Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Actualités du droit et de la santé ...
  • : Ce site fait un lien entre le droit et la santé. Accessible à tout public, des informations juridiques, médicales, de droit médical et des actualités générales sont présentes. Les informations fournies sur [droit-medecine.over-blog.com] sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation qui existe entre le patient (ou visiteur du site) et son médecin.
  • Contact

Certification HON Code

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.

Recherche

Visiteurs uniques

   visiteurs uniques

 

Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 12:39

Deux médicaments largement utilisés pour traiter des diabètes tardifs pourraient doubler les risques d'insuffisance cardiaque, selon une étude publiée jeudi dans la revue Diabetes Care.

Cette étude dirigée par Sonal Singh, professeur en médecine interne au Centre médical baptiste de l'Université Wake Forest en Caroline du Nord, a été menée auprès de 78.000 patients soignant des diabètes de type II avec de l'Avandia ou de l'Actos.

Elle montre, selon ses auteurs, que la prise de ces médicaments accroit les risques d'insuffisance cardiaque de 100% et qu'un malade sur 50 traités sur une période de 26 mois en souffrira.

Depuis la mise sur le marché de ces médicaments, leurs fabricants ont mis en garde les patients à risque ou avec des antécédents cardiaques, et averti que les malades qui associent ces médicaments à de l'insuline ont davantage de risques de complication.

Mais, selon l'étude publiée par Diabete Cares, ces effets négatifs se produisent aussi sur des patients ne présentant aucun risque, et même sans association d'insuline, ainsi que sur de jeunes patients et cela quelque soit le dosage.

En moyenne, les malades développent ce type de complication à peine 24 semaines après le début du traitement, rapportent les auteurs de l'étude.

GlaxoSmithKline, qui commercialise Avandia aux Etats-Unis depuis 1999 et en Europe depuis 2000, a minimisé ces découvertes. Actos est fabriqué par la société Takeda Pharmaceutical

"Les risques d'insuffisance cardiaque chez les diabétiques, et notamment lorsqu'ils utilisent ces médicaments, sont bien connus et clairement identifiés dans les informations de prescription fournies aux médecins", a déclaré la société dans un communiqué.

Le médicament du géant pharmaceutique GSK avait déjà été mis en cause par une étude publiée en mai dans une revue médicale américaine, selon laquelle il augmentait les risques de crise cardiaque de 43%.

Voir aussi le thesaurus des interactions médicamenteuses.

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 19:40

La vaccination préventive contre le cancer du col de l'utérus et la levée de l'obligation du vaccin BCG contre la tuberculose, qui reste cependant fortement recommandé pour les enfants à risque, sont les deux principales nouveautés du calendrier vaccinal 2007

Ce calendrier 2007, qui prend en compte les dernières évolutions, est détaillé aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) : voir le calendrier vaccinal dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.

La
levée de l'obligation vaccinale par le BCG pour les enfants et adolescents a été annoncée le 11 juillet par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin. Le BCG reste toutefois fortement recommandé dès le premier mois de vie pour les enfants à risque, notamment ceux provenant d'un pays de forte endémie (ou leurs parents). Une recommandation de vaccination généralisée des nourrissons est maintenue pour l'Ile-de-France et la Guyane.

Le vaccin anti-papillomavirus (anti-HPV), préventif du cancer du col de l'utérus, est désormais recommandé chez toutes les jeunes filles de 14 ans. Une "mesure de rattrapage" est prévue pour les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle (
voir les articles précédents sur le vaccin Gardasil). La vaccination "ne se substitue pas au dépistage" par frottis, souligne le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

En ce qui concerne la varicelle, le HCSP ne recommande pas la vaccination généralisée des nourrissons. Les nouvelles recommandations incluent une vaccination chez les adolescents et les femmes en âge de procréer (après un test négatif de grossesse) qui n'ont pas eu la maladie.

