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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 05:49

L'interdiction de fumer dans les lieux publics - cafés, hôtels, restaurants, casinos et salles de jeux exceptés - recueille 86% d'avis favorables, selon un sondage BVA réalisé les 12 et 13 février pour le ministère de la Santé rendu public.
Plus de 53% des Français interrogés se disent "tout à fait favorables" à l'interdiction appliquée depuis le 1er février.
Environ 32% y sont "plutôt favorables". Près de 14% y sont "plutôt pas" ou "pas du tout favorables".

Voir l'article précédent sur ce thème, l'
évolution législative et l'article rédigé sur la composition des cigarettes.

Les femmes sont plus nombreuses (88%)
à se prononcer en faveur de l'interdiction que les hommes (83%). 87% des sondés estiment avoir été "très bien" ou "assez bien informés", sur la manière dont l'interdiction de fumer s'applique.

Les 15 à 24 ans, avec plus de 18% d'avis "défavorables" et 25% s'estimant "mal informés", sont la tranche d'âge la plus critique.

Par profession, les ouvriers sont les plus nombreux (22%) à se dire "défavorables". Beaucoup de chômeurs (29%) sont également "défavorables" à l'interdiction.

Plus de 74% des fumeurs se déclarent personnellement favorables à la mesure prise. Près de 26% y sont défavorables.
Parmi les non-fumeurs, le pourcentage de personnes favorables atteint 91%.

L'enquête a été réalisée par téléphone sur un échantillon national représentatif de la population française de 1.006 personnes de plus de 15 ans.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé souligne l'adhésion croissante à la mesure prise, en rappelant qu'en novembre 2006, au moment de la parution du décret, un précédent sondage BVA avait recensé 78% d'avis favorables. Le ministre de la Santé Xavier Bertrand relève que 74% des fumeurs soutiennent l'interdiction malgré les "efforts" qu'elle représente pour eux, un signe, selon lui, d'une "évolution des comportements et des mentalités".

Si vous avez arreté depuis, bravo. La tentation est grande mais votre santé est en jeu; pensez-y.

N'hésitez pas à réagir ...

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 03:03

La consultation des médecins généralistes devrait être portée de 21 à 22 euros dans le courant du deuxième semestre 2007, mais le passage à 23 euros, revendiqué par les syndicats de médecins avant la fin de l'année ( voir l'article précédent sur cette demande de hausse) , ne devrait intervenir qu'en 2008 au plus tôt.
C'est ce qui ressort d'une motion votée jeudi 15 février 2007 par le conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM), qui regroupe les représentants des syndicats, du patronat et des usagers. Votée par l'ensemble des partenaires, à l'exclusion de la CFDT et de la CGT qui se sont abstenues, cette motion a donné son aval à "une première étape" de revalorisation de la consultation des généralistes de 21 à 22 euros "dans le courant du second semestre 2007".
Pour ce qui est du passage de 22 à 23 euros, "la deuxième étape devra se faire progressivement en fonction des résultats de la maîtrise médicalisée des dépenses obtenus en 2007 et 2008", a indiqué le conseil de l'Uncam, qui a ainsi fixé les orientations des négociations sur les honoraires, engagées depuis fin 2006 entre l'assurance maladie et les médecins.

Cette décision a ausitôt déclenché la colère des syndicats de médecins libéraux.
Pour eux, puisque la médecine générale est reconnue cette année comme une spécialité médicale à part entière, la consultation des généralistes doit être alignée en 2007 sur celle des spécialistes, à 23 euros. (
voir l'article précédent sur cette demande de hausse)
*MG-France, le premier syndicat de généralistes, mais qui ne fait pas partie des syndicats habilités à négocier avec l'Uncam, a dit "non" vendredi à "ce report après les élections présidentielles", et a appelé "les médecins généralistes à poursuivre la mobilisation".
*Avec deux autres syndicats, Espace Généraliste et la FMF-G, MG-France invite depuis fin janvier les généralistes à réclamer (illégalement) dès maintenant à leurs patients 23 euros pour leur consultation.
*"Le pacte de confiance entre les caisses et les médecins libéraux est rompu", a déclaré de son côté la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) dans un communiqué, en menaçant à demi-mots de boycotter la prochaine séance de négociation prévue le 2 mars.

Les syndicats justifient également le bien-fondé de cette revalorisation par les économies réalisées pour la Sécurité sociale par les médecins qui ont modéré leurs prescriptions de médicaments et d'arrêts de travail : 1,3 mds d'euros en 2005 et 2006.

