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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 18:28

36 37
T--l--thon.jpg
7 et 8 décembre 2007

Aujourd'hui et pendant plus de 30 heures a lieu la plus humaine des aventures télévisuelles.
Nagui et Sophie Davant présentent ce Téléthon 2007 avec 
pour parrain Kad Mérad et pour marraine, Liane Foly
Le générique, reconnaissable, date de 1987, signé Marc Goldfelder.

Un seul mot d'ordre: 36 37 ou
http://portail.telethon.fr

Vous pouvez tous participer près de chez vous ou directement
en appelant les centres d'appel ou en effectuant votre don
sur internet

ON COMPTE SUR VOUS

Record à battre : 101 472 581 € de promesses
affiche-T--l--thon-2007-tlt.jpg

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 18:12

Jour et nuît, 365 jours par an, pour joindre SOS Médecins, composez désormais le 36 24 au lieu du 0 820 33 24 24.

Dans un communiqué, SOS Médecins souligne que le millier de médecins répartis sur l'ensemble du territoire en 60 associations sont toujours joignables par l'entremise de leurs centres, pour le traitement des urgences mais aussi pour la permanence des soins

Depuis sa création il y a 40 ans, SOS Médecins envoie les médecins au chevet du patient, manière de minimiser les risques encourus par le patient et les coûts pour la collectivité.

Mais les associations SOS Médecins consultent et dispensent des conseils, lorsque les situations médicales et sociales l'y conduisent

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 00:59

Vingt-cinq ans après l’apparition foudroyante du virus du sida, la situation s’est améliorée en France, grâce à la prévention et surtout aux médicaments qui ont fait chuter la mortalité liée au HIV à 298 pour l’année 2006, contre plusieurs milliers de morts chaque année avant 1997, date d’apparition des thérapeutiques antivirales. 
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire (BEH) tire aujourd’hui le bilan de l’épidémie pour 2006 qui révèle que les homosexuels masculins et les personnes originaires d’Afrique payent désormais le plus lourd tribut à cette infection.
(Voir le précédent article sur le BEH et les rapports entre amiante et cancer du poumon)

Le virus du sida, transmis sexuellement ou par le sang, longtemps asymptomatique peut être découvert à l’occasion d’un test de dépistage ou plus tardivement lors d’apparition des symptômes signant le sida. 
Selon le BEH, 1 022 nouveaux cas de sida ont été diagnostiqués en France en 2006, contre 1 300 en 2005. Par ailleurs, 6 300 personnes en 2006 ont découvert qu’elles étaient infectées par le virus du sida, c’est-à-dire séropositives contre 6 700 en 2005.
Cette amélioration globale reste à confirmer dans les années à venir, afin de s’assurer qu’elle ne traduit pas seulement une désaffection pour la déclaration obligatoire de la séropositivité ou du sida.

Comment se sont contaminées les personnes qui ont découvert leur séropositivité en 2006 ? «48 % lors d’un rapport hétérosexuel, 29 % lors d’un rapport homosexuel et 2 % par usage de drogues injectables, alors que pour 21 % des cas, le mode de transmission n’est pas connu», répond le BEH. 
Près de la moitié des contaminations par rapport hétérosexuel concerne des personnes d’Afrique subsaharienne. 
Des extrapolations permettent d’estimer qu’il y aurait eu en 2006 pour les homosexuels, 511 nouvelles contaminations pour 100 000, contre 6 pour 100 000 pour les hétérosexuels non usagers de drogues. 
Pour les personnes d’origine étrangère, il y aurait eu en 2006, 64 cas de contamination pour 100 000 contre quatre pour 100 000 pour celles de nationalité française.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, présentant la nouvelle campagne de prévention et entourée du directeur général de la santé (Didier Houssin) de la directrice de l'INVS (Françoise Weber), du directeur de l'INPES (Philippe Lamoureux) a commenté ces résultats : «Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour agir, a-t-elle déclaré. Les homosexuels restent la seule population pour laquelle on n’observe pas de diminution des nouveaux diagnostics. De même, cette population de migrants reste malgré tout très touchée par l’infection. Les personnes les plus exposées au risque constituent donc les publics prioritaires de nos actions de prévention

De même, à 4 jours de la journée contre le SIDA, Roselyne Bachelot-Narquin souhaite "suspendre l'interdiction" pour les homosexuels de donner leur sang. Interdiction qu'elle a qualifiée de "démarche discriminatoire qui n'est pas tolérable". Cette suspension interviendra "d'ici quelques jours", a-t-elle indiqué, précisant qu'elle serait accompagnée d'une "campagne d'informations" sur les risques de transmission du sida, à destination des homosexuels. 
L'association SOS Homophobie s'est félicitée de cette annonce. "C'est une bonne chose", déclare-t-on à l'association Aides, tout en rappelant que cette interdiction ne représente "pas une priorité dans les discriminations faites aux gays".  
L'interdiction a été établie en mars 1983 par la Direction générale de la santé à l'attention des populations à risque, principalement les homosexuels et les toxicomanes, l'objectif étant de limiter les risques de contamination par le virus du VIH.