La vaccination systématique anti-rotavirus, en prévention des gastro-entérites, n'est pas non plus recommandée pour le moment pour les nourrissons. La priorité doit être donnée à une prise en charge optimale des diarrhées, selon le Haut Conseil.

Par ailleurs, "les derniers résultats des études épidémiologiques françaises établissent avec force la bonne tolérance du vaccin contre l'hépatite B chez l'enfant", souligne Christian Perronne, président du Comité technique des vaccinations. "Cela doit inciter à relancer avec énergie cette vaccination qui est recommandée pour l'ensemble des nourrissons, des enfants et des préadolescents", estime-t-il dans l'éditorial.

Il rappelle que la vaccination contre les infections à pneumocoque (germe causant notamment méningites et pneumonies) est maintenant recommandée pour l'ensemble des nourrissons, dès l'âge de 2 mois.

Un guide des vaccinations actualisé sera disponible sur le site internet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr ) et sur celui de l'Inpes (www.inpes.sante.fr ). 

Voir aussi les dernières parutions du BEH.

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 16:51

L'agence européenne du médicament (EMEA) (voir aussi la décision de l'EMEA sur la toxine botulique) a maintenu avant-hier l'autorisation du médicament anti-obésité Accomplia de Sanofi-Aventis,  tout en ordonnant qu'il ne soit plus prescrit aux personnes présentant une grave dépression ou traitées aux antidépresseurs

Le groupe pharmaceutique français, Safo-Aventis, numéro quatre mondial du secteur, avait subi un gros revers en juin avec ce produit: après un rejet catégorique du dossier par des experts sanitaires américains, (voir l'article rédigé précédemment sur l'Accomplia) le laboratoire avait contre toute attente décidé de retirer sa demande d'autorisation de commercialisation du médicament aux Etats-Unis.

L'EMEA s'est alors saisie du dossier début juillet pour décider d'une éventuelle modification de sa position sur l'Acomplia, autorisé en Union européenne depuis juin 2006.

Elle a décidé de laisser le produit sur le marché, mais en renforçant les restrictions de prescription.
Elle a rappelé dans un communiqué que les effets secondaires psychiatriques du produit avaient déjà été soulignés au moment de l'autorisation comme étant "le principal danger" du médicament.

Elle a conclu que "
les avantages de l'Acomplia continuent à dépasser les risques qu'il présente", sauf chez les patients "souffrant de maladie dépressive majeure et sous traitement antidépresseur".

Sanofi-Aventis, qui a d'ores et déjà modifié sa notice dans le sens recommandé par l'EMEA, a confirmé dans un communiqué que l'Acomplia est maintenant "contre-indiqué" chez ces patients à risques: auparavant, l'EMEA "recommandait" simplement de ne pas leur prescrire le médicament. Voir le thésaurus sur les interactiosn médicamenteuses.
"C'est une clarification, qui va dans la bonne direction", a estimé auprès de l'AFP un porte-parole de Sanofi-Aventis, expliquant que les médecins sur le terrain pourront mieux "cibler" les patients.

Sanofi-Aventis s'est par ailleurs félicité que le Comité des médicaments à usage humain (CMUH) de l'EMEA "confirme le rapport bénéfice-risque positif d'Acomplia".
L'Acomplia est autorisé en Union européenne pour les patients obèses ou en surpoids présentant des facteurs de risque associés, tels que le diabète de type 2, en association à un régime hypocalorique et à l'exercice physique.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 16:12

Des scientifiques du Centre universitaire de santé McGill, à Montréal ont découvert un gène, KIAA0350 et situé sur le chomosome 16, qui augmente le risque de diabète de type 1 chez les personnes qui le possèdent. 
Cette découverte devrait permettre une meilleure compréhension de la maladie, et ouvrir de nouvelles pistes d’investigation pour son traitement. 
Les chercheurs ont à ce jour découvert quatre régions du génome qui constituent un facteur à risque pour le diabète de type 1, et où le système immunitaire détruit les cellules productrices d’insuline dans le pancréas. 
Quatre autres gènes se trouvent sur les chromosomes 6, 11, 1 et 2.
Le diabète affecte aujourd’hui près d’un million et demi de personnes, qui dépendent toutes d’injections régulières d’insuline, pour maintenir le taux de sucre dans le sang sous contrôle. 
Sans ces injections, le niveau s’élève, conduisant dans les cas les plus grave au coma, ou à la mort. 