La revalorisation de la consultation à 23 euros coûterait 500 millions d'euros en année pleine à l'assurance maladie, a calculé le conseil de l'Uncam. En outre, a rappelé celui-ci, des négociations sont en cours pour revaloriser d'autres professions de santé et les généralistes ont déjà été augmentés d'un euro en 2006. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand a pris plusieurs fois position en faveur de la consultation à 23 euros. Il a estimé vendredi que "l'assurance maladie n'a pas fermé la porte" aux 23 euros "à la fin 2007".

Une interprétation à laquelle ne souscrit pas l'Uncam. "Compte-tenu de la faiblesse des marges de manoeuvre financière en 2007 et des risques de dérapage des dépenses d'assurance maladie, il ne peut y avoir qu'une première étape en 2007, et la deuxième étape aura lieu au plus tôt en 2008", a-t-on précisé dans l'entourage du président du conseil de l'Uncam.

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 01:29
Un manque total de respect de la personne humaine.
3 photos ont été transmises récemment à l’hôpital par le magazine "CHOC", qui proposait de ne pas les publier, en échange d’un "reportage exclusif" au sein de l’hôpital,
selon les indications du directeur général du CHRU, Didier Delmotte, qui a refusé cet honteux chantage. Choc a réfuté hier ces affirmations...

Le directeur du Centre Hospitalier Universitaire et Régional de Lille, le Docteur Delmotte aurait reçu deux photos qui présentent des patients dans des conditions dégradantes, sous des mises en scènes passibles de prison pour leurs auteurs.

L’affaire, après enquête de l’hôpital, motivé par le directeur Didier Delmotte fait apparaître que ce sont deux aides-soignants du centre hospitalier régional et universitaire de Lille qui ont été mis en examen et suspendus de leurs fonctions, après avoir pris trois photographies dégradantes de deux patientes qui dormaient ou étaient inconscientes. Ils sont accusés d’atteinte à la vie privée et violation du secret professionnel. Les clichés datent de 2004.

Les trois photos, ont été dévoilées aux journalistes lors d’une conférence de presse, Y apparaissent deux patientes victimes de mises en scènes abjectes. Les aide-soignants - auteurs des photographies, il s’agit d’une femme et d’un homme âgés de 25 et 30 ans - posent, avec des sourires débiles. Une des photos présente une patiente avec sur son front une serviette destinée à l’hygiène féminine.

Les deux aides-soignants avaient selon le directeur "un peu d’ancienneté". Ce qui n’exclue pas, qu’il puisse donc s’agir d’actes qui n’étaient pas un premier " coup d’essai". Les deux accusés ont reconnus être à l’origine des photos. Le contraire aurait été difficile à maintenir vu qu’ils sont dessus. Ils ne veulent pas admettre avoir transmis les photos à CHOC et disent avoir reculés devant une telle idée. Le directeur, après les avoir auditionné, transmet qu’ils disaient "s’être faits piégés" par le magazine. Le directeur déplore que les photos vont probablement paraître, en ajoutant que les familles sont en droit d’attaquer la revue qui entreprendrait une telle initiative honteuse.

Martine Aubry, maire de Lille et présidente du conseil d’administration du centre hospitalier, s’est dite "personnellement choquée et consternée" par le scandale.

Les victimes de ces photos, sont deux patientes, l’une est décédé depuis, la seconde est en soins intensifs et inconsciente.
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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 01:14

La nouvelle carte Vitale 2 sera lancée en Bretagne début mars 2007, indique le ministère de la Santé.
Voir l'article précédent sur le lancement de cette nouvelle carte.
Le décret relatif à la nouvelle carte d'Assurance maladie va être publié au Journal officiel.
La carte Vitale 2 sera en principe dotée d'une technologie plus sécurisée et d'une signature électronique. Une photographie fera également son apparition.

Prévue dans la loi 2004-810 du 13 août 2004 relative à l'Assurance maladie, la nouvelle carte doit permettre, en complément des données administratives, l'inscription de données personnelles, notamment celles relatives à la désignation du médecin traitant, à la personne à prévenir en cas d'urgence et à la protection maladie complémentaire.

Autre grande nouveauté, la carte comprendra une mention certifiant que « l'assuré a bien bénéficié d'une information sur le don d'organe et sur la manière de faire connaître sa position ». Une petite révolution qui devrait permettre de lever le flou entourant le don d'organe post-mortem en France. (ndlr: l'acceptation au don d'organe est présumée sauf volonté contraire exprimée par la personne de son vivant)
La carte Vitale 2 est présentée par le ministre de la Santé Xavier Bertrand comme « un outil important d'amélioration de notre système de santé ». Elle devrait aussi permettre d'éviter les fraudes.

