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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 20:02

Deux personnalités se sont donnés la mort cette semaine au vu de l'évolution d'une maladie évolutive et incurable.

La comédienne Maïa Simon s'est rendue en Suisse pour "abréger ses souffrances" et a ainsi mis en scène ses derniers instants. Atteinte d'un cancer, elle n'a pas voulu attendre d'être emportée par la maladie.
L'actrice, qui s'est éteinte le 19 septembre 2007 à l'âge de 67 ans, avait rejoint la Suisse deux jours plus tôt pour pouvoir avoir recours à un « suicide médicalement assisté » afin d'« abréger ses souffrances », a indiqué l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).
La comédienne est morte « mercredi matin à 11 h 30, entourée de ses amis » à Zurich, a précisé le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero. Elle a choisi de « vivre sa fin de vie selon sa propre acception de la dignité ». « Elle a pris d'elle-même un médicament, le penthotal, qui lui avait été prescrit» afin de mettre fin à ses jours, a-t-il ajouté.
Un geste qu'elle a souhaité expliquer de vive voix. Avant de mourir, l'actrice a enregistré une interview où elle explique sa décision de recourir à l'aide au suicide. Cet enregistrement fut diffusé par la radio RTL. L'un des médecins de l'actrice devrait aussi s'exprimer sur l'antenne.

Le suicide de la comédienne replace sur le devant de la scène le débat sur l'euthanasie, lancé par la mort médicalement assistée de Vincent Humbert. En Suisse, l'assistance au suicide est légale lorsqu'il s'agit d'assistance passive et après que la personne a certifié son accord.
Née le 10 novembre 1939 à Marseille, Maïa Simon avait débuté au théâtre, jouant sous la direction de Maurice Béjart, Jean-Louis Barrault ou Jorge Lavelli à la fin des années 1960, avant d'apparaître dans de nombreux téléfilms et feuilletons. Au cinéma, elle jouait aux côtés de Jean Rochefort et Claude Brasseur sous la direction d'Yves Robert, dans la comédie Nous irons tous au paradis (1977), et tenait un petit rôle dans Les Témoins d'André Téchiné (2007).

Le philosophe français André Gorz, âgé de 84 ans, cofondateur de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, s'est suicidé avec sa femme à leur domicile de Vosnon, à l'est de Paris, avait-on appris avant-hier auprès de ses proches.
Son épouse Dorine, âgée de 83 ans et d'origine anglaise, était atteinte d'une affection évolutive depuis de nombreuses années.

Né à Vienne en février 1923 et naturalisé français en 1954 sous le nom de Gérard Horst, André Gorz est considéré comme un penseur de l'écologie politique et de l'anticapitalisme. Il est notamment l'auteur d'Ecologie et politique, d'Ecologie et liberté, de Adieux au prolétariat et Métamorphoses du travail.
Il avait fondé, avec Jean Daniel notamment, le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.

Après sa retraite, prise en 1983 pour s'occuper de son épouse dont il était très épris, le couple s'était retiré dans une maison à Vosnon.
Selon des proches, c'est une amie qui a constaté le drame lundi matin. Des messages affichés sur leur porte précisaient qu'il fallait «prévenir la gendarmerie».
Les deux membres du couple reposaient côte à côte. Plusieurs lettres étaient adressées à des proches.

André Gorz aurait fait part à une amie il y a quelques jours de son désarroi devant l'aggravation de l'état de santé de son épouse.
Le couple était considéré dans le village comme des «gens simples et accueillants», selon un témoignage recueilli dans le voisinage.
Dans un ouvrage paru l'an dernier, Lettre à D. Histoire d'un amour, André Gorz avait écrit une ode à Dorine:
«Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans», lui disait-il. «Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien».

Voir le
colloque organisé par la SFFEM sur l'évaluation de la loi sur la fin de vie.

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 05:51

Saint-Come et Saint-Damien sont les protecteurs des médecins et des chirurgiens. Une célébration en leur honneur est donnée chaque année le 26 septembre en leur honneur pour l'ensemble des professionnels de santé.

Frères jumeaux, nés en Arabie, ils exercent gratuitement la médecine dans la ville portuaire d'Égée (maintenant Haylazli, sur le golfe d'Iskenderun, l'ancienne Alexandrette) en Cilicie (Asie Mineure). Ils atteignent une grande réputation. Ils sont dits « anargyres » ou « gratuits secoureurs » car ils n'acceptent aucune rétribution. Ainsi diffusent-ils la foi chrétienne parmi leurs patients.
Ils passent pour guérir les animaux comme les hommes. C'est ainsi qu'ils guérissent la patte d'un chameau blessé.
Quand la persécution de Dioclétien commence, le proconsul Lysias fait arrêter Côme et Damien et leur ordonne de renier leur foi. 
Ils sont jetés enchaînés dans la mer (comme Vincent de Saragosse), mais un ange rompt leurs liens et les ramène au rivage. 
Lysias les fait attacher à un poteau et ordonne de les brûler vifs ; mais les flammes se retournent contre les bourreaux. On tente de les lapider, de les percer de flèches (comme Sébastien), mais les flèches et les pierres refusent de les frapper. Après tous ces tourments surmontés par une force divine, de guerre lasse, Lysias les fait décapiter. 
Leurs trois frères Anthime, Léonce et Euprepius meurent en martyrs avec eux. 
L'exécution aurait eu lieu un 27 septembre, probablement en l'an 287.

