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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 00:34

Les autorités sanitaires ont "enclenché une analyse pour mesurer la portée" d'une étude qui aurait identifié chez l'enfant un risque accru de développer une sclérose en plaques après un vaccin contre l'hépatite B, a indiqué hier le Directeur Général de la Santé, Didier Houssin, ajoutant qu' "Aujourd'hui, il n'y a pas de remise en cause de la recommandation vaccinale".

Une étude menée par l'équipe du Pr Marc Tardieu (Hôpital Bicêtre, AP-HP) avait montré que l'un des vaccins contre l'hépatite B, Engerix B, semblait associé chez l'enfant à une augmentation du risque de développer, trois ans plus tard, une sclérose en plaques.
Ce risque serait multiplié par 1,74, selon le quotidien annonçant cela, Le Monde.

"Si on torture les chiffres on finit toujours par les faire parler", a pour sa part commenté Daniel Floret, le président du Comité technique des vaccinations (CTV). Selon lui, les experts "sont unanimes à dire que cette étude, sur le plan méthologique, n'est pas acceptable".

Un premier groupe d'épidémiologistes s'est penché mercredi sur la méthodologie de l'étude.
Le compte-rendu de ce travail sera examiné la semaine prochaine par la commision de pharmacovigilance de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Le Comité technique des vaccinations (CTV) se réunira à la fin de la semaine pour déterminer s'il y a lieu de réexaminer les recommandations vaccinales.

Deux précédentes études de l'équipe Tardieu chez l'enfant avaient montré qu'il n'y avait pas de lien entre vaccination et sclérose en plaques. Cette troisième étude "confirme ce résultat, mais dans l'analyse en sous-groupe apporte un élément nouveau qui n'avait jamais été rapporté", a expliqué le Pr Houssin.

De son côté, le Pr Marc Tardieu a fait savoir qu'il ne ferait pas de commentaire avant la publication de l'étude, initialement prévue en novembre-décembre, mais avancée début octobre.
Chez l'adulte, sur une dizaine d'études, une seule avait évoqué la possibilité d'un lien entre vaccination et sclérose en plaques, mais suscité des critiques sur sa méthodologie.

Des responsables du laboratoire GSK, qui produit le vaccin Engerix B, ont de leur côté indiqué attendre d'avoir accès aux données du Pr Tardieu avant de pouvoir établir leur position. Ils ont regretté ne pas être en possession "du moindre élément d'information sur les contenus de cette étude".

La vaccination contre l'hépatite B est recommandée en France pour tous les enfants entre l'âge de 2 mois et 13 ans et pour les groupes à risque (toxicomanes...).

Pour le Pr Floret, cette étude "est une pelle de terre de plus jetée sur la vaccination contre l'hépatite B", mal acceptée en France, où le taux de couverture vaccinale est très inférieure aux autres pays européens. Le ministère de la Santé envisageait d'ailleurs un plan de relance.

Voir précédemment
le calendrier vaccinal 2008 favorable à la vaccination contre l'hépatite B et l'article sur le lien possible présenté entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de symptômes de la sclérose en plaques.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 13:11

Des actions de sensibilisation et de formation vont être proposées dans toute la France à partir du 13 septembre 2008, date de la Journée Mondiale des Premiers Secours.

Pour la première fois, la Croix-Rouge française, la Fédération Française de Cardiologie et le SAMU s'unissent pour appeler les Français à se former aux gestes de premiers secours et inciter les collectivités locales à s'équiper en défibrillateurs.
La formation Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) remplace depuis le 1er août 2007 l'Attestation de formation aux premiers secours (AFPS) et permet d'acquérir par équivalence le Brevet européen des premiers secours (BEPS).

Aujourd'hui en France, on sauve moins de 3 % des victimes d'arrêt cardiaque contre 30 % aux Etats-Unis.
Les secouristes, les cardiologues et les urgentistes souhaiteraient atteindre un premier objectif de 10 % de vies sauvées d'ici à 2010, ce qui représenterait 5 000 victimes de moins chaque année.

Chaque année en France, 50 000 personnes décèdent d'un arrêt cardiaque faute d'une intervention rapide (dans les 5 minutes) et efficace. Sans une prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals.
L'intervention dans les toutes premières minutes des témoins de la scène, avant l'arrivée des secours, est déterminante pour la survie de la victime, et pour lui éviter des séquelles graves.
Chaque minute perdue, c'est 10 % de chances de survie en moins.