Après la Bretagne début mars, le déploiement de la nouvelle carte sera progressivement généralisé à l'ensemble du territoire courant 2007 pour s'achever en 2010. Dans le même axe de parcours de soins, d'information et de maîtrise des dépenses de santé, on attend la mise en place du Dossier Médical Personnel (DMP) prévu par cette même loi.

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 01:49

Trois étrangers malades ont été renvoyés dans leur pays en l'espace d'un mois, contre l'avis des médecins inspecteurs de santé publique qui soulignaient "les conséquences exceptionnellement graves d'une expulsion", souligne mercredi un communiqué de l'Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers (ODSE).

Le 3 janvier, un Comorien, Monsieur K, a été expulsé du centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) alors que le médecin inspecteur de santé publique de la DDASS avait informé la Préfecture que "le traitement nécessaire à (son) état de santé n'étant pas accessible aux Comores, un tel renvoi pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'intéressé".

Le deuxième cas concerne un Géorgien, Monsieur J, séropositif, dont l'hépatite était en cours de traitement, et qui a été renvoyé en Géorgie le 27 janvier.
Placé au centre de rétention de Palaiseau, le médecin inspecteur de santé publique de la DDASS de l'Essonne avait pourtant émis un avis indiquant qu'au vu de son état de santé, pour lequel le traitement n'était pas accessible dans son pays d'origine, il ne fallait pas le renvoyer.
"Sur la base d'une information attestant de l'existence d'anti-rétroviraux soi-disant accessibles gratuitement en Géorgie, la décision de renvoyer Monsieur J a été confirmée" par le ministère de l'Intérieur, indique le communiqué qui ajoute que, "dans les heures qui ont suivi, l'ODSE recevait la confirmation d'un médecin présent en Géorgie de la non-prise en charge des traitements par l'Etat".

Le troisième cas est celui d'un autre Géorgien, Monsieur D, renvoyé en Géorgie le 2 février. Monsieur D avait pourtant été libéré, en mai 2006, du centre de rétention de Lyon
en raison de son état de santé, indique l'ODSE, le médecin inspecteur ayant indiqué que son état de santé nécessitait un traitement d'au moins un an et ne permettait pas de le renvoyer en Géorgie.

L'ODSE est un collectif d'associations "luttant contre les difficultés rencontrés par les étrangers dans les domaines de l'accès aux soins et du droit au séjour pour raison médicale".

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 23:43

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé mardi 13 février 2007 à l'Assemblée nationale le retrait du volet santé mentale, très décrié, de son projet de loi de prévention de la délinquance. (Voir l'article précédent sur ce projet
"J'ai décidé de vous proposer de retirer du projet de loi les dispositions relatives aux hospitalisations d'office", a déclaré le ministre, en défendant en deuxième lecture son texte devant les députés.
"Nous souhaitons être attentifs" aux "craintes des professionnels et des familles à l'égard d'une réforme qui serait limitée à la seule hospitalisation d'office", a-t-il ajouté.
"Je crois que c'est sage. Nous faisons une ouverture sur les professionnels de la santé", a encore dit, dans son discours, M. Sarkozy, très chahuté par l'opposition de gauche.

La présence d'un volet psychiatrie dans un texte relatif à la délinquance était vivement décrié par les familles et les professionnels qui ont manifesté mardi aux abords de l'Assemblée nationale. L'opposition et une partie de l'UMP étaient également opposées à ce volet.

Quatre syndicats avaient appelé les 3.500 psychiatres hospitaliers à faire
grève ce jour pour obtenir le retrait de ces articles.
La grève a été "très suivie", selon le Syndicat des psychiatres de secteur, qui a estimé le "taux de mobilisation" à "75% à 80%".

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 12:11
Le Bulletin Epidémiologie Hebdomadaire (BEH) publie aujourd'hui trois enquêtes menées en milieu scolaire entre 2001 et 2004. Si la couverture vaccinale y apparaît globalement satisfaisante, celle contre l'hépatite B demeure très basse : entre 33% et 42%.
De la maternelle à la classe de 3ème, plus de 17 000 enfants et adolescents ont participé aux enquêtes menées pour le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. DTPolio, coqueluche, hépatite B, BCG, ROR... les principaux vaccins sont passés en revue.

Il en ressort que nos enfants jouissent d'une couverture vaccinale assez satisfaisante. Entre 80% et 96% pour le DTPolio ; entre 87% et 92% pour la coqueluche et 95% pour le ROR.
Quant au BCG, la couverture vaccinale est excellente avec un taux de 99%.
Un bon résultat qui risque toutefois de se tasser, de l'aveu même des auteurs. « Si la couverture vaccinale par le BCG était très bonne, elle reposait essentiellement sur la vaccination par multipuncture (la fameuse bague) qui n'est plus disponible depuis début 2006 ». Et l'injection intra-dermique qui l'a remplacée n'est pas encore parfaitement maîtrisée par les professionnels de santé.

