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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 11:52

La Haute Autorité de Santé a élaboré un projet de rapport sur le transsexualisme et sa prise en charge médicale et souhaite recueillir l’avis de toutes les personnes concernées.

Cette consultation publique débute aujourd’hui et se termine le 31 mai 2009


A la demande du ministère de la Santé et des caisses d’Assurance Maladie, la HAS a rédigé un projet de rapport sur «Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France».

Ce document traite de l’ensemble de la prise en charge du transsexualisme par le système de santé.

Il aborde la prise en charge médicale - diagnostic, hormonothérapie et chirurgie de réassignation - mais également les questions socio-culturelles et juridiques.

Il résulte d’une analyse de la situation au cours de laquelle la HAS a rencontré des transsexuels, des professionnels de santé et des institutionnels.

Afin de recueillir l’avis de tous les acteurs concernés dans la prise en charge du transsexualisme en France, la HAS met aujourd’hui en ligne le projet de rapport (voir documents ci-dessous)


A l’issue de cette phase de consultation publique, qui débute ce jour et se termine le 31 mai 2009, une synthèse et une analyse des commentaires recueillis seront effectuées par la HAS, qui rédigera alors la version définitive du rapport.


«Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France»

La version disponible ci-dessous est une version intermédiaire et provisoire du rapport.

Pour chaque grande partie de ce rapport, nous allons donc vous demander des commentaires.

Ce questionnaire est complet ; vous pouvez répondre à l'ensemble des questions ou seulement à quelques unes.

Tout organisme, association ou institution souhaitant transmettre son avis sur ce projet peut télécharger ces documents, en prendre connaissance, en débattre en son sein, puis répondre au questionnaire en ligne. Un seul avis par association, institution ou organisme sera exploité.
Le questionnaire en ligne vous permet de donner votre avis de manière globale à l'ensemble du projet et de répondre chapitre par chapitre. Vous pourrez formuler des commentaires libres et vous prononcer à l'aide d'une échelle de 1 à 9.

Contacts
Responsable du service presse
Florence Gaudin

Contacts presse HAS

Virginie Lanlo / Gilles Djeyaramane

Tél : 01 55 93 73 18 ou 01 55 93 73 17

contact.presse@has-sante.fr

 

Consultation publique Transsexualisme

contact.transs@has-sante.fr


Documents

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 19:42

En collaboration entre l'Institut Ipsos et le Conseil National de l'ordre des médecins, l'Observatoire pour la sécurité des médecins a fait paraître le recensement national des incidents pour 2008.

Même si le nombre d'incidents est en 2008 de 535, ce chiffre est encore trop important, se rappochant de ceux de 2004, 2005 et 2006. En 2007, le nombre d'incidents déclarés était de 837. Cependant, il sa'git de déclarations par les praticiens eux-mêmes qui ne reflètent peut-être pas exactement la réalité avec une sous-déclaration.

Si la population médicale est composée à 51% de généralistes et à 49% de spécialistes, les incidents concernent respectivement à 62% la première catégorie et à 35% la seconde.
Les plus touchés sont les ophtalmologistes (37), les psychiatres (26), les gynécologues obstétriciens (25), les dermatologues (12) et les radiologues (10)

Avec 39 incidents, la Seine-Saint-Denis est le département comptant le plus d'incident. Cependant, Paris (22 cas), avec une augmentation de 20 cas en 1 an, prend la quatrième place derrière le Val d'Oise (33) et le Nord (27)

L'incident le plus fréquent est l'agression verbale entre un patient et le médecin (248) suivi du vol et hold-up (99) et des agressions verbales entre le patient et une personne travaillant pour le médecin (57) Les agressions physiques représentent tout de même 61 déclarations et les lettres de menace 14.

Dans 61% des cas, l'incident arrive au cabinet d'exercice en ville.

Dans 8% des cas, une interruption temporaire de travail a été délivrée et dans 4% elle fut supérieure à 8 jours.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 19:53
En ce moment, une campagne télévisée et des panneaux publicitaires font état d'appels aux dons en lien avce la santé.

D'une part, c'est l'Association pour la Recherche sur le cancer (ARC) qui avec le slogan "Ce serait formidable d'en arriver là" et "le Cancer, c'est la recherche qui l'aura" sollicite la générosité pour lutter contre ce fléau.

D'autre part, c'est l'Institut Pasteur qui appelle vos dons avec des affiches décalées comme "Vos dons sont un fléau pour lui", sur une affiche représentant le virus du sida, "Votre argent va s'occuper de son cas" illustrant par le parasite du paludisme en train d'envahir une cellule, "Votre argent va leur rafraîchir la mémoire", pour illuster lesneurones et les maladies neurodégénératives comme Parkinson et Alzheimer ou encore "vos dons ne vont aps l'aider" sur le cancer de l'estomac.
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 10:09

C'est du 16 au 22 mars 2009 que se déroule grâce à la ligue nationale contre le cancer la semaine nationale de lutte contre le cancer sous le signe de la promotion des activités physiques.

Le solgan retenu attire l'attention:

et le site internet dédié de même www.fautsebouger.fr

Il s'agit d'une véritable campagne d'information de santé publique sur un ton décalé et humoristique.

