Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Actualités du droit et de la santé ...
  • : Ce site fait un lien entre le droit et la santé. Accessible à tout public, des informations juridiques, médicales, de droit médical et des actualités générales sont présentes. Les informations fournies sur [droit-medecine.over-blog.com] sont destinées à améliorer, non à remplacer, la relation qui existe entre le patient (ou visiteur du site) et son médecin.
  • Contact

Certification HON Code

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici.

Recherche

Visiteurs uniques

   visiteurs uniques

 

Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 06:02

Aujourd'hui, c'est la grande fête des Nez Rouges contre les maladies orphelines.

Dans toute la France, les membres de la Fédération nationale des Maladies orphelines se mobilisent pour vous informer, et pour récolter vos dons.
En France, 4 millions de personnes sont touchées par l'une des 8 000 maladies orphelines reconnues. 
Dans la plupart des cas, aucun traitement n'est disponible. 
D'où la volonté de la Fédération, de récolter un maximum de fonds pour soutenir des programmes de recherche. Mais aussi pour soutenir les malades, et pour sensibiliser le public.

De nombreux concerts seront organisés sur tout le territoire. 
Pour davantage d'informations sur ces différents événements, 
-consultez le site
http://www.les-nez-rouges.fr/index.asp
-ou envoyez vos dons à Fondation des Maladies Orphelines (FMO) 5, rue Casimir Delavigne 75006 Paris

Partager cet article
Repost0
16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 04:00

Les experts du planning familial sont bien d'accord : favoriser le développement de la contraception est le meilleur moyen de réduire le recours à l'avortement. 
Alors « pourquoi le nombre d'avortements n'a-t-il pas baissé en France depuis 30 ans » ? (voir le précédent article sur le programme d'études sexualité et contraception)

Question iconoclaste, Question d'actualité récurrente, posée pour la première fois fin 2004 par une équipe de spécialistes dans la revue Population et Sociétés et reprise deux ans plus tard par le Collège national des Gynécologues Obstétriciens français (CNGOF) : « Lorsque la loi Veil libéralisant l'avortement en France a été votée il y a 30 ans (…), les grossesses non prévues ont bien diminué, mais le nombre d'avortements n'a pas baissé ». Car en fait « les femmes recourent plus souvent à l'IVG en cas de grossesse non prévue ». Voir le colloque organisé avec Simone veil sur la loi relative à l'IVG.

Ces dernières sont moins nombreuses aujourd'hui qu'il y a 30 ans. 
En 2004, 33% des grossesses n'étaient pas prévues, contre 46% en 1975. Mais alors que 41% de ces grossesses se terminaient par une IVG il y a 30 ans, il en va ainsi désormais dans 62% des cas ! Or une fois sur quatre (23% des cas), les femmes qui recourent à une IVG pour grossesse imprévue avaient recours à la pilule contraceptive, « l'échec étant alors six fois sur dix attribué à un oubli de prendre les comprimés ».

Alors que la contraception est en France très développée, il se trouve donc encore des femmes victimes d'échecs contraceptifs alors même qu'elles utilisent une méthode (la pilule) réputée pour sa totale fiabilité ! Le problème en fait, est davantage sociologique que technique. 
Lorsque la vie change, il est nécessaire d'adapter sa contraception à ces changements, adaptation qui est loin d'être le cas général.
« La norme contraceptive qui prévaut dans la société française », soulignent les auteurs, « se caractérise par l'utilisation du préservatif à l'entrée dans la sexualité, relayée par la pilule dès que la relation se stabilise (…) la contraception intra-utérine n'étant prescrite que lorsque le nombre d'enfants souhaité est atteint » 
Que se passe-t-il lorsqu'une femme a une sexualité irrégulière ? 
Quand son rythme de vie se prête mal à la prise quotidienne, à heure fixe, d'un médicament ? 
« Il est difficile de se protéger quotidiennement d'un risque que l'on n'encourt pas quotidiennement » font justement valoir les auteurs.

