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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 15:05

Euthanasie en Italie: le cas Welby examiné par la justice, le dernier mot au médecin

Un tribunal de Rome examinait mardi le recours d'un Italien atteint de dystrophie musculaire qui réclame le droit de mourir, mais en dépit d'un appui du parquet, le dernier mot sur ce cas dramatique reviendrait aux médecins qui ont un pouvoir discrétionnaire.

Piergiorgio Welby, âgé de 60 ans et maintenu en vie depuis 1997 grâce à un respirateur, a reçu un appui de poids lundi soir lorsque le parquet de Rome a donné un avis favorable à sa demande d'arrêter la machine et de recevoir un traitement contre la douleur pour apaiser ses derniers instants.

"Le parquet doit annoncer officiellement sa position devant le juge. Si ce que la presse écrit est vrai, je partage l'avis du parquet", a déclaré l'avocat Vittorio Angiolini, défenseur de M. Welby.

"Le parquet réaffirme le droit au refus d'un traitement (le respirateur) et le droit à recevoir des médicaments contre la douleur", a souligné Me Angiolini, faisant référence aux arguments du ministère public publiés par la presse italienne.

Le parquet a cependant rappelé "le droit discrétionnaire du médecin" de faire ce qu'il juge nécessaire pour sauver une vie alors que les avocats réclament dans leur recours qu'il s'abtienne d'intervenir après avoir débranché leur client.

La justice italienne n'a pas le pouvoir d'interdire à un médecin de rebrancher le respirateur. Le médecin est en effet le seul à pouvoir apprécier, en vertu du code de déontologie de la profession, s'il se trouve ou non devant un cas d'acharnement thérapeutique, qui est interdit.

Le cas de M. Welby donne lieu à un débat virulent sur l'euthanasie dans la péninsule entre partisans d'une "mort douce" et opposants, ces derniers étant soutenus par l'Eglise catholique, encore très influente en Italie.

Comme sur de nombreux autres sujets de société, le clivage dépasse la division droite-gauche, même si la majorité des opposants se trouve dans les rangs conservateurs.

"Si nous devions débrancher le respirateur de M. Welby, alors nous devrions aussi le faire pour des milliers d'autres patients qui se trouvent dans les mêmes conditions. Moi, je ne m'en sens pas le courage", a déclaré Amedeo Bianco, président da la Fédération nationale de l'ordre des médecins, dans une interview mardi au quotidien Corriere della Sera.

Le Tribunal doit se réunir à partir de 16H00 à huis clos et il peut théoriquement rendra sa décision le même jour.

"Je n'y crois pas trop, ce serait bien la première fois. Le délai légal pour le juge est de 10 jours pour rendre sa décision", a toutefois précisé Me Angiolini.

Welby avait lancé un premier appel pour réclamer le droit de mourir en septembre, dans une lettre ouverte au président de la République Giorgio Napolitano qui avait relancé le débat sur l'euthanie dans la péninsule. En France, le jeune Vincent Humbert avait lui aussi adressé une lettre au Président de la République, Jacques Chirac.

Dans sa lettre il répondait aussi à l'Eglise catholique, qui est fermement opposée à l'euthanasie et insiste sur la mort "naturelle" de l'être humain, en posant la question: "qu'y a-t-il de naturel dans un trou dans le ventre et dans la gorge?". Welby a dû subir une trachéotomie pour pouvoir respirer et il est nourri par sonde. Frappé il y a 27 ans par la maladie qui l'a progressivement fait passer du fauteuil roulant à une immobilisation totale, son état s'est fortement dégradé depuis l'été dernier et il n'arrive même plus à dormir, selon sa femme Mina.

Selon le médecin Piero Morino, responsable du département des soins palliatifs des hôpitaux de Florence (centre), si la justice autorise le débranchement du respirateur de M. Welby, "la mort interviendra dans un délai compris entre deux heures et trois jours, en fonction des conditions générales du patient".

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 12:47

Le président du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et la santé (CCNE), Didier Sicard, se dit "choqué" par le refus de certains médecins de prendre en charge des patients démunis bénéficiaires de la CMU et de l'AME. Pour lui, cette situation vient du fait qu'aujourd'hui, "la valeur du soin disparaît derrière des problèmes de financement".