Selon les mots du Pr Françis Larra, président de la Ligue nationale contre le cancer, "En 2009, la Ligue contre le cancer engage une mobilisation collective sans précédent visant à  faire de la lutte contre le cancer une lutte humaniste, transversale, proche de la population française. Face à  un problème de santé majeur devenu un vrai mal social, la Ligue veut désenclaver la lutte, réduire les inégalités induites par cette maladie et assurer une meilleure qualité de vie pour tous. Et ne laisser personne dans l'indifférence, l'ignorance ou la solitude."

Avec un rappel sur la nécessite d'effectuer 30 minutes d'activité physique par jour, cette campagne se donne 3 objectifs prioritaires:

*Rendre la pratique d'une activité physique très accessible à  une large cible (enfants, adultes et seniors) grâce à  des scènes de la vie quotidienne;

*Sensibiliser et faire adhérer à  la cause : la lutte contre le cancer et

*Ne pas tomber dans un discours stéréotypé ou déjà -vu (culte du corps, jeunesse éternelle, messages moralisateurs et culpabilisants)

Natation, vélo, footing ou simplement marche rapide ou montée d'escalier à pied (au lieu de l'ascenseur) sont des exemples qui permettent d'atteindre cette durée d'exercice nécessaire pour prévenir la survenue et la récidive de cancers et améliorer la guérison pour les personnes atteintes, selon cette campagne (voir
le guide des activités physiques)

La sensibilisation sera d'autant plus efficace qu'elle sera relayée par 300 000 visuels de 4 cartes sur "c'est votre jour de chance", une opération vélo libre service dans de grandes agglomérations et un visuel télévisé dans la série Plus belle la vie.

Retenons donc que la pratique d'une actvité physique contribue au bien-être et à la qualité de vie (relations sociales), permet d’améliorer la condition physique (perte de poids) et intervient dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies à l’âge adulte, comme le  cancer.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 01:25

L’Afssaps souhaite mettre en garde les personnes infectées par le VIH sur le fait que le protocole expérimental A72 ou JMAR, proposé par l’association Sidaventure par le biais de son site internet, n’a fait l’objet d’aucune autorisation de l’Afssaps à ce jour. Aussi, la participation à ce protocole et en particulier la condition préalable de l’arrêt du traitement antirétroviral, peut entraîner un danger pour la sécurité des patients.

 

L’association Sidaventure propose aux personnes infectées par le VIH un protocole expérimental dénommé « A72 » ou « JMAR ». La participation à ce protocole implique la prise d’un produit qui serait composé de plantes originaires de Madagascar et l’arrêt des traitements antirétroviraux quelques jours avant le début du protocole.


"A ce jour, aucune évaluation de la sécurité et la qualité des produits utilisés au cours de ce protocole pour garantir la sécurité des personnes se prêtant à celui-ci n’a été effectuée par l’Afssaps. De même, ce protocole expérimental ne fait l’objet d’aucune autorisation de recherche biomédicale délivrée par l’Afssaps, ni d’aucun avis favorable d’un Comité de protection des personnes, nécessaires avant la mise en œuvre en France de toute recherche biomédicale.

En l’absence de données soumises à l’Afssaps sur la composition, la qualité, la toxicité du remède et l’éventuelle efficacité du produit utilisé, la participation à ce protocole, qui impliquerait l’arrêt des traitements antirétroviraux prescrits pour le traitement de l’infection par le VIH, pourrait constituer une perte de chance et un danger pour les patients.

L’Afssaps met donc en garde les personnes infectées par le VIH sur les risques pour leur santé de participer au protocole A72 ou JMAR et leur recommande de ne pas interrompre leur traitement antirétroviral."


Contacts presse : Aude Chaboissier - 01 55 87 30 33 / Magali Rodde - 01 55 87 30 22
presse@afssaps.sante.fr

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 07:54

La proposition de loi portant création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants est discuté au Sénat le 11 février. Vous trouverez dans cet article la proposition de loi et les amendements qui feront l'objet de discussion en séance plénière le 11 février 2009 dès 15h avec les amenements.
Les liens ici présents permettent d'obtenir l'ensemble des documents de ce dossier législatif: le Texte  n° 146 (2008-2009) déposé au Sénat le 18 décembre 2008 accompagné du
Rapport n° 198 (2008-2009) de M. Jean-Claude ETIENNE, fait au nom de la commission des affaires culturelles, déposé le 4 février 2009 et de l'Avis n° 199 (2008-2009) de M. Gérard DÉRIOT, fait au nom de la commission des affaires sociales, déposé le 4 février 2009 ainsi que des Amendements déposés sur ce texte : voir les amendements sur une page

Discussion en séance publique le 11 février 2009


Vous trouverez également ici le texte initial de
La proposition de loi portant création d’une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants (PPL 1182 13ème législature) ainsi que la rapport n°1318 de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales à laquelle le texte fut renvoyé et le compte-rendu intégral de la 1ère séance du 16 décembre 2008, et le texte adopté n°217 le 16 décembre 2008 par l'assemblée nationale (voir le précédent article le 16 décembre 2008 lors du vote par l'assemblée nationale de cette proposition de loi)

Ainsi, le seul point de discussion reste, comme à l'Assemblée nationale, la date d'application de cette réforme: 2009 (date prévue par la circulaire du 1er août 2008), 2010 ou au plus tard 2010. Le principe même de la réforme est unanimement adopté. Ce qui, pour l'instant, au vu du seul dépôts de deux amendements ayant même objet, va simplifier le débat.


