 56

Décrets, arrêtés, circulaires
Textes généraux
Ministère de la santé et des solidarité
s

Décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

NOR: SANP0721586D


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de la santé et des solidarités,
Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 6311-1 ;
Le Conseil d'Etat (section sociale) entendu,

Décrète :

 

Article 1

Le chapitre Ier du titre Ier du livre III de la sixième partie du code de la santé publique (dispositions réglementaires) est ainsi modifié :
1°L'intitulé de la section 2 est remplacé par : « Utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins ».
2°L'article R. 6311-14 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. R. 6311-14. - Les défibrillateurs automatisés externes, qui sont au sens de la présente section les défibrillateurs externes entièrement automatiques et les défibrillateurs externes semi-automatiques, sont un dispositif médical dont la mise sur le marché est autorisée suivant les dispositions du titre Ier du livre II de la partie V du présent code et permettant d'effectuer :
1° L'analyse automatique de l'activité électrique du myocarde d'une personne victime d'un arrêt circulatoire afin de déceler une fibrillation ventriculaire ou certaines tachycardies ventriculaires ;
2° Le chargement automatique de l'appareil lorsque l'analyse mentionnée ci-dessus est positive et la délivrance de chocs électriques externes transthoraciques, d'intensité appropriée, dans le but de parvenir à restaurer une activité circulatoire. Chaque choc est déclenché soit par l'opérateur en cas d'utilisation du défibrillateur semi-automatique, soit automatiquement en cas d'utilisation du défibrillateur entièrement automatique ;
3° L'enregistrement des segments de l'activité électrique du myocarde et des données de l'utilisation de l'appareil. »
3° L'article R. 6311-15 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. R. 6311-15. - Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l'article R. 6311-14. »
4° L'article R. 6311-16 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. R. 6311-16. - Le ministre chargé de la santé organise une évaluation des modalités d'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par le recueil de données transmises par les équipes de secours.
Ces données sont relatives, notamment, à la répartition géographique des défibrillateurs automatisés externes, à leurs modalités d'utilisation ainsi qu'aux données statistiques agrégées sur les personnes prises en charge.
Les modalités de ce recueil et la liste des données statistiques agrégées sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
»

 

Article 2

La section 2 du chapitre Ier du titre Ier du livre III de la sixième partie du code de la santé publique, telle que modifiée par le présent décret, est applicable à Mayotte et à Wallis et Futuna.

 

Article 3

Le ministre de la santé et des solidarités est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

 

Fait à Paris, le 4 mai 2007

Dominique de Villepin

Par le Premier ministre :

Le ministre de la santé et des solidarités,
Philippe Bas

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 16:21

L'hôpital de Guingamp (Côtes d'Armor) a été reconnu responsable du handicap d'un jeune garçon à la suite des erreurs commises à sa naissance et condamné par le tribunal administratif de Rennes à lui verser 275.000 euros et 740.000 euros à la CPAM des Côtes d'Armor.

Le tribunal a retenu dans son jugement la responsabilité de l'hôpital de
Guingamp
l'accouchement avait été déclenché le 11 août 1989 au matin par l'administration de Syntocinon, destiné à déclencher le travail, six jours après que la mère eut perdu les eaux.
"L'incapacité partielle permanente dont est atteint le jeune garçon est imputable à l'anoxie périnatale dont il a souffert, consécutive à l'administration de doses excessives de Syntocinon et à l'absence d'extraction foetale par césarienne", indique le jugement.

Alors qu'un collège d'experts estime que "le foetus devait être considéré comme en danger dès 13H30", "l'enfant a été extrait par des forceps à 21H10".
Vingt heures après sa naissance, l'enfant a été transféré au centre hospitalier de Saint-Brieuc
où il a présenté "des crises convulsives associées à des arrêts respiratoires durant 24 heures".
Le jeune garçon aujourd'hui âgé de 17 ans est resté atteint d'une "infirmité motrice cérébrale entraînant une incapacité partielle permanente de 90%".

L'hôpital de Guingamp a été condamné à verser une somme de 275.000 euros au jeune homme, ainsi que 40.000 euros à ses parents et 7.000 euros à leurs deux autres enfants. L'hôpital doit également verser près de 740.000 euros à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Côtes d'Armor, au titre du remboursement de la prise en charge médicale du jeune homme.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 19:14

Au vu du principe d'égalité des candidats, après un article relatif à M. Nicolas Sarkozy (à lire ici), voici un article relatif à Mme Ségolène Royal.

