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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 06:05

L'Université Paris Descartes a organisé une conférence de presse au sujet de la Première année commune aux études santé (cf loi 2009-833 du 7 juillet 2009 relative à cette PAES & arrêté du 28 octobre 2009 sur l'organisation de la PAES & arrêté du 26 juillet 2010 sur les passerelles entrantes & décret 2010-762 sur la commission pédagogique des études de santé) dont voici le communiqué de presse:

 

Mise en place de la Première Année des Etudes de Santé à l’Université Paris Descartes
Le 13 septembre 2010, l’Université Paris Descartes accueillera environ 3500 étudiants entamant leur cursus de Première Année des Etudes de Santé. Fidèle à sa réputation d’excellence acquise dans les quatre domaines de santé que sont la médecine, la pharmacie, l’odontologie et la maïeutique, l’Université Paris Descartes dévoile ses stratégies d’enseignement pour cette rentrée universitaire.
« Le premier objectif de la réforme est de lutter contre le gâchis humain que représente pour une majorité d’étudiants la première année d’étude de santé », déclare Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le mercredi 16 juin 2010 devant les doyens des universités. Pour atteindre cet objectif, une organisation spécifique a été mise au point au sein de l’Université Paris Descartes.
Deux semestres d’enseignements répartis sur deux sites au coeur de Paris :
L’Université Paris Descartes accueillera ses étudiants de PAES au sein de ses locaux situés dans le 6e arrondissement de Paris :
- le Centre universitaire des Saints-Pères situé au 45 rue des Saints-Pères
- la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Paris située au 4 avenue de l’Observatoire.
Les étudiants seront répartis en 11 sections d'amphithéâtre, 9 au Centre des Saints-Pères et 2 en Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques. Dès la rentrée, l'ensemble des cours filmés et des polycopiés seront disponibles sur une plate-forme de cours en ligne spécialement dédiée à la Première Année des Etudes de Santé. Elle sera accessible, aux étudiants, depuis l'Environnement Numérique de Travail (ENT) de l'Université.
Pour chaque semestre, un professeur assurera la coordination des enseignements.
 

 

Le premier semestre
Point clef de la réforme, il est consacré à l’acquisition de trois Unités d’Enseignement réparties sur 13 semaines de septembre à décembre. Il représente un volume horaire de 255 heures de cours.
Ce tronc commun d’enseignement vise à l’acquisition des concepts des sciences fondamentales (biologie, anatomie, chimie, bio-statistiques…) adaptés à la formation scientifique nécessaire aux 4 filières médicales (Médecine, Pharmacie, Odontologie et Maïeutique). A chacune de ses disciplines sera affecté un coefficient dépendant de la filière choisie au second semestre. Ce dispositif permettra aux étudiants de se présenter aux concours de leur choix et ne les limitera pas à la préparation d’un seul concours.

 

Le deuxième semestre
Le deuxième semestre comprend 12 semaines d’enseignement répartis entre les mois de février et mai 2011. Il représente un volume horaire de 191 heures de cours en tronc commun auxquels s’ajouteront les UE spécifiques à chacune des filières. Chaque UE spécifique donnera lieu à 20 heures de cours supplémentaires. Ainsi, en fonction des choix pédagogiques de chaque étudiant, le deuxième semestre représentera une fourchette horaire de 211 à 271 heures (si l’étudiant choisit de suivre les enseignements des quatre filières). La date de présentation des filières et des différents métiers de la santé est fixée au 7 janvier 2011. Le choix de la filière et l'inscription pédagogique des étudiants se feront durant la dernière semaine de janvier et la première semaine de février 2011.
 

 

Les épreuves
Les concours sanctionnant la Première Année des Etudes de Santé sont organisés en deux parties :
- La première partie des épreuves se déroulera dans la première quinzaine de janvier.
Les résultats seront disponibles dès la fin du mois par affichage mais aussi en ligne via l’ENT de l’Université. Ils donneront lieu à un classement.
A noter : Le dispositif « des passerelles sortantes » permettant de réorienter les étudiants (ayant eu moins de 6/20 à la première partie des examens) vers un autre cycle de licence ne sera pas appliqué pour cette année universitaire.
- La deuxième partie des épreuves aura lieu à la mi-mai et les résultats seront disponibles au plus tard le 30 juin 2011.
Le Numerus Clausus (nombre d’étudiants de la PAES autorisés à poursuivre leurs études en deuxième année de premier cycle d’une des quatre filières de santé à la suite des épreuves terminales de l'année universitaire 2010-2011), sera fixé par arrêté ministériel au cours de l’année. Il sera communiqué aux étudiants par voie d’affichage dès sa parution, ainsi que le nombre d’admis par convention à l’école de kinésithérapie ADERF.

 
Le Tutorat PAES à l’Université Paris Descartes
Le C2P1, une association constituée d’étudiants en deuxième et troisième années, organise depuis maintenant cinq ans un tutorat pour accompagner et préparer les nouveaux étudiants à l’obtention de leur concours.
Ce Tutorat consiste en la préparation de concours blancs et de « sous-colles » :
- Les concours blancs, gratuits, se dérouleront en conditions d’examen, généralement le samedi matin. Chaque étudiant recevra en fin d’épreuve un corrigé lui permettant d’évaluer ses erreurs et ses points faibles. Les grilles QCM seront corrigées par le C2P1.
Un classement sera publié à l’issue de chaque concours blanc.
- Les « sous-colles » réuniront 3 ou 4 étudiants en PAES afin qu'ils s'interrogent dans les matières nécessitant un apprentissage par-coeur (biologie, histologie…). Un étudiant de 2e année ou 3e année aidera à la mise en place de chaque groupe de sous-colle et en assure le suivi au cours de l’année.
Le tutorat est entièrement géré en collaboration avec les enseignants de l’Université Paris Descartes.

 

Contacts presse
Alice Tschudy - Pierre-Yves Clausse
Université Paris Descartes
01 40 46 18 63 - 01 40 46 17 98
presse@parisdescartes.fr

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 18:15

Cet article est très important pour tous les professionnels de santé, particulièrement les étudiants en médecine en deuxième cycle (DCEM) car fixant pour 5 ans le nombre de postes d'internes dans les spécialités.

 

Arrêté 12 juillet 2010 pour les examens classants nationaux (ECN) et la répartition des internes pour 2010-2011 et les 4 années suivantes. Le nombre d'internes sera 6839 (+653) / 7750 / 7861 / 8039 / 8089. Pour l'Ile-de-France, le nombre est 950 (+40) / 1337 / 1343 / 1381 / 1389.

Les spécialités médicales ont 1204 (+254) / 1363 / 1388 / 1414 / 1421 alors que les spécialités chirurgicales ont 557 (-13) / 636 / 637 / 653 / 643 postes offerts.

Dans la première partie, la médecine générale sera pourvue par 3632 (+299) / 4120 / 4206 / 4318 / 4368; l'anesthésie-réanimation par 318 / 375 / 371 / 380 / 380; la biologie médicale par 86 (+26) / 91 / 88 / 93 / 92; la gynécologie médicale de 24 (-3) / 25 / 24 /25 /24 et l'obstétricale de 177 (+13) / 197 / 195 / 198 / 200; la médecine du travail aura 120 (+15) / 123 / 126 / 128 /130; la pédiatrie de 274 (+21) / 280 / 280 / 281 / 281; la psychiatrie 367 (+17) / 461 / 466 / 470 / 470; la santé publique 80 / 79 /80 / 79 /80.

 

Dans la seconde catégorie, la chirurgie générale a 357 / 409 / 409 /412 / 412; l'ophtalmologie 106 / 112 /115 /117 /116; la radiologie et l'imagerie médicale 166 / 190 / 187 /190 /187; l'oncologie 92 / 119 / 118 / 123 / 125; la cardiologie 139 / 168 / 168 / 171 / 171 et la médecine interne 85 / 100 / 104 /106 /107

 

(en italique, la différence avec l'année dernière)

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:45

Comme la loi 2009-833 du 7 juillet 2009 relative à la première année commune aux études de santé (PAES) l'avait envisagée, il sera possible aux étudiants de filière de santé et aux autres de présenter leur candidature, sous réserve de l'obtention de diplôme, afin de suivre un cursus en santé en deuxième année ou troisième. Voici le texte après celui sur le droit au remords.