N° 146

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2008-2009

Annexe au procès-verbal de la séance du 18 décembre 2008

PROPOSITION DE LOI

ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE,

portant création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants,

TRANSMISE PAR

M. LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

À

M. LE PRÉSIDENT DU SÉNAT

(Renvoyée à la commission des Affaires culturelles, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

Voir le(s) numéro(s) :

Assemblée nationale (13ème législ.) :

1182, 1318 et T.A. 217

Article 1er

I. - L'article L. 631-1 du code de l'éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 631-1. - I. - La première année des études de santé est commune aux études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de sage-femme. Les ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé déterminent par voie réglementaire :

« 1° L'organisation de cette première année des études de santé ;

« 2° Le nombre des étudiants admis dans chacune des filières à l'issue de la première année des études de santé ; ce nombre tient compte des besoins de la population, de la nécessité de remédier aux inégalités géographiques et des capacités de formation des établissements concernés ;

« 3° Les modalités d'admission des étudiants dans chacune des filières à l'issue de la première année ;

« 4° Les conditions dans lesquelles les étudiants peuvent être réorientés à l'issue du premier semestre de la première année des études de santé ou au terme de celle-ci ainsi que les modalités de leur réinscription ultérieure éventuelle dans cette année d'études.

« II. - 1. Des candidats, justifiant notamment de certains grades, titres ou diplômes, peuvent être admis en deuxième année ou en troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme.

« 2. Peuvent également être admis en deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou en première année d'école de sage-femme des étudiants engagés dans les études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme et souhaitant se réorienter dans une filière différente de leur filière d'origine ; cette possibilité de réorientation est ouverte aux étudiants ayant validé au moins deux années d'études dans la filière choisie à l'issue de la première année.

« Les ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé arrêtent le nombre, les conditions et les modalités d'admission des étudiants mentionnés aux 1 et 2.

« III. - Le ministre chargé de la santé est associé à toutes les décisions concernant les enseignements médicaux, odontologiques et pharmaceutiques. »

II. - À la dernière phrase du deuxième alinéa de l'article L. 4111-2 du code de la santé publique, le mot : « premier » est remplacé par le mot : « troisième ».

III (nouveau). - Les arrêtés pris en application du présent article font l'objet d'une publication au Journal officiel.

Article 2

La présente loi entre en vigueur à compter de l'année universitaire 2009-2010.

La réorientation des étudiants à l'issue du premier semestre de la première année des études de santé ou au terme de celle-ci est mise en place au plus tard à compter de la rentrée universitaire 2011-2012.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 16 décembre 2008.

Le Président,
Signé : BERNARD ACCOYER



 

Logo : Sénat français

Service de la séance

Proposition de Loi

Etudes de santé

(1ère lecture)

(n° 146 , 198 )

N° 2

5 février 2009


AMENDEMENT

présenté par

C

 

G

 


M. DÉRIOT
au nom de la Commission des Affaires sociales


ARTICLE 2



A la fin du premier alinéa de cet article, remplacer les années :

2009-2010

par les années :

2010-2011



Logo : Sénat français

Service de la séance

Proposition de Loi

Etudes de santé

(1ère lecture)

(n° 146 , 198 )

N° 2

5 février 2009


 

AMENDEMENT

présenté par

C

 

G

 


M. ABOUT
et les membres du Groupe Union centriste


ARTICLE 2

A la fin du premier alinéa de cet article, remplacer les mots :

à compter de l'année universitaire 2009-2010

par les mots :

au plus tard à compter de l'année universitaire 2010-2011

Objet

Pour que le principe constitutionnel d'autonomie des universités soit respecté par le présent texte, il est proposé de permettre aux universités prêtes pour appliquer la réforme de le faire dès maintenant.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 14:50

Après le décret 2009-29 du 9 janvier 2009 créant le Conseil national de l'urgence hospitalière pour une durée de trois ans réflechissant tant sur les structures, la prise en charge et la formation, les membres ont été désignés dans l'arrêté du 12 janvier 2009 et le président en est Pierre Carli par l'arrêté du 19 janvier 2009.

 

Voici les textes:


JORF n°0008 du 10 janvier 2009 page texte n° 23

DECRET
Décret n° 2009-29 du 9 janvier 2009 relatif à la création et aux missions du Conseil national de l'urgence hospitalière
NOR: SJSH0830548D


Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative,
Vu le
décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions administratives à caractère consultatif,
Décrète :

Article 1 Il est créé auprès du ministre chargé de la santé un Conseil national de l'urgence hospitalière pour une durée de trois ans à compter de la date de publication du présent décret.

Article 2 Le Conseil national de l'urgence hospitalière peut être saisi par le ministre chargé de la santé de toute question concernant l'organisation de la permanence de soins et de la prise en charge en urgence des patients au sein des établissements de santé.

Article 3 Le Conseil national de l'urgence hospitalière est chargé des missions suivantes :
1° Emettre toute proposition dans le domaine de la prise en charge en urgence des patients par les structures de médecine d'urgence des établissements de santé et les structures contribuant à la permanence des soins hospitalière afin d'optimiser la cohésion, la fluidité et l'efficience de cette prise en charge ;
2° Proposer des modes d'organisation de la permanence des soins hospitalière permettant la prise en charge de l'urgence au niveau territorial et au niveau des établissements de santé ainsi que des procédures d'évaluation de ces organisations ;
3° Analyser l'impact des organisations sur les conditions d'exercice et la formation des professionnels médicaux et paramédicaux exerçant en établissement de santé ;
4° Contribuer au recueil et à la diffusion des bonnes pratiques et au développement de la recherche et de l'innovation dans le domaine de la réponse à l'urgence en établissement de santé.

