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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 18:14

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce matin est entièrement consacré à la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). 
Cette maladie du fumeur tue chaque année en France, une moyenne de 15 000 victimes. 

Les rédacteurs du BEH indiquent qu'elle « reste sous-estimée ».

Claire Fuhrman (Institut de Veille Sanitaire) et Eric Jougla du CépiDC, un des nombreux laboratoires de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM) ont analysé les décès survenus en France entre 1979 et 2003, chez des adultes âgés de 45 ans et plus. 
Critère d'intérêt retenu: le fait qu'ils aient comme cause initiale ou associée, une BPCO. 
Ce n'est pas si évident d'ailleurs. Comme c'est le cas dans d'autres « maladies chroniques, le décès survient la plupart du temps dans un contexte de pathologies multiples. Ce qui rend peu évident le choix d'une seule cause initiale ».

Quoi qu'il en soit, les auteurs ont remarqué que les hommes représentent 70% des décès par BPCO, pour un âge moyen de 79 ans. Mais ces chiffres sont trompeurs ! Si les hommes paient le plus lourd tribut à la maladie, les femmes sont désormais en première ligne car elles fument de plus en plus. Entre 1979 et 1999 par exemple, la mortalité annuelle par BPCO « a augmenté de 21% chez les hommes et de 78% chez les femmes »…

Autre enseignement, la BPCO tue plus dans le Nord et l'Est de la France que dans les régions Pays de la Loire, Centre, Poitou-Charentes, Aquitaine, PACA et Corse. Pour les auteurs, ces disparités régionales « reflètent probablement des différences dans les facteurs de risque ».

La BPCO est caractérisée par une obstruction des bronches et une destruction du tissu pulmonaire. Ce que les spécialistes appellent un emphysème
Aux Etats-Unis, elle constituait en 2002 la 4ème cause de mortalité. 
En France « il est vraisemblable que la mortalité continuera d'augmenter, au moins chez les femmes, dans les prochaines années ». 

Rappelons que le seul moyen efficace de stopper la progression de la maladie est tout simplement d'arrêter définitivement de fumer.

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 03:14

Un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient de révéler que le Doliprane obtient la médaille d'or au palmarès des médicaments les plus vendus dans les officines.
L’argent et le bronze reviennent respectivement à l’Efferalgan et au Dalfagan
, deux autres produits à base de paracétamol. 

On trouve juste derrière le Lévothyrox, une hormone utilisée pour traiter le manque d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) puis Kardegic, un antiagrégant plaquettaire, Spasfon, un antispasmodique, Propofan, un antalgique contenant du paracétamol, Daflon, un veinotonique, Di Antalvic, un antalgique opiacé puis Ixprim, un antalgique. 

Autre information rendue publique par l’Afssaps : 3,2 milliards de boites de médicaments ont été vendues par les laboratoires aux officines en 2005, soit une hausse de 3,3% par rapport à 2004
Le marché du médicament serait ainsi en pleine expansion avec une croissance de 5,1% entre 2004 et 2005, soit 24,4 milliards d’euros de chiffre d’affaire (officine et hôpitaux confondus).

Côté génériques, les nouvelles sont plutôt bonnes puisque 14,5% des médicaments vendus en 2005 étaient des génériques contre seulement 12,6% en 2004

Au début du mois de juin, l’assurance-maladie révélait qu’en 2006, les Français s’étaient fait prescrire et rembourser 2,5 milliards de boites de médicaments pour un montant de 20,3 milliards d’euros, chiffres qui reflétaient un ralentissement de la croissance des dépenses (1,4% en 2006 contre 4,7% en 2005) du au développement des génériques et au déremboursement des produits à service médical rendu insuffisant et à la baisse des prix. 

Des actions sont menées depuis quelques années auprès des médecins de ville afin qu’ils ralentissent la prescription de certaines médicaments comme les antibiotiques, les statines (contre le cholestérol) ou les psychotropes (somnifères et calmant). 
Leurs effets devraient se faire sentir rapidement.