 

JORF n°0202 du 1 septembre 2010 page 15943 texte n° 35

ARRETE
Arrêté du 26 juillet 2010 relatif aux modalités d'admission en troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme

NOR: ESRS1016574A


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et la ministre de la santé et des sports,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de l'éducation, notamment l'article L. 631-1 dans sa rédaction résultant de l'article 1er de la loi n° 2009-833 du 7 juillet 2009 portant création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants ;
Vu le décret n° 84-932 du 17 octobre 1984 modifié relatif aux diplômes nationaux de l'enseignement supérieur ;
Vu l'arrêté du 17 juillet 1987 modifié relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ;
Vu l'arrêté du 18 mars 1992 modifié relatif à l'organisation du premier cycle et de la première année du deuxième cycle des études médicales ;
Vu l'arrêté du 27 septembre 1994 modifié relatif aux études en vue du diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire ;
Vu l'arrêté du 28 octobre 2009 relatif à la première année commune aux études de santé ;
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 21 juin 2010,
Arrêtent :

Article 1 En application des dispositions de la loi du 7 juillet 2009 susvisée, les candidats justifiant d'un grade, titre ou diplôme énuméré à l'article 2 du présent arrêté peuvent présenter un dossier de candidature en vue d'une admission en troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme.
Article 2 Les candidats doivent, au plus tard au 1er octobre de l'année considérée :

― soit être titulaires de l'un des diplômes suivants :
― diplôme d'Etat de docteur en médecine ;
― diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ;
― diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire ;
― diplôme d'Etat de sage-femme ;
― diplôme d'Etat de docteur vétérinaire ;
― doctorat ;
― soit être titulaires d'un titre d'ingénieur diplômé ;
― soit être anciens élèves de l'une des écoles normales supérieures ; toutefois, les élèves de ces écoles peuvent demander à s'inscrire s'ils ont accompli deux années d'études et validé une première année de master ;
― soit appartenir au corps des enseignants-chercheurs de l'enseignement supérieur et exercer leurs activités d'enseignement dans une unité de formation et de recherche de médecine, de pharmacie ou d'odontologie.

Article 3 Les candidats doivent déposer avant le 31 mars de chaque année, auprès de l'unité de formation et de recherche médicale, odontologique ou pharmaceutique ou de la structure dispensant la formation de sage-femme où ils souhaitent faire leurs études, un dossier comportant les pièces suivantes :

― copie de leur pièce d'identité ;
― curriculum vitae détaillé à partir de l'année d'obtention du baccalauréat ;
― copie du (des) diplôme(s) obtenu(s) ;
― pour les enseignants-chercheurs, copie de l'arrêté de nomination ;
― pour les élèves et anciens élèves des écoles normales supérieures, un document attestant de leur qualité d'élève fonctionnaire stagiaire ;
― liste des titres et travaux scientifiques, avec éventuellement les tirés à part des travaux les plus significatifs ;
― lettre de motivation précisant notamment les raisons de leur candidature et indiquant l'unité de formation et de recherche de l'université ou la structure dispensant la formation de sage-femme dans laquelle ils souhaitent être affectés.
Toutefois, les candidats qui estiment qu'ils seront en mesure de justifier, au 1er octobre de l'année considérée, de la possession de l'un des titres ou diplômes figurant à l'article 2 du présent arrêté peuvent présenter une attestation émanant de leur établissement d'origine précisant la date à laquelle ce titre ou diplôme pourra, le cas échéant, leur être délivré.
Au titre d'une année donnée, le candidat ne peut postuler qu'en vue d'une seule filière. Le dossier de candidature ne peut être déposé que dans une seule unité de formation et de recherche ou structure de formation.
Nul ne peut bénéficier plus de deux fois des dispositions du présent arrêté.
Les candidats ayant pris deux inscriptions en première année du premier cycle des études médicales ou pharmaceutiques ou en première année commune aux études de santé sont autorisés à se présenter une seule fois dans le cadre de cette procédure.

Article 4 La procédure se déroule dans des universités désignées par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur ; cet arrêté précise la liste des établissements relevant de chaque centre d'examen auquel sont transmis les dossiers des candidats.

Un arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé fixe, chaque année, le nombre de places affecté à chaque filière et les répartit entre ces centres d'examen.
Le jury d'admission en troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, désigné par le président de l'université centre d'examen, comprend :
― un directeur d'unité de formation et de recherche de médecine ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche d'odontologie ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche de pharmacie ;
― un directeur d'une structure dispensant la formation de sage-femme ;
― trois professeurs des universités et trois maîtres de conférences des universités relevant du groupe des disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques du Conseil national des universités, dont trois au moins ayant la qualité de praticien hospitalier ;
― deux sages-femmes enseignantes.

Article 5 Après examen des dossiers de candidature, chaque jury retient un nombre de candidats au plus égal au double du nombre de places fixé, pour chaque filière, par l'arrêté mentionné à l'article 4 du présent arrêté.

Ces candidats sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury.
Suite à ces entretiens, le jury établit la liste des admis, dont le nombre ne peut dépasser celui fixé par l'arrêté précité. Cette liste est communiquée aux universités relevant du centre d'examen, qui notifient les résultats aux candidats.
Le directeur de l'unité de formation et de recherche ou de la structure d'affectation indique au candidat les enseignements complémentaires qu'il doit suivre afin de favoriser la poursuite des études.
Les candidats admis qui n'auraient pas fourni avant le 31 mars la copie de l'un des titres ou diplômes mentionnés à l'article 2 ci-dessus doivent fournir ce document au plus tard le 1er octobre de l'année considérée, sous peine de perdre le bénéfice de leur admission.

Article 6 Les dispositions du présent arrêté sont applicables à compter de la procédure organisée au titre de l'année 2011.
Article 7 Les candidats ayant épuisé les possibilités de candidature prévues par l'arrêté du 26 mars 1993 relatif aux modalités d'admission en première année de deuxième cycle des études médicales, odontologiques ou pharmaceutiques des candidats n'ayant pas effectué le premier cycle correspondant ne peuvent déposer un dossier qu'en vue d'une admission en études de sage-femme, dans le respect des dispositions prévues aux onzième et douzième alinéas de l'article 3 du présent arrêté.
Article 8 L'arrêté du 26 mars 1993 relatif aux modalités d'admission en première année de deuxième cycle des études médicales, odontologiques ou pharmaceutiques des candidats n'ayant pas effectué le premier cycle correspondant est abrogé.
Article 9 Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle et la directrice générale de l'offre de soins sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 26 juillet 2010.


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle,
P. Hetzel

La ministre de la santé et des sports,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale de l'offre de soins,
A. Podeur

 

 

 

JORF n°0202 du 1 septembre 2010 page 15944 texte n° 36

ARRETE
Arrêté du 26 juillet 2010 relatif aux modalités d'admission en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme

NOR: ESRS1016583A


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et la ministre de la santé et des sports
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de l'éducation, notamment l'article L. 631-1 dans sa rédaction résultant de l'article 1er de la loi n° 2009-833 du 7 juillet 2009 portant création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants ;
Vu le décret n° 84-932 du 17 octobre 1984 modifié relatif aux diplômes nationaux de l'enseignement supérieur ;
Vu l'arrêté du 17 juillet 1987 modifié relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ;
Vu l'arrêté du 18 mars 1992 modifié relatif à l'organisation du premier cycle et de la première année du deuxième cycle des études médicales ;
Vu l'arrêté du 27 septembre 1994 modifié relatif aux études en vue du diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire ;
Vu l'arrêté du 28 octobre 2009 relatif à la première année commune aux études de santé ;
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 21 juin 2010,
Arrêtent :

Article 1 En application des dispositions de la loi du 7 juillet 2009 susvisée, les candidats justifiant d'un grade, titre ou diplôme énuméré à l'article 2 du présent arrêté peuvent présenter un dossier de candidature en vue d'une admission en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme.
Article 2 Les candidats doivent, au plus tard au 1er octobre de l'année considérée :

― soit être titulaires de l'un des diplômes suivants :
― diplôme de master ;
― diplôme des écoles de commerce conférant le grade de master ;
― diplôme des Instituts d'études politiques conférant le grade de master ;
― soit justifier de la validation de deux années d'études ou de 120 crédits européens dans un cursus médical, odontologique, pharmaceutique ou de sage-femme au-delà de la première année.

Article 3 Les candidats doivent déposer avant le 31 mars de chaque année, auprès de l'unité de formation et de recherche médicale, odontologique ou pharmaceutique ou de la structure dispensant la formation de sage-femme où ils souhaitent faire leurs études, un dossier comportant les pièces suivantes :

― copie de leur pièce d'identité ;
― curriculum vitae détaillé à partir de l'année d'obtention du baccalauréat ;
― copie du (des) diplôme(s) obtenu(s) ou attestation justifiant de la validation de deux années d'études ou de 120 crédits européens dans un cursus médical, odontologique, pharmaceutique ou de sage-femme au-delà de la première année ;
― lettre de motivation précisant notamment les raisons de leur candidature et indiquant l'unité de formation et de recherche ou la structure dispensant la formation de sage-femme dans laquelle ils souhaitent être affectés.
Toutefois, les candidats qui estiment qu'ils seront en mesure de remplir, au 1er octobre de l'année considérée, l'une des exigences mentionnées à l'article 2 du présent arrêté, peuvent présenter une attestation émanant de leur établissement d'origine et précisant la date à laquelle ils seront susceptibles de remplir ces conditions.
Au titre d'une année donnée, le candidat ne peut postuler qu'en vue d'une seule filière. Le dossier de candidature ne peut être déposé que dans une seule unité de formation et de recherche ou structure de formation.
Nul ne peut bénéficier plus de deux fois des dispositions du présent arrêté.
Les candidats ayant pris deux inscriptions en première année du premier cycle des études médicales ou pharmaceutiques ou en première année commune aux études de santé sont autorisés à se présenter une seule fois dans le cadre de cette procédure.

Article 4 La procédure se déroule dans des universités désignées par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur ; cet arrêté précise la liste des établissements relevant de chaque centre d'examen auquel sont transmis les dossiers des candidats.

