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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 13:55
Le plan national de lutte 2008-2012 contre la maladie d'Alzheimer, comprenant 10 mesures phares, dévoilé ce matin par le Président de la République Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Sophia-Antipolis, prévoit le déblocage d'une enveloppe de 1,6 milliard d'euros sur cinq ans, dont 300 millions dès 2008, pour financer de nouvelles mesures telles que la création d'une "fondation de coopération scientifique" ou de "maisons pour l'autonomie et l'intégration de malades"et 1.4 milliard pour le volet médico-social couvert par les franchises médicales
qui rapportent 860 millions d'euros par an.

C
es "dix mesures phares" sont divisées en quatre catégories: "amélioration du diagnostic"; "mieux soigner, mieux accompagner"; "aider plus et mieux" et enfin "chercher plus vite".

Le volet recherche s'élèvera à 200 millions d'euros sur cinq ans et sera prélevé sur le budget de l'Etat.
Présenté suite à la remise du rapport du professeur Joël Ménard début novembre, ce plan, plusieurs fois reporté, comporte 10 mesures phares, notamment:
*Pour améliorer le diagnostic, un dispositif d'annonce et d'accompagnement sera mis en place et les consultations mémoire à forte activité renforcées.
*Pour mieux soigner les 860.000 malades déclarés, des "maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer" verront le jour sur tout le territoire avec des "coordonateurs", en plus d'un renforcement du soutien à domicile.
*Un numéro de téléphone unique et un site Internet d'information et d'orientation seront mis en place. Une "fondation de coopération scientifique" permettra de "stimuler et coordonner" la recherche scientifique sur cette maladie neurodégénérative incurable.

"C'est un engagement durable de l'Etat dans une lutte implacable que nous allons mener contre cette maladie. C'est un engagement personnel auquel je veillerai", a promis le chef de l'Etat (voir sa déclaration pour la journée de lutte contre la maladie d'Alzheimer)
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 01:18

En 2005, 247 morts subites du nourrisson (MSN) ont été enregistrées en France métropolitaine, selon le numéro 3 de l'année 2008 du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), une constante diminution, notamment depuis l'adoption en 1994, suite aux conclusions d'une conférence internationale de consensus, du couchage du nourrisson sur le dos
La majorité de ces MSN (92%) sont survenues pendant la période post-néonatale (entre 28 jours et 364 jours) Deux enfants décédés sur trois en 2005 étaient des garçons.

Selon le BEH, l'évolution des taux de décès par MSN entre 1975 et 2005 présente quatre phases:
¤Première : période de croissance rapide entre 1975 et 1980, les taux passant de 28,3/100.000 à 102,8, soit une augmentation de 263%. Un phénomène que de nombreux experts expliquent par l'adoption de la position de couchage ventral.
¤Deuxième: progression nettement plus modérée (62%) entre 1981 et 1991, poursuit le BEH. C'est en 1991 que le plus fort taux de décès a été enregistré (192,9/100.000). 
¤Troisième: dès 1992, très forte chute des taux de décès jusqu'en 1997 (-72%). 
¤Dernière en date: depuis 1998, baisse régulière mais faible de la mortalité par MSN conduisant à des taux de décès peu élevés au cours des années 2000.

C'est la région Pas-de-Calais qui enregistre le plus fort taux de décès (52,5/100.000), suivie par les régions Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne et Basse-Normandie. Ces taux ne sont pas les mêmes selon le sexe. Ainsi, ces trois dernières régions concentrent les plus forts taux de décès chez les garçons, alors que la Bourgogne et le Centre occupent les premiers rangs chez les filles.

La MSN est définie comme étant une "mort subite et inattendue d'un enfant de moins d'un an et normalement au-delà de la période périnatale, qui reste inexpliquée après une investigation approfondie, comprenant une autopsie complète et l'analyse des circonstances de la mort et de l'histoire clinique antérieure".
Le BEH cite une étude européenne regroupant 20 centres selon laquelle 48% des MSN sont attribuées aux couchages ventral et latéral. D'autres études soulignent que le risque de MSN augmente avec l'utilisation de couvertures et de couettes et du fait de l'emmaillotement de l'enfant et du risque d'étouffement qu'il entraîne. Il augmente d'autre part lorsque la température de la chambre est élevée.

