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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 08:13

Une consultation de prévention à 70 ans, « prise en charge à 100% et sans avance de frais. » est proposée à titre expérimental par Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille.
Il s'agit en fait de l'application d'un des volets du Plan Solidarité Grand-Age qu'il avait présenté en juin dernier et qui
 ambitionne de prévenir la perte d'autonomie qui touche entre 6% et 7% des plus de 70 ans.
Le but est l'amélioration de la santé et des conditions de prise en charge de cette population qui ne cesse d'augmenter avec l'espérance de vie grandissante.

Pour l'heure, seuls le
Finistère, le Bas-Rhin et le Val de Marne sont concernés.
Dès le mois de mars, 43 000 assurés sociaux septuagénaires résidents de ces trois départements recevront un courrier
de leur Caisse d'Assurance-maladie. Celui-ci les informera qu'ils peuvent bénéficier de cette facilité.

Mémoire, troubles de l'équilibre, ostéoporose, dénutrition, incontinence, symptômes dépressifs... autant de facteurs de risques qui conduisent à la dépendance et seront systématiquement contrôlés.

Pour Philippe Bas, « grâce à cette consultation, après avoir ajouté des années à la vie, nous allons pouvoir ajouter de la vie aux années ». Le slogan était celui de l'OMS… dans les années 80, mais il est toujours aussi beau.

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 03:43

Voici le second article que l'on m'avait commandé:

La législation tabagique plus dure pour réduire le nombre de complications liées au tabac

 

En France, la législation tabagique n’est pas récente. La santé publique est concernée directement pas ce fléau qui provoque chaque année des centaines de cancers des voies respiratoires supérieures (larynx, poumon, gorge)

Pour avoir une meilleure vision des textes, il est nécessaire de faire un bref historique, de voir les enjeux et terminer par les mesures actuelles et pour l’avenir qui vont être prises sur le thème de la lutte contre le tabagisme.

I-Une évolution croissante depuis 15 ans

Contrairement à ce que l’on peut entendre dans les médias actuellement, la lutte contre le tabagisme n’est pas récente.

Le premier texte où apparaît nettement le mot tabac est une loi rédigé par Simone Veil, ministre de la Santé d’alors, quelques mois après la publication de la loi 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’Interruption Volontaire de Grossesse. Vu l’énorme effort de cette femme dans le domaine de la santé, cette loi porte aussi son nom et on la retrouve souvent avec la dénomination « loi Veil 2 ». Ce premier texte est la loi 76-616 du 9 juillet 1976 relative à la lutte contre le tabagisme. Le texte fut adoptée par les deux chambres en 18 jours : un temps record mais tous les parlementaires étaient d’accord sur le texte. Les premiers articles concernaient la publicité, l’article 6 la prévention à l’école et à l’armée, l’article 9 prévoyait l’apposition de la mention « abus dangereux » et l’article 16 pose le principe que : « les interdictions de fumer seront établies dans les lieux affectés à un usage collectif où cette pratique peut avoir des conséquences dangereuses pour la santé.

Dans les locaux ou véhicules pouvant être affectés d'une manière distincte aux fumeurs et aux non-fumeurs, l'espace dévolu à ces derniers ne peut être inférieur à la moitié de l'ensemble »

Le texte juste après est la loi 91-32 du 10 janvier 1991 relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme. Les deux sont assimilés à une drogue et combattues ardemment par le Gouvernement. Elle prévoit dans son titre 1 relatif à la lutte contre la tabagisme une interdiction de parrainage d’événement sportif et une journée sans tabac. L’article 4 modifie l’ancien article 16 de la loi et inscrit :  « Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, notamment scolaire, et dans les moyens de transports collectifs, sauf dans les emplacements réservés aux fumeurs, » formule que l’on retient et qui nous est indiquée plusieurs fois par jour mais pas respectée.

Le décret 91-410 du 26 avril 1991 fixe une journée sans tabac le 31 mai. Il s’agit d’une mesure de prévention et d’information mise en place au niveau national.

Le décret 92-478 du 29 mai 1992 fixe les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif et modifiant le code de la santé publique. Contrairement à l’usage courant, il ne s’agit pas de lieux publics mais bien d’un lieu de passage de public.

C’est l’arrêté du 5 mars 2003 qui prévoit sur les paquets de cigarette des messages sanitaires suivants : « Les fumeurs meurent prématurément » ; « Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales » ; « Fumer provoque le cancer mortel du poumon » ; « Fumer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant » ; « Protégez les enfants : ne leur faites pas respirer votre fumée » ; « Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous aider à arrêter de fumer » ; « Fumer crée une forte dépendance, ne commencez pas » ; « Arrêter de fumer réduit les risques de maladies cardiaques et pulmonaires mortelles » ; « Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse » ; « Faites-vous aider pour arrêter de fumer, téléphonez au 0825 309 310 (0,15 EUR/min) » ; « Fumer peut diminuer l'afflux sanguin et provoque l'impuissance » ; « Fumer provoque un vieillissement de la peau » ; « Fumer peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la fertilité » ; « La fumée contient du benzène, des nitrosamines, du formaldéhyde et du cyanure d'hydrogène. »

Pour le côté international, on relèvera bien évidemment la Convention-cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé du 21 mai 2003, ratifiée par la loi 2004-810 du 9 août 2004 relative à la santé publique. 

La loi 2003-715 du 31 juillet 2005 vise à restreindre la consommation de tabac chez les jeunes, notamment en mettant un minimum de 19 cigarettes par paquets. Le décret 2004-949 du 6 septembre 2004 est relatif à l’interdiction de vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans. Est-on réellement responsable à 16 ans ? Pourquoi l’interdiction de vente d’alcool est toujours à 18 ans ?

Une mission d’information sur l’interdiction du tabac dans les lieux publics a été créée à l’Assemblée nationale avec Monsieur Claude Evin comme président et Pierre Morange comme rapporteur. 
 

II-Les enjeux de santé publique : renforcer la santé de chacun, diminuer le nombre de cancers

De loi relative à la lutte contre le tabagisme, on a voulu en même temps aborder un autre fléau qui touche souvent la même population : l’alcool. Ainsi, les première mesures prises furent celles pour enrayer toute publicité et distribution gratuite.

Ne suffisant pas, les gouvernement ont du procéder à des interdictions de fumer dans des lieux puis pour des catégories de personnes : les jeunes. L’éducation à la santé doit se faire le plus jeune possible. Les études montrent que la première cigarette se fume maintenant vers 14 ans. La santé publique devenait menacée. Le décret de 1992, pourtant premier en Europe a asseoir une législation stricte sur ce sujet fut vite dépassé. Les sanctions n’étaient pas appliquées ou pas prévues. Au moment de vouloir changer, la question s’est posée entre le changement du fondement et celui de l’application. Pour une raison de temps et pour éviter des débats interminables avec un risque de retour en arrière avec les lobbyings, c’est finalement par décret que la modification de cette législation s’opère désormais.