Aujourd'hui, lors d'une collecte de sang, il est ainsi demandé au donneur potentiel s'il a déjà eu "des relations sexuelles entre hommes". En cas de réponse positive, le don ne peut pas se faire. 
Avec la levée de l'interdiction, seront désormais exclues les personnes ayant déclaré avoir eu "des pratiques sexuelles à risque".
"Si on se place sur un plan strictement arithmétique, sur le papier, il n'est pas totalement illégitime d'envisager ce type d'interdiction", explique le professeur Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida (CNS). Les homosexuels, rappelle-t-il, constituent une "population à forte prévalence de VIH". 
Selon l'étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publiée dans le BEH (voir ci-dessus), "29% de l'ensemble des découvertes de séropositivité" concernent les homosexuels. 

"Les mesures de santé publique ne s'adressent pas à des individus mais à des populations",
justifie-t-il encore. "Maintenant, c'est vrai, poursuit le professeur, si cette mesure est vécue comme une discrimination, elle va conduire certains donneurs à ne pas déclarer leur homosexualité" et aboutir ainsi à l'effet inverse de l'objectif affiché par les autorités.
Le président du CNS précise que l'interdiction faite aux homosexuels s'appuie sur le principe de précaution, "qui est inscrit dans la Constitution". Pour autant, il a "autant servi à résoudre le problème qu'à créer des effets pervers", reconnaît Willy Rozenbaum. Et de souligner que ce principe a également servi à "protéger les responsables administratifs" d'un éventuel nouveau scandale du sang contaminé.
La décision d'interdire ou d'autoriser les homosexuels à donner leur sang est donc "éminemment politique", conclut le professeur. 

L'an dernier, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, s'était déjà prononcé pour la suspension de cette interdiction. 
C'est finalement Roselyne Bachelot-Narquin qui a décidé de mettre en pratique cette décision. 
Une décision qui semble toutefois avoir pris de court plusieurs des organismes concernés par cette question.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 01:00

Des scientifiques ont obtenu une avancée majeure en réussissant à transformer des cellules de peau humaine en cellules souches, ouvrant la voie à de nouveaux traitements contre le cancer, le diabète ou encore la maladie d'Alzheimer, selon deux études publiées mardi.
Cette découverte simultanée par une équipe japonaise et une équipe américaine permet en outre d'obtenir des cellules souches sans en passer par la destruction d'embryons, ce qui permet de contourner le débat éthique sur la question.
Deux équipes scientifiques, au coude-à-coude dans ce domaine depuis les résultats positifs obtenus chez la souris il y a cinq mois, publient simultanément leurs articles sur les sites en ligne de deux revues scientifiques: l'équipe japonaise du Dr Shinya Yamanaka de l'Université de Kyoto dans le journal "Cell", l'équipe américaine conduite par Junying Yu, de l'Université du Wisconsin-Madison, dans "Science".

Pour mener ce travail, les deux équipes ont choisi différents types de cellules. Yamanaka a reprogrammé des cellules de la peau à partir du visage d'une femme de 36 ans non identifiée, alors que l'équipe de Thomson a travaillé à partir des cellules du prépuce d'un nouveau-né.

La Maison Blanche a salué cette découverte, y voyant le moyen de résoudre des problèmes médicaux "sans compromettre ni le but élevé de la science, ni le caractère sacré de la vie humaine".
Le Vatican condamne fermement toute manipulation sur l'embryon humain mais encourage la recherche scientifique sur les cellules souches adultes.
Cela "va complètement changer le champ" des recherches, estime James Thomson, l'auteur de l'étude américaine publiée par l'édition en ligne du magazine Science.

Les cellules souches sont considérées comme une possible panacée face à certaines des maladies les plus mortelles ou handicapantes, car elles peuvent évoluer en cellules de 220 types différents.
En permettant aux scientifiques d'y avoir plus facilement accès, la découverte annoncée devrait ainsi permettre de faire avancer rapidement la recherche pour le traitement du cancer, des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, du diabète, de l'arthrite, des lésions de la moelle épinière, des attaques, des brûlures et des maladies cardiaques.

Cette nouvelle technique peut en effet être reproduite de manière relativement simple par des laboratoires standard, a expliqué lors d'une conférence téléphonique M. Thomson, de l'université du Wisconsin à Madison (nord), déjà pionnière dans l'obtention de cellules souches en 1998 : "Mon optimisme est monté en flèche sur mon baromètre personnel", a-t-il dit, prédisant que le financement des recherches, jusqu'ici entravé par le débat éthique, "va enfin augmenter".
Ce travail "est monumental par son importance dans le champ de la recherche sur les cellules souches et par son impact potentiel sur notre capacité à accélérer les applications de cette technologie", a commenté Deepak Srivastava, directeur de l'Institut Gladstone sur les maladies cardiovasculaires.