"Quand j'ai appris que des médecins refusaient de prendre en charge des patients qui bénéficiaient de la CMU (Couverture maladie universelle) ou de l'AME (Aide médicale d'Etat), cela m'a évidemment choqué. Et cela d'autant plus qu'il n'y a pas eu, peu après, de prises de positions fortes des instances ordinales", déplore Didier Sicard .

"Le problème était encore traité de façon économique ou financière", ajoute le professeur Sicard. Il se dit "profondément humilié", par le fait que certains médecins "puisse dire 'non on n'a pas de temps à perdre avec ces patients", et qualifie d'"insupportable", une telle attitude.

"Aujourd'hui, de plus en plus, la valeur du soin disparaît derrière des problèmes de financement", déplore M. Sicard. Pour lui, la "présence" des questions financières est "peut-être si massive qu'elle fait obstacle même à la réflexion. On est sans cesse enfermé dans une réflexion du type 'faut-il ou non augmenter le taux de la CSG? Alors que notre réflexion devrait être autour des valeurs en jeu".

"On peut d'ailleurs être frappé par la timidité de l'Etat qui ne voit les problèmes de santé que par le prisme de l'argent. Comme si nous tous, patients, Etat, médecins, nous nous retrouvions devant une table de casino où tourne une roulette, ou plutôt une calculette. Et au final, on ne distingue plus l'essentiel", poursuit le professeur Sicard.

Didier Sicard regrette qu'on ne "voit plus ce paradoxe: plus la médecine coûte cher, plus elle exclut. On ne s'étonne plus que l'on puisse trouver sans difficultés un million d'euros pour une greffe, mais qu'il n'y ait pas un euro pour un usager d'alcool, sans domicile, et atteint d'une pathologie liée à ses conditions de vie. Et cela parce que son existence n'entre pas dans les paramètres".
Plus de détails avec l'article précédent sur ce thème d'exclusion

Le 17 octobre dernier, une enquête de l'association Médecins du Monde (MDM) auprès de 725 médecins dans dix villes de France, a montré que quatre médecins sur dix refusent les soins pour un bénéficiaire de l'AME et 10% des médecins refusent des soins aux patients relevant de la CMU. Ils invoquent notamment la longueur des délais de paiement par la Sécurité sociale.

Le 14 novembre dernier, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), a rappelé dans une délibération qu'en vertu des dispositions du code de la santé publique, "aucune personne ne peut faire l'objet de discriminations dans l'accès à la prévention et aux soins". La HALDE avait été saisi de cette question par le Collectif des médecins généralistes pour l'accès aux soins.

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 01:04

Un an après la première greffe du visage: bientôt une nouvelle opération

 

L'équipe médicale à l'origine de la première greffe mondiale du triangle nez-lèvres-menton, confortée par le succès de l'opération pratiquée il y a un an sur Isabelle Dinoire, compte rééditer une intervention du même type dans les semaines qui viennent.
Voir en complément d'informations  le
compte-rendu du colloque consacré à cette opération et l'article sur les possibilités de greffe en Grande-Bretagne.
"J'espérais en pratiquer une avant la fin de cette année, parce que nous avons des candidats potentiels. Pour des raisons administratives, on va être obligé de décaler à l'année prochaine", indique Bernard Devauchelle, chirurgien à l'hôpital d'Amiens.

 

Avec son confrère lyonnais Jean-Michel Dubernard, en charge du traitement anti-rejet, le Pr Devauchelle avait pratiqué le 27 novembre 2005 (bien 2005) cette intervention spectaculaire, qui a suscité de nombreuses interrogations éthiques mais aussi les applaudissements de la communauté scientifique.
L'équipe du professeur Laurent Lantieri à Créteil a reçu des pouvoirs publics français l'autorisation et les financements pour pratiquer cinq greffes de ce type dans les trois ans.

 

De son côté, l'équipe du professeur Devauchelle doit soumettre une demande d'autorisation pour cinq nouveaux patients à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

 

Le médecin amiénois se montre assez critique envers les projets britanniques de transplantation d'un visage complet pour deux raisons: que faire en cas de rejet, toujours possible, du greffon ? On ne sait pas non plus comment refaire fonctionner les paupières après une transplantation. Or derrière les paupières, il y a les yeux qu'il importe de protéger, relève-t-il.