Après s’être attaqué à nouveau à l’obésité, par l’interdiction dans les établissements scolaires des distributeurs automatiques (article 30) et à l’alcool avec la mise en place d’Etats Généraux (article 42) par la loi 2004-810 du 9 août 2004 relative à la santé publique, c’est le tabac qui est revenu en premier plan.

Il ne faut pas oublier que le tabac tue les fumeurs eux-mêmes, responsables de leurs gestes car informés depuis la loi Veil 2, mais aussi les fumeurs passifs comme par exemple les employés de restaurants.

Déjà, la SNCF avait interdit à bord de l’ensemble de son réseau Grandes Lignes l’usage du tabac.

De même, si le but primordial est bien celui de la santé publique et l’on ne peut que s’en réjouir, il ne peut être mis en lumière, par conséquence, l’enjeu financier du régime d’assurance maladie. Déjà en déficit depuis plusieurs années (-6.3 milliards d’euros en 2006 selon la loi de financement de sécurité sociale pour 2007), les campagnes de prévention et d’éducation à la santé, lancées par l’Institut National pour la Prévention et l’Education à la Santé (INPES) ou les associations professionnelles, permettent aussi de diminuer le nombre de fumeurs. La prévention a un coût certes lorsque l’on mobilise l’ensemble des supports existants aujourd’hui (internet, TV, radio, presse) mais ce coût est moindre en rapport avec un traitement de fond dune maladie due au tabac. Les messages chocs affichés sur les paquets depuis 1976 et les campagnes télévisuelles servent aussi.

Le prix du tabac devrait aussi augmenter dans les prochaine semaines ou mois pour encore diminuer le nombre de fumeurs et par incidence, le nombre de cancers et de décès dus à cet amas de substances dangereuses pour l’organisme. De même, le nombre de personnes décédées de cancers dus à la fumée des autres est d’environ 4 000 par an, un chiffre à faire diminuer drastiquement.

Il est montré, notamment par des études canadiennes et québécoises, que ces incitations et législations ont permis de faire baisser de 15% le nombre de fumeurs.

Au terme de nombreuses auditions et réflexions, il aboutissait dans le rapport n°3353, déposé en octobre 2006, de la XIIème législature intitulé « Le tabac dans les lieux affectés à un usage collectif : priorité à la santé pour tous » à une modification de la législation tabagique par décret. Même si quelques hésitations et reproches ont été soulevés au prémices du texte, la manière de procéder, vu l’ampleur de la réforme et le but soutenu par l’ensemble des classes politiques, apparaissait bonne une fois le texte publié. La mission a permis en quelques jours à peine d’aboutir à un texte 

III-Les changements en 2007 et en 2008

Le texte modificateur est le décret 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixant les conditions d'application de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif.

Il interdit désormais, par l’article 1er de ce texte tout usage de produits tabagiques – le reste étant toujours illégal - dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail ; dans les moyens de transport collectif ; les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l'accueil, à la formation ou à l'hébergement des mineurs. Des fumoirs aux conditions drastiques peuvent être installés mais aucun dans un bâtiment administratif. Ils doivent être équipés d'un dispositif d'extraction d'air permettant un renouvellement d'air minimal de dix fois le volume de l'emplacement par heure, dispositif entièrement indépendant du système de ventilation ou de climatisation d'air du bâtiment. Le local est maintenu en dépression continue d'au moins cinq pascals par rapport aux pièces communicantes.
Ce local doit aussi être doté de fermetures automatiques sans possibilité d'ouverture non intentionnelle, ne pas constituer un lieu de passage et présenter une superficie au plus égale à 20 % de la superficie totale de l'établissement au sein duquel les emplacements sont aménagés sans que la superficie d'un emplacement puisse dépasser 35 mètre carrés. De même,
une signalisation apparente rappelle le principe de l'interdiction de fumer. Un modèle de signalisation accompagné d'un message sanitaire de prévention sera présent dans tous établissements soumis à cette législation.

L’article 2 prévoit les sanctions pour les utilisateurs et pour les patrons d’établissements ne faisant pas respecter les règles.

L’article 5 est relatif à l’entrée en vigueur : la généralité est le 1er février 2007. Exception est fait jusqu'au 1er janvier 2008 aux débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants. Même si les clients avaient déserté dans un peu moins de 20% des cas, il n’en sera rien dès 2008 puisque tous seront non fumeurs.

Des circulaires du 24 novembre 2006 visent à informer l’ensemble des ministères de l’interdiction de fumer.

Pour aller plus loin :
Tabagisme passif et mortalité, Ed. Masson, 1994 (le premier ouvrage)
Tabac, Arnaques, Dangers et désintoxication, Drs Chandrin, Langue, Lenglet Ed. Librio
Oublier le tabac, une méthode révolutionnaire Dr Benhaiem Albin Michel 2005

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 03:20
Voici un article que je viens de rédiger dans une revue d'universités juridiques:

Ethique médicale – des questionnements indispensables et incessants


De même que pour la législation relative au tabac, la France a été parmi les premiers pays à se doter d’un corpus de textes en éthique biomédicale. Il sera fait un bref rappel historique des textes fondateurs en bioéthique avant d’en venir à des exemples concrets où l’éthique intervient nécessairement.

I-L’avénènement et les textes de références de la bioéthique

A/En France

La France s’est enfin doté d’un outil normatif réellement intitulé bioéthique grâce à la loi 2004-800 de bioéthique du 6 août 2004. Ce terme prend donc un sens dans les divers aspects juridiques et législatifs français.