Les deux équipes ont réussi à transformer les cellules de peau en cellules souches en y insérant quatre gènes différents au moyen d'un rétrovirus.
L'équipe japonaise, conduite par Shinya Yamanaka de l'université de Kyoto, réussit à créer une lignée de cellules souches à partir de 5.000 cellules. Son étude paraîtra le 30 novembre dans le magazine Cell. "Cette efficacité peut paraître très faible, mais cela signifie qu'à partir d'un seul échantillon de 10 centimètres, on peut obtenir de multiples lignées de cellules souches pluripotentes (induced pluripotent stem cells, iPS)", a-t-il expliqué."Si nous arrivons à surmonter les problèmes d'innocuité, nous pourrons utiliser les cellules iPS humaines dans les thérapies de transplantation cellulaire", espère M. Yamanaka, qui juge cependant "prématuré de conclure que les cellules iPS puissent remplacer les cellules souches embryonnaires" et qui rappelle que "nous sommes encore loin de la découverte de traitements ou de thérapies à partir des cellules souches".
L'équipe de James Thomson réussit à reprogrammer une cellules sur 10.000, mais sans le recours à un gène cancérigène.

Les deux techniques ont pour avantage de permettre de créer des cellules souches ayant le code génétique du patient, éliminant ainsi les risques de rejet
. Mais elles présentent des risques de mutation, car les cellules conservent une copie du virus utilisé.
La prochaine étape-clé, selon Science, sera de réussir à se passer de rétrovirus.

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 19:20

Les dépenses de santé représentent une part toujours croissante du produit intérieur brut (PIB) des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), confrontés au vieillissement de leur population et à un bond de la consommation de médicaments

En 2005, les 30 pays membres de l'OCDE ont consacré en moyenne 9% de leur PIB aux dépenses de santé, après 8,6% en 2003 et après avoir oscillé entre 7,8% et 8,5% du PIB entre 1997 et 2002, relève l'OCDE dans son "Panorama de la santé 2007" présenté aujourd'hui.

La santé représente plus de 10% du PIB dans huit pays, c'était le cas dans quatre seulement en 2000 et trois en 1995. Les Etats-Unis conservent la tête de ce classement avec 15,3% de leur PIB consacrés à la santé, devant la
Suisse (11,6%), la France (11,1%), l'Allemagne (10,7%) et la Belgique (10,3%). Le Mexique (6,4%), la Pologne (6,2%) et la Corée du Sud (6%) ferment la marche.

Les Etats-Unis arrivent également en tête en terme de dépenses par habitant: ils ont déboursé en 2005 quelque 6.401 dollars PPA (dollars américains sur la base de parités de pouvoir d'achat) par habitant, "soit plus de 2,25 fois la moyenne des pays de l'OCDE", qui s'élève à 2.759 dollars PPA, et environ 10 fois plus que les pays où les dépenses de santé ont été les plus faibles comme le Mexique (675) et la
Turquie (586).

Le vieillissement de la population, lié au au progrès médical et à une meilleure hygiène de vie, explique pour une large part cette hausse des dépenses sanitaires.
Le "ratio de dépendance" des personnes âgées, qui compare le nombre de personnes âgées à la population en âge de travailler, s'élève à près de 20% dans les pays de l'OCDE, s'approchant des 30% au
Japon, en Italie et en Allemagne, et des 25% en France et au Royaume-Uni.
L'OCDE estime qu'il devrait en 2050 "plus que doubler et serait alors de l'ordre d'environ une personne âgée pour deux actifs", faisant augmenter "les besoins de soins médicaux et de longue durée".

L'espérance de vie à la naissance s'élevait elle en moyenne en 2005 dans les trente pays membres à 78,6 ans, "soit un gain de dix années par rapport à 1960".
La mortalité infantile a "considérablement diminué": en 1970, on comptait en moyenne 30 décès pour 1.000 naissances vivantes. En 2005, ce taux moyen est tombé à 5,4 pour 1.000, seuls six des trente pays présentant une moyenne plus élevée.
La "mortalité prématurée", mesurée en termes d'années potentielles perdues, a pour sa part été "réduite de moitié depuis 1970", grâce aux progrès réalisés dans la lutte contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires, mais aussi contre les "causes externes", à savoir les violences et les accidents de la route.

Le cancer et les maladies du système circulatoire restent cependant les deux premières causes de décès dans les pays de l'OCDE (voir le rapport sur les causes de décès en France).
Parmi les dépenses sanitaires, les "services médicaux personnels", qui couvrent les soins curatifs et de rééducation et les soins de longue durée ont représenté plus de 70% des dépenses courantes de santé.

L'OCDE pointe par ailleurs la "progression rapide" des dépenses en médicaments dans l'ensemble de ses pays membres.
Le montant des dépenses pharmaceutiques "a été supérieur à 550 milliards de dollars" en 2005. "En moyenne, le montant des dépenses pharmaceutiques par habitant a augmenté de plus de 50% en valeur réelle depuis 1995", note l'OCDE. Là encore, les Etats-Unis sont en tête du peloton avec 792 dollars par habitant, contre 413 dollars en moyenne dans l'OCDE


Voir aussi les statistiques mondiales de l'OMS avec la partie des dépenses de santé par rapport au PIB.