Le diabète devient donc un problème de santé publique majeur, d'autant que ses complications, lorsque la prise en charge est inadaptée, sont graves et coûteuses tant sur le plan humain que sur le plan économique. 
30 % des dialysés aux Etats-Unis sont diabétiques, 14 % en France.

Un nouveau gène, ORMDL3 situé sur le chromose 17, associé à l'asthme de l'enfant a été identifié, une découverte qui pourrait conduire à une meilleure compréhension des causes de cette maladie, selon une étude publiée hier en ligne par la revue britannique Nature.
D'autres gènes sont impliqués dans la survenue de l'asthme en général, mais ce nouveau gène, appelé ORMDL3 et situé sur le chromosome numéro 17, est «fortement associé au risque de développer la maladie dans l'enfance», relèvent les chercheurs.
L'étude génétique émane de scientifiques de cinq pays (Grande-Bretagne, France, Allemagne, États-Unis et Autriche) et a porté sur plus de 2 000 enfants (994 enfants asthmatiques, comparés à 1243 enfants non asthmatiques).
Les résultats suggèrent que «cette version du gène associée à la maladie augmente le risque d'avoir un asthme de 60 à 70%», selon un communiqué de l'Imperial College de Londres.
Ces résultats ont été par ailleurs confortés par une analyse génétique concernant plus de 2300 petits Allemands et plus de 3000 sujets britanniques nés en 1958 au Royaume-Uni et toujours suivis pour asthme.
«Nous pensons avoir découvert quelque chose de nouveau et d'intéressant sur l'asthme infantile», déclare Miriam Moffatt de l'Imperial College London. «Ces découvertes n'expliquent pas complètement comment est causé l'asthme, mais fournissent une pièce supplémentaire au puzzle», ajoute-t-elle.
Les causes de l'asthme sont complexes, à la fois liées à une susceptibilité génétique et à divers facteurs, tels que la pollution de l'air, la fumée de tabac, le stress, les émotions fortes, l'effort ou les infections...
La fréquence de l'asthme a augmenté ces dernières décennies, notamment dans les zones urbaines, et c'est maintenant la maladie chronique la plus répandue dans l'enfance, souligne l'Imperial College selon lequel l'asthme touche un enfant britannique sur sept.

Des chercheurs américains viennent de mettre au jour un gène CHD7 qui serait impliqué dans la scoliose
Cette déformation de la colonne vertébrale, qui touche 4% de la population française et près de 3% des enfants dans le monde, serait donc aussi à composante génétique. Le coupable répond au nom de CHD7.
Ce n’est pas le seul gène qui se trouverait à l’origine de la scoliose.
« La déformation de la colonne est due à de nombreux gènes qui interagissent entre eux », explique le Dr Carol Wise, du Scottish Rite Hospital for Children au Texas. « Mais c’est le premier que nous découvrons ». 
Une découverte qui du coup, devrait ouvrir la voie à une meilleure compréhension d’un phénomène largement méconnu.
Pour arriver à mettre la main sur le CHD7, les chercheurs ont analysé les génomes de 52 familles dont au moins deux membres souffraient de scoliose. Soit en tout, 6 milliards de codes génétiques à déchiffrer. 

Voir aussi la découverte des gènes dans le développement du cancer du sein.

