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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 07:45

« Le tabac est le seul produit de consommation légalement en vente qui entraîne la mort d'un tiers voire de la moitié de ceux qui l'utilisent » dénonce l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Aujourd'hui, 31 mai, Journée mondiale sans tabac, elle lance une campagne « en faveur de l'interdiction totale de la publicité » en faveur des produits du tabac, et ceci dans tous les pays.
Cette action représente surtout une nouvelle riposte face aux stratégies des industriels du secteur, qui « dépensent chaque année, des dizaines de milliards de dollars pour commercialiser leurs produits ».

Pour l'OMS, cette campagne se justifie d'autant plus que « la moitié des enfants vivent dans des pays qui n'interdisent pas la distribution gratuite de produits du tabac ». Elle s'appuie également sur des études comparant la situation avant et après une interdiction totale de la publicité. « La diminution de la consommation (dans ces conditions) peut atteindre 16% » ajoute-t-elle.

Actuellement, seule 5% de la population mondiale est protégée par une législation relative à l'interdiction de fumer et de faire la publicité de produits du tabac. L'OMS est animée d'une conviction forte : « seules les interdictions totales et complètes peuvent permettre de réduire la consommation de tabac ». Le tabac tue 4,9 millions de personnes par an dans le monde. Un chiffre qui devrait atteindre 8 millions d'ici 2030…
Pour tout savoir sur cette journée, rendez-vous sur
www.who.int/tobacco/wntd/2008/fr/index.html

La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, a indiqué son souhait d'interdire la vente de tabac à toute personne mineure ainsi que l'interdiction des cigarettes sucrées sur la proposition de  Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme qui affirmait que "c'est à 13 ans que ces cigarettes parfumées à la vanille ou au chocolat sont les plus consommées".

Voir le précédent article sur l'interdiction en Principauté de Monaco.

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:56

La 61ème Assemblée mondiale de la Santé s'ouvre aujourd'hui au Palais des Nations, à Genève.

Des délégations des 193 Etats membres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) participent à cette réunion annuelle où sont fixées les principales politiques de l'Organisation pour l'année à venir.

Le programme s'annonce particulièrement dense, jusqu'à la clôture des débats le 24 mai.

Les séances plénières sur la préparation en cas de grippe pandémique, sur l'échange de virus grippaux et l'accès aux vaccins, sur l'usage nocif de l'alcool, sur les contrefaçons médicamenteuses, sur les mutilations sexuelles féminines et encore sur les menaces pesant sur l'éradication de la poliomyélite constitueront des points forts de cette Assemblée.

Les relations entre le changement climatique et la santé humaine – thème de la Journée mondiale de la Santé le 7 avril dernier- seront aussi au cœur des débats tout comme l'application du Règlement sanitaire international (RSI).

La directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, interviendra cet après-midi.

Son Altesse Royale, la Princesse Muna Al Hussein de Jordanie, marraine de l'OMS pour les soins infirmiers et obstétricaux, s'adressera à l'Assemblée demain après-midi.
Elle sera immédiatement suivie par Desmond Tutu, Archevêque émérite du Cap et Prix Nobel de la Paix 1984. Ce dernier « participe activement à la lutte contre les maladies, dans son pays et ailleurs », précise l'OMS.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 09:18

A l'occasion du 40ème anniversaire de la première greffe cardiaque par l'équipe des Professeurs Christian Chabrol, Gérard Guiraudon et Maurice Mercadier à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière sur Clovis Roblain, marseillais de 66 ans ayant survécu 53 heures, il a donné une interview à Christophe Josset (Métro)

Quel a été l'apport de la réussite, ce 27 avril 1968, d'une première transplantation cardiaque en France?
Cela représentait l'évolution de la grande chirurgie cardiaque, qui a commencé en 1954 techniquement en entrant dans le cœur. A l'époque, au sein de l'équipe de chirurgiens et médecins, nous avions dressé un constat simple et évident: les gens ont un muscle qui ne fonctionne plus, la seule façon de le réparer est de le remplacer. Pour la procédure, nous avons suivi les expérimentations de l'Américain Norman Shumway, qui avait réalisé des transplantations réussies de cœurs sur des chiens. On savait et on maîtrisait donc cette technique sur des chiens en bonne santé, notre difficulté majeure a été de l'adapter à des patients qui étaient majoritairement en mauvaise santé. Cela nous a posé de gros problèmes médicaux dès le départ, le rejet des greffons n'était pas encore compris. La première tentative, malgré le décès après 53 heures du patient, reste une victoire. L'opération réussie et médiatisée, elle a été considérée par le public comme un vrai miracle. Pendant 12 ans nous avons persisté et continué, avec hélas parfois des échecs. Puis 1980 fut un tournant: la découverte des traitements anti-rejet changea la donne, elle permit une réussite plus grande et l'essor des transplantations, pas seulement de cœur d'ailleurs.

Quels problèmes déontologiques et moraux se sont posés?
Une fois qu'a été établie la certitude de la mort du cerveau -formellement- d'un point de vue médical, cela a rassuré le public sur le problème de la mort. D'autre part, le prélèvement a toujours été effectué dans le respect, ce qui incluait la restitution du corps en bon état aux familles du donneur. Tout cela fait que les greffes sont maintenant bien acceptées en France. Le principal problème actuel qu'elles affrontent, c'est la relative indifférence de la population. Nous n'avons pas assez de dons d'organe aujourd'hui, il faut faire comprendre qu'il s'agit d'une solidarité collective pourtant nécessaire, la greffe étant toujours une urgence.

Qu'est-ce qui a évolué entre 1968 et aujourd'hui pour les transplantations cardiaques?
La technique n'a pas tellement changé, en revanche le traitement post-opératoire oui. Je pense notamment aux traitements anti-rejet, mais pas seulement: l'hygiène de vie demandée aux patients opérés a terriblement progressé. Nous avons quelques cas de malades, qui aujourd'hui après 30 ans de greffe, on été contraints d'arrêter pour raison médicale le traitement anti-rejet, principalement en raison de ses effets secondaires parfois lourds. Surprise: on a constaté que leur organisme a complètement accepté le greffon et qu'il n'est plus sujet à un rejet. Enfin, ce qui a évolué au niveau technique, ce sont surtout les cœurs artificiels. A l'époque les chirurgiens et ingénieurs imaginaient majoritairement des imitations du cœur humain, par battement. On a rapidement découvert que ce n'était pas nécessaire, et qu'un flux continu était tout à fait possible. Grâce à ces avancées, les cœurs artificiels sont maintenant de petites turbines qui ne sont pas plus grosses qu'un capuchon de stylo.

Combien cette opération s'est banalisée depuis votre premier essai réussi de 1968?

C'est actuellement l'une des opérations cardiaques les plus simples. Cela représente 4 à 5 heures de chirurgie, l'une des plus courtes durées pour ce type d'opération. Avec le recul, il ne s'agit finalement que d'un problème de couture! Quant au niveau de réussite de ces transplantations cardiaques, après un an, il atteint 85%. Au bout de dix ans, il est à 55%. A noter qu'il n'est pas rare d'avoir des patients qui vivent plus de 25 ans avec un cœur transplanté. Dans notre propre service, nous avons traité plus de 4000 patients. En 1968, on pensait que la technique était vouée à un grand avenir, sans pour autant avoir anticipé un tel succès et un tel essor.

Quelle relation entretenez-vous avec vos patients?
Elles sont très étroites. En fait, avant une opération, c'est un cardiologue qui nous adresse un patient. Toutefois après l'opération, ils constatent que les patients présentent des problèmes divers provenant de plusieurs organes, mais pas du cœur, paradoxalement. C'est pourquoi les cardiologues préfèrent nous demander de suivre les patients. Ce qu'il faut retenir de la part des patients, c'est que leur première reconnaissance est toujours dirigée vers le donneur, pas le chirurgien qui n'a fait que son travail après tout.

Qu'est-ce que l'Adicare, l'association dont vous êtes le président?
Lorsque les transplantations se sont généralisées, l'ensemble de l'équipe s'est dit qu'il fallait se regrouper en association: l'Adicare. Elle est hébergée dans un bâtiment distinct, l'Institut de cardiologie au sein du groupe Pitié-Salpêtrière. Depuis sa naissance, l'Adicare a notamment créé des laboratoires de recherche et des lieux de formation.

Vous avez 83 ans: avec le recul sur votre carrière médicale, de quoi êtes-vous le plus fier?
J'ai eu la chance d'avoir une excellente équipe. Nous avons pourtant travaillé dans des conditions terriblement rudimentaires au début, mais l'état d'esprit a toujours été extraordinaire. Et avec les formations que j'ai pu dispenser, c'est merveilleux d'avoir tous ces étudiants. Imaginez-vous, j'ai eu plus de 40.000 étudiants qui ont suivi mes cours! Aujourd'hui je donne beaucoup de conférences, et il est rare que je ne croise pas l'un de mes anciens élèves. Mon expérience est transmise...

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 22:47

En phase avec la semaine européenne de la vaccination qui a lieu du 21 au 28 avril à l'initiative depuis 2005 de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacre son numéro 16/17 de 2008 au calendrier vaccinal pour 2008. Voir le calendrier vaccinal de 2007.