Les restes des martyrs furent enterrés à Cyr, ville épiscopale de Théodoret (en Syrie). 

L'empereur Justinien (527-565) restaura somptueusement la cité en leur honneur. Ayant été guéri d'une dangereuse maladie par l'intercession de Côme et Damien, Justinien, en remerciement, reconstruisit et orna leur église à Constantinople, qui devint un lieu de pélerinage. 
À Rome, le pape Symmaque (498-514) leur dédia un oratoire et Félix IV (526-530) une basilique au Forum, dont les mosaïques sont parmi les plus précieux vestiges de la cité.
Leur culte se répandit dans le monde entier, au point que les Grecs crurent à l'existence de plusieurs Côme et Damien (Arabie, 17 octobre ; Rome, 1er juillet ; Asie, 1er novembre ; ailleurs encore, 25 novembre).
Le culte de Côme et Damien a été diffusé en Europe à partir de la Légende dorée de Jacques de Voragine. Après leur mort, une légende rapporte la greffe miraculeuse d'une jambe empruntée à un Noir défunt au profit du sacristain de l'église Saint-Côme-et-Saint-Damien à Rome, atteint de gangrène gazeuse : il a donc une jambe noire et l'autre blanche.

Représentations
Le miracle de la greffe miraculeuse d'une jambe est représenté pour la première fois par le maître de Rinuccini au XIVe siècle (retable des saints Côme et Damien, Raleigh, North Carolina Museum of Art), puis par Fra Angelico (La Guérison du diacre Justinien, retable de San Marco offert par Côme de Médicis, 1438-1440, Florence, musée de Saint-Marc).
Les épisodes et les miracles principaux des deux saints sont narrés au XVIe siècle (fresques de la voûte du dôme de la cathédrale d'Essen) ; la guérison du chameau, le supplice, la Main de Dieu qui leur tend une trousse de chirurgien.

Côme et Damien sont considérés comme les saints patrons des médecins et des chirurgiens. Il sont représentés avec une robe fourrée, un chaperon ou bonnet cylindrique de médecin, une trousse et des instruments de chirurgien.

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 03:54

Un rapport du Conseil économique et social régional (CESR) par Guy Atlan, rendu public, fait débat: il concerne la santé et l'espérance de vie des franciliens. Voir l'article précédent sur l'avantage de vivre en Ile-de-France pour sa santé. 
Les Franciliens des département les plus pauvres ont une espérance de vie moindre que les autres, traduisant une "fracture sociale" en matière de santé.
"Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade", résume en préambule le rapport; une dimension inadmissible de nos jours en France
En 2002, on vivait ainsi plus vieux à Paris (78,1 ans pour les hommes et 83,8 ans pour les femmes) que dans l'ensemble de l'Ile de France (77,3 ans pour les hommes et 83,4 ans pour les femmes), et surtout qu'en Seine-Saint-Denis (76,1 ans pour les hommes et 82,8 ans pour les femmes).
Dans ce département, le taux de surmortalité est supérieur de 6,6% à à la moyenne nationale, alors que dans les Yvelines, il est au-dessous de celle-ci.

Le niveau socio-professionnel influe également sur l'espérance de vie, qui à 35 ans diffère de 6,5 ans pour les hommes selon qu'ils sont ouvrier ou cadre, souligne le rapport. Voir l'article précédent sur le rapport entre diplôme et espérance de vie.
L'Ile-de France concentre 36% des ménages de cadres mais aussi 40% des populations immigrées vivant en France et 26% des RMistes, avec de très importantes disparités territoriales.
La probabilité de mourir entre 60 et 75 ans est 1,8 fois plus forte pour les manoeuvres, salariés agricoles ou personnel de service que pour les cadres et professions libérales.

Selon ce rapport, la mortalité infantile en Ile-de-France est légèrement supérieure à la moyenne nationale, les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine ayant une mortalité infantile inférieure à la moyenne nationale alors que la situation est plus défavorable en Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val-de-Marne et à  Paris.

La fréquence des maladies s'accentue à mesure que les conditions sociales sont moins satisfaisantes, et on ne se soigne pas de la même façon selon son revenu ou son éducation

Il y a quatre fois plus de médecins à Paris qu'en Seine-et-Marne,et deux fois plus que dans l'ensemble de la région. Paris compte aussi quatre fois plus de chirurgiens-dentistes que la Seine-Saint-Denis pour une population presque deux fois inférieure.