Article 4 Un arrêté du ministre chargé de la santé fixe la composition du Conseil national de l'urgence hospitalière.
Le conseil national désigne en son sein un bureau dont les règles de composition sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article 5 Le secrétariat du Conseil national de l'urgence hospitalière est assuré par la direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins.

Article 6 Le Conseil national de l'urgence hospitalière se réunit au moins deux fois par an. Le bureau du conseil national se réunit autant que nécessaire, soit à la demande du président, soit à la demande du secrétariat du conseil national.

Article 7 La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative est chargée de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 9 janvier 2009.

François Fillon


Par le Premier ministre :

La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative,
Roselyne Bachelot-Narquin

 

 

 


JORF n°0013 du 16 janvier 2009 page 950 texte n° 37

ARRETE
Arrêté du 12 janvier 2009 fixant la composition du Conseil national de l'urgence hospitalière
NOR: SJSH0830561A


La ministre de la santé et des sports,
Vu le décret n° 2009-29 du 9 janvier 2009 relatif à la création et aux missions du Conseil national de l'urgence hospitalière,
Arrête :

Article 1 Le Conseil national de l'urgence hospitalière comprend les membres suivants :
1° Des membres représentant la médecine d'urgence et l'anesthésie-réanimation :
― le président de la Société française de médecine d'urgence ou son représentant ;
― le président de SAMU de France ou son représentant ;
― le président de l'Association des médecins urgentistes de France ou son représentant ;
― le président du Syndicat des urgences hospitalières ou son représentant ;
― le président du Syndicat des médecins des hôpitaux et des établissements privés ou son représentant ;
― le président du Syndicat national des urgentistes de l'hospitalisation privée ou son représentant ;
― le président du Collège français de médecine d'urgence ou son représentant ;
― le président du Collège national des universitaires de médecine d'urgence ou son représentant ;
― le président de la Fédération des collèges régionaux de médecine d'urgence ou son représentant ;
― le président du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs ou son représentant ;
― le président du Syndicat des médecins anesthésistes-réanimateurs non universitaires ou son représentant ;
― le président de la Société française d'anesthésie-réanimation ou son représentant.
2° Des membres représentant les Sociétés savantes, les conseils ou les fédérations des disciplines impliquées dans la permanence des soins des établissements de santé :
― deux représentants du Conseil national de la chirurgie ;
― le président de la Société de réanimation de langue française ou son représentant ;
― le président de la Société française de pédiatrie ou son représentant ;
― le président de la Fédération française de psychiatrie ou son représentant ;
― le président de la Société française de gériatrie et de gérontologie ou son représentant ;
― le président de la Société française de cardiologie ou son représentant ;
― le président de la Société de pneumologie de langue française ou son représentant ;
― le président de la Société française de neurologie ou son représentant ;
― le président de la Société nationale française de gastroentérologie ou son représentant ;
― le président du Conseil professionnel de la radiologie française ou son représentant ;
― le président de la Société française d'hématologie ou son représentant ;
― le président de l'Association nationale des professeurs et des maîtres de conférences biochimistes des unités de formation et de recherche médicales ou son représentant.
3° Des membres représentant la formation des médecins concernés :
― le président de la Conférence des doyens des facultés de médecine ou son représentant.
4° Des membres représentant les transporteurs sanitaires :
― le président de la Fédération nationale des transporteurs sanitaires ou son représentant ;
― le président de la Chambre nationale des services d'ambulances ou son représentant.
5° Des membres représentant les fédérations hospitalières :
― le président de la Fédération hospitalière de France ou son représentant ;
― le président de la Fédération de l'hospitalisation privée ou son représentant ;
― le président de la Fédération des établissements hospitaliers et d'assistance privée ou son représentant ;
― le président de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer ou son représentant ;
― le président de la Fédération nationale de l'hospitalisation à domicile ou son représentant.
6° Des membres représentant les conférences hospitalières et hospitalo-universitaires :
― le président de la Conférence des présidents des commissions médicales d'établissement des centres hospitalo-universitaires ou son représentant ;
― le président de la Conférence des présidents des commissions médicales d'établissement des centres hospitaliers ou son représentant ;
― le président de la Conférence nationale des présidents de commission médicale des établissements privés à but non lucratif ou son représentant ;
― le président de la Conférence nationale des présidents de commission médicale d'établissement de l'hospitalisation privée ou son représentant ;
― le président de la Conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers universitaires ou son représentant ;
― le président de la Conférence nationale des directeurs de centres hospitaliers ou son représentant.
7° Des membres représentant les institutions :
― le président du Conseil national de l'ordre des médecins ou son représentant ;
― le président du Conseil national de l'ordre des infirmiers ou son représentant ;
― le président de la Haute Autorité de santé ou son représentant ;
― le directeur d'une agence régionale de l'hospitalisation désigné par arrêté du ministre chargé de la santé ou son représentant ;
― le directeur général de l'Etablissement public de préparation et de réponse aux urgences sanitaires ou son représentant.
8° Des représentants des services du ministère chargé de la santé et du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche :
― le directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins ou son représentant ;
― le directeur général de la santé ou son représentant ;
― le directeur général de l'action sociale ou son représentant ;
― le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ;
― le directeur de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques ou son représentant ;
― le directeur général de l'enseignement supérieur ou son représentant.
9° Des personnalités qualifiées nommées par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article 2 La présidence du Conseil national de l'urgence hospitalière est assurée par une personnalité qualifiée désignée par arrêté du ministre chargé de la santé.