Le Comité technique des vaccinations (CTV) insiste une fois encore, sur la nécessité de vacciner les nourrissons, les enfants et les adolescents contre l'hépatite B après qu'en 2007, les résultats de deux études menées sur la cohorte française KIDSEP (évaluant le risque de survenue d’un premier épisode démyélinisant central ou d’une sclérose en plaques (SEP) ainsi que les risques de rechute d’épisode de démyélinisation après vaccination contre le VHB chez des enfants suivis de 1994 à 2003 pour un premier épisode de démyélinisation) n'ont pas montré d’association entre vaccination hépatite B et sclérose en plaques.

L’obligation vaccinale par le BCG des enfants et adolescents a été suspendue par le décret 2007-1111 du 17 juillet 2007 relatif à l’obligation vaccinale par le vaccin antituberculeux BCG. Cette obligation est remplacée désormais par une recommandation forte de vaccination pour les enfants à risque élevé de tuberculose, dès la naissance.

Une réflexion particulière a été menée sur la vaccination des enfants contre la grippe. Ces derniers sont en effet massivement atteints lors des épidémies de grippe saisonnière, et leur risque d'hospitalisation rejoint celui des adultes à risque.
Pourtant, « l'absence de démonstration d'efficacité du vaccin dans cette tranche d'âge en limite la portée », explique Daniel Floret, le président du CTV.
« Il a de ce fait été décidé de recommander la protection des nourrissons de moins de 6 mois les plus à risque, notamment les anciens prématurés et ceux présentant des pathologies sous-jacentes les prédisposant à une grippe grave ».
Pour les femmes enceintes, « la vaccination systématique n'a pas été retenue faute de données probantes d'efficacité ».

Le nouveau calendrier vaccinal intègre la mise à disposition d'un second vaccin contre les papillomavirus humains.

Un constat accablant apparaît. "Alors que la primo-vaccination est bien effectuée, il n’en est pas de même des rappels : seuls un peu plus de 50 % des adolescents ont reçu 5 doses de vaccin à 11-13 ans, et 40 % de ceux-ci ont reçu le rappel à 5-6 ans. Ainsi, à 18 ans, 34 % des adolescents seulement sont protégés".

Concernant la coqueluche enfin, le CTV insiste sur l'absolue nécessité de « protéger les nourrissons les plus à risques de formes graves et (qui n'ont pas l'âge) d'être vaccinés, par l'immunisation de l'entourage. Force est malheureusement de constater que ces recommandations ne sont pas appliquées », déplore Daniel Floret.

Voir le précédent article consacré au BEH.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:30

Voici quelques extraits du discours prononcé par le Chef de l'Etat sur les missions de l'hôpital au centre hospitalier de Neufchâteau (Vosges) une semaine après la remise du rapport de Gérard Larcher sur les missions de l'hôpital:

 

Ont été évoquées successivement la réforme des urgences, les Agences Régionales de Santé, un numéro unique d’appel d’urgence, le centrage sur les personnes âgées et la réorganisation en communauté hospitalière de territoires, le contrat avec les cliniques privées, la réorganisation de la gouvernance de l’hôpital (directeur et conseil de surveillance), le cadre d’exercice des praticiens et le statut des praticiens étrangers, le retour à l’équilibre en 2012 et l’inclusion de la santé dans la réforme des universités avec l’évaluation par l’AERES.

 

La réforme de l’hôpital ne se fera pas sans les territoires. La réforme de l’hôpital a un seul objectif : offrir à tous les Français, sur tout le territoire, un égal accès aux soins de qualité

 

Ce qui s’est passé à Epinal est un drame national mais aurait pu se passer dans bien d'autres endroits. [...] Ce drame montre que la qualité des soins ne va pas de soi, qu'elle n’est pas acquise une bonne fois pour toutes. Elle se mérite, elle s’organise jour après jour avec méthode, avec rigueur et avec vigilance.

 

Il faut prendre la mesure de l’aspiration des professions de santé à travailler davantage ensemble pour mieux soigner, parce qu'ils savent bien que l'on est efficace lorsque l'on travaille en équipe. [...] Les mesures préconisées (dans le rapport Larcher) vont dans le bon sens. Elles cherchent à promouvoir un hôpital moderne, au service des usagers. Elles soulignent les apports d’une coopération organisée entre les établissements pour mieux prendre en charge les malades.

 

La réforme de l’hôpital doit commencer aux urgences. Le bon fonctionnement des urgences, c’est la première attente des Français. C’est par le service des urgences qu’entre une personne hospitalisée sur cinq.  Les urgences, qui relèvent de l’hôpital, et la permanence des soins, qui relève de la ville, c’est une révolution que je vous annonce, seront gérées d’une même main. Cette responsabilité sera confiée aux agences régionales de santé qu’on appelle les ARS qui gèreront donc la complémentarité des urgences hospitalières et de la permanence de soins. Les appels d’urgence et la permanence des soins- tenez-vous bien- seront désormais régulés par un numéro unique

Nous allons développer les maisons de santé pluridisciplinaires qui seront mises en place pour les soins de premier recours. La gestion des lits doit être informatisée. L’hôpital doit être capable de mieux gérer ses relations avec les médecins de ville.

Pour que les urgences fonctionnent mieux, ce qui est un problème considérable, l’hôpital doit s’adapter au vieillissement de la population. Je souhaite ici réaffirmer le rôle central des hôpitaux locaux dans la prise en charge rapide et proche des malades, surtout lorsqu’ils sont âgés.

 

La personne très âgée doit bénéficier de l’attention d’un coordonnateur des soins [...] que soit préparée, dès le début de l’hospitalisation, la prise en charge à sa sortie de l’hôpital.

 

En court séjour, l’hôpital doit se recentrer sur son coeur de métier : la prise en charge de la phase aiguë des maladies (et une) prise en charge « post aiguë » du malade, qu’il soit âgé ou handicapé [...] reconversion vers la prise en charge du grand âge et de la dépendance.

 

la réforme de l’hôpital ce n’est pas la fermeture des hôpitaux.  le refus de la recomposition conduira à la fermeture des hôpitaux dans la pire des conditions soit parce que les patients ont déserté soit parce que les praticiens ne seront plus candidats soit parce que les moyens ne seront plus alloués

 

L’objectif qui nous guide est simple : permettre l’accès à des soins de qualité pour tous. L’hôpital doit donc s’adapter. Des services de chirurgie ou des maternités qui n’offrent plus de sécurité suffisante seront reconvertis (ndlr : la fédération hospitalière de France indiquait que 235 hôpitaux sont sujets à restructurations ou mutations: 217 en province et 18 en Ile-de-France car pas assez d'activité, ne répondent plus aux standards de qualité actuels)  La recomposition hospitalière, cela revient à donner à chaque site hospitalier l’assurance qu’il peut appartenir à un ensemble plus vaste, doté d’un plateau technique de qualité (communautés hospitalières de territoire évoquées par M. Larcher)  La communauté hospitalière de territoires va faire naître des hôpitaux multi-sites.  Les communautés hospitalières de territoire, ce sont aussi des conditions de travail améliorées et sécurisées pour le personnel hospitalier.

Les aides à la contractualisation et les subventions du programme « Hôpital 2012 » bénéficient davantage aux hôpitaux publics qui forment cette communauté d’hôpitaux acceptant de se mettre en réseau) , une dizaine de milliards d’euros que la Nation va investir dans les modernisations de son hôpital public. L’égalité consiste à prendre en compte des situations toutes différentes pour offrir des solutions adaptées. Les communautés hospitalières de territoire doivent faire gagner l’hôpital public en performance et en qualité de soins pour les patients. On oblige personne, on est en France, mais on incite ceux qu’ils le veulent. Des mises en commun intelligentes sont possibles aussi entre établissements publics et établissements privés. Arrêtons de faire une nouvelle guerre sur des établissements de soins. Dans un même territoire, chaque hôpital doit cesser de vouloir tout faire.

Le service public hospitalier, c’est une mission plus qu’un statut. Je souscris donc à la proposition d’un contrat de service public conclu entre l’ARS et les cliniques privées, mode de reconnaissance du rôle et de la place des cliniques privées sur le territoire comportant des engagements réels. Je souhaite que les cliniques et les

médecins qui y travaillent s’engagent sur la permanence des soins.

 

La gouvernance de l’hôpital public doit être réformée. Il faut à l’hôpital public un patron et un seul, excusez-moi. Ce patron, c’est le directeur. Cela ne veut pas dire qu’il agit seul. Lui qui n’est pas un médecin, mais il faut bien qu’il y ait quelqu’un qui décide et qui assume ses responsabilités. Le projet médical de l’établissement sera naturellement conçu conjointement avec les médecins. Il faut bien qu'il y ait quelqu'un dont c'est le métier à plein temps d'assumer ses responsabilités de direction d'un hôpital. Le directeur doit donc diriger l’hôpital en maîtrisant les ressources. Dans l’esprit de la reforme que nous vous proposons, nous voudrions transformer le conseil d’administration de l’hôpital en conseil de surveillance. Ce dernier, conseil de surveillance, aurait pour mission de valider la stratégie de l’établissement, cela compte, de veiller aux équilibres financiers, pardon de le dire aujourd'hui, 70% des membres de conseil d'administration actuel signent a posteriori des comptes qu'ils ont le plus grand mal à suivre, par ailleurs. Le président du conseil pourrait être élu soit au sein du collège des élus, soit au sein du collège des personnalités qualifiées.