De même, la fréquence du surpoids et de l'obésité est particulièrement observée chez les enfants des catégories sociales pauvres, les filles étant plus touchées. Voir l'article sur l'augmentation exponentielle du nombre de personnes en surpoids et obésité en France.

Enfin, environ un Francilien sur 5 serait atteint de troubles psychiques.

Le CESR demande à la Région une concertation pour l'élaboration d'un plan d'action commun de lutte contre les inégalités sociales de santé, intégrant cette préoccupation dans les critères de choix des investissements et subventions, et de promouvoir les actions préventives et correctives.

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 00:25

Plus de 509.000 personnes sont décédées en France métropolitaine en 2004 dont 30% du cancer, devenu la cause de décès la plus fréquente devant les maladies cardiovasculaires et les accidents, selon une étude publiée hier dans le Numéro thématique - Surveillance épidémiologique des causes de décès en France du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)
Voir le précédent numéro du BEH sur le choléra et l'usage de cannabis.
Cela fait suite au rapport sur les causes de cancer dont la présentation a été faite la semaine dernière à l'Académie de Médecine.
Avec 147.323 décès, les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, attaques cérébrales...) représentent 29% du total des décès, arrivant au deuxième rang derrière les cancers (152.708 décès), selon le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC-Inserm).

Cancer-cause-1-de-d--c--s.jpg

Avec près de 90.700 décès (dont 21.398 de cancers poumon-bronches-trachée), le cancer est responsable de 34% des quelque 263.000 décès masculins enregistrés
Pour les femmes, le cancer (62.020 décès) représente un quart des causes de mortalité, les maladies cardiovasculaires arrivant en tête avec quelque 78.000 décès (32% des décès féminins).

Quel que soit le sexe, entre 15 et 24 ans, les morts violentes sont les causes de décès les plus fréquentes : les accidents de transports et les 621 suicides représentent plus de la moitié des 3.847 décès. 
Chez les 25-44 ans, le suicide (3.378 morts dont 2.556 hommes) est la première cause des décès masculins, alors que les tumeurs (2.209 décès) prédominent chez la femme.
Avec près de 79.000 décès (masculins deux fois sur trois), la tranche des 45-64 ans représente 16% de la mortalité générale. A ces âges-là, près d'un décès sur deux est dû à une tumeur. Le cancer du poumon (8.090 décès masculins) est la première cause de mortalité chez l'homme, et celui du sein (environ 3.600 décès) la première chez la femme.

A partir de 65 ans, les maladies cardiovasculaires arrivent en tête : elles représentent un tiers des quelque 403.000 décès enregistrés. La maladie d'Alzheimer (11.720 décès) est la quatrième cause de mortalité, après cancers et accidents.

En quatre ans, de 2000 (530.850 décès) à 2004 (509.408), la mortalité a globalement diminué, la mortalité cardiovasculaire régressant trois fois plus (-15%) que celle par tumeur (-5%). Mais "la forte baisse des maladies cardiovasculaires en 2004" pourrait compenser "la forte augmentation des décès cardiovasculaires durant la canicule de 2003", relèvent Eric Jougla et ses collègues.

De 2000 à 2004, les décès dûs aux accidents ont fortement diminué, mais le taux de suicides est resté stable. Certaines causes de décès sont en augmentation : maladies du rein, du pancréas et maladies d'Alzheimer. Les auteurs soulignent aussi "l'augmentation très marquée du cancer du poumon chez la femme", qui "reflète certainement la progression du tabagisme féminin au cours des trente dernières années".

En 25 ans, de 1980 à 2004, les taux de décès par maladies cardiovasculaires ont diminué de moitié. Toutes causes confondues, les taux de décès ont baissé de 35% en France métropolitaine, mais pour les cancers la baisse est restée "modérée"
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 04:30

L’Etablissement français du Sang (EFS) appelle une nouvelle fois les Français à se mobiliser « ces prochains jours et tout au long du mois de septembre ». Il insiste également sur l’importance d’une « mobilisation constante » en faveur du don de sang, partout en France.
Si les collectes organisées cet été ont permis de maintenir un niveau de stocks « globalement satisfaisant » dans le pays, la période de la rentrée est « plus tendue ». 

L’EFS signale en effet « une baisse du niveau de ses stocks au moment où un accroissement des besoins en produits sanguins labiles est enregistré ».
Certaines régions comme l’Ile-de-France, traditionnellement déficitaire, « doivent d’ores et déjà faire appel à la solidarité nationale pour s’approvisionner ». L’EFS « invite donc les donneurs et ceux qui n’ont jamais accompli ce geste à offrir leur sang, dans les jours et les semaines à venir ».

