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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 20:45

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) annonce une nouvelle modification du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) d'Acomplia (rimonabant), indiqué chez les patients obèses.
Le rimonabant (Acomplia ®) est indiqué dans le traitement des sujets obèses (IMC¹ ≥30 kg/m2), ou en surpoids (IMC>27 Kg/m2) avec des facteurs de risque associés (diabète de type 2, dyslipidémie) en association à un régime hypocalorique et à l’exercice physique

Désormais, toute personne sous traitement devra être « étroitement suivie par son médecin, particulièrement dans les trois premiers mois ». Une période durant laquelle des troubles dépressifs surviendraient « majoritairement ».

Ce resserrement des contraintes de sécurité vient ainsi s'ajouter au plan de gestion des risques dont bénéficie déjà cette spécialité. « Une analyse des données acquises depuis un an confirme le profil de sécurité (d'Acomplia) vis-à-vis du risque de troubles dépressifs » précise l'AFSSaPS. « Lorsque (ces derniers) surviennent, ils sont observés dans plus de 50% des cas au cours du premier mois et dans plus de 80% des cas au cours des 3 premiers mois de traitement ».

Dès la mise sur le marché d'Acomplia en mars 2007, les risques de troubles de l'humeur et de dépression avaient été mentionnés dans le RCP.

En juillet 2007, une contre-indication avait même été introduite pour les patients souffrant de dépression.

Dorénavant, tout patient sous Acomplia sera donc étroitement surveillé pendant les 3 premiers mois de traitement. Que ce dernier ait un passé dépressif, ou pas.

Voir le communiqué de presse de l'AFSSAPS du 11 juillet 2008 relatif au rimonabant.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 08:02

Le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire consacre un numéro thématique 28/29 de 2008 aux malformations congénitales.
Les registres de malformations congénitales ont été mis en place dans de nombreux pays industrialisés à la suite du drame de la thalidomide, responsable de la naissance de milliers d’enfants porteurs de malformations sévères entre 1956 et 1961.
La France compte actuellement quatre registres de malformations : le registre de Paris, le registre d’Alsace, le registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) et le Centre d’études des malformations congénitales en Auvergne (CEMC-Auvergne).

Ces registres assurent la surveillance épidémiologique systématique des issues de grossesse de 14 départements, soit environ 16 % des naissances françaises. Ils font partie de réseaux internationaux de registres de malformations.
À l’initiative de l’Institut de veille sanitaire (InVS), ils travaillent actuellement à l’harmonisation de leurs pratiques en vue de se fédérer en réseau national.
Le rôle premier de ces registres de population est la détection précoce de clusters de malformations, secondaires à l’introduction d’un nouvel agent tératogène dans l’environnement.
Ainsi, les données de l’ancien registre Centre-Est ont permis la détection de l’effet tératogène du valproate de sodium vis-à-vis du spina bifida.
Avec le développement des mesures de prévention, cette mission de surveillance-alerte a progressivement été complétée par un rôle primordial d’évaluation en population de l’impact des politiques de santé publique dans le domaine de la périnatalité.

Le registre des malformations congénitales de Paris enregistre depuis 1981 les cas de malformations et d’anomalies chromosomiques dans la population parisienne (environ 38 000 naissances annuelles).
Les objectifs du registre sont de réaliser une surveillance continue des anomalies congénitales dans la zone couverte, et de mener des projets de recherche et des évaluations en population des mesures de santé publique. Un nombre total de 30 510 cas d’anomalies congénitales (3,3 % des naissances) a été enregistré durant la période 1981-2005, dont 22 490 naissances vivantes (2,4 % des naissances vivantes). Le pourcentage de cas avec diagnostic prénatal augmente fortement durant la période, passant de 16,2 % du total des cas de malformations en 1983 (première année de collecte des données sur le diagnostic prénatal) à 69,1 % en 2005.
En ce qui concerne la trisomie 21, la proportion de cas détectés en prénatal chez les femmes de moins de 38 ans a augmenté d’un facteur 9, passant de 9,5 % en 1983 à 84,9 % en 2000.
Ce pourcentage, ainsi que la prévalence des naissances vivantes de trisomies 21 (en moyenne 7,1 pour 10 000 naissances) ont eu tendance à se stabiliser durant la période 2001 à 2005.
Voir le
précédent article relatif au Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire sur le thème du tabagisme chez les jeunes

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 01:03

L’Arrêté du 30 juin 2008 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d'internat au titre de l'année universitaire 2008-2009est paru au Journal officiel de la République française (JORF) du 6 juillet. 
5 704 postes seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN) (+338 postes) par rapport à l’an dernier.

Analyse juridique du texte:
*Des hausses

La médecine générale est grande gagnante avec +334 avec 3 200 postes offerts cette année.
Les spécialités médicales avec un total de 885 gagnent +50 et l’anesthésie-réanimation atteignant 260 avec +10 postes.
*Stagnation

Pour les spécialités chirurgicales avec 550, gynécologie-obstétrique avec 155, pédiatrie restant à 200 et gynécologie médicale toujours à 20.

*Des baisses

-20 pour la biologie médicale diminuant à 40 et pour la psychiatrie à 280.

La santé publique avec une baisse de -10 arrive à 60 postes et pour la médecine du travail avec -6 arrive à 54 postes.

Il y a plus d'augmentation de postes offerts dans les interrégions du Nord-Ouest et du Nord-Est, de l’Ouest et de Rhône-Alpes et moins en Île-de-France (775 vs 788).

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 18:38

L´assurance maladie des travailleurs salariés vient de changer de numéro de téléphone.

Les assurés doivent maintenant composer le 36 46 (prix d´un appel local depuis un poste fixe) pour joindre leur caisse primaire d´assurance maladie (CPAM) à la place d'un numéro surtaxé.

Ils ont la possibilité d´obtenir des informations sur les derniers remboursements ou d´être mis en relation avec un téléconseiller.

Chaque année, 8 400 conseillers traitent plus de 27 millions d´appels téléphoniques.

Dans les numéros courts utiles dans le domaine de la santé, on trouve aussi le 36 24 pour joindre SOS médecins.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 20:40

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a reçu aujourd'hui, le troisième rapport de l’Observatoire national de la démographie des professionnels de santé (ONDPS) - voir la synthèse générale.
Ce rapport, dont les travaux s’appuient sur des groupes de travail présidés par le professeur Yvon BERLAND associant les professionnels de santé, les représentants des internes en médecine, les services régionaux de l’Etat, l’Assurance-maladie, dresse un état des lieux de la démographie des professionnels de santé (médecine générale, internes, professions médicales et paramédicales…) et préconise une série de mesures.

Les éléments de constat établissent que les effectifs de l’ensemble des professions de santé (972 230) n’ont jamais été aussi élevés (+20.3% entre 2000 et 2007 avec opticien +71%, ergothérapeute +56%, infirmiers +26.2%). Mais l'augmentation des effectifs ne bénéficie pas de manière homogène à l’ensemble du territoire et ne concerne pas toutes les professions.