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 15:32

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a mis en place un dispositif de surveillance des éventuels effets indésirables du vaccin préventif contre le cancer du col de l'utérus, Gardasil, comme elle le fait pour d'autres médicaments nouveaux

Gardasil est commercialisé en France par les laboratoires Sanofi Pasteur MSD depuis novembre 2006 et remboursé à 65% par la Sécurité sociale depuis le 11 juillet. (
Voir la décision de prise à 65% de Gardasil)

"Bien qu'aucun risque important n'ait été identifié durant la phase de développement clinique du Gardasil", l'Afssaps a mis en place "un plan national de gestion des risques adapté", en complément du plan de gestion des risques européen, indique-t-elle jeudi dans un communiqué.
Ce dispositif de surveillance vise à "détecter et étudier tout signalement d'effets indésirables nouveaux dans les conditions réelles d'utilisation de ce nouveau vaccin".
Le profil de sécurité d'emploi du vaccin a été évalué sur plus de 11.000 sujets, majoritairement de sexe féminin, âgés de 9 à 26 ans, précise l'Afssaps.
Le dispositif de surveillance permettra également de suivre le niveau de protection conféré par le vaccin. Actuellement, Gardasil s'administre en trois doses (la deuxième deux mois après la première injection, la troisième 6 mois après). "En fonction d'éventuels nouveaux éléments, il n'est pas exclu qu'une dose de rappel apparaisse nécessaire au-delà de 5 ans", indique l'Afssaps.

La vaccination par Gardasil est destinée à protéger des infections causées par les papillomavirus de type 6, 11, 16 et 18, transmis par contact sexuel et qui peuvent provoquer des lésions précancéreuses de l'appareil génital féminin et des cancers du col de l'utérus.

En France, la prescription du Gardasil "s'adresse aux jeunes filles de 14 ans et aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas encore eu de rapports sexuels, ou au plus tard durant l'année suivant leur premier rapport". La vaccination n'est pas recommandée en cas de grossesse, rappelle l'Afssaps.

L'agence souligne également que la vaccination ne remplace pas le dépistage par frottis vaginal, qui doit être poursuivi chez toutes les femmes, et que "le préservatif reste l'unique moyen de se protéger contre d'autres virus sexuellement transmissibles", comme celui du sida

Voir la vaccination contre le cancer du col de l'utérus par Gardasil.

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 22:29

Certaines opérations à coeur ouvert appartiendront-elles bientôt au passé ? C'est bien possible, grâce au remplacement par voie percutanée d'une valve aortique à la Clinique Pasteur de Toulouse. Une première pour un établissement privé.

Jusqu'à présent, ce type d'intervention imposait une voie d'abord à thorax ouvert. 
Rien à voir donc avec la technique employée mercredi dernier à Toulouse. Le remplacement de la valve aortique - entre le ventricule gauche du coeur et l'artère aorte - a en effet été réalisé au moyen d'un cathéter porteur de la prothèse, introduit au niveau de l'artère fémorale.

Cette nouvelle technique fait appel au système Corevalve Revalving, mis au point par un Toulousain, le Pr Jean-Claude Laborde. L'intervenant était le Dr Jacques Seguin, spécialiste de chirurgie cardio-thoracique à Toulouse.

Selon les règles d'un bon vieux paradoxe français cependant, c'est en dehors de France que leur technique opératoire a pris son essor. Notamment en Europe du Nord et aux Etats-Unis, où plus de 200 patients ont déjà été traités ! 

Dans l'Hexagone, la première implantation de ce type a eu lieu le 19 juin au CHU Pitié-Salpêtrière de Paris. La deuxième donc, à la clinique privée Pasteur de Toulouse. Les patients candidats à l'implantation d'une valve par voie percutanée sont actuellement, des malades jugés inopérables ou à haut risque.

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 05:23

Proposés sur les plages ou les marchés de l'été, les tatouages temporaires noirs à base de henné « peuvent être à l'origine d'allergies cutanées potentiellement graves » rappelle l'AFSSaPS. 
Pour l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, ils doivent tout simplement être proscrits.

Depuis 3 ans, allergologues et dermatologues signalent régulièrement à l'AFSSaPS des cas d'eczéma allergique, dans un délai de quelques jours à quelques semaines suivant la réalisation d'un tatouage au henné noir
Ces derniers sont provoqués par la paraphénylènediamine - ou PPD - qui est ajoutée illégalement au henné pour donner sa couleur noire au tatouage et pour en augmenter la longévité.