Autre inquiétude et de taille, celle qui est liée à la faible couverture vaccinale contre l'hépatite B. Celle-ci ne dépasse pas 42%, de sorte que les petits Français sont très loin d'être immunisés en nombres suffisants. Et pour cause, puisque la France est le seul pays développé à avoir freiné pendant des années la vaccination contre cette maladie, en contradiction avec les recommandations de l'OMS. Une rumeur démentie par maintes études mais persistante, liant cette vaccination à des cas de sclérose en plaques, provoque la réticence de bien des parents à vacciner leurs enfants. Or pour les auteurs du BEH c'est évident, « les efforts doivent en priorité porter sur l'amélioration de la vaccination contre l'hépatite B ».
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 01:53

"Evitez de grignoter entre les repas", "évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé", "pratiquez une activité physique régulière", ou "mangez au moins cinq fruits et légumes par jour" : des messages sanitaires de ce type vont bientôt obligatoirement accompagner les publicités alimentaires, avec un décret attendu dans quelques jours dans le cadre de la lutte contre l'obésité.

On connaissait "L'abus d'alcool est dangereux pour la santé" pour les boissons alcoolisées. Désormais, la publicité pour les produits alimentaires manufacturés et les boissons sucrées comportera à son tour ces messages sanitaires obligatoires.

Les textes réglementaires doivent être publiés "à la toute fin du mois de février", a-t-on précisé au ministère de la Santé. Ils seront immédiatement applicables. Selon l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), l'entrée en vigueur interviendrait le 25 février.

L'objectif de la mesure, prévue par la loi 2004-806 de santé publique d'août 2004, est de sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les enfants, aux risques pour la santé d'une mauvaise nutrition, et prévenir l'obésité. La France compte près de 20 millions de personnes en "surpoids" ou obèses (5,9 millions), selon l'enquête ObEpi publiée en septembre dernier ( Voir l'article concernant cette enquête). Déjà, une protection était inscrite par cette loi en son article 30 qui  disposait : "Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants et accessibles aux élèves sont interdits dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005". Voir l'article sur cette interdiction.

Le surpoids et l'obésité sont des facteurs importants de risque pour de nombreuses maladies: hypertension, maladies cardiaques, certains diabètes et cancers. Nourriture trop riche en sucres et en "mauvaise" graisse et activité physique réduite favorisent l'obésité, qui progresse aussi chez les enfants.

"Evitez de grignoter entre les repas", "évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé", "pratiquez une activité physique régulière", ou "mangez au moins cinq fruits et légumes par jour": ce sont les quatre messages retenus pour accompagner les publicités alimentaires. La mesure concerne télévision, radio, internet, affichage, presse écrite, téléphones mobiles, cinéma, imprimés et prospectus publicitaires.

Les produits visés sont les boissons avec ajouts de sucre, de sel ou d'édulcorant de synthèse et les produits alimentaires manufacturés (produits préparés avec des ajouts ou ayant subi une transformation de leur substance), selon la note explicative du ministère. Ne sont pas concernés les boissons (thé, café, infusions, lait...), aliments surgelés, légumes, sans adjonction de sel, sucres ou édulcorants.

Le nutritionniste Patrick Sérog se dit "très partagé" sur la mesure. "Bien sûr que les messages qui sont proposés sont des messages de bon sens", estime-t-il, mais la question de leur efficacité reste posée. Le Dr Sérog met également en garde contre le risque de "détournement" dont pourraient profiter les industriels, le message sanitaire pouvant être perçu comme un "label" apposé au produit.


"L'obésité est un problème de société. Il faut prendre des mesures d'éducation à la base, aussi bien dans les écoles que vis-à-vis des parents qui sont souvent désorientés devant tous les produits alimentaires qui leur sont proposés", conclut-il.

Les entreprises qui dérogeraient à la règle devront s'acquitter d'une taxe de 1,5% du montant de leurs investissements publicitaires
.
L'Ania a cependant recommandé à ses membres d'opter pour l'insertion des messages sanitaires. Un choix fait par de grands groupes tels Nestlé France ou Unilever France. "Cela s'inscrit dans le cadre de notre engagement en faveur d'une meilleure alimentation", a indiqué Sophie Jayet, Directeur de la Communication d'Unilever France.

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 00:00

Le Pr. Michel Kazatchkine, immunologiste, chercheur et clinicien, âgé de 60 ans, a été élu à la tête du Fonds mondial de lutte contre le sida, la turberculose et le paludisme, basé à Genève.