Le directeur serait nommé, sur la proposition du conseil de surveillance, et vous voyez se dessiner un

conseil de surveillance compétent pour la stratégie, proposant la nomination d'un directeur garant des

grands équilibres financiers. Donc le directeur serait nommé sur proposition du conseil de surveillance par le directeur de l'ARS. Le directeur serait président du directoire.

Le président de la commission médicale d’établissement serait le vice-président du directoire pour exprimer au plus haut niveau la légitimité médicale. Là, vous avez un système qui a un peu de sens. Un conseil de surveillance, stratégie, équilibre financier, proposition de nomination pour l'ARS, un directoire, le patron c'est le directeur, vice-président, le président de la CME qui inscrit ainsi dans la marche de l'hôpital les médecins, qui n'avaient jamais étaient inscrits de cette façon. Là, le président de la CME a une place statutaire. Le directeur serait responsable devant l’ARS des résultats de l’établissement en fonction des objectifs qui lui auront été fixés.

Le directeur doit pouvoir gérer et affecter les ressources humaines en fonction du projet stratégique de l’établissement. Il rendrait des comptes au conseil de surveillance. Il serait nommé pour une durée déterminée -par exemple cinq ans- et une partie de sa rémunération serait liée à ses résultats tant en matière de qualité des soins que de gestion des ressources humaines et de gestion financière.

 

Les praticiens seraient nommés, sur proposition du directoire, par le directeur de l’ARS et nous voudrions proposer deux cadres d’exercice seraient proposés aux médecins à l’hôpital : un cadre statutaire et un cadre contractuel, donc les cadres hospitaliers auraient le choix. Le cadre statutaire pourrait comporter, sur option, une part variable permettant de mieux reconnaître les responsabilités et l’activité sur option, c'est un contrat. On peut donc parfaitement imaginer dans le cadre statutaire un système de rémunération dont une part variable serait fonction de l'activité et du respect des objectifs fixés. Le cadre contractuel, accessible lui sur option, serait déterminé par accord entre les parties et s'inspirerait du droit du travail. Donc, il y aurait le choix pour les praticiens hospitaliers entre ces deux possibilités.

 

Avec la tarification à l’activité (T2A), un rapport plus direct s’est établi entre votre pratique médicale et le dynamisme de votre établissement. Je souhaite que votre rémunération traduise davantage cette réalité.

 

La situation des médecins étrangers titulaires d’un diplôme obtenu hors Union européenne qui jouent un rôle important dans certains hôpitaux. Je souhaite que leur travail soit mieux reconnu. Je souhaite que d’ici 2011 il leur soit permis d’accéder, après validation de leurs compétences et de leur expérience, au plein exercice de leur métier, comme cela au moins c'est clair.

 

Pour introduire davantage de réactivité dans la gestion, on va donc moderniser le statut de l’hôpital

public.

Cela permettrait à l’hôpital de bénéficier de certains assouplissements aux règles des marchés publics.

Les comptes des hôpitaux publics seraient certifiés pour mieux responsabiliser le conseil de surveillance et le directeur. D’autres innovations de gestion pourront être prises en compte au fil du temps en fonction des besoins. J’attends de la modernisation de la gestion de l’hôpital public des résultats concrets pour les finances publiques. Ces mesures doivent permettre aux hôpitaux d’être tous à l’équilibre d’exploitation d’ici 2012. Cet objectif s’applique à tous les hôpitaux publics. Les assistances publiques de Paris et de Marseille, les hospices civils de Lyon sont concernés comme les autres.

 

L’enseignement et la recherche biomédicale conservent à notre médecine son excellence. Nos médecins comptent parmi les meilleurs au monde. L’enseignement de la médecine ne sera supérieur que s’il s’adosse à une recherche de qualité. L’enseignement et la recherche en santé doivent donc être inclus dans la réforme des universités. L’enseignement et la recherche en santé doivent obéir aux mêmes modes d’évaluation et de financement que les autres. Les équipes de recherche des CHU doivent être évaluées par l’agence d’évaluation des établissements d’enseignement supérieur et de recherche –l’AERES.

 

Un projet de loi soit présenté au Parlement cet automne avec un texte ambitieux qui aura pour objectif de favoriser l’accès à des soins de qualité pour tous.
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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 18:28

Avec les Etats Généraux de l’Organisation des Soins (EGOS), la mission donnée au préfet honoraire Ritter sur les Agences Régionales de Santé (ARS) et la mission présidée par André Flajolet sur les disparités territoriales des politiques de prévention sanitaires, la commission de concertation sur les missions de l’hôpital – présidée par Gérard Larcher - vient de rendre son rapport appuyé par le discours tenu par le chef de l’Etat le 16 octobre 2007 à Bordeaux sur l’hôpital et après 200 auditions.

 

Ce rapport de 49 pages (102 avec les annexes) donnent 4 séries de propositions après avoir dressé à chaque fois un constat de l’existant :

 

AMÉNAGER LES RELATIONS ENTRE LE MONDE HOSPITALIER ET SON ENVIRONNEMENT POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES PATIENTS ET ASSURER LA CONTINUITÉ DES PRISES EN CHARGE via une amélioration de l’adéquation des prises en charge en favorisant le redéploiement de l’offre vers le moyen séjour et le médico-social, une meilleure intégration de la dimension sociale et médico-sociale de l’hospitalisation, une structuration de la coordination des prises en charge, le développement d’une offre coordonnée de proximité

OPTIMISER LOFFRE DE SOINS HOSPITALIÈRE AU NIVEAU DES TERRITOIRES DANS UNE OPTIQUE DE QUALITÉ ET DEFFICIENCE avec une clarification de la doctrine en matière d’organisation des soins hospitaliers, le développement de complémentarités entre hôpitaux publics, l’évolution des conditions de participation des cliniques à l’offre de soins et la poursuite les travaux relatifs aux critères de financement relatifs aux missions de

service public

PRÉSERVER LAVENIR DE LHÔPITAL PUBLIC EN GARANTISSANT SON DYNAMISME avec l’évolution les règles de gouvernance interne des hôpitaux publics, la souplesse aux règles de gestion et le recentrage du contrôle des hôpitaux sur l’efficience et la qualité, l’offre d’un cadre plus simple et plus souple pour les médecins et l’ouverture des perspectives au personnel non médical

DÉVELOPPER L’ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE via le renforcement du pilotage de l’enseignement et de la recherche, la labellisation des équipes d’enseignement et de recherche et l’évolution de l’enseignement

 

1. AMÉNAGER LES RELATIONS ENTRE LE MONDE HOSPITALIER ET SON ENVIRONNEMENT POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES PATIENTS ET ASSURER LA CONTINUITÉ DES PRISES EN CHARGE

Le constat fait apparaître une absence d’alternatives à l’hospitalisation, une disparité régionale dans les services de suite, une insuffisance de prise en compte des besoins des personnes âgées (2.4 million en 2030), la difficulté d’organisation de prises en charges successives ou simultanées et l’absence de coordination efective des soins par les réseaux.

Il est donc proposé de :

_ Favoriser le redéploiement de l’offre de court séjour vers les soins de suite et de réadaptation et le médico-social, par une identification fine des besoins, une harmonisation des programmations, le développement d’outils d’objectivation de la prise de décision publique et une fongibilité des enveloppes.

_ Mieux intégrer la dimension sociale et médico-sociale de l’hospitalisation, en promouvant une analyse « situationnelle » tenant compte de l’environnement du patient, dans le cadre d’ARS bien coordonnées avec les conseils généraux et compétentes en matière de tarification des établissements médico-sociaux.

_ Mieux coordonner la prise en charge des patients en préparant la sortie dès le début de l’hospitalisation : désignation dans les services d’un responsable de la coordination des soins, qui pourrait être un infirmier, notamment chargé de développer des relations avec les intervenants du maintien à domicile ; prendre en compte cette exigence dans la certification ;  développer des filières gériatriques et des plate-formes transversales ; veiller à l’accessibilité de l’interlocuteur médical pour le patient, sa famille et son médecin traitant ; favoriser l’accès à la prestation d’aide au retour après hospitalisation.

_ Développer une offre coordonnée de proximité : poursuivre les travaux relatifs aux centres et maisons de santé engagés dans le cadre des EGOS ; prendre en compte le rôle des hôpitaux locaux dans le développement de ces centres et maisons de santé.

_ Améliorer l’organisation des soins non programmés : confier à l’ARS une mission globale d’organisation de l’offre de soins non programmés ; réaffirmer la nécessité d’une régulation SAMU / permanence des soins ambulatoire sur un même lieu et d’une offre de transports adaptée ; mutualiser les gardes et astreintes entre les praticiens des différents établissements de santé d’un même territoire ; adapter l’organisation interne de l’hôpital (management des lits, consultations de spécialités non programmées, hospitalisation directe de ses patients par le médecin traitant).

 

2. OPTIMISER L’OFFRE DE SOINS HOSPITALIÈRE AU NIVEAU DES TERRITOIRES DANS UNE OPTIQUE DE QUALITÉ ET D’EFFICIENCE

Sur ce point le constat dresse un point sur la planification, sophistiquée au fur et à mesure des réformes, passant d’un encadrement quantitatif des installations et équipements à une régulation des activités reposant sur le SROS et les autorisations qui oublie les besoins de soins de suite et réadaptation et qui a abouti à réduction du nombre de lits d’hospitalisation et à une recomposition de l’offre de soins partielle; l’absence de concurrence des établissements de santé pour l’exécution du service public hospitalier par la distinction des critères retenus pour la participation à ce service public

Les propositions sont les suivantes :

_ Clarifier la doctrine pour l’organisation des soins hospitaliers : fonder l’analyse sur les besoins et non sur les structures existantes ; conduire des rapprochements entre hôpitaux publics sur la base d’exigences de qualité et de sécurité, ainsi que de pertinence économique ; tenir compte du rôle de l’hospitalisation privée à statut commercial.