Article 3 Le bureau désigné par le Conseil national de l'urgence hospitalière en son sein comprend, outre le président, neuf membres, dont sept sont désignés comme suit parmi ceux prévus à l'article 1er :
― deux membres parmi ceux mentionnés au 1° ;
― deux membres parmi ceux mentionnés au 2° ;
― deux membres parmi ceux mentionnés au 6° ;
― un membre parmi ceux mentionnés au 7°.

Article 4 Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 12 janvier 2009.

Roselyne Bachelot-Narquin


 


JORF n°0016 du 20 janvier 2009 page 1292 texte n° 98

ARRETE
Arrêté du 19 janvier 2009 relatif à la désignation du président du Conseil national de l'urgence hospitalière
NOR: SJSH0830563A


Par arrêté de la ministre de la santé et des sports en date du 19 janvier 2009, M. le professeur Pierre Carli, professeur des universités, praticien hospitalier, chef du service d'anesthésie-réanimation, hôpital Necker-Enfants malades (Assistance publique-hôpitaux de Paris) est nommé président du Conseil national de l'urgence hospitalière.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 19:10
C’est le le don d’organes, le don de sang, le don de plaquettes et le don de moelle osseuse qui a été choisi comme thème de la Grande Cause nationale 2009 par le Premier ministre, François Fillon. L'an passé, l'accent avait été mis sur la maladie d'Alzheimer.

Le label Grande Cause nationale, attribué par le Premier ministre, permet aux organismes à but non lucratif qui organisent des campagnes faisant appel à la générosité publique d’obtenir des diffusions gratuites (Grande Cause nationale) sur les médias publics.


Avec l’attribution du label Grande Cause nationale au don d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse, l’année 2009 permettra aux associations concernées de sensibiliser les Français à cette question.
Malgré les efforts et l’engagement de la société civile, "les besoins non couverts demeurent préoccupants", selon les termes d’un communiqué de Matignon.
Les besoins concernent les produits sanguins pour un million de malades chaque année ; en plaquettes et en moelle osseuse pour des milliers de personnes atteintes de maladies graves comme les leucémies.

Concernant les dons d’organes, le constat n'est pas idéal. L’année dernière, 4 666 malades ont bénéficié de greffes mais 13 000 patients sont encore en attente et 227 personnes sont mortes faute de greffe.

Le don (organes, tissus, moelle, sang) représente un enjeu collossal et pour cela, la Commission européenne a adopté un Plan d'Action pour 2009-2015 qui doit relever 3 défis majeurs : « améliorer la qualité et la sécurité des dons d'organes en Europe », « accroître la disponibilité d'organes » et « rendre plus efficaces les systèmes de transplantation ».

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 16:00

Le 5 et 6 décembre 2008, l'Association Française contre les Myopathies (AFM) organise la 22ème édition du Téléthon avec Julien Clerc comme parrain.

L'an dernier, 102 315 233 euros ont été collectés.

Plus une seconde à perdre, appellez le 36 37

Pour faire un don en ligne: http://www.afm-telethon.fr

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:16

160 nouveaux cas de séropositivité au VIH ont été établis en France en 2007 dont 40 pour les 13-17 ans et 120 pour les 18-20 ans.
Chaque année, ce sont plus de 6 500 cas de séropositivité qui sont découverts en France, selon l'édition du
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l'Institut national de Veille Sanitaire (InVS)


*Les filles représentent 70% des contaminations entre 13 et 17 ans et 60% entre 18 et 20 ans. Plus de 70% sont nées à l'étranger et ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels.


*Pour les garçons, 36% d'entre eux contaminés de 13/17 ans et 66% de ceux de 18/20 ans l'ont été par rapports homosexuels.


Il y a donc une diminution du nombre de cas de séropositivité suite à des rapports hétérosexuels et par personnes nées à l'étranger mais une hausse chez les adolescents contaminés par rapport homosexuels.


L'InVS insiste sur le caractère précoce du dépistage chez les moins de 20 ans, notamment ceux venant d'un pays à forte prévalence afin déviter le dépistage au stade le plus tardif, celui du SIDA.


Selon l'enquête périnatale française (EPF) sur 210 adolescents séropositifs régulièrement suivis, 77% sont sous traitement de multithérapie, et 18% sont non traités (dont 10,5% ne l'ont jamais été).

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 13:20

Le laboratoire Biogaran met en place un moteur de recherche des médicaments génériques KELMED, site dédié à l'information sur les génériques (utilisant la Dénommination Commune Internationale DCI) et les médicaments princeps.

Comme le slogan l'indique clairement:
pour trouver le médicament générique d'un médicament d'origine
pour trouver à quel médicament d'origine correspond un médicament générique

il est utile pour l'ensemble des personnes qui désirent s'y retrouver.

A cet titre, l'ensemble des médicaments disposant d'une autorisation de mise sur la marché (AMM) y sont enregistrés.
*Si cela est disponible, en indiquant le médicament que vous prenez, vous pouvez voir s'il s'agit du princeps, les génériques disponibles avec les excpients.
*De même, si vous entrez le nom d'un générique, vous verrez apparaître le nom du princeps accompagné des autres génériques existants.