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 10:32

Par une convention du 5 décembre 2004 pour la création de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière entre l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'ICM, l’AP-HP a mis à la disposition de l’ICM le terrain nécessaire à la construction de l’Institut au sein du CHU Pitié-Salpêtrière.
Philippe Douste-Blazy
, Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille, et François d’Aubert, Ministre délégué à la Recherche, avaient parrainé le 5 décembre 2004 à 11h, au ministère de la santé, la signature de la convention entre l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), représentée par sa directrice générale, Madame Rose-Marie Van Lerberghe, et l’Association pour le Développement de la Recherche sur le Cerveau et la Moelle Epinière (ADREC), représentée par le Professeur Gérard Saillant, Président de l’ICM.

Philippe Douste-Blazy avait tenu à rappeler que "cet institut est une chance formidable pour la recherche, la prévention et le traitement des maladies neurologiques, d’autant plus que le vieillissement de la population s’accompagne du développement des maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, et que malheureusement, les accidents de la route font encore, chaque année en Europe, plus de 1 500 000 blessés. C’est la première cause de handicap acquis chez les jeunes de moins de 24 ans. C’est à tous ces malades et blessés qu’est destiné l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière. L'amélioration de la qualité de leurs soins et de leurs traitements ne peut s’obtenir qu’en faisant travailler ensemble toutes les disciplines médicales concernées."
François d’Aubert avait souligné que "le regroupement à l’ICM des forces de l’INSERM, du CNRS, de l’Université et de l’AP-HP va créer un lieu de recherche unique en France, consacré à l’enjeu majeur des neurosciences et à leur transfert vers la neurologie et la psychiatrie. La mobilisation des partenaires privés et publics pour faire aboutir ce projet a été exemplaire. L’émergence d’un ensemble scientifique interdisciplinaire qui mutualise les outils technologiques et permet la fertilisation croisée est un atout majeur pour la recherche française et doit inspirer d’autres initiatives."
"Grâce à cette convention", avait déclaré le Professeur Gérard Saillant, "nous sommes aujourd’hui officiellement dépositaires du terrain sur lequel notre Institut verra le jour en 2008 au cœur de la Pitié-Salpêtrière. C’est une nouvelle étape, essentielle depuis notamment l’annonce de la création de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, à l’Institut de France, le 21 janvier 2004. La victoire sur les maladies et les traumatismes neurologiques permettra aux Hommes de rester libres de leurs et de leur pensée, c’est un combat fondamental et nous espérons pouvoir compter sur le soutien de tous."

"Tout au long de mon parcours professionnel, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des gens extraordinaires, et parmi eux le Professeur Gérard Saillant. Ensemble, nous avons éprouvé le besoin de faire quelque chose en faveur des autres", déclarait Jean Todt, Directeur Général de Ferrari. "C’est pourquoi nous avons réuni des personnalités d’horizons différents qui ont toutes souhaité s’engager personnellement dans la création d’un centre de recherche pour le cerveau et la moelle épinière, domaine dont le potentiel d’amélioration est immense."

L’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) est né de l’association de trois professeurs de renommée mondiale : les Professeurs Gérard Saillant, orthopédiste et traumatologue, Yves Agid et Olivier Lyon-Caen, neurologues
Son domaine de compétence est celui des maladies neurologiques, psychiatriques et des traumatismes du cerveau et de la moelle.
Ce projet international est soutenu par huit personnalités :
Luc Besson, Louis Camilleri, Jean Glavany, Maurice Lévy, Jean-Pierre Martel, Michael Schumacher, Jean Todt et Serge Weinberg

L'ICM sera construit en 2010 à Paris sur le site de la Salpétrière, dans le 13ème arrondissement de la capitale