_ Accompagner les rapprochements d’hôpitaux publics par la création de communautés hospitalières de territoire, fondées sur un projet d’activités médicales commun et dotées de compétences stratégiques ; encourager ces rapprochements par des incitations fortes.

_ Définir un nouveau cadre contractuel de prise en charge du service public hospitalier par les cliniques, en intégrant des garanties en termes d’accessibilité financière et précisant les pénalités ; permettre l’adhésion des médecins à ces missions et obligations par une extension des compétences de la CME.

_ Veiller aux conditions de concurrence en cas de concentration par un meilleur usage de la procédure de notification préalable : définition plus précise des segments de marché, association des ARH/ARS à la procédure.

_ Favoriser la consolidation du secteur par la recherche de financements longs et de solutions adaptées à l’actionnariat médical.

_ Poursuivre les travaux de meilleure définition du montant des MIG et d’objectivation des facteurs explicatifs d’écarts de coûts.

 

3. PRÉSERVER L’AVENIR DE L’HÔPITAL PUBLIC EN GARANTISSANT SON DYNAMISME

Le pilotage médico-économique doit être conforté, il est démontré que le conseil d’administration ne porte pas la responsabilité financière de l’établissement ; que le directeur est peu évalué sur l’efficience qu’il apporte ; la difficulté d’attirer et conserver les praticiens – voir les jeunes générations ; la lourdeur des décisions et de l’organisation ; la difficulté de mutation du personnel, l’absence d’évolution rapide et son adaptation aux évolutions de la structure, la faible politique d’intéressement.

_ Adapter les règles de gouvernance de l’hôpital public : transformer le conseil d’administration en conseil de surveillance, doté d’un président élu en son sein ; pour les directeurs, diversifier les viviers de recrutement, développer une gestion dynamique des ressources humaines et rendre plus efficaces les conditions de nomination ; transformer le conseil exécutif en directoire, instance resserrée présidée par le directeur et vice-présidée par le président de la CME.

_ Simplifier le cadre juridique de l’organisation interne de l’hôpital public ;

_ Déconcentrer le fonctionnement et mener des études complémentaires spécifiques pour les très grands établissements.

_ Donner de la souplesse aux règles de gestion de l’hôpital public : en matière d’achats, appliquer aux hôpitaux publics le régime issu de l’ordonnance du 6 juin 2005 ; renoncer à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

_ Certifier les comptes des hôpitaux pour plus de transparence et de responsabilisation.

_ Préciser le rôle important des ARH/ARS en matière de rapprochements entre hôpitaux publics, de contractualisation sur le service public avec les cliniques, et fonder le contrôle des hôpitaux publics sur l’efficience et la qualité.

_ Offrir un cadre plus simple et plus souple pour les médecins : leur permettre un choix réversible entre le cadre statutaire actuel, un cadre statutaire aménagé tenant compte de valences d’activité et un cadre contractuel unifié.

 

4. ORIENTATION 4 : DÉVELOPPER L’ENSEIGNEMENT ET LA RECHERCHE

La recherche médicale représente 30% de l’ensemble des publications scientifiques françaises, dont plus

de la moitié résulte des travaux des équipes hospitalo-universitaires. Le rôle des établissements

de santé est quasi exclusif. Le CHU est le label de la recherche et de l’enseignement hospitaliers au sein des établissements de santé mais tous les CHU n’ont pas d’activité de recherche importante et la synergie soin-enseignement-recherche ne s’appuie pas sur des individus mais sur des équipes qui mobilisent des compétences multiples. L’enseignement des professions médicales et paramédicales alterne formation théorique – délivrée par l’Université pour les études médicales, pharmaceutiques et odontologiques et par des écoles avec cot-tutelle pour les formations paramédicales - et formation pratique au lit du patient.

Il est donc proposé de :

_ Améliorer le pilotage de l’enseignement et de la recherche : au niveau national mise en place d’une agence de moyens pour la recherche, rôle d’évaluation confié à l’AERES ; organisation du pilotage interrégional de l’enseignement et de la recherche ; pilotage local dans le cadre des conventions hospitalo-universitaires, en coordination avec les volets hospitaliers des contrats quadriennaux des universitaires et les volets universitaires des projets d’établissement.

_ Labelliser les équipes hospitalo-universitaires en fonction de trois critères portant sur les missions de soin, d’enseignement et de recherche ; des équipes hors CHU publiques ou privées pouvant être associées aux missions d’enseignement et/ou de recherche.

_ Faire évoluer l’enseignement : engager fortement la mise en place du LMD, adapter les flux de formation médicale aux besoins régionaux, faire évoluer le contenu des enseignements et renforcer et piloter la formation médicale continue hospitalière.

_ Renforcer l’appui à la recherche par la professionnalisation des structures hospitalières de promotion et d’appui à la recherche et la simplification du cadre législatif et réglementaire.

_ Instaurer une politique d’innovation dynamique en favorisant les collaborations avec l’industrie, évaluant rigoureusement les innovations médicales et favorisant l’introduction rapide du progrès médical.

_ Elargir les champs de la recherche.

Voir l'allocution du Président de la République à la remise de ce rapport.
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 23:22

La 21e édition du Téléthon, organisée les 7 et 8 décembre derniers, a permis de récolter 102.315.233 euros, a annoncé l'Association française contre les myopathies (AFM).
Lors de l'édition de 2006, 106,7 millions d'euros avaient été collectés

"Alors qu'à la fin des trente heures d'émission, le compteur final affichait 96.228.136 euros de promesses de dons, sa concrétisation s'effectue à plus de 106%", note l'AFM dans un communiqué. Remerciant les donateurs, Laurence Thiennot-Herment, présidente de l'AFM, a estimé dans un entretien que ce résultat "ne peut être que satisfaisant", avec "un des plus forts taux de concrétisation de ces dix dernières années".

Elle a attribué la légère baisse des dons par rapport à l'année précédente au fait que "40% des départements étaient dans la tempête" pendant le Téléthon, ce qui entraîné l'annulation d'"un certain nombre de manifestations". Elle a aussi mentionné la "baisse du pouvoir d'achat" et une "période difficile, économiquement parlant".

Concernant l'argent récolté, elle a observé que cela allait permettre de "poursuivre les essais cliniques". "Les coûts sont bien plus importants en développement clinique qu'en recherche fondamentale", a-t-elle précisé. Actuellement, vingt essais cliniques sont en cours, et vingt autres en préparation, sur 29 maladies rares et une maladie fréquente, l'infarctus du myocarde. "On teste des médicaments nouveaux sur 500 patients", a expliqué Mme Thiennot-Herment. "Un essai sur l'homme, c'est plusieurs millions d'euros, et cela prend 10 à 12 ans. Pour que ça devienne un médicament, ça va être plusieurs dizaines de millions d'euros par maladie". Elle a précisé qu'actuellement, des recherches étaient effectuées dans des hôpitaux français, italiens et néerlandais, avec l'objectif d'avoir des médicaments "le plus vite possible".

Elle a notamment espéré pour bientôt la mise sur marché d'un "premier médicament de thérapie génique, à l'horizon 2009-2010 grâce à une équipe italienne soutenue par le Téléthon français, qui a déjà permis de guérir 12 enfants".

Dans le détail, 55,6 millions d'euros ont été récoltés par téléphone et Internet, avec plus d'un million de donateurs (42,5 millions d'euros par le 3637 et 13,1 millions d'euros par Internet).
Les quelque 22.000 animations organisées sur le terrain ont quant à elles permis de collecter 40,5 millions d'euros, et les partenaires 6,2 millions d'euros.
Cette année, le Téléthon était parrainé par la chanteuse Liane Foly et le comédien Kad Merad.
L'emblème du Téléthon était une fillette de neuf ans, Julie, clouée dans un fauteuil roulant par une amyotrophie spinale qui ôte leur force à ses muscles.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 00:17

L’enquête Santé Protection Sociale (ESPS) est réalisée par l’IRDES depuis 1988. Annuelle, l’étude est Bisannuelle depuis 1998 et a interrogé en 2006 8 100 ménages soit 22 000 assurés des principales caisses de sécurité sociale (CNAMTS, RSA, RSI) à travers ce questionnaire (vous pouvez aussi vous analyser) et donne notamment les conclusions ci-dessous.