Ségolène Royal a pris "très fermement" l'engagement, si elle est élue le 6 mai, de redonner "les moyens de fonctionner à l'hôpital public" pour qu'il y ait "une égalité d'accès à la santé pour tous".
Mme Royal visitait, en compagnie notamment du président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf) Patrick Pelloux, le centre hospitalier Sud francilien à Corbeil, une structure de pointe qui rassemble les pompiers, un SMUR (service médical d'urgence et de réanimation), un hôpital et une maison médicale de garde où travaillent des médecins libéraux.
Seulement deux centres de ce type existent en France, l'autre se trouvant à Avignon (Vaucluse).
"C'est quelque chose d'exemplaire que je souhaite voir se généraliser", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle, en affirmant "son engagement pour le service public hospitalier". "Je veux que l'hôpital retrouve les moyens dont il a besoin pour assurer à tous les Français l'accès aux soins".

Elle a regretté à cet égard que "les problèmes liés au drame de la canicule (de l'été 2003) ne soient pas résolus", et que les crédits promis ne soient arrivés "qu'à hauteur de 45%".

La candidate a visité longuement le centre d'appel d'urgence, posant des questions, pénétrant dans un camion d'intervention, saluant les intervenants qui recevaient les appels devant leurs écrans d'ordinateur. 
"Ce centre-là permet d'être plus efficace", a expliqué son directeur, Joël Bouffiès.
"Le service public peut être conquérant et moderne, mais ici il y a la moitié des effectifs qui seraient nécessaires pour couvrir toutes les interventions", a déclaré Patrick Pelloux à la candidate, affirmant craindre le pire pour l'été en pointant la main vers les pelouses déjà desséchées.

Mme Royal s'est dite soucieuse de lancer un plan de formation des infirmières et de revaloriser la profession de médecin. "Il va falloir remettre de la justice
dans la répartition des moyens", a-t-elle indiqué, affirmant que l'hôpital public "fait partie des valeurs fondamentales de la République".


Avec les principales mesures des 2 candidats dans le domaine de la santé (voir le programme de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sur la santé), les articles sur chacun des candidats et le débat organisé mercredi midi à Science Po Paris (voir l'article sur le débat organisé par la Chaire santé de Science Po) puis le soir devant les Français,

LE 6 MAI, ALLEZ VOTER.

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 23:58

Une mort par cancer sur dix est ainsi étroitement liée à des risques encourus au travail et qui peuvent être évités, a estimé l'OMS hier, à la veille de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail aujourd'hui. Voir l'article sur la Journée mondiale de la santé qui s'est déroulée le 7 avril.

Chaque année au moins 200.000 personnes meurent dans le monde d'un
cancer contracté sur le lieu de travail à la suite de l'inhalation de fibres d'amiante, de fumée de tabac ou de benzène, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"La majorité de ces cancers mortels liés au milieu de travail surviennent dans les pays développés car ils sont le résultat de l'utilisation très répandue il y a 20-30 ans de différentes substances cancérigènes comme l'amiante, la Béta-naphthylamine (utilisée dans la fabrication de colorants, ndlr) et le benzène", a relevé l'organisation.

Aujourd'hui, des contrôles plus sévères sont appliqués dans les pays développés sur les lieux de travail mais l'usage des substances cancérigènes connues se déplace dans les pays où il y a moins de protection.
"Si l'utilisation non-réglementée de ces produits se poursuit dans les pays en voie de développement, il faut s'attendre dans les prochaines décennies à une augmentation significative des cancers liés au travail", avertit l'OMS.
Actuellement, environ 125 millions de personnes dans le monde sont exposées à l'amiante sur le lieu de travail, et au moins 90.000 en meurent chaque année, selon l'OMS.
Des milliers d'autres meurent de leucémie causée par l'exposition au benzène, un dissolvant largement utilisé.
Par ailleurs, les travailleurs victimes de tabagisme passif courent deux fois plus de risque de développer un cancer du poumon que ceux qui travaillent dans un environnement sans tabac
. Voir le dernier article sur le tabac.

"Il est tragique qu'il faille si longtemps pour traduire dans l'action préventive ce que la science nous apprend sur les cancers développés sur le lieu de travail", a déploré le Dr Maria Neira, directrice à l'OMS pour la santé publique et l'environnement.