Une subvention de la région Ile-de-France de 15 million d'euros a été faite en décembre 2005 pour la construction de l'ICM. La région devient donc le premier partenaire financier public.
Première en france, l'ICM réunira en un même lieu des activités scientifiques, de valorisation industrielle et de nature hospitalière. L'Institut sera une pièce maîtresse du neuropole IdF.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 19:39

Le nouveau président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Michel Legmann, s'est déclaré partisan de mesures "incitatives" pour les permanences médicales et l'installation des médecins dans les zones souffrant d'un déficit médical.
"Nous sommes partisans de tout ce qui est incitatif et opposés à tout ce qui est coercitif", a déclaré devant la presse le Dr Legmann, élu hier à la tête de l'Ordre
"Pour le moment les incitations paraissent minces" en ce qui concerne la rémunération de la permanence des soins, a-t-il estimé, invitant à "arrêter de mégoter". 

Jugeant "inadmissibles" les refus de soigner des bénéficiaires de la CMU, il a déclaré ne pas avoir été informé de problèmes récents

Interrogé sur l'ampleur de certains dépassements d'honoraires, il a estimé que les honoraires devaient être fixés avec "tact", en fonction de leur conscience, par les médecins (de secteur 2 à honoraires libres). 
Pour lui, il y a un décalage "entre la faculté de remboursements de l'Assurance maladie et la valeur des actes de professionnels de santé" ayant reçu jusqu'à "quinze ans de formation"

Estimant que la formation médicale privilégie trop les sciences "au détriment d'une formation d'humaniste", le Dr Legmann, qui a été un des responsables de la campagne nationale de dépistage du cancer du sein dans les Hauts-de-Seine, a relevé que des "générations entières n'ont pas eu de formation en psychologie". Une nécessité pour savoir "comment annoncer une mauvaise nouvelle" à un patient chez qui, par exemple, vient d'être diagnostiqué un cancer, a-t-il ajouté. 

Il se dit également favorable à une sélection "si possible dès le bac" des futurs étudiants en médecine, pour "qu'on ne laisse pas des milliers de jeunes aller dans le mur" comme avec le système actuel de sélection au terme de la première année d'études de médecine.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 15:34

Au cours du XXème congrès Eurocancer qui s'est terminé hier, plus de 5 000 cancérologues ont échangé sur un sujet qui ne cesse de prendre de l'ampleur : la chimiothérapie orale. Plus simple pour le patient, cette voie d'administration est synonyme de meilleure qualité de vie. Tout cela, avec une efficacité et une tolérance amplement prouvées.

Président d'Eurocancer et cancérologue à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif, le Pr Michel Marty insiste sur la nécessité « d'informer les cancérologues sur la façon de manier ces traitements, mais aussi sur leur intérêt ». Petit point d'actualité sur les chimiothérapies orales… et quelques idées reçues qui ont la vie dure.
« Nous devons souvent expliquer à nos patients que les deux formes d'administration (intraveineuse et orale) présentent le même niveau d'efficacité », nous précise le Pr Michel Marty. Car certains pensent encore que les deux voies d'administration sont d'une efficacité inégale.

Le choix d'une chimiothérapie orale se fera en fonction de critères professionnels et familiaux ou conditionné par la proximité d'un centre de soins. « Quand la chimiothérapie orale est bien tolérée, elle permet d'éviter le recours trop important à l'hôpital ». Lorsque les patients ont une vie professionnelle très chargée, c'est un avantage certain. Leurs emplois du temps ne sont pas perturbés par les allers-retours à l'hôpital, et ils peuvent le plus souvent maintenir leurs activités de loisirs. Un facteur thérapeutique plus important qu'il n'y paraît.

Autre avantage selon le Pr Marty, « la voie orale permet de réduire les coûts inhérents à la consultation hospitalière. Pour que l'observance soit respectée, nous devons être en mesure de voir régulièrement nos patients, en début de traitement. D'une part pour vérifier avec eux qu'ils prennent bien leur médicament, et d'autre part pour ajuster les doses en fonction de leur tolérance ».