La loi de 2004 révise les lois n°s94-653 et 94-654 du 29 juillet 1994 (relative au respect du corps humain, relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal) dites de bioéthique. Cette notion était apparue surtout en doctrine mais aucun texte n’y faisait référence expresse. Des lois précédentes comme celle 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’Interruption Volontaire de Grossesse dite loi Veil 1 ou celle 88-1138 du 10 novembre 1988 relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales font aussi partie du corpus de texte « bioéthique ».
Ce concept d’origine nord-américaine, a vu le jour en France avec les enjeux des découvertes scientifiques et notamment les expériences pour les recherches biomédicales et les comités de protection puis pour tester les médicaments ou préparer la fécondation in vitro.
En France, la création par le décret 83-132 du 23 février 1983 par Monsieur François Mitterand, d’un comité Consultatif National d’Ethique pour les Sciences de la Vie (CCNE) puis par la loi 83-609 du 8 juillet 1983 de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) puis les diverses et nombreuses agences sanitaires (de greffes : EFG devenue Agence de Biomédecine) montre toute la vigilance qui a été apportée aux questions éthiques dans le domaine médical et scientifique. La loi 88-1138 du 22 novembre 1988 relative à la protection des personnes dans les recherches biomédicales, dite loi Huriet Sérusclat, part aussi d’un raisonnement éthique eu égard à la traite des personnes par les chercheurs pendant la Seconde guerre Mondiale
L’enseignement de l’éthique, initié par le Pr. Jean Bernard [1] avait déjà vocation à s’internationaliser et, avec le soutien et les programmes de l’UNESCO et principalement son organe indépendant spécialisé dans ces questions : le Comité International de Bioéthique (CIB), cela s’accentue. La dernière réunion s’est déroulée au siège de l’UNESCO à Paris du 20 au 22 décembre 2006 sur le thème du consentement. La France y est représentée par Monsieur le Pr. Claude Huriet
[2], et qui a beaucoup fait pour l’éthique (voir le nom de la loi qu’on lui a donné)

B/Dans le monde et en Europe

La bioéthique est depuis quelques années présente en tant que telle dans des textes internationaux, majoritairement élaborés par l’UNESCO et le CIB. On peut ainsi retenir ses déclarations universelles, qui même si elles ne possèdent pas de valeur contraignante, gardent un impact fort – de par leur adoption par acclamation - dans la communauté internationale. Elles ne sont pas lettres mortes et possèdent une force non négligeable dans ce domaine. On citera donc la déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme du 11 novembre 1997, reprise par l’ONU en 1998, la déclaration universelle sur les responsabilités des générations présentes sur les générations futures du 12 novembre 1997, la Déclaration universelle sur les données génétiques humaines du 16 décembre 2003 et enfin la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme du 19 octobre 2005.

Diminuons l’espace d’application de textes relatifs à la bioéthique pour s’intéresser à l’Europe. Deux textes viennent affirmer des principes dans ce domaine : la Convention d’Oviedo du 4 avril 1997 et la Charte européenne des Droits de l’Homme du 7 décembre 2000. Le premier a force obligatoire dans la communauté alors que le second doit attendre la ratification de son texte fondateur : la Constitution pour l’Europe pour s’appliquer. A ces deux textes, on ajoute régulièrement le Code de Nuremberg de 1947 qui possède une légitimité dans la communauté scientifique européenne.

II-Des domaines constants d’implication de bioéthique

Quatre domaines vont ici être détaillés pour faire rendre conscience de la nécessaire et obligatoire réflexion éthique

A/Le début de la vie

Par nécessité, la question du début de la vie pose des question éthiques. Sur deux plans pourrait-on même affirmer : celui du moyen de la naissance : méthode naturelle ou par procréation assistée  et de son interruption et celui de la naissance et de sa viabilité elle-même : la question des prématurés.

1-L’apparition ou l’interruption de la vie
a/L’apparition
Avec les développements des sciences, il est devenu possible de conserver des gamètes en vue d’une future grossesse : c’est le rôle dévolu aux Centres d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme (CECOS). C’est grâce à cette évolution sous-tendues directement par les lois de 1994 vues plus haut qu’il fut possible un mode alternatif de naissance pour les couples ayant une impossibilité physique : l’assistance médicale à la procréation. Un débat éthique s’est longtemps immiscé dans ce terrain. Un point vient aussi se pose dans ce domaine : jusqu’à quel âge une femme peut-elle avoir recours à la fécondation in vitro ? Les méthodes du Pr. Antinori en Italie ou d’autres, notamment aux Etats-Unis d’Amérique posent toujours de nombreuses questions éthiques. En France, cette méthode est réservée aux couples – un homme et une femme vivants - en âge de procréer. Ces critères posent de nombreuses questions éthiques pour des tentatives post-mortem d’un membre du couple ou pour des homosexuels.

Le référendum sur la procréation qui s’est déroulé en Italie en 2005 a suscité de nombreuses questions éthiques au vu de cette loi liberticide où ces questions et ce domaine est soulevé majoritairement par l’Eglise. La loi n’a pas pu être remise en cause à défaut de suffisamment de votants, les consignes de l’Eglise allaient dans ce sens. Même s’il est nécessaire et même indispensable d’avoir la vision des sociétés savantes
[3] et des diverses religions – comme cela est fait dans les commissions parlementaires, Assemblée Nationale et Sénat, préparant les lois citées ici, le législateur ne peut résoudre ces questions, enjeux et problèmes en ne retenant qu’une seule approche. Un référendum est prévu en février 2007 au Portugal sur les questions de naissance et d’interruption.

b/L’interruption
Le meilleur exemple vient sans nul doute de la loi 75-17 du 17 novembre 1975 appelée loi Veil, du nom de la ministre de la santé d’alors Simone Veil
[4], comme l’a souligné le Pr. Christian Hervé [5], expert-consultant  au Conseil de l'Europe "Promotion de l'enseignement de la Bioéthique dans les facultés de médecine en Europe"  entre1993 et 1998 et Membre du conseil scientifique de la mission auprès du premier ministre pour le droit de la bioéthique et des sciences de la vie dirigée par Mme Noëlle LENOIR en 1991, dans son discours d’inauguration du colloque consacré au thème : « La femme et la grossesse : la loi IVG trente ans après »

Il paraît important avant d’en venir à cette loi d’évoquer l’avancée faite avec une loi précédente qui allait déjà dans ce sens : la loi 67-1176 du 28 décembre 1967 relative à la régulation des naissances. Elle faisait disparaître les articles L648 et L649 du code de la santé publique qui indiquaient les termes « anticonceptionnels ». Par conséquent, la fabrication et l’importation des contraceptifs furent autorisés et la vente de produits, médicaments et objets contraceptifs uniquement subordonnée à une autorisation de mise sur le marché  et exclusivement effectuée en pharmacie, sur ordonnance médicale ou certificat médical de non contre-indication. Cependant, il est aussi noté qu’aucun produit ou aucun médicament abortif ne pourra être inscrit sur ce tableau spécial. La loi prévoit aussi la création de centres d’aide familiale

La question de la loi de 1975 était ici celle de savoir quelle solution devait-on donner à ces centaines voire milliers de femmes, en détresse, qui tentaient le tout pour le tout pour perdre l’enfant qu’elles attendaient. Face à une question sur le début de la vie, en réaction d’une protection de la santé publique de ces femmes devenue indispensable et au regard des aspects religieux, il fut prononcé la possibilité d’une interruption de grossesse. Encadrée certes, par une procédure et des délais incompressibles, accompagnée d’une clause de conscience offerte à tous médecins, elle a suscité de nombreuses questions éthiques sur le plan moral et humain. Les sanctions pénales, prévues par une loi de 1920 dans un but de renouvellement de la population, sont abrogés si cette interruption s’effectue conformément à la loi. L’allongement du délai à 12 semaine de grossesse et l’information des élèves sur les mode des contraception par la loi 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception a permis un débat éthique sur cette législation en même temps qu’une protection de la santé de la femme. Son extension par la loi 2000-1209 du 13 décembre 2000 a prévu la contraception d’urgence délivrée dans les établissements scolaires. Même si l’on dénombre actuellement encore plus de 200 000 IVG pratiquées par an – soit presque autant qu’à la promulgation de la loi – cette loi, la première en éthique, ne doit en aucun cas être remise en cause.