 

Les ménages dont les revenus sont les plus faibles (chômeurs, ouvriers, employés du commerce...) déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, les taux de couverture en complémentaire santé les plus bas et le plus de renoncements aux soins. A l’inverse, les ménages bénéficiant des revenus les plus élevés, les cadres notamment, se déclarent en meilleure santé et bénéficient d’un accès plus facile et relativement moins cher à la complémentaire santé, notamment par l’intermédiaire de leur entreprise

 

En moyenne, 7 % des Français déclarent ne pas avoir de couverture maladie complémentaire et 14 % avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois (dentaire, lunette et spécialistes) Les personnes bénéficiaires de la CMU Complémentaire représentent 7,5 % de la population française

 

74,3 % des personnes résidant en France se perçoivent en bonne santé (« bon » ou « très bon ») ; 21,3 % déclarent un état de santé « moyen », 3,6 % un état de santé « mauvais » et 0,9 % un état de santé « très mauvais » après 65 ans, plus d’une personne sur deux qualifie son état de santé de « moyen » à « très mauvais ». À chaque âge, les femmes se déclarent en moins bon état de santé que les hommes. 28,6 % des femmes contre 22,6 % des hommes déclarent, tous âges confondus, un état de santé moyen, mauvais ou très mauvais

Par ailleurs, tous âges confondus, 18,3 % des personnes interrogées se déclarent limitées dans leurs activités courantes en raison d’un problème de santé. Un quart environ des personnes (26, 7 %) se déclarent atteintes d’une maladie chronique. Le pourcentage de personnes se déclarant en « moyen », « mauvais » ou « très mauvais » état de santé varie selon le milieu social, de 15 % parmi les ménages de cadres à 37 % parmi les ménages d’employés de commerce.

 

Les troubles de santé les plus fréquemment déclarés sont les troubles de la vue tels que les myopies, les hypermétropies ou les presbyties : ils concernent près de 60 % des personnes interrogées En dehors des troubles de la vue, les maladies les plus fréquentes sont, âges et sexes confondus : l’hypertension artérielle (14,9 %) ; les problèmes rhumatologiques comme l’arthrose (18 %) ou les problèmes de dos (13,2 %) et les problèmes de cholestérol (12,8 %).

L’anxiété est également fréquente puisqu’elle concerne plus de 10 % des personnes interrogées la dépression nerveuse (7,1 % des femmes et 3,7 % des hommes) et l’anxiété (13, 8 % des femmes et 6, 9 % des hommes) et les maladies du système nerveux, en particulier les migraines (9,3 % des femmes et 2, 8 % des hommes).

Avec l’âge, la nature des maladies évolue. Chez les moins de 16 ans, ce sont principalement les troubles de la vue qui prédominent (19 %) et les rhinopharyngites (13 %). La tranche d’âge des 40-64 ans correspond à l’apparition des facteurs de risque et maladies cardio-vasculaires. Ainsi, l’hypertension artérielle concerne 17, 8 % des adultes de cette classe d’âge alors que cette pathologie est presque inexistante dans les classes d’âge précédentes. Chez les plus de 65 ans, en dehors des problèmes de vue et des prothèses dentaires, deux groupes de maladies prédominent : les problèmes cardio-vasculaires et les problèmes ostéo-articulaires. L’hypertension artérielle concerne 50,9 % de cette classe d’âge, les troubles du rythme cardiaque, 17,2 %, et les varices 19, 1 %. 38 % des personnes interrogées déclarent un taux de cholestérol et de triglycérides trop important. Par ailleurs, 23,2 % des personnes de plus de 65 ans déclarent une arthrose du genou et 21,6 % des lombalgies

 

L’enquête permet aussi de connaître les habitude de santé de la population

En 2006, un Français sur quatre déclare fumer de façon habituelle. Cette proportion est maximum entre 20 et 29 ans (39 %) puis diminue avec l’âge (33 % entre 30 et 49 ans ; 23 % entre 50 et 59 ans ; 14 % entre 60 et 69 ans). Les hommes sont plus nombreux à déclarer fumer que les femmes (30 % contre 20 %). On constate des différences par catégorie socioprofessionnelle : les ménages d’ouvriers et d’employés se distinguent par un tabagisme plus fréquent avec un tiers de fumeurs habituels contre un cinquième chez les ménages de cadres.

Le risque d’alcoolisation excessive, ponctuel ou chronique, touche près d’un homme sur quatre et plus d’une femme sur dix. Globalement, le risque d’alcoolisation excessive chronique augmente avec l’âge alors que le risque ponctuel concerne plus fréquemment les 20-29 ans pour diminuer ensuite avec l’âge. Chez les femmes, le risque n’est patent que pour les cadres alors que chez les hommes, il touche aussi bien les ouvriers que les cadres, mais moins fréquemment les employés. Le risque est plus souvent chronique que ponctuel chez les personnes ayant connu des épisodes de précarité au cours de leur vie, chez les hommes exerçant une profession intermédiaire, chez les artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, ainsi que chez les hommes ayant des revenus faibles. La non-consommation, quant à elle, se concentre dans les catégories les moins aisées.

 

D’après les déclarations de poids et de taille, 26,7 % des personnes résidant en France sont en situation de surpoids et 10,5 % sont obèses. Globalement, la surcharge pondérale est plus élevée chez les hommes (32 %) que chez les femmes (21 %). En revanche, la prévalence de l’obésité est équivalente pour les deux sexes (10,5 %). Ces prévalences augmentent avec l’âge, de 15 % entre 20 et 29 ans à 40 % environ après 50 ans.

La prévalence de l’obésité varie fortement selon le milieu social. Le surpoids varie ainsi de 23 % pour les ménages de cadres et professions intellectuelles à 29 % pour les ménages d’ouvriers. Les différences sont encore plus nettes pour l’obésité avec un taux de prévalence de 6,3 % pour les ménages de cadres et professions intellectuelles, de 14,7 % pour les ménages d’employés du commerce et 13,9 % pour les ménages d’ouvriers non qualifiés. Ce gradient social persiste lorsque l’on prend en compte les structures par âge et sexe des catégories du milieu social. Ce sont toujours les ménages d’ouvriers non qualifiés et les ménages d’employés du commerce qui sont le plus concernés par l’obésité (1,4 fois plus que la moyenne de la population) et les ménages de cadres et professions intellectuelles, le moins (1,4 fois moins que la moyenne).

 

Elle donne aussi une vision sur le médecin traitant

78 % déclarent avoir choisi un médecin traitant. Parmi eux, 93 % ont déclaré avoir déjà un médecin habituel ou de famille et c’est ce médecin qui a été choisi presque systématiquement (92 %).

Les 22 % se trouvant hors du dispositif évoquent les raisons suivantes : l’absence d’occasion ou le manque de temps (14 %) ; le fait de vouloir rester libre de changer de médecin (5 %) ; le fait que leur médecin ne le leur ait pas proposé (3 %).

Autrement dit, 17 % ont un médecin de famille ou habituel sans avoir fait le pas de la déclaration et seuls 5 % sont réfractaires à la fidélisation. Ces derniers sont en général plus jeunes et déclarent un meilleur état de santé.

Parmi les personnes interrogées déclarant avoir opté pour un médecin traitant, 82 % désignent comme premier motif de leur choix le caractère obligatoire du dispositif (il n'en est rien légalement). Les raisons invoquées ensuite sont économiques, civiques et enfin, médicales : une personne sur deux déclare ne pas souhaiter être pénalisée dans ses remboursements (44 %) une personne sur trois a la volonté de faire réaliser des économies à la Sécurité sociale (31 %) ; près d’une personne sur quatre y voit un moyen d’améliorer sa prise en charge médicale (22 %). Enfin, pour un peu plus d’un optant sur dix, la sélection d’un médecin traitant résulte d’un conseil médical (13 %).

Les motifs d’amélioration de la prise en charge et d’économies pour le système de santé sont plus souvent évoqués et associés par des personnes plus jeunes, en bonne santé et d’un niveau d’éducation supérieur à la moyenne. A l’inverse, les personnes plus malades et plus âgées sont entrées dans le système au cours de leur prise en charge médicale et dans un cadre ressenti comme contraint.

L’absence de médecin de famille multiplie par plus de cinq la probabilité de ne pas avoir de médecin traitant les hommes, les jeunes adultes, les actifs, en particulier les chômeurs, ont une probabilité plus forte de ne pas désigner de médecin traitant. À l’inverse, les personnes plus âgées ou en mauvaise santé ont plus souvent un médecin traitant. Les personnes sans couverture complémentaire ni CMU complémentaire (CMUC) ont près de trois fois plus de chances de ne pas avoir de médecin traitant.

 

L’enquête poursuit par les sacrifices fait par les patients

En 2006, 14 % de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des douze derniers mois. 22 % des renoncements sont déclarés comme définitifs, les autres étant reportés. Les renoncements (ou reports) sont concentrés sur un nombre limité de soins, ceux pour lesquels le reste à charge des assurés est le plus important : parmi les personnes ayant déclaré avoir renoncé à des soins, 63 % citent les soins bucco-dentaires, 25 % les lunettes et 16 % les soins de spécialistes.

Le taux de renoncement varie fortement en fonction du niveau de revenu des ménages (24 % pour la première tranche, contre 7,4 % pour la dernière). Les ménages d’employés de commerce, d’employés administratifs et d’ouvriers non qualifiés sont ceux qui déclarent renoncer le plus (respectivement 21 %, 19 % et 19 %).

L’absence de couverture par une complémentaire maladie est le principal facteur lié au renoncement : 32 % des personnes non protégées déclarent avoir renoncé, contre 19 % des bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire et 13 % pour les bénéficiaires d’une complémentaire privée (hors CMUC). Les femmes déclarent renoncer à hauteur de 16,5 % contre 12 % pour les hommes. Le renoncement diffère également selon la classe d’âge : il est maximal entre 40 et 64 ans (16 %) et minimal au-delà de 65 ans (7 %).