Suivant les cas, il est parfois possible de proposer d'emblée une chimiothérapie orale, comme premier traitement. 
Tout dépend de la localisation, de la taille et de l'évolution de la tumeur. Le Pr Marty précise que « certaines chimiothérapies s'administrent uniquement par voie intraveineuse. Et qu'à l'inverse de nouveaux traitements ne peuvent être formulés que pour une administration orale ».

Signe des temps, l'industrie pharmaceutique oriente de plus en plus ses recherches pour proposer sous forme orale des chimiothérapies jusque là administrées par voie intraveineuse. C'est de plus en plus le cas dans les cancers du sein ou du poumon, comme avec la Navelbine par exemple.

C'est un vrai bénéfice pour les patients, notamment pendant cette période estivale. 
Ils peuvent sans problème s'octroyer quelques semaines de repos bien mérité en emportant avec eux leur traitement. 
Et même le demander au pharmacien une fois sur leur lieu de vacances.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 16:45

Plus d'un médecin francilien sur deux (53%) se dit "menacé" d'un "épuisement professionnel", en particulier les généralistes et les praticiens de secteur 1 (tarifs remboursables), selon une enquête de l'Union régional des médecins libéraux (URML) d'Ile-de-France.
Quelque 2.243 médecins ont répondu à l'enquête lancée par l'URML et présentée hier. 

Selon cette étude, "53% des médecins témoignent se sentir menacés d'un épuisement professionnel, ou +burn out+, et particulièrement les médecins de secteur 1 et les généralistes". 47% des praticiens se disent en revanche "pas vraiment" ou "pas du tout" menacés. 
Parmi les causes de ce phénomène, les médecins interrogés citent, selon l'URML, "l'excès de paperasserie (96%), la non-reconnaissance de l'action du médecin (90,1%), la charge de travail (89,1%), l'augmentation des contraintes collectives (88,6%), la longueur des journées (85,3%), ainsi que l'exigence des patients (84,1%)". 

Les conséquences de ce "burn-out" sont "le mal-être (90,1%) des médecins, la dégradation de la relation médecin/patient et l'altération de la qualité des soins (84,8%)", précise l'étude. 

L'étude dessine le profil de ces praticiens menacés "d'épuisement professionnel", à savoir des médecins âgées de 45 à 50 ans, qui exercent la médecine générale, en secteur 1, consultent sans rendez-vous, pratiquent la visite à domicile et réalisent plus de 6.000 actes médicaux par an

Pour améliorer la situation, les médecins plébiscitent "l'amélioration de leur protection sociale (97%), une meilleure définition de leur responsabilité médicale (95,2%) et des remplacements facilités et plus attractifs (88%)", explique l'étude. 

Sondage réalisé par questionnaire auprès d'un échantillon représentatif (spécialité, sexe, département) de 10.000 médecins auquel ont répondu 2.243 praticiens

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 14:32

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une modification de la stratégie de diagnostic prénatal (DPN) de la trisomie 21
L'amniocentèse pratiquée chez les femmes enceintes à haut risque devrait ainsi être remplacée par deux examens : un prélèvement sanguin et une mesure de la clarté nucale.
Cette dernière est une technique échographique d'estimation du risque de trisomie 21. 

Quant au prélèvement sanguin, il devrait permettre de « doser des marqueurs maternels », explique la HAS. L'objectif est double : améliorer le taux de détection des anomalies génétiques chez l'enfant à naître, tout en réduisant au maximum le recours à l'amniocentèse, qui est « à l'origine de fausses couches et source d'anxiété pour les femmes ».

Aujourd'hui en France, une femme enceinte sur dix présente un risque de voir son enfant atteint de trisomie 21. 