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 23:19

Le groupe pharmaceutique américain Merck a annoncé un accord permettant de régler plus de 95% des plaintes déposées aux Etats-Unis à l'encontre de son anti-inflammatoire Vioxx, au prix d'une indemnisation globale de 4,85 milliards de dollars.

Cet accord ne constitue pas une reconnaissance de culpabilité de la part de Merck, a précisé le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

Le quotidien économique Wall Street Journal, qui avait donné l'information en avant-première, relève que cette décision représente une volte-face pour le groupe américain qui avait jusqu'à présent affirmé qu'il contesterait chacune des quelque 27.000 plaintes visant ce médicament en justice.
"Le juge nous a demandé de parler avec les plaignants", a indiqué un porte-parole de Merck cité par le WSJ.

Merck avait retiré son anti-inflammatoire du marché en 2004 après la publication d'une étude interne montrant que la prise de ce médicament doublait les risques d'accident cardiaque après au moins 18 mois de traitement.

Depuis le retrait du marché du Vioxx en 2004 et le début des actions en justice de personnes affirmant avoir été victimes d'accidents cardiaques après l'avoir pris, Merck a gagné 11 procès et en a perdu 5.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 11:46

Suite à la campagne d'information et le nouveau slogan 2 3 4 0 présenté en juillet 2007, toutes les bouteilles de bière fabriquées en France vont progressivement faire figurer sur leurs étiquettes les unités d'alcool qui permettent d'évaluer la quantité d'alcool consommée, a annoncé le président des Brasseurs de France, Gérard Laloi, lors d'une conférence de presse.

Les premiers conditionnements (bouteilles de 25 cl, 33 cl, 75 cl ou boîtes) avec ces pictogrammes - non obligatoires - apparaîtront courant novembre, a indiqué M. Laloi.
Le but est de fournir aux consommateurs les seuils à ne pas dépasser "pour une consommation modérée et responsable": pas plus de 2 unités d'alcool par jour pour les femmes et 3 unités par les hommes, 4 dans les situations exceptionnelles, 0 dans les conduites à risque, selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Voir aussi le pictogramme contre l'alcoolisation foetale.

Une unité d'alcool équivaut à 10 grammes d'alcool pur.
Ainsi 25 cl de bière à 4 degrés correspondent à 0,8 unité d'alcool et 25 cl de bière à 5,8 degrés équivalent à 1,2 unité d'alcool.

La consommation des Français, avec 33 litres par an et par habitant, est une des plus faibles en Europe. Cependant, et comme l'a rappelé la conférence de presse sur les causes de cancer en France, le risque est présent dès la consommation d'une unité d'alcool.

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 23:58

La fillette indienne de deux ans née avec quatre bras et quatre jambes supportait bien le début de l'opération médicale destinée à lui ôter des membres surnuméraires, a indiqué le chirurgien supervisant l'intervention.

Prénommée Laksmi, l'enfant est jointe à un "jumeau parasite" qui a stoppé son développement dans le ventre de la mère tandis que le foetus survivant a absorbé les membres, les reins et les autres parties du corps du foetus sous-développé. Ce phénomène très rare est appelé isciopagus.

Une équipe de neurochirurgiens a d'abord dissocié les deux colonnes vertébrales fusionnées et devait ensuite tenter d'ôter les membres surnuméraires, puis le reste de son "jumeau parasite", a expliqué en cours d'opération le Dr Sharan Patil, le chirurgien orthopédique à la tête de l'opération. L'intervention a démarré tôt ce matin.
L'enfant "réagit très bien", a-t-il ajouté devant l'hôpital Sparsh de Bangalore, dans le sud de l'Inde, où a lieu l'opération.

Le médecin a souligné que l'intervention durerait "de longues, très longues heures", jusqu'à 40, au cours desquelles se relaieraient 30 chirurgiens, "sans interruption".
Le Dr Patil avait précisé avant le début de l'opération que les chances de survie de la fillette se situaient entre 75 et 80%.
Il était difficile de dire en revanche si les médecins espéraient voir Laksmi marcher ou tenir debout après l'opération -ses membres étant déjà sévèrement atrophiés.

Baptisée Laksmi du nom de la déesse hindoue de la richesse dotée de quatre bras, la fillette est vénérée comme telle par la plupart des habitants de son village pauvre du Bihar, dans le nord de l'Inde.
Mais certains autres habitants ont cherché à profiter financièrement de son état et ses parents, Shambhu et Poonam, ont dû la cacher quand ils ont appris qu'un cirque avait essayé d'acheter Laksmi, selon le "Hindustan Times".

Entendant parler de la fillette, le Dr Sharan Patil a proposé de l'opérer gratuitement. Les difficultés auxquelles doivent faire face les médecins sont nombreuses: les deux colonnes vertébrales ont fusionné, la fillette a quatre reins, des nerfs emmêlés, deux cavités stomacales et deux poitrines. Elle est incapable de se tenir ou de marcher
.

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 13:41

Entre 16% et 33% des cancers du poumon seraient dus à une exposition professionnelle à l’amiante. 