Pendant sept ans, il a été directeur de l'Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS). Il "soigne des malades du sida depuis plus de 20 ans", a souligné le Fonds mondial dans un communiqué annonçant officiellement sa nomination. Né le 7 avril 1946, le Pr Kazatchkine, immunologiste, chercheur et clinicien, a été formé en France et aux Etats-Unis. Il a dirigé de 1998 à 2005 l'ANRS, le deuxième centre de recherche mondial sur le sida, a souligné le Fonds mondial. En février 2005, il a été nommé par le gouvernement français ambassadeur en mission chargé de la lutte contre le VIH/sida et les maladies transmissibles.

La majorité des deux tiers des voix, à la fois dans le collège des donateurs privés et gouvernementaux et dans celui des bénéficiaires (dix membres chacun), était requise pour désigner le directeur exécutif du Fonds. Le Britannique David Nabarro, actuel coordinateur des Nations unies contre la grippe aviaire et l'Ougandais Alex Coutinho, spécialiste de la lutte contre le sida en Afrique étaient aussi en lice.

Le Fonds, créé en 2002 à l'initiative de l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, était dirigé depuis par le Britannique Richard Feachem. Ce partenariat public-privé assure les deux-tiers du financement des traitements de la tuberculose dans le monde, 45% du financement de la prévention et du traitement du paludisme, et près de 30% du financement des programmes de lutte contre le sida. Ces trois maladies tuent plus de six millions de personnes chaque année dans le monde

Le Fonds s'est engagé à distribuer depuis sa création 7 milliards de dollars dans 136 pays. Grâce à ces financements, 770.000 personnes ont pu entamer un traitement anti-rétroviral et 18 milliards de moustiquaires contre le paludisme ont été distribuées. Le Fonds a aussi permis de détecter 2 millions de cas de tuberculose.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 03:31

Le ministère de la Santé a indiqué jeudi que le vaccin contre le cancer du col de l'utérus (Gardasil@) serait remboursé, sans toutefois pouvoir préciser la date d'entrée en vigueur de cette mesure.

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait évoqué, mercredi lors de la séance des questions à l'Assemblée, le remboursement de ce vaccin qui devait intervenir, selon lui, "dans les semaines et les mois qui viennent".
"Il n'y a pas encore de date fixée", a expliqué le ministère.

En novembre, le ministère avait indiqué que le vaccin était "susceptible d'être admis au remboursement dans le courant du premier semestre 2007", compte tenu de la procédure nécessaire.

Après les recommandations du Conseil supérieur d'hygiène public (CSHPF), la commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) doit en effet se prononcer sur le service médical rendu (SMR) par ce vaccin.

Le vaccin préventif Gardasil, en vente en France depuis le 23 novembre, est destiné à protéger contre des infections causées par des papillomavirus (HPV), transmis par contacts sexuels, et qui peuvent évoluer en cancer
. Voir l'article précédent sur ce vaccin.
Un second vaccin, le Cervarix, devrait être commercialisé prochainement.

En France, l'incidence de ce cancer "a diminué de moitié en 20 ans grâce au dépistage", selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), mais il touche encore 3.300 femmes et provoque 1.000 décès par an. Des chiffres qui ne prennent pas en compte les quelques 40.000 lésions pré-cancéreuses traitées chaque année.

Le coût direct annuel du dépistage (6 millions de frottis), de la prise en charge des frottis anormaux (3,9%) et des traitement des lésions pré-cancéreuses s'élèverait à quelque 196,5 millions d'euros par an pour l'assurance maladie.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 07:03

Plus de la moitié (53%) des Français considèrent que les mères porteuses devraient être autorisées en France et 46% qu'une veuve doit "pouvoir être fécondée avec le sperme congelé de son mari", selon une enquête publiée aujourd'hui par l'Agence de la biomédecine alors que s'ouvre au même moment un débat à l'Assemblée nationale sur ce sujet.
En cas de difficultés à procréer, 78% des personnes interrogées placent les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP: fécondation in vitro, insémination...) en tête devant l'adoption (32%) ou le renoncement au projet parental (26%)

Tels sont les résultats présentés à l'occasion de la rencontre parlementaire sur la bioéthique  à la Maison de la chimie, organisée avec l'Agence de Biomédecine et soutenue par Valérie Pécresse et Pierre-Louis Fagniez, députés.

M
ais 91% désapprouvent le recours à l'AMP pour les femmes de plus de 50 ans, et 72% pour les hommes de plus de 50 ans, précise l'agence dans un communiqué.

55% des Français pensent que seuls les couples hétérosexuels doivent pouvoir bénéficier de l'AMP. 29% sont favorables à ce que des couples homosexuels femmes y aient accès aussi. Pour 38%, une femme seule doit pouvoir en bénéficier.