Un arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé fixe, chaque année, le nombre de places affecté à chaque filière et les répartit entre ces centres d'examen.
Le jury d'admission en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, désigné par le président de l'université centre d'examen, comprend :
― un directeur d'unité de formation et de recherche de médecine ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche d'odontologie ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche de pharmacie ;
― un directeur d'une structure dispensant la formation de sages-femmes ;
― trois professeurs des universités et trois maîtres de conférences des universités relevant du groupe des disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques du Conseil national des universités, dont trois au moins ayant la qualité de praticien hospitalier ;
― deux sages-femmes enseignantes.

Article 5 Après examen des dossiers de candidature, chaque jury retient un nombre de candidats au plus égal au double du nombre de places fixé, pour chaque filière, par l'arrêté mentionné à l'article 4 du présent arrêté.

Ces candidats sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury.
Suite à ces entretiens, le jury établit la liste des admis, dont le nombre ne peut dépasser celui fixé par l'arrêté précité. Cette liste est communiquée aux universités relevant du centre d'examen qui notifient les résultats aux candidats.
Le directeur de l'unité de formation et de recherche ou de la structure d'affectation indique au candidat les enseignements complémentaires qu'il doit suivre afin de favoriser la poursuite des études.
Les candidats admis qui n'auraient pas fourni avant le 31 mars la copie de l'un des titres ou diplômes mentionnés à l'article 2 ci-dessus doivent fournir ce document au plus tard le 1er octobre de l'année considérée, sous peine de perdre le bénéfice de leur admission.

Article 6 Les dispositions du présent arrêté sont applicables à compter de la procédure organisée au titre de l'année 2011.
Article 7 Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle et la directrice générale de l'offre de soins sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 26 juillet 2010.


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle,
P. Hetzel

La ministre de la santé et des sports,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale de l'offre de soins,
A. Podeur

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 11:30
Après la publication de la loi 2009-833 du 7 juillet 2009 relative à la première année commune aux études de santé et de l'arrêté du 28 octobre 2009 sur l'organisation, les ministres de tutelle viennent de prendre l'arrêté permettant à des étudiants de changer de filière de santé. Voic le texte
JORF n°0204 du 3 septembre 2010 page 16118 texte n° 36

ARRETE
Arrêté du 26 juillet 2010 relatif aux modalités d'admission en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme des étudiants qui souhaitent exercer leur droit au remords

NOR: ESRS1016568A


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et la ministre de la santé et des sports,
Vu le code de la santé publique ;
Vu le code de l'éducation, notamment l'article L. 631-1 dans sa rédaction résultant de l'article 1er de la loi n° 2009-833 du 7 juillet 2009 portant création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants ;
Vu le décret n° 84-932 du 17 octobre 1984 modifié relatif aux diplômes nationaux de l'enseignement supérieur ;
Vu l'arrêté du 17 juillet 1987 modifié relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie ;
Vu l'arrêté du 18 mars 1992 modifié relatif à l'organisation du premier cycle et de la première année du deuxième cycle des études médicales ;
Vu l'arrêté du 27 septembre 1994 modifié relatif aux études en vue du diplôme d'Etat de docteur en chirurgie dentaire ;
Vu l'arrêté du 28 octobre 2009 relatif à la première année commune aux études de santé ;
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 21 juin 2010,
Arrêtent :

Article 1 En application des dispositions de la loi du 7 juillet 2009 susvisée, les candidats justifiant de la validation d'au moins deux années d'études ou de 120 crédits européens dans la filière choisie à l'issue de la première année des études médicales ou à l'issue de la première année commune aux études de santé et qui regrettent ce choix peuvent être autorisés à se réorienter dans la filière à laquelle ils pouvaient initialement prétendre, à l'issue des épreuves de classement de fin de première année.
Article 2 En vue d'une admission en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, les étudiants visés à l'article 1er du présent arrêté déposent, avant le 31 mars de chaque année, auprès de l'unité de formation et de recherche médicale, odontologique ou pharmaceutique ou de la structure dispensant la formation de sage-femme où ils souhaitent poursuivre leurs études un dossier de candidature comportant :

― copie de leur pièce d'identité ;
― curriculum vitae détaillé à partir de l'année d'obtention du baccalauréat ;
― une attestation de leur université d'origine précisant le choix de filières auquel ils pouvaient prétendre à l'issue des épreuves de classement de fin de première année ;
― une lettre de motivation précisant notamment les raisons de leur candidature et indiquant l'unité de formation et de recherche ou la structure dispensant la formation de sage-femme dans laquelle ils souhaitent être affectés.
Au titre d'une année donnée, un candidat ne peut postuler qu'en vue d'une seule filière. Le dossier de candidature ne peut être déposé que dans une seule unité de formation et de recherche ou structure de formation.
Nul ne peut bénéficier plus de deux fois des dispositions du présent arrêté.

Article 3 La procédure se déroule dans des universités désignées par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur ; cet arrêté précise la liste des établissements relevant de chaque centre d'examen auquel sont transmis les dossiers des candidats.

Un arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé fixe, chaque année, le nombre de places affecté à chaque filière et les répartit entre ces centres d'examen.
Le jury d'admission, désigné par le président de l'université centre d'examen, comprend :
― un directeur d'unité de formation et de recherche de médecine ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche d'odontologie ;
― un directeur d'unité de formation et de recherche de pharmacie ;
― un directeur d'une structure dispensant la formation de sage-femme ;
― un enseignant de chacune des filières.

Article 4 Après examen des dossiers de candidature, chaque jury retient un nombre de candidats au plus égal au double du nombre de places fixé, pour chaque filière, par l'arrêté mentionné à l'article 4 du présent arrêté.

Ces candidats sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury.
Suite à ces entretiens, le jury établit la liste des admis, dont le nombre ne peut dépasser celui fixé par l'arrêté précité. Cette liste est communiquée aux universités relevant du centre d'examen qui notifient les résultats aux candidats.
Les candidats admis doivent fournir, au moment de leur inscription, une attestation de leur établissement d'origine certifiant qu'ils ont validé deux années d'études ou 120 crédits européens au-delà de la première année, dans la filière initialement choisie.

Article 5 Le choix de filière effectué à l'issue de cette procédure est définitif.
Article 6 Les dispositions du présent arrêté sont applicables à compter de la procédure organisée au titre de l'année 2011.
Article 7 Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle et la directrice générale de l'offre de soins sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 26 juillet 2010.


La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle,
P. Hetzel

La ministre de la santé et des sports,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale de l'offre de soins,
A. Podeur

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 07:29

Les Agences Régionales de Santé vont signer, en octobre, pour 4 ans avec le Conseil national de pilotage des ARS des contrat pluriannuels d'objectif et de moyen (CPOM).


Trois priorités sont dégagées avec un total de neuf objectifs:


*Améliorer l'espérance de vie en bonne santé

-Réduire la mortalité prématurée évitable

-Développer la promotion de la santé et de la prévnetion des maladies

-Renforcer l'efficacité du dispositif de veille et de sécurité sanitaire


*Promouvoir l'égalité devant la santé:

-Réduire les inégalités territoriales et sociales.


*Développer un système de santé de qualité, accessible et efficient:

-Améliorer la qualité et l'efficience des soins et des services médico-sociaux,

-Adapter l'offre de soins et les services médico-sociaux aux besoins,

-Optimiser l'organisation de la permanence des soins ambulatoires.

-Maîtriser les dépenses de santé (rétablir durablement l'équilibre financier des établissements publics de santé).

-Développer le parcours de soins et de vie des personnes âgées et des personnes handicapées.


Les CPOM vont être révisés à l'été 2011, pour être en adéquantion avec les Projets régionaux de santé (PRS).

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 20:48

La Commission centrale de l'activité libérale de l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris a remis son rapport 2007, comprenant 22 pages.

 

L'activité libérale est exclusivement permise aux praticiens hospitaliers à temps plein dans le cadre d'un contrat de 5 ans, surveillé par cette commission constituée de 7 membres (3 de la Commission médicale d'Etablissement, 2 du Conseil d'Administration, 1 de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie, 1 de la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Paris et 1 du Conseil de l'ordre des médecins de Paris) en lien avec 22 commission locales, remettant à la CME chaque année un rapport.

De 292 en 2002, il y a eu en 2007 la signature de 336 contrats d'exercice libéral (dont 50 à la Pitié Salpêtrière et 38 à Cochin) dont seulement 22 nouveaux.

La majorité a choisi la quotité de temps maximale, soit 20% de la durée de service hospitalier hebdomadaire (article L6154-2 Code de la Santé Publique)

77% des contrats le sont par des PU-PH, 20% par des PH et 3% par des MCU-PH, majoritairement dans le domaine de la chirurgie (63%) puis de la médecine (26%)


Le montant des titres émis est proche de 2.4 million d'euros.

Depuis le décret 2008-464 du 15 mai 2008, l'assiette de la redevance (pour le prêt des structures) s'établit sur la totalité des honoraires perçus par les praticiens dans le cadre de leur exercice libéral (article D.6154-10-1 CSP)

Le décret n°2008-1060 du 14 octobre 2008 a fixé ces taux, dans les CHU, à 16% pour les consultations et à 25% pour les actes techniques hors imagerie, radiothérapie et médecine nucléaire et biologie.