 

La greffe pratiquée en Chine à la mi-avril est en revanche assez similaire à l'opération française, même si les conditions de prélèvement étaient différentes (sur un cadavre, probablement d'un criminel exécuté). "L'opération est semblable et le traitement anti-rejet assez classiquement l'est aussi, sauf qu'ils n'ont pas utilisé de cellules souches", relève-t-il.

 

Pour le Pr Devauchelle, les greffes de visage devraient rester très rares, à l'instar des greffes de la main. Leur nombre ne dépasse pas aujourd'hui la trentaine, alors que la première transplantation de main remonte à 1998, à l'initiative, déjà, du Pr Dubernard. "Les indications resteront exceptionnelles et je doute fort qu'en France on arrive au bout des dix pour les délais (trois ans) qu'on s'est donné".

 

Reste aussi à régler le coût, considérable, de telles opérations. "Est-ce que la solidarité nationale acceptera de payer des traitements (à vie) contre le rejet pour des transplantations du visage ?", se demande-t-il.
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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 12:22

Les premiers Dossiers Médicaux Personnels (DMP) promis par la réforme de l'assurance maladie pourraient voir le jour dès le 1er juillet 2007. Si tout va bien…

Dans moins d'un an, certains patients pourront bénéficier des fameux dossiers médicaux informatiques, a annoncé début novembre Jacques Sauret, directeur général du groupement d'intérêt public (GIP-DMP) chargé de les mettre sur les rails.
Les résultats d'analyses biologiques, les dispensations de médicaments, les images de radiologie les plus significatives et les compte-rendus d'hospitalisation y trouveront place.

« Ce sera un véritable outil d'échanges et de coordination des soins », a indiqué Jacques Sauret au cours des 10èmes Auditions de la Santé, organisées à Paris par des médias de la presse professionnelle et les laboratoires MSD-Chibret. Cet énarque se fait fort de convertir les 4 000 biologistes, 23 000 pharmaciens, radiologues et praticiens hospitaliers (à partir de fin 2007) à cette innovation.

Le DMP ne sera pas un dossier « exhaustif », mais simplement – si l'on ose dire - la réunion d'un ensemble d'informations. D'ailleurs le patient pourra demander à « masquer » certaines informations… voire à « masquer » le masquage ! Une liberté qui fait débat, certains estimant que c'est le lien de confiance entre médecin et le malade qui risque d'être rompu.

La réussite de ce dossier dépendra de la volonté des médecins traitants de l'alimenter. Ce qui implique de leur part, un changement de comportement. Aujourd'hui, de nombreux observateurs sont sceptiques sur la généralisation de cette innovation qui implique une foule d'acteurs. Aux Etats-Unis, seuls des micro-projets ont pu voir le jour.
Certains voient déjà dans la valse des directeurs du GIP-DMP, le signe de l'enlisement d'un projet peut-être trop ambitieux.

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 14:00
Encore une condamnation pour exposition à l'amiante: Aéroports de Paris

Après Alstom et Michelin dernièrement (cf articles précédents), c'est au tour d'ADP d'être reconnu fautif pour une exposition à l'amiante.

La "faute inexcusable" d'Aéroports de Paris (ADP) a été reconnue mardi 21 novembre 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Créteil, saisi par un ancien salarié d'ADP atteint d'asbestose, une maladie liée à l'exposition à l'amiante, a-t-on appris auprès de l'avocate du plaignant.

Le tribunal a "reconnu la faute inexcusable" d'ADP, a indiqué Me Elisabeth Leroux, en se félicitant d'une décision ayant "pour conséquence la majoration automatique" de la rente versée à Jacques Villette, 66 ans, par la Caisse primaire d'assurance maladie.
"C'est la preuve qu'il y a de l'amiante à Orly et ce que je souhaite maintenant, c'est que ça oblige ADP à informer le personnel", a ajouté le retraité, qui s'est vu reconnaître un taux d'incapacité partielle de 20% par l'assurance maladie. 

Le TASS, qui avait examiné le dossier le 31 octobre, a par ailleurs ordonné une expertise judiciaire pour déterminer le préjudice de M. Villette et donc les indemnisations qui lui seront versées, a indiqué Me Leroux. Le résultat de l'expertise devrait être connu dans trois mois.

Premier salarié d'ADP à vouloir faire reconnaître la faute inexcusable de son employeur, M. Villette a travaillé comme électricien chargé de la maintenance puis comme chef de quart au poste de contrôle technique de l'aérogare sud d'Orly (Val-de-Marne) de 1959 à 1998. Il est tombé malade en 2002 et une asbestose, maladie incurable des poumons due à l'amiante, a été diagnostiquée en 2003.