2-La délicate sagesse des médecins face aux grands prématurés
Face à la naissance de prématurés, le staff se trouve régulièrement dans une situation où l’éthique a commencé. Que faire ? savoir que l’enfant vivra appareillé pendant de longs mois avec d’atroces souffrances et n’arrivant pas à a majorité ou ne pas commettre « l’acharnement thérapeutique » et le soulager. Dans de nombreux cas, il est fréquent que des prématurés vont plutôt mourir mais cela n’émeut pas les familles qui savent l’effroyable et mort certaine – car il ne s’agit sinon que de quelques heures ou quelques jours tout au plus. Une réflexion s’engage cependant parmi l’ensemble du personnel médical avant de prendre une quelconque décision, le principe exclut toute décision unilatérale. 
 

B/La réparation d’accidents de la vie : le don et la greffe

L’éthique est principalement présente dans le don comme l’a souligné un des titres des lois du 29 juillet 1994. Entre la question de l’anonymat, de la gratuité, l’incitation ou la présomption, des campagnes d’information sont souvent lancées aussi bien pour le don d’organes, menées par l’Agence de la Biomédecine (ex-Etablissement français des Greffes EFG), que pour le Sang, menée par Etablissement français du sang (EFS). Le CCNE est aussi présent. Des groupes de lobby tentent régulièrement de lever ces principes éthiques – gratuité et anonymat - qui sont propres à la France. La restauration du corps fut aussi une question éthique pour la famille du défunt. Les conditions du prélèvement et du consentement, les équipes distinctes avec l’équipe transplanteur sont autant de questions éthiques. Un exemple récent fut celui des greffes de tissus composites de la face, pour lequel un refus avait été donné par la CCNE pour le Pr. Lantiéri [6] mais qu’un accord de la HAS exceptionnel pour les équipes des Prs. Jean-Michel Dubernard [7] et Bernard Devauchelle [8] a permis de réaliser sur le visage d’Isabelle Dinoire le 27 novembre 2005 et plus récemment par le Pr. Laurent Lantiéri lui-même le 21 janvier 2007

C/La recherche biomédicale : un protocole pour son autorisation

Le Code de Nuremberg, élaboré en Allemagne en 1947 fait suite au procès fait contre les médecins nazis comme le Dr. Mangele. Même si l’on a tendance à attribuer à ce texte le commencement de la pensée éthique, il faut tout de même souligné que c’est l’Allemagne, dans un tout autre contexte qui a élaboration la déclaration de Weimar, respectueuse de l’éthique médicale dans les années 1920. Composé de dix articles, le Code dispose notamment de l’obligation du consentement volontaire du malade avec pour corollaire le fait que pendant toute la durée de l'essai, le malade volontaire aura la liberté de décider d'arrêter l'essai si celui-ci procure une gêne mentale ou physique et si la continuation de l'essai lui paraît impossible, de la finalité de l’essai susceptible de fournir des résultats importants pour le bien de la société et entrepris à la lumière d'expérimentation animale et des connaissances les plus récentes de la maladie étudiée. Il réaffirme, pour éviter les indicibles récits des camps que l’essai devra être connu pour éviter toute contrainte physique ou morale et aussi qu’aucun essai ne devra être entrepris, s'il comporte un risque de mort ou d'infirmité sauf peut-être si les médecins eux-mêmes participent à l'essai. Sur ce même plan, il dispose avec force que le niveau de risque pris ne devra jamais excéder celui qui correspond à l'importance humanitaire du problème posé. Enfin, il est précisé que l'expérimentateur doit se préparer à arrêter l'essai à tout moment, s'il a des raisons de croire, en toute bonne foi, et après avoir pris les avis plus compétents, que la continuation de l'essai risque d'entraîner la mort ou une infirmité aux malades.

Au niveau international, des déclarations de l’Association Médicale Mondiale de Helsinki en 1964, de Tokyo en 1975 et Manille en 1981 ont apportée une pierre à cet édifice de protection de personnes.

La loi de 1988 indiquée plus haut est venu encadrer ces recherches par la création de comités consultatif de protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales (CCPPRB) réunies pour la plupart autour du Comité national (CNCP) qui se réunit toujours une fois par an. La loi de 1994 est venu la codifier et la compléter.

Au vu des irrégularités des recherches médicales, il est nécessaire de mener une réflexion éthique sur chaque protocole soumis. On peut citer entre autres les erreurs effroyables du  « Jewish Chronical Disease Hospital » aux Etats-Unis, où à New York, on a injecté en 1963 à 22 vieillards des souches de cancer. Les laissant tenus dans l’ignorance, on a observé leurs réactions. En 1970, l’affaire de la « Tuskegee Syphilis Study » révéla que, pour observer les réactions aux vaccins, certains hôpitaux ont, entre 1932 et 1972, injecté volontairement à 400 personnes toutes de couleur noire le virus de la syphilis et testé la réaction humaine en s’abstenant de fournir tout traitement. En Suède, entre 1941 et 1975, 600 000 personnes, en prenant pour prétexte que les handicapés ne sont pas des personnes comme les autres, l’Etat avait décidé sous couvert d’une simple procédure de soin, de les rendre stérile à leur insu. Il en va de même au Danemark où des femmes dont le quotient intellectuel était inférieur à 75 était obligées d’être stériliser au vu des dispositions des lois. Déjà aux Etats-Unis d’Amérique, une loi instaurait une stérilisation forcée de certaines femmes : c’est ce que l’arrêt Buck contre Bell rendu par la Cour suprême affirme en 1927
La loi de 2004 a enlevé la notion de bénéfice individuel direct ou non qui préexistait et a redéfinit les comités en Comité de Protection des Personnes (CPP)

D/La question de la fin de la vie

De tout temps, la fin de vie a suscité des questions : du suicide au meurtre en passant par la mort naturelle. Le grand moment pour la question éthique vu lors de l’élaboration par le sénateur Caillavet [9] de la loi 99-477 du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs. Récemment, cette question est revenu à l’ordre du jour avec l’handicap sévère de Vincent Humbert, à l’hôpital héliomarin de Berck-sur-Mer. Sa mère et l’anesthésiste de cet hôpital, à la demande du jeune homme, lui donnèrent la mort. La mission d’information sur le droit des malades et la fin de la vie, présidée par Jean Léonetti, a abouti à la loi 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et la fin de la vie, votée à l’unanimité, qui ne fait référence qu’aux personnes en fin de vie et exclut donc tout cas similaire à Vincent Humbert mais se rapproche de l’italien Pegiorgio Welby. Cette loi accepte d’une part le soulagement de la douleur jusqu’au possible décès du patient et d’autre part met un accent particulier à l’accompagnement en renforçant les soins palliatifs. Elle ne légalise pas la mort donnée au patient.  