Aujourd'hui, il est possible d'améliorer ce taux de survie si un maximum de personnes se forment aux gestes qui sauvent (voir le site 1vie3gestes) et si les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatisés externes. La prévention n'est plus seulement un comportement individuel, c'est aussi un acte solidaire et citoyen. Les gestes de réanimation sont simplifiés, ce qui permet leur apprentissage par un plus grand nombre : lorsqu'une personne s'effondre inconsciente, il faut appeler le 15, pratiquer immédiatement un massage cardiaque et défibriller le coeur si un défibrillateur automatisé externe est à proximité.

Depuis le
décret du 4 mai 2007, les défibrillateurs automatisés externes (DAE) peuvent être utilisés par le grand public. Une centaine de collectivités locales se sont équipées afin de réduire la mortalité par arrêt cardiaque sur leur territoire.
16 mois après le décret, quelque 3 300 DAE sont accessibles au public soit un taux d'installation multiplié par 2 depuis janvier 2008.
De nombreuses séances d'initiations aux premiers secours (IPS) sont délivrées chaque année.


De nombreux organismes proposent des formations aux gestes qui sauvent, simples, rapides (et parfois gratuites) : Association nationale des premiers secours, Croix-Rouge Française, Fédération des Secoutistes Français (Croix Blanche), Ordre de Malte, Protection civile.
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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:35

Roselyne Bachelot-Narquin ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, conseille aux parents, « par mesure de précaution, de boycotter le Red Bull ».

Le Red Bull, boisson « énergisante », dont la composition est taurine + caféine + D-glucuronolactone, est présent dans les rayons en France depuis mardi dernier malgré l´avis négatif de la ministre de la Santé. Cette marque réalisait l´an dernier plus de 3 milliards d´euros de chiffre d´affaires dans le monde, soit une hausse de plus de 16 % sur l´année précédente.
« Le Red Bull est une boisson qui n´a aucun intérêt en termes énergétiques, qui n´a aucun intérêt en terme nutritionnel et qui a des dangers importants », a estimé la ministre. Elle s´appuie sur les quatre avis rendus par l´Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) depuis mars 2001, un avis en mai 2003 et en janvier 2006 puis le dernier remontant à novembre 2006 ainsi que sur les avis rendus en 1996 par le conseil supérieur d'hygiène publique français (CSHPF)
L'AFSSA rappelle que l'expression "boisson énergisante" est un terme marketing - qui n'a pas de réalité réglementaire - relatif aux boissons sensées "mobiliser l'énergie" en stimulant le système nerveux. Taurine, caféine, guarana, ginseng, vitamines sont les substances qui entrent le plus souvent dans la composition des boissons dites énergisantes selon l'AFSSA qui émet une distinction d'avec les "boissons énergétiques", destinées pour l'effort et spécifiquement formulées pour fournir au corps toute l'énergie nécessaire dans le cadre d'une dépense musculaire intense.

En ce qui concerne le Red Bull, l´agence considère que « la sécurité n´est pas assurée », en raison des niveaux de concentration de taurine et de D-glucuronolatone contenue dans une cannette, « respectivement 5 à 500 fois les doses journalières apportées par l´alimentation ».
Dans ses avis, l´agence recommandait des études complémentaires pour « lever ou confirmer » les « suspicions d´effets secondaires liés aux fortes doses de taurine et de D-glucuronolactone », effets neurocomportementaux, au moins transitoires, pour la première, nephrotoxicité pour la seconde.
Elle soulignait également que, "consommée dans certaines situations, activité sportive par exemple, cette boisson pouvait présenter un risque cardiovasculaire et qu´en association avec l´alcool, elle pouvait masquer la perception, mais non la réalité, de l´intoxication alcoolique."
Or, les études de consommation montrent que l´absorption conjointe de boissons énergisantes et de boissons alcoolisées est fréquente dans les pays où les premières sont autorisées.
Enfin, l´agence rappelait les effets indésirables de la caféine à fortes doses.

Malgré ces interrogations et ces mises en garde, le principe de précaution n´a pas pu l´emporter sur le fait que le produit était déjà en vente libre dans 23 pays européens. Le sacro saint principe de libre circulation des marchandises a prévalu.
Il eût fallu, pour l´interdire, apporter la preuve irréfutable de la nocivité du produit. Tout au plus, les réserves émises par les autorités sanitaires ont conduit à obtenir un étiquetage spécifique, mentionnant sa teneur en caféine, déconseillant le produit aux femmes enceintes et aux enfants, et invitant à ne pas dépasser deux canettes par jour.

A la demande de la ministre, l´agence vient de mettre en œuvre et l'a diffusé, en lien avec l´Institut national de veille sanitaire (InVS), un suivi des forts consommateurs de boissons énergisantes.