Après 10 ans sous pilule ou autre contraception estroprogestative, et avec l'arrivée du premier enfant, bien des femmes souhaitent une contraception aussi efficace mais sans nécessité de prise quotidienne ou d'utilisation régulière. 
Introduits à la fin des années 90, les Systèmes intra-utérins hormonaux (SIU) insérés dans l'utérus répondent à cette attente. 
Le fil de cuivre des DIU a été remplacé par un petit réservoir, qui délivre pendant 5 ans une hormone à très faible dose.
Alors que les cuivres sont connus pour faire saigner davantage les femmes (règles abondantes), les SIU hormonaux diminuent les règles en durée et en intensité. Le plus c'est l'efficacité : les SIU hormonaux sont 3 fois plus efficaces que les cuivres de dernière génération, fortement chargés en cuivre. 
Aujourd'hui, les SIU hormonaux connaissent un véritable succès auprès des jeunes femmes, les jeunes mamans après le premier enfant ou entre deux grossesses. 
Tous les avantages d'une bonne contraception sans la prise, l'application ou l'insertion.
(voir l'étude réalisée par Nathalie Bajos)

Source : Population et Sociétés n°407, décembre 2004 ; Bulletin du CNGOF, décembre 2006

Partager cet article
Repost0
14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 22:40

Les infirmieres ont obtenu aujourd'hui du gouvernement l'assurance de l'intégration des études d'infirmiers dans le cursus universitaire LMD, ont estimé leurs syndicats à l'issue d'une nouvelle journée de mobilisation qui n'a néanmoins débouché sur aucun calendrier à long terme.
La réforme des études d'infirmiers est "à l’agenda du gouvernement" et une première réunion de travail sera organisée "d'ici le 15 juillet", a affirmé ce soir le ministère de la Santé, après avoir reçu une délégation de syndicats. 

Une dizaine d'organisations représentatives de tous les secteurs, des infirmières hospitalières aux scolaires en passant par les libérales, avaient réuni à Paris plusieurs centaines de manifestants, un millier selon les organisateurs, 600 selon la police. 
Il s'agissait de la troisième journée de mobilisation depuis mars destinée à réclamer "la reconnaissance de la formation à un niveau bac+3, son intégration dans un cursus universitaire LMD, des revalorisations salariales et une amélioration des conditions de travail".(voir l'article sur la précédente demande de reconnaissance de la formation au niveau Licence
Actuellement, les étudiants infirmiers effectuent trois ans et quatre mois d'études, avant d'obtenir un diplôme seulement reconnu à niveau bac+2. 
La reconnaissance de la formation des infirmières avait été promise par Nicolas Sarkozy
pendant sa campagne électorale. 

Selon le ministère, "une étude commune au ministère de la Santé et au ministère de l’Enseignement supérieur était d’ores et déjà en cours sur sa faisabilité et ses conséquences tant professionnelles que financières". 

Pour Christian Allemand, représentant le Snics-FSU (infirmières scolaires) dans la délégation reçue par le cabinet de Mme Bachelot, "il y a eu un engagement du ministère d'intégrer la filière dans le dispositif LMD", a-t-il affirmé, saluant "les prémices d'une avancée". 
Pour autant, le communiqué du ministère reste très prudent: "les incidences sur les statuts des professionnels, sur le fonctionnement des instituts de formations, sur les relations avec l’université et sur l’équilibre des professions, et notamment la promotion professionnelle des aides-soignants, méritent un examen approfondi et doivent faire l’objet d’une approche globale et progressive". 

Selon la CNI (infirmières du public et du privé), les syndicats ont obtenu une lettre de cadrage interministérielle portant sur leurs trois revendications. 
Le cabinet de Mme Bachelot a annoncé qu'"un schéma de travail sera(it) présenté, dans les semaines à venir, aux organisations syndicales représentatives, aux représentants des étudiants et aux associations professionnelles". 

A part la première réunion qui doit se tenir le 15 juillet, "le ministère n'a pas voulu s'engager sur un calendrier à terme. On n'est pas sûrs que cela ira très vite", a regretté M. Allemand. Or "la profession s'est tellement faite +bananer+ ces dernières années que nous allons être très vigilants", a-t-il mis en garde, d'autant que selon lui, "le ministère a refusé de parler d'une revalorisation salariale maintenant". 

"C'est une avancée, mais quand la réforme sera-t-elle en vigueur ? Il n'y a pas eu d'annonce de date-butoir", a renchéri Myriam Petit, du syndicat Convergence infirmière (CI, infirmières libérales).

Partager cet article
Repost0
13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 23:51

A l'occasion de la Journée mondiale du don du sang aujourd'hui, l'Etablissement français du sang (EFS) lance une campagne nationale pour sensibiliser le grand public à l'importance de cet acte et l'encourager à l'effectuer de manière plus régulière.
50% des Français âgés de 18 à 65 ans ont un jour donné leur sang, souligne l'EFS, mais seulement 4% font ce geste chaque année


Sur les cinq dernières années, les besoins en produits sanguins ont augmenté de 10% en France. Plus de 2,5 millions de dons de sang par an sont aujourd'hui nécessaires pour faire face à la demande. 