 Pour plus d’informations :
Christian Hervé, aux Ed. L’Harmattan :
-Ethique médicale ou bioéthique ? 1997
-Ethique de la recherche ou éthique clinique 1998
-Visions éthiques de la personne 2001
-Reflexions philosophiques et historiques 2001
-Les éléments du corps humain, la personne et la médecine 2005 
 

Jean Bernard
La bioéthique, Ed. Flammarion, dominos n°15 2001  

Laurence Azoux-Bacrie,
Vocabulaire de bioéthique PUF 2000
Bioéthique, bioéthiques Ed. Bruylant 2003
Le droit à la bioéthique, Gazette du Palais, mars 2006  


[1] Cancérologue (leucémie et maladie du sang), Académie des sciences, Académie de Médecine, Académie française, grand-croix de l’Ordre national du Mérite, Commandeur des Arts et des Lettres, Académie du Maroc, Académie de médecine de Belgique, Académies d'Argentine, du Chili, du Brésil, de Grèce, de Bulgarie, de Roumanie, de Serbie et d'Argentine, Académie des Sciences d’Australie.
[2] Néphrologue, Conseiller d’Etat, Sénateur (Affaires Sociales, OPECST (1983-2000)), Membre du CCNE(1995-2001), Vice-Président de la Fédération Hospitalière de France, Président de l’Institut Curie, Président de l’Office Nationale d’Indemnisation des Accidents Médicaux

[3] telles que la Société Française et francophone d’Ethique Médicale (SFFEM) ou l’Institut de Recherche en Ethique Biomédicale au Canada (IREB)

[4] IEP Paris, Magistrate, Ministre de la Santé (1974-1979, Présidente du Parlement européen (1979-1982), Ministre d’Etat, ministre des Affaires familiales, de la santé et de la Ville (1993-1995), membre du Conseil Constitutionnel (1998-2007) Présidente de la fondation pour la mémoire de la Shoah

[5] Professeur de médecine légale et droit de la santé – Praticien hospitalier Necker (Paris V René Descartes), Chef de service ASDES (Corentin Celton, Paris, AP-HP), Directeur de l’IREB, Président du comité de protection des personnes Necker depuis 1991 et du Comité National, Président de la SFFEM.

[6] Chef du service de chirurgie maxillo-faciale, esthétique, plastique et reconstructrice au CHU Henri Mondor ( Créteil, AP-HP)

[7] Chef de service de transplantation à l’hôpital Edouard Herriot (Hospices Civils de Lyon, HCL), député depuis 1986, membre du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance Maladie, greffe des mains en 2000

[8] Chef de service de chirurgie maxillo-faciale de l’hôpital d’Amiens

[9] Député, Sénateur, Fondateur et membre de la CNIL, Membre du CCNE

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 07:00

Ca y est enfin, les lieux collectifs sont non-fumeurs depuis ce matin
en application du
décret 2006-1386 du 15 novembre 2006

Un simple rappel

Qui fume en France ? La France compte 15 millions de fumeurs. Un tiers des personnes de 12 à 75 ans (33 %) fume, ne serait-ce que de temps en temps. Entre 18 et 34 ans, près d’une personne sur deux fume. La prévalence tabagique passe de 9 % pour les 12-14 ans à 41 % pour les 15-19 ans et atteint un maximum de 48 % chez les 20-25 ans. Ce sont 50 000 fumeurs qui peuvent être atteints d'un cancer et 4 000 à cause de leurs fumées qui pourront désormais respirer un air sain.

A quel âge commence-t-on à fumer ? En moyenne, les jeunes fument leur première cigarette vers 14 ans et demi et commencent à
fumer régulièrement vers 16 ans. Un vrai fléau qui devrait diminuer radicalement.

Combien de fumeurs sont dépendants ? Les jeunes de 12 à 25 ans qui fument régulièrement consomment en moyenne 10 cigarettes par jour. La quantité de cigarettes fumées augmente rapidement au cours de l'adolescence. Si moins de la moitié des fumeurs de 12-14 ans sont des consommateurs réguliers, cette proportion dépasse 80 % pour les 15-24 ans. Si l’on tient compte de leur consommation quotidienne et du délai qui s’écoule entre le réveil et la première cigarette fumée, les jeunes sont 27 % à présenter des signes de dépendance
moyenne ou forte.
Les adultes de 26 à 75 ans qui fument régulièrement consomment en moyenne 15 cigarettes
par jour et sont près de la moitié à présenter des signes de dépendance à la cigarette.

Combien de personnes arrêtent de fumer chaque année ? Il est difficile de répondre à cette question car les fumeurs font souvent plusieurs essais avant de parvenir à s’arrêter de fumer. Plus de la moitié des fumeurs (59 %) hommes ou femmes déclarent avoir envie d'arrêter de fumer. On considère que chaque année en France, 750 000 personnes arrêtent de fumer durant au
moins un an, ce qui correspond à plus de 2 000 personnes chaque jour. Que leur manque-t-elles pour arrêter plus longtemps?

Comment évolue le tabagisme en France ? Dans la population masculine, la proportion de fumeurs réguliers a baissé depuis les années 60, passant de 45% à 35% aujourd’hui. En revanche, dans la population féminine, la proportion de fumeuses régulières a augmenté, passant de 10 à 22%. La différence de comportement vis-à-vis du tabac entre les hommes et les femmes s'est donc fortement atténuée. Parmi les adolescents, le tabagisme est aujourd'hui au moins aussi répandu chez les
filles que chez les garçons.