¤Pour les médecins (208 191)
, voir
le tome 1 du rapport pour la médecine générale, les projections sur les années à venir prévoient des diminutions régulières et prolongées, du fait de la forte baisse du numerus clausus(NC) au cours des années 1990 et du nombre important de départs à la retraite programmés. L’augmentation du nombre de médecins au cours des dix dernières années (+10.8%) n'est pas homogène non plus avec +14.8% pour les spécialistes et +6.9% pour les généralistes. Voir le tome 2 pour les internes sur leur démographie et leur répartition. De plus, une tendance bien installé pour le salariat se confirme avec +18.7% pour les salariés hospitaliers. L'âge moyen des médecins est de 49 ans. Sur quasiment 105 000 médecins généralistes (chiffre inférieur pour ADELI et supérieur selon l'Ordre),  Sans avoir forcément acquis les compétences au sens réglementaire, ou déclaré leur nouvel exercice spécialisé,des généralistes exercent en tant que salarié en oncologie,psychiatrie, néphrologie, gériatrie… Une information pour tous les DCEM4 qui viennent de passer les épreuves classantes nationales (ECN). Former des médecins titulaires du diplôme de médecine générale ne se traduit donc pas par la disponibilité des médecins qui exerceront la médecine générale de premier recours (92.2% des diplômés de médecine générale l'exercent effectivement). Pour cette spécialité, les missions et le statut de ces professionnels posent question. Les conditions d’exercice (91% sont en secteur 1) et la qualité de vie (de 120.1 pour 100 000 habitants dans l'Hérault à 63.2 pour 100 000 en Seine-Saint-Denis avec une moyenne nationale de 89) ces praticiens grèvent également lourdement l’attractivité de la médecine générale libérale. De même, la sensibilisation des étudiants à prendre ce choix à l'issue des ECN et l'exercice non uniforme y sont pour beaucoup.
Le numerus clausus va être constament augmenté jusqu'en 2015 (7100 en PCEM1 avec une augmentation depuis 2001). Cependant, les internes - actuellement plus de 15 000 en formation (dont 2600 en Il-de-France et 95 à La Réunion) et une moyenne de 2.5 pour 10 000 habitants  - sont en formation et participent en même temps à l'offre de soins. Il y aura 608 internes en plus cette année et seront 11 000 de plus en 2015 pour un coût de 20 milions cette année et 368 millions en 2015. S'est donc posée la question du financement de leurs formations (stages et postes) étant donné entre autres qu'il n'y a environ que 1.4 enseignant (PU/MCU PH & CCA/AHU) pour 10 000 habitants, 0.5 par interne et 3.1 senior par interne (on ajoute les PHTP)

Une analyse est présentée pour l'insuffisance rénale chronique, la périnatalité et la prise en charge du cancer.

¤Pour les dentistes (41 444)
, voir
le tome 3, de 1990 à 2006, la densité a diminué en 10 ans (de 67 à 65 pour 100 000 habitants) et l'âge moyen a lui largement augmenté (de 42 à 47 ans pour la même période) Un problème majeur existe dans l'accès à ces professionnels avec un ratio de 1 à 2 entre régions du Nord (40 pour 100 000) et les régions du Sud (entre 80 et 90 pour 100 000) et entre département (Paris avec 136 pour 100 000) et les départements du Centre(avec à peine plus d'une trentaine pour 100 000) Toute évolution de leur numerus clausus n'aura d'effet qu'à partir de 2013, vu la durée des études. Il est donc proposé un NC à 3 000 jusqu'en 2010 puis quasiment 2 000 entre 2010 et 2020, baisse jusqu'à 1300 en 2040 puis stabilité à 1700. Il y a plus de radiothérapeutes en Champagne-Ardennes et en Poitou-Charentes qu'en Franche-Comté et Midy-Pyrénées alors qu'il y a plus de séances de radiothérapie dans le Nord, en Champagne-Ardennes, en Bretagne et en Poitou-Charente et moins en basse-Normandie, en Ile-de-France, Franche-Comté et Midi-Pyrénées
¤Ce même tome aborde la question de la périnatalité de manière régionale à travers 6 professions concernés (gynécologue-obstétricien, sage-femme, pédiatre, puéricultrice, anesthésistes et gynécologues médicaux) La densité moyenne de lits en néonatalogie est de 4 pour 1 000 naissances (la Corse n'est pas à 3) Les lits de soins intensifs et de réanimation néonatales sont respectivement en moyenne de 1.5 pour 1 000 naissances.

¤Pour les cancérologues,
voir
le tome 4, les anato-cuto-pathologistes (1500), les radiologues(7500) et les spécilistes de la médecine nucléaire(450) sont le plus souvent regroupés entre Paris et sud de la France (2 fois mieux dotés de ces professionnels que le Nord) Le vieillissement des professionnels et le peu d'étudiants formés dans cette spécialité dans les régions déjà pauvres de ces spécialités aggraveraient encore l'accès par la population. La radiothérapie s'exerce avec des oncologues-radiothérapeute, des radiophysicien et des manipulateurs en électroradiologie.

Sur la base de ce constat, l’ONDPS préconise une série de mesures qui, pour la plupart ont été confirmées par les
conclusions des états généraux de l’organisation de la santé (EGOS).
On retiendra notamment la nécessaire définition des missions des professions de santé dans le Code de la santé publique, le développement de l’exercice regroupé et des coopérations entre professionnels, la programmation pluriannuelle des numerus clausus et quotas de formation des internes en fonction des besoins de santé régionaux et cohérents avec les capacités de formation, le développement d’une véritable filière universitaire de médecine générale, l’extension des terrains de stages en dehors des CHU et CH au sein des établissements privés à but lucratif ou non, la mise en place du partage des connaissances et de la logique LMD et la nécessité de la généralisation de la formation continue pour tous les professions de santé.
La régionalisation de la santé qui est engagée doit conduire à un changement du niveau de suivi et de diagnostic, mais aussi à une plus grande précision des objectifs de l’observation. Le développement des niveaux régionaux et infrarégionaux d’observation et d’analyse doit se définir de façon articuléeavec le niveau national. Les études médicales doivent mieux identifier et mieux faire connaître la médecine générale de premier recours auprès des étudiants. Pour cela, une véritable filière universitaire spécialisée bien individualisée d’une durée de quatre ans doit être favorisée.
Les horaires du stage actif en formation dentaire dans un cabinet libéral doivent être significativement augmentés.

Ce diagnostic et ces préconisations trouveront une traduction dans le projet de loi « Patients, santé et territoires » que Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, prépare pour l’automne et dont l’un des principaux objectifs est l’amélioration de l’accès de tous à des soins de qualité.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:44

Caroline Filhol s’est engagée lors de la journée mondiale du don du sang sur la commune de Toulouse à la salle des fêtes qui a vu, pendant 3 jours de collecte (du 12 au 14 juin), passer près de 350 donneurs.

Le 14 juin 1930, Karl Landsteiner a reçu le Prix nobel de médecine pour avoir découvert les groupes sanguins. Chaque année à cette même date a lieu la journée mondiale du don du sang.


Comment avez-vous eu connaissance de cette journée?

Grâce au site de l’EFS www.dondusang.net et à mon association bénévole toulousaine (dont le président est Julien Forga).

 

Pourquoi vous êtes-vous investi pour cette cause?

D’une part parce que je ne peux pas donner mon sang et d’autre part parce que je trouve important de donner de son temps à une mission de santé publique.