La grande majorité (79%) reste attachée à l'anonymat du don de sperme ou d'ovocytes et à leur gratuité. "Mais dans le même temps, souligne l'Agence de la biomédecine, une personne sur deux estime que l'enfant doit pouvoir connaître son origine", et 55% des Français se disent favorables à "un défraiement" pour le don d'ovocytes, voire pour 32% à une plus large indemnisation des femmes volontaires.
Hésitant sur la définition de l'embryon (synonyme de foetus ou amas de cellules), 80% des personnes interrogées placent des espoirs de thérapies futures dans la recherche sur l'embryon et la génétique. Environ les deux-tiers sont partisans de donner à la recherche les embryons congelés inutilisés.
Relevant la "très grande confiance dans les scientifiques en ce qui concerne la recherche sur l'embryon" et certaines contradictions dans les réponses, la directrice de l'Agence de la biomédecine Carine Camby a souligné qu'il reste un "gros besoin d'information à faire" pour aider à saisir les enjeux, y compris pour les techniques d'AMP. Voir son intervention lors du colloque sur les greffes de tissus de la face
Pour 95% des Français, le diagnostic prénatal est une bonne chose. Ils sont également largement favorables (48% "c'est une très bonne chose pour les parents", 36% "une avancée importante pour la médecine") au diagnostic préimplantatoire. Pratiqué après une fécondation in vitro, le DPI est destiné à choisir, en cas de risque de maladie génétique grave, les embryons indemnes pour les implanter dans l'utérus.
Pour 13% des personnes interrogées, cela va "trop loin, c'est la porte ouverte à la recherche du bébé parfait" et pour 2,5%, "c'est de l'eugénisme".

Le clonage perçu tantôt comme une technique de reproduction, tantôt comme "un moyen d'obtenir des cellules pour soigner", est massivement rejeté : 91% jugent que cela "va trop loin".

L'enquête a été réalisée entre le 19 décembre et le 29 janvier par l'institut Infraforces auprès d'un échantillon national représentatif de 1.086 adultes.

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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 02:31

Une nouvelle revue voit le jour dans le domaine du droit médical: HOPITAUX MAGAZINE. Concu par le philosophe Yves-Charles Zarka et l'Université Paris V René Descartes, le premier numéro de ce trimestriel est paru en janvier 2007. Il est consultable aussi par internet: chose très intéressante.

Dès la 2ème page, on découvre immédiatement les thèmes traités et les auteurs (avec photographies) du numéro en question. Le sommaire, avec ses articles précis, délimite à merveille les tenants et aboutissants de ce grand domaine qu'est le droit hospitalier: ses pratiques, ses enjeux, sa législation. Divisé en 10 rubriques (Société - Ethique - Droit - Philosophie - Hôpitaux des régions - Comprendre l'hôpital - On en parle - Place des patients - Santé Publique et Innovation) comportant un ou plusieurs articles, ce magazine permet au lecteur d'analyser, avec chaque numéro suivant - dans 3 mois - la complémentarité sur un thème précis.
On peut reconnaître un avantage majeur à ce journal qui présente en détail les activités actuelles et le parcours des intervenants.

Pour inaugurer ce magazine, il a été agréablement choisi d'interroger deux Ministres de la Santé ( Xavier Bertrand et Claude Evin), d'aborder le problème des exclus dans les soins et la prévention, l'état des lieux et l'avenir du système de santé, de réflechir à la question du clonage, à la santé publique, aux infections nosocomiales et au métier de chirurgien.
Hormis ces deux ministres de la Santé, on bénéficie aussi de l'intervention et du parcours de quelques membres du Comité Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie.

Les rubriques sont bien délimitées et dans chacune, toujours des articles d'une grande qualité, que l'on pourrait retrouver tantôt dans des revues scientifiques tantôt dans des revues juridiques. Ici, médecine, éthique et droit se mêlent à merveille.Ainsi au niveau du droit, retrouve-t-on Madame Frédérique Dreifuss-Netter. Pour comparer les sytème de santé, il est fait appel à l'imminente directrice d'hôpital et chargé de mission à l'UNESCO, Marie-Madeleine Dautel-Colombani. Au niveau médical, on peut citer entre autres les Prs. Jean-Claude Ameisen (Voir l'avis n°95 sur les problèmes éthiques posés par des démarches de prédiction fondés sur la détection de troubles précoces du comportement chez l'enfant du CCNE) et Guy Vallancien.
Enfin, on peut remarquer l'étude faite sur les hôpitaux d'une région, celle sur le système de santé Français et ceux étrangers ainsi que celle réalisée sur la chirurgie en crise. On attend avec impatience les partiue suivantes de ces études.
Une place est aussi accordée aux enjeux de santé publique pour lequel ce premier numéro consacre 15 pages au diabète.
De même, sont ici traités le rapport Vallancien sur les services de chirurgie, son actualité et ses conséquences ainsi que les infections nosocomiales dont le rapport ICALIN a été rendu public il y a peu de temps.
Un article relatif au CHU de Créteil nous fait découvrir l'accompagnement des enfants par l'un de leurs parents avant et après une opération chirugicale programmée qui, chose unique en France, reste jusqu'à l'endormissement complet de l'enfant donc au bloc opératoire. Tous les aménagements sont expliqués ainsi que les gains sur le stress des malades opérés.