Voir aussi l'article précédent sur ce thème

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 19:53

Plus d'un salarié sur dix en France est exposé à des produits cancérogènes, soit 2,3 millions, dont 70% d'ouvriers, selon une étude que vient de publier l'Assurance maladie qui a fait de la prévention de ces cancers "un axe prioritaire pour 2007".
Longtemps restés le parent pauvre de la prévention, les cancers d'origine professionnelle continuent à faire plusieurs milliers de morts par an en France alors qu'ils sont évitables, déplorent les spécialistes.
Dans la maintenance (installation, entretien, réglage et réparation) près d'un salarié sur deux est exposé à deux (ou plus) agents cancérogènes.
Les cancers professionnels représentent "plusieurs milliers de morts, plusieurs milliers de cancers qui auraient pu être évités", a relevé Jean-François Certin (
Assurance maladie, prévention des risques professionnels).

"Le cancer de la vessie (d'origine professionnel) peut être éradiqué", a renchéri Michel Hery de l'
INRS (Institut national de recherche et sécurité) qui organisera en mars un colloque sur cette tumeur.
"Les cancers professionnels représentent entre 11.000 et 23.000 nouveaux cas par an, dont la moitié sont mortels", soit plus que le nombre de tués sur la route en France, a rappelé M.Certin d'après les données de l'
Institut de veille sanitaire (InVS).
Interroger un patient sur sa carrière et les éventuels toxiques qu'il a pu manipuler ou inhaler est encore loin d'être la règle chez les médecins, si l'on en juge sur le nombre de cancers de la vessie reconnus comme professionnels -- "même pas 10%" -- et en fait 35 cas en 2005, selon le décompte de la caisse des salariés (Cnamts).

Pour le cancer du poumon, risque qui touche de nombreux métiers (maintenance, prothésistes dentaires, construction métallique, sciage du béton garages...) en raison de l'exposition à divers produits (silice, chromates, houille, émissions de diesel....) un travail auprès des CHU devrait permettre d'améliorer la situation, indique le Pr Gérard Lasfargues (
Afsset : agence de sécurité sanitaire environnement-travail).
En 2005, l'Assurance maladie (Cnamts, salariés), qui admet ce problème de sous-déclaration des cas privant les malades de leurs droits à indemnisations, a reconnu 2.059 cas de cancers professionnels sur 2.635 déclarés.

Selon l'étude SUMER, "en 2003, 2.370.000 salariés sont exposés à des produits cancérogènes", soit 13,5%". 70% des salariés exposés sont des ouvriers. Les hommes sont quatre fois plus exposés que les femmes. Ces dernières sont nombreuses à être exposées dans la santé et les services personnels et domestiques.
Selon l'
InVS, auraient une origine professionnelle: plus de 15% des cancers du poumon chez l'homme, plus de 10% des cancers du sang, environ 10% des cancers de la vessie, 45% des cancers du nez et 85% des cancers de la plèvre... Environ 10% des nouveaux cas annuels de cancers du poumon sont dus à l'amiante, selon un rapport parlementaire.

Assurance maladie et Inrs apportent aides et outils à la lutte contre ce danger professionnel (repérage, protection ou aide à la substitution du produit en cause...). Mais le chef d'entreprise doit s'engager dans cette prévention, sous peine de condamnation pour "faute inexcusable". Par ailleurs, la réglementation permet d'interpeller les donneurs d'ordre, en cas de sous traitance.

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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 09:59

Xavier Bertrand a présenté lundi 29 janvier 2007 un programme consacré au sommeil, d'un montant de 7 millions d'euros pour 2007, afin d'améliorer l'éducation et la prévention, renforcer l'offre de soins et développer la recherche.

"Il ne faut plus banaliser le sommeil", a souligné le ministre de la Santé au cours d'une conférence de presse, rappelant que les troubles du sommeil touchaient un Français sur trois et que "ce n'est pas normal de mal dormir".
Sur la somme annoncée, 6 millions d'euros seront consacrés en 2007 à l'information et la formation. Le programme d'actions sur le sommeil comporte des points aussi divers que l'éducation des enfants au sommeil, l'information du grand public, la formation des médecins, l'élargissement de l'offre de soins spécialisée, la prise en charge de maladies comme l'apnée du sommeil ou la narcolepsie (caractérisée par un besoin subit de sommeil dans la journée) ou encore le lancement d'une enquête sur la sieste au travail.

Promouvoir la sieste au travail ?
Le programme présenté lundi fait suite à un rapport remis au ministre le 14 décembre par le Dr Jean-Pierre Giordanella selon qui l'importance du sommeil pour la santé reste sous-estimée et ses troubles insuffisamment pris en charge. "La question ne doit pas être tabou", a commenté Xavier Bertrand, pour qui il ne faudra pas hésiter à promouvoir la sieste au travail si l'enquête permet d'en valider les effets positifs sur la concentration et la qualité du travail.

Le programme d'actions accorde une large place au sommeil des enfants et des adolescents, avec notamment la mise en place d'une formation spécifique au sein des IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres) et le développement de "lits dédiés à l'exploration pédiatrique dans toutes les régions".
Actuellement seuls deux centres du sommeil en sont équipés en France.
Pour les adultes, un "Passeport pour le sommeil" est en ligne sur le
site du ministère de la Santé.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 10:00

L'interdiction de fumer dans les lieux publics, au 1er février 2007 prévue par le décret 2006-1386 du 15 novembre 2006  (voir le texte et l'article s'y rapportant et l'article précédent sur ce thème), a fait se renseigner nombre de fumeurs.

Le trafic du
site internet Tabac Info Service a explosé et les volumes d'appels sur la ligne Tabac Info Service, le 0 825 309 310 (0,15 euro par minute), ont doublé au cours de la première semaine de janvier par rapport à une période de "routine", passant de 150 appels par jour à environ 300.

L'Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) relève de son côté "une forte augmentation d'appels provenant d'entreprises" souhaitant s'informer sur les conditions d'application de la loi et les solutions qu'elles peuvent proposer à leurs salariés pour les aider à s'arrêter de fumer

Il sera encore possible de fumer dans les cafés, restaurants, hôtels, discothèques, casinos et salles de jeux jusqu'au 1er janvier 2008.

Les moins de 25 ans sont plus nombreux à appeler depuis la mi-décembre, s'inquiétant des conséquences de l'application de la loi dans les établissements scolaires. La proportion d'appels en provenance des jeunes reste cependant inférieure à 5%, note l'INPES.

Devant l'afflux de demandes des entreprises et administrations, l'Office français de prévention du tabagisme (OFT) indique par la voix de son président, le Pr Bertrand Dautzenberg que c'est "la folie absolue". En décembre, a-t-il précisé, l'OFT a mené des actions dans 120 entreprises de la région parisienne, plus du double qu'habituellement.