 

De quelle manière vous êtes-vous rapproché de l'EFS? Avez-vous été immédiatement bien accueilli?

J’ai contacté l’EFS par internet, nous nous sommes ensuite rencontré afin que je me familiarise aux différentes notions de « l’acte don de sang ».

 

Comme s'est déroulé et comment se sont réparties les missions de chacun pour ces journées mondiales du don du sang?

Toute l’équipe de bénévole a préparé la salle et les affichages. Ensuite nous avons réparti les postes ( accueil, collation,…) tout cela avec l’aide de l’équipe médicale.

 

Qu'est-ce que vous inspire le fait que peu de jeunes s'investissent pour des causes de ce type?

Je pense que l’on sensibilise peu les jeunes à ce problème de santé, beaucoup pense que c’est un acte réservé aux « vieux » ;)

 

De quelle manière avez-vous été sensibilisé?

Je me suis investie tout naturellement dans cette mission

 

De quelle manière sensibilisez-vous les donneurs afin qu'ils renouvèlent régulièrement leurs dons?

On leur écrit pour chaque collecte, on les informe des nouveautés et on leur parle «  chiffres » afin qu’ils se fassent une idée des besoins des EFS.

 

Pensez-vous que les nouveaux moyens de communication (internet, réseaux sociaux, blog) permettent d'informer et de sensibiliser les donneurs éventuels?

Oui, je pense que ça permet justement de toucher ces jeunes qui ne donnent pas. Elle a pour cela créé sur facebook le groupe "agir pour le don du sang"

 

Les donneurs sont-ils interpellés par le fait que des jeunes peuvent aussi prendre conscience de cette cause?

Oui tout à fait et beaucoup me disent mais pourquoi les jeunes ne peuvent donner qu’à partir de 18 ans.

Aujourd’hui on envisage le don du sang à 17 ans, mais c’est un autre débat.

 

Quelle est la population qui donne le plus? Les jeunes viennent-ils naturellement?

Je dirai que les 30- 50 ans donnent le plus et les femmes se trouvent sur le podium ( donc les hommes on vous attend ; n’oublions pas que ces derniers peuvent donner 5 fois tandis que les femmes seulement 3 fois).

Les jeunes quant à eux sont souvent poussés par leur parents ou viennent en groupe pour se rassurer.

 

La journée nationale de réflexion du don d'organes a lieu la semaine prochaine et l'Agence de biomédecine lance une campagne télévisuelle et radiophonique pour que chacun connaisse les volontés de l'autre. Vous vous engagez aussi pour cette cause? Qu'est-ce qui vous rapproche de ces causes?

Je m’engage aussi pour cette cause dans laquelle je suis dans le même état d’esprit malgré le fait que ce soit une cause plus délicate à discuter. Mais je pense qu’il faut justement un peu démystifier cet acte qui reste après tout humain et généreux.

 

Un dernier mot pour dire l'importance de ces dons?

Donner un peu de votre temps aux autres et n’oubliez pas tout simplement que vous pouvez vous retrouvez un jour à la même place des 500 000 malades qui ont besoin de transfusions sanguines.

 

Merci pour votre engagement qui j’espère fera naître des vocations et des donneurs.

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 06:57

« De 2000 à 2007, la greffe d'organes a connu un essor sans précédent en France », souligne l'Agence de la Biomédecine. Un nouveau site sur le don d'organes et cette journée a été mis en place avec les spots diffusés
Le besoin ne cesse de croître.La hausse de l'activité ne suffit plus à le couvrir. Voir la journée nationale de réflexion du don d'organes en 2007.

Un message que ne cesseront de rappeler vivement dimanche, l'Agence de biomédecine et l'Association France ADOT, à l'occasion de la Journée nationale de Réflexion sur le don d'organes.
L’Agence de la biomédecine rappelle que "dire sa décision sur le don d’organes et connaître celle de ses proches, c’est se donner toutes les chances de respecter la volonté de chacun." Le but est également de favoriser la greffe d’organes.
C'est un fait avéré : quand la personne décédée a fait un choix de son vivant, la décision de prélever ou non les organes est grandement facilitée. La situation est mieux vécue par tous, proches et également médecins.
Echanger sa position avec ses proches, c’est leur éviter de devoir un jour choisir à notre place et, dans le doute, refuser un éventuel prélèvement. Tel est en gros le message délivré dimanche par l'ABM.

Pour rappel, entre 2000 et 2007, le nombre de personnes prélevées a fait un bon de 54%; celui des greffes de 45%. Cela n'a malheuresement pas empêché que l'an dernier, 227 patients sont décédés faute d'avoir pu recevoir un greffon à temps.

Pour lutter contre cette pénurie persistante, l'Agence de la Biomédecine « encourage chacun d'entre nous à réfléchir à la question du don d'organes, à faire son choix – je veux donner ou je ne veux pas donner après ma mort – et à le partager avec ses proches. »

« Faire don d'un organe peut sauver une vie », martelle pour sa part France ADOT.
Dimanche, l'acteur Richard Berry, concerné personnellement par le sujet ayant fait don d'un rein à sa sœur en 2005, les soutiendra.

Enfin comme Jean-François Mattei, alors ministre de la Santé, l'avait demandé en 2004 aux responsables du programme Sesam Vitale, la prochaine version de la Carte Vitale – généralisée début 2009 – devrait permettre de vérifier que vous avez eu connaissance des dispositions légales sur le don d'organes.

Pour les 16-25 ans, l’Agence de la biomédecine mise à nouveau tant sur la radio que sur Internet avec :
- trois nouveaux spots basés sur des échanges entre jeunes recueillis sur le vif,
- le site www.ledonlagreffeetmoi.com récemment refondu et enrichi,
- des bannières flash et vidéo sur des sites en forte affinité avec cette cible.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:24

L’étude 643 de la DREES est relative aux revenus libéraux des médecins en 2005 et 2006.

Dès les premières lignes, on y apprend que les médecins ont perçu 84 500 euros en moyenne en 2006, au titre de leur activité libérale après déduction des charges professionnelles et cotisations sociales personnelles. Ces revenus ont augmenté en moyenne, toutes spécialités confondues, de +3,6 % en euros courants par rapport à 2005, soit une progression de +2,0 % en termes réels, c’est-à-dire corrigée de l’inflation. Cette progression des revenus en euros constants fait suite à une baisse de -0,5 % en 2005 et de -2,3 % en 2004.

 

Les revenus libéraux des médecins ont augmenté en moyenne en rythme annuel de +2,0 % en euros constants.

Parmi les spécialités qui procurent les plus hauts revenus, les anesthésistes ont enregistré la plus forte progression (+4,2 % de leurs revenus annuels en euros constants) et se sont rapprochés des radiologues, dont les revenus libéraux sont estimés en moyenne à 198 500 euros en 2006. Ils sont suivis en termes de progression par les ophtalmologues (+3,2 %) et les chirurgiens (+2,8 %). Parmi les spécialités aux revenus plus faibles, les pédiatres (+3,5 %) ont amélioré leur classement en passant devant les généralistes, tandis que les dermatologues ont vu leurs revenus diminuer en termes réels (-0,6 %) et occupent désormais le bas du tableau.