Pour sensibiliser le grand public, l'EFS organise jeudi une exposition de photographies, accompagnée de la projection d'un
film court, dans une vingtaine de villes de France métropolitaine ainsi qu'en Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion. Campagne d'affichage et spot radio sont également prévus. 
Les 20 clichés de l'exposition "Du temps pour la vie", réalisée par le photographe Rémi Bernard, sont des instantanés de la vie quotidienne d'une personne: chercher ses clés, faire ses courses..., mais aussi donner son sang ou en recevoir. 
La liste des villes accueillant l'exposition est disponible sur le site de l'EFS (www.dondusang.net) qui recense également les sites de collecte, fixes ou mobiles. On peut également se renseigner par téléphone au 0 810 150 150 (prix d’un appel local). 

Grâce à 1,5 million de donneurs, l'EFS recueille par an environ 2,2 millions de dons de sang, 240.000 dons de plasma et 175.000 dons de plaquettes, "ce qui ne suffit pas pour répondre aux besoins", souligne l'EFS à l'approche des mois d'été, traditionnellement plus difficiles. 

L'EFS peut cependant être amené à refuser le don pour des raisons médicales
Sont notamment exclus définitivement du don les personnes ayant été transfusées ou greffées, les séropositifs aux virus du VIH
ou des hépatites B et C, les personnes ayant séjourné au moins douze mois au Royaume Uni entre 1980 et 1996 (crise de la vache folle). 
D'autres situations (comportements sexuels à risque, piercing, tatouage, soins dentaires récents...) peuvent conduire à un refus temporaire. 
Des précisions sur les contre-indications sont données sur le site de l'EFS (
www.efs.sante.fr/faq.htm)

Partager cet article
Repost0
12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 02:00

Le ministère de la Santé a annoncé hier soir la suspension des radiothérapies destinées à traiter les tumeurs et malformations très localisées du cerveau effectuées par des appareils de la société Brainlab dans quatre CHU, à Nancy, Montpellier, Tours et Paris.
Les CHU concernés sont le Centre Alexis Vautrin de
Nancy, le CHU de Montpellier
, le CHU Bretonneau de Tours et le CHU de la Pitié-Salpétrière à Paris, précise le ministère dans un communiqué.

Il ajoute avoir été informé par la société Brainlab d’un dysfonctionnement d’un type d’appareil de radiothérapie stéréotaxique consistant en une déviation d’environ 1 millimètre du faisceau de rayonnement.
La stéréotaxie, utilisée en radiochirurgie ou en radiothérapie, permet de repérer très précisément, en 3D, des lésions intracraniennes, puis de les traiter à l'aide de micro-faisceaux de haute énergie. 

"Une procédure individuelle d’information des patients est engagée. Un rendez-vous de consultation sera proposé à tous les patients traités dans les quatre sites identifiés", précise le ministère. 
Un numéro national, le 0820.33.33.33 (12cts d’euros la minute) sera ouvert à partir de ce matin à 11 heures pour répondre à toute demande d’information des patients et de leurs proches, ajoute le communiqué. 

La suspension d'emploi de tous les appareils concernés avait été ordonnée dimanche soir par le ministère mais a été levée dans tous les autres centres, après vérification par l’Autorité de Sûreté
Nucléaire (ASN), et l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). 

Selon le ministère, ce dysfonctionnement est sans lien avec celui signalé le 23 mai au CHU de
Toulouse-Rangueil sur un autre équipement de la société Brainlab, qui avait provoqué un surdose de radiation pour 145 patients entre avril 2006 et avril 2007 (voir l'article sur cette surexposition au CHU de Rangueil)

Partager cet article
Repost0
9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 07:46

Surprise dans un hôpital canadien où le sang d'un malade âgé de 42 ans était vert foncé.

Les chirurgiens de l'Hôpital St-Paul de Vancouver ont eu la surprise de voir couler un liquide oscillant entre le vert foncé et le noir lorsqu'ils ont opéré ce patient pour un syndrome aigu des loges des jambes.

Cette coloration particulière était en fait due à une consommation
excessive d'un médicament contre la migraine dont la molécule est le sumatriptan.
Ce produit, délivré sur ordonnance, est commercialisé en France sous les noms d'Imiject et d'Imigrane

L'homme en prenait 200 milligrammes par jour. 
Ces surdoses ont provoqué l'apparition de sulfhémoglobine
Cette substance verdâtre résulte de la combinaison de l'hémoglobine avec le sulfure d'hydrogène, a expliqué l'équipe médicale canadienne dans la revue The Lancet.