Depuis 2004, 33 déclarations d'effets indésirables ont été rapportées. 
Un chiffre « vraisemblablement en dessous du nombre réel de cas d'eczémas constatés » précise l'AFSSaPS. 
Or les conséquences ne sont pas anodines. Ces eczémas peuvent entraîner des « réactions violentes, nécessitant parfois une intervention chirurgicale urgente voire une hospitalisation. Ils peuvent être limités à la zone tatouée (mais aussi parfois) s'étendre à la zone avoisinante voire à tout le corps ».

Comme le rappelle l'Agence, ces réactions peuvent aussi conduire à une photosensibilisation, particulièrement dangereuse en ces périodes d'exposition au soleil. Elles évoluent également, parfois, sous forme d'allergies : au caoutchouc, à des colorants vestimentaires ou teintures capillaires.

Dans la mesure où elles affectent principalement des enfants ou des adolescents, et parce qu'elles peuvent avoir une incidence sur leur vie quotidienne et/ou professionnelle, ces sensibilisations sont de plus en plus préoccupantes. 

Au-delà de cette mise en garde, l'AFSSaPS rappelle enfin que « toute réaction cutanée faisant suite à l'utilisation d'un produit cosmétique doit être signalée à un professionnel de santé ».

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 18:08

Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé ce jour avoir reçu aux États-Unis la première homologation mondiale pour un traitement de la maladie d'Alzheimer sous forme de timbre cutané baptisé Exelon. Voir les nouveaux critères de définition de la maladie d'Alzheimer.

En Europe, le traitement doit encore recevoir le feu vert de Bruxelles à qui Novartis a soumis une demande d'homologation fin 2006.

Selon Novartis, les tests cliniques ont montré que l'Exelon Patch avait la même efficacité que les plus hautes doses de ses capsules. Les effets secondaires qu'entraîne le traitement oral, notamment sur la digestion, en sont nettement réduits, ajoute le communiqué.

Ce timbre a également été autorisé par les autorités sanitaires américaines pour le traitement des démences légères des patients atteints de la maladie de Parkinson, indique le groupe dans un communiqué. Voir l'article sur le traitement de la Maladie de Parkinson par la thérapie génique.

Voir aussi la distribution du vaccin DCVax-Brain contre le cancer du cerveau par la firme Northwest Biotherapeutics.


Voir la rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Politiques de Santé sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées.

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 16:04

La progression rapide des connaissances sur la maladie d'Alzheimer a conduit une équipe INSERM à en réviser les critères diagnostics. Avec comme principal objectif un diagnostic plus précoce, dès les tous premiers signes de la maladie. Voir la dernière conférence sur la maladie d'Alzheimer.

Bruno Dubois dirige l'Unité INSERM 610 (« Neuro-anatomie fonctionnelle du comportement et de ses troubles ») à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. C'est au terme d'un travail international qu'il rend publics ces nouveaux critères. 
La démarche vise à repérer le plus tôt possible les premiers éléments spécifiques (biologiques, cliniques, neuroanatomiques) de la maladie, « avant même que les caractéristiques d'un syndrome démentiel ne soient présents », souligne-t-il.

Concrètement, le diagnostic de la maladie repose désormais sur les critères suivants :
*Troubles de la mémoire observés par le patient ou ses proches depuis plus de 6 mois
*Confirmation par des tests, d'un trouble de la mémoire épisodique à long terme ; 
*Atrophie de l'hippocampe
*Présence d'un taux anormalement élevé de biomarqueurs spécifiques de la maladie d'Alzheimer dans le liquide cérébrospinal
*Déficit circulatoire et/ou métabolique dans les régions temporale et pariétale du cerveau.