Le tabac est un facteur de risque d'autant plus fort que la mère a fumé pendant toute la grossesse. Il diminue lorsque l'arrêt du tabac intervient tôt au cours de la grossesse.
Facteur de risque de MSN aussi, le partage d'un lit avec un adulte, notamment s'il s'agit d'une mère fumeuse ou si les deux parents fument.
En revanche, le partage de la chambre, tout comme l'utilisation de tétines auraient des effets protecteurs.

Voir le
précédent article du BEH sur l'usage du cannabis chez les étudiants.

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 08:32

L'Union Nationale des Caisses d'assurance maladie (UNCAM) et les syndicats de médecins libéraux ont annoncé la conclusion d'un accord sur la rémunération des astreintes du samedi et une poursuite de la réduction du nombre des secteurs de garde sur le territoire.

L'accord prévoit notamment le paiement des astreintes du samedi après-midi, au même titre que les nuits, les dimanches et jours fériés
Actuellement, seuls les éventuels actes accomplis par un médecin sont rémunérés, mais pas l'astreinte.
"Il fallait absolument donner une réponse, à la fois aux médecins généralistes qui sur le terrain organisent la permanence des soins, et aussi aux patients qui ont besoin de savoir à qui s'adresser" aux heures de fermeture des cabinets médicaux, a déclaré peu après la signature le directeur de l'UNCAM, Frédéric van Roekeghem (directeur de la CNAMTS)
L'accord prévoit aussi la poursuite de la réduction du nombre de secteurs de garde. 
"Le but c'est qu'un minimum de médecins prennent en charge la garde et qu'ils soient rémunérés de façon satisfaisante", a déclaré le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang.

La France comptait 2.737 secteurs en janvier 2007, contre 3.770 début 2003, selon l'Ordre des médecins qui mettait en garde contre toute "interférence de critères purement comptables" sur cette réduction.
Selon un rapport rendu public en septembre, la "permanence de soins" est "peu fiable" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières.

La signature de cet accord a aussi marqué le retour dans les négociations avec l'assurance maladie de deux syndicats de médecins non signataires de la convention médicale de 2005 qui avait créé le "médecin traitant": MG-France, premier chez les généralistes, et la FMF, deuxième chez les spécialistes.
La convention, qui fixe les rapports entre les médecins libéraux et la sécurité sociale, avait été signée par la CSMF, le SML et Alliance.
"C'est aussi une très bonne chose que l'ensemble des syndicats de médecins libéraux aient décidé de rejoindre par cet avenant la négociation conventionnelle avec l'UNCAM", a estimé M. van Roekeghem.

"Nous sommes contents d'avoir pu résoudre ce problème de la permanence des soins du samedi après-midi", a déclaré le président de MG, Martial Olivier-Koehret, pour qui, "le samedi après-midi, ça devenait invivable de ne pas être reconnu comme étant de garde".
MG-France, comme la FMF, entendent aussi participer aux "états généraux de l'organisation des soins" convoqués début 2008 par le gouvernement

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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 01:36

Un étudiant sur deux a déjà fumé du cannabis, selon une étude relative à l'usage de cannabis chez les étudiants d'une université parisienne en 2003-2004 et publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
Voir le précédent BEH sur la situation du VIH en France.

L'expérimentation du cannabis (une fois dans la vie), concerne un peu moins d'étudiant sur deux (47,6%). Elle augmente avec l'âge et est contrastée selon le sexe, soit 55,2% des hommes contre 45,7% des femmes.

L'étude a analysé les questionnaires remplis par 869 étudiants, dont 79% étaient des femmes, de première et deuxième année, âgés de 20,2 ans en moyenne. 
Ils suivaient cinq grandes disciplines: médecine, pharmacie, droit, psychologie et sociologie.
Les étudiants en pharmacie sont ceux ayant le moins expérimenté le cannabis, suivis par les étudiants en médecine et en droit, respectivement 25,9%, 37,3% et 41%, contre 72% des étudiants en sociologie, et 65,2% en psychologie.
Cette variation est le reflet de la filière suivie avant le bac: seulement 39% des bacs S ont expérimenté le cannabis, contre 59% des bacs ES et 63 à 72% des bacs professionnels.