Il ne s'agit pas uniquement des médicaments produits par Biogaran mais bien de l'ensemble des génériques sur la marché, via la base du Répertoire des Groupes Génériques paru au Journal Officiel du 10 août 2007.

NB: Je n'ai aucun intérêt dans ce laboratoire. Cet article est rédigé en toute indépendance dans un but d'information.

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 15:03

L'espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 65 ans pour les hommes de l'Union européenne, selon une étude qui vient d'être publiée par la revue médicale britannique The Lancet.
Ces travaux, menés dans le cadre de l'Observatoire européen des espérances de santé, montrent par contre de fortes disparités entre les pays européens.

L'espérance de vie dans l'Union Européenne en 2005, composée de 25 pays, était de 78 ans en moyenne chez les hommes et 83 ans chez les femmes, avec de nombreuses disparités. 
L'intérêt majeur de cette étude est celui de savoir quel est âge jusqu'auquel une personne vit réellement en bonne santé. Ce déterminant de vie en bonne santé s'observe pour un âge déterminé avec les difficultés qu'elle a ou non à réaliser des activités de la vie quotidienne (aller travailler, cuisiner, se laver, etc.) et à ce niveau, les disparités se creusent davantage dans l'Union.

En Europe, le constat montre que les hommes vivent en moyenne sans ennui de santé jusqu'à 67 ans et 7 mois et les femmes jusqu'à 69 ans, selon les résultats de l'étude. Dans 10 pays sur les 25 analysés, cette espérance de vie "en bonne santé" pour les hommes est inférieure à 65 ans.

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), "la France est très proche de la moyenne européenne, avec des chiffres de 68 ans pour les hommes et 69 ans et 8 mois pour les femmes."

Une conclusion selon les chercheurs sur les disparités serait à chercher selon la date d'entrée dans l'Union.  Pour prouver cette hypothèse, il apparaît que les ressortissants des 15 Etats membres les plus "anciens" de l'UE ont en général une espérance de vie et une espérance de vie "en bonne santé" plus longues que les derniers entrants.
Les chercheurs ont trouvé également une relation entre un fort produit intérieur brut (PIB) et des dépenses de santé élevées qui sont associés à une meilleure santé des personnes après 50 ans. Chez les hommes,  à l'inverse, le chômage de longue durée, des études courtes et un faible niveau d'éducation générale seraient responsables d'une moins bonne santé en vieillissant.
L'étude fut menée par une équipe européenne comprenant notamment Carol Jagger (université de Leicester, Royaume-Uni) et pour la France Jean-Marie Robine (Inserm) et Emmanuelle Cambois (Institut national d'études démographiques - INED).

Une autre étude, plus large, Health Power House (Euro Health Consumer Index EHCI), fut menée sur la qualité du système de santé dans les pays de l'Union européenne. Elle a repris pour sa méthode des nombreux indicateurs, comme les droits et informations du patients, l'utilisation d'internet dans la santé, l'attente d'un traitement, les développements pharmaceutiques. Dans cette étude, les Pays-Bas arrivent en tête avec 839 points (devant le Dannemark 820, l'Autriche 784 et le Luxembourg 758 points) et la France  pointe au 10ème rang avec 695 points. Voir l'intégralité du rapport.

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 00:24

La vente du médicament anti-obésité Acomplia, de Sanofi-Aventis - numéro quatre de la pharmacie mondiale - est suspendue dans l'Union européenne par le Comité des Produits Médicaux à Usage Humain (CHMP) de l’Agence Européenne des Médicaments  (voir la décision de l’EMEA).

"La vente est interrompue immédiatement dans toutes les pharmacies des 18 pays de l'Union européenne qui le distribuent".

L'Acomplia avait reçu une autorisation de mise sur le marché dans 18 pays de l'Union européenne depuis juin 2006 avec une indication pour les patients obèses ou en surpoids et "a démontré des bénéfices cliniques significatifs chez les patients obèses ou en surpoids avec des facteurs de risque cardiovasculaires".

"Ceux-ci doivent consulter leur médecin ou leur pharmacien", a recommandé le laboratoire français dans un communiqué.

Selon lui, les experts de l'EMEA ont confirmé que les patients obèses ou en surpoids prenant le médicament ont près de deux fois plus de risques de souffrir de troubles psychiatriques que ceux qui ne l'utilisent pas. "Les risques de se soigner avec l'Acomplia sont désormais supérieurs aux bénéfices que le médicament peut apporter au patient dans son indication actuelle", ont-ils conclu, selon le laboratoire.

 

Sanofi-Aventis annonce réflechir à une suspension du médicament dans les 14 autres pays, hors Union européenne, où il est commercialisé.

Sanofi-Aventis va "activement apporter son soutien aux professionnels de santé et aux patients" et "contacte immédiatement les autorités de santé" de ces pays afin de "mettre en place des mesures équivalentes à la recommandation de l'EMEA", a-t-il précisé. "Conformément à son engagement à l'égard de l'EMEA", le laboratoire "et ses filiales informeront à partir d'aujourd'hui les professionnels de santé de cette suspension temporaire d'autorisation de mise sur le marché du produit", peut-on lire dans le communiqué.