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 11:11

Sans faire de politique, il paraît nécessaire de vous révéler l'opinion de M. Nicolas Sarkozy sur la question de l'euthanasie. Voir l'article sur les programmes de M. Nicolas Sarkozy et Mme Ségolène Royal pour la santé.

Le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il préférait "le laisser mourir" plutôt que "l'injection d'un liquide mortel" (cocktail lytique).

"Nous n'avons pas le droit d'interrompre volontairement la vie", a expliqué le candidat invité de l'émission "A vous de juger" sur France-2. "Pour moi la vie, c'est sacrée, et faire mourir, je ne l'accepte pas. Il y a une différence entre faire mourir et laisser mourir".
Il a expliqué qu'il tenait au "respect de la vie", tout en soulignant qu'"il y a un moment où la vie est tellement douloureuse que ce n'est plus de la vie, c'est plus possible de vivre parce que la souffrance bouffe la vie et que c'est un peu facile d'avoir des principes en me disant je m'en moque".
"Il y a une différence dans mon esprit entre injecter le liquide mortel, que j'appelle faire mourir, et interrompre un traitement dont on sait qu'il accéléra la mort ce que j'appelle le laisser mourir", a nuancé le candidat de l'UMP.
"La vie m'a appris que devant la souffrance, il fallait beaucoup d'humanité. Devant une question comme cela, je ne raisonne pas en terme de législateur", a-t-il ajouté.
"Je me dis que si moi-même ou l'un de mes parents sont concernés et que je le vois se tordre de douleur sur son lit de bientôt mort", a raconté avec émotion Nicolas Sarkozy, "c'est bien beau les principes. Est-ce que l'on a le droit d'imposer cela?".
"A quel moment on dit, on a le droit de mettre fin à la vie? C'est pourquoi j'avance de façon pragmatique et cohérente et en même temps" il ne faut "pas imposer des souffrances inhumaines".

Ndlr: La loi 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie va dans ce sens d'une interdiction d'injection de liquide mortel et d'un possible double effet des médicaments visant à soulager la douleur.

Pour plus d'informations, voici l'
article rédigé récemment sur ce thème de l'euthanasie et le dernier débat sur la question de la fin de vie.

Au même moment, la Ligue des droits de l'homme  (LDH), association née à la fin du XIXe siècle après l'affaire Dreyfus, a appelé à voter et à faire voter pour Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai.
"Pendant qu'il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l'égalité et non les discriminations", dit l'association.
Selon elle, l'élection de Nicolas Sarkozy constituerait "un cauchemar" et une régression démocratique.
"Nous ne voulons pas d'une démocratie muselée qui, parce qu'elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales", écrit la LDH.

LE 6 MAI, ALLEZ VOTER.

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 13:18

La prochaine pandémie grippale à virus H5N1 pourrait lorsqu'elle aura lieu, provoquer des dizaines de millions de morts dans le monde.
Les chiffres iraient de 50 700 à 693 600 aux
Etats-Unis et de 101 400 à 1,38 million dans les pays de l'Union européenne
.

Ces différences spectaculaires sont étroitement dépendantes selon un travail publié dans la revue Nature », du degré de préparation des pays concernés. En l'absence de vaccin – et ce dernier ne pourra être développé qu'une fois la souche mutante clairement décodée – seuls les antiviraux constituent un recours fiable ; essentiellement l'oseltamivir (Tamiflu) qui fait l'objet de la principale recommandation de l'OMS, ou en alternative le zanamivir.

Dans le cadre de ses plans de préparation pandémiques, l'OMS a recommandé la constitution de stocks stratégiques de Tamiflu. Chaque pays devrait ainsi et dans l'idéal, se trouver à même de répondre à l'évolution de la situation. Or les inégalités dans ce domaine sont criantes. Seule la France serait en mesure actuellement de fournir à ses ressortissants une protection optimale. Celle qui permettrait d'assurer le traitement de tous les cas cliniques et des personnes qui auront été à leur contact au travail, au foyer, et bien sûr dans les centres de soins.

Au cours d'un « point de situation » présenté aujourd'hui à Bâle (Suisse), les dirigeants du groupe Roche -producteur du Tamiflu - ont annoncé que le niveau des stocks constitués en Europe était de 20% en moyenne. « Mais avec des extrêmes qui vont de 3% à plus de 54% » a souligné Eugène Tierney, responsable des divisions « virologie » et « transplantation » du groupe. La France figure en tête de peloton mais la Grèce par exemple, ne serait pas à même de traiter plus de 5% de ses ressortissants. Entre les deux figurent des pays comme l'Allemagne (18%), le Royaume-Uni
et les Etats-Unis (25% environ) ou l'Autriche (30%).