A l'audience, Me Leroux avait fait valoir que son client avait "inhalé quotidiennement des poussières d'amiante" dans le cadre de son activité professionnelle. "Il devait ramper dans les faux plafonds", où de l'amiante était présente, pour des interventions électriques, "il devait parfois casser des parois coupe-feu recouvertes d'amiante", avait-elle expliqué, et cela "sans aucun moyen de protection".

"On ne nie pas qu'il y ait de l'amiante au sein d'ADP", avait répliqué l'avocate de la société, tout en démentant une "utilisation massive" du matériau dans l'aérogare sud et en contestant la présence d'amiante dans les faux plafonds.
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 15:32

L'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (INPES)a rappelé hier l'importance des gestes d'hygiène élémentaires comme le lavage des mains pour se prémunir de la grippe, des rhumes et des bronchites.

Dans le même temps, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, s'est insurgé et a écrit à l'Ordre des médecins pour demander des "mesures plus énergiques" à l'encontre des médecins et de leur attitude "scandaleuse et inacceptable" refusant de soigner des patients bénéficiant de la
Couverture maladie universelle (CMU)

Le conseil national de l´Ordre des médecins (CNOM) a condamné les refus de soins mais n´a pas indiqué jusqu´à présent avoir pris ou envisagé des sanctions. 

Une lettre a aussi été adressée au président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l´égalité (Halde) Louis Schweitzer et au directeur général de la Caisse nationale d'assurance amaldie des travailleusr salariész, Frederic van Roekeghem

Un rapport élaboré par Jean-François Chadelat, Inspecteur généaral des affaires sociales (IGAS) a été demandé par le minsitre pour ...le 30 novembre.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 05:10

Xavier Bertrand très sollicité cette semaine.

Lundi 20 novembre 2006
 est remis à 10h30 par le Pr. Yvon Berland au ministre de la santé, Xavier Bertrand, un rapport sur la démographie médicale.
Le ministre assiste dans la soirée au spectacle donné au théâtre des Champs-Elysées pour le 15ème anniversaire de l'association Le Rire Médecin.
Il se rendra aussi à la 13ème session du Comité international de bioéthique organisé par l'UNESCO.

Mardi 21 novembre, il est entendu par la mission santé des étudiants de l'Assemblée nationale le matin.

Mercredi 22 novembre, il est entendu par la commission des affaires sociales sur le projet de loi de finances l'après-midi.

Jeudi 23 novembre, il participe à l'examen du projet de loi de ratification de l'ordonnance sur les professions de santé à l'Assemblée Nationale puis se rend à la cérémonie 
«Les Victoires de la Médecine» au Théâtre des Variétés.

Samedi 25 novembre, il assiste aux 11ème Etats Généraux des Elus locaux contre le Sida (ELCS), en présence de Jean-Luc Romero, Président de ELCS, organisé au Palais du Luxembourg.

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 00:10

Au moment où une jeune femme lance un dernier appel à un don de moelle pour rester en vie, L'Agence de la biomédecine, instuituée par la loi 2004-800 d'août 2004 relative à la bioéthique, lance Une campagne nationale d'information et de recrutement de donneurs volontaires de moelle osseuse

Le but est, selon sa directrice générale, Catherine Camby, de recueillir 100 000 nouveaux donneurs. Actuellement, le registre ne se compose que de 140 000 personnes. Il s'agit d'une régénérescence d'immunité grace aux cellules présentes dans cette moelle. 

L'absence de donneur familial dans 75% des cas oblige un recours au registre des donneurs volontaires de France Greffe de moelle. 

La contribution de la france au réseau mondial de don de moelle, par une augmentation du nombre de donneurs sera un plus pour l'ensemble des pays.

Le directeur du registre, le Dr. Evelyne Marry
, sollicite principalement des hommes de 40 ans issus de minorités car sous représentés actuellement.

Il est à rappeler que le don peut être prévu entre 1 et 3 mois avec une hospitalisation de 48 heures.

Un site internet pour se porter volontaire:
http://www.dondemoelleosseuse.fr
et un numéro vert 0800 20 22 24
sont mis en place pour ceux qui souhaitent sauver des vies.