Une fois la prise de sumatriptan arrêtée, le sang du patient a retrouvé sa couleur naturelle au bout de cinq semaines, ont encore précisé les médecins. 
Ce syndrome se traduit par une hyperpression du flux sanguin et peut entraîner une surinfection avec pour conséquence une amputation ou un décès.

L'intervention chirurgicale s'est parfaitement déroulée et l'état du malade est aujourd'hui satisfaisant. 
La BBC News a relevé humoristiquement qu'il peut se targuer d'avoir eu un point commun avec le Dr Spock de Star Trek (les Vulcaniens aux oreilles pointues) : le sang vert.

Partager cet article
Repost0
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:14

Aujourd'hui, c'est la Journée nationale de l'hémochromatose. 
Caractérisée par une surcharge en fer de l'organisme, elle a été reconnue en 1975 comme maladie génétique et elle est
la plus fréquente d'entre elles
après la mucoviscidose (voir l'article sur cette maladie à l'occasion du décès de Grégory Lemarchal). 
Dans plus de 60 villes en France des conférences permettront au public de s'informer.

L'hémochromatose frappe près d'1 personne sur 300 et seuls 10% des patients sont traités. 
Plus de 150 000 Français ignorent qu'ils en souffrent
. Non prise en charge, l'hémochromatose évolue sournoisement jusqu'à provoquer une mort prématurée.
Elle apparaît le plus souvent vers 25-30 ans chez l'homme, 30-35 ans chez la femme. 

Dans un premier temps, elle se manifeste par une fatigue chronique, des douleurs articulaires dans les mains, les poignets, les genoux et les chevilles, une baisse de la libido ou encore une coloration terne, grise ou anormalement bronzée de la peau. 
La surcharge en fer va ensuite provoquer des lésions irréversibles du foie, du coeur, du pancréas, des glandes endocrines et des articulations. 
Sans traitement, elle pourra se trouver à l'origine de cancers primitifs du foie, d'arrêts cardiaques et de certaines formes compliquées de diabète.

Une simple prise de sang permet de diagnostiquer la maladie. Depuis le 1er mai de cette année, l'examen est
pris en charge par l'Assurance-maladie. (voir l'article sur l'histoire et le remboursement du dépistage de l'hémochromatose)

Quant au traitement, il a amplement prouvé son efficacité et rend au malade une espérance de vie tout à fait normale. D'où l'importance d'un dépistage précoce. 

Pour davantage d'informations, contactez l'Association hémochromatose France au 04 66 64 52 22 ou consultez le
site internet.

Partager cet article
Repost0
7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 13:18

L'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) signale le retrait de plusieurs lots de l'antirétroviral Viracept (nelfinavir). 
En cause, « une contamination par une impureté chimique » survenue lors de la production.

« Tous les lots dont la date de péremption est inférieure ou égale à mai 2010 » (pour la forme en comprimés) et tous ceux « dont la date de péremption est inférieure ou égale à mai 2009 » (pour la forme en poudre) sont concernés par ce retrait.

Ces lots contaminés font l'objet d'un rappel du marché mondial, à l'exception des
Etats-Unis, du Canada et du Japon où ils ne sont pas distribués. 

L'AFSSaPS ajoute que la substance chimique a été détectée par le fabricant, les laboratoires Roche. Il s'agit « d'ester d'éthyl de l'acide méthanesulfonique, connue pour être génotoxique », c'est-à-dire, toxique pour les gènes.
« Il n'y a pas de risque immédiat » rassure-t-elle. « Mais les conséquences potentielles d'une exposition à moyen et long terme sont en cours d'évaluation ». 

L'Agence recommande enfin aux « patients traités par Viracept (nelfinavir) de consulter leur médecin pour modifier leur traitement. Et de rapporter à leur pharmacien les boites de médicament en leur possession ». 

Un numéro vert (appel gratuit) est également à leur disposition : le 0800 881 787.

Partager cet article
Repost0
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 23:54

Trois cas de légionellose à l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP) à Paris, dont un s'est révélé mortel, ont été identifiés depuis mars et plusieurs pistes sont explorées pour tenter d'en expliquer l'origine, selon les spécialistes.