Seule une personne sur vingt (5 %) déclare avoir « renoncé à consulter un médecin spécialiste, depuis la réforme du médecin traitant ». Le taux de personnes ayant renoncé pour des motifs directement liés à la réforme est lui de 3,7 % (« c’était trop cher pour moi », « c’était trop compliqué de passer par le médecin traitant », « je voulais voir un spécialiste directement mais c’était devenu trop cher »). Ce taux doit toutefois être considéré avec précaution et ce, pour différentes raisons. En effet, près d’un Français sur dix ne consomme pas de soins de santé au cours d’une année et deux sur trois ne consultent pas de spécialiste. D’autre part, le questionnement intervient trop peu de temps après la mise en oeuvre de la réforme.

Ainsi, 14 % des enquêtés répondent ne pas avoir eu l’occasion de consulter un spécialiste depuis la réforme. Enfin, le renoncement est une notion subjective, les besoins de soins non satisfaits n’étant pas strictement comparables d’un individu à l’autre. Si le niveau de renoncement déclaré n’est pas instructif en tant que tel, l’étude de l’influence de la désignation d’un médecin traitant sur le renoncement déclaré apporte, quant à elle, un éclairage sur l’impact de la réforme et l’accès au spécialiste, une fois contrôlés les effets de la situation socio-économique et de la santé perçue des individus. En effet, parmi les personnes qui renoncent, le motif économique revient dans les mêmes proportions que l’on ait choisi un médecin traitant ou non. Il apparaît cependant qu’à profil socio-économique et état de santé comparables, l’impact du médecin traitant sur le renoncement aux soins de spécialiste est très significatif. Il augmente de 40 % la probabilité de déclarer renoncer, même si cette situation reste peu fréquente.

 

L’enquête donne aussi des observations de santé publique à travers les actions de prévention

Le taux de couverture par la mammographie est estimé par la proportion de femmes âgées de 50 à 75 ans ayant passé l’examen depuis moins de trois ans. Il approche les 90 % entre 50 et 69 ans puis chute à 75 % entre 70 et 79 ans. L’analyse selon les caractéristiques socio-économiques montre des disparités. Si l’on considère le milieu social, les taux de couverture les plus faibles sont observés chez les ménages d’ouvriers non qualifiés (77 %) et les ménages d’agriculteurs (80 %), les plus élevés chez les ménages de professions intermédiaires (89 %) et les ménages de cadres (95 %). Selon les revenus, le taux varie de 71 % pour les femmes appartenant à des ménages à revenu faible à 92 % pour celles ayant des revenus élevés. Le niveau d’études joue également puisque 80 % des femmes n’ayant pas été au-delà de l’école primaire déclarent avoir eu une mammographie récente contre 95 % de celles ayant un niveau d’études supérieures. À noter également que le fait d’avoir une complémentaire santé (y compris CMUC) est associé à un meilleur accès à ce recours de prévention puisque 32 % des personnes sans complémentaire santé déclarent ne pas avoir bénéficié de l’examen depuis au moins trois ans contre 13 % des personnes couvertes.

Le taux de couverture par le frottis cervico-utérin est estimé par la proportion de femmes âgées de 20 à 65 ans ayant subi l’examen depuis moins de 5 ans. On y retrouve les principales disparités sociales observées pour la mammographie : parmi les ménages d’ouvriers non qualifiés, d’agriculteurs ou d’employés du commerce, plus d’une femme sur quatre déclare ne jamais avoir fait de frottis (ou de plus de cinq ans) contre seulement une femme cadre sur dix. Le taux de couverture progresse régulièrement avec l’échelle des revenus et on constate une inégalité de recours très nette entre ceux qui bénéficient d’une couverture complémentaire et ceux qui en sont dépourvus (84 % contre 60 %)

Le taux de couverture par le test hemoccult (examen préconisé pour le dépistage du cancer du côlon) est estimé dans l’enquête ESPS par la proportion de personnes âgées de 50 à 74 ans n’ayant jamais fait le test. Environ deux tiers des personnes interrogées déclarent ne pas avoir fait le test. Contrairement à la mammographie et au frottis, les disparités sociales sont moins marquées, la différence la plus nette étant relevée entre les bénéficiaires d’une complémentaire santé et les non-bénéficiaires (65 % contre 77 % qui déclarent ne pas avoir fait le test). Cette action de dépistage est encore mal connue du grand public et explique une diffusion encore faible et qui devrait vite progresser, en raison de la vaste campagne de dépistage lancée en 2008.

 

Près de 93 % de la population générale déclare bénéficier d’une couverture complémentaire, dont un peu plus de 4 % au titre de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC). La proportion de personnes déclarant bénéficier de la CMUC est sous-estimée puisque le taux de couverture de la population est de 7,5 % en 2006 en France métropolitaine, d’après les statistiques ministérielles. Si le taux de bénéficiaires d’une complémentaire santé (CMUC comprise) est élevé en début de vie (94 % environ jusqu’à 19 ans), il diminue pour les 20-29 ans (89 %), puis augmente avec l’âge à partir de 30 ans jusqu’à 60 ans (il culmine à 95 % environ entre 50 et 59 ans) pour diminuer ensuite (88 % pour les 80 ans et plus). Jusqu’à 20 ans, on est souvent couvert en tant qu’ayants droit de ses parents.

Entre 30 et 60 ans, la couverture complémentaire santé s’étend, en même temps que le niveau de vie s’améliore et que les problèmes de santé apparaissent.

Enfin, au-delà le taux de couverture diminue de nouveau, correspondant à l’avènement de l’âge de la retraite et pour certains à la perte du contrat de complémentaire santé proposé par leur entreprise (voir ci-après), mais aussi à la prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie des problèmes de santé les plus graves dans le cadre des ALD (affections de longue durée). L’absence de couverture complémentaire dépend essentiellement du niveau de revenu.

Malgré l’existence de la CMUC, 7 % des Français déclarent ne pas avoir de couverture complémentaire santé (y compris Cmuc). Ce taux varie fortement selon la situation sociale, le revenu notamment. Ainsi, il est de 15 % pour les personnes vivant dans des ménages gagnant moins de 840 euros par mois, puis baisse régulièrement au fur et à mesure que le revenu augmente. Il n’est que de 4 % parmi les ménages les plus aisés (plus de 4 600 euros par mois). Avec 18 % de personnes non couvertes, les chômeurs représentent la population pour laquelle l’accès à la complémentaire santé est le plus difficile. Pour eux, la barrière financière se cumule à la barrière d’accès, celle-ci étant en effet plus difficile à franchir pour eux en raison de leur non-appartenance à une entreprise. En effet, être en activité facilite l’accès à une complémentaire santé puisque plus de la moitié (57 %) des couvertures complémentaires sont obtenues par l’intermédiaire de l’entreprise.

 

Plus d’un contrat de couverture complémentaire sur deux (hors CMU) est obtenu par l’intermédiaire de l’entreprise. Cette proportion, qui est de 62 % quand le titulaire est actif, reste importante chez les retraités (56 %). Selon le milieu social, ce sont les ménages de cadres qui, de loin, bénéficient le plus souvent des contrats collectifs (71 % des contrats souscrits) contre 49 % pour les ménages d’ouvriers non qualifiés et 45 % pour les ménages d’employés du commerce.

En outre, le plus souvent, les entreprises participent au financement des complémentaires santé collectives, en moyenne à hauteur de 50 %, ce qui constitue un avantage en nature important pour les salariés. L’appréciation du rapport qualité/prix de ces contrats collectifs comparativement à celle des personnes bénéficiant de contrats individuels en atteste très clairement : 85 % des bénéficiaires de contrat collectif le jugent d’un bon rapport qualité/prix (dont 18 à 25 % très bon) alors que ce taux est à peine de 80 % pour les contrats obtenus à titre individuel, avec seulement 11 % qui les jugent très bons.

Conclusion

Les ménages les plus pauvres sont ceux qui payent les primes les plus basses pour leurs contrats. Ils consacrent donc une part nettement plus importante de leurs revenus pour acquérir des contrats moins coûteux qui offrent donc des garanties moins importantes.

Par ailleurs, plus le chef de ménage est âgé, plus le montant des primes versées par le ménage représente un effort financier important. Le taux d’effort moyen est de 7,1 % pour les ménages dont le chef est âgé de 65 ans ou plus et de 3,2 % lorsqu’il est âgé de moins de 30 ans. Les personnes âgées qui ont des besoins de soins plus importants consacrent une partie élevée de leur revenu à l’achat d’une couverture complémentaire.

On peut donc en conclure que malgré la CMU et malgré la mise en place de l’aide à la mutualisation (ou chèque santé) qui tarde à se développer, l’accès à la couverture complémentaire reste encore fortement inégal en France.

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 05:50

Le projet de créer le site Internet "Note2bib" destiné à permettre aux patients d'évaluer leur médecin était annoncé dès la mi-février.

"Ecoute, patience, précision, chaleur humaine, horaire et tarif" sont les renseignements souhaités par l'inventeur du site, qui précise que "bien évidemment, le diagnostic et les prescriptions ne devront faire l'objet d'aucun commentaire". L'idée est qu'un médecin ne figure sur le site que si "cinq avis d'internautes" sont répertoriés à son sujet.

 

Après la polémique suscitée par le site Not2be.com, qui propose aux élèves de noter leurs professeurs, ce projet est déjà très critiqué. 
Dans un communiqué, la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) s'est insurgée "contre ce type de procédé inspiré directement de la téléréalité" et n'accepte pas la notation et
a rappelé que "la relation du médecin avec son patient relève du colloque singulier et ne peut donc être, par définition, partagé publiquement", et que "seul le Conseil de l'Ordre des médecins est habilité à arbitrer les éventuels conflits pouvant survenir entre les patients et leurs médecins". 
Pour le syndicat, la santé, comme l'éducation, doit "rester un sujet sérieux". Ce fut donc une réaction vive face à la perspective de pouvoir noter son médecin.