C’est ce que révèle une étude menée par l’Institut de veille sanitaire dont les résultats ont été publiés dans le dernier
Bulletin épidémiologique hebdomadaire (n°41-42)

Longtemps utilisée dans la construction de bâtiments comme matériau pour isoler, on sait aujourd’hui que l’amiante induit des cancers de la plèvre, du poumon et peut être du larynx. De plus, comme ces maladies peuvent apparaître 20 à 45 ans après l’exposition, l’épidémie devrait continuer de frapper encore longtemps. 

Au même moment de la publication de ce numéro du BEH, à Condé-sur-Noireau, un praticien de la médecine du travail a été mis en examen pour homicide involontaire.
 
Selon le Professeur Marcel Goldberg, épidémiologiste à l’Inserm, « on savait depuis longtemps que c’est un problème de santé publique majeur, la première publication sur les dangers date de 1906 alors que la première réglementation au travail est de 1977 ». 

En France, l’interdiction d’importation et d’utilisation de l’amiante date de 1997, au moment où de nombreux pays européens avaient déjà pris de telles mesures.

Le BEH n°18-19 montrait aussi l'importance de l'exposition du radon domestique dans la survenance du cancer du poumon.


Voir la précédente publication du BEH sur les causes de décès.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 03:05

La dynamique pour agir contre le changement climatique continuant de prendre de l'ampleur, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé qu'elle axera la journée mondiale de la Santé 2008 - le 7 avril 2008 - sur le thème de la protection de la santé face au changement climatique. 

L'Organisation mondiale de la Santé est née de la volonté internationale de bâtir la paix et la sécurité à l'échelle planétaire. Soixante ans plus tard, les mêmes sentiments de vulnérabilité et de solidarité réunissent de nouveau la communauté internationale face à la menace croissante du changement climatique sur la sécurité sanitaire.
"De la même façon que la santé et le bien-être ont été considérés comme un aspect déterminant de la paix et de la sécurité", fait observer le Dr Margaret Chan, Directeur général de l'OMS, "la santé et le bien-être des populations doivent devenir le paramètre définissant les effets du changement climatique et nos efforts pour le surmonter efficacement."
Le changement climatique prend une place de plus en plus prépondérante dans les priorités internationales, comme l'a clairement démontré tout récemment l'attribution du Prix Nobel à l'ancien Vice-président des Etats-Unis d'Amérique, M. Al Gore, et à une équipe d'experts des Nations Unies pour leurs travaux sur le sujet. 
Aujourd'hui, il apparaît plus clairement que le développement durable aboutit à améliorer la salubrité de l'environnement et à renforcer la santé publique.

"Les professionnels de la santé sont en première ligne face aux effets du changement climatique. Les populations les plus vulnérables sont celles qui vivent dans des pays où le secteur de la santé lutte déjà pour éviter, détecter, endiguer et traiter des maladies ou des états pathologiques tels que le paludisme, la malnutrition ou les affections diarrhéiques. Le changement climatique soulignera et exacerbera ces faiblesses en exerçant des pressions nouvelles et plus fréquentes sur la santé publique."
"Nous devons mettre la santé publique au cœur des priorités à traiter dans le cadre du changement climatique," "Cela implique de mobiliser les gouvernements et les différentes parties prenantes pour qu'ils collaborent au renforcement de la surveillance et de la lutte contre les maladies infectieuses, à l'utilisation saine des ressources en eau qui diminuent et à l'action sanitaire en situation d'urgence.
"

Au cours de la journée mondiale de la Santé 2008, le 7 avril 2008, des communautés et des organisations du monde entier organiseront des activités pour sensibiliser le grand public, lui faire comprendre les conséquences sanitaires du changement climatique et montrer l'interdépendance croissante entre ces deux domaines pour les décisions et politiques nationales et internationales.

À propos de la Journée mondiale de la Santé
La journée mondiale de la Santé a été instituée en 1948 par la première Assemblée mondiale de la Santé pour marquer la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé. Elle a lieu chaque année le 7 avril et vise à sensibiliser le monde aux questions essentielles de santé publique à l'échelle mondiale. En 2008, elle marquera le soixantième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé.

Pour de plus amples informations, prendre contact avec :
Changement climatique et santé:
Christine McNab Tél: +41 22 791 4688 Courriel:
mcnabc@who.int
Dr Maria Neira Tél: +41 22 791 5526 Courriel: neiram@who.int

Soixantième anniversaire de l'OMS et journée mondiale de la Santé 2008
Andrée Pinard Clark Tél: +41 22 791 4670 Courriel:
who60@who.int 

Voir la journée mondiale de l'OMS en 2007 sur le thème Investir dans la santé, Bâtir un avenir plus sur.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:26

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé aujourd’hui qu'elle avait demandé au Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) de dissoudre le Conseil départemental de Paris, au vu d'un rapport "accablant" de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