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 20:45

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) annonce une nouvelle modification du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) d'Acomplia (rimonabant), indiqué chez les patients obèses.
Le rimonabant (Acomplia ®) est indiqué dans le traitement des sujets obèses (IMC¹ ≥30 kg/m2), ou en surpoids (IMC>27 Kg/m2) avec des facteurs de risque associés (diabète de type 2, dyslipidémie) en association à un régime hypocalorique et à l’exercice physique

Désormais, toute personne sous traitement devra être « étroitement suivie par son médecin, particulièrement dans les trois premiers mois ». Une période durant laquelle des troubles dépressifs surviendraient « majoritairement ».

Ce resserrement des contraintes de sécurité vient ainsi s'ajouter au plan de gestion des risques dont bénéficie déjà cette spécialité. « Une analyse des données acquises depuis un an confirme le profil de sécurité (d'Acomplia) vis-à-vis du risque de troubles dépressifs » précise l'AFSSaPS. « Lorsque (ces derniers) surviennent, ils sont observés dans plus de 50% des cas au cours du premier mois et dans plus de 80% des cas au cours des 3 premiers mois de traitement ».

Dès la mise sur le marché d'Acomplia en mars 2007, les risques de troubles de l'humeur et de dépression avaient été mentionnés dans le RCP.

En juillet 2007, une contre-indication avait même été introduite pour les patients souffrant de dépression.

Dorénavant, tout patient sous Acomplia sera donc étroitement surveillé pendant les 3 premiers mois de traitement. Que ce dernier ait un passé dépressif, ou pas.

Voir le communiqué de presse de l'AFSSAPS du 11 juillet 2008 relatif au rimonabant.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 08:02

Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire consacre un numéro thématique 28/29 de 2008 aux malformations congénitales.
Les registres de malformations congénitales ont été mis en place dans de nombreux pays industrialisés à la suite du drame de la thalidomide, responsable de la naissance de milliers d’enfants porteurs de malformations sévères entre 1956 et 1961.
La France compte actuellement quatre registres de malformations : le registre de Paris, le registre d’Alsace, le registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) et le Centre d’études des malformations congénitales en Auvergne (CEMC-Auvergne).

Ces registres assurent la surveillance épidémiologique systématique des issues de grossesse de 14 départements, soit environ 16 % des naissances françaises. Ils font partie de réseaux internationaux de registres de malformations.
À l’initiative de l’Institut de veille sanitaire (InVS), ils travaillent actuellement à l’harmonisation de leurs pratiques en vue de se fédérer en réseau national.
Le rôle premier de ces registres de population est la détection précoce de clusters de malformations, secondaires à l’introduction d’un nouvel agent tératogène dans l’environnement.
Ainsi, les données de l’ancien registre Centre-Est ont permis la détection de l’effet tératogène du valproate de sodium vis-à-vis du spina bifida.
Avec le développement des mesures de prévention, cette mission de surveillance-alerte a progressivement été complétée par un rôle primordial d’évaluation en population de l’impact des politiques de santé publique dans le domaine de la périnatalité.

Le registre des malformations congénitales de Paris enregistre depuis 1981 les cas de malformations et d’anomalies chromosomiques dans la population parisienne (environ 38 000 naissances annuelles).
Les objectifs du registre sont de réaliser une surveillance continue des anomalies congénitales dans la zone couverte, et de mener des projets de recherche et des évaluations en population des mesures de santé publique. Un nombre total de 30 510 cas d’anomalies congénitales (3,3 % des naissances) a été enregistré durant la période 1981-2005, dont 22 490 naissances vivantes (2,4 % des naissances vivantes). Le pourcentage de cas avec diagnostic prénatal augmente fortement durant la période, passant de 16,2 % du total des cas de malformations en 1983 (première année de collecte des données sur le diagnostic prénatal) à 69,1 % en 2005.
En ce qui concerne la trisomie 21, la proportion de cas détectés en prénatal chez les femmes de moins de 38 ans a augmenté d’un facteur 9, passant de 9,5 % en 1983 à 84,9 % en 2000.
Ce pourcentage, ainsi que la prévalence des naissances vivantes de trisomies 21 (en moyenne 7,1 pour 10 000 naissances) ont eu tendance à se stabiliser durant la période 2001 à 2005.
Voir le
précédent article relatif au Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire sur le thème du tabagisme chez les jeunes

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 01:03

L’Arrêté du 30 juin 2008 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d'internat au titre de l'année universitaire 2008-2009est paru au Journal officiel de la République française (JORF) du 6 juillet. 
5 704 postes seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN) (+338 postes) par rapport à l’an dernier.