Fêtes, sorties entre amis, concerts: les occasions de consommer en groupe sont les plus fréquentes: seuls 4% des étudiants fument plutôt seuls ou par désoeuvrement.

La moitié de ceux qui consomment en semaine le font pour se détendre, comme anti-stress; 13,8% le font par plaisir ou pour le goût; 10,8% pour faire la fête ou par convivialité. Les filles tendent à indiquer plutôt la détente ou l'habitude, tandis que les garçons sont deux fois plus nombreux à avoir indiqué la défonce ou l'évasion, respectivement 12,6% versus 4%.

Le week-end, les raisons évoquées à la consommation de cannabis sont différentes, plus souvent la "défonce" ou le trip

Voir le
précédent article du BEH sur l'usage du cannabis.

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 13:17

Les députés Yves Bur (UMP), Catherine Génisson (PS) et Jean-Marie Le Guen (PS) ont demandé ensemble l´interdiction des publicités télévisées sur les produits gras - et sucrés - envers les enfants.

« L´interdiction est une arme efficace car la force de l´image est telle chez les enfants qu´il est difficile d´en assumer les conséquences fâcheuses », a affirmé Catherine Génisson, vice-présidente de l´assemblée nationale,

Ils se sont tous mis d’accord pour renforcer le cadre législatif et réglementaire dans le domaine de la publicité même si des messages de sensibilisation existent depuis 2006.

Les premiers touchés par ce problème de santé publique sont les enfants.
Tous trois ont annoncé, entre autres, que « 16 % des 6-15 ans sont concernés par l´obésité en 2007 alors qu’ils n’étaient que 5 % en 1980 ».


Lors des Rencontres parlementaires sur la lutte contre l´obésité, les élus ont constaté « une tendance à la stabilisation » de l´indice de masse corporelle moyen (IMC) – poids sur la taille au carré - qui ne cesse d’augmenter depuis les années 1980-1985. Le PNNS est mis en place depuis à peine plus d’un an.


 « Il y a un problème de passage à l´acte en terme de mobilisation sociale », a clamé Jean-Marie Le Guen, qui souhaite mobiliser les pouvoirs publics ainsi que tous les professionnels de santé qui peuvent intervenir avec comme but unique, comme il l’a indiqué, « être efficace face à l´épidémie ».

Le directeur général de l´Institut national de prévention et d´éducation pour la santé (Inpes), Philippe Lamoureux, a révélé que « le dispositif a été très efficace pour développer les connaissances de nos concitoyens » par les 22 millions de guides d´information distribués pour les personnes de tous âges (enfants, seniors et femmes enceintes).

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 02:53

L'édition 2007 du Téléthon - sous le signe du grand virage - s'est achevée ce matin dimanche 9 décembre 2007 à 2 heures avec un chiffre inférieur à celui de l'an passé:

Accompagnée de Laurence Tiennot-Herment, 
Sophie Davant, Nagui, Kad Mérad et Liane Foly
ont clôturé cette édition du Téléthon 2007 avec
96 228 136 euros


Vous pouvez encore composez le 36 37 dès lundi. 
Il reste en activité toute la semaine.

Vous pouvez également continuer de donner via www.telethon.fr

Vous pouvez aussi au moment de réaliser votre promesse donner un peu plus.
T--l--thon.jpg

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 18:28

36 37
T--l--thon.jpg
7 et 8 décembre 2007

Aujourd'hui et pendant plus de 30 heures a lieu la plus humaine des aventures télévisuelles.
Nagui et Sophie Davant présentent ce Téléthon 2007 avec 
pour parrain Kad Mérad et pour marraine, Liane Foly
Le générique, reconnaissable, date de 1987, signé Marc Goldfelder.

Un seul mot d'ordre: 36 37 ou
http://portail.telethon.fr

Vous pouvez tous participer près de chez vous ou directement
en appelant les centres d'appel ou en effectuant votre don
sur internet

ON COMPTE SUR VOUS

Record à battre : 101 472 581 € de promesses
affiche-T--l--thon-2007-tlt.jpg

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 18:12

Jour et nuît, 365 jours par an, pour joindre SOS Médecins, composez désormais le 36 24 au lieu du 0 820 33 24 24.