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16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 10:26

Exposition à l'Amiante reconnu chez Michelin

Le tribunal des affaires de
sécurité sociale (TASS) de Clermont-Ferrand a reconnu jeudi 16 novembre 2006 la faute inexcusable de Michelin au profit de quatre anciens salariés de la manufacture, victimes de l'amiante, dont trois sont morts en 2002 et 2003."Je suis très content, c'est normal qu'après nous avoir fait manger de l'amiante pendant des années, Michelin soit condamné", a déclaré Jean Carthonnet, 71 ans. Il a travaillé pendant 33 ans, jusqu'en 1991, à l'entretien des usines au siège de la manufacture à Clermont-Ferrand.

"On montait des cloisons, des plafonds, il y avait de l'amiante partout et personne ne nous a jamais dit que c'était mauvais", a souligné M. Carthonnet qui a découvert en 2002, en passant un scanner, qu'il souffrait de plaques pleurales. Le TASS a ordonné une expertise pour établir le montant de son préjudice.

Les quatre cas, examinés le 14 septembre par le TASS, sont les premiers concernant les usines de Clermont-Ferrand. Pour les trois anciens salariés décédés d'un mésothéliome (dit "cancer de l'amiante"), les procédures ont été menées par leurs ayants-droit, veuves et enfants. Le TASS, dont les motivations n'étaient pas connues jeudi, a ordonné l'indemnisation de leur préjudice.  

"Au-delà des indemnisations, il y a le côté moral, primordial pour nous : mon mari a été respecté", a-t-elle estimé. Son époux a travaillé à la manufacture de 1962 à 1973, au service entretien.

L'amiante était utilisé chez Michelin notamment pour isoler les presses de cuisson des pneus, calorifuger les conduits de vapeur et isoler les cloisons.

La reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur entraîne, au-delà de l'indemnisation du préjudice, un doublement de la rente versée à la veuve, qui s'élève alors à 100% du salaire du mari.

"On a comme tout le monde utilisé de l'amiante comme isolant thermique à une époque où les risques pour la santé étaient méconnus", a indiqué  la direction de Michelin en ajoutant: "En revanche, dès que l'on a eu connaissance de ces risques, on a procédé au désamiantage avant même que la réglementation de 1996 ne le demande"

Michelin a un mois pour faire appel à compter de la notification du jugement.

Une quinzaine de procédures supplémentaires, dont sept cas de décès, ont été lancées devant le TASS de
Clermont-Ferrand. La cour d'appel de Nancy
a déjà reconnu le 19 septembre la "faute inexcusable" de Michelin, dont un salarié de l'usine de Golbey (Vosges) a été contaminé par l'amiante.

Voir aussi l'article sur la condamnation d'Alstom pour exposition à l'amiante

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 10:34

Les addictions, qu'il s'agisse du tabac, des drogues ou du jeu, sont enfin reconnues comme de véritables maladies avec un plan de prise en charge et de prévention présenté mercredi par le ministre de la Santé Xavier Bertrand. L'Etat a prévu de consacrer 385 millions d'euros sur cinq ans à ce programme de lutte adopté en Conseil des ministres. 

Tabac, drogues, alcool, mais aussi médicaments: les dépendances aux substances psycho-actives sont responsables en France chaque année de plus de 100.000 décès évitables par accidents et par maladies, dont près de 40.000 par cancers, selon le ministère de la Santé. Un décès sur trois qui survient avant 65 ans est dû à des pratiques addictives. 

Selon M. Bertrand, ce sont 77 millions d'euros par an pendant cinq ans qui iront renforcer et coordonner les dispositifs existants et développer les différentes étapes de la prise en charge: prévention, dépistage, soins et accompagnement médico-social. 

Cette commission qui réunit des professionnels de santé et des représentants d'institutions et d'associations aura la charge d'évaluer la mise en oeuvre des mesures du plan et leur efficacité. Elle devra rendre un premier rapport "avec des propositions opérationnelles" d'ici trois mois

Une campagne d'information sera lancée début 2007 par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Un nouveau numéro indigo, le 0820 03 33 33, sera opérationnel dès jeudi pour orienter les demandes d'informations concernant l'ensemble des addictions. Enfin l'aide au réseau associatif (14 millions d'euros par an) sera augmenter de 20% dès 2007.