Les conditions pour donner son sang sont: 
*avoir plus de 18 ans et au maximum 60 ans (ou avoir obtenu une autorisation parentale)
*peser au moins 50 kgs

Des limitations au don de sang existent:
*une fréquence maximale de 5 fois par an et un minimum de 2 mois entre chaque don
*4 mois minimum après un piercing ou un tatouage
*intervention chirurgicale, grossesse, Fécondation in vitro
*10 jours après la fin de prise d'antibiotiques
*4 semaines après un vaccin
*rapports non protégés dans les 6 derniers mois
*voyage récent à l'étranger

Des interdictions au don de sang existent aussi:
*un homme ayant eu des relations homosexuelles masculines
*diabète
*toxicomane par voie intra-veineuse
*porteur du VIH ou d'une hépatite
*personne ayant résidé plus de 12 mois entre 1980 et 1996 en Grande-Bretagne

Un numéro de téléphone est aussi à disposition, le 0810 150 150 (coût d’un appel local depuis un poste fixe)

UNE MINUTE DE VOTRE TEMPS PERMET DE SAUVER DES VIES

Voir le précédent appel au don du sang.

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 01:20

Un voyageur italien venu d'Inde, porteur du virus du chikungunya, serait à l'origine de l'épidémie qui a touché plus de 160 personnes dans le nord-est de l'Italie, une transmission locale qui constitue une "première mondiale" hors des tropiques, selon des experts.
"La possible source d'infection" serait un voyageur venu d'une région du monde touchée par une épidémie de chikungunya en visite à Castiglione, un des deux bourgs dans le nord de l'Italie touchés par l'épidémie, le 23 juin, a indiqué l'Institut supérieur de la santé italien (ISS) dans un communiqué.
L'homme venait d'une zone de l'Inde touchée par le virus et, ignorant qu'il était contaminé, il a rendu visite à des amis à Castiglione.
Il a été piqué par un moustique (Aedes Albopictus), à qui il a transmis le virus, permettant ensuite la propagation de la maladie en Italie.
"Dix jours plus tard, le 4 juillet, le premier cas de chikungunya était constaté à Castiglione".

Pour l'expert français Antoine Flahault, ces cas de transmission locale ("autochtone") de chikungunya recensés en Italie constituent une "première mondiale" hors de la zone intertropicale.
"La souche responsable est très probablement la souche africaine partie du Kenya en juin 2004", selon le Pr Flahault, coordonnateur de la cellule française de recherche sur le chikungunya. Il a relevé que l'épidémie qui était confinée dans l'océan Indien s'étendait, jugeant ce phénomène "inquiétant sans être alarmant". "Des maladies autrefois dites tropicales sont devenues beaucoup plus universelles", a-t-il souligné.

Plus de 160 cas confirmés de chikungunya ont été recensés en Italie et une trentaine d'autres sont encore en cours de vérification, a indiqué le virologue Antonio Cassone, directeur du département des maladies infectieuses à l'ISS.
"Nous avons environ 160 cas confirmés de chikungunya dans la région de Ravenne", dans le nord-est de l'Italie, "et une trentaine de cas dans des communes limitrophes de cette zone", a-t-il précisé. Un précédent bilan avait fait état de plus de 100 cas.
"Sur la trentaine de cas à confirmer, certaines personnes ont été infectées en transitant dans la zone de Ravenne, tandis que nous ignorons encore l'origine de la contamination pour les autres", a-t-il indiqué.

Le premier malade a été enregistré début juillet et l'épidémie, due "à une densité très, très élevée des moustiques" dans cette zone, selon M. Cassone, a connu son apogée vers la mi-août.
La maladie, qui ne se transmet pas directement d'homme à homme, se traduit par une forte fièvre (plus de 39°C), des éruptions cutanées, des courbatures dans les articulations, souvent celles des doigts et des genoux, obligeant le malade à se déplacer courbé, d'où le nom chikungunya ("celui qui marche courbé" en swahili).

L'expert de l'ISS a catégoriquement exclu que l'"Aedes albopictus", connu comme le moustique-tigre, et qui transmet le chikungunya, puisse également transmettre le paludisme, cette maladie se servant d'"un vecteur totalement différent".
"La possibilité de la transmission de la dengue en revanche existe, même si elle est faible, cette maladie utilisant un vecteur semblable à l'Aedes albopictus", a conclu le Pr Cassone

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 14:34

Le Téléthon a lieu en 2007 du 7 au 8 décembre.

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VENEZ NOMBREUX 
notamment à l'Université Paris X Nanterre
 
qui, toute entière, 
par ses enseignants, personnels et étudiants, 
se mobilisera pour cette cause.

Relais sportifs (piscine, athlétisme et tennis), 
spectacle de musique, de danse et de chant dans le théâtre
dictée géante 3600 places
plateau TV et nombreuses animations
débat scientifique (sous réserve)
restauration sur place avec brunch

J'en assure personnellement la coordination.