Dans un communiqué, SOS Médecins souligne que le millier de médecins répartis sur l'ensemble du territoire en 60 associations sont toujours joignables par l'entremise de leurs centres, pour le traitement des urgences mais aussi pour la permanence des soins

Depuis sa création il y a 40 ans, SOS Médecins envoie les médecins au chevet du patient, manière de minimiser les risques encourus par le patient et les coûts pour la collectivité.

Mais les associations SOS Médecins consultent et dispensent des conseils, lorsque les situations médicales et sociales l'y conduisent

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 00:59

Vingt-cinq ans après l’apparition foudroyante du virus du sida, la situation s’est améliorée en France, grâce à la prévention et surtout aux médicaments qui ont fait chuter la mortalité liée au HIV à 298 pour l’année 2006, contre plusieurs milliers de morts chaque année avant 1997, date d’apparition des thérapeutiques antivirales. 
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire (BEH) tire aujourd’hui le bilan de l’épidémie pour 2006 qui révèle que les homosexuels masculins et les personnes originaires d’Afrique payent désormais le plus lourd tribut à cette infection.
(Voir le précédent article sur le BEH et les rapports entre amiante et cancer du poumon)

Le virus du sida, transmis sexuellement ou par le sang, longtemps asymptomatique peut être découvert à l’occasion d’un test de dépistage ou plus tardivement lors d’apparition des symptômes signant le sida. 
Selon le BEH, 1 022 nouveaux cas de sida ont été diagnostiqués en France en 2006, contre 1 300 en 2005. Par ailleurs, 6 300 personnes en 2006 ont découvert qu’elles étaient infectées par le virus du sida, c’est-à-dire séropositives contre 6 700 en 2005.
Cette amélioration globale reste à confirmer dans les années à venir, afin de s’assurer qu’elle ne traduit pas seulement une désaffection pour la déclaration obligatoire de la séropositivité ou du sida.

Comment se sont contaminées les personnes qui ont découvert leur séropositivité en 2006 ? «48 % lors d’un rapport hétérosexuel, 29 % lors d’un rapport homosexuel et 2 % par usage de drogues injectables, alors que pour 21 % des cas, le mode de transmission n’est pas connu», répond le BEH. 
Près de la moitié des contaminations par rapport hétérosexuel concerne des personnes d’Afrique subsaharienne. 
Des extrapolations permettent d’estimer qu’il y aurait eu en 2006 pour les homosexuels, 511 nouvelles contaminations pour 100 000, contre 6 pour 100 000 pour les hétérosexuels non usagers de drogues. 
Pour les personnes d’origine étrangère, il y aurait eu en 2006, 64 cas de contamination pour 100 000 contre quatre pour 100 000 pour celles de nationalité française.

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, présentant la nouvelle campagne de prévention et entourée du directeur général de la santé (Didier Houssin) de la directrice de l'INVS (Françoise Weber), du directeur de l'INPES (Philippe Lamoureux) a commenté ces résultats : «Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour agir, a-t-elle déclaré. Les homosexuels restent la seule population pour laquelle on n’observe pas de diminution des nouveaux diagnostics. De même, cette population de migrants reste malgré tout très touchée par l’infection. Les personnes les plus exposées au risque constituent donc les publics prioritaires de nos actions de prévention

De même, à 4 jours de la journée contre le SIDA, Roselyne Bachelot-Narquin souhaite "suspendre l'interdiction" pour les homosexuels de donner leur sang. Interdiction qu'elle a qualifiée de "démarche discriminatoire qui n'est pas tolérable". Cette suspension interviendra "d'ici quelques jours", a-t-elle indiqué, précisant qu'elle serait accompagnée d'une "campagne d'informations" sur les risques de transmission du sida, à destination des homosexuels. 
L'association SOS Homophobie s'est félicitée de cette annonce. "C'est une bonne chose", déclare-t-on à l'association Aides, tout en rappelant que cette interdiction ne représente "pas une priorité dans les discriminations faites aux gays".  
L'interdiction a été établie en mars 1983 par la Direction générale de la santé à l'attention des populations à risque, principalement les homosexuels et les toxicomanes, l'objectif étant de limiter les risques de contamination par le virus du VIH.