Même si un nouveau calendrier de l'activité libérale a été mis en place, le bilan est mitigé. des retards, tant des relevés SNIR (Système national inter-régimes) que dans la tenue des commissions locales mettent la commission centrale en difficulté d'exercer sa mission dans les délais. Des rappels ont même été émis et explications demandéesauprès de certaines de ces commissions (Béclère, Beaujon, Cochin - avec un fort différentiel pour 3 praticiens, HEGP, Hôtel Dieu, Lariboisière, Pitié-Salpêtrière, Rothschild - avec une incohérence soulevée pour un praticien sur le volume d'actes, Saint-Louis et Tenon).


Selon le CSP (article R6154-11), les principales missions de la commission sont de vérifier le versement des honoraires, l'affichage des tarifs et que le nombre d'actes réalisés en activité libérale soit inférieur à l'activité public.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 22:10

La 63ème session de l'Assemblée mondiale de la Santé a lieu du 17 au 21 mai à Genève. Les principaux thèmes de santé publique inscrits à l'ordre du jour sont notamment :

Y sera également abordé des questions administratives et financières de l'OMS dont son budget programme.

 

Sur le site de l'OMS, on peut lire:

Le Règlement sanitaire international (RSI) est un instrument juridique international qui a force obligatoire pour 194 pays, notamment pour l'ensemble des États Membres de l'OMS. Il a pour but de prévenir les risques graves pour la santé publique pouvant constituer une menace dans le monde entier, en prenant les mesures qui s'imposent.

Entré en vigueur le 15 juin 2007, il prévoit que les pays notifient à l'OMS certaines flambées de maladies et certains événements de santé publique. Fort de l'expérience unique de l'OMS en matière de surveillance, d'alerte et d'action, le RSI définit les droits et obligations des pays concernant la notification d'événements touchant la santé publique et définit des procédures afin d'assurer la sécurité sanitaire mondiale.

L’évaluation de la riposte mondiale à la pandémie (H1N1) 2009 est menée par le Comité d’examen du Règlement sanitaire international – un comité d’experts possédant un solide bagage de compétences scientifiques et d’expériences pratiques en santé publique. Les membres qui le composent sont des sommités mondiales dans leurs domaines respectifs.


Les objectifs du Millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies sont au nombre de huit et l’ensemble des 191 États Membres des Nations Unies ont convenu de s'efforcer de les atteindre d’ici 2015.
La Déclaration du Millénaire des Nations Unies, signée en septembre 2000, engage les dirigeants du monde entier à combattre la pauvreté, la faim, la maladie, l’analphabétisme, la dégradation de l’environnement et la discrimination à l’encontre des femmes.
Les OMD découlent de cette Déclaration et chacun des objectifs s’accompagne de cibles et d'indicateurs spécifiques.

Les huit objectifs du Millénaire pour le développement sont les suivants:

  • éradiquer l’extrême pauvreté et la faim;
  • assurer l’éducation primaire pour tous;
  • promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes;
  • réduire la mortalité de l'enfant de moins de cinq ans;
  • améliorer la santé maternelle;
  • combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies;
  • assurer un environnement durable;
  • mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Trois de ces huit objectifs et huit des 18 cibles définies sont directement liés à la santé. Certains pays en développement ont accompli des progrès impressionnants dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, des cibles et des indicateurs liés à la santé. Plus nombreux sont ceux qui restent à la traîne. Les progrès sont particulièrement lents en Afrique subsaharienne.


Dans de nombreuses parties du monde, la consommation de boissons alcoolisées est un phénomène courant lors de réunions amicales ou mondaines. La consommation d'alcool n'en risque pas moins d'entraîner des conséquences sanitaires et sociales néfastes car elle engendre ivresse, intoxication et accoutumance.

Outre les maladies chroniques susceptibles de se développer chez ceux qui boivent de grandes quantités d'alcool pendant des années, la consommation d'alcool est aussi associée à une augmentation de risques sanitaires aïgus, notamment de blessures, en particulier lors d'accidents de la route.


Les produits pharmaceutiques –notamment les médicaments– sont un élément fondamental tant de la médecine moderne que de la médecine traditionnelle. Ces produits doivent absolument être sûrs, efficaces, de bonne qualité, et être prescrits et utilisés de manière rationnelle.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:20

Un dernier bulletin de l'AFSSAPS vient de détailler les évènements indésirables liés à la vaccination H1N1

 

A la date du 28 mars 2010, plus de 5,7 millions de sujets ont été vaccinés. Depuis le 21 octobre et jusqu’au 28 mars 2010, plus de 4,1 millions de doses de vaccin PANDEMRIX® ont été administrées, d’abord aux personnels de santé, médico-sociaux et de secours des établissements hospitaliers, à partir du 12 novembre 2009 à certaines catégories de personnes prioritaires dans des centres de vaccination dédiés, puis à partir du 26 novembre dans les établissements scolaires.
Plus de 1,6 millions de doses du vaccin PANENZA
®, disponible depuis le 20 novembre 2009, ont été administrées essentiellement aux femmes enceintes et aux nourrissons (de 6 à 24 mois).
A ce jour, quelques milliers de doses de FOCETRIA
® et de CELVAPAN® ont par ailleurs été administrées.

 

Depuis le 20 janvier 2010, les vaccinations peuvent être réalisées par les médecins-généralistes.

A ce jour, environ 5 800 sujets ont été vaccinés par leurs médecins-traitants.


La répartition par tranche d’âges des 5,7 millions de sujets vaccinés est la suivante :
• 4,5 % concernent des enfants âgés de moins de 24 mois ;
• 14,7 % des enfants d’âge compris entre 2 et 8 ans ;
• 13,9 % des enfants et adolescents d’âge compris entre 9 et 17 ans ;
45,6 % des adultes d’âge compris entre 18 et 60 ans ;
• 21,3 % des sujets âgés de plus de 60 ans.


1 - PANDEMRIX® (vaccin avec adjuvant)
Depuis le début de la vaccination, l’Afssaps a eu connaissance de 3855 cas d’effets indésirables (3054 par les professionnels de santé et 801 par les patients), soit un taux de notification d’environ 9,4 pour 10 000 doses administrées.
Sur les 3855 cas rapportés :
• 84,9 % sont survenus chez des sujets âgés de plus de 18 ans (3273 cas) ;
• 0,3 % chez des nourrissons âgés de 6 à 23 mois (12 cas) ;
• 4,5 % chez des enfants de 24 mois à 9 ans (172 cas) ;
• 10,3 % chez des enfants âgés de 10 à 18 ans (398 cas).
La majorité des cas rapportés (95,3%) était d’intensité bénigne à modérée.

Les réactions au site injection sont de 24.9%, celles neurologiques de 17.8% et allergiques de 5%.

Depuis le 21 octobre 2009, il y a eu 307 cas médicalement significatifs. Il s’agit d’effets indésirables dont l’intensité a entrainé une gêne fonctionnelle et/ou une incapacité temporaire

139 cas graves ont été identifiés chez l'adulte (39.6% de troubles nerveux et 20.1% au site injection) et 36 cas graves chez l'enfant (33.3% au site injection, 22.2% du système nerveux, 8.2% troubles respiratoires)


2 - PANENZA® (vaccin sans adjuvant)
Depuis le début de la vaccination, l’Afssaps a eu connaissance de 549 cas d’effets indésirables (431 par les professionnels de santé et 118 par les patients), soit un taux de notification d’environ 3,4 pour 10 000 doses administrées.
On rappelle que PANENZA
® est recommandé pour la vaccination en première intention notamment des femmes enceintes et des enfants âgés de 6 mois à 9 ans.
Sur les 549 cas rapportés :
• 37,7% sont survenus chez des sujets âgés de plus de 18 ans (207 cas) ;
• 15,7% chez des nourrissons âgés de 6 à 23 mois (86 cas) ;
• 42,4% chez des enfants de 24 mois à 9 ans (233 cas) ;
• 4,2% chez des enfants âgés de 10 à 18 ans (23 cas).
La majorité des cas rapportés (84.2%) était d’intensité bénigne à modérée.
Le système de pharmacovigilance a enregistré 406 cas d’effets indésirables non graves (dont 101 notifiés par les patients) correspondant à un total de 968 effets indésirables survenus dans les heures suivant la vaccination

56 cas ont été jugés médicalement significatifs . Il s’agit de douleurs musculaires avec augmentation des enzymes musculaires, de tics, de laryngite avec fièvre, de pétéchies (hémorragie au niveau cutané), de troubles sensitifs au niveau du bras vacciné

27 cas graves ont été identifiés chez l'adulte et 36 chez l'enfant


3 - CELVAPAN® (vaccin à virion entier, cultivé sur cellule vero, inactivé)
Le total cumulé d'évènements indésirables s'élève à 10 cas.

 

4 - FOCETRIA® (vaccin avec adjuvant)
Le total cumulé est de 14 cas :
• 1 cas de fièvre associée à des nausées, des diarrhées et à une fatigue générale, 2 jours après la vaccination, chez un homme de 57 ans (évolution favorable) ;
• 1 cas de rhinite et conjonctivite, 3 jours après la vaccination, chez une femme de 40 ans (évolution favorable) ;
• 1 cas de bronchite asthmatique, 2 jours après la vaccination, chez un homme de 78 ans sans
antécédent d’asthme (évolution favorable) ;
• 1 cas de frissons et difficultés respiratoires chez une adolescente de 17 ans (évolution favorable).