"La gouvernance du Conseil départemental de Paris est en panne", a déclaré la ministre. "Je mets le Conseil national de l'Ordre devant ses responsabilités et lui demande de dissoudre le Conseil départemental de Paris", a-t-elle ajouté
Le ministère de la Santé avait demandé fin mars à l'IGAS d'enquêter sur cet ordre départemental, qui représente 23.000 médecins, "pour s'assurer de son bon fonctionnement et éventuellement l'améliorer". 
Selon Mme Bachelot-Narquin, le rapport de l'IGAS est "accablant, avec des problèmes de gestion considérables »

Réactions du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM)
Le Conseil national de l'Ordre des médecins est encore sonné. «Nous aurions aimé être informés autrement que par voie de presse.» C'est en écoutant la radio ce matin qu'il a appris que Roselyne Bachelot-Narquin demandait la dissolution du Conseil départemental de Paris, au vu d'un rapport «accablant» de l'Inspection générale des affaires sociales, soit l'annulation du mandat de 24 personnes et l'organisation de nouvelles élections dans un délai de deux mois
«C'est une affaire très délicate, l'honneur de confrères est en jeu», a réagi André Deseur, porte-parole du Conseil national. Nous attendions ce rapport (commandé fin mars) depuis un certain temps. 
« Mais nous pensions être les premiers à le recevoir.» 
Le document ne lui a été transmis que ce matin, à sa demande. 
Explications du ministère de la Santé : le rapport ne devait être rendu public que dans la semaine.
André Deseur rectifie : «Ce n'est pas dans les attributions du Conseil national de dissoudre un Conseil départemental. Seul le préfet peut le faire, à notre demande.» 

Des irrégularités auraient été constatées, comme des indemnités versées aux responsables du Conseil parisien, atteignant parfois plus de 80.000 euros par an et par personne. Sont également pointés du doigt des honoraires d'avocats très importants ou des travaux effectués sans appel d'offres.

«Comment voulez-vous qu'un Conseil ordinal organise un appel d'offres comme dans le public, c'est une gestion très lourde», plaide André Deseur. 
Et le porte-parole de rappeler que le Code de la Santé publique qui régit le fonctionnement de l'Ordre des medécins ne prévoit pas l'indemnisation des élus. «Ils sont perdants financièrement par rapport à leurs consultations en moins. C'est pourquoi certains conseils départementaux, dont celui de Paris, ont mis en place des indemnisations pour gratifier les confrères chargés d'un rôle de surveillance. Si c'est voté par le conseil, ce n'est pas illégal. Mais pour plus de transparence, nous demandons aux législateurs de modifier le code de la Santé publique et de créer un statut de l'élu ordinal.» Le Conseil national doit se réunir vendredi pour prendre une décision.

Communiqué du CNOM
"Suite aux déclarations publiques de Mme la Ministre de la Santé concernant le fonctionnement du conseil départemental de l’Ordre des médecins de la Ville de Paris, le CNOM va tout d’abord prendre connaissance du rapport définitif de l’Igas qui vient tout juste de lui être remis.
Le CNOM assumera alors toutes ses responsabilités dans cette affaire, mais il rappelle que conformément aux dispositions de l’article L. 4123-10 du code de la santé publique, il n'est pas en son pouvoir de procéder directement à la dissolution d'un Conseil départemental qui serait empêché de fonctionner.
Le CNOM se saisira de ce dossier lors de sa toute prochaine session du vendredi 26 octobre.
Le CNOM réitère sa demande aux pouvoirs publics pour engager une réflexion approfondie sur les réformes nécessaires de l'institution ordinale, afin de l'adapter aux évolutions modernes de l'exercice médical et de la société. Le CNOM avait sollicité la constitution d’un groupe de travail"

Le rapport de l’IGAS sera rendu public dans la semaine. 

Voir l'élection de Michel Legmann à la Présidence du Conseil départemental de Paris de l'Ordre des médecins.

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 23:58

Après l'opération Une jonquille pour Curie, l'Institut Curie mène à partir d'aujourd'hui une campagne de sensibilisation sur le cancer avec pour solgan : "Une personne sur 2 sera atteinte du cancer au cours de sa vie. Ensemble, prenons les cancers de vitesse".
Le message sera relayé sur les bus, dans le métro, les cinémas, la télévision, l'internet et la presse magazine (Dans ce bus, une personne sur deux sera atteinte d'un cancer...; un lecteur de ce magazine sur deux...), selon l'institut.

"Par une campagne de communication forte et responsable, nous avons décidé d'afficher publiquement ce message - Une personne sur deux sera atteinte d'un cancer au cours de sa vie -. Ce chiffre, qui a de quoi effrayer, correspond à la réalité", explique le Pr Claude Huriet, président de l'Institut Curie. "La bonne nouvelle, c'est que les traitements sont de plus en plus efficaces et que les progrès de la recherche sauvent de plus en plus de vies. Aujourd'hui, plus de 50 % des malades guérissent. C'est une avancée considérable, mais ce n'est pas suffisant", ajoute-t-il.