Analyse juridique du texte:
*Des hausses

La médecine générale est grande gagnante avec +334 avec 3 200 postes offerts cette année.
Les spécialités médicales avec un total de 885 gagnent +50 et l’anesthésie-réanimation atteignant 260 avec +10 postes.
*Stagnation

Pour les spécialités chirurgicales avec 550, gynécologie-obstétrique avec 155, pédiatrie restant à 200 et gynécologie médicale toujours à 20.

*Des baisses

-20 pour la biologie médicale diminuant à 40 et pour la psychiatrie à 280.

La santé publique avec une baisse de -10 arrive à 60 postes et pour la médecine du travail avec -6 arrive à 54 postes.

Il y a plus d'augmentation de postes offerts dans les interrégions du Nord-Ouest et du Nord-Est, de l’Ouest et de Rhône-Alpes et moins en Île-de-France (775 vs 788).

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:38

L´assurance maladie des travailleurs salariés vient de changer de numéro de téléphone.

Les assurés doivent maintenant composer le 36 46 (prix d´un appel local depuis un poste fixe) pour joindre leur caisse primaire d´assurance maladie (CPAM) à la place d'un numéro surtaxé.

Ils ont la possibilité d´obtenir des informations sur les derniers remboursements ou d´être mis en relation avec un téléconseiller.

Chaque année, 8 400 conseillers traitent plus de 27 millions d´appels téléphoniques.

Dans les numéros courts utiles dans le domaine de la santé, on trouve aussi le 36 24 pour joindre SOS médecins.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 20:40

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a reçu aujourd'hui, le troisième rapport de l’Observatoire national de la démographie des professionnels de santé (ONDPS) - voir la synthèse générale.
Ce rapport, dont les travaux s’appuient sur des groupes de travail présidés par le professeur Yvon BERLAND associant les professionnels de santé, les représentants des internes en médecine, les services régionaux de l’Etat, l’Assurance-maladie, dresse un état des lieux de la démographie des professionnels de santé (médecine générale, internes, professions médicales et paramédicales…) et préconise une série de mesures.

Les éléments de constat établissent que les effectifs de l’ensemble des professions de santé (972 230) n’ont jamais été aussi élevés (+20.3% entre 2000 et 2007 avec opticien +71%, ergothérapeute +56%, infirmiers +26.2%). Mais l'augmentation des effectifs ne bénéficie pas de manière homogène à l’ensemble du territoire et ne concerne pas toutes les professions.

¤Pour les médecins (208 191)
, voir
le tome 1 du rapport pour la médecine générale, les projections sur les années à venir prévoient des diminutions régulières et prolongées, du fait de la forte baisse du numerus clausus(NC) au cours des années 1990 et du nombre important de départs à la retraite programmés. L’augmentation du nombre de médecins au cours des dix dernières années (+10.8%) n'est pas homogène non plus avec +14.8% pour les spécialistes et +6.9% pour les généralistes. Voir le tome 2 pour les internes sur leur démographie et leur répartition. De plus, une tendance bien installé pour le salariat se confirme avec +18.7% pour les salariés hospitaliers. L'âge moyen des médecins est de 49 ans. Sur quasiment 105 000 médecins généralistes (chiffre inférieur pour ADELI et supérieur selon l'Ordre),  Sans avoir forcément acquis les compétences au sens réglementaire, ou déclaré leur nouvel exercice spécialisé,des généralistes exercent en tant que salarié en oncologie,psychiatrie, néphrologie, gériatrie… Une information pour tous les DCEM4 qui viennent de passer les épreuves classantes nationales (ECN). Former des médecins titulaires du diplôme de médecine générale ne se traduit donc pas par la disponibilité des médecins qui exerceront la médecine générale de premier recours (92.2% des diplômés de médecine générale l'exercent effectivement). Pour cette spécialité, les missions et le statut de ces professionnels posent question. Les conditions d’exercice (91% sont en secteur 1) et la qualité de vie (de 120.1 pour 100 000 habitants dans l'Hérault à 63.2 pour 100 000 en Seine-Saint-Denis avec une moyenne nationale de 89) ces praticiens grèvent également lourdement l’attractivité de la médecine générale libérale. De même, la sensibilisation des étudiants à prendre ce choix à l'issue des ECN et l'exercice non uniforme y sont pour beaucoup.
Le numerus clausus va être constament augmenté jusqu'en 2015 (7100 en PCEM1 avec une augmentation depuis 2001). Cependant, les internes - actuellement plus de 15 000 en formation (dont 2600 en Il-de-France et 95 à La Réunion) et une moyenne de 2.5 pour 10 000 habitants  - sont en formation et participent en même temps à l'offre de soins. Il y aura 608 internes en plus cette année et seront 11 000 de plus en 2015 pour un coût de 20 milions cette année et 368 millions en 2015. S'est donc posée la question du financement de leurs formations (stages et postes) étant donné entre autres qu'il n'y a environ que 1.4 enseignant (PU/MCU PH & CCA/AHU) pour 10 000 habitants, 0.5 par interne et 3.1 senior par interne (on ajoute les PHTP)

Une analyse est présentée pour l'insuffisance rénale chronique, la périnatalité et la prise en charge du cancer.