 

5 - Bilan des cas de syndrome de Guillain-Barré
Depuis le début de la vaccination, 9 cas de syndrome de Guillain-Barré ont été rapportés après vaccination avec PANDEMRIX
® (6 cas) et avec PANENZA® (3 cas).


L’analyse de l’ensemble des signalements portés à la connaissance de l’Afssaps à la date du 28 mars 2010 ne remet pas en cause la balance bénéfice-risque des vaccins grippaux PANDEMRIX®, PANENZA,® CELVAPAN® et FOCETRIA®.
L’Afssaps rappelle que tout événement indésirable observé après l’administration du vaccin peut être dû à une autre cause (antécédents, affections en cours chez le patient). Par conséquent, l’analyse de la causalité nécessite d’avoir toutes les informations disponibles afin de permettre d’évaluer le rôle propre du vaccin lui-même.

 

voir le document intégral.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 19:17

Présidée par le Pr. Jacques MARESCAUX et composée de M. le Pr. Jean-François BACH, Secrétaire Perpétuel de l’Académie des Sciences; Mme Michèle BARZACH, Ancien Ministre - Consultant en Stratégie Santé; M. Jean-Luc BELINGARD, Président laboratoire IPSEN; M. le Pr. Yvon BERLAND, Président de l'Université de la Méditerranée; M. le Pr. Jean-Marie DESMONTS, conseiller au cabinet de la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, Professeur associé Hôpital Bichat-Claude Bernard, Service d’anesthésie et de réanimation chirurgicale; M. le Pr. Alain FISCHER, Chef du Service d'Immunologie & d'Hématologie Pédiatrique, Groupe hospitalier Necker – Enfants malades, Fédération de Pédiatrie; M. le Pr. Bertrand FONTAINE, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Service de Neurologie Génétique; M. le Pr. Thierry FREBOURG, Chef de Service Clinique Génétique, CHU Rouen -Hôpital Charles Nicolle; M. le Pr. Claude GRISCELLI, Fondation Imagine - Institut des Maladies Génétiques; M. Alain HERIAUD, Directeur Général CHU de Bordeaux; M. Eric LABAYE, Directeur Général McKinsey & Company; M. le Pr. Olivier LYON-CAEN, ICM - Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière -CHU Pitié-Salpêtrière; M. le Pr. Serge UZAN, Doyen de la Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie, Hôpital Tenon - Service de Gynécologie Obstétrique, la commission sur les Insititus Hospitalo-Universitaires (IHU) a remis son rapport mardi 6 avril 2010 à Mesdames Valérie PECRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et Roselyne BACHELO-NARQUIN, ministre de la santé et des sports.

850 millions d'euros sont prévus pour le financement de 5 IHU dans le cadre du grand emprunt.

Il est indiqué que « La recherche biomédicale publique en France, au travers notamment des IHU, doit participer de manière active à l’innovation industrielle en accroissant ses liens avec la recherche privée. »

 

Il est précisé que les IHU doivent être en nombre limité (cinq au maximum) et offrir un niveau d’excellence internationale en matière de soins, de recherche et d’enseignement, conçus autour de talents reconnus mondialement et permettre d’attirer les meilleurs spécialistes, s’organiser autour d’un projet scientifique cohérent monothématique, être localisés au sein de centres hospitalo-universitaires, sur un site unique ou un périmètre géographique limité, être désignés après un appel à candidatures compétitif (en une ou deux vagues) conduisant à la sélection rigoureuse, par un jury international, des meilleurs projets dans les secteurs les plus porteurs, disposer d’un statut spécifique permettant d’attirer et de retenir les meilleurs talents internationaux et de simplifier les collaborations entre la recherche et l’industrie pour une durée suffisamment longue, intégrer un objectif de transfert de technologies, ce qui suppose des relations étroites avec les acteurs industriels, inclure un partenariat et donc un cofinancement systématique par le secteur privé, ainsi éventuellement que par les collectivités locales concernées, afin de favoriser le développement de la recherche dite « translationnelle » et partenariale.

 

Les IHU doivent permettre de :

*Disposer en France de centres d’excellence au niveau des toutes meilleures institutions internationales en matière de recherche, de soins et de formation :

Se doter des moyens d’attirer, développer et retenir les meilleurs talents mondiaux et de les rémunérer en conséquence,

Développer des soins et un enseignement de très haut niveau, créer ou favoriser le développement de nouveaux métiers et d’un corps de professionnels d’excellence.

*Stimuler durablement la compétitivité de la France en favorisant le développement de la filière industrielle biomédicale :

En apportant plus de visibilité, de lisibilité et ainsi plus d’attractivité pour les talents et les partenaires,

En irriguant le tissu économique,

En faisant évoluer les cultures pour favoriser les partenariats, notamment public – privé.

*Dynamiser la recherche au-delà du périmètre des IHU, en :

Incitant les efforts de recherche à se structurer autour des centres emblématiques que devront être les IHU,

Favorisant l’émergence et la diffusion d’une culture nouvelle adaptée à de nouveaux modes opératoires.

 

Les IHU concentreront une masse critique de talents (> ~100 chercheurs, ingénieurs et enseignants chercheurs publics et privés mais dont la majorité feront partie d’une équipe labélisée par un(e) université/EPST/EPIC et > ~200 personnels médicaux et paramédicaux) sur un site unique de l’ensemble des compétences qui sont au coeur de l’IHU, une masse critique de patients dans la thématique proposée et une prise en charge du patient en cohérence avec le projet scientifique, où seront impliqués significativement des cliniciens, en favorisant leur participation aux activités de recherche translationnelle ou clinique et Viser l’excellence mondiale en matière de recherche, mais également d’enseignement et de soins.

 

Sous le statut de Fondation de Coopération Scientifique, l'IHU aura

*un Comité de Direction restreint qui comprendra :

le Directeur de l’IHU qui devra être une personnalité charismatique reconnue dans le monde de la santé et de la recherche, ayant la capacité à fédérer

largement et disposant des qualités managériales nécessaires, avec une véritable responsabilité stratégique, financière et managériale sur le projet de l’IHU et sa mise en oeuvre, et avec une équipe administrative adéquate.

un Directeur médical, qui peut être le chef de pôle,

un Directeur Scientifique en charge de la recherche et de l’enseignement,

et éventuellement un Directeur en charge de la valorisation.

et sera responsable notamment de la stratégie de l’IHU et des orientations scientifiques, la gestion opérationnelle des structures et des personnels qui lui sont spécifiques, la valorisation de la recherche faite au sein de l’IHU ; a ce titre, l’IHU devra se doter de la capacité à valoriser sa recherche n’impliquant pas de créer sa propre structure, La levée de fonds pour financer l’IHU.

*un Conseil d’Administration sera constitué du Président de l’Université, du DG du CHU, président CME, du Doyen, d’un représentant des EPST et de personnalités qualifiées en nombre au moins égal aux représentants institutionnels d'où sera élu le président

 

La sélection des 5 IHU se fera par un jury international et indépendant selon des critères

*Caractère cohérent et original du projet et de la thématique scientifique, clinique et d’enseignement à un horizon de 5 ans :

Qualité du projet scientifique et de son plan de mise en oeuvre (et compétitivité en regard des références internationales sur la thématique proposée) :

Pertinence, excellence et cohérence thématique du programme de recherche, dûment documenté avec un effort d’intégration de la recherche fondamentale à la recherche clinique ainsi qu’un effort d’interdisciplinarité,

Cohérence du projet proposé avec la stratégie hospitalouniversitaire du site,

Stratégie de partenariats clairement explicitée avec l’ensemble des partenaires publics et privés : modalités précises du partenariat proposé et démonstration du niveau d’implication du partenaire,

Description détaillée des plateformes adaptées au projet scientifique.

*Notoriété internationale des équipes :

Profil des chercheurs, enseignants-chercheurs et cliniciens,

Analyse de la bibliométrie,

Prix obtenus et brevets déposés sur les 10 dernières années,

Invitation à des conférences de prestige au niveau international,

Toute autre compétence témoignant d’une reconnaissance internationale.

*Solidité des structures de valorisation d’appui à l’IHU et capacité démontrée au transfert de technologies.

*Capacité à dispenser un enseignement rivalisant avec les meilleurs mondiaux, et notamment imaginer des métiers nouveaux nés du fruit de la recherche translationnelle et proposer des cursus originaux.

*Capacité à développer la formation à et par la recherche des acteurs du monde de la santé.

*Capacité à attirer les meilleurs talents mondiaux par la mise à disposition d’un environnement et d’une plateforme de qualité exceptionnels, et masse critique de chercheurs et cliniciens (> ~100 chercheurs, ingénieurs et enseignants chercheurs publics et privés mais dont la majorité feront partie d’une équipe labélisée par un EPST/EPIC et > ~200 personnels médicaux et paramédicaux).