 

En juin 2007, le médicament avait déjà essuyé un refus par les experts américains pour une autorisation de mise sur le marché mettant les risques psychiatriques liés à son utilisation, en particulier le risque de dépression et de suicide, d'ailleurs relevé par le groupe au moment du dépôt de sa demande d'autorisation comme rédhibitoires. (voir la décision des autorités américaines)

En juillet 2007, l’EMEA avait maintenu et limité l’autorisation de mise sur le marché sous condition pour les personnes traitées aux antidépresseurs ( voir la décision de l’EMEA à cette époque)

Le 19 juillet 2007, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait rappelé le public et la firme contre l'utilisation d'Acomplia, en cas d'antécédents dépressifs du patient. (voir la décision et l’article rédigé à ce moment là)

En juin 2008 encore, l'Agence britannique des médicaments publiait  une information concernant cinq personnes qui l'utilisant et étaient décédées.

 

Certaines autorités sanitaires nationales, dont l'Allemagne,  avaient refusé son remboursement en le définissant comme simple médicament de confort.

En 2007, le médicament a réalisé un chiffre d’affaire de 35 millions d’euros et depuis le 1er janvier, 81 millions. 700 000 patients sont traités par Accomplia.

Sanofi-Aventis a précisé publiquement au même moment qu'il avait stoppé une étude impliquant 4.200 personnes destinée à déterminer qui des patients obèses ou en surpoids bénéficient le plus de ses effets mais continue "à travailler pour qu'Acomplia puisse constituer une approche thérapeutique importante chez les patients obèses ou en surpoids"

Le laboratoire poursuit toutefois les autres études cliniques menées sur des patients diabétiques ou atteints de maladies cardiovasculaires, avec pour objectif de déposer des demandes de commercialisation pour ces indications dès 2009.

Le laboratoire espérait au début commercialiser l'Acomplia, comme un médicament de sevrage tabagique.

 

Gérard Le Fur, qui doit quitter ses fonctions le 1er décembre, voit encore son bilan s’assombrir.

Depuis 2 ans et une gestion très critiquée, les actionnaires du groupe ont décidé de mettre fin à ses fonctions.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 11:05

227 malades sont morts en 2007 en France faute d'avoir reçu à temps un greffon, selon l'Agence de la Biomédecine qui encadre l'activité du don d'organes et de la greffe.
"Je suis sidéré que l'opinion publique ne se mobilise pas face à ce scandale [...] les progrès réalisés par la médecine permettent aux personnes transplantées de mener une vie normale pendant des années", a déclaré le Pr. Christian Cabrol., réalisateur de la première transplantation cardiauque en France en 1968.
Toujours selon l'Agence de la Biomédecine, ce sont plus de 500.000 personnes qui vivent actuellement avec une greffe dans le monde.

De 2000 à 2007, si le nombre de personnes prélevées a augmenté en France de 54% (1.562 en 2007), celui du nombre de greffes de 45%. 4.666 malades ont été greffés en 2007, mais 13.081 personnes étaient inscrites sur la liste d'attente d'un organe au 31 décembre. (voir l'article du 22 juin, journée nationale de réflexion du don d'organe)
La majorité des organes transplantés proviennent de donneurs décédés, lit-on clairement dans les divers documents de l'Agence.

En France, en théorie, se met en place le principe du "consentement présumé" (depuis la loi 76-1181 du 22 décembre 1976 relative aux prélèvements d’organes), mais en pratique c'est aux proches qu'incombent le plus souvent la prise de décision.
On peut s'opposer formellement au don en s'inscrivant au registre national des refus. Le formulaire est téléchargeable sur le site dédié de l'Agence de biomédecine. Au Royaume-Uni, les citoyens s'inscrivent par internet pour expirmer leur volonté de donner via un site internet.
Je tiens cependant ici à bien rappeler qu'en revanche, la carte de donneur ne possède absolument aucune valeur légale. Il s'agit d'une moins grande tension sur les proches puisque l'équipe soignante aura connaissance du choix du décédé. mais les proches seront toujours consultés et s'ils s'y opposent, à nouveau auront la priorité. Dans tous les cas, quand l'équipe médicale identifie une personne décédé par mort cérébrale et qui peut être donneur,et qui n'est pas inscrit sur le registre national des refus, elle doit obligatoirement interroger les proches pour vérifier que le défunt n'était pas opposé au don.
En l'absence de proches, le consentement est "présumé".

ATTENTION aux confusions: on ne demande pas aux proches leur choix mais qu'ils expriment le choix qu'avait exprimé de son vivant la personne.

Pour lutter contre la pénurie d'organes persistante en Europe (60.000 personnes en attente d'un organe), France Adot réclame la mise en place d'une "carte légale de donneur au niveau européen" et une "plus grande coopération" afin de permettre des échanges entre donneur et receveur de toute l'Union Européenne. A l'occasion de la journée mondiale, une campagne d'affichage avec la mort accidentelle d'un jeune garçon, image choc similaire à celle de la Sécurité routière, "cherche à interpeller les jeunes, à les faire réfléchir sur le don d'organes".

La fondation Greffe de vie (
www.greffedevie.fr ) crée "un jardin éphémère" tout le week-end au Jardin du Luxembourg à Paris. Inauguré par la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, avec Charlotte Valandrey comme marraine, et composé de 5.000 fleurs de pensées (sur le thème "une pensée pour penser au don d'organes"), chacun pourra y "cueillir" symboliquement une fleur en échange d'un don symbolique au profit de la fondation.