¤Pour les dentistes (41 444)
, voir
le tome 3, de 1990 à 2006, la densité a diminué en 10 ans (de 67 à 65 pour 100 000 habitants) et l'âge moyen a lui largement augmenté (de 42 à 47 ans pour la même période) Un problème majeur existe dans l'accès à ces professionnels avec un ratio de 1 à 2 entre régions du Nord (40 pour 100 000) et les régions du Sud (entre 80 et 90 pour 100 000) et entre département (Paris avec 136 pour 100 000) et les départements du Centre(avec à peine plus d'une trentaine pour 100 000) Toute évolution de leur numerus clausus n'aura d'effet qu'à partir de 2013, vu la durée des études. Il est donc proposé un NC à 3 000 jusqu'en 2010 puis quasiment 2 000 entre 2010 et 2020, baisse jusqu'à 1300 en 2040 puis stabilité à 1700. Il y a plus de radiothérapeutes en Champagne-Ardennes et en Poitou-Charentes qu'en Franche-Comté et Midy-Pyrénées alors qu'il y a plus de séances de radiothérapie dans le Nord, en Champagne-Ardennes, en Bretagne et en Poitou-Charente et moins en basse-Normandie, en Ile-de-France, Franche-Comté et Midi-Pyrénées
¤Ce même tome aborde la question de la périnatalité de manière régionale à travers 6 professions concernés (gynécologue-obstétricien, sage-femme, pédiatre, puéricultrice, anesthésistes et gynécologues médicaux) La densité moyenne de lits en néonatalogie est de 4 pour 1 000 naissances (la Corse n'est pas à 3) Les lits de soins intensifs et de réanimation néonatales sont respectivement en moyenne de 1.5 pour 1 000 naissances.

¤Pour les cancérologues,
voir
le tome 4, les anato-cuto-pathologistes (1500), les radiologues(7500) et les spécilistes de la médecine nucléaire(450) sont le plus souvent regroupés entre Paris et sud de la France (2 fois mieux dotés de ces professionnels que le Nord) Le vieillissement des professionnels et le peu d'étudiants formés dans cette spécialité dans les régions déjà pauvres de ces spécialités aggraveraient encore l'accès par la population. La radiothérapie s'exerce avec des oncologues-radiothérapeute, des radiophysicien et des manipulateurs en électroradiologie.

Sur la base de ce constat, l’ONDPS préconise une série de mesures qui, pour la plupart ont été confirmées par les
conclusions des états généraux de l’organisation de la santé (EGOS).
On retiendra notamment la nécessaire définition des missions des professions de santé dans le Code de la santé publique, le développement de l’exercice regroupé et des coopérations entre professionnels, la programmation pluriannuelle des numerus clausus et quotas de formation des internes en fonction des besoins de santé régionaux et cohérents avec les capacités de formation, le développement d’une véritable filière universitaire de médecine générale, l’extension des terrains de stages en dehors des CHU et CH au sein des établissements privés à but lucratif ou non, la mise en place du partage des connaissances et de la logique LMD et la nécessité de la généralisation de la formation continue pour tous les professions de santé.
La régionalisation de la santé qui est engagée doit conduire à un changement du niveau de suivi et de diagnostic, mais aussi à une plus grande précision des objectifs de l’observation. Le développement des niveaux régionaux et infrarégionaux d’observation et d’analyse doit se définir de façon articuléeavec le niveau national. Les études médicales doivent mieux identifier et mieux faire connaître la médecine générale de premier recours auprès des étudiants. Pour cela, une véritable filière universitaire spécialisée bien individualisée d’une durée de quatre ans doit être favorisée.
Les horaires du stage actif en formation dentaire dans un cabinet libéral doivent être significativement augmentés.

Ce diagnostic et ces préconisations trouveront une traduction dans le projet de loi « Patients, santé et territoires » que Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, prépare pour l’automne et dont l’un des principaux objectifs est l’amélioration de l’accès de tous à des soins de qualité.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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