Les experts sont unanimes, la pandémie aura lieu. La question est de savoir quand.
Elle coûtera cher en vies humaines, comme sur le plan économique. Entre 2 et 4 trillions (milliers de milliards) de dollars.
Les moyens de protéger la population existent et des efforts considérables ont été accomplis pour multiplier les plates-formes industrielles de production, y compris de génériques de l'oseltamivir.
Certains Etats encouragent même les entreprises à constituer des stocks de sécurité pour leurs salariés.

Par ailleurs, d'autres stocks visent à satisfaire à la demande des pays les moins favorisés d'Afrique et d'Asie. A hauteur de 3 millions de doses disposées par le fabricant dans des aéroports en Europe et en Amérique du Nord
. Et de 2 millions à la disposition de l'OMS. Cela n'a été possible qu'au prix d'un important effort pour développer les capacités de production.
Chez Roche, elles atteignent aujourd'hui 400 000 unités de traitement par an. L'industriel bâlois a décidé toutefois, de réduire cette dernière en dessous de 200 000. Faute de demande, car explique son président William Burns, « il n'est pas possible de continuer à constituer des stocks pour lesquels n'existe pas de client ».

Une séance du MEDEC avait eu lieu l'an passé sur la pandémie d ela grippe aviaire. Si vous le souhaitez, je peux mettre le compte-rendu de cette réunion sur le site.

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 05:06

Seulement 34 procès-verbaux pour des infractions à l'interdiction de fumer dans les entreprises ont été dressés par l'inspection du travail, entre le 1er février et le 15 mars dans 4.073 entreprises.
Voir pour plus d'informations: le
décret 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, sa légalité par le Conseil d'Etat la composition des cigarettes et l'article sur l'évolution de la législation sur le tabac.

"La tendance est identique" pour la période allant du 15 mars à la fin avril, a indiqué Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail, soulignant que l'interdiction de fumer dans les entreprises ne rencontrait "pas de grosses difficultés" près de trois mois après l'entrée en vigueur du décret. Voir le décret

Ces procès-verbaux, qui ne concernent que des employeurs, sont transmis au procureur de la République, qui décide de l'opportunité de poursuivre. Seulement deux amendes forfaitaires, à l'aide d'un carnet à souche ont été par ailleurs dressées entre le 1er février et le 15 mars, période pendant laquelle la législation sur le tabac a été "systématiquement vérifiée" à l'occasion des contrôles en entreprises, explique M. Combrexelle.

Par ailleurs, les inspecteurs du travail ont rédigé entre le 1er février et le 15 mars 731 "observations", premier stade d'avertissement pour des infractions mineures, a précisé Michel Ricochon, chef du département de l'animation de la politique du travail au sein de la direction générale du travail.

Parmi les infractions, la majorité concerne l'absence de signalisation conforme sur l'interdiction de fumer (546 observations, 22 PV, 2 amendes forfaitaires). Au total 925 entreprises avaient un affichage non conforme, précise-t-il.
Viennent ensuite les "infractions relatives à l'interdiction de fumer", c'est-à-dire les personnes qui ont été trouvées en train de fumer dans l'entreprise (208 observations et 8 PV).
La majorité des entreprises ont fait le choix d'être entièrement non fumeurs, et seules 251 des entreprises contrôlées ont mis en place des zones réservées aux fumeurs, dont 162 ont été jugées conformes, et 89 non conformes, a-t-il précisé. Parmi ces dernières, 49 observations et 2 PV ont été rédigés.

Enfin, une petite proportion d'infractions concernent "l'incitation à enfreindre l'interdiction", comme par exemple la présence de cendriers, parfois même remplis, dans les bureaux (18 observations, 2 PV).  "Manifestement, l'application se passe sans véritable tension majeure", souligne M. Ricochon.