 

En 2006, presque toutes les spécialités ont enregistré en moyenne une hausse, en euros constants, de leurs revenus libéraux, à l’exception de la stomatologie (-1,7 %), de la psychiatrie (-0,9 %) et de la dermatologie (-0,8 %). Pour certaines spécialités comme l’anesthésie (+9,8 %), la chirurgie (+4,7 %) ou encore la pneumologie (+5,2 %), la hausse des revenus libéraux a été importante.

 

En bas de l’échelle des revenus par spécialité, les dermatologues ont enregistré une diminution de leurs revenus depuis 2000 (-0,6 % en moyenne par an), à laquelle contribue la chute de 2005 (-9,0 %), suivie par une baisse estimée à -0,8 % en 2006.

 

La part des charges dans les honoraires (ou taux de charges) a augmenté en 2005 – dernière année connue – de 0,6 point pour l’ensemble des médecins spécialistes et a atteint 49,9 %,

 

En haut de l´échelle, il y a les radiologues (198 500 euros), les anesthésistes (166 400 euros) et les chirurgiens (124 700 euros). En bas de l´échelle, les dermatologues (57 000 euros), les psychiatres (59 700 euros), les omnipraticiens (généralistes et médecins à exercice particulier) 65 100 euros et les pédiatres 67 400 euros.
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 22:34

La 39ème édition du Prix Galien récompense, cette année encore, des innovations thérapeutiques d'importance.
Ces prix de la recherche pharmaceutique, qui bénéficient d'une notoriété et d'une renommée internationales, distinguent cette année quatre médicaments majeurs.

L'ivabradine, produit de la recherche française (Servier), est aujourd'hui le seul médicament qui diminue exclusivement la fréquence cardiaque. Indiqué comme traitement symptomatique de l'angor instable, « il représente un apport important pour les patients qui présentent une contre-indication aux bêtabloquants », souligne le jury.

Le raltégravir, mis au point par l'Américain MSD-Chibret, est le premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments contre l'infection par le VIH, les inhibiteurs de l'intégrase. « Il représente une innovation thérapeutique importante pour les patients atteints par cette infection et qui présentent un échappement au traitement classique ».

Le sorafenib, issu de la recherche de BayerSchering Pharma, est aujourd'hui le seul traitement qui ait démontré une efficacité réelle, avec augmentation significative de la survie, contre le carcinome hépatocellulaire primitif du foie.

Dernier lauréat, le stripentol de Biocodex qui s'adresse au nourrisson atteint d'épilepsie grave. Une forme de la maladie, contre laquelle on ne disposait jusqu'alors d' aucun traitement efficace.

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 07:45

« Le tabac est le seul produit de consommation légalement en vente qui entraîne la mort d'un tiers voire de la moitié de ceux qui l'utilisent » dénonce l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Aujourd'hui, 31 mai, Journée mondiale sans tabac, elle lance une campagne « en faveur de l'interdiction totale de la publicité » en faveur des produits du tabac, et ceci dans tous les pays.
Cette action représente surtout une nouvelle riposte face aux stratégies des industriels du secteur, qui « dépensent chaque année, des dizaines de milliards de dollars pour commercialiser leurs produits ».

Pour l'OMS, cette campagne se justifie d'autant plus que « la moitié des enfants vivent dans des pays qui n'interdisent pas la distribution gratuite de produits du tabac ». Elle s'appuie également sur des études comparant la situation avant et après une interdiction totale de la publicité. « La diminution de la consommation (dans ces conditions) peut atteindre 16% » ajoute-t-elle.

Actuellement, seule 5% de la population mondiale est protégée par une législation relative à l'interdiction de fumer et de faire la publicité de produits du tabac. L'OMS est animée d'une conviction forte : « seules les interdictions totales et complètes peuvent permettre de réduire la consommation de tabac ». Le tabac tue 4,9 millions de personnes par an dans le monde. Un chiffre qui devrait atteindre 8 millions d'ici 2030…
Pour tout savoir sur cette journée, rendez-vous sur
www.who.int/tobacco/wntd/2008/fr/index.html

La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, a indiqué son souhait d'interdire la vente de tabac à toute personne mineure ainsi que l'interdiction des cigarettes sucrées sur la proposition de  Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme qui affirmait que "c'est à 13 ans que ces cigarettes parfumées à la vanille ou au chocolat sont les plus consommées".

Voir le précédent article sur l'interdiction en Principauté de Monaco.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:56

La 61ème Assemblée mondiale de la Santé s'ouvre aujourd'hui au Palais des Nations, à Genève.

Des délégations des 193 Etats membres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) participent à cette réunion annuelle où sont fixées les principales politiques de l'Organisation pour l'année à venir.

Le programme s'annonce particulièrement dense, jusqu'à la clôture des débats le 24 mai.

Les séances plénières sur la préparation en cas de grippe pandémique, sur l'échange de virus grippaux et l'accès aux vaccins, sur l'usage nocif de l'alcool, sur les contrefaçons médicamenteuses, sur les mutilations sexuelles féminines et encore sur les menaces pesant sur l'éradication de la poliomyélite constitueront des points forts de cette Assemblée.

Les relations entre le changement climatique et la santé humaine – thème de la Journée mondiale de la Santé le 7 avril dernier- seront aussi au cœur des débats tout comme l'application du Règlement sanitaire international (RSI).

La directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, interviendra cet après-midi.

Son Altesse Royale, la Princesse Muna Al Hussein de Jordanie, marraine de l'OMS pour les soins infirmiers et obstétricaux, s'adressera à l'Assemblée demain après-midi.
Elle sera immédiatement suivie par Desmond Tutu, Archevêque émérite du Cap et Prix Nobel de la Paix 1984. Ce dernier « participe activement à la lutte contre les maladies, dans son pays et ailleurs », précise l'OMS.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 09:18

A l'occasion du 40ème anniversaire de la première greffe cardiaque par l'équipe des Professeurs Christian Chabrol, Gérard Guiraudon et Maurice Mercadier à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière sur Clovis Roblain, marseillais de 66 ans ayant survécu 53 heures, il a donné une interview à Christophe Josset (Métro)

Quel a été l'apport de la réussite, ce 27 avril 1968, d'une première transplantation cardiaque en France?
Cela représentait l'évolution de la grande chirurgie cardiaque, qui a commencé en 1954 techniquement en entrant dans le cœur. A l'époque, au sein de l'équipe de chirurgiens et médecins, nous avions dressé un constat simple et évident: les gens ont un muscle qui ne fonctionne plus, la seule façon de le réparer est de le remplacer. Pour la procédure, nous avons suivi les expérimentations de l'Américain Norman Shumway, qui avait réalisé des transplantations réussies de cœurs sur des chiens. On savait et on maîtrisait donc cette technique sur des chiens en bonne santé, notre difficulté majeure a été de l'adapter à des patients qui étaient majoritairement en mauvaise santé. Cela nous a posé de gros problèmes médicaux dès le départ, le rejet des greffons n'était pas encore compris. La première tentative, malgré le décès après 53 heures du patient, reste une victoire. L'opération réussie et médiatisée, elle a été considérée par le public comme un vrai miracle. Pendant 12 ans nous avons persisté et continué, avec hélas parfois des échecs. Puis 1980 fut un tournant: la découverte des traitements anti-rejet changea la donne, elle permit une réussite plus grande et l'essor des transplantations, pas seulement de cœur d'ailleurs.