"Pour l'instant l'origine de l'infection reste indéterminée", a relevé le Pr Vincent Jarlier, délégué à la prévention des infections nosocomiales. 
Les seuls endroits où des bactéries, des légionelles, ont été détectées sont des points d'eau froide non filtrés, en l'occurrence des lave-mains pour médecins en consultations, éloignés des endroits où se trouvaient les malades. "C'est donc une hypothèse à prendre en compte. Si c'est ça, il va falloir revoir ce qu'on sait des légionelloses car les robinets d'eau froide loin des malades ne sont pas une origine connue de contamination", a-t-il commenté hier devant la presse. Néanmoins, par précaution les robinets d'eau froide des lave-mains ont été équipés de filtres, a indiqué la directrice de l'hôpital Elisabeth de Larochelambert
Les autres pistes explorées sont le domicile des patients et les panaches des tours aéroréfrigérantes (TAR) des grands immeubles climatisés, a souligné le Pr Jarlier. "Actuellement, 93% des cas de légionellose
n'ont rien à voir avec les hôpitaux mais surviennent dehors et sont essentiellement dus aux tours aéroréfrigérantes des grands immeubles modernes", a précisé ce spécialiste des maladies infectieuses. 

Les cas 2007 concernent deux hommes de 78 et 77 ans, ce dernier étant décédé, et une femme de 86 ans. "Le premier patient est guéri et rentré chez lui et la patiente reste hospitalisée pour une pathologie qui n'a rien à voir", a précisé le Pr Jean-Noël Fabiani, président du comité consultatif médical.
Deux autres cas - guéris depuis - avaient déjà été diagnostiqués en 2006, l'un en septembre et l'autre en novembre. Leur origine n'avait pu être établie avec certitude, les prélèvements d'eau à l'Hôpital Pompidou s'étant révélés négatifs. 
Chaque mois dans cet hôpital, 40 prélèvements d'eau chaude et froide sont faits, soit quelque 500 par an (20 fois plus que ce qu'impose la réglementation). Problème, "l'ensemble des prélèvements de points d'eau filtrés ont toujours été négatifs". 

La maladie, une pneumonie, en majorité provoquée par une légionelle appelée Legionella pneumophila sérogroupe 1 (Lp1), n'est pas transmissible entre humains et ni transportée par les mains, indique le Pr Jarlier. Elle s'attrape par inhalation de légionelles provenant d'une eau contaminée intérieure ou extérieure (boues d'épandage, étang, TAR...). 

L'hôpital dispose d'un programme de surveillance intensif de la légionelle depuis 2001, année où il avait subi deux vagues de cette infection bactérienne qui avait conduit à l'époque à un "arrêt des transplantations" d'organes, a rappelé le Pr Fabiani.
"La bactérie a été retrouvée au domicile de deux patients" (pour un cas de fin 2006 et un de 2007)", a constaté Yannick Pavageau, ingénieur d'études sanitaires Dass-Paris

Autre difficulté, on ne peut pas comme pour un virus de l'hépatite C ou du VIH
, établir la carte d'identité ou l'empreinte génétique d'une légionelle pathogène pour la différencier de ses congénères parisiennes identiques afin de déterminer la source de l'infection, explique le Dr Pascal Astagneau du CCLIN Paris-Nord (infections nosocomiales). 
Entre 2003 et 2006, aucun cas de
légionellose nosocomiale n'avait été diagnostiqué dans cet hôpital

Partager cet article
Repost0
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 17:49

La Haute autorité de santé (HAS) a annoncé aujourd'hui qu'elle avait publié une recommandation allant dans le sens d'un dépistage prénatal combiné de la trisomie 21 dès le premier trimestre. Ce proposition a pour but de réduire le nombre d'amniocentèses, "à l'origine de fausses couches et source d'anxiété pour les femmes".

Se fondant sur une étude de l'AP-HP (développée lors de la journée universitaire de recherche en éthique dont le commppte-rendu apparaîtra dans quelques jours), la HAS recommande donc de proposer aux femmes enceintes durant le premier trimestre de la grossesse un dépistage associant deux examens: une mesure de la "clarté nucale" (épaisseur de la nuque) au cours de l'échographie du troisième mois et un prélèvement sanguin "afin de doser des marqueurs maternels (sériques)". 
Cette proposition de dépistage "devrait être associée à une information claire, laissant si nécessaire aux parents un temps de réflexion", précise la HAS.

Elle ajoute que l'application de cette nouvelle stratégie n'entraînera pas la suppression du test sanguin au deuxième trimestre. La HAS "juge en effet nécessaire de conserver cette stratégie pour les femmes qui n'auraient pu bénéficier du dépistage combiné du premier trimestre pour des raisons de délais ou parce qu'une mesure adéquate de la clarté nucale n'aurait pu être réalisée".