Concernant la prise en charge, "nous voulons dès 2007 que dans les hôpitaux qui disposent d'un service d'urgence il y ait une consultation d'addictologie", regroupant au sein d'un même lieu les consultations de tabaccologie, d'alcoologie, de toxicomanie et d'addictions sans substance psychotrope", a indiqué le ministre. "Nous voulons aussi que dans chacune des régions, dans chacun des CHU, il y ait un pôle d'addictologie d'ici 2011", a-t-il ajouté. Le plan prévoit également que dès 2007 tous les hôpitaux seront dotés soit d'une consultation, soit d'une équipe de liaison dont la mission est de repérer les patients en difficulté pendant leur hospitalisation et de les orienter. Pour les patients nécessitant une prise en charge plus lourde, 120 services d'addictologie seront créés d'ici 2011. 

Le Pr Michel Reynaud, psychiatre et addictologue, membre de la commission a salué "une vraie volonté de cohérence des prises en charge, de développement des moyens assignés à ces prises en charge et de reconnaissance, en particulier à l'hôpital, de l'addiction comme une maladie". 

La lutte contre les addictions constitue l'une des priorités du plan national d'action contre le cancer, un des chantiers prioritaires du quinquennat et le président Jacques Chirac avait reconnu en avril les addictions au tabac, à l'alcool et au cannabis comme "causes majeures de cancer".

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 00:13

Une nouvelle grève est prévue par le syndicat des gynécologues-obstétriciens de France en réponse à l'absence du ministre de la santé sur la couverture des primes de plus en plus élevées de responsabilité professionnelle.

Pour 2007, rappelle le Dr Cousin, le président du Syngof, cette police RCP est proposée à 36 000 euros par la Mutuelle d´assurance du corps sanitaire français (Macsf). " Or un accouchement est rémunéré 313,50 euros et un accoucheur libéral assure en moyenne 180 opérations par an, soit 56 000 euros. Plus de la moitié de ses honoraires serviront donc à couvrir ses seuls frais d´assurance "

Les médecins demandent aux parturientes de se renseigner sur les
disponibilités des cliniques le 20 novembre 2006.

Un préavis de 12 heures sera déposé de manière à empêcher le préfet de réquisitionner. Les médecins prévoient cependant que tous les dossiers urgents seront transmis aux hôpitaux en temps nécessaire à la pratiques des actes d'accouchement urgents.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 23:52

Sida : La France triple sa contribution à Esther

Xavier Bertrand a annoncé, vendredi 3 novembre 2006, le triplement de la contribution de la France au budget du GIP Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau). Cette aide s´élèvera donc, l´an prochain, à 14 millions d´euros.

Une annonce faite au cours de la première conférence internationale ministérielle Esther qui se tenait à Paris en présence d´une trentaine de représentants de pays d´Europe, d´Afrique et d´Asie.

Créé en 2002, le réseau Esther présidé par Bernard Kouchner est destiné à favoriser l´accès aux soins et l´accompagnement des personnes vivant avec le VIH dans les pays en développement. C´est dans cet objectif que des jumelages ont été développés entre hôpitaux du Nord et du Sud avec notamment des formations adaptées aux professionnels des pays les plus touchés par le virus. A ce jour, une centaine de contrats de jumelage ont été signés par les neuf pays membres avec une trentaine de pays touchés par la maladie (Burkina Faso, Burundi, Congo Brazzaville, Maroc, Tchad, Togo, Sénégal, Vietnam, Niger…). Mais beaucoup reste encore à faire. « Il manque 4,3 millions de personnels de santé dans ces pays pour faire face à la pandémie du Sida, selon les chiffres de l´Organisation mondiale de la Santé », a, en effet, rappelé Xavier Bertrand.
Après avoir souligné l´importance d´un travail de coopération internationale pour lutter contre la maladie, Bernard Kouchner, président d´Esther, a insisté sur le fait que les femmes représentent un cas sur deux des personnes touchées par le virus et que leur contamination va croissant . « LE VIH/ Sida les affecte de manière disproportionnée parce qu´elles sont plus vulnérables économiquement, socialement et culturellement »

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 15:40

Interdiction de fumer: les buralistes manifestent pour obtenir des aides

Les buralistes, qui reçoivent déjà des aides conséquentes de l'Etat, manifestent aujourd'hui dans toute la France pour obtenir du gouvernement de nouvelles subventions et un report de la date d'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les bars-tabac, prévue en janvier 2008. Des propriétaires de bars et brasseries se joignent également à cette manifestation, espérant ainsi obtenir une application plus souple de la loi, notamment avoir la liberté d'être des établissements fumeurs ou non.