Solidité et flexibilité de la gouvernance et de l’organisation proposées :

*Mise en place des structures et processus de gouvernance préconisés :

Statut de Fondation de Coopération Scientifique,

Existence et composition d’un Comité de Direction restreint (3 à 4 membres),

Statuts permettant de doter l’IHU de la flexibilité nécessaire, notamment en termes de délégation de gestion au Comité de Direction,

Le Directeur de l’IHU et le Comité de Direction doivent avoir une véritable responsabilité stratégique, financière et managériale sur le projet de l’IHU et sa mise en oeuvre, y compris en ce qui concerne la signature d’accords de partenariats,

Existence du règlement intérieur définissant en particulier sur les modalités de désignation et de renouvellement du Directeur et du Comité de Direction,

Existence et composition d’un Conseil d’Administration,

Existence et composition d’un Conseil Scientifique international, permettant d’apporter un support efficace au Comité de Direction dans l’orientation du projet scientifique et de s’assurer de son caractère original,

Le périmètre clinique coeur pour l’IHU sera aligné avec un pôle hospitalo-universitaire du CHU, en adaptant si nécessaire l’organisation des pôles au sein du CHU.

*Clarté documentée des relations établies avec les principaux partenaires, notamment :

Université,

Hôpital, et en particulier clarté du périmètre clinique/ alignement avec un pôle hospitalo-universitaire,

EPST-EPIC et Alliances.

*Solidité du plan de développement :

Détail et pertinence de l’utilisation prévue des financements,

Equilibre du plan de financement et de valorisation,

Progrès attendus dans les pratiques médicales,

Capacité à attirer des financements privés ou venant des collectivités territoriales.

 

En savoir plus: http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/99/2/Rapport_Final_Commission_IHU_141992.pdf

et discours de Mme PECRESSE: http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2010/99/0/discours-rapport_Marescaux_IHU_141990.pdf

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:57

L'Observatoire pour la sécurité des médecins a rendu son rapport sur le recensement national des incidents sur l'année 2009 sur les 199 736 médecins inscrits, réalisé par IPSOS.

512 fiches de déclarations d'incidents ont été émises sur l'année 2009. Ce nombre est au même niveau que celui de 2006 (518) et 2008 (588) avec toujours plus d'incidents au premier semestre (328) versus 184 au second semestre.

 

Le palmarès de tête reste malheureusement depuis 2007 la Seine-Saint-denis (54), le Val d'Oise (31) et l'Isère, ex aequo avec la Seine-Maritime (26). Seuls 9 départements ne voient aucun incident.

 

Pour 62% des déclarations, elles ont lieu sur des médecins généralistes alors qu'ils représentent 48% de la profession.

Les spécialistes les plus touchés sont les ophtalmologues (7%) puis cette année la médecine du travail (3%) ex aequo avec les psychiatres, les dermatologues et les gynécologue-obstétriciens.

 

En parallèle de la population médicale qui se compose de 61% d'hommes, les incidents ont lieu sur 63% d'hommes.

 

43% des incidents ont lieu en milieu urbain en centre ville et 33% en banlieue, ce qui ets confirmé depuis les 6 dernières années alors que 16% ont lieu dans le milieu rural.

 

Les violences verbales constituent 54% des incidents, autant chez les hommes que chez les femmes. 25% sont des vols. Les violences physiques constituent 17% chez les hommes et 12% chez les femmes. dans 6 à 8%, il s'agit de menaces ou lettres anonymes. Les plus grandes augmentations concernent les agressions verbales entre le patient et le médecin (passant de 24% en 2003 à 38% en 2009) et celles d'un accompagnant du patient avec le médecin (de 8% en 2003 à 12% en 2009)

 

Souvent, les incidents sont déclarés sans motif (25%) ou à cause d'un temps jugé excessif (11%). le refus de payer constitue tout de même 4% des causes d'incident.

 

Les incidents se déroulent dans 59% des cas dans les cabinets de ville puis dans 11% des cas dans un autre lieu que le cabinet médical.

 

Des interruptions de travail sont délivrés dans 10% des incidents avec 3% supérieur à 8 jours et 5% entre 3 et 8 jours. Ces chiffres, même en constante augmentation, n'entrainent des dépôts de plainte par les médecins que dans 35% des cas.

Voir le document intégral.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 10:21

La médecine générale recrute des maîtres de stage


Telle était l'objet de la conférence de presse qui s'est tenue le mardi 30 mars 2010 au ministère de la santé avec Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports, M. Michel Mercier, ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire, Pierre-Louis Druais, Président du Collège national des généralistes enseignants et Bastien Ballouet, président d' Intersyndicale Nationale Autonome Représentative des internes en médecine générale (ISNAR-IMG)


La ministre de la santé et des sports, a déclaré que l'un de ses objectifs prioritaires est la reconnaissance de la médecine générale, dernièrement réaffirmée à Lille devant MG France. Elle souligne en cela la loi HPST (et son article 47) qui dispose pour 2009-2010 et pendant 4 ans de la création de 20 Professeur des Universités (PU), 30 Maître de Conférence des Universités (MCU) et 50 Chefs de cliniques des universités (CCU), tous en médecine générale et rappelle que 3591 médecins généralistes, agréés par les DRASS, reçoivent des étudiants en stage (45 jours pour les étudiants de second cycle et 6 mois pour les internes) permettant une qualité de formation et une attractivité de cette spécialité. Les maîtres de stage sont indemnisés 600 euros par mois ainsi qu'une indemnité pour formation de 330 euros par jour dans la limite de 2 jours, représentant au total un budget de 19 590 000 euros). La spécificité de la médecine générale passe par l'enseignement dans un cabinet. Elle annonce un programme hospitalier de recherche clinique avec un axe sur la médecine générale et un budget de 400 000 euros pour la formation des maîtres de stage Les financements des maisons de santé pluridisciplinaires sont inclus dans le Fonds d'Intervention de la Qualité des Soins de Ville.


Le ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire commence par indiquer que les territoires ruraux sont souvent démunis en offre de soins. Il faut donc insister sur la promotion de la fonction de maître de stage et l'installation dans les zones sous-dotées – qui sont majoritairement en zone rurale. Il déclare que le lieu de stage peut avoir une importance dans le lieu d'installation. Des mesures sont donc prises pour développer les maîtres de stage dans le cadre des maisons de santé (250 sur 3 ans) avec des internats ruraux pour pouvoir les loger convenablement. Il souligne les services essentiels du quotidien notamment de transports, de logements meublés et équipés de services indispensables (Wifi) à des tarifs attractifs


On retiendra du discours de M. Pierre-Louis Druais qu'au terme de médecin généraliste agréé, il préfère le terme d' enseignant clinicien ambulatoire. Avec le numerus clausus qui a augmenté, il indique que ce sont deux fois plus d'internes à former et trois et demi de généralistes. Il souhaite que le stage auprès de généraliste soit l'occasion d'un recrutement de médecin généraliste pérenne et de qualité, d'une analyse de pratiques. Il émet le statut universitaire de maître de stage avec la revalorisation des indemnités pédagogiques et l'obligation de formation desdits maîtres de stage.


Le dernier intervenant a souligné que les missions du médecin généralistes sont complexes et nombreuses. L'enjeu du stage auprès d'un omnipraticien doit permettre de donner à l'interne un repère clair. Il évoque le lancement effectué dès le 24 septembre 2008 d'une campagne de mobilisation pour la recherche de maîtres de stage en médecine générales représentant un fauteuil VACANT.


Concernant la filière universitaire de médecine générale, on remarque un nombre d'internes dans cette spécialité en constante augmentation (de 1232 en 2004 à 3675 en 2010 et 5133 prévus en 2012). 48 postes de CCUMG ont été créés entre 2007 et 2010. L'arrêté du 18 août 2009 a ouvert 10 emplois de PU en médecine générale pour 2009/2010 qui porte l'effectif en France à 76 professeurs associés, 10 PU intégrés et 81 MCU associés.

Sur la démographie médicale, il est à souligner que en 15 ans, le nombre de médecins a faiblement évolué avec notamment entre 1995 et 2009 +0,9% pour les médecins généralistes libéral (+13,2% pour les spécialistes) et +39,1% pour ceux salariés (+19,1% pour les spécialistes) marqué par le fait que 66% des médecins ont moins de 55 ans, notamment en médecine du travail, médecine interne et psychiatrie. Un constat est également celui d'un diplômé sur deux en médecine générale qui exerce la médecine générale de premier recours avec une densité médicale passant de 327 à 292 médecins pour 100 000 habitants entre 2006 et 2030. Actuellement, par exemple, la densité de pédiatre est de 1 à 29 selon les territoires (pour les minima: Lozère – 3 pour 100 000, Haute-Loire et les Deux-Sèvres; pour la maxima: Paris – 73 pour 100 000, les Hauts-de-Seine, les Alpes-Maritimes et la Haute-Garonne) contre 1 à 9 en 1999.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:42
Au cours d'un déplacement hier à l'hôpital Necker Enfants Malades (AP-HP), la ministre de la santé et des sports, Roselyne BACHELOT-NARQUIN a dévoilé 344 projets pour moderniser les structures pour 1,85 milliards d'euros, nouvelle tranche du «plan hôpital 2012» lancé en 2007 prévoyant d'investir 10 milliards d'euros sur cinq ans dans la modernisation des structures hospitalières. Ces projets visent «avant tout l'amélioration de la prise en charge des patients».

Les hôpitaux suivants vont être reconstruits: celui de Belfort-Montbéliard, de Calais, de Troyes, le centre de lutte contre le cancer d'Angers et de gérontologie de Blois.

L'hôpital Necker visité hier va bénéficier de 183 millions pour réaliser un pôle mère-enfants, alors L'hôpital Henri Mondor de Créteil aura un versement de 30 millions pour la création d'un service de réanimation néonatale.