Faites en part à vos amis, merci.

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 07:06
Le Bulletin epidémiologique hebdomadaire (BEH) reprend du service après l'interruption estivale. 

Son édition du 4 août 2007 est centrée sur 3 thèmes: 
*l'apparition du choléra en France entre 1973 et 2005, 
*l'usage de cannabis en ile-de-France chez les jeunes entre 1997 et 2005 et 
*la perception du risque épidémique en Rhône-Alpes.

Voir les
précédentes publications du BEH, notamment sur le calendrier vaccinal.
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 21:00

Comme je l'avais déjà annoncé dans un article du 5 janvier 2007, il est vivement urgent de développer les défibrillateurs automatiques dans de nombreux lieux.

En France, chaque année, de 300 à 500 sportifs, athlètes de haut niveau ou footballeurs du dimanche, sont victimes de mort subite, estime le cardiologue Xavier Jouven.
Massage cardiaque par des témoins et utilisation de défibrillateurs dans les stades permettraient de sauver "facilement un quart" des sportifs victimes d'arrêts cardiaques par an, soit "une centaine" en France, a déclaré cet épidémiologiste de l'INSERM, responsable du registre mis en place au printemps 2005 pour recenser les cas de morts subites de sportifs sur l'ensemble du territoire français (voir les décès des footballeurs Antonio Puerta et Marc-Vivien Foé et du volleyeur Cédric Schlienger)
Faute de déclaration exhaustive des décès par toutes les fédérations sportives, l'équipe de l'INSERM doit estimer le nombre total de décès au niveau national d'après les chiffres des départements les plus coopératifs.

Au niveau national, il y aurait 400 à 500 décès par an de sportifs occasionnels ou de haut niveau si l'on fonde l'estimation sur les données les plus fiables remontant du quart des départements. La fourchette est plus large - de 300 à 500 morts - si l'on prend pour base la moitié des départements, a-t-il déclaré.
Il s'agit essentiellement de malaises cardiaques, précise-t-il.
Il faudrait "rendre obligatoires les défibrillateurs dans les stades", insiste-t-il. "On n'envisagerait pas de faire un match dans un stade s'il n'y avait pas d'extincteur", remarque-t-il. "Les députés ont pris cette précaution pour eux-mêmes: il y a un défibrillateur à l'Assemblée nationale", prenons exemple sur eux.
"Il faut faire évoluer les mentalités, c'est une question de santé publique", souligne-t-il.

REAGISSEZ ET FAITES CIRCULER CE MESSAGE. 
VOUS POUVEZ AUSSI EN AVOIR BESOIN

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 21:06

Un nouveau dispositif lancé par la Caisse Nationale de l'Assurance maladie(CNAM), expérimental depuis quelques mois dans 4 départements (Yvelines, Seine-Saint-Denis, val d'Oise et Alpes Maritimes), vient d'être généralisé après accord de la Commission nationale Informatique et Libertés le 10 juillet dernier : il permet aux praticiens d'accéder à l'historique des remboursements des patients sur douze mois via une plateforme Web médecin (le décret 2006-143 du 9 février 2006 relatif aux modalités d'accès des médecins aux données relatives aux prestations servies aux bénéficiaires de l'assurance maladie a instauré ce mécanisme). 
Un thésaurus d'aide à la prescription émis par l'AFSSAPS existe déjà contre les interactions médicamenteuses.

Pour consulter Web Médecin, les praticiens doivent disposer de leur carte professionnelle CPS et de la carte Vitale de leurs patients. Seules les informations relatives aux remboursements y figurent. 
Une lacune apparait relativement rapidement: ce système ne révèle ni les résultats des examens, ni les comptes rendus de consultations et d'hospitalisations; objet du Dossier Médical personnel (DMP) en cours de développement et ralenti par une opposition de la même CNIL sur le codage (notamment pour que les  patients puissent "flouer" certaines informations au praticien qu'ils consultent)

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) réserve un accueil mitigé à ce nouvel outil. Ils regrettent un manque de confidentialité dans la mesure où ils ont accès à toutes les informations. « Il est problable qu'un patient en consultation chez un dermatologue n'ait pas forcément envie que ce dernier soit informé qu'il prend une trithérapie ou un traitement psychotrope », souligne le docteur André Deseur, vice-président de la branche exercice professionnel du Conseil national de l'Ordre des médecins.