Les deux examens recommandés par la HAS devraient être réalisés au cours du premier trimestre de grossesse, en y associant « une information claire, laissant si nécessaire aux parents un temps de réflexion »

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 19:57

En moyenne, les enfants font 3 heures de sport par semaine, ce qui est mieux qu'il y a 20 ans mais pas encore suffisant. 
Pour le Pr Jean-François Duhamel (CHU de
Caen
), il faudrait atteindre un minimum d'une heure de sport quotidienne. Attention, alimentation adaptée !
Cette heure quotidienne de sport à l'école mais aussi à l'université, Jean-François Duhamel y tient mordicus. Ce serait à ses yeux « un apport non négligeable à la santé publique en général, et particulièrement à la lutte contre l'obésité. Et cela, sans investissements supplémentaires ». Un plaidoyer qui rejoint celui du Pr Magnus Karlsson
(Suède) (voir l'article précédent sur la calcul du surpoids et de l'obésite: IMC et Formule de Lorentz)

Sachant que la pratique physique entraîne une dépense énergétique de l'ordre de 300 kcal à 600 kcal par heure selon l'activité choisie, il est indispensable « de compenser cette dépense, surtout chez l'enfant sportif » souligne Jean-François Duhamel. 
Au niveau des équilibres, sa recommandation est de rechercher sur une journée, la répartition suivante : « 10% à 12% de protéines, 28% à 30% de lipides et 60% de glucides ». 
Concrètement, cela revient à privilégier les céréales –complètes autant que possible – à modérer la quantité de graisses et à maintenir leur consommation une fois par jour de viande ou de poisson ou d'œufs. 
Sans oublier de boire suffisamment ! Bien boire en effet, c'est à ses yeux « le meilleur moyen d'éviter un retentissement cardio-vasculaire, une augmentation de la température corporelle » lorsque la transpiration n'est pas compensée. Autant de troubles « qui risquent d'entraîner une baisse des performances et à l'extrême, un coup de pompe ou un coup de chaleur. »

« Comme ces activités ont généralement lieu entre 17 et 19 heures, c'est dire l'importance primordiale d'un goûter suffisant, lequel doit être idéalement assuré dans l'heure précédant les périodes d'entraînement ou de compétition. La composition des biscuits, riches en céréales et qui renferment en moyenne 60 à 70% de glucides, est à cet égard particulièrement intéressante ». N'oublions pas non plus le caractère pratique des biscuits pour le sportif : compacts, emballés dans des pochons correspondants à un goûter individuel et équilibré.

Il y a en France 15 millions de licenciés sportifs, dont la moitié ont moins de 18 ans. 
Encouragés dans leur pratique à manger ‘sain' avant ces activités, ils construisent à la fois leur corps et leur santé. 

Selon le CREDOC, 80% des moins de 15 ans font entre 5 et 7 goûters par semaine. Il est acquis que le fractionnement des repas permet de lutter contre le grignotage et le surpoids. Cette vogue du goûter est donc une bonne chose. 

Reste à veiller à ce que le « quatrième repas » de la journée soit bien équilibré : un apport en céréales, mais aussi un fruit, un produit laitier et une boisson.

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 17:00

Un essai préliminaire de thérapie génique, sur douze patients volontaires atteints d'une maladie de Parkinson évoluée, a donné des résultats encourageants, selon une étude américaine paraissant dans la revue médicale The Lancet.

Ce travail préliminaire représente un premier pas "encourageant", selon les responsables new-yorkais de l'étude Michael Kaplitt et Matthew During (Cornell University) qui voient là une base de travail pour élaborer des modèles de thérapies géniques pour diverses maladies neurodégénératives. 
L'essai a porté sur 12 volontaires dont une femme à un stade avancé de la maladie. 
Il avait seulement pour but d'évaluer la sécurité et la bonne tolérance de cette thérapie, injectée directement dans un seul côté du cerveau, l'autre côté servant en quelque sorte de témoin.