 L'interdiction de fumer dans les lieux publics sera effective en France à partir de février 2007 mais elle ne sera applicable que le 1er janvier 2008 dans les bar-tabacs, restaurants, discothèques, le temps pour eux de créer des "fumoirs strictement réglementés".

"Je demande un report de cinq ans mais je pense qu'on ne nous l'accordera pas. J'espère obtenir trois à quatre ans", a souligné René le Pape, le président de la Confédération des débitants de tabac.

"Plus de 20.000 buralistes" (sur 31.000 en France) vont manifester dans 77 départements pour obtenir ce report, selon M. Le Pape, alors que l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) attend 25.000 propriétaires de bars, brasseries, restaurants, a affirmé son vice-président, Francis Attrazic.

 Grâce au contrat d'avenir qui a permis une enveloppe financière et un gel fiscal, les buralistes ont perçu entre 150 et 160 millions d'euros d'aides chaque année depuis 2003. Leurs revenus provenant de la vente de tabac a progressé de 19% entre 2002 et 2005, toujours au titre de ce contrat signé pour soutenir une filière qui avait vu ses ventes de tabac s'effondrer après la décision de l'Etat d'augmenter les prix des cigarettes pour lutter contre le cancer. Cette année, les buralistes devraient encore percevoir autour de 150 millions d'euros.

Première manifestation à Arras (Pas-de-Calais) où une cinquantaine de personnes ont défilés dans le calme jusqu'à la préfecture.
A Bordeaux, près d'une centaine de buralistes de Gironde (sur les 632 répertoriés dans le département) se sont rassemblés à 10H30.
A Rodez (Aveyron), une quarantaine de buralistes, cafetiers et restaurateurs ont déjà manifesté, tout comme à Bourges (Cher).
A Paris, 400 à 500 buralistes sont attendus à 16H00,  
Au même moment, on prévoit 200 manifestants à Toulouse, 500 à Lille et un millier en Bretagne.
A Pau, les buralistes en colère organiseront un tournoi de baby-foot pour "se moquer" de la diminution des taxes sur les jeux dans les bars, décidée mi-octobre par le gouvernement.

Voir la carte des pays où l'interdiction est prononcée ou en cours

Voir l'article précédent sur la législation tabagique française

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 10:53

Nouvelle affaire de bébé congelé

Accusée d'avoir tué et congelé son bébé, une Toulousaine de 39 ans a été mise en examen et incarcérée jeudi.
C'est l'ex-compagnon de cette femme, resté en relation avec elle, qui a découvert le corps lors d'un passage à son domicile, et qui a prévenu la police au début de la semaine, a précisé le procureur de la République Paul Michel.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la mort du nouveau-né remonterait  à l'été 2004.
La Toulousaine accusée d'avoir tué son bébé a été incarcérée à la maison d'arrêt de Seysses

Le drame s'est produit dans un quartier populaire du nord-est de Toulouse.
La femme était en proie à des difficultés sociales, et ses quatre enfants étaient placés sous assistance éducative. Devant les policiers, elle est rapidement passée aux aveux, expliquant juste qu'elle ne pouvait pas garder cet enfant, a indiqué le procureur de la République Paul Michel.

L'autopsie pratiquée jeudi à l'institut médico-légal de Toulouse a révélé que le nouveau-né avait succombé à un étouffement.

La fille aînée de la jeune femme, mineure en 2004, a été mise en examen pour non dénonciation de crime et placée sous contrôle judiciaire. Selon les premiers éléments de l'enquête, elle savait que sa mère était enceinte et avait accouché.

Cliquez ici pour l'article concernant les bébés congelés en Corée.

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 02:35

Interdiction de fumer en Europe: un but de santé publique admis partout

Alors que tant de voix s'élèvent pour ou contre le décret français qui doit paraître ces prochains jours portant interdiction totale de fumer dans les lieux accueillant du public - avec un aménagement d'un an pour les Cafés, Hôtels, Restaurants et Discothèques, il est nécessaire d'avoir une vision globale de ce qui est appliqué dans l'Union européenne.

Voyez donc:

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