Cette affirmation qu'une personne sur deux aura un cancer est basée sur des données concernant les décès par cancer et le nombre de nouveaux cas annuels.
D'après le rapport de la Commission d'orientation sur le cancer de janvier 2003, le cancer est responsable en France de 1 décès sur 3 chez les hommes et de 1 décès sur 4 chez les femmes.
Voir aussi le rapport sur les causes de cancer présenté par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'Académie des Sciences et l'Académie de Médecine et les prévisions à moyen terme du nombre de cancers.
L'Institut Curie entend ainsi "interpeller l'ensemble de la société", jugeant qu'il doit en tant que "premier centre français de recherche et d'innovation en cancérologie, informer le public et rappeler l'urgence de la situation".

S'il a pour rôle de redonner de l'espoir aux personnes atteintes, l'institut en appelle également à la responsabilité de chacun :
*adopter des comportements de prévention,
*privilégier un mode de vie sain,
*limiter la consommation de tabac et d'alcool,
*suivre les conseils de dépistage, tout particulièrement pour les cancers du sein, du côlon et du col de l'utérus,
*soutenir la recherche...

L'institut propose sur son site (
www.curie.fr/campagne2007 ) des informations sur le cancer (types de cancers, chiffres, prévention, dépistage).

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 02:11

A peine 4% des Français en âge de donner leur sang l'ont fait en 2006
C'est très insuffisant et
l'Etablissement français du Sang (EFS) tire la sonnette d'alarme. « Cette situation ne permet plus aujourd'hui de répondre de façon satisfaisante à une demande croissante et continue » a déclaré son président Jacques Hardy. Voir le précédent appel au don lancé en septembre 2007.

Selon l'enquête « Conditions de vie et aspirations des Français » menée pour la première fois en juin dernier par le CREDOC, 52% des Français déclarent avoir déjà donné leur sang … une fois dans leur vie et seulement 4% à le faire régulièrement. La périodicité moyenne est de 1,6 don par an, alors que 2 dons par donneur et par an seraient nécessaires. Il y a 4 mois avait lieu la journée mondiale du don du sang.

La question est en fait émaillée de paradoxes. Car si « plus de 88% des Français considèrent que le don de sang est un acte normal et utile, seuls 34% ont l'intention de (le) donner dans les 6 prochains mois et à peine plus de 4% par an passent à l'acte ». Il est vrai par exemple que 65% de nos concitoyens estiment « qu'on n'entend pas assez parler du don de sang ». Jacques Hardy souligne par exemple, la nécessité de mettre en œuvre une véritable « pédagogie de la sécurité. Nous faisons régulièrement appel aux dons, mais la liste des exclusions est de plus en plus longue ».

Après un « passage à vide » lié à des affaires comme celle du sang contaminé, les produits du sang sont à nouveau bien perçus en France dans le public, et aussi parmi les professionnels de santé. Ces derniers y reviennent donc même si « la France (reste) aujourd'hui le pays de l'Union européenne où l'on transfuse le moins », souligne le Dr Jean-Louis Beaumont. Directeur des Collectes à l'EFS Ile-de-France.
Aujourd'hui, le niveau de stocks à 12 jours est insuffisant pour faire face à un imprévu quel qu'il soit et une épidémie de grippe saisonnière ou une flambée de gastro-entérites interdisent les collectes. Des intempéries même localisées peuvent empêcher le départ des unités de collecte mobile. 

Préoccupés par cette situation, les dirigeants de l'EFS appellent à un sursaut : particulièrement concernés, les donneurs appartenant au groupe 0-
Alors souvenez-vous que 

donner son sang prend quelques minutes et peut sauver des vies

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 18:30

Première cause de mortalité évitable chez les jeunes comme l'a indiqué le rapport sur les causes de cancers dévoilé à l'Académie de Médecine, l'alcool est une nouvelle fois épinglé par l'Académie nationale de médecine. En plus des rappels des textes en vigueur et des constats sur la situation actuelle, elle propose toute une série de mesures et, entre autres, réduire l'alcoolémie maximale au volant à 0,2g/l pour les apprentis conducteurs.

Dans le rapport "Evolutions des conduites d'alcoolisation des jeunes: motifs d'inquiétude et propositions d'action" du Pr Roger Nordmann du 5 juin 2007 dont la lettre du Bulletin de l'Académie de septembre 2007 a repris le thème dans la page 1, l'Académie émet ainsi « 15 recommandations d'utilité publique » pour lutter contre les méfaits de l'alcool chez les jeunes. Des recommandations justifiées notamment par les « récentes modifications d'alcoolisation des jeunes », en particulier « l'importance croissante » du binge drinking
, mis en évidence par l'enquête ESCAPAD 2005.