Quels problèmes déontologiques et moraux se sont posés?
Une fois qu'a été établie la certitude de la mort du cerveau -formellement- d'un point de vue médical, cela a rassuré le public sur le problème de la mort. D'autre part, le prélèvement a toujours été effectué dans le respect, ce qui incluait la restitution du corps en bon état aux familles du donneur. Tout cela fait que les greffes sont maintenant bien acceptées en France. Le principal problème actuel qu'elles affrontent, c'est la relative indifférence de la population. Nous n'avons pas assez de dons d'organe aujourd'hui, il faut faire comprendre qu'il s'agit d'une solidarité collective pourtant nécessaire, la greffe étant toujours une urgence.

Qu'est-ce qui a évolué entre 1968 et aujourd'hui pour les transplantations cardiaques?
La technique n'a pas tellement changé, en revanche le traitement post-opératoire oui. Je pense notamment aux traitements anti-rejet, mais pas seulement: l'hygiène de vie demandée aux patients opérés a terriblement progressé. Nous avons quelques cas de malades, qui aujourd'hui après 30 ans de greffe, on été contraints d'arrêter pour raison médicale le traitement anti-rejet, principalement en raison de ses effets secondaires parfois lourds. Surprise: on a constaté que leur organisme a complètement accepté le greffon et qu'il n'est plus sujet à un rejet. Enfin, ce qui a évolué au niveau technique, ce sont surtout les cœurs artificiels. A l'époque les chirurgiens et ingénieurs imaginaient majoritairement des imitations du cœur humain, par battement. On a rapidement découvert que ce n'était pas nécessaire, et qu'un flux continu était tout à fait possible. Grâce à ces avancées, les cœurs artificiels sont maintenant de petites turbines qui ne sont pas plus grosses qu'un capuchon de stylo.

Combien cette opération s'est banalisée depuis votre premier essai réussi de 1968?

C'est actuellement l'une des opérations cardiaques les plus simples. Cela représente 4 à 5 heures de chirurgie, l'une des plus courtes durées pour ce type d'opération. Avec le recul, il ne s'agit finalement que d'un problème de couture! Quant au niveau de réussite de ces transplantations cardiaques, après un an, il atteint 85%. Au bout de dix ans, il est à 55%. A noter qu'il n'est pas rare d'avoir des patients qui vivent plus de 25 ans avec un cœur transplanté. Dans notre propre service, nous avons traité plus de 4000 patients. En 1968, on pensait que la technique était vouée à un grand avenir, sans pour autant avoir anticipé un tel succès et un tel essor.

Quelle relation entretenez-vous avec vos patients?
Elles sont très étroites. En fait, avant une opération, c'est un cardiologue qui nous adresse un patient. Toutefois après l'opération, ils constatent que les patients présentent des problèmes divers provenant de plusieurs organes, mais pas du cœur, paradoxalement. C'est pourquoi les cardiologues préfèrent nous demander de suivre les patients. Ce qu'il faut retenir de la part des patients, c'est que leur première reconnaissance est toujours dirigée vers le donneur, pas le chirurgien qui n'a fait que son travail après tout.

Qu'est-ce que l'Adicare, l'association dont vous êtes le président?
Lorsque les transplantations se sont généralisées, l'ensemble de l'équipe s'est dit qu'il fallait se regrouper en association: l'Adicare. Elle est hébergée dans un bâtiment distinct, l'Institut de cardiologie au sein du groupe Pitié-Salpêtrière. Depuis sa naissance, l'Adicare a notamment créé des laboratoires de recherche et des lieux de formation.

Vous avez 83 ans: avec le recul sur votre carrière médicale, de quoi êtes-vous le plus fier?
J'ai eu la chance d'avoir une excellente équipe. Nous avons pourtant travaillé dans des conditions terriblement rudimentaires au début, mais l'état d'esprit a toujours été extraordinaire. Et avec les formations que j'ai pu dispenser, c'est merveilleux d'avoir tous ces étudiants. Imaginez-vous, j'ai eu plus de 40.000 étudiants qui ont suivi mes cours! Aujourd'hui je donne beaucoup de conférences, et il est rare que je ne croise pas l'un de mes anciens élèves. Mon expérience est transmise...

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:47

En phase avec la semaine européenne de la vaccination qui a lieu du 21 au 28 avril à l'initiative depuis 2005 de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacre son numéro 16/17 de 2008 au calendrier vaccinal pour 2008. Voir le calendrier vaccinal de 2007.

Le Comité technique des vaccinations (CTV) insiste une fois encore, sur la nécessité de vacciner les nourrissons, les enfants et les adolescents contre l'hépatite B après qu'en 2007, les résultats de deux études menées sur la cohorte française KIDSEP (évaluant le risque de survenue d’un premier épisode démyélinisant central ou d’une sclérose en plaques (SEP) ainsi que les risques de rechute d’épisode de démyélinisation après vaccination contre le VHB chez des enfants suivis de 1994 à 2003 pour un premier épisode de démyélinisation) n'ont pas montré d’association entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques.

L’obligation vaccinale par le BCG des enfants et adolescents a été suspendue par le décret 2007-1111 du 17 juillet 2007 relatif à l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG. Cette obligation est remplacée désormais par une recommandation forte de vaccination pour les enfants à risque élevé de tuberculose, dès la naissance.

Une réflexion particulière a été menée sur la vaccination des enfants contre la grippe. Ces derniers sont en effet massivement atteints lors des épidémies de grippe saisonnière, et leur risque d'hospitalisation rejoint celui des adultes à risque.
Pourtant, « l'absence de démonstration d'efficacité du vaccin dans cette tranche d'âge en limite la portée », explique Daniel Floret, le président du CTV.
« Il a de ce fait été décidé de recommander la protection des nourrissons de moins de 6 mois les plus à risque, notamment les anciens prématurés et ceux présentant des pathologies sous-jacentes les prédisposant à une grippe grave ».
Pour les femmes enceintes, « la vaccination systématique n'a pas été retenue faute de données probantes d'efficacité ».

Le nouveau calendrier vaccinal intègre la mise à disposition d'un second vaccin contre les papillomavirus humains.

Un constat accablant apparaît. "Alors que la primo-vaccination est bien effectuée, il n’en est pas de même des rappels : seuls un peu plus de 50 % des adolescents ont reçu 5 doses de vaccin à 11-13 ans, et 40 % de ceux-ci ont reçu le rappel à 5-6 ans. Ainsi, à 18 ans, 34 % des adolescents seulement sont protégés".

Concernant la coqueluche enfin, le CTV insiste sur l'absolue nécessité de « protéger les nourrissons les plus à risques de formes graves et (qui n'ont pas l'âge) d'être vaccinés, par l'immunisation de l'entourage. Force est malheureusement de constater que ces recommandations ne sont pas appliquées », déplore Daniel Floret.

