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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 06:03

La commercialisation des huîtres provenant de la zone du banc d'Arguin, situé à l'entrée du bassin d'Arcachon (Gironde), a été interdite en raison de tests biologiques défavorables, a annoncé hier la préfecture de la Gironde dans un communiqué.

Les ostréiculteurs avaient été avertis jeudi en fin d'après-midi de cette interdiction, qui ne concerne pas les autres zones de production du bassin, a indiqué la section régionale conchylicole "Arcachon
Aquitaine
".

L'interdiction vise "la pêche, le ramassage, le transport, l'expédition et la vente des huîtres prélevées après le (lundi) 26 mars sur le banc d'Arguin et jusqu'à ce que les analyses pratiquées soient satisfaisantes", explique la préfecture dans son communiqué qui ajoute que
"Les coquillages concernés par l'interdiction qui ont déjà été expédiés doivent faire l'objet d'un retrait par les professionnels du secteur alimentaire".

L'exploitation ostréicole sur le banc d'Arguin représente une surface de 40 hectares, soit environ 5% de la surface (772 ha) des concessions sur le bassin.

La décision a été prise en raison du résultat défavorable du test biologique dit "de la souris".
Un nouveau test sera effectué lundi et le résultat connu jeudi.
"L'interdiction sera levée lorsque deux analyses auront montré que la situation est redevenue normale", précise la préfecture.

Cette interdiction était redoutée par les ostréiculteurs d'Arcachon depuis l'interdiction des moules décidée le 15 mars, à la suite d'analyses montrant une "présence mineure de dinophysis", une micro-algue toxique.
La filière ostréicole du bassin avait traversé une profonde crise en août et septembre 2006 à la suite d'une interdiction de consommer les huîtres. L'interdiction avait été renforcée après la découverte de deux décès suspects qui s'étaient finalement révélés sans lien avec la consommation d'huîtres.
Cette interdiction de trois semaines avait, selon les ostréiculteurs, entraîné un manque à gagner de 10% du chiffre d'affaires annuel de 40 millions d'euros pour une filière qui représente 1.000 emplois dans 350 entreprises.
Jean-Charles Mauviau, directeur de la section régionale conchylicole, a répété ses "doutes" après la décision de la préfecture et dénoncé "le manque de fiabilité" du "test de la souris".
"Il y a un test biologique qui est fait. Mais depuis trois ans, ce test donne des résultats non concordants avec les analyses chimiques", a-t-il indiqué.
Lors de l'interdiction de mois d'août, aucune des micro-algues toxiques sur la base desquelles ont été conçus les tests n'avait en effet été trouvée dans l'eau du bassin alors que les souris-tests mouraient.

Les "tests de la souris" consistent à injecter des extraits d'huîtres à des souris. Ils sont effectués de façon systématique, au moins une fois par semaine, pendant la "période à risque", du 1er avril au 31 août. Mais des tests sont également mis en oeuvre en dehors de cette période dès qu'il y a suspicion sur la présence d'algues toxiques.

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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 09:01

Plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont annoncé hier le lancement d'une enquête nationale sur la santé et les conditions de travail des quelque 90.000 praticiens hospitaliers que compte la France.

"L'objectif est de cibler 40.000 praticiens d'ici le mois de septembre", a expliqué le docteur Madeleine Estryn-Behar, directrice scientifique de l'étude Sesmat (Santé et satifaction des médecins au travail), au cours d'une conférence de presse organisée avec des représentants des deux syndicats de médecins hospitaliers, l'INPH et la CPH.
Les médecins hospitaliers devront répondre à un questionnaire détaillé sur leur travail au quotidien, leur satisfaction et leur état de santé.

Plusieurs réactions immédiates:
"On soutient cette initiative, car c'est l'occasion d'améliorer les conditions de travail", a indiqué Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuhf).
"On ne peut plus laisser perdurer des modèles hiérarchiques basés sur le harcèlement et l'humiliation", a-t-il ajouté, en appelant à "briser les tabous sur le taux de suicide chez les médecins, les avortements spontanés des femmes médecins, les collègues qui se tuent en voiture en sortant de garde ou la hausse des arrêts de travail pour dépression".
"Si on veut un bon système de soins, il faut se préoccuper aussi de la santé des médecins", a expliqué Max-André Doppia, secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR), car "la santé et la satisfaction au travail ont un impact direct sur la qualité des soins", a-t-il souligné.
"Contrairement aux autres pays, en France, il n'y a jamais eu d'étude d'ampleur sur la santé des médecins, cette enquête Sesmat est une première", a-t-il ajouté.