Il a néanmoins permis de constater une amélioration significative, trois mois après la thérapie génique, sur la moitié du corps gouvernée par la région du cerveau traitée. 
Cette amélioration
a persisté pendant les douze mois de l'étude. 
Aucun effet indésirable
n'a été enregistré dans les deux ans à trois ans de suivi des patients. 
La thérapie visait à "calmer" l'hyperactivité d'une zone du cerveau, le noyau sous-thalamique. 

En effet, dans la maladie de Parkinson, cette petite partie du cerveau est le siège d'une activité accrue, liée au déficit d'une substance inhibitrice dénommée GABA (acide glutamique décarboxylase). Ce qui altère le contrôle de la motricité.

Les chercheurs se sont servis d'un vecteur inoffensif de type AAV (adénovirus associé) pour véhiculer une machinerie enzymatique correctrice, nécessaire pour rétablir une synthèse suffisante du GABA. Des tests complémentaires restent indispensables avant d'envisager une large application en clinique humaine. 

La maladie de Parkinson est une affection neurologique qui touche 1 à 2% des plus de 65 ans et 3 à 4% des plus de 75 ans. 
Trois signes principaux la caractérise : 
*
un tremblement de repos, qui se manifeste chez 2/3 des patients, 
*une raideur des muscles (ou rigidité, ou hypertonie), 
*une lenteur des mouvements (akinésie). 

Mise à part la stimulation électrique cérébrale efficace, mais non destinée à tous, la panoplie thérapeutique actuelle repose essentiellement sur des médicaments, qui ont considérablement amélioré la survie et la qualité de vie des patients, sans cependant guérir la maladie, ni empêcher sa progression à terme

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 13:13

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) annonce ce matin la suspension de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de l'antirétroviral Viracept. 
Cette décision fait suite au retrait le 6 juin, de lots contaminés par « une impureté chimique ». (voir l'article sur le retrait du Viracept par l'AFSSAPS)

Sur proposition de l'Agence européenne du médicament (EMEA), cette suspension sera effective « tant que la qualité et la sécurité du produit ne pourront être garanties ». Par ailleurs, l'EMEA a décidé la mise en place d'un suivi des patients exposés aux lots contaminés.

Au terme d'une réunion qui s'est tenue récemment à Londres, les experts ont conclu que « les données disponibles étaient insuffisantes pour établir les doses d'éthylmésylate pouvant être toxiques chez l'homme ». En conséquence, l'EMEA « a demandé au laboratoire Roche de réaliser des études chez l'animal pour mieux quantifier la toxicité de l'éthylmésylate. Les premiers résultats devraient être disponibles d'ici la fin de l'année ». Ce dernier indique avoir mis en place « des listes de patients qui permettront de suivre étroitement les malades qui auraient pu être exposés à (cette) impureté. » 
Par ailleurs, le fabricant indique « avoir identifié la source originelle de contamination par cette impureté (et mettre en oeuvre) les actions jugées nécessaires, en accord avec l'EMEA. »

Rappelons que « tout patient ayant reçu du Viracept courant 2007 est susceptible d'avoir été exposé à l'agent contaminant ». A ce jour, la date de la première contamination n'est pas connue. 
Par mesure de précaution, l'Agence européenne recommande également le suivi des femmes enceintes et celui de tous les enfants traités ou exposés in utero depuis la mise à disposition du Viracept.

De son côté, l'AFSSaPS rappelle enfin aux patients traités par Viracept, de ne pas interrompre leur traitement sans un avis médical. Et surtout, « pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, de prendre contact avec leur médecin afin qu'un changement de traitement soit effectué dans les plus brefs délais »

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 04:44

L'Agence de biomédecine organise aujourd'hui la 7ème journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe autour du message: "dire sa position, c'est aussi aider ses proches" et  a choisi cette année de s'adresser en particulier aux jeunes de 16 à 24 ans.

"Les jeunes sont favorables aux dons à plus de 85%", déclare le Dr Jacky Claquin, chef de service régional de l'Agence de biomédecine. "Une étude menée en 2006 par notre Agence a montré qu'à cet âge, on est très réceptif à ce message".