L'inspection du travail a été cependant saisie, "mais pas assaillie" précise-t-il, sur des questions concernant les temps de pause, les cafés-restaurants dans les galeries marchandes, les patios et jardins, le risque d'accidents pour les salariés qui vont fumer dans la rue, ou encore sur les entreprises qui veulent aller plus loin que l'interdiction, en interdisant la cigarette dans toute leur enceinte.
"Au final, ça se passe plutôt bien. L'interdiction du tabac, ce n'est pas que le contrôle et la sanction, il y a une prise de conscience dans les entreprises", affirme M. Combrexelle.

Les ventes de médicaments d'aide à l'arrêt du tabac ont ainsi progressé de 60,5% au premier trimestre 2007 par rapport au premier trimestre 2006. Après un bond de plus de 126% en février par rapport à février 2006, la progression s'est tassée en mars (+38,3%). Le tassement devrait se confirmer en avril, prévoit M. Osman.
Parallèlement, les ventes de cigarettes sont orientées à la baisse depuis février (-1,5% en mars après -1.42% en février), alors qu'elles étaient reparties à la hausse en 2006. Plutôt consommé par les jeunes, le tabac à rouler enregistre une baisse notable de ses ventes en mars (-10,6%).

Les effets attendus sur la santé demanderont sans doute plus de temps pour être évalués "bien que l'impact sur les maladies cardio-vasculaires soit rapide", comme le note le Pr Dubois, remarquant que l'exposition au
tabac
se poursuit dans les lieux de convivialité.
En ce qui concerne le cancer du poumon, "il y a un grand décalage entre la cause et l'effet", indique le Pr Henri Pujol, président de la Ligue contre le Cancer, qui y voit une "raison de plus pour réduire le nombre de fumeurs le plus tôt possible".

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 14:58

La carte Vitale 2, une nouvelle version avec photo et mémoire étendue, commence à être diffusée en Bretagne, première étape avant sa généralisation à toute la France d'ici 2010.
Un peu de retard par rapport au calendrier prévu. 
Voir le précédent article sur le lancement de la Carte vitale 2.
Les cartes ont été adressées aux bénéficiaires durant la première semaine d'avril. "Aujourd'hui en
Bretagne, on ne distribue plus de carte Vitale 1", a indiqué Alain Piton, directeur de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille-et-Vilaine lors d'une conférence de presse à Rennes.

Après la Bretagne, la carte Vitale 2 doit être généralisée dès mai-juin en Pays-de-la-Loire, puis en septembre dans le reste de la France, a-t-il précisé.

Carte-vitale-2.jpg

La phase de lancement de cette carte, qui prévoit de nouvelles applications et une sécurité renforcée, "s'est très bien passée", a estimé Bruno Quérel, sous-directeur des services informatiques à la CPAM d'Ille-et-Vilaine. Selon lui, ce lancement en avant-première, va permettre de "tirer des enseignements et de faciliter le lancement dans les autres régions".
"On passe à une nouvelle technologie", a souligné M. Piton. Dotée d'une capacité de mémoire quatre fois plus importante que l'ancienne génération, la carte Vitale 2 incorporera dans les prochains mois l'indication du médecin traitant de l'assuré puis, si l'assuré donne son accord, des données sur ses mutuelles ou compagnies d'assurance. Au deuxième semestre, s'y ajouteront les personnes à prévenir en cas d'urgence, a-t-il expliqué.
L'ajout de ces informations a été validé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL
), précise la CPAM. Elle souligne d'ailleurs que l'idée d'un ajout ultérieur du dossier médical personnel, sujet très polémique, n'est pas à l'ordre du jour.
La nouvelle carte vise aussi à renforcer la sécurité du système informatisé de remboursement des soins. Dans ce domaine, la carte Vitale 2 est "conforme aux standards des cartes bancaires", selon M. Quérel.
L'ajout d'une photo doit dissuader la fraude, en rendant plus difficile l'utilisation d'une carte n'appartenant pas à l'assuré. Mais "les médecins et pharmaciens n'ont pas vocation à jouer un rôle de contrôle", assure M. Piton.
Il espère que ces innovations seront l'occasion de développer les transactions informatisées. La carte Vitale 1, en service depuis 1998, permet déjà de traiter près d'un milliard de feuilles de soins électroniques par an au niveau national, soit un taux d'utilisation d'environ 70%. "Il serait souhaitable de passer à 80-90%", selon M. Piton.

La CPAM insiste également sur "les coûts maîtrisés" de la nouvelle carte. Son coût unitaire serait de 2,70 euros, contre 3,26 euros pour l'ancienne carte. 59 millions de cartes Vitale 2 doivent être diffusées en quatre ans.