« Les critères redéfinis visent à la spécificité absolue, explique Bruno Dubois. « Ils devraient permettre non plus seulement d'écarter l'hypothèse de maladies à symptômes similaires pour, par déduction, poser le diagnostic d'Alzheimer, mais bien d'affirmer ou d'infirmer la présence d'une maladie d'Alzheimer »
 

Voir le rapport de l'Office Parlementaire d'Evaluation des Politiques de Santé (OPEPS) sur la maladie d'Alzheimer et maladies apparentées.

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 15:30

Le laboratoire américain Northwest Biotherapeutics a annoncé aujourd'hui avoir été autorisé à commercialiser en Suisse le premier vaccin contre le cancer du cerveau, dans un communiqué diffusé à la Bourse de Londres où il est coté.

L'institut suisse pour la santé publique a donné son feu vert au groupe pour que le "DCVax-Brain", fabriqué aux Etats-Unis, soit mis à disposition des patients dans certains centres de santé en Suisse, selon le communiqué. Le laboratoire compte le faire à partir du troisième trimestre 2007.

"Nous sommes ravis d'être la première société à mettre sur le marché un vaccin thérapeutique personnalisé pour le cancer du cerveau, pour lequel les chances de survie sont très faibles actuellement", a déclaré Alton Boynton, PDG du laboratoire américain, dans le communiqué.

Northwest Biotherapeutics compte également déposer un dossier d'approbation pour son vaccin aux Etats-Unis et en Europe au début 2009, en fonction de l'avancée d'essais cliniques de phase II qu'il réalise actuellement auprès de patients américains.

Le DCVax-Brain a déjà obtenu en Europe et aux Etats-Unis le statut de produit orphelin, qui lui garantira d'être vendu en exclusivité pendant plusieurs années sur ces marchés s'il est le premier à être autorisé par leurs autorités sanitaires

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 06:19

Depuis hier, la Croix-Rouge française se lance dans son tour de France.

Pour la 6ème année consécutive la « caravane de l'été » va permettre aux bénévoles d'aller à la rencontre des Français pour leur expliquer les missions de l'association.

Premières étapes dans la Somme, à Fort Mahon hier et Amiens aujourd'hui. 

Au cours du passage de la caravane, vous aurez la possibilité de vous initier gratuitement aux gestes de premiers secours, initiation dont près de 20 000 personnes ont déjà bénéficié depuis le lancement de cette opération en 1999.
En une heure de temps, jeunes et moins jeunes peuvent acquérir les bons réflexes qui font la différence en cas d'urgence. Le slogan de la Croix-Rouge est d'ailleurs explicite : « Une heure de soleil en moins, pour une vie sauvée en plus ».

Après Amiens, la caravane passera à Ouistreham (Calvados) les 11 et 12 juillet, à Ploemeur (Morbihan) les 14 et 15 juillet, à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), les 17 et 18 juillet, au Lac de Vassivière (Creuse) les 20 et 21 juillet, à Carcans Maubuisson (Gironde) les 23 et 24 juillet, à Biscarosse (Landes), les 26 et 27 juillet, à Tarbes (Hautes Pyrénées), les 29 et 30 juillet. La caravane parcourera d'autres villes pendant tout le mois d'août.
 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 09:09

La première naissance d'un enfant - une petite fille - conçu in vitro à partir d'une cellule sexuelle (un ovocyte) immature vient d'être annoncée par le docteur Hananel Holzer, de l'hôpital McGill de Montréal (Canada). Trois grossesses ont d'autre part pu être obtenues à partir de la même technique. 

Cette nouvelle première dans le domaine de la procréation médicalement assistée a été annoncée, lundi 2 juillet, lors de la 23e conférence de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (Eshre), qui se tenait à Lyon jusqu'au 4 juillet.

L'équipe canadienne a mené ses recherches sur un groupe de 20 femmes âgées en moyenne de trente ans et souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (ou syndrome de Stein-Leventhal), qui se caractérise par d'importantes perturbations hormonales et une stérilité liée au blocage de la maturation des ovocytes. Les chercheurs ont prélevé au total 296 ovocytes dont 290 étaient immatures. Grâce à une technique originale de culture in vitro, ces cellules sexuelles ont été portées à maturité en moins de 48 heures, puis ont été congelées durant plusieurs mois à partir d'un dispositif de vitrification mis au point à l'hôpital McGill.