Or faute d'en avoir parlé en famille, "au moment du décès, c'est aux parents de décider et 30% d'entre eux refusent", a-t-il ajouté. Résultat: en 2006, "239 des 12.450 personnes en attente de greffe sont mortes par manque d'organes".

En France, le consentement au don d'organes est présumé en vertu des lois dites de bioéthique de 1994 et de la lio bioéthique de 2004. Lorsqu'on est contre, il est possible de s'inscrire sur le registre national des refus et/ou d'en faire part à ses proches.

Après un décès, seules les personnes en état de mort encéphalique peuvent être prélevées. Traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral..., "tout ce qui détruit le cerveau peut entraîner un état de mort encéphalique", a expliqué le Pr Legendre, chef du service de transplantation rénale adulte, hôpital Necker, Paris. "Mais elles ne représentent que 1 à 2% des morts".

Le nombre de personnes recensées en état de mort encéphalique dans des services de réanimation est passé de 2.262 en 2003 à 3.067 en 2006, élevant dans le même temps celui des prélèvements de 1.119 à 1.442. Mais cela ne couvre pas les besoins, le nombre de personnes en attente de greffe ayant parallèlement augmenté. Leur nombre est passé de 9.000 environ en 2003 à 12.450 en 2006. "Les indications augmentent du fait du vieillissement de la population" et "on a toujours 30% de gens opposés aux prélèvements".

Pour en savoir plus: 0 800 20 22 24 (numéro vert)
Sur le Net:
http://www.agence-biomedecine.fr

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 04:44

La présidente de la Fondation des hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, Bernadette Chirac, a annoncé hier soir une collecte de 5,6 millions d'euros lors de l'opération "pièces jaunes" 2007, soit une hausse de 30% par rapport à l'édition 2006.
"On avait constaté un petit phénomène d'usure et une petite érosion de la collecte depuis trois ans", a rappelé Mme Chirac à
TF1
. Quelque 4,3 millions d'euros avaient été rassemblés en 2006, 5,2 millions d'euros en 2005 et 6 millions en 2004. 

Les projets financés par la fondation visent à améliorer les conditions de vie des enfants hospitalisés, en rapprochant notamment les familles et en développant des activités à l'hôpital. 

La collecte 2007, entre le 10 janvier et le 17 février, financera 16 chambres mère-enfant, deux maisons des parents, la fourniture de loisirs dans les services de pédiatrie, ainsi que de l'informatique, "très utile pour l'école à l'hôpital", a précisé l'épouse de l'ancien président de la République. 

"Nous continuons notre grand programme adolescent, que nous avons initié il y a un peu plus de trois ans maintenant avec la création de la maison de Solenn boulevard de Port
Royal (à Paris) qui marche très bien", a poursuivi Mme Chirac. 
"Notre ambition est de réaliser des structures pour adolescents (...) dans chaque région", a-t-elle indiqué. 
Sept participations ont été demandées cette année à la fondation, qui a déjà contribué à 20 structures. 
"Depuis le début, c'est-à-dire depuis 1990, nous avons financé 5.500 projets pédiatriques", s'est félicitée Mme Bernadette Chirac, qui reste à la tête de la fondation.

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 03:25

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) 

vient de faire paraître 

un nouveau référentiel national des interactions médicamenteuses. 

Il s'agit d'un guide pharmaco-thérapeutique d'aide à la prescription.

Le voici.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 14:55

A l'échelle mondiale, 26 millions de personnes souffriraient de la maladie d'Alzheimer. 
Ce chiffre, qui donne déjà le vertige, pourrait être multiplié par quatre d'ici 2050. (
Voir la conférence qui aura lieu demain sur la maladie d'Alzheimer et l'engagement des soignants)

Une équipe américaine sonne l'alarme.
Le Pr Ron Brookmeyer de la Johns Hopkins University de Baltimore, travaille sur le sujet depuis de nombreuses années. 
En fait, ses dernières estimations ne font qu'en confirmer d'autres, plus anciennes,
qui datent de 1998
.