Vaste programme visible qu'a réussi à traiter avec grand professionnalisme les auteurs dans les 100 pages de ce magazine.

Le prix de vente de 4.90 € reste même largement abordable pour cette revue.

Souhaitons bonne chance à ce nouveau magazine qui se démarque des autres en étant accessible à un grand public - certes un peu averti - tout en restant spécialisé notamment par le talent incontestable des intervenants.

A suivre donc au mois de mars 2007 ...

Ndlr: je n'ai aucun intérêt à cette revue. Article rédigé en toute indépendance.

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 14:21

Des syndicats de médecins invitent les généralistes à réclamer à leurs patients 23 euros pour leur consultation au lieu des 21 euros réglementaires, tentant de faire pression sur l'assurance maladie en pleine négociation tarifaire.

Lancé dans la Drôme fin janvier, ce mouvement s'appuie sur le fait que depuis cette année, la médecine générale est reconnue comme une spécialité médicale à part entière, d'où la revendication de porter le tarif de la consultation des généralistes (21 euros) au niveau de celle des spécialistes (23 euros).
Face à ces actions de revalorisation sauvage, l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) a tenu, lundi, à rappeler les règles en vigueur, à savoir que le tarif de la consultation des médecins généralistes était actuellement "fixé à 21 euros".
Les patients auxquels leur médecin généraliste demanderait 23 euros "ne seraient remboursés que sur la base de 21 euros", a précisé l'Uncam.
De leur côté, les médecins qui ne respectent pas les tarifs fixés "s'exposent à des sanctions, comme la suspension de la prise en charge de leurs cotisations sociales par l'assurance maladie", a-t-elle prévenu.

Sans s'être exprimé sur le mot d'ordre lancé par les syndicats, Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s'est prononcé en faveur de la revalorisation à 23 euros.
Mais le Conseil de l'Uncam s'est inquiété fin janvier du coût d'une telle mesure (500 millions d'euros en année pleine) et des risques de dérapage des dépenses de santé si celle-ci était accordée dès le printemps.

La séance de négociation prévue ce jour entre l'assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux, la troisième depuis le mois de décembre, ne devrait donc pas déboucher cette fois-ci.

Pour protester contre "la lenteur" de ces discussions, le premier syndicat de généralistes, MG-France (32% des voix aux élections professionnelles), a "invité les médecins généralistes reconnus spécialistes à part entière, à coter sur des feuilles de soin, leurs actes avec la lettre-clé CS", c'est-à-dire à appliquer le tarif d'une consultation spécialiste.
La FMF-G (17% aux élections) et Espace Généraliste (13%), ont demandé aux généralistes de "cesser toute télétransmission", c'est-à-dire la transmission électronique des feuilles de soin à l'assurance maladie, sauf pour les bénéficiaires de la CMU, et de "cesser de recevoir les délégués d'assurance maladie".
La FMF-G exige que cette revalorisation "soit actée avant la fin mars au plus tard", faute de quoi, explique son président, Jean-Paul Hamon, "il y aura une guerre tarifaire et une forte contestation", prévient-il.
Les syndicats de généralistes tentent ainsi de rééditer le bras de fer tarifaire qu'ils avaient mené en 2002, année d'élection présidentielle également, où ils avaient obtenu, au terme de huit mois de négociations très tendues, la revalorisation de leur consultation de 17,53 euros à 20 euros.

Des coordinations de médecins avaient à l'époque incité les médecins à anticiper cette revalorisation en pratiquant des dépassements tarifaires sauvages.

Depuis, une nouvelle augmentation, à 21 euros, de la consultation est intervenue le 1er août dernier. Voir l'article sur cette revalorisation.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 17:32

L'abattage des 160 000 volailles d'un élevage de la marque Bernard Mathhews à Holton, en Grande-Bretagne, devrait être terminé ce matin. Confrontée à un second foyer européen d'influenza aviaire après la Hongrie, la France se prépare. C'est bien la souche asiatique du virus qui sévit outre-Manche.