Après décongélation, 148 ovocytes ont pu être fécondés via la technique de l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes. Les chercheurs ont ainsi pu obtenir 64 embryons mais seules quatre grossesses ont pu être obtenues. "Il est possible que cette méthode devienne une des principales options pour la préservation de la fertilité, notamment pour les patientes chez lesquelles on ne peut pas faire de stimulation ovarienne et celles qui n'ont pas suffisamment de temps pour la réaliser", estime le docteur Holzer. Ce dernier souligne toutefois que cette recherche n'est encore qu'au début de son développement.

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 06:20

Consommer seulement deux petits carrés de chocolat noir tous les jours permet de réduire sa tension artérielle sans prendre de poids, selon une étude allemande publiée aux États-Unis qui confirme les vertus médicinales du cacao consommé depuis deux mille ans.

Il était déjà connu que manger cent grammes d'aliment chocolaté tous les jours pouvait faire baisser la tension mais la médecine ignorait quel effet pourrait avoir de petites quantités de chocolat noir, riche en cacao et faible en sucre et matières grasses, explique le Dr Dirk Taubert de l'Hôpital universitaire de Cologne, le principal auteur de ces travaux.
Il a effectué sa recherche de janvier 2005 à décembre 2006 sur 44 adultes âgés de 56 à 73 ans, 24 femmes et 20 hommes, souffrant d'une pré-hypertension ou d'un premier stade d'hypertension.

Les participants ont été répartis en deux groupes, le premier ayant mangé tous les jours pendant 18 semaines 6,3 grammes de chocolat noir contenant 30 milligrammes de polyphénols et le second une quantité équivalente de chocolat blanc dépourvu de cette substance.

Les polyphénols, appelés flavonoïdes dans les fèves de cacao, sont de puissants antioxydants trouvés dans de nombreuses plantes et fruits comme le raisin et qui ont apparemment un effet dilatateur sur les artères.

Ces chercheurs ont constaté à la fin de cette période que les personnes ayant consommé le chocolat noir ont enregistré une diminution notable de leur tension artérielle, sans prise de poids, et de changement de teneur sanguine en lipides et glucose.

Dans ce groupe, la prévalence de l'hypertension est passée de 86 à 68%, ont précisé ces médecins.
En revanche, chez les sujets ayant consommé du chocolat blanc, il n'y a eu aucun changement de leur tension artérielle, souligne l'étude parue dans le Journal of The American Medical Association daté du 4 juillet.
«Bien que l'ampleur de la réduction de la tension artérielle soit modeste, elle est cliniquement probante», souligne le Dr Taubert.

Dans l'ensemble de la population, une réduction même faible de la pression systolique ferait baisser le risque de décéder d'une attaque cérébrale ou cardiaque de 8% et 5% respectivement, indique-t-il.
Plusieurs études publiées depuis un an avaient déjà révélé les effets anti-coagulants ou dilatateurs du cacao sur les artères.
Des chercheurs avaient annoncé en février que le chocolat noir non-sucré avait permis une nette amélioration de la capacité de l'artère humérale du bras à se relaxer chez des adultes.

Selon une étude fin 2006 du Dr Diane Becker, de l'École de médecine Johns Hopkins à Baltimore (Maryland), quelques carrés de chocolat noir consommés quotidiennement ont le même effet que l'aspirine pour réduire la coagulation sanguine et diminuer les risques de blocage artériel responsable de crises cardiaques.

D'autres travaux menés par le Dr Norman Hollenberg, de la faculté de médecine de Harvard (Massachusetts), sur des personnes en bonne santé de plus de 50 ans, ont montré un net accroissement du flot sanguin dans le cerveau de celles ayant consommé une boisson riche en flavonoïdes.
Ce médecin a étudié les effets du cacao sur les Indiens Kuna au Panama qui en consomment régulièrement et ne souffrent pas d'hypertension artérielle ni de dégénérescence cérébrale chez les plus âgés.