169 millions (dont 93 de l'État) vont permettre qu'à la Martinique le CHU de Fort-de-France et le CHU Louis Domergue de la Trinité, le CH de Basse-Terre en Guadeloupe répondent aux normes antisismiques. «Cet axe prend une acuité particulière au vu des événements dramatiques qui se sont produits il y a un mois en Haïti», a souligné la ministre de la Santé.


Pour 85 % des investissements validés depuis 2007, il s'agit d'immobilier : rénovations de bâtiments (CH d'Avignon pour risque d'inondation, CHU de Caen et Clermont-Ferrand pour désamiantage) ou regroupements d'établissements (la création du pôle de santé Orléanais par regroupement de plusieurs cliniques et réduction du plateau technique ; le rapprochement du centre de lutte contre le cancer d’Angers avec le CHU ; la création du plateau technique unique du bassin houiller par regroupement de sept établissements ; la restructuration du site Hautepierre de Strasbourg s’adossant au rapprochement du CLCC Paul Strauss et des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg). Les établissements de santé porteurs de projets validés sont dans 31% des cas des cliniques privées, 16 % des cas des établissements santé privés à but non lucratif et 53 % des cas des établissements de santé publics.. 83 opérations immobilières (52%) sont d’un montant inférieur à 10M€ et 9 opérations dépassent 100M d’euros. Au sein des établissements publics, les centres hospitaliers sont prépondérants avec une part de 68,5% des opérations, et 75% des volumes d’investissements.

Pour 15 % restants, d'accélération du niveau d'investissements informatiques hospitaliers.

Seuls 735 dossiers, sur les plus de 2000 présentés, ont été retenus au terme de cette première étape.

Le comité national de validation a été amené à analyser l’ensemble de ces dossiers présélectionnés après expertise de la Mission d’Appui à l’Investissement Hospitalier (MAINH) et de l’Agence Nationale d’Appui à la Performance Hospitalière (ANAPH) : 640 opérations ont été retenues au terme de cette deuxième étape.

 

 

Voici le discours de Roselyne BACHELOT-NARQUIN prononcé:

Mesdames les ministres, chère Valérie Pécresse, chère Chantal Jouanno,

Monsieur le président de la fédération hospitalière de France (FHF), cher Jean Leonetti,

Monsieur le président du conseil régional, cher Jean-Paul Huchon,

Monsieur le responsable préfigurateur de l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, cher Claude Evin,

Cher Olivier Bogillot,


Mesdames, Messieurs,

La santé – et c’est bien normal – est une préoccupation majeure de nos concitoyens et l’une des priorités du Gouvernement.

Dans notre paysage sanitaire, l’hôpital joue un rôle majeur, et tous nous y sommes très attachés.

C’est pourquoi nous voulons lui donner les moyens de fonctionner durablement, pour mieux répondre aux attentes et aux besoins des patients.

Cela passe par une politique ambitieuse en matière d’investissements hospitaliers.

En cela, le plan Hôpital 2012 est résolument tourné vers la modernisation du paysage hospitalier français.


**********

Lancé dès le mois de juin 2007, le plan Hôpital 2012 s’inscrit dans la continuité du volet investissement du plan Hôpital 2007. Je me réjouis de pouvoir en dresser un bilan global, aujourd’hui, à l’hôpital Necker, qui est un très bel exemple de la politique efficace et efficiente que nous devons mener partout dans nos territoires, pour garantir à tous nos concitoyens un accès à des soins de qualité, en toute sécurité.

Avant de vous présenter plus en détail les objectifs précis assignés au plan Hôpital 2012, je voudrais revenir en quelques mots sur la méthodologie du processus particulièrement sélectif que nous avons retenu.

Le plan Hôpital 2012 est financé sur des fonds de l’Assurance maladie : les modalités de choix des projets se devaient donc d’être exemplaires.

Fondée sur deux niveaux d’instruction – l’un régional, l’autre national –, la procédure de sélection permet de prendre en compte les problématiques locales dans le respect d’un cadre national général garant d’une juste répartition des aides et de la sélection des meilleurs projets.

Pour tenir compte d’un degré de maturité des projets différents et pour laisser le temps nécessaire aux porteurs de projets, le plan, a été structuré en deux tranches successives.

Je souhaite aujourd’hui faire le bilan de la première tranche, qui vient de se clore.

J’ai signé il y a quelques jours les lettres de notification aux directeurs des agences régionales de l’hospitalisation précisant les montants d’accompagnement des opérations ayant fait l’objet d’une validation nationale.

L’instruction a porté, dans un premier temps, sur la sélection régionale des projets par les agences régionales de l’hospitalisation. Plus de 2.000 dossiers relatifs à des projets immobiliers et informatiques ont été présentés par les établissements, ce qui est un chiffre impressionnant et rassurant quant au dynamisme des établissements porteurs de tous ces projets.

735 dossiers, soit près d’un tiers des dossiers présentés, ont ensuite été analysés par le comité national. Ce chiffre illustre le degré d’exigence qui a été celui des agences régionales de l’hospitalisation et des services du ministère, notamment de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins.

Après expertise de l’agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), 640 opérations ont été finalement retenues.

Certains dossiers n’ont pu être validés lors de leur examen en comité national et ont été reportés à un examen ultérieur, afin d’améliorer le projet présenté ou de garantir l’équilibre financier de l’opération. Cette procédure a permis des améliorations significatives, portant le plus souvent sur le dimensionnement capacitaire, les superficies, le retour sur investissement et le développement des complémentarités nécessaires.

Si la sélection a été aussi drastique et l’instruction poussée autant que nécessaire, c’est que nous voulions nous assurer que les projets répondent tous aux objectifs et aux critères que nous avions fixés au plan Hôpital 2012.

Ce dernier entend remplir cinq objectifs distincts, sur lesquels je voudrais revenir à présent.


**********

Le premier de ces objectifs, c’est de maintenir un haut niveau d’investissement.

Pour ce faire, le plan prévoit un effort de 10 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans, ce qui est considérable. Ce montant constitue un effort supplémentaire qui s’ajoute aux investissements courants.

Cinq milliards seront aidés par l’Etat en aides directes de l’Assurance maladie. Cette aide est assurée d’une part sous la forme d’une subvention d’investissement versée par le fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés (1,2 milliard d’euros), et d’autre part sous la forme d’une aide en fonctionnement couvrant le coût du recours à l’emprunt (3,8 milliards d’euros).

Ce financement par l’Assurance maladie est complété, à hauteur de 2 milliards d’euros, par les prêts à taux préférentiels de la caisse des dépôts et consignations.

Ce dispositif permettra donc de maintenir, sur la période 2008-2012, un niveau comparable à celui du plan précédent.

Au terme de la première tranche, le niveau des investissements validés s’élève à 4,575 milliards d’euros, dont 2,202 milliards d’aides.

A ceci s’ajoutent les investissements validés au titre des mises aux normes exceptionnelles, qui sont encore provisoirement estimés à 910 millions d’euros.

Les investissements immobiliers représentent 85% des opérations validées, et les systèmes d’information hospitaliers 15 %.

Je veux le souligner, parce que c’est essentiel : les aides concernent tous les établissements de santé, publics et privés.

Les établissements publics sont certes dominants tant en nombre de projets qu’en montants d’investissements (80%), mais le secteur privé à but lucratif ou non lucratif a lui aussi été largement aidé.


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Le deuxième objectif du plan Hôpital 2012, c’est de moderniser notre offre de soins et de soutenir la mise en œuvre des schémas régionaux d’organisation de soins (SROS).

Accompagner les recompositions hospitalières, les regroupements de plateaux techniques, les partenariats entre établissementspublics et privés et les recompositions internes, comme ici avec le projet mère-enfant Laennec ; finaliser la modernisation des sites d’accueil des urgences et des SAMU : telles sont les priorités de ce plan.

Avant d’être des opérations immobilières ou architecturales, ces opérations répondent avant tout à une logique médicale.

Elles reposent sur des projets d’établissements adoptés, et notamment des projets médicaux, et mettent en place une organisation des soins permettant d’améliorer la prise en charge des patients et la qualité du service rendu.

Au titre de la première tranche du plan Hôpital 2012, ce ne sont pas moins de 160 opérations immobilières qui ont été retenues, pour un montant d’aide de 1,852 milliard d’euros.


**********

Le troisième objectif de ce plan, c’est de soutenir les opérations répondant aux critères d’efficience.

Car il ne s’agit pas de construire pour construire, mais de garantir, notamment pour les gestionnaires futurs, la soutenabilité et la viabilité économique et financière de ces opérations immobilières dans le temps.

A cet égard, celles-ci doivent satisfaire aux critères d’efficience dans les domaines sociaux, de sécurité, de qualité environnementale et d’organisation des soins.

De la même manière, sur le plan financier, tout projet doit intégrer la recherche de l’efficience par la mobilisation de ressources propres et par une programmation budgétaire réaliste et cohérente avec les enjeux d’équilibre financier d’exploitation, notamment à moyen et long terme.


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Quatrième objectif : le développement des systèmes d’information hospitaliers.

L’accélération de la mise en œuvre des systèmes d’information, orientés vers l’informatisation des processus de soins, constitue un axe fort du plan. A ce stade, ce sont 500 opérations relatives aux systèmes d’information qui ont été validées. 15% du montant des enveloppes régionales est réservé pour accélérer la mise à niveau des investissements informatiques hospitaliers.