La trisomie 21, la plus fréquente des anomalies chromosomiques, est due à la présence d'un chromosome 21 surnuméraire et peut se traduire par de multiples malformations anatomiques, des traits morphologiques particuliers et un retard mental plus ou moins sévère. Le but du dépistage prénatal, qui n'est pas obligatoire, est donc d'évaluer le risque que le foetus soit atteint ou non.
Au-dessus d'un certain seuil de risque, les femmes peuvent à l'heure actuelle recourir à une amniocentèse afin de confirmer ou d'infirmer le diagnostic de trisomie 21, note la HAS qui précise que cela concerne, en France, une femme enceinte sur dix. L'amniocentèse consiste à prélever du liquide amniotique "est à l'origine de fausses couches et source d'anxiété pour les femmes".

La HAS précise que cette nouvelle recommandation de dépistage combiné au premier trimestre a été élaborée à la demande de la Direction générale de la Santé (DGS), du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF) et du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE).

Partager cet article
Repost0
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 02:27

A la veille de la journée mondiale sans tabac, l'Office français de Prévention du Tabagisme (OFT) et Help, la campagne européenne de lutte contre le tabagisme, dénoncent l'explosion de la consommation de chicha, aussi connue sous le nom de narguilé. Celle-ci semblerait se banaliser, y compris chez les jeunes Français. 

Une enquête conduite auprès de collégiens et lycéens parisiens montre en effet que la moitié des adolescents de 16 ans en a déjà fait l'expérience. Et un jeune de 17 ans sur trois la fume régulièrement.

Pour l'OFT, « la chicha constitue un danger très méconnu ». C'est sans doute la raison pour laquelle 9 jeunes adeptes sur 10 n'envisagent pas d'arrêter. Alors qu'à l'inverse, les trois quarts des fumeurs de cigarettes le souhaitent
Contrairement aux idées reçues, la fumée de chicha n'est pas moins dangereuse que celle de la cigarette

Comme l'explique l'OFT, « la combustion est plus douce (450°C pour la chicha contre 900°C pour la cigarette) mais moins complète ». La fumée de narguilé génère donc plus de toxiques, constituant en outre une source de tabagisme passif particulièrement intense.
De la même manière et si la dépendance semble un peu moins forte qu'avec la cigarette – le tabamel ou tabac
à chicha, ne contient qu'un quart de tabac et l'eau arrête une grande partie de la nicotine- les taux de nicotine chez les fumeurs de chicha correspondent à ceux des fumeurs de quelques cigarettes.

Le Pr Bertrand Dautzenberg, Président de l'OFT, est inquiet. Au-delà « des dangers » qu'elle représente « la consommation de chicha précède souvent celle de cigarettes. Elle constitue un mode d'entrée dans le tabagisme » a-t-il constaté. A ses yeux, « la mise en place d'une campagne d'information destinée aux jeunes devient urgente ». Pour en savoir davantage sur le sujet, une brochure est téléchargeable à partir du site
www.oft-asso.fr.

Source : OFT, HELP, mai 2007, BEH n°21 - Illustration CHARB, extraite de l'ouvrage Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha, Bertrand Dautzenberg, Jean-Yves Nau, Margaux Orange editions, 160 pages, 15 euros.

Voir aussi les substances contenues dans les cigarettes et l'article sur la lutte contre le tabagisme.

Partager cet article
Repost0
29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 05:45

Quatre nouveaux gènes jouant un rôle dans la transmission génétique du cancer du sein ont été identifiés, améliorant la connaissance d'un des cancers les plus meurtriers pour les femmes, annonce la revue britannique Nature. Jusqu'ici, seuls 25% des gènes soupçonnés de jouer un rôle dans la transmission du cancer du sein avaient été identifiés. Les nouveaux gènes détectés représenteraient 4% de plus, selon une étude dirigée par des scientifiques britanniques. 
Les chercheurs ont passé au crible l'ADN d'environ 50.000 femmes, dont la moitié atteintes d'un cancer
du sein. 

Les causes génétiques sont responsables d'entre 5 à 10% des cancers du sein, le reste étant lié aux facteurs "style de vie", tels que le
tabac, ou l'environnement. 
Les versions défectueuses des 4 gènes - FGFR2, TNRC9, MAP3K1 et LSP1 - sont répandues dans la population mais les femmes qui les possèdent courent un risque relativement faible de développer un cancer
, souligne l'étude. 
En revanche, les gènes bien connus du cancer du sein BRCA1 et BRCA2 sont relativement rares parmi la population mais à très haut risque pour le développement de la maladie.
Les test de recherche de BRCA1 et BRCA2 aident à sauver de nombreuses vies parce qu'ils permettent aux femmes à risque de suivre un dépistage régulier. 