Et ce soir, l'Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments (AFSSA) sera en mesure de fournir au gouvernement l'évaluation du niveau de risque en France.
Dans un communiqué diffusé vendredi, le ministère français de l'Agriculture et de la Pêche soulignait que « les mesures en vigueur (dans le pays) prévoient que l'alimentation et l'abreuvement des oiseaux doivent être protégés de tout contact avec la faune sauvage. Une application stricte de la réglementation est nécessaire pour la protection des élevages. »

Rappelons que la souche asiatique du virus aviaire H5N1, hautement pathogène pour les volailles, est potentiellement transmissible à l'homme. Un cas humain vient d'ailleurs d'être déclaré au Nigeria
.

Les autorités britanniques ont mis en place une zone de protection stricte de 3 kilomètres autour du site. Elle est complétée par une zone de surveillance de 2 000 km2, des mesures similaires avaient été mises en place l'an passé.

Si vous le souhaitez, je peux mettre en ligne un compte-rendu d'un colloque relatif à la grippe aviaire qui a eu lieu l'an passé.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 02:49

Dix Bulgares impliqués dans la vente de 23 nouveau-nés à des familles françaises ont été condamnés à des peines de deux ans à six ans de prison ferme pour "traite d'êtres humains" par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).  Voir l'article précédent sur ce procès

Des peines symboliques de sursis et des amendes - de six mois de prison avec sursis assorties dans trois cas d'amendes de 5.000 euros ainsi qu'une peine de 500 euros d'amende - ont par ailleurs été prononcées contre la plupart des 41 prévenus français de la communauté tzigane poursuivis pour avoir acheté les enfants pour quelques milliers d'euros.
Cependant, contre l'avis du parquet, dans des cas où la transaction s'est accompagnée de brutalités ou de contraintes morales sur les mères bulgares des enfants, trois acheteurs d'enfants ont été condamnés respectivement à six mois, dix mois et un an de prison ferme.

Henri Salva, 72 ans, le Français qui mettait en contact les vendeurs et les acheteurs de bébés, a été condamné à cinq ans de prison ferme, bien qu'il soit actuellement hospitalisé.
La seule femme bulgare poursuivie pour avoir vendu son bébé, Guinka Hristova, 29 ans, a été relaxée. Son proxénète, père de l'enfant vendu, Miroslav Sandov, 41 ans, a été en revanche condamné à un an de prison ferme.

Rendu après deux ans et demi d'enquête, deux semaines d'audience et deux jours de délibéré, le jugement est le premier prononcé par la
justice française dans ce type de dossier.
Les investigations, qui concernent des faits commis pour la quasi-totalité d'entre eux ces dernières années, mais aussi un cas remontant à 1993, illustre l'expansion du commerce d'enfants en provenance des pays d'Europe de l'est.
Sept des dix trafiquants bulgares condamnés, membres pour la plupart d'une même famille tzigane, les Georgiev, étaient jugés par défaut, car ils sont en fuite.
Le tribunal a relancé les mandats d'arrêts internationaux dont ils font déjà l'objet, notamment contre le chef présumé du clan, Asen Georgiev, 67 ans.
Hormis Guinka Hristova, les mères bulgares ayant vendu leurs enfants, qui sont toutes des prostituées, n'ont pas été poursuivies. Elles ne se sont pas présentées au tribunal et ne réclament pas leurs enfants.
Même si elles n'étaient pas toujours explicitement hostiles à la transaction, elles ont été conduites en France pour y accoucher, sous l'influence des proxénètes, qui empochaient l'essentiel des recettes avant de les renvoyer en Bulgarie avec quelques centaines d'euros.

A l'exception de deux bébés, pris en charge par les services sociaux français, les enfants vendus ont été laissés dans leurs familles "acheteuses", où ils mènent une vie plutôt heureuse, selon les rapports de la
justice remis au tribunal.

A l'audience, les familles françaises poursuivies pour "provocation à l'abandon d'enfants" et fraude à l'état civil ont reconnu avoir payé de 2.500 à 8.000 euros mais ont dit avoir agi car elles ne pouvaient pas avoir d'enfants naturellement ni en adopter. Elles on estimé avoir fait oeuvre de charité.
En lisant sa décision, le tribunal a fait savoir qu'il ne retenait pas en totalité ces arguments. "Il nous fallait à la fois prendre en compte l'existence d'un désir d'enfant difficilement réalisable et le fait qu'on ne peut faire commerce de l'être humain", a dit la présidente.

"On a beaucoup parlé de droit à l'enfant mais pas de droit de l'enfant", a-t-elle ajouté. Dans ses réquisitions lundi dernier, le parquet avait jugé "insupportable" l'idée d'un commerce d'êtres humains

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