Chez Pfizer Santé Grand Public (Nicorette), on souligne qu'à chaque fois qu'un pays d'Europe a renforcé sa législation anti-tabac, cela a entraîné "un pic de vente de quelques mois" des substituts nicotiniques. Le laboratoire a enregistré en décembre en France une progression du marché de 22% (en valeur) comparé à la même période en 2005. Pierre Fabre Santé (Nicopatch) mentionne un nombre important de demandes de renseignements de médecins ou de pharmaciens, mais indique ne pas avoir noté de "croissance forte du marché" sur les deux derniers mois. De son côté, l
e laboratoire Glaxo-Smith-Kline GSK (Niquitin) indique une progression de 11,1% de ses ventes en valeur, du 13 novembre au 10 décembre, par rapport à la même période en 2005.

En ce qui concerne l'activité des consultations de tabacologie, les délais d'attente "catastrophiques" en 2003/2004, sont revenus à la normale en 2005/2006, selon l'OFT. Le délai d'attente moyen pour un premier rendez-vous était en novembre de 15 jours, selon le tableau de bord mensuel de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Cependant le Pr Dautzenberg, pneumologue à la Pitié Salpêtrière, indique que "tous les records ont été battus en décembre" dans la distribution de substituts nicotiniques dans son service, pour les personnels et les patients.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 09:27

Le tribunal correctionnel, 24ème chambre, de Paris a condamné mercredi 24 janvier 2007à six mois d'emprisonnement ferme un jeune homme qui avait agressé un gynécologue, el Pr. Jean-François Oury,  auquel il reprochait des gestes impudiques envers sa femme qui venait d'accoucher, arguant dans un premier temps de sa morale musulmane.

Fouad Ben Moussa, un Français de 23 ans, a également été condamné à verser 1.000 euros de dommages-intérêts au Pr Jean-François Oury, chef du service gynécologie de l'hôpital Robert Debré (19e arrondissement), qu'il avait giflé et repoussé, à la suite de l'accouchement de sa femme à l'hôpital Robert-Debré.
Connu comme un homme violent, le prévenu avait déjà été condamné quatre fois, dont une fois, en 2002, pour rébellion et violence contre agent de la force publique.

Son épouse avait été admise à la mi-journée à l'hôpital le 9 septembre 2006, à la suite de contractions. Le prévenu était arrivé peu après, et entendant sa femme crier, avait surgi en salle de travail.
Eloigné par l'équipe soignante qui souhaitait travailler dans le calme en raison de légères complications, M. Ben Moussa avait alors quitté l'hôpital pour ramener le premier de ses enfants chez lui.
Revenu dans la soirée, il a été invité par le Pr Oury à venir voir sa femme.
Mais au moment où le praticien a posé ses mains sur le bas-ventre de la patiente, son mari l'a violemment écarté et poussé en dehors de la chambre.
Selon M. Oury, le mari violent a déclaré, au moment de l'altercation, que "dans sa religion
, les hommes ne touchent pas les femmes".
Devant la 24e chambre du tribunal correctionnel, M. Ben Moussa a expliqué: "c'était une question de pudeur, pas une question de religion
, j'ai dit ça parce que je pensais qu'on me comprendrait mieux". "Mon médecin traitant m'avait assuré que ma femme serait prise en charge par des femmes", a-t-il ajouté. 

De 22H00 à 02h30 du matin, heure d'intervention des policiers, il est resté dans la salle de travail, agressant verbalement le médecin et le personnel de l'hôpital.
Pour la représentante du parquet, "s'il est légitime d'être inquiet pour son épouse, s'il est normal de se poser des questions lorsqu'il y a des complications, ce comportement est tout simplement inadmissible". 

"Rien ne permet de considérer qu'il y a eu un manque de communication de la part de l'équipe médicale" comme l'a prétendu le prévenu, a-t-elle estimé dans ses réquisitions.
Par ailleurs, a-t-elle déclaré, il "est inadmissible de tirer argument de sa confession religieuse" pour obtenir un traitement particulier au sein de l'hôpital public, "lieu laïc et premier lieu de mixité sociale". 

Pour l'avocat du professeur, Me Georges Hollaux, l'invocation religieuse a surtout été le "prétexte, l'alibi d'un comportement violent", d'autant plus intolérable que l'"on doit tous être égaux devant le service public hospitalier". 

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'Ordre des médecins, qui s'étaient portés parties civiles ont obtenu chacun un euro de dommages-intérêts

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 23:55

Confronté, selon eux, à un « environnement fortement défavorable à l´industrie pharmaceutique » et devant préparer la chute du brevet du Lipitor (qui représente 25 % de leurs ventes et qui tombera en 2011 dans le domaine public), les laboratoires Pfizer ont décidé de supprimer 10 000 emplois dans le monde d´ici à 2008.
En France, ces mesures concerneront 500 personnes ( sur un effectif total de 6 000) se répartissant de la manière suivante : 154 postes de l´unité d´études toxicologiques d´Amboise (Indre-et-Loire) ainsi que 350 autres emplois (dont 100 sont vacants), notamment des postes de visiteurs médicaux et des emplois au siège de l´entreprise.

Le brevet n'est pas un instrument définit et tombe au bout d'une certaine durée dans le domaine public. Il peut donc ainsi être fabriqué à moindre coût par d'autres laboratoires sous forme de générique (le nom de la molècule active en général) qui le vendent donc moins cher que le princeps (vendu par le premier laboratoire)

Le fait de favoriser la vente des génériques est un des aspects retenus pour diminuer la dette de la sécurité sociale et notamment de la branche maladie.

Santé de l'emploi ou santé publique, réagissez ...

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 10:00

Une deuxième greffe partiels de tissus du visage a été réalisée dimanche 21 janvier 2007 en France dans la plus grande discrétion, un peu plus d'un an après celle pratiquée en première mondiale. Une conférence de presse a  lieu dans l'après-midi.

La deuxième transplantation de la face a été réalisée au centre hospitalier universitaire (CHU) Henri-Mondor de Créteil dans le Val-de-Marne, par l'équipe du professeur Laurent Lantiéri, chez un patient âgé de 27 ans qui souffrait de la maladie de Von Recklinghausen, une pathologie qui déforme le visage.
L'opération a duré 15 heures. 

Le patient a bénéficié d'une greffe nez-bouche-menton, comme Isabelle Dinoire, la première personne au monde à avoir été greffée du visage. Le jeune homme a également été greffé d'une partie des joues. Voir l'article sur le colloque relatif à la greffe de tissus de la face.où étaient réunis les Prs. Lantiéri, Dubernard et Devauchelle.

Rappel sur la première femme greffée: Isabelle Dinoire, âgée de 38 ans, avait été opérée le 27 novembre 2005 par les professeurs Bernard Devauchelle du CHU d'Amiens et Jean-Michel Dubernard de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon
après avoir été défigurée par une morsure de chien.
Voir le rapport du Pr Dubernard sur l'application de la loi de santé publique d'août 2004

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:28

La France se trouve dans une situation de pénurie d'organes.
En 2006, il y avait 4 400 greffons pour 12 000 malades. Trop peu !!!!