Pour l'assurance maladie, « ce système a été conçu pour permettre une meilleure prise en charge des patients par le médecin : en évitant, par exemple, les interactions médicamenteuses. Et de cette manière, un praticien occasionnel peut prendre connaissance de l'historique du patient», précise un porte-parole de la CNAM. Cependant, le but du DMP est exactement le même avec en plus, l'absence de redondance d'un acte médical (prescription médicamenteuse, imagerie ...)
Le docteur André Deseur affirme quant à lui :« Quand on suspecte un effet latéral produit par un médicament, on pose la question directement au patient. On peut aussi s'interroger sur le temps nécessaire à la connexion [au site Web Médecin] et à celui passé en ligne à piocher parmi une liste chronologique de remboursements. Et si l'outil n'est pas utilisé, pourra-t-on nous en tenir rigueur ? »

La CNAM tente de rassurer les patients.« Chacun peut refuser l'accès à l'historique de ses dépenses de santé et cette décision n'influera en rien sur les remboursements. »
La CNIL a émis une recommandation :« L'information des assurés est primordiale dans la mesure où ils remettent leur carte Vitale pour la télétransmission. Il faut que le médecin différencie les deux opérations, la consultation de l'historique et les remboursements, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ce que le patient l'autorise à faire », précise Sophie Vulliet-Tavernier, directeur des affaires juridiques à la Cnil. Le médecin aura-t-il le temps?

Au niveau de la sécurité, les garanties présentées par l'assurance maladie sont apparues suffisantes à la CNIL :« Les informations ne sont accessibles que grâce à la carte CPS du professionnel et ses codes d'identification. Les données sont cryptées. Tout comme la communication entre le portail permettant d'accéder au Web Medecin et les serveurs des organismes complémentaires. » Mais la CNIL recommande tout de même l'utilisation d'un antivirus et d'un pare-feu, afin de réduire les risques d'intrusion sur l'ordinateur du médecin, inconvénient qui ne pourra exister avec le DMP dont les données sont ultra sécurisées.

Selon l'assurance maladie, 3 000 médecins se sont inscrits pour avoir accès à ce dispositif. Elle espère dès le mois de novembre en compter 20 000. Les praticiens doivent obligatoirement posséder une connexion haut débit sans laquelle ils ne pourront accéder au portail Web Médecin, ce qui est le cas dans les régions expérimentales mais pas obligatoirement dans toutes les villes de France. Certains praticiens - rares - ne sont même pas équipés d'ordinateur. Existera-t-il une différence de traitement selon que l'on consulte en mileu rural ou urbain?

Comment vont se conjuger ce dossier et le DMP?

Utilisateurs, patients; visiteurs assidus de ce site, REAGISSEZ ....

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 19:10

La présidente de l'association France-Alzheimer, Armette Meyrieux déplore "un retard dans tous les domaines" et a appelé la société à une prise de conscience afin de mieux lutter contre cette maladie.

"C'est un choix politique qu'il faut engager pour répondre à l'attente du million de malades et de leurs familles", a expliqué Arlette Meyrieux avant une rencontre avec le Premier ministre François Fillon à Matignon.

Le président de la république, Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré le 20 juin faire de la lutte contre le cancer et contre la maladie d'Alzheimer ainsi que des soins palliatifs "un chantier présidentiel", effectuera demain un déplacement dans les Landes, consacré notamment aux questions de la dépendance due à l'âge ou à la maladie et à la "solidarité intergénérationnelle", a annoncé l'Elysée.
De son côté, M. Fillon vient d'attribuer le label "Grande cause nationale" pour 2007 au collectif Alzheimer réunissant 29 organisations.

Selon Mme Meyrieux, "malgré quelques avancées, il y a encore beaucoup de retard dans la prise en charge. (...) Il y a un retard dans tous les domaines qui concernent la maladie, notamment la recherche, (et dans) l'accompagnement des familles et des malades qui vivent une situation difficile".
"La société", a-t-elle ajouté, "doit prendre conscience et mettre les moyens". Il faut "regarder les choses autrement pour apporter l'accompagnement là où c'est nécessaire", a-t-elle insisté, pointant notamment la question du maintien à domicile des malades.
Mme Meyrieux a déclaré après l'entretien avoir trouvé François Fillon "très intéressé, très ouvert" aux questions soulevées.

Demain, le président Nicolas Sarkozy visitera notamment un service d'hôpital de jour du centre de gériatrie de Dax, destiné à permettre le maintien à domicile des personnes en début de maladie d'Alzheimer.
Il visitera également une maison de retraite médicalisée, avant de participer à une table ronde avec des représentants des professionnels de santé, des familles et des élus.

M. Sarkozy souhaite notamment à travers cette visite "afficher sa volonté d'améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes pour leur permettre de choisir librement de rester à domicile ou d'être accueillies en établissement", selon la présidence.

Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux (AVC), parmi les principales causes de dépendance (voir les nouveaux critères de définition de la maladie d'Alzheimer).
La France compterait quelque 860.000 cas d'Alzheimer et de troubles apparentés. Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Voir la précédente conférence pour l'élaboration de la Charte Alzheimer par l'espace éthique de l'AP-HP.

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 17:48

Un an après la commercialisation de Gardasil, le premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus, des chercheurs tentent d'en fabriquer un autre, cent fois moins cher, à partir de plants de tabac.