A suivre, les résultats de cette enquête, accessible sur Internet (http://www.presst-next.fr/SESMAT/ ), seront publiés à la fin de l'année.

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 23:35

Le BCG reste "une vaccination théoriquement obligatoire", alors que se poursuit le débat visant à réserver ce vaccin aux enfants les plus à risques, selon un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) 
(Voir l'article précédent sur la lutte contre la tuberculose et la vaccination par le BCG)

Sans arbitrer, ce rapport, publié avant hier, invite à "ne pas baisser la garde" face à la tuberculose qui reste un problème majeur de santé publique avec de 5.500 à 8.500 nouveaux cas par an en France.
Vieille maladie lourde de nouvelles menaces avec l'apparition de souches du bacille résistantes, la tuberculose tue encore trois personnes par minute dans le monde, et touche en moyenne 9 personnes sur 100.000 en France : en 2004, à Paris, 35 nouveaux cas pour 100.000 habitants et en Guyane, 32 cas pour 100.000. Il s'agit des départements les plus touchés, selon l'Institut de veille sanitaire, qui relève une incidence très élevée parmi les populations migrantes.

Si le risque subsiste, le vaccin devient plus compliqué à administrer, et la nouvelle souche vaccinale est susceptible d'entraîner une réaction immunitaire plus forte, voire davantage d'effets indésirables, avait prévenu dès octobre 2005 l'Académie de médecine, invitant à envisager une modification de la politique vaccinale.
Le vaccin Monovax, facile à administrer grâce à sa bague "multipoints", a en effet cessé d'être commercialisé depuis fin 2005.
Les médecins doivent maintenant pratiquer une piqûre intradermique à un bébé qu'il faut maintenir fermement. Faute de savoir bien le faire, les professionnels ont levé le pied et le taux de vaccination a chuté.
A Paris, après l'arrêt du Monovax, la PMI (protection maternelle et infantile) a fait 5.700 vaccins en 2006, alors qu'elle avait acheté 49.000 doses de Monovax en 2003, 24.000 en 2004, 13.000 en 2005, avait indiqué Sylvie Larnaudie, médecin-chef du Service de vaccination de la ville de Paris, lors d'une audition parlementaire en février.

Le BCG reste "théoriquement obligatoire", mais de "moins en moins de directrices de crèche l'exigent", a déclaré la sénatrice du Nord Marie-Christine Blandin, en présentant le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Il y a "un effondrement de la vaccination" qui n'est plus pratiquée dans des "départements entiers", avait relevé en décembre le Pr Jean-Louis San Marco, Hôpital de la Timone à 
Marseille.
Dans un rapport remis au ministère de la Santé, il préconisait de renoncer au BCG obligatoire, sauf en
Guyane
, tout en recommandant de "protéger dès la naissance" les nourrissons cotoyant des adultes susceptibles de les contaminer (soignants, policiers, migrants ou expatriés ayant séjourné dans un pays à forte endémie...).

En octobre 2005, l'Académie de médecine avait préconisé de réserver le vaccin aux quelque "100.000 nourrissons à très haut risque", au lieu de vacciner 750.000 enfants par an. Elle invitait parallèlement à mener une "vraie politique de lutte contre la tuberculose".
"Le choix est complexe", résume Mme Blandin, relevant les divergences. Ainsi, le Comité consultatif national d'éthique des sciences de la vie et de la santé (CCNE) craint une discrimination (avis de juillet) tandis que la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations) considère qu'il n'y a pas de caractère discriminatoire à faire un dépistage et une vaccination ciblés.

Auditionné par les parlementaire, le ministère de la Santé a annoncé une intensification de la lutte contre la tuberculose en ciblant "les populations et zones les plus touchées", mais sans statuer sur l'obligation vaccinale.

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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 02:35

La 7e Journée nationale du sommeil a lieu aujourd'hui.
Les spécialistes insistent sur l'importance d'être à l'écoute de ses besoins pour dormir suffisamment.

On dort chaque jour en moyenne une heure et demie de moins qu'il y a 50 ans. Horaires de travail et temps de trajets sont les facteurs extérieurs majeurs qui poussent à réduire le temps consacré au sommeil.
Les changements de mode de vie, avec la multiplication des "tentations" à rester éveillé, comme la télévision ou l'internet, ont aussi leur part de responsabilité.