Allongement de l'espérance de vie oblige, en 2050 une personne sur 85 sera frappée par la maladie d'Alzheimer. Près de la moitié de ces malades (43%) « auront besoin d'un niveau de prise en charge et d'accompagnement élevés », prévient Brookmeyer.

L'auteur appele les autorités sanitaires de tous pays à se mobiliser pour anticiper au mieux cette « épidémie à venir ». La plus forte progression de l'incidence concernera -sans surprise- le continent asiatique. 
D'après les estimations de Brookmeyer, 63 millions de cas y seront recensés en 2050. Contre 12 millions actuellement, soit une multiplication par 5.

En France d'après le ministère de la santé, 800 000 personnes sont concernées par la maladie et 165 000 nouveaux cas surviennent chaque année. 

Des chiffres qui ont justifié la mise en place du Plan Alzheimer, dont la
dernière version a été lancée en 2004. 
Ce dernier ne vise pas seulement à augmenter l'effort de
recherche, la formation et l'information. 
Il doit également développer le nombre de
consultations mémoire et de places d'hébergement.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 04:17

La prévalence de l'infection à papillomavirus humain (HPV) est maximale vers la 20ème ou 30ème année de vie. Entre 30% et 50% des femmes sont alors infectées. 
Après 50 ans il existe un second pic de prévalence, 15% à 30% des femmes étant concernées. Chez elles aussi, la vaccination présente un réel intérêt de santé publique.

Avec plus de 500 000 nouveaux cas et 280 000 morts chaque année dans le monde, le
cancer du col de l'utérus est le second des cancers féminins après le cancer du sein. Il est aussi le second cancer contre lequel un vaccin est aujourd'hui disponible, après celui de l'hépatite B
Les virus HPV – pour Human Papilloma Virus - sont des oncogènes désormais bien connus et codifiés. 
Quatre d'entre eux sont à l'origine de 80% des cancers du col de l'utérus dans le monde : les virus HPV 16, HPV 18, HPV 45 et HPV 31
.

Le premier vaccin de ce type introduit sur le marché l'a été en
novembre 2006 par l'américain Merck & C°, sous le nom de Gardasil. Les études ont montré de façon concluante, l'intérêt de vacciner avec ce dernier les jeunes filles avant le début de leur activité sexuelle. Elles ont également établi le bon rapport coût-efficacité de ce type de vaccination et c'est assurément un critère auquel les organismes de financement sont d'autant plus sensibles que le prix de ces vaccins - 3 doses à 145 euros chacune ! - n'est pas négligeable.

Au 43ème congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago, une équipe allemande a communiqué une information d'importance. Selon Tino F. Schwarz et ses collaborateurs (Université de Würzburg), la vaccination par un autre vaccin, le HPV 16/18 AS04 produit par le britannique GSK, « apporterait une protection efficace chez les femmes jusqu'à 55 ans ».

Cette conclusion ressort d'une étude de
phase III sur plus de 500 femmes de 15 à 55 ans, en Allemagne et en Pologne. Vaccinées par trois injections aux mois 0, 1 et 6 respectivement, ces dernières auraient présenté un excellent profil d'immunogénicité. 
« Après 18 mois, 100% des femmes dans tous les groupes d'âge étaient encore séropositives aux deux antigènes HPV 16 et 18 » a expliqué l'auteur. Dans la tranche d'âge des 15-25 ans où le recul est plus important, la protection observée porte désormais sur 5,5 ans.
« Or plus une femme est âgée au moment du contage » – de l'infection - « plus l'infection risque de demeurer active et de déboucher à terme sur la formation de lésions précancéreuses ». De sorte qu'en fait, les femmes susceptibles de bénéficier de cette vaccination pourraient être beaucoup plus nombreuses qu'initialement envisagé.

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