Ce nouveau vaccin pourrait coûter 2,2 euros les trois doses (trois dollars), contre 263,7 euros (360 dollars) pour celui des laboratoires américains Merck & Co.

Les Drs Bennett Jenson et Shin-je Ghim, avec un chercheur indien, le Dr Partha Basu, ont prévu de tester ce traitement encore expérimental dans le cancer du col de l'utérus, mais à un stade avancé.
Selon le Dr Basu, qui dirige le service d'oncologie gynécologique de l'Institut national du cancer Chittaranjan de Calcutta, 120.000 nouveaux cas de cancer du col utérin sont découverts chaque année en Inde, dont 80% à un stade trop avancé pour être traités.

Les problèmes en Inde sont les mêmes que ceux qui se posent dans le reste des pays en développement où la pauvreté et le manque d'accès au système de soins conduisent à un diagnostic tardif et une mort précoce, explique Kenneth Palmer, un chercheur travaillant avec les Drs Jenson et Ghim.

L'équipe a commencé par identifier une cible, la protéine L-2, logée sur le papillomavirus, ce virus sexuellement transmissible responsable du cancer du col. 
Dans un deuxième temps, pour mettre au point le vaccin, ils ont créé un gène synthétique qui exprime la même protéine dans les plantes, puis l'ont inséré dans un virus de tabac. Ce virus est utilisé pour infecter les plantes et faire "pousser" le vaccin à bas prix. Six à dix jours plus tard, ils ont procédé à la séparation des parties du tabac jusqu'à ce qu'ils obtiennent de la protéine pure.
Cette protéine produit des anticorps capables de protéger contre au moins 13 souches de virus connues pour provoquer un cancer du col de l'utérus.
Les choses sont différentes pour ce qui est de la protéine utilisée pour fabriquer le Gardasil. Approuvé en juin dernier pour les fillettes et femmes âgées de neuf à 26 ans, Gardasil protège contre les deux souches virales responsables d'environ 70% des cancers du col. (voir les articles sur le Gardasil)
Le vaccin fait à base de tabac s'est quant à lui montré efficace chez cinq chiens qui se sont avérés protégés quand les chercheurs ont essayé de les infecter avec un papillomavirus canin oral, a déclaré Kenneth Palmer.

La phase I des essais cliniques humains pourrait démarrer dès la fin de l'année 2008 aux Etats-Unis, a ajouté M. Palmer. Quand le développement sera lancé, les médecins et les agences bailleuses de fonds pourront envisager la mise en place d'une étude dans ce pays

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 21:36

Deux nouveaux gènes susceptibles d'accroître le risque de souffrir de la sclérose en plaques (SEP), maladie inflammatoire touchant la moelle épinière et le cerveau, ont été découverts, selon des études scientifiques publiées aujourd'hui.
Ces travaux pourraient apporter un nouvel éclairage sur les causes de la sclérose en plaques (SEP), vraisemblablement liées à une interaction entre susceptibilité génétique et facteurs environnementaux.

Chez les personnes souffrant de SEP, pour des raisons encore mal comprises, le système immunitaire attaque la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses et joue un rôle d'isolant comme la gaine de fils électriques. Cette destruction entraîne des sortes de "courts circuits" qui entravent le passage de l'influx nerveux, causant notamment des troubles de la motricité, de l'équilibre, de la parole ou de la vue.

Plusieurs gènes impliqués dans la survenue de la maladie avaient déjà été identifiés dans les années 70 sur le chromosome 6.
Les résultats publiés dans Nature Genetics et le New England Journal of Medicine représentent une nouvelle avancée trente ans plus tard, selon les équipes de recherches américaines et européennes qui ont comparé les séquences d'ADN de milliers de patients souffrant de SEP avec celles de personnes indemnes de cette maladie.

Les nouveaux gènes identifiés contrôlent la fabrication de récepteurs à interleukine (l'interleukine 7 ou IL7 et l'IL2), des protéines qui servent "d'antennes" à la surface des cellules immunitaires. De minimes variations de la séquence de ces gènes entraîneraient un risque accru de 20 à 30% de souffrir d'une sclérose en plaques.
Chez les personnes atteintes, la séquence particulière (variant) d'un gène situé sur le chromosome 5 conduirait à une moindre présence de récepteurs de l'IL7 à la surface des cellules, mais à leur plus forte concentration dans le sérum sanguin, selon les travaux de Jonathan Haines (Nashville, Etats-Unis) et de ses collègues. Il en résulterait une altération de l'activité du système immunitaire.

Les chercheurs ont également identifié des variants du gène IL2R (Récepteur alpha pour l'interleukine 2) déjà impliqué dans d'autres maladies immunitaires, dont le diabète de type 1.
"Chaque gène contribue à seulement une petite part du risque. La grande question est de comprendre comment ils interagissent les uns avec les autres", selon David Hafler (Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis).