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 11:36

Au terme d'une méta-analyse de 27 travaux différents, une équipe américaine confirme que « les bénéfices des traitements antidépresseurs chez les jeunes sont supérieurs aux risques ». Au risque de suicide, notamment. Celui-ci ne serait en effet pas « statistiquement significatif ».

Après les mises en garde des agences européennes et françaises du médicament (AFSSPAS), des médecins de l'université de Columbus aux Etats-Unis
, confirment qu'il existe une élévation du risque de « suicide et de pensées suicidaires » chez les enfants et les adolescents qui reçoivent un traitement antidépresseur. Mais celle-ci est si faible selon eux, qu'elle ne remet pas en cause le rapport bénéfice-risque de ces médicaments.

Rappelons que les recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaires des Produits de Santé (AFSSaPS) sont parfaitement claires
en la matière. Elle souligne en effet que « le traitement de première intention de la dépression chez l'enfant et l'adolescent (repose sur) une prise en charge psychothérapeutique. La prescription d'antidépresseurs, si elle est envisagée, ne doit intervenir qu'en seconde intention, dans le cadre d'une dépression majeure (…). En cas de prescription d'antidépresseurs, une surveillance étroite du patient doit être effectuée et s'accompagner de la recherche d'un comportement suicidaire, surtout en début de traitement ».

L'association AAAVAM vient de publier dans ce domaine un communiqué de presse:
"Les massacres qui se sont produits en France ont tous été favorisés par la médecine, grâce à des prescriptions de VALIUM@ ou d'anxiolytiques similaires. En 1989, un certain Dormier a tué une vingtaine de personnes; quelques années plus tard, un adolescenat fait de mêmed u côté de Toulon i à Nanterre un certain Richard Durn à tué une partie du conseil municipal de cette ville, en épargnant la députée maire( médecin). La plupart des serials-killers comme Francis Holmes et bien d'autres étaient aussi sous l'empire de ces médicaments psychotropes tranquillisants et somnifères au moment des faits, et peu importe les moyens employés pour assouvir leurs déviances (hache, armes à feu, gaz, véhicules, armes blanches...). Avant qu'un tel évènemennt ne se reproduise en France, il serait utile de modifier les indications de prescription. Ces drogues légales ne doivent pas être ordonnées à un patient dépressif, suicidaire ou psychotique. Notre Association demande au Ministre de la Santé Monsieur Bas la modification du R.C.P.de ces psychotropes afin que cette mention de prévention des suicides et des violences contre autrui soit ajoutée."

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 00:39
Caractérisée par une surcharge en fer de certains organes comme le foie ou le coeur, l'hémochromatose est la première maladie génétique en France.

A partir du 1er mai, le test qui permet de la diagnostiquer sera pris en charge par l'Assurance-maladie.

Identifiée en 1975, l'hémochromatose frappe 1 français sur 300.

Le problème, c'est que huit fois sur dix le diagnostic n'est pas posé…

Le patient n'est donc pas soigné et sa maladie continue d'évoluer silencieusement. Elle se révèlera bien sûr. A la longue, par des atteintes hépatiques ou pancréatiques, voire une insuffisance cardiaque. Si à ce stade le diagnostic n'est toujours pas posé, l'issue est fatale : cancers du foie ou du pancréas, arrêt cardiaque.

Pourtant le traitement est simple, peu coûteux et très efficace. Il consiste à diminuer la quantité de fer dans le sang par des saignées régulières. Un procédé connu de longue date et qui consiste à prélever du sang au malade pour éliminer le fer des globules rouges.

PLUS LA MALADIE EST PRISE 
DES LE COMMENCEMENT,
PLUS FACILE ET RAPIDE SERA LE TRAITEMENT


Voir l'article sur le coût du cancer et les bénéfices de la prévention et du diagnostic et l'article sur le dépistage des maladies génétiques

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 10:48

Le ministre de la Santé Philippe Bas a demandé à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) d"'enquêter" sur le Conseil de l'Ordre des médecins de Paris "pour s'assurer de son bon fonctionnement et éventuellement l'améliorer". "Un rapport devra être remis fin juin" au ministère.

L'enquête de l'Igas porte, apparement, sur la gestion de cette organisation, notamment sur le montant des indemnités perçues par les élus du Conseil (primes de "perte de ressources", prime de départ, à échéance du mandat), et sur "certains dysfonctionnements" tels que des travaux réalisés sans appels d'offres.