De leur côté, les créateurs du site note2bib, Site : www.note2bib.com qui n'est pour l'instant qu'un projet, mettent en avant sa différence avec Note2be. Ils précisent notamment que leur concept ne consiste pas à "noter son médecin au sens strict du terme mais plutôt à donner son avis sur un certain nombre de qualités, ou de défauts, que peuvent avoir les médecins".

 

Lundi 3 mars, le tribunal des référés a maintenu l'existence du site Note2be, mais a interdit que les noms des professeurs y soient cités.

 

Après avoir été condamné par le Tribunal de grande instance de Paris, le 3 mars 2008, à suspendre les données nominatives de son site Internet de notation des enseignants, la société éditrice - note2be.com - vient d'être jugée "illégitime au regard de la protection des données personnelles" par la Cnil

Dans un communiqué, la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (CNIL) a expliqué qu'eu égard à la décision du juge des référés du TGI de Paris, "il n’apparaît plus utile en l’état à la Cnil de faire usage de son pouvoir de sanction". Elle se réserve toutefois "la possibilité d’user de son pouvoir de sanction en cas de nouveau manquement constaté", considérant que le site est susceptible de porter atteinte à la vie privée des enseignants

Avant d'attribuer dans son communiqué un zéro pointé au site, à partir des contrôles qu'elle a effectués les 13 et 18 février 2008. Selon la Commission, l'activité commerciale de la société note2be.com "ne lui confère pas la légitimité nécessaire, au sens de la loi, pour procéder ou faire procéder à une notation individuelle des enseignants susceptible de créer une confusion, dans l’esprit du public, avec un régime de notation officiel" 

La CNIL regrette que lesdites "notes" - qui sont contestées tant par les syndicats d'enseignants que par le ministère de l'Education nationale - soient attribuées "de façon subjective par des tiers dont on ne peut vérifier la qualité"

Le site doit ouvrir aujourd'hui. Exprimez-vous. 
Dites si vous êtes d'accord ou non avec ce système de notation des professionnels de santé ...

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 03:29

Le numéro 10-11 du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) (année 2008) est entièrement consacré à la tuberculose.

Les résultats présentés concernent les cas de tuberculose maladie déclarés au cours de l’année 2006 en France dans le cadre de la déclaration obligatoire (5 336) soit 8,5 cas pour 100 000 habitants.
La situation épidémiologique est comparable à celle des années précédentes et place la France comme un pays à faible incidence de tuberculose.
Le risque de tuberculose maladie est cependant plus élevé en Ile-de-France et en Guyane, ainsi que pour les personnes originaires d’Afrique subsaharienne et les personnes sans domicile fixe. Les départements où l’incidence est la plus élevée sont ceux qui regroupent une part importante de populations socio-économiquement vulnérables.
Le programme national de lutte contre la tuberculose élaboré en 2007 vise à consolider la diminution de l’incidence de la tuberculose et à réduire les disparités en assurant une identification et une mise sous traitement rapide des cas. La surveillance épidémiologique contribue à identifier les disparités et les populations les plus exposées. La sensibilisation à l’intérêt de la déclaration obligatoire doit donc se poursuivre, ainsi que l’amélioration d’une rétro-information garantissant la diffusion des informations auprès des partenaires de la lutte antituberculeuse.

Le traitement antituberculeux actuel est long (six mois) et complexe (quatre médicaments). De plus, il n'est pas inefficace sur les souches multirésistantes.
Après plus de 40 ans sans aucune nouvelle molécule, de nombreux nouveaux antituberculeux sont en développement, dont des dérivés de familles déjà connues (fluoroquinolones et les rifamycines), d’autres appartiennent à de nouvelles familles (diarylquinolines). A terme, ces molécules permettent d’envisager une simplification du traitement de la tuberculose (durée totale plus courte, administration hebdomadaire des médicaments). De plus les nouvelles classes d’antituberculeux peuvent également avoir une activité sur les bacilles multi- et ultrarésistants.

La découverte d’une tuberculose contagieuse dans une collectivité conduit à la réalisation d’une enquête qui peut parfois, par le nombre de personnes à informer et de cas contact à investiguer, nécessiter la constitution d’une cellule de crise et d’un groupe de travail élargi.
Un cas de tuberculose laryngée a été mis en évidence chez une personne travaillant dans deux écoles, et en contact régulier avec plus de 200 enfants et 45 adultes.
Après une information aux parents des enfants et aux adultes exposés, les bilans (intradermoréaction et radiographie pulmonaire) ont été réalisés en juin 2007 et septembre 2007.
194 des 208 enfants ainsi que 30 des 45 adultes devant bénéficier d’un dépistage ont bénéficié d’un bilan complet.
Peu d’infections tuberculeuses latentes (11 enfants et 1 adulte) et aucun cas de tuberculose maladie n’ont été mis en évidence.
La liste des personnes en contact avec le cas a vraisemblablement été trop large, mais il a semblé difficile d’être plus limitatif compte tenu du public concerné. Cette enquête a pu être menée à bien grâce à la collaboration de plusieurs services des structures concernées et aux réunions de concertation régulières. La mise en place et la réalisation de cette enquête ont été riches en enseignements.

Voir le précédent numéro (n°9 de 2008) du BEH sur la situation vaccinale du tétanos, de la polio et de la diphtérie.

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 00:52

Les progrès en réanimation et en néonatologie permettent de sauver un nombre croissant de bébés nés avant terme. Ils permettent aussi de garder en vie des grands prématurés nés de plus en plus tôt, jusqu'à 24 semaines de grossesse. 
Le phénomène des naissances avant terme est par ailleurs accentué par des maternités plus tardives et des traitements de l'infertilité se traduisant aussi par plus de grossesses multiples. 

Aujourd'hui en Europe, 1,1% à 1,6% des enfants nés vivants sont des grands
prématurés, c'est-à-dire nés avant la fin du 7e mois de grossesse soit avant 33 semaines de grossesse révolues. En France, 10.000 grands prématurés naissent chaque année.
Mais ces bébés sont plus fragiles et peuvent garder des séquelles - parfois durant toute leur vie. 

Pour la première fois, une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale français (INSERM) Epipage, publiée dans la revue britannique The Lancet, offre un bilan chiffré des problèmes dont ils peuvent souffrir et  montre notamment qu'à l'âge de cinq ans, près de 40% des enfants nés grands
prématurés présentent des déficiences motrices (certains ne marchent pas), mais aussi sensorielles et intellectuelles.

L'étude a débuté en 1997 ; 1 817 anciens grands
prématurés ont été suivis jusqu'à leur cinquième anniversaire, date à laquelle a été établi leur bilan de santé, ainsi que 396 enfants nés à terme servant de groupe de comparaison. 
Les auteurs de l'étude ont ainsi observé que 42% des enfants nés entre 24 et 28 semaines de grossesse et 31% de ceux nés entre 29 et 32 semaines nécessitent une prise en charge spécialisée à 5 ans, contre 16% de ceux nés à terme. 
Les taux de déficience sévère, modérée et légère sont respectivement de 5%, 9% et 25%. Parmi ces grands
prématurés, 9% ont une paralysie cérébrale (infirmité motrice cérébrale provoquant des troubles moteurs) : un tiers de ces enfants ne marchent pas ou seulement avec une aide.
"L'altération du développement intellectuel est particulièrement préoccupante", souligne le Dr Béatrice Larroque, de l'INSERM, qui a coordonné l'étude : 32% ont un score de capacités cognitives (équivalent au QI) inférieur à 85 (en dessous de la normale) et 12% un score inférieur à 70, équivalent au retard mental. Selon elle, "entre l'ensemble des grands
prématurés et les enfants nés à terme, la différence est 11 points, avec un score de 93,7 contre 106 en moyenne". Mais si l'on considère les plus prématurés des grands prématurés (nés à 24-25 semaines), la différence est de 18 points (88 contre 106).
Les taux de déficience sur le plan moteur, visuel et intellectuel sont d'autant plus élevés que les enfants sont nés plus prématurément : 18% des enfants nés à 24-26 semaines de grossesse souffrent de paralysie cérébrale à 5 ans, contre 12% de ceux nés à 29 semaines et 4% de ceux nés à 32 semaines. Environ 5% des grands
prématurés (contre 2% des nés à terme) n'ont pas achevé le test. Ce qui laisse penser que les difficultés intellectuelles des grands prématurés, source de problèmes d'apprentissage à l'école, peuvent être sous-estimées.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 17:48

Une vaste "Enquête sur la sexualité en France" réalisée par des chercheurs de l'INED (Institut National des Etudes Démographiques) et de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) entre octobre 2005 et mars 2006, est publiée jeudi 13 mars aux Editions La Découverte, un an exactement après sa première présentation au public

Cette 3ème enquête sur les comportements sexuels en France, conduite auprès de plus de 12.000 Français de 18 à 69 ans, révèle l'évolution de la sexualité féminine depuis les précédents enquêtes menées en 1970 et 1992.
La sexualité des femmes s'est largement diversifiée (plus de partenaires, activité sexuelle prolongée...) en trente ans.