Comme les 4 gènes identifiés sont répandus mais présentent un risque relativement faible, les test de repérage ne sont pas forcément adaptés, estime La recherche sur le
cancer-Royamue Uni, qui a dirigé l'enquête. 
"Au fur et à mesure que ces gènes "à faible risque" sont trouvés, on peut définir des tests pour une combinaison de gènes", souligne le communiqué. "Cela peut aider les médecins à prendre des décisions sur la prévention, le diagnostic et le traitement pour les femmes qui héritent de l'un ou plus de ces gènes défectueux". 
Reste à savoir si ces 4 gènes réagissent les uns aux autres ou se combinent aux facteurs "style de vie" d'une façon qui accroit le risque pour les femmes, soulignent les chercheurs. 

Le
cancer du sein est le plus répandu parmi les femmes, constatait en février 2006 l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2005, il a causé 502.000 décès, soit 7% des décès par cancer. 
Voir l'article sur l'intérêt du dépistage
.et l'article contenant le discours qu'avait prononcé Jacques Chirac sur les recherches sur le cancer.

Partager cet article
Repost0
24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 16:29

Huit organisations d'infirmières des secteurs libéral, hospitalier et scolaire avaient appelé à la grève et à une manifestation générale aujourd'hui, pour demander la reconnaissance de leur diplôme à un niveau licence bac+3, ainsi qu'une revalorisation salariale.
Six syndicats - CI, le Sniil (secteur libéral), la CNI, Sud Santé sociaux (salariés des cliniques et hôpitaux), le Snics-FSU et le Snies-Unsa éducation (Education nationale) - l'association des infirmières de blocs opératoires (Unaibode) et des cadres (Atout cadre de santé) sont à l'origine de cette journée d'action. 
Les infirmières, au nombre de 2.500 selon les organisateurs, ont commencé à manifester vers 14H00, à Paris. 
La CGT et le syndicat étudiant Unef étaient également représentés dans le cortège, qui défilait sous le soleil, derrière une banderole de tête indiquant "Infirmiers, c'est un choix, la licence, c'est un droit". 
La manifestation, partie de Montparnasse, se rendait vers le ministère de la Santé. 

Les infirmières, la plupart en blouses blanches et tenant des ballons colorés, chantaient des slogans tels que "Et 1, et 2 et Bac + 3 !" et "Infirmiers mal formés = patients mal soignés"apparaissait sur les banderoles.
"Nous manifestons pour la troisième fois - après le 14 mars et le 3 avril - pour demander la reconnaissance de notre formation à Bac +3, une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail", a déclaré François Izard, président de la Coordination nationale infirmière (CNI)"Une délégation doit être reçue dans l'après-midi par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et nous attendons qu'elle nous confirme l'ouverture de négociations pour la reconnaissance de notre diplôme. C'est impératif qu'on ait une réponse aujourd'hui, sinon le mouvement va se durcir !". 

Quelques rassemblements sont aussi prévus dans des grandes villes comme à
Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Caen, Nantes, Grenoble, selon la CNI. 

Etudiants et professionnels infirmiers entendent réclamer la "reconnaissance de la formation initiale à un niveau licence (Bac+3) avec intégration de la filière infirmière dans un parcours universitaire LMD (licence, master, doctorat)". 
Actuellement, les étudiants infirmiers effectuent trois ans et quatre mois d'étude et stages, avant d'obtenir un diplôme seulement reconnu à niveau bac+2, alors que le Deug n'existe plus

Pendant la campagne électorale, le candidat
Nicolas Sarkozy avait souhaité, dans une lettre adressée au principal syndicat d'infirmières scolaires (Snics-FSU), "que les négociations (...) puissent aboutir dans les meilleurs délais", en particulier sur "la reconnaissance du diplôme infirmier au niveau de la licence (Bac+3)". De cette reconnaissance au niveau licence devrait découler une revalorisation salariale, estiment les syndicats. 

Les infirmières dans les hôpitaux publics n'ont "obtenu aucune revalorisation lors du dernier protocole d'accord du 19 octobre 2006, tout comme d'ailleurs dans le secteur privé", souligne Sud Santé sociaux, qui déplore "la smicardisation de la profession". 
Une infirmière hospitalière gagne en moyenne 1.400 euros bruts mensuels en début de carrière et 2.300 en fin de carrière, selon la CNI. 
Tous mettent en garde contre la désaffection des étudiants vis-à-vis de cette profession et l'aggravation de la pénurie d'infirmières. 
Deux organisations d'infirmières libérales seront aussi présentes. "Nous ne mettrons pas en avant les honoraires, mais la reconnaissance universitaire", a précisé le syndicat Convergence Infirmière (CI).
Les infirmières libérales viennent d'obtenir une revalorisation de leurs honoraires en deux phases, en 2007 puis en 2008 sous conditions. La première étape, qui interviendra au 1er juillet, correspond à une augmentation du revenu net de 6%. 