En moyenne, les Français dorment 7 heures et 10 minutes sur 24 heures, selon la dernière enquête TNS Healthcare réalisée en février pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance (ISV).
54% des personnes interrogées dorment entre 7 et 8 heures, 28% dorment 6 heures ou moins et 16% dorment 9 heures et plus. 47% des personnes interrogées estiment dormir moins qu'elles ne le souhaiteraient (contre 45% estimant dormir autant que nécessaire).
Selon cette même enquête, 33% des Français sont fatigués et 17% souffrent de somnolence. Le manque de sommeil est cité comme première cause de fatigue par 38% de l'ensemble des personnes interrogées, et par 45% des personnes fatiguées et 48% des individus somnolents.
28% des Français déclarent par ailleurs souffrir d'au moins un trouble du sommeil, l'insomnie étant le trouble majeur (18% des français). 5% déclarent souffrir du syndrome des jambes sans repos et 5% du syndrome d’apnée du sommeil.

Si la durée du sommeil est "cruciale pour le fonctionnement cérébral", son insuffisance comporte aussi "un risque accru d'hypertension artérielle, de diabète et d'obésité", souligne Patrick Lévy, président de l'ISV, en présentant cette 7e édition de la Journée du sommeil.
"Il n'y a pas de durée type", a-t-il expliqué. La durée de sommeil est propre à chaque individu et variable selon l'âge, mais les gens éprouvent une "certaine difficulté à dormir suffisamment par rapport à leur propre besoin estimé".

"L'éducation du grand public doit se faire autour de la durée et de l'hygiène du sommeil", a souligné de son côté le Pr Joël Paquereau.
Pour ces spécialistes du sommeil, "le conseil à donner c'est: dormez autant que vous en avez besoin", avec des horaires de coucher et de lever réguliers. Le manque de sommeil peut se rattraper sur le court terme, ont-ils expliqué, pas quand il s'accumule. 
 

Un programme d'actions gouvernemental a été présenté en janvier dernier, prévoyant que six millions d'euros seront consacrés en 2007 à l'information et la formation sur le sommeil, 500.000 euros au développement de centres du sommeil et 400.000 à 600.000 euros à la recherche.

Une campagne de sensibilisation devrait être lancée prochainement par l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé sur le thème "dormir plus en France", a indiqué le Pr Lévy, se félicitant que la "dimension santé publique du sommeil soit maintenant reconnue".
43 centres du sommeil sont mobilisés aujourd'hui dans 34 villes pour proposer documentation et dialogue avec des spécialistes.
Des informations sont également disponibles sur le site:
www.institut-sommeil-vigilance.org

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 18:22

Le Chef de l'Etat, Jacques Chirac, a prononcé un discours sur la lutte contre le cancer au Palais de l'Elysée dont voici les termes. Voir aussi le discours de Jacques Chirac sur sa décision de ne pas se présenter de nouveau à la fonction présidentielle.

Palais de l'Élysée, le mardi 27 mars 2007

Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,

J'ai voulu vous réunir aujourd'hui pour vous dire du fond du cœur, et très simplement, merci. Pour vous dire que vous pouvez être fiers des progrès accomplis face au cancer. Pour vous dire, aussi, que notre mobilisation doit être toujours plus forte. Car, pour gagner la bataille face à cette terrible maladie, le combat ne fait que commencer.

En à peine quatre ans, vous avez su briser les tabous et entraîner la société tout entière dans ce qui est en réalité un combat pour la vie.

Les malades ont pris la parole, avec des mots bouleversants. Ils ont dit leur isolement, l'inégalité devant les soins, les discriminations, leur refus de se voir réduits au statut de "cancéreux". Leur envie farouche de guérir.

Les chercheurs, les professionnels de santé se sont mobilisés avec une force extraordinaire. Ils ont dépassé les intérêts particuliers et les logiques de chapelles. Ils l'ont fait parce que ce qui était en jeu était au cœur même de leur vocation : soulager, soigner, triompher de la maladie.

Comme dans toutes les grandes aventures collectives, comme dans tous les grands engagements politiques, et cela au sens le plus noble du terme, il y a d'abord la volonté de quelques esprits pionniers. Je veux aujourd'hui rendre hommage à David Khayat, Henri Pujol, Dominique Maraninchi, Victor Izraël, et à vous tous ici, sans lesquels il n'y aurait pas eu de plan cancer. Sans lesquels la mobilisation de la société n'aurait jamais été aussi forte et aussi efficace. Car, ne l'oublions pas, ce qui fait l'originalité du plan cancer, c'est qu'il a été conçu par les acteurs mêmes, et cela au seul service des malades et de leurs proches.