Voir le précédent article consacré au BEH.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:30

Voici quelques extraits du discours prononcé par le Chef de l'Etat sur les missions de l'hôpital au centre hospitalier de Neufchâteau (Vosges) une semaine après la remise du rapport de Gérard Larcher sur les missions de l'hôpital:

 

Ont été évoquées successivement la réforme des urgences, les Agences Régionales de Santé, un numéro unique d’appel d’urgence, le centrage sur les personnes âgées et la réorganisation en communauté hospitalière de territoires, le contrat avec les cliniques privées, la réorganisation de la gouvernance de l’hôpital (directeur et conseil de surveillance), le cadre d’exercice des praticiens et le statut des praticiens étrangers, le retour à l’équilibre en 2012 et l’inclusion de la santé dans la réforme des universités avec l’évaluation par l’AERES.

 

La réforme de l’hôpital ne se fera pas sans les territoires. La réforme de l’hôpital a un seul objectif : offrir à tous les Français, sur tout le territoire, un égal accès aux soins de qualité

 

Ce qui s’est passé à Epinal est un drame national mais aurait pu se passer dans bien d'autres endroits. [...] Ce drame montre que la qualité des soins ne va pas de soi, qu'elle n’est pas acquise une bonne fois pour toutes. Elle se mérite, elle s’organise jour après jour avec méthode, avec rigueur et avec vigilance.

 

Il faut prendre la mesure de l’aspiration des professions de santé à travailler davantage ensemble pour mieux soigner, parce qu'ils savent bien que l'on est efficace lorsque l'on travaille en équipe. [...] Les mesures préconisées (dans le rapport Larcher) vont dans le bon sens. Elles cherchent à promouvoir un hôpital moderne, au service des usagers. Elles soulignent les apports d’une coopération organisée entre les établissements pour mieux prendre en charge les malades.

 

La réforme de l’hôpital doit commencer aux urgences. Le bon fonctionnement des urgences, c’est la première attente des Français. C’est par le service des urgences qu’entre une personne hospitalisée sur cinq.  Les urgences, qui relèvent de l’hôpital, et la permanence des soins, qui relève de la ville, c’est une révolution que je vous annonce, seront gérées d’une même main. Cette responsabilité sera confiée aux agences régionales de santé qu’on appelle les ARS qui gèreront donc la complémentarité des urgences hospitalières et de la permanence de soins. Les appels d’urgence et la permanence des soins- tenez-vous bien- seront désormais régulés par un numéro unique

Nous allons développer les maisons de santé pluridisciplinaires qui seront mises en place pour les soins de premier recours. La gestion des lits doit être informatisée. L’hôpital doit être capable de mieux gérer ses relations avec les médecins de ville.

Pour que les urgences fonctionnent mieux, ce qui est un problème considérable, l’hôpital doit s’adapter au vieillissement de la population. Je souhaite ici réaffirmer le rôle central des hôpitaux locaux dans la prise en charge rapide et proche des malades, surtout lorsqu’ils sont âgés.

 

La personne très âgée doit bénéficier de l’attention d’un coordonnateur des soins [...] que soit préparée, dès le début de l’hospitalisation, la prise en charge à sa sortie de l’hôpital.

 

En court séjour, l’hôpital doit se recentrer sur son coeur de métier : la prise en charge de la phase aiguë des maladies (et une) prise en charge « post aiguë » du malade, qu’il soit âgé ou handicapé [...] reconversion vers la prise en charge du grand âge et de la dépendance.

 

la réforme de l’hôpital ce n’est pas la fermeture des hôpitaux.  le refus de la recomposition conduira à la fermeture des hôpitaux dans la pire des conditions soit parce que les patients ont déserté soit parce que les praticiens ne seront plus candidats soit parce que les moyens ne seront plus alloués

 

L’objectif qui nous guide est simple : permettre l’accès à des soins de qualité pour tous. L’hôpital doit donc s’adapter. Des services de chirurgie ou des maternités qui n’offrent plus de sécurité suffisante seront reconvertis (ndlr : la fédération hospitalière de France indiquait que 235 hôpitaux sont sujets à restructurations ou mutations: 217 en province et 18 en Ile-de-France car pas assez d'activité, ne répondent plus aux standards de qualité actuels)  La recomposition hospitalière, cela revient à donner à chaque site hospitalier l’assurance qu’il peut appartenir à un ensemble plus vaste, doté d’un plateau technique de qualité (communautés hospitalières de territoire évoquées par M. Larcher)  La communauté hospitalière de territoires va faire naître des hôpitaux multi-sites.  Les communautés hospitalières de territoire, ce sont aussi des conditions de travail améliorées et sécurisées pour le personnel hospitalier.

Les aides à la contractualisation et les subventions du programme « Hôpital 2012 » bénéficient davantage aux hôpitaux publics qui forment cette communauté d’hôpitaux acceptant de se mettre en réseau) , une dizaine de milliards d’euros que la Nation va investir dans les modernisations de son hôpital public. L’égalité consiste à prendre en compte des situations toutes différentes pour offrir des solutions adaptées. Les communautés hospitalières de territoire doivent faire gagner l’hôpital public en performance et en qualité de soins pour les patients. On oblige personne, on est en France, mais on incite ceux qu’ils le veulent. Des mises en commun intelligentes sont possibles aussi entre établissements publics et établissements privés. Arrêtons de faire une nouvelle guerre sur des établissements de soins. Dans un même territoire, chaque hôpital doit cesser de vouloir tout faire.

Le service public hospitalier, c’est une mission plus qu’un statut. Je souscris donc à la proposition d’un contrat de service public conclu entre l’ARS et les cliniques privées, mode de reconnaissance du rôle et de la place des cliniques privées sur le territoire comportant des engagements réels. Je souhaite que les cliniques et les

médecins qui y travaillent s’engagent sur la permanence des soins.

 

La gouvernance de l’hôpital public doit être réformée. Il faut à l’hôpital public un patron et un seul, excusez-moi. Ce patron, c’est le directeur. Cela ne veut pas dire qu’il agit seul. Lui qui n’est pas un médecin, mais il faut bien qu’il y ait quelqu’un qui décide et qui assume ses responsabilités. Le projet médical de l’établissement sera naturellement conçu conjointement avec les médecins. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un dont c'est le métier à plein temps d'assumer ses responsabilités de direction d'un hôpital. Le directeur doit donc diriger l’hôpital en maîtrisant les ressources. Dans l’esprit de la reforme que nous vous proposons, nous voudrions transformer le conseil d’administration de l’hôpital en conseil de surveillance. Ce dernier, conseil de surveillance, aurait pour mission de valider la stratégie de l’établissement, cela compte, de veiller aux équilibres financiers, pardon de le dire aujourd'hui, 70% des membres de conseil d'administration actuel signent a posteriori des comptes qu'ils ont le plus grand mal à suivre, par ailleurs. Le président du conseil pourrait être élu soit au sein du collège des élus, soit au sein du collège des personnalités qualifiées.

Le directeur serait nommé, sur la proposition du conseil de surveillance, et vous voyez se dessiner un

conseil de surveillance compétent pour la stratégie, proposant la nomination d'un directeur garant des

grands équilibres financiers. Donc le directeur serait nommé sur proposition du conseil de surveillance par le directeur de l'ARS. Le directeur serait président du directoire.