Aujourd'hui, lors d'une collecte de sang, il est ainsi demandé au donneur potentiel s'il a déjà eu "des relations sexuelles entre hommes". En cas de réponse positive, le don ne peut pas se faire. 
Avec la levée de l'interdiction, seront désormais exclues les personnes ayant déclaré avoir eu "des pratiques sexuelles à risque".
"Si on se place sur un plan strictement arithmétique, sur le papier, il n'est pas totalement illégitime d'envisager ce type d'interdiction", explique le professeur Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida (CNS). Les homosexuels, rappelle-t-il, constituent une "population à forte prévalence de VIH". 
Selon l'étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publiée dans le BEH (voir ci-dessus), "29% de l'ensemble des découvertes de séropositivité" concernent les homosexuels. 

"Les mesures de santé publique ne s'adressent pas à des individus mais à des populations",
justifie-t-il encore. "Maintenant, c'est vrai, poursuit le professeur, si cette mesure est vécue comme une discrimination, elle va conduire certains donneurs à ne pas déclarer leur homosexualité" et aboutir ainsi à l'effet inverse de l'objectif affiché par les autorités.
Le président du CNS précise que l'interdiction faite aux homosexuels s'appuie sur le principe de précaution, "qui est inscrit dans la Constitution". Pour autant, il a "autant servi à résoudre le problème qu'à créer des effets pervers", reconnaît Willy Rozenbaum. Et de souligner que ce principe a également servi à "protéger les responsables administratifs" d'un éventuel nouveau scandale du sang contaminé.
La décision d'interdire ou d'autoriser les homosexuels à donner leur sang est donc "éminemment politique", conclut le professeur. 

L'an dernier, Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, s'était déjà prononcé pour la suspension de cette interdiction. 
C'est finalement Roselyne Bachelot-Narquin qui a décidé de mettre en pratique cette décision. 
Une décision qui semble toutefois avoir pris de court plusieurs des organismes concernés par cette question.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 01:00

Des scientifiques ont obtenu une avancée majeure en réussissant à transformer des cellules de peau humaine en cellules souches, ouvrant la voie à de nouveaux traitements contre le cancer, le diabète ou encore la maladie d'Alzheimer, selon deux études publiées mardi.
Cette découverte simultanée par une équipe japonaise et une équipe américaine permet en outre d'obtenir des cellules souches sans en passer par la destruction d'embryons, ce qui permet de contourner le débat éthique sur la question.
Deux équipes scientifiques, au coude-à-coude dans ce domaine depuis les résultats positifs obtenus chez la souris il y a cinq mois, publient simultanément leurs articles sur les sites en ligne de deux revues scientifiques: l'équipe japonaise du Dr Shinya Yamanaka de l'Université de Kyoto dans le journal "Cell", l'équipe américaine conduite par Junying Yu, de l'Université du Wisconsin-Madison, dans "Science".

Pour mener ce travail, les deux équipes ont choisi différents types de cellules. Yamanaka a reprogrammé des cellules de la peau à partir du visage d'une femme de 36 ans non identifiée, alors que l'équipe de Thomson a travaillé à partir des cellules du prépuce d'un nouveau-né.

La Maison Blanche a salué cette découverte, y voyant le moyen de résoudre des problèmes médicaux "sans compromettre ni le but élevé de la science, ni le caractère sacré de la vie humaine".
Le Vatican condamne fermement toute manipulation sur l'embryon humain mais encourage la recherche scientifique sur les cellules souches adultes.
Cela "va complètement changer le champ" des recherches, estime James Thomson, l'auteur de l'étude américaine publiée par l'édition en ligne du magazine Science.

Les cellules souches sont considérées comme une possible panacée face à certaines des maladies les plus mortelles ou handicapantes, car elles peuvent évoluer en cellules de 220 types différents.
En permettant aux scientifiques d'y avoir plus facilement accès, la découverte annoncée devrait ainsi permettre de faire avancer rapidement la recherche pour le traitement du cancer, des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, du diabète, de l'arthrite, des lésions de la moelle épinière, des attaques, des brûlures et des maladies cardiaques.