Le plan cancer, c'est l'affirmation des droits des malades ; c'est la priorité donnée à la prévention à l'égal de l'amélioration de la qualité des soins ; c'est le renforcement massif des moyens donnés à la recherche. Et c'est la création de l'Institut national du cancer, pour coordonner, dans la durée, la mobilisation de tous les acteurs.

En matière de droits des malades, les retards étaient immenses. Ils étaient inacceptables. Les progrès sont considérables. La consultation d'annonce, si nécessaire pour les malades et pour la réussite du traitement, est désormais généralisée. Les dispositifs esthétiques, si indispensables notamment après une chimiothérapie, sont enfin mieux remboursés. Et il a fallu que la loi intervienne pour mettre fin aux discriminations scandaleuses dont étaient victimes les malades du cancer dans l'accès à l'assurance ou à l'emprunt. Je sais pouvoir compter sur votre vigilance, et particulièrement sur celle de la Ligue contre le cancer, pour veiller dans la durée au respect de ces nouveaux droits, qui sont, en réalité, des droits fondamentaux.

Le plan cancer est exemplaire aussi parce qu'il a fait de la prévention et du dépistage une priorité majeure.

Face au risque d'une véritable épidémie de cancers du poumon, nous avons engagé une guerre contre le tabagisme, avec l'augmentation sensible du prix du tabac et l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Ces mesures, qui paraissaient inenvisageables il y a cinq ans, font aujourd'hui un large consensus. Cela montre à quel point les esprits peuvent évoluer rapidement quand l'essentiel est en jeu. Cela montre qu'il faut toujours faire confiance à l'esprit de responsabilité de nos concitoyens. C'est cette conviction profonde qui m'a guidé lorsque j'ai engagé les trois chantiers du quinquennat dont le cancer.

Au-delà du tabagisme, les progrès en matière de prévention sont considérables. Le grand absent de notre politique de santé, c'était la lutte contre les addictions. En moins d'un an, une politique globale a été mise en place. Les addictions ne sont plus seulement considérées comme le résultat de choix individuels, mais comme de véritables maladies, qui doivent être traitées comme telles. C'est une avancée majeure pour notre société.

Nous avons aussi, désormais, une politique de dépistage digne de l'ambition de notre système de santé. Dépistage généralisé du cancer du sein sur tout le territoire, généralisation de celui du cancer du colon, expérimentation du dépistage du cancer de la prostate, progrès considérables en matière de vaccins contre le cancer du col de l'utérus. L'éradication de cette maladie est, semble-t-il, à notre portée. C'est une priorité de santé publique : je souhaite que ces vaccins soient remboursés dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais.

Grâce à vous, nous avons aussi transformé profondément la prise en charge du cancer, et nous y avons consacré les moyens nécessaires. Avec 40% d'IRM en plus, les délais d'attente avant un examen ont été divisés par deux. Les médicaments innovants sont disponibles partout et pour tous les malades qui en ont besoin, et cela sans aucune restriction financière. Dans chaque région, un réseau de cancérologie permet aux soignants de travailler ensemble. Et avec la publication, la semaine dernière, du décret sur les autorisations de traitement du cancer, la pratique de la cancérologie répondra désormais partout aux conditions les plus rigoureuses de qualité. Tout cela a valeur d'exemple pour l'ensemble de notre système de santé.

C'est aussi une nouvelle ambition que nous avons insufflée à la recherche. Face au risque d'émiettement des moyens et à la dispersion des efforts, les sept cancéropôles, associant laboratoires de recherche, établissements de santé et partenaires industriels, sont en ordre de marche. Avec eux, c'est plus de 200 projets qui sont financés, plus de 700 équipes de chercheurs qui sont à l'ouvrage. Parmi ces programmes de recherche, nous avons décidé d'engager un effort particulier dans le domaine de la découverte des gènes de prédisposition au cancer. L'analyse génomique de 5.000 cancers du rein et de 10.000 cancers du poumon est pour cela engagée.

Les progrès réalisés ces dernières années sont considérables, mais les défis qui sont encore à relever sont immenses. En moyenne, et même si fort heureusement on vient à bout de plus en plus de cancers, ce n'est encore qu'un peu plus d'un malade sur deux qui guérit.

Tout au long des années passées, j'ai pu mesurer votre énergie, votre créativité, votre