Le président de la commission médicale d’établissement serait le vice-président du directoire pour exprimer au plus haut niveau la légitimité médicale. Là, vous avez un système qui a un peu de sens. Un conseil de surveillance, stratégie, équilibre financier, proposition de nomination pour l'ARS, un directoire, le patron c'est le directeur, vice-président, le président de la CME qui inscrit ainsi dans la marche de l'hôpital les médecins, qui n'avaient jamais étaient inscrits de cette façon. Là, le président de la CME a une place statutaire. Le directeur serait responsable devant l’ARS des résultats de l’établissement en fonction des objectifs qui lui auront été fixés.

Le directeur doit pouvoir gérer et affecter les ressources humaines en fonction du projet stratégique de l’établissement. Il rendrait des comptes au conseil de surveillance. Il serait nommé pour une durée déterminée -par exemple cinq ans- et une partie de sa rémunération serait liée à ses résultats tant en matière de qualité des soins que de gestion des ressources humaines et de gestion financière.

 

Les praticiens seraient nommés, sur proposition du directoire, par le directeur de l’ARS et nous voudrions proposer deux cadres d’exercice seraient proposés aux médecins à l’hôpital : un cadre statutaire et un cadre contractuel, donc les cadres hospitaliers auraient le choix. Le cadre statutaire pourrait comporter, sur option, une part variable permettant de mieux reconnaître les responsabilités et l’activité sur option, c'est un contrat. On peut donc parfaitement imaginer dans le cadre statutaire un système de rémunération dont une part variable serait fonction de l'activité et du respect des objectifs fixés. Le cadre contractuel, accessible lui sur option, serait déterminé par accord entre les parties et s'inspirerait du droit du travail. Donc, il y aurait le choix pour les praticiens hospitaliers entre ces deux possibilités.

 

Avec la tarification à l’activité (T2A), un rapport plus direct s’est établi entre votre pratique médicale et le dynamisme de votre établissement. Je souhaite que votre rémunération traduise davantage cette réalité.

 

La situation des médecins étrangers titulaires d’un diplôme obtenu hors Union européenne qui jouent un rôle important dans certains hôpitaux. Je souhaite que leur travail soit mieux reconnu. Je souhaite que d’ici 2011 il leur soit permis d’accéder, après validation de leurs compétences et de leur expérience, au plein exercice de leur métier, comme cela au moins c'est clair.

 

Pour introduire davantage de réactivité dans la gestion, on va donc moderniser le statut de l’hôpital

public.

Cela permettrait à l’hôpital de bénéficier de certains assouplissements aux règles des marchés publics.

Les comptes des hôpitaux publics seraient certifiés pour mieux responsabiliser le conseil de surveillance et le directeur. D’autres innovations de gestion pourront être prises en compte au fil du temps en fonction des besoins. J’attends de la modernisation de la gestion de l’hôpital public des résultats concrets pour les finances publiques. Ces mesures doivent permettre aux hôpitaux d’être tous à l’équilibre d’exploitation d’ici 2012. Cet objectif s’applique à tous les hôpitaux publics. Les assistances publiques de Paris et de Marseille, les hospices civils de Lyon sont concernés comme les autres.

 

L’enseignement et la recherche biomédicale conservent à notre médecine son excellence. Nos médecins comptent parmi les meilleurs au monde. L’enseignement de la médecine ne sera supérieur que s’il s’adosse à une recherche de qualité. L’enseignement et la recherche en santé doivent donc être inclus dans la réforme des universités. L’enseignement et la recherche en santé doivent obéir aux mêmes modes d’évaluation et de financement que les autres. Les équipes de recherche des CHU doivent être évaluées par l’agence d’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche –l’AERES.

 

Un projet de loi soit présenté au Parlement cet automne avec un texte ambitieux qui aura pour objectif de favoriser l’accès à des soins de qualité pour tous.
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 18:28

Avec les Etats Généraux de l’Organisation des Soins (EGOS), la mission donnée au préfet honoraire Ritter sur les Agences Régionales de Santé (ARS) et la mission présidée par André Flajolet sur les disparités territoriales des politiques de prévention sanitaires, la commission de concertation sur les missions de l’hôpital – présidée par Gérard Larcher - vient de rendre son rapport appuyé par le discours tenu par le chef de l’Etat le 16 octobre 2007 à Bordeaux sur l’hôpital et après 200 auditions.

 

Ce rapport de 49 pages (102 avec les annexes) donnent 4 séries de propositions après avoir dressé à chaque fois un constat de l’existant :

 

AMÉNAGER LES RELATIONS ENTRE LE MONDE HOSPITALIER ET SON ENVIRONNEMENT POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES PATIENTS ET ASSURER LA CONTINUITÉ DES PRISES EN CHARGE via une amélioration de l’adéquation des prises en charge en favorisant le redéploiement de l’offre vers le moyen séjour et le médico-social, une meilleure intégration de la dimension sociale et médico-sociale de l’hospitalisation, une structuration de la coordination des prises en charge, le développement d’une offre coordonnée de proximité

OPTIMISER LOFFRE DE SOINS HOSPITALIÈRE AU NIVEAU DES TERRITOIRES DANS UNE OPTIQUE DE QUALITÉ ET DEFFICIENCE avec une clarification de la doctrine en matière d’organisation des soins hospitaliers, le développement de complémentarités entre hôpitaux publics, l’évolution des conditions de participation des cliniques à l’offre de soins et la poursuite les travaux relatifs aux critères de financement relatifs aux missions de

service public

PRÉSERVER LAVENIR DE LHÔPITAL PUBLIC EN GARANTISSANT SON DYNAMISME avec l’évolution les règles de gouvernance interne des hôpitaux publics, la souplesse aux règles de gestion et le recentrage du contrôle des hôpitaux sur l’efficience et la qualité, l’offre d’un cadre plus simple et plus souple pour les médecins et l’ouverture des perspectives au personnel non médical

DÉVELOPPER L’ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE via le renforcement du pilotage de l’enseignement et de la recherche, la labellisation des équipes d’enseignement et de recherche et l’évolution de l’enseignement

 

1. AMÉNAGER LES RELATIONS ENTRE LE MONDE HOSPITALIER ET SON ENVIRONNEMENT POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES PATIENTS ET ASSURER LA CONTINUITÉ DES PRISES EN CHARGE

Le constat fait apparaître une absence d’alternatives à l’hospitalisation, une disparité régionale dans les services de suite, une insuffisance de prise en compte des besoins des personnes âgées (2.4 million en 2030), la difficulté d’organisation de prises en charges successives ou simultanées et l’absence de coordination efective des soins par les réseaux.

Il est donc proposé de :

_ Favoriser le redéploiement de l’offre de court séjour vers les soins de suite et de réadaptation et le médico-social, par une identification fine des besoins, une harmonisation des programmations, le développement d’outils d’objectivation de la prise de décision publique et une fongibilité des enveloppes.

_ Mieux intégrer la dimension sociale et médico-sociale de l’hospitalisation, en promouvant une analyse « situationnelle » tenant compte de l’environnement du patient, dans le cadre d’ARS bien coordonnées avec les conseils généraux et compétentes en matière de tarification des établissements médico-sociaux.