L'Académie propose en premier lieu, de diminuer l'accessibilité aux boissons alcooliques, avec une application stricte de la vente aux mineurs, l'interdiction de vente à toute heure de boissons alcooliques dans les stations-service, l'interdiction de toute vente d'alcool à l'occasion d'événements sportifs, ainsi que la prohibition de parrainages par 
des producteurs de boissons alcooliques ou alcoolisées des soirées festives destinées aux jeunes, notamment étudiants et enfin d'améliorer la formation à la prévention du mésusage d'alccol des serveurs et barmen. 
Elle propose aussi des modifications réglementaires, l'augmentation des taxes sur les boissons alcooliques et la diminution de celles concernant les boissons non alcooliques, la surtaxation des boissons ciblées sur les jeunes et une réduction à 0,2 g/l de l'alcoolémie maximale au volant pour les "conducteurs de véhicules à moteur titulaires d'un permis de conduire probatoire".
Enfin, l'Académie appuie l'aspect éducation et information par le développement de l'éducation à la santé dès l'enseignement primaire, la diffusion de messages de prévention exprimés en unités alcool (Voir en cela le logo 2340 présent sur les publicités d'alcool) et le rétablissement de la publicité de l'alcool sur la voie publique prévue dans la loi Evin.
Elle termine par l'"amélioration du repérage précoce et l'accompagnement des consomateurs à risque" par la systématisation du questionnement approfondi et détaillé de la consommation d'alcool lors de consultations (extra)hospitalière et le remplacement de la mise en cellule de dégrisement par un véritable « accompagnement médico-social »… .

Ces recommandations ne devraient pas rester dans les tiroirs de ladite Assemblée ou d'un quelconque ministère. « Ce rapport servira de base à une action de prévention conjointe de l'Académie de médecine et du Rectorat de Paris dans les collèges et les lycées » rassure en effet son auteur.

Déjà, le Président du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), Robert Namias, avait indiqué sa volonté de réduire à 0.2 g/L le taux légal d'alcool pour les jeunes conducteurs (voir l'article).

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 00:51

Une étude publiée hier dans le "Lancet" par les Drs Gilda Sedgh du Guttmacher Institute (New York) et Iqbal Shah de l'OMS tord une idée reçue: Les femmes sont tout autant susceptibles d'avoir recours à l'avortement dans les pays où il est interdit que dans ceux où il est légal.

Dans cette étude des évolutions de l'avortement entre 1995 et 2003, les experts relèvent qu'au cours de la période considérée, les taux d'avortement étaient pratiquement égaux dans les pays développés et dans ceux en développement, et que plus de la moitié des interruptions volontaires de grossesse dans le monde étaient pratiquées dans des conditions dangereuses.

"Le statut légal de l'avortement n'a jamais dissuadé les femmes et les couples, qui, pour une quelconque raison, cherchent à mettre terme à une grossesse", souligne Beth Fredrick, de l'International Women's Health Coalition aux Etats-Unis, dans un commentaire accompagnant l'article.
L'avortement est la cause de mortalité maternelle dans 13% des cas dans le monde. 
Près de 70.000 femmes meurent chaque année d'avortements dangereux
et près de 5 millions de femmes souffrent de blessures permanentes ou temporaires.
"Le taux élevé continu d'avortements dangereux dans les pays en développement représente une crise de santé publique et une atrocité au niveau des droits de l'Homme", écrit-elle encore.

Le nombre d'avortements dans le monde a légèrement diminué, passant de 46 millions en 1995 à 42 millions en 2003
(voir un
article relatif au programme d'études sexualité et contraception et un sur lesIVG en France et la conférence de Mme Veil). Mais il n'y a pas de changement concernant le taux d'avortements dangereux. Près de la moitié sont réalisés illégallement dans des conditions potentiellement dangereuses.
"
La seule façon de faire diminuer l'avortement dangereux est d'augmenter la contraception", observe Sharon Camp, présidente de l'institut Guttmacher, organe de réflexion basé à New York, qui a contribué à l'enquête et qui note que davantage de pays permettent aux femmes d'avoir recours de façon légale à l'avortement, mais que beaucoup de femmes ne bénéficient d'un suivi médical qu'après un mauvais déroulement de la procédure.

La grande majorité des avortements - 35 millions - ont lieu dans les pays en développement. 
Près de 97% des IVG dangereux sont pratiqués dans les pays pauvres. 
Dans le monde, 1 grossesse sur 5 finit par un avortement et 9 sur 10 se feront avorter avant d'avoir 45 ans, selon le rapport, qui cite des données de 2003.

En Europe de l'Est, il y a plus d'avortements que de naissances: 105 avortements pour 100 naissances. 
En Europe occidentale, le différentiel est de 23 avortements pour 100 naissances.
En Amérique du Nord, on compte 33 avortements pour 100 naissances, alors qu'en Afrique, où l'avortement est illégal dans la plupart des pays, 17 avortements sont pratiqués pour 100 naissances
.
Les données des experts proviennent de statistiques gouvernementales, de données hospitalières et de sondages nationaux.

Améliorer la santé des femmes signifie accroître l'accès à l'avortement autorisé, expliquent les experts. Ceux-ci critiquent les restrictions qui accompagnent souvent les dons d'argent. Par exemple, les fonds du gouvernement américain ne peuvent pas être utilisés pour des services de santé associés à l'avortement.
Dans la mesure où les avortements médicalisés dépendent d'un système d'assurance santé qui fonctionne, les experts constatent que s'attaquer à ce problème est difficile. Ils observent également que l'aide apportée aux femmes s'est peu améliorée.

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