Cette nouvelle technique peut en effet être reproduite de manière relativement simple par des laboratoires standard, a expliqué lors d'une conférence téléphonique M. Thomson, de l'université du Wisconsin à Madison (nord), déjà pionnière dans l'obtention de cellules souches en 1998 : "Mon optimisme est monté en flèche sur mon baromètre personnel", a-t-il dit, prédisant que le financement des recherches, jusqu'ici entravé par le débat éthique, "va enfin augmenter".
Ce travail "est monumental par son importance dans le champ de la recherche sur les cellules souches et par son impact potentiel sur notre capacité à accélérer les applications de cette technologie", a commenté Deepak Srivastava, directeur de l'Institut Gladstone sur les maladies cardiovasculaires.

Les deux équipes ont réussi à transformer les cellules de peau en cellules souches en y insérant quatre gènes différents au moyen d'un rétrovirus.
L'équipe japonaise, conduite par Shinya Yamanaka de l'université de Kyoto, réussit à créer une lignée de cellules souches à partir de 5.000 cellules. Son étude paraîtra le 30 novembre dans le magazine Cell. "Cette efficacité peut paraître très faible, mais cela signifie qu'à partir d'un seul échantillon de 10 centimètres, on peut obtenir de multiples lignées de cellules souches pluripotentes (induced pluripotent stem cells, iPS)", a-t-il expliqué."Si nous arrivons à surmonter les problèmes d'innocuité, nous pourrons utiliser les cellules iPS humaines dans les thérapies de transplantation cellulaire", espère M. Yamanaka, qui juge cependant "prématuré de conclure que les cellules iPS puissent remplacer les cellules souches embryonnaires" et qui rappelle que "nous sommes encore loin de la découverte de traitements ou de thérapies à partir des cellules souches".
L'équipe de James Thomson réussit à reprogrammer une cellules sur 10.000, mais sans le recours à un gène cancérigène.

Les deux techniques ont pour avantage de permettre de créer des cellules souches ayant le code génétique du patient, éliminant ainsi les risques de rejet
. Mais elles présentent des risques de mutation, car les cellules conservent une copie du virus utilisé.
La prochaine étape-clé, selon Science, sera de réussir à se passer de rétrovirus.

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 19:20

Les dépenses de santé représentent une part toujours croissante du produit intérieur brut (PIB) des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), confrontés au vieillissement de leur population et à un bond de la consommation de médicaments

En 2005, les 30 pays membres de l'OCDE ont consacré en moyenne 9% de leur PIB aux dépenses de santé, après 8,6% en 2003 et après avoir oscillé entre 7,8% et 8,5% du PIB entre 1997 et 2002, relève l'OCDE dans son "Panorama de la santé 2007" présenté aujourd'hui.

La santé représente plus de 10% du PIB dans huit pays, c'était le cas dans quatre seulement en 2000 et trois en 1995. Les Etats-Unis conservent la tête de ce classement avec 15,3% de leur PIB consacrés à la santé, devant la
Suisse (11,6%), la France (11,1%), l'Allemagne (10,7%) et la Belgique (10,3%). Le Mexique (6,4%), la Pologne (6,2%) et la Corée du Sud (6%) ferment la marche.

Les Etats-Unis arrivent également en tête en terme de dépenses par habitant: ils ont déboursé en 2005 quelque 6.401 dollars PPA (dollars américains sur la base de parités de pouvoir d'achat) par habitant, "soit plus de 2,25 fois la moyenne des pays de l'OCDE", qui s'élève à 2.759 dollars PPA, et environ 10 fois plus que les pays où les dépenses de santé ont été les plus faibles comme le Mexique (675) et la
Turquie (586).

Le vieillissement de la population, lié au au progrès médical et à une meilleure hygiène de vie, explique pour une large part cette hausse des dépenses sanitaires.
Le "ratio de dépendance" des personnes âgées, qui compare le nombre de personnes âgées à la population en âge de travailler, s'élève à près de 20% dans les pays de l'OCDE, s'approchant des 30% au
Japon, en Italie et en Allemagne, et des 25% en France et au Royaume-Uni.
L'OCDE estime qu'il devrait en 2050 "plus que doubler et serait alors de l'ordre d'environ une personne âgée pour deux actifs", faisant augmenter "les besoins de soins médicaux et de longue durée".