_ Mieux coordonner la prise en charge des patients en préparant la sortie dès le début de l’hospitalisation : désignation dans les services d’un responsable de la coordination des soins, qui pourrait être un infirmier, notamment chargé de développer des relations avec les intervenants du maintien à domicile ; prendre en compte cette exigence dans la certification ;  développer des filières gériatriques et des plate-formes transversales ; veiller à l’accessibilité de l’interlocuteur médical pour le patient, sa famille et son médecin traitant ; favoriser l’accès à la prestation d’aide au retour après hospitalisation.

_ Développer une offre coordonnée de proximité : poursuivre les travaux relatifs aux centres et maisons de santé engagés dans le cadre des EGOS ; prendre en compte le rôle des hôpitaux locaux dans le développement de ces centres et maisons de santé.

_ Améliorer l’organisation des soins non programmés : confier à l’ARS une mission globale d’organisation de l’offre de soins non programmés ; réaffirmer la nécessité d’une régulation SAMU / permanence des soins ambulatoire sur un même lieu et d’une offre de transports adaptée ; mutualiser les gardes et astreintes entre les praticiens des différents établissements de santé d’un même territoire ; adapter l’organisation interne de l’hôpital (management des lits, consultations de spécialités non programmées, hospitalisation directe de ses patients par le médecin traitant).

 

2. OPTIMISER L’OFFRE DE SOINS HOSPITALIÈRE AU NIVEAU DES TERRITOIRES DANS UNE OPTIQUE DE QUALITÉ ET D’EFFICIENCE

Sur ce point le constat dresse un point sur la planification, sophistiquée au fur et à mesure des réformes, passant d’un encadrement quantitatif des installations et équipements à une régulation des activités reposant sur le SROS et les autorisations qui oublie les besoins de soins de suite et réadaptation et qui a abouti à réduction du nombre de lits d’hospitalisation et à une recomposition de l’offre de soins partielle; l’absence de concurrence des établissements de santé pour l’exécution du service public hospitalier par la distinction des critères retenus pour la participation à ce service public

Les propositions sont les suivantes :

_ Clarifier la doctrine pour l’organisation des soins hospitaliers : fonder l’analyse sur les besoins et non sur les structures existantes ; conduire des rapprochements entre hôpitaux publics sur la base d’exigences de qualité et de sécurité, ainsi que de pertinence économique ; tenir compte du rôle de l’hospitalisation privée à statut commercial.

_ Accompagner les rapprochements d’hôpitaux publics par la création de communautés hospitalières de territoire, fondées sur un projet d’activités médicales commun et dotées de compétences stratégiques ; encourager ces rapprochements par des incitations fortes.

_ Définir un nouveau cadre contractuel de prise en charge du service public hospitalier par les cliniques, en intégrant des garanties en termes d’accessibilité financière et précisant les pénalités ; permettre l’adhésion des médecins à ces missions et obligations par une extension des compétences de la CME.

_ Veiller aux conditions de concurrence en cas de concentration par un meilleur usage de la procédure de notification préalable : définition plus précise des segments de marché, association des ARH/ARS à la procédure.

_ Favoriser la consolidation du secteur par la recherche de financements longs et de solutions adaptées à l’actionnariat médical.

_ Poursuivre les travaux de meilleure définition du montant des MIG et d’objectivation des facteurs explicatifs d’écarts de coûts.

 

3. PRÉSERVER L’AVENIR DE L’HÔPITAL PUBLIC EN GARANTISSANT SON DYNAMISME

Le pilotage médico-économique doit être conforté, il est démontré que le conseil d’administration ne porte pas la responsabilité financière de l’établissement ; que le directeur est peu évalué sur l’efficience qu’il apporte ; la difficulté d’attirer et conserver les praticiens – voir les jeunes générations ; la lourdeur des décisions et de l’organisation ; la difficulté de mutation du personnel, l’absence d’évolution rapide et son adaptation aux évolutions de la structure, la faible politique d’intéressement.

_ Adapter les règles de gouvernance de l’hôpital public : transformer le conseil d’administration en conseil de surveillance, doté d’un président élu en son sein ; pour les directeurs, diversifier les viviers de recrutement, développer une gestion dynamique des ressources humaines et rendre plus efficaces les conditions de nomination ; transformer le conseil exécutif en directoire, instance resserrée présidée par le directeur et vice-présidée par le président de la CME.

_ Simplifier le cadre juridique de l’organisation interne de l’hôpital public ;

_ Déconcentrer le fonctionnement et mener des études complémentaires spécifiques pour les très grands établissements.

_ Donner de la souplesse aux règles de gestion de l’hôpital public : en matière d’achats, appliquer aux hôpitaux publics le régime issu de l’ordonnance du 6 juin 2005 ; renoncer à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

_ Certifier les comptes des hôpitaux pour plus de transparence et de responsabilisation.

_ Préciser le rôle important des ARH/ARS en matière de rapprochements entre hôpitaux publics, de contractualisation sur le service public avec les cliniques, et fonder le contrôle des hôpitaux publics sur l’efficience et la qualité.

_ Offrir un cadre plus simple et plus souple pour les médecins : leur permettre un choix réversible entre le cadre statutaire actuel, un cadre statutaire aménagé tenant compte de valences d’activité et un cadre contractuel unifié.

 

4. ORIENTATION 4 : DÉVELOPPER L’ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE

La recherche médicale représente 30% de l’ensemble des publications scientifiques françaises, dont plus

de la moitié résulte des travaux des équipes hospitalo-universitaires. Le rôle des établissements

de santé est quasi exclusif. Le CHU est le label de la recherche et de l’enseignement hospitaliers au sein des établissements de santé mais tous les CHU n’ont pas d’activité de recherche importante et la synergie soin-enseignement-recherche ne s’appuie pas sur des individus mais sur des équipes qui mobilisent des compétences multiples. L’enseignement des professions médicales et paramédicales alterne formation théorique – délivrée par l’Université pour les études médicales, pharmaceutiques et odontologiques et par des écoles avec cot-tutelle pour les formations paramédicales - et formation pratique au lit du patient.

Il est donc proposé de :

_ Améliorer le pilotage de l’enseignement et de la recherche : au niveau national mise en place d’une agence de moyens pour la recherche, rôle d’évaluation confié à l’AERES ; organisation du pilotage interrégional de l’enseignement et de la recherche ; pilotage local dans le cadre des conventions hospitalo-universitaires, en coordination avec les volets hospitaliers des contrats quadriennaux des universitaires et les volets universitaires des projets d’établissement.

_ Labelliser les équipes hospitalo-universitaires en fonction de trois critères portant sur les missions de soin, d’enseignement et de recherche ; des équipes hors CHU publiques ou privées pouvant être associées aux missions d’enseignement et/ou de recherche.

_ Faire évoluer l’enseignement : engager fortement la mise en place du LMD, adapter les flux de formation médicale aux besoins régionaux, faire évoluer le contenu des enseignements et renforcer et piloter la formation médicale continue hospitalière.

_ Renforcer l’appui à la recherche par la professionnalisation des structures hospitalières de promotion et d’appui à la recherche et la simplification du cadre législatif et réglementaire.

_ Instaurer une politique d’innovation dynamique en favorisant les collaborations avec l’industrie, évaluant rigoureusement les innovations médicales et favorisant l’introduction rapide du progrès médical.

_ Elargir les champs de la recherche.

Voir l'allocution du Président de la République à la remise de ce rapport.
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