Le budget du conseil de l'Ordre des médecins de Paris (2,4 millions d'euros par an) provient des cotisations obligatoires des 23.000 médecins de la capitale.

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 20:56

Après la revalorisation de la consultation (letrre C) par les médecins de 21 à 22 euros (voir l'article sur le passage de la consultation médicale C à 22 euros), ce fut au tour des infirmiers de parvenir ces derniers jours à un accord de revalorisation.

Les infirmiers et infirmières libérales ont obtenu jeudi une revalorisation de leurs honoraires en deux phases, en 2007 puis en 2008 sous conditions, grâce à un accord conclu avec l'Assurance maladie, deux jours après une journée d'action de la profession.
Au terme de quatre mois de négociations, les quatre syndicats représentatifs (Convergence infirmière, la FNI, l'Onsil et le Sniil) et l'Union des caisses d'assurance maladie ont signé dans la nuit de mercredi à jeudi un protocole d'accord revalorisant les tarifs de la profession pour un montant de 300 M d'EUR sur 2007-2008.

¤ Une première phase de revalorisations, pour un montant total de 150 millions d'euros interviendra au 1er juillet 2007. Elle concernera la plupart des actes quotidiens prodigués par les infirmières.
Ainsi, à cette date, l'acte médico-infirmier (AMI, dialyses, injections, soit 66% des actes prodigués) passera de 2,90 à 3 euros, l'acte infirmier de soins (aux personnes âgées, handicapées) de 2,40 à 2,50 euros, l'indemnité forfaitaire de déplacement de 2 à 2,20 euros, et la majoration du dimanche de 7,62 à 7,80 euros. Selon l'UNCAM, cela correspond à "une augmentation du revenu net des infirmières de 6%".

¤ Une seconde étape de revalorisations, pour un montant de 150 millions d'euros également, "sera mise en oeuvre au 1er août 2008", mais reste soumise à condition: elle sera "fonction des possibilités ouvertes par la loi de financement de la sécurité sociale" votée chaque année par le Parlement, et dépendra de "l'engagement de la profession dans (des) mesures structurantes sur la répartition de l'offre de soins", indique le protocole.
L'assurance maladie a en effet tenu à ce que les infirmières s'engagent dans une meilleure répartition de l'offre de soins infirmiers sur tout le territoire.
Il s'agit d'éviter les "déséquilibres" constatés aujourd'hui entre certains départements, qui ont des "incidences en terme d'accès aux soins".
Selon une étude de l'Uncam, on compte moins de 40 infirmières pour 100.000 habitants dans la Sarthe ou en Seine-Saint-Denis, contre plus de 200 dans les Bouches-du-Rhône, l'Hérault et en Corse.
Les deux parties réfléchiront notamment à la mise en oeuvre de "mesures incitatives" (installation en groupe, aides au remplacement) "à l'installation dans les bassins de vie où la densité d'infirmières libérales est particulièrement faible".
"C'est un accord équilibré, et pour les assurés sociaux, et pour les infirmières", a affirmé le directeur de l'UNCAM Frédéric van Roekeghem, se félicitant que la profession "s'engage dans une réforme structurelle".

La FNI, l'Onsil et le Sniil se sont déclarés "satisfaits", se félicitant d'avoir obtenu de "grosses avancées, sous la pression".
Cette intersyndicale avait organisé mardi une journée d'actions (rassemblements, fermeture des cabinets) afin de protester contre le blocage de leurs honoraires et de montrer leur mécontentement face à l'avancée des négociations avec l'Uncam.
Le protocole d'accord vise par ailleurs à favoriser de "nouveaux rôles" pour l'infirmière, comme celui de pouvoir prescrire et réaliser les vaccins anti-grippaux, sous réserve que la première prescription soit réalisée par le médecin.

Les quelque 57.000 infirmières libérales avaient également obtenu, aux termes de décrets parus samedi, la création d'un Ordre infirmier - qui aura pour mission de défendre la profession - et le droit de prescrire certains dispositifs médicaux (pansements, seringues...), Ordre créé par la loi 2006-1668 du 21 décembre 2006 portant création d'un ordre national des infirmiers.
(Voir pour plus d'informations 
l'article annonçant la promulgation de cette loi et l'article contenant la loi 2006-1668 du 21 décembre 2006 portant création d'un Ordre national des infirmiers)

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