Cela équivaut à un montant d’investissement de 692 millions d’euros et 350 millions d’euros d’aide, essentiellement centrés sur le cœur de métier de l’hôpital : le soin.

J’ai souhaité qu’une part importante des projets et des financements (72%) soit consacrée à la production de soins : dossier médical, dossier de soins, circuit du médicament.

L’informatisation des fonctions médico-techniques représente 15% des investissements pour satisfaire des projets tels que l’informatisation des systèmes de gestion de laboratoire, l’informatisation des plateaux techniques d’imagerie, l’informatisation des blocs opératoires et des urgences.

Chacun l’aura bien compris : la logique de regroupement des projets et de la mutualisation a été largement encouragée par le volet système d’information du plan Hôpital 2012. A ce jour, plus de la moitié des projets sont mutualisés, au moins à un stade de leur déroulement.

Elle prend la forme soit de projets de territoires avec une gestion commune organisée dans le cadre d’un groupement de coopération sanitaire, soit de rapprochements entre établissements autour de solutions ou d’infrastructures informatiques communes.


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Enfin, dernier objectif : le plan entend assurer les mises aux normes de sécurité à caractère exceptionnel. Cet axe prend une acuité particulière au vu des événements dramatiques qui se sont produits il y a un mois en Haïti.

Cette mesure cible en particulier les travaux qui, par leur ampleur, dépassent la capacité normale de financement des établissements de santé, comme les mises aux normes antisismiques à la Martinique et à la Guadeloupe, ainsi que les opérations majeures de désamiantage. Une enveloppe spécifique est réservée au financement de ces opérations.

J’ai d’ores et déjà confirmé un montant d’aide de 93 millions d’euros pour la reconstruction du plateau technique du CHU de Fort-de-France et la mise aux normes antisismiques.

S’agissant de la Guadeloupe, une aide de plus de 10 millions d’euros a été accordée afin de procéder à la reconstruction complète du centre hospitalier de Basse Terre.


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Vous le voyez, c’est donc bien une politique résolument ambitieuse que j’entends mener pour moderniser notre hôpital et améliorer la qualité du service rendu aux patients.

Si le plan Hôpital 2012 participe d’une logique d’aménagement du territoire, que nous ne perdons jamais de vue, si la dimension de relance de l’économie par le soutien à l’investissement a également été prise en compte, la raison d’être du plan Hôpital 2012, est avant tout l’amélioration de la prise en charge des patients.

Je sais que les attentes de la part des différents acteurs sont encore importantes malgré le très important effort de rattrapage permis par les plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012.

C’est la raison pour laquelle je vous confirme aujourd’hui l’ouverture de la deuxième tranche du plan dans les prochains mois. Cette deuxième tranche permettra d’accompagner un très grand nombre de nouveaux projets qui viendront parfaire la mise à niveau du parc immobilier et des équipements en systèmes d’information.

Je souhaite que tous nos établissements de santé, partout dans nos territoires, puissent mobiliser leurs ressources pour construire notre système de santé de demain, plus solidaire et plus durable.

Je vous remercie.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 18:22
C'est aujourd'hui
que commence la 23ème édition du Téléthon,

parrainée par Daniel Auteuil, 

avec comme ambassadeurs,
Céleste et Léandre

animée pendant 30 heures
par Sophie Davant et Nagui,

les 4 et 5 décembre 2009.

Le montant récolté de l'an dernier est de 104 911 383 euros.
Le compteur affichait en fin d'émission 95 200 125 euros

Pour permettre à la recherche de travailler de manière optimale et trouver un traitement,
 un seul mot: donnez
(vous pouvez déduire vos dons de vos impôts à hauteur de 66%)

*par téléphone 36 37

*par internet
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 07:40

L'institut de veille sanitaire (InVS) signale 11 nouveaux décès liés à la grippe A (H1N1) 2009 en France métropolitaine. Il s'agit d'un nouveau bilan depuis la publication du bulletin épidémiologique du 12 novembre 2009.
Parmi ces 11 nouveaux décès, 10 personnes présentaient un ou plusieurs facteur(s) de risques vis-à-vis de cette nouvelle forme de grippe*. Il s’agissait de 7 femmes et 4 hommes.
Au total, 43 décès ont été attribués à la grippe A (H1N1) 2009 en France métropolitaine depuis le début de l’épidémie (32 personnes de 15 à 64 ans ; 5 enfants dont 3 nourrissons de moins d’un an ; 6 personnes de plus de 65 ans). Sur ces 43 cas, 3 ne présentaient aucun facteur de risques.

L’InVS précise que ce bilan englobe l’ensemble des décès notifiés (cas confirmés et cas probables1).

* Cf. liste des 20 facteurs de risques figurant sur le site de l’InVS :
http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/docs_professionnels/fiche_signalement_cas_hospitalises_101109.pdf


1. Cas probable : forme clinique grave sans autre étiologie identifiée, dont le tableau clinique et l’ensemble des renseignements fournis au médecin évoquent le diagnostic de grippe même si la confirmation biologique n’a pu être obtenue.

Contacts presse
Selon les Groupes régionaux d’Observation de la Grippe (GROG), 410 000 cas de grippe A (H1N1) ont été diagnostiqués la semaine dernière. Au niveau régional, dix-sept régions avaient dépassé ce seuil la semaine dernière contre treize la semaine d’avant. La région Nord-Pas-de-Calais est la plus touchée (912 cas pour 100 000 habitants) puis le Limousin (739), Midi-Pyrénées (586), Centre (381), Haute-Normandie (369), Languedoc-Roussillon (359), Rhône-Alpes (343), Ile-de-France (330) et Basse-Normandie (305).

Isabelle Tréma 01 41 79 68 64 / 06 64 68 02 70 (i.trema@invs.sante.fr)
Corinne Le Ny-Gigon 01 41 79 68 66 / 06 60 33 04 77 (
c.leny-gigon@invs.sante.fr)
Laetitia Gouffé-Benadiba 01 41 79 67 08 / 06 64 66 17 30 (
l.benadiba@invs.sante.fr)
Gabrielle Issaverdens 01 41 79 67 79 / 06 19 02 50 94 (
g.issaverdens@invs.sante.fr)


Si le seuil épidémique est de 145 cas pour 100 000 personnes, l'incidence relevée cette semaine laisse apparaître 351 cas pour 100 000 avec 221 000 nouveaux cas.


Selon les médecins du réseau Sentinelles, « les tableaux cliniques rapportés ne présentaient pas de signe particulier de gravité (taux d’hospitalisation des cas rapportés de 1,1%). »


Cf article précédent sur le schéma de vaccination et sur l'autorisation de 2 vaccins , le discours de la ministre de la santé et des sports, qui s'est faite vaccinée recommandant à chacun d'en faire autant
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 14:57

En relation avec la pandémie et les cas recensés en France, la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot-narquin, s'est exprimé le 6 novembre 2009 :

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé et des sports recommande fortement la vaccination contre le virus A(H1N1). Elle maintient, à ce stade, un schéma vaccinal à deux injections pour l’ensemble de la population

La question du schéma vaccinal à une ou deux injections pour la vaccination contre le virus A(H1N1) est tributaire des résultats des essais cliniques en cours pour chacun des vaccins utilisés dans le cadre de la campagne.

Les résultats obtenus confirment, à ce stade, le bon niveau de protection acquis après la première dose. En revanche, des résultats complémentaires sont nécessaires pour garantir définitivement que cette protection est durable, face à un virus nouveau, dont la durée de circulation est aujourd’hui inconnue.

La ministre rappelle que l’ensemble des mesures de gestion prises depuis l’émergence de la menace pandémique liée au virus A(H1N1) s’appuient sur le plus large consensus scientifique possible. A ce jour, la position des experts sur la question du schéma de vaccination est nuancée.

Les agences française et européenne du médicament (AFSSAPS et EMEA) préconisent d’attendre les « données complémentaires attendues dans les semaines à venir avant d’envisager de pouvoir conclure que l’administration d’une seule dose offre une protection suffisante face au virus pandémique ». Dans un avis qui sera rendu public ce jour, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande fortement la vaccination et propose d’envisager de passer, dès à présent, à un schéma à une injection pour certains adultes de 18 à 60 ans, suivant en cela l’avis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour élargir la couverture vaccinale dans les meilleurs délais.

Dès lors que l’impact d’un schéma vaccinal à une dose sur l’élargissement de la couverture vaccinal n’aura un impact significatif qu’à partir de début décembre, lorsqu’il concernera l’ensemble des personnes appelées à se faire vacciner en centre de vaccination, et, à défaut d’un véritable consensus scientifique à ce jour, la ministre maintient à ce stade un schéma vaccinal prudentiel à deux injections pour l’ensemble de la population. Elle s’inscrit ainsi dans le strict respect des autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par l’EMEA. Cette position est aussi celle des autorités sanitaires allemandes.

Cette position fera l’objet d’un réexamen régulier au regard des nouvelles données scientifiques sur le sujet. Un nouvel avis de l’agence européenne du médicament est, en particulier, attendu dans les semaines qui viennent.

(voir
le 4ème thème de cet article relatif à la vaccination, le discours de la ministre de la santé et des sports pour la vaccination et l'activation de la phase pandémique par l'OMS)

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