Les gènes de susceptibilité à la SEP découverts dans les années 70 concernaient le système d'identité tissulaire (HLA), c'est-à-dire des protéines destinées à permettre au système immunitaire de distinguer le soi du non-soi, et donc de savoir identifier les cellules de notre propre corps sans les confondre avec des microbes envahisseurs.
Voir aussi le dernier article sur l'identification de gènes associés à des pathologies.

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 14:31

Quatre millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année en raison de dangers liés à l'environnement tels que la pollution de l'air et de l'eau ou l'exposition à des substances chimiques, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié hier.

Intoxications, infections respiratoires aiguës, maladies intestinales et paludisme transmis par des moustiques évoluant dans des eaux sales sont responsables de l'essentiel de ce bilan, dit le rapport technique de l'OMS.

"C'est un fait dont nous avons toujours eu connaissance intuitivement, mais sans jamais y mettre de chiffre", a déclaré Jenny Pronczuk, spécialiste de l'OMS.

D'après le rapport, environ 30% des affections et des décès d'enfants dus aux maladies peuvent être attribués à des risques liés à l'environnement.

Les produits chimiques ont toutefois des effets très variables à mesure que l'enfant grandit, et les effets de l'exposition à des toxines dans le ventre de la mère peuvent n'émerger qu'à l'adolescence, note le rapport établi par 24 chercheurs.
"Si l'on prend l'exposition au plomb, l'effet sera différent si l'enfant a été exposé in utero parce que le plomb de la mère passe dans le sang de l'enfant", a-til encore dit.

L'Afrique est la partie du monde la plus touchée par les maladies liées à l'environnement, suivie de certaines régions d'Asie du Sud-Est.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 19:54

Alors que les besoins en sang en été sont de plus en plus importants, l'Etablissement français du sang (EFS) propose une initiative plutôt originale afin d'attirer le plus grand nombre de personnes à faire un geste. 

En échange de quelques millilitres de sang, un grand chef cuisinier étoilé met vos papilles en éveil.

L'idée est originale et les donneurs se bousculent. Chaque été, l'EFS a besoin d'environ 1.500 dons par jour, un chiffre relativement élevé en comparaison du nombre de donneurs. Après les caravanes qui sillonnent la route des vacances, les tentes installées sur les foires et autres lieux de divertissement, l'été 2007 est placé à l'EFS sous le signe de la gastronomie. Quelques minutes de votre temps peuvent sauver des vies.

Une pincée de sushi de thon recouvert d'un triangle de foie gras, un zeste de mozzarella en cube et une ampoule de soupe à la tomate, le tout accompagné d'un demi-macaron framboise et rose, la collation après la collecte de sang était signée jeudi par Jean-François Piège, le célèbre chef étoilé du restaurant "Les ambassadeurs" de l'hôtel Crillon à Paris.

Durant trois jours, trois prestigieux chefs se relaient place de la Bastille à Paris, remerciant les plus courageux avec quelques mets exquis. Le succès est garanti. 
Installé depuis lundi, l'EFS a vu son nombre de participants augmenter avec la présence des chefs étoilés. "Nous avons enregistré mercredi environ 161 prélèvements, soit environ 40 donneurs de plus qu'habituellement. Nos équipes sont restées jusqu'à 20h30 au lieu de 19h", a expliqué
Brigitte Le Guilcher, cadre administrative responsable de la collecte à l'EFS Ile-de-France.
Et hier, l'EFS semblait une journée de plus être victime de son succès, même si le nombre de donneurs sur toute la France reste insuffisant. 
A Bastille, étaient mobilisés cinq prèleveurs, trois chauffeurs pour transporter les poches, quatre médecins, trois personnes d'accueil et quelques bénévoles. Une heure après l'ouverture des tentes, plus de quarante personnes étaient inscrites pour le don. Et à la question: "vous êtes ici avec la motivation de soutenir l'EFS ou par gourmandise?", de grands sourires se dessinaient sur les visages, beaucoup reconnaissant que l'envie de découvrir une collation d'un chef cuisinier leur a donné envie de se déplacer.

Après le grand chef étoilé du Crillon qui a passé sa matinée à préparer sa collation toute colorée, les donneurs ont à leur tour pris de leur temps pour la "bonne cause", comme ils s'accordent à dire, mais aussi pour le plaisir de la dégustation. Gourmandise quand tu nous tiens!

Après Paris, Rouen, Dax, le Mont-Saint-Michel, l'expérience devrait être rééditée en septembre à Toulouse et d'ici la fin de l'année dans d'autres villes de France, notamment Dijon.

La collecte de sang se poursuit jusqu'à dimanche place de la Bastille à Paris, de 13h à 19h
Aujourd'hui, Michel Roth chef des cuisines du Ritz proposera une collation. 

Tout renseignements complémentaires
http://www.efs.sante.fr/

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