La population refuse à plus de 30% le don d'organes et le nombre de patients en attente d'une greffe augmente exponentiellement.

Les besoins sont concentrés sur le rein et le coeur.

Face à cette situation, une campagne d'information Grand public a été lancée avec comme point d'orgue la Journée nationale du don le 22 juin et l'information de la loi:
chacun est présumé donneur sauf s'il a exprimé son refus de son vivant.

Une campagne est aussi lancée envers les professionnels de santé qui sont en première ligne pour identifier un futur donneur: les petites structures qui voient passer 3 ou 5 donneurs potentiels par an et qui permettraient d'augmenter de 20% le nombre de dons.

DONNER PERMET DE SAUVER DES VIES.

Réagissez, exprimez-vous ...

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 16:13

A Paris, dimanche 21 janvier 2007, entre trois mille (estimations des policiers) et quinze mille (estimations des organisateurs) personnes, du collectif Choisir la Vie notamment, ont manifesté entre République et Opéra pour abroger la loi Veil du 17 janvier 1975 relative à l'Interruption Volontaire de Grossesse. Voir le discours de Madame Simone Veil sur la loi

L'idée du regroupement d'associations laïques, catholiques et protestantes soutenues par des évêques et des élus Front National(FN) et Mouvement pour la France(MPF), créé en 2004 contre les trente ans de la loi est de considérer l'avortement comme un meurtre. Ces membres souhaitent en priorité l'abolition de l'avortement mais aussi l'interdiction de la pilule du lendemain comme celui du clonage reproductif.

Les anti-IVG ont invité les Portugais, qui sont amenés à se prononcer par référendum le 11 février 2007 sur l'avortement, à voter contre.

Simple rappel:
200 000 IVG sont pratiqués chaque année en France

Historique de la loi: l'IVG est puni par la loi s'il en respecte pas les limites de la loi, notamment le délai légal. La loi a eu pour but que des femmes en détresse puissent subir cet acte sans craindre pour leur vie et des futures grossesses. Des femmes en détresse ne devaient plus ainsi aller à l'étranger ou faire confiance à des "faiseuses d'anges". La loi fut bonne pour la santé publique.

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 08:38

C'est un procès sans précédent qui s'ouvre dès aujourd'hui à Tribunal correctionnel de Bobigny: quarante personnes sont jugées pour avoir acheté des bébés - environ 22 - à des mères bulgares entre juillet 2001 et juin 2005.
Ils risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Les entremetteurs risquent dix ans de détention pour "traite" humaine.

Ces parents ne rentraient pas dans les systèmes d'adoption car de nationalité étrangère et étaient stériles. Par chance, ces bébés n'étaient pas destinés à la vente d'organes - pratique courante dans certains pays.

Combien valait une vie humaine? Entre 5 000 et 7 500 euros facturés par 41 parents, 11 intermédiaires, 2 mères biologiques et deux proxénètes qui comparaissent. Les entremetteurs sollicitaient en Bulgarie des jeunes femmes enceintes, seules ou prostituées, et leur proposaient d'accoucher en France en abandonnant leur enfant contre quelques euros.

Soit la mère biologique accouchait sous sa propre identité et l'enfant était reconnu par le père acheteur, soit elle se rendait à la maternité sous l'identité de la mère acheteuse.

Les enfants ont tous été remis à leur famille adoptive.

Verdict dans une dizaine de jours.

Exprimez-vous ...

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 05:57

Le nombre de décès par rougeole est en net repli dans le monde, où il a baissé de 60% en 6 ans.
En 2005, près de 350 000 personnes sont mortes de cette fièvre éruptive, alors qu'elles étaient 873 000 en 1999.

Un bilan réjouissant, obtenu en grande partie grâce à l'action du Partenariat contre la rougeole.
Lancée en 2001, cette alliance internationale regroupe l'OMS, l'UNICEF, la Croix-Rouge américaine, les CDC d'Atlanta et la Fondation pour les Nations Unies. Son objectif, appuyer les efforts des gouvernements afin de vacciner sur 10 ans, plus de 360 millions d'enfants contre la rougeole. Notamment en Afrique
.

A mi-parcours, ce pari semble vraiment à portée de main. « L'objectif fixé par les Nations Unies, à savoir réduire de moitié la mortalité par rougeole entre 1999 et 2005, a été dépassé », précise l'OMS dans un communiqué. C'est particulièrement vrai en Afrique où la baisse observée atteint 75% ! Pour le ministre de la santé camerounais U. Olanguena Awono « c'est un résultat extraordinaire ». Au Togo par exemple, plus de 95% des enfants de moins de 5 ans ont déjà été vaccinés.

Seul bémol,
la rougeole tue toujours les plus petits. Et en très grand nombre. Sur les 345 000 décès par rougeole enregistrés en 2005 dans le monde, 90% concernaient des enfants de moins de 5 ans. Pour l'OMS, « l'enjeu est maintenant d'atteindre un nouvel objectif sur le plan mondial : d'ici 2010, faire reculer de 90 % la mortalité rougeoleuse par rapport aux niveaux de 2000 ».

Source : OMS, The Lancet, UNICEF, 19 janvier 2007

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 18:49

Des cas de chikungunya ont été signalés sur l'île mais aucun décès

Cinq cas de
chikungunya ont été recensés à la Réunion au cours de la semaine du 8 au 14 janvier 2007, a annoncé vendredi la Cellule inter-régionale d'épidémiologie Réunion Mayotte (CIRE), lors de son point hebdomadaire.Ces données ont été connues quelques heures après que le Premier ministre Dominique de Villepin se fut félicité qu'"aucun cas nouveau"[de décès] de chikungunya n'ait été relevé à La Réunion au cours des 15 premiers jours de l'année. Dans le même discours, il indiquait : "Aujourd'hui, se rendre à La Réunion ne présente plus aucun risque et nous devons convaincre les touristes de revenir nombreux". Les cinq cas signalés sont disséminés entre le sud et l'ouest de l'île.

Aucun certificat mentionnant un décès lié à la maladie n'a été adressé à la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales) entre le 8 et le 14 janvier, a précisé la CIRE, un bilan désormais confirmé une fois passé le délai de consolidation.
"A titre indicatif, en 2006, le nombre de cas estimés pour la deuxième semaine de janvier s'élevait à 10.100" a indiqué la CIRE.

L'épidémie a touché depuis février-mars 2005 environ 40% de la population de l'île (quelque 300.000 personnes), provoquant directement ou indirectement 254 décès.

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