L'espérance de vie à la naissance s'élevait elle en moyenne en 2005 dans les trente pays membres à 78,6 ans, "soit un gain de dix années par rapport à 1960".
La mortalité infantile a "considérablement diminué": en 1970, on comptait en moyenne 30 décès pour 1.000 naissances vivantes. En 2005, ce taux moyen est tombé à 5,4 pour 1.000, seuls six des trente pays présentant une moyenne plus élevée.
La "mortalité prématurée", mesurée en termes d'années potentielles perdues, a pour sa part été "réduite de moitié depuis 1970", grâce aux progrès réalisés dans la lutte contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires, mais aussi contre les "causes externes", à savoir les violences et les accidents de la route.

Le cancer et les maladies du système circulatoire restent cependant les deux premières causes de décès dans les pays de l'OCDE (voir le rapport sur les causes de décès en France).
Parmi les dépenses sanitaires, les "services médicaux personnels", qui couvrent les soins curatifs et de rééducation et les soins de longue durée ont représenté plus de 70% des dépenses courantes de santé.

L'OCDE pointe par ailleurs la "progression rapide" des dépenses en médicaments dans l'ensemble de ses pays membres.
Le montant des dépenses pharmaceutiques "a été supérieur à 550 milliards de dollars" en 2005. "En moyenne, le montant des dépenses pharmaceutiques par habitant a augmenté de plus de 50% en valeur réelle depuis 1995", note l'OCDE. Là encore, les Etats-Unis sont en tête du peloton avec 792 dollars par habitant, contre 413 dollars en moyenne dans l'OCDE


Voir aussi les statistiques mondiales de l'OMS avec la partie des dépenses de santé par rapport au PIB.

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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 23:19

Le groupe pharmaceutique américain Merck a annoncé un accord permettant de régler plus de 95% des plaintes déposées aux Etats-Unis à l'encontre de son anti-inflammatoire Vioxx, au prix d'une indemnisation globale de 4,85 milliards de dollars.

Cet accord ne constitue pas une reconnaissance de culpabilité de la part de Merck, a précisé le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

Le quotidien économique Wall Street Journal, qui avait donné l'information en avant-première, relève que cette décision représente une volte-face pour le groupe américain qui avait jusqu'à présent affirmé qu'il contesterait chacune des quelque 27.000 plaintes visant ce médicament en justice.
"Le juge nous a demandé de parler avec les plaignants", a indiqué un porte-parole de Merck cité par le WSJ.

Merck avait retiré son anti-inflammatoire du marché en 2004 après la publication d'une étude interne montrant que la prise de ce médicament doublait les risques d'accident cardiaque après au moins 18 mois de traitement.

Depuis le retrait du marché du Vioxx en 2004 et le début des actions en justice de personnes affirmant avoir été victimes d'accidents cardiaques après l'avoir pris, Merck a gagné 11 procès et en a perdu 5.

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 11:46

Suite à la campagne d'information et le nouveau slogan 2 3 4 0 présenté en juillet 2007, toutes les bouteilles de bière fabriquées en France vont progressivement faire figurer sur leurs étiquettes les unités d'alcool qui permettent d'évaluer la quantité d'alcool consommée, a annoncé le président des Brasseurs de France, Gérard Laloi, lors d'une conférence de presse.

Les premiers conditionnements (bouteilles de 25 cl, 33 cl, 75 cl ou boîtes) avec ces pictogrammes - non obligatoires - apparaîtront courant novembre, a indiqué M. Laloi.
Le but est de fournir aux consommateurs les seuils à ne pas dépasser "pour une consommation modérée et responsable": pas plus de 2 unités d'alcool par jour pour les femmes et 3 unités par les hommes, 4 dans les situations exceptionnelles, 0 dans les conduites à risque, selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Voir aussi le pictogramme contre l'alcoolisation foetale.