Les filles (17,6 ans) rattrapent les garçons (17,2) pour l'âge du premier rapport sexuel. 
En un demi-siècle, l'entrée dans la vie sexuelle des hommes s'est abaissé d'un an et demi et celle des femmes de trois ans.

Les femmes de plus de 50 ans vivant en couple sont plus actives sexuellement : en 1970, une sur deux avait des rapports sexuels avec son mari (compagnon) aujourd'hui c'est 9 sur dix.

Les femmes déclarent plus de partenaires qu'autrefois (en moyenne 4,4 en 2006), mais toujours moins que les hommes (11,6, chiffre stable depuis 1970). 
Elles sont aussi plus nombreuses qu'avant à déclarer avoir eu des rapports homosexuels au cours de leur vie (4% contre 2,6% en 1992) alors que la proportion reste similaire chez les hommes (4,1%).

L'enquête dirigée par Nathalie Bajos (INSERM) et Michel Bozon (INED) a été commandée par
l'ANRS (agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales) pour aider à guider les politiques de prévention en matière de sexualité (MST, VIH).

"Enquête sur la sexualité en France", Editions La Découverte, 612 pages, 30 euros

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 00:20

4.664 greffes ont été réalisées en France en 2007, soit 5,3% de plus qu'en 2006, selon les chiffres présentés par l'Agence de la biomédecine, mais cette hausse de l'activité ne suffit pas à satisfaire le besoin croissant en organes à greffer (voir l'article sur l'état d'urgence des greffes en avril 2007)

Le nombre de donneurs prélevés a atteint l'année dernière "un niveau jamais approché auparavant", avec 24,7 prélèvements par million d'habitants
3.143 personnes décédées susceptibles d'être prélevées ont été recensées dans les services hospitaliers, et 1.562 d'entre elles ont été effectivement prélevées.

L'Agence de la biomédecine note "une baisse de 4 points du taux de refus", qui passe de 32% à 28%.
Ces résultats "très encourageants ne doivent cependant pas masquer le besoin croissant en organes à greffer, que la hausse de l'activité ne suffit pas à satisfaire", souligne l'Agence.

L'année dernière, 13.074 personnes ont eu besoin d'une greffe d'organes, et 231 patients sont décédés faute d'avoir reçu un greffon à temps
Le nombre de personnes inscrites en liste d'attente ne cesse de progresser (5.768 nouveaux inscrits en 2007).
94% des organes greffés proviennent de personnes décédées en état de mort encéphalique, mais ce type de décès ne représente qu'1% des décès à l'hôpital.

Pour pallier la pénurie persistante d'organes à greffer, l'Agence de la biomédecine souhaite développer le prélèvement venant d'autres catégories de personnes: les donneurs vivants et les personnes décédées après un arrêt cardiaque.

234 reins issus de donneurs vivants ont été greffés en 2007, soit 8% des greffes rénales pratiquées en France l'an passé (2.911). 
Attention cependant. La pratique du don d'une personne vivante est très encadrée, et il n'est possible qu'au bénéfice d'un proche limitativement énuméré : parent, frère, soeur, enfant, grand-parent, oncle, tante, cousin germain, conjoint ou personne justifiant de deux ans de vie commune avec le receveur.

Quant aux prélèvements sur donneurs décédés après arrêt cardiaque, technique appelée "prélèvement à coeur arrêté", ils ont démarré en France en 2006, dans le cadre d'un protocole limité à 10 centres hospitaliers, et uniquement pour le rein.

Les 43 greffes rénales pratiquées entre octobre 2006 et décembre 2007 avec ces organes "ont donné des résultats très satisfaisants", selon l'Agence de la biomédecine qui souhaite étendre cette technique à l'ensemble des hôpitaux qui répondent aux critères du protocole défini.

Comme le prélèvement sur donneur décédé en état de mort encéphalique, le prélèvement à coeur arrêté n'est possible en France que si le défunt n'était pas inscrit de son vivant sur le registre national des refus de prélèvements, et si ses proches peuvent témoigner de sa non opposition au don de ses organes.

La consultation des proches est obligatoire, et les médecins ne vont jamais à l'encontre de leur décision. L'Agence de la biomédecine encourage donc chacun à faire connaître son choix à ses proches, afin d'éviter qu'en cas de décès, faute de connaître la volonté du défunt, la famille ne préfère refuser le prélèvement

En Espagne, les prélèvements à coeur arrêté représentent 63% des prélèvements à Madrid, et 20% à Barcelone.

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 00:08

Le ministère de la Santé lance dès aujourd'hui une campagne nationale d'information et de promotion des métiers hospitaliers en vue de pourvoir les 200.000 postes qui seront laissés vacants par les départs en retraite dans les cinq années à venir.

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin a reconnu qu'il existait des "problèmes de recrutement" pour faire face aux besoins de 150 métiers allant "d'un bac +11 à un bac +1" : "Bien sûr, on voit tout de suite les médecins, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les infirmières. Mais il y a aussi toute sorte de métiers techniques: des radiophysiciens, des manipulateurs d'électro-radiologie, des secrétaires".

Pour éveiller l'intérêt des jeunes, une campagne "au ton décalé et humoristique" a été imaginée. 
Elle se compose 
¤de deux spots télévisés, espace ludique dans lequel l'internaute se glisse dans la peau d'un professionnel
¤un numéro de téléphone le 0 825 042 042 (Numéro Indigo – 0,15 euro/min) où le public pourra s'informer plus amplement sur les métiers et les formations existantes
et 
¤d'un site internet,
http://www.lhopitalabesoindevous.fr , un site internet pour le moins réussi avec notamment des fiches sur chaque métier

Des aides-soignant(e)s aux ressources humaines en passant par les infirmier(e)s et naturellement les médecins, le secteur hospitalier emploie plus de 150 professions
Pour faire face à une inéluctable pénurie, les autorités s'appuieront sur des spots télévisés au ton décalé et humoristique. Le but naturellement, c'est d'attirer les jeunes ! 
Ils seront diffusés à partir d'après-demain et jusqu'au 6 mars

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 15:08

Les différents leviers mis en place par les pouvoirs publics en 2007 n'ont pas permis de faire reculer notablement le tabagisme en France, constate l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans son bilan annuel
Onze mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer au travail, le 1er février 2007 - étendue en janvier 2008 aux cafés et restaurants - le bilan 2007 de l'OFDT observe que les ventes de tabac "n'ont que peu reculé". Voir l'article précédent sur le bilan tiré par les patrons de bars et de restaurants.

Avec 54.945 tonnes vendues en France métropolitaine en 2007, les ventes de cigarettes enregistrent une "très légère baisse par rapport à 2006" (-1,48%). 
Elles sont stables depuis 2004, après un recul très marqué sur 2003-2004, consécutif aux fortes hausses du prix des cigarettes.

Les ventes de tabac à rouler n'évoluent quasiment pas (-2,1% par rapport à 2006, avec 7.018 tonnes), et sont même légèrement supérieures à celles de 2004 (6.969 tonnes).

Ce bilan "expose un paradoxe entre les moyens mis en oeuvre pour faire baisser le tabagisme des Français et la traduction en terme de ventes de tabac obtenue", constate l'OFDT.
"En termes d'arrêt du tabac, on est en mauvaise situation", confirme le pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), Bertrand Dautzenberg.

Outre l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, l'année 2007 a vu le prix de la cigarette augmenter en août de 6%

De plus, depuis le 1er février, les médicaments d'aide à l'arrêt du tabac peuvent bénéficier d'un forfait annuel remboursable de 50 euros (428.770 forfaits versés).
Ce forfait, ainsi que l'arrivée du Champix (varénicline) en février dans les pharmacies, a sans doute contribué à la "dynamisation du marché" des traitements d'aide à l'arrêt en 2007. Ses ventes, sur ordonnance uniquement, représentent 435.436 mois de traitement, soit 19,7% du total. Le Zyban (bupropion) est le grand perdant, avec des ventes en chute de 45% (2,6% de part de marché).
Sur l'ensemble de l'année, les ventes en officines de ville enregistrent une "très importante augmentation" par rapport à 2006 (+30,6%). Mais il faut noter que le premier trimestre a connu un record de ventes (près de 127% d'augmentation en février 2007 par rapport à février 2006). Les volumes sont ensuite revenus à des niveaux plus conventionnels, mais toujours légèrement supérieurs à 2006. "Il y a des gens qui fument et qui prennent des substituts en même temps", commente le Pr Dautzenberg.

Les ventes de substituts nicotiniques sous formes orales ont augmenté de 12,8%, ou 821-884 mois de traitement, mais leurs parts de marché ont diminué de presque 6% (37,2%). Les ventes de timbres (patchs) ont augmenté de 4% (890.064), mais leurs parts de marché ont diminué de 10% (40,3%).

Si l'interdiction de fumer dans les lieux publics, décidée pour protéger les non-fumeurs du tabagisme passif, semble avoir eu peu d'impact sur l'arrêt du tabac, le Pr Dautzenberg estime qu'elle a eu "un fantastique effet sur la diminution de l'exposition", avec des taux de pollution nettement en baisse.
Il reste à mesurer ses effets en termes de santé, ce qui nécessite davantage de recul. 
Une étude italienne publiée ce mois-ci a montré que le nombre de crises cardiaques avait diminué de plus de 11% à Rome, chez les 35-64 ans, depuis l'entrée en vigueur, en janvier 2005 en Italie, de l'interdiction de fumer dans les lieux publics

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