Toutes catégories confondues, on compte près de 500.000 infirmières en activité, selon les syndicats.

REAGISSEZ ...

Partager cet article
Repost0
24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 06:08

La 9ème Journée nationale de prévention et de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau a lieu aujourd'hui. A cette occasion, plus de 1 000 dermatologues seront à la disposition du public. Et cela, bénévolement. Depuis sa création en 1998, cette opération rencontre un succès qui va croissant et qui fait école dans d'autres domaines. 

Chaque année plus de 15 000 Français se rendent dans l'un des centres de dépistage ouverts pour la circonstance.

Organisée par le Syndicat national des dermatologues et des vénérologues (SNDV), la journée vise au-delà d'un dépistage pur et simple, à informer et sensibiliser les Français au danger réel des cancers de la peau, et notamment du mélanome. 

Le mélanome frappe 6 000 Français chaque année. Traité à temps, il peut être guéri sans suites dans 90% des cas. Encore faut-il rechercher et savoir reconnaître les lésions pré-cancéreuses.

Pour en savoir davantage ou connaître le centre de dépistage le plus proche de chez vous, appelez le 0892 704 701 (0,34 euro/minute) ou consultez le site www.syndicatdermatos.org 

Sur le même sujet de dépistage, on apprend aussi aujourd'hui que la participation au programme de dépistage du cancer du sein continue d'augmenter en France. Selon les derniers chiffres publiés aujourd'hui par l'Institut national de veille sanitaire (InVS), près de deux millions de femmes y ont eu recours en 2006, soit 49% de la cible, alors qu'elles n'étaient que 40% en 2004, date de sa généralisation. Dans un communiqué, l'InVS précise que plus trois millions de femmes ont été dépistées en 2005 et 2006.

La participation des femmes au programme de dépistage du cancer du sein est inégale selon les régions pour les années 2005 et 2006. 
Trois régions (
Pays-de-la-Loire, Bretagne, Limousin) présentent des taux élevés de participation (proches de 60%) par rapport à la moyenne nationale, tandis que neuf autres (Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, PACA, Picardie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, Antilles-Guyane) se situent en moyenne entre 40 et 49%. Seules trois régions présentent des taux de participation plus faibles (Corse, Ile-de-France et Lorraine
) inférieurs à 39%.

L'efficacité d'un programme de dépistage organisé nécessite une participation élevée au moins égale à 70%, estimé l'InVS. Un pourcentage qui est atteint lorsqu'on additionne le taux de couverture mammographique par le dépistage organisé, le dépistage individuel et le suivi pour pathologie bénigne ou maligne.

Même si l'augmentation de la participation au dépistage organisé du cancer du sein se confirme, les efforts doivent être maintenus, avertit l'InVS. 
Pour rappel, le programme de dépistage du cancer du sein offre tous les deux ans une mammographie similaire à celle réalisée dans le cadre du dépistage individuel avec toutefois, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie normale en première lecture
.

Partager cet article
Repost0
23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 06:18

Une anomalie dans un appareil de radiothérapie, constatée par le constructeur, est à l'origine d'une surexposition aux radiations entre le 6 avril 2006 et le 17 avril 2007 de 145 patients du CHU de Rangueil à Toulouse, a indiqué l'hôpital ce matin dans un communiqué.
En effectuant des comparaisons de "fichiers de calibration", la société Brainlab (constructeur de l'appareil) a constaté l'anomalie et en a informé le CHU qui a immédiatement arrêté tout traitement le 18 avril 2007, ajoute l'hôpital. 

Le CHU de Toulouse a informé à son tour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de l'anomalie ayant entraîné un écart entre la dose délivrée et la dose prescrite. 

L'incident est "sans conséquence sanitaire détectée à ce jour", précise le communiqué. Tous les patients ont été invités par courrier, dès le 6 mai, à un entretien médical personnalisé. 

Au terme d'une inspection, l'ASN a autorisé la reprise des activités du centre de radiochirurgie stéréotaxique (application d'un rayonnement de haute énergie sur une lésion intercranienne) du CHU en souhaitant être informée des résultats de suivi des patients. 
Le centre a repris son activité le 14 mai.

Voir l'article sur la surexposition aux radiations à l'hôpital Jean Monnet d'Epinal.

Partager cet article
Repost0

Traduction

Traduction en 9 langues disponibles

Catégories