Une recherche du Dr Ian Macdonald de l'école de médecine de Nottingham (Grande-Bretagne) sur de jeunes femmes a révélé qu'une boisson riche en flavonoïdes dopait leurs fonctions mentales pendant un test.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 19:14

Le ministère de l'Agriculture annonce aujourd'hui que des mesures de précaution ont été prises en Moselle après la découverte de trois cygnes morts qui pourraient avoir été atteints de grippe aviaire.

Les résultats des premières analyses sur ces jeunes cygnes retrouvés sur un étang à Assenoncourt font état d'une "suspicion" d'influenza aviaire
Ces analyses sont en cours de confirmation au laboratoire national de référence de l'AFSSA de Ploufragan (Côtes d'Armor) afin de déterminer s'il s'agit bien d'une infection par la souche du virus H5N1 hautement pathogène. 

Les résultats sont attendus après-demain.

Conformément au dispositif européen en la matière, le ministère précise dans un communiqué avoir délimité une zone de contrôle dans un rayon d'environ un kilomètre autour de l'étang
Dans cette zone, on renforcera la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages, alors que seront confinés les oiseaux captifs auprès de qui des vétérinaires se rendront. 
Sont par ailleurs interdits les rassemblements d'oiseaux, la chasse aux oiseaux, tandis que chats et chiens devront rester sous le contrôle de leurs propriétaires.

Dans une zone d'observation dans un rayon d'environ 15km autour de l'étang: les autorités vont renforcer la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages, faire confiner les oiseaux captifs et interdire les rassemblements d'oiseaux et leur chasse.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 18:14

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce matin est entièrement consacré à la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). 
Cette maladie du fumeur tue chaque année en France, une moyenne de 15 000 victimes. 

Les rédacteurs du BEH indiquent qu'elle « reste sous-estimée ».

Claire Fuhrman (Institut de Veille Sanitaire) et Eric Jougla du CépiDC, un des nombreux laboratoires de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM) ont analysé les décès survenus en France entre 1979 et 2003, chez des adultes âgés de 45 ans et plus. 
Critère d'intérêt retenu: le fait qu'ils aient comme cause initiale ou associée, une BPCO. 
Ce n'est pas si évident d'ailleurs. Comme c'est le cas dans d'autres « maladies chroniques, le décès survient la plupart du temps dans un contexte de pathologies multiples. Ce qui rend peu évident le choix d'une seule cause initiale ».

Quoi qu'il en soit, les auteurs ont remarqué que les hommes représentent 70% des décès par BPCO, pour un âge moyen de 79 ans. Mais ces chiffres sont trompeurs ! Si les hommes paient le plus lourd tribut à la maladie, les femmes sont désormais en première ligne car elles fument de plus en plus. Entre 1979 et 1999 par exemple, la mortalité annuelle par BPCO « a augmenté de 21% chez les hommes et de 78% chez les femmes »…

Autre enseignement, la BPCO tue plus dans le Nord et l'Est de la France que dans les régions Pays de la Loire, Centre, Poitou-Charentes, Aquitaine, PACA et Corse. Pour les auteurs, ces disparités régionales « reflètent probablement des différences dans les facteurs de risque ».

La BPCO est caractérisée par une obstruction des bronches et une destruction du tissu pulmonaire. Ce que les spécialistes appellent un emphysème
Aux Etats-Unis, elle constituait en 2002 la 4ème cause de mortalité. 
En France « il est vraisemblable que la mortalité continuera d'augmenter, au moins chez les femmes, dans les prochaines années ». 

Rappelons que le seul moyen efficace de stopper la progression de la maladie est tout simplement d'arrêter définitivement de fumer.

Partager cet article
Repost0

Traduction

Traduction en 9 langues disponibles

Catégories