Une unité d'alcool équivaut à 10 grammes d'alcool pur.
Ainsi 25 cl de bière à 4 degrés correspondent à 0,8 unité d'alcool et 25 cl de bière à 5,8 degrés équivalent à 1,2 unité d'alcool.

La consommation des Français, avec 33 litres par an et par habitant, est une des plus faibles en Europe. Cependant, et comme l'a rappelé la conférence de presse sur les causes de cancer en France, le risque est présent dès la consommation d'une unité d'alcool.

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 23:58

La fillette indienne de deux ans née avec quatre bras et quatre jambes supportait bien le début de l'opération médicale destinée à lui ôter des membres surnuméraires, a indiqué le chirurgien supervisant l'intervention.

Prénommée Laksmi, l'enfant est jointe à un "jumeau parasite" qui a stoppé son développement dans le ventre de la mère tandis que le foetus survivant a absorbé les membres, les reins et les autres parties du corps du foetus sous-développé. Ce phénomène très rare est appelé isciopagus.

Une équipe de neurochirurgiens a d'abord dissocié les deux colonnes vertébrales fusionnées et devait ensuite tenter d'ôter les membres surnuméraires, puis le reste de son "jumeau parasite", a expliqué en cours d'opération le Dr Sharan Patil, le chirurgien orthopédique à la tête de l'opération. L'intervention a démarré tôt ce matin.
L'enfant "réagit très bien", a-t-il ajouté devant l'hôpital Sparsh de Bangalore, dans le sud de l'Inde, où a lieu l'opération.

Le médecin a souligné que l'intervention durerait "de longues, très longues heures", jusqu'à 40, au cours desquelles se relaieraient 30 chirurgiens, "sans interruption".
Le Dr Patil avait précisé avant le début de l'opération que les chances de survie de la fillette se situaient entre 75 et 80%.
Il était difficile de dire en revanche si les médecins espéraient voir Laksmi marcher ou tenir debout après l'opération -ses membres étant déjà sévèrement atrophiés.

Baptisée Laksmi du nom de la déesse hindoue de la richesse dotée de quatre bras, la fillette est vénérée comme telle par la plupart des habitants de son village pauvre du Bihar, dans le nord de l'Inde.
Mais certains autres habitants ont cherché à profiter financièrement de son état et ses parents, Shambhu et Poonam, ont dû la cacher quand ils ont appris qu'un cirque avait essayé d'acheter Laksmi, selon le "Hindustan Times".

Entendant parler de la fillette, le Dr Sharan Patil a proposé de l'opérer gratuitement. Les difficultés auxquelles doivent faire face les médecins sont nombreuses: les deux colonnes vertébrales ont fusionné, la fillette a quatre reins, des nerfs emmêlés, deux cavités stomacales et deux poitrines. Elle est incapable de se tenir ou de marcher
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 13:41

Entre 16% et 33% des cancers du poumon seraient dus à une exposition professionnelle à l’amiante. 

C’est ce que révèle une étude menée par l’Institut de veille sanitaire dont les résultats ont été publiés dans le dernier
Bulletin épidémiologique hebdomadaire (n°41-42)

Longtemps utilisée dans la construction de bâtiments comme matériau pour isoler, on sait aujourd’hui que l’amiante induit des cancers de la plèvre, du poumon et peut être du larynx. De plus, comme ces maladies peuvent apparaître 20 à 45 ans après l’exposition, l’épidémie devrait continuer de frapper encore longtemps. 

Au même moment de la publication de ce numéro du BEH, à Condé-sur-Noireau, un praticien de la médecine du travail a été mis en examen pour homicide involontaire.
 
Selon le Professeur Marcel Goldberg, épidémiologiste à l’Inserm, « on savait depuis longtemps que c’est un problème de santé publique majeur, la première publication sur les dangers date de 1906 alors que la première réglementation au travail est de 1977 ». 

En France, l’interdiction d’importation et d’utilisation de l’amiante date de 1997, au moment où de nombreux pays européens avaient déjà pris de telles mesures.

Le BEH n°18-19 montrait aussi l'importance de l'exposition du radon domestique dans la survenance du cancer du poumon.


Voir la précédente publication du BEH sur les causes de décès.

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