 

Pour éviter tout conflit avec les opinions des uns et des aures, je vous indique qu'elles sont toutes à respecter.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 18:15
En réaction à une étude publiée récemment, l'Académie de médecine s'est réunie hier et a voté ce texte reproduit in extenso avec mention de l'Académie ( le texte est public sur le site de l'Académie.

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

16, RUE BONAPARTE – 75272 PARIS CEDEX 06

TÉL : 01 42 34 57 70 – FAX : 01 40 46 87 55

_______

 
COMMUNIQUÉ

Au nom de la commission VII (Maladies infectieuses et tropicales)

La vaccination contre l’hépatite B en France : maintien des recommandations et renforcement de la couverture vaccinale.

Pierre BÉGUÉ* et la sous-commission « Vaccinations »

De nouvelles interrogations sur la relation entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques (SEP) sont nées récemment à la suite de la médiatisation des résultats d’une troisième étude cas-témoins de la cohorte neuro-pédiatrique KIDSEP par l’équipe de neurologie pédiatrique de l’hôpital de Bicêtre (Paris). Le nouveau travail de cette équipe étudie l’influence de la vaccination contre l’hépatite B sur la survenue d’un  nouvel épisode aigu démyélinisant (EAD) du système nerveux central chez tous les enfants ayant présenté un EAD entre janvier 1994 et décembre 2003 (premier épisode ou SEP confirmée) ; ces enfants sont appariés à des enfants témoins. Cette étude à grande échelle, soutenue par les instances de santé publique, a été conduite avec une méthodologie rigoureuse [1]. Sur la totalité des cas les auteurs concluent à l’absence de lien entre la vaccination et la survenue d’EAD. Mais en analysant des sous-groupes ils constatent une relation statistiquement significative de la probabilité de survenue d’un EAD (OR= 1,74) dans un sous-groupe d’enfants ayant un calendrier vaccinal bien respecté et vaccinés par le vaccin Engérix B® plus de 3 ans auparavant. Après l’annonce de ces résultats dans la presse avant publication, la Commission nationale de la pharmacovigilance et le Haut Conseil de santé publique (HCSP) ont été réunis. Ils ont conclu, comme les auteurs, que  le résultat principal et majeur de cette étude ne faisait pas apparaître de lien entre la vaccination contre l’hépatite B et le risque de SEP et que cette analyse statistique complémentaire d’un sous-groupe présentait les caractéristiques d’un résultat fortuit [2, 3]. Par conséquent le HCSP maintient les recommandations actuelles de vaccination. Le Comité de la sécurité vaccinale de l’OMS (GACVS) a formulé les mêmes critiques sur cette analyse de résultats de sous-groupes pour lesquels les auteurs eux-mêmes font des réserves dans leur article [4].

L’Académie de médecine regrette que des résultats partiels d’une étude, d’interprétation critiquable, aient jeté à nouveau le doute sur un vaccin du fait d’une médiatisation hâtive. L’Académie de médecine insiste de nouveau sur la gravité de l’hépatite B, qui conduit à l’hépatite chronique dans 2 à 10% des cas avec un risque d’évolution vers la cirrhose ou le cancer du foie. Or, la persistance d’une couverture vaccinale faible en France, chez les nourrissons (moins de 30%) comme chez les pré-adolescents (40%) fait craindre que le poids de la maladie et de ses complications ne s’aggrave dans les années à venir. L’InVS estime que chez les enfants vaccinés entre 1994 et 2007 environ 20000 nouvelles infections, 8000 hépatites aiguës, 800 infections chroniques et 40 hépatites fulminantes ont été évitées, grâce à la couverture vaccinale élevée des adolescents entre  1994 et 1997 [2], devenue insuffisante actuellement.

L’Académie de médecine soutient pleinement, comme elle l’a fait récemment [5], les recommandations du HCSP pour le renforcement de la couverture vaccinale de l’hépatite B, compte tenu des risques futurs probables pour la population que fait courir l’insuffisance actuelle de cette prévention.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

[1]    Mikaeloff Y., Caridade G., Suissa S., Tardieu M. - Hepatitis B vaccine and the risk of CNS inflammatory demyelination in childhood. Neurology 2008. rapid PDF ; epub 8 octobre 2008.

[2]    Haut Conseil de la santé publique. Avis relatif à la vaccination contre l’hépatite B. 2 octobre 2008.  Avis du HCSP.  www.hcsp.fr

[3]    Anonyme : Vaccination contre le virus de l’hépatite B : résumé des débats de la Commission nationale de pharmacovigilance du 30 septembre 2008. presse@afssaps.sante.fr.  

[4]    Global Advisory Committee on Vaccine Safety: response to the paper (in press) by Y. Mikaeloff and colleagues in Neurology entitled "Hepatitis B vaccine and the risk of CNS inflammatory demyelination in childhood", October 2008.

http://www.who.int/vaccine_safety/topics/hepatitisb/multiple_sclerosis/oct_2008/en/index.html

[5]    Bégué P, Girard M, Frottier J, Denis F et la sous-commission « vaccination ». Sur la  vaccination contre l’hépatite B en France. Bull. Acad. Ntle Méd., 2008, 192:433-5.

*

*      *

 

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 14 octobre 2008, a adopté le texte de ce communiqué moins une (1) abstention.     

                                                                                             

Pour copie certifiée conforme,

                                                                                              Le Secrétaire perpétuel,

                                                                                             

 

                                                                                              Professeur Jacques-Louis BINET

15/10/2008



* Membre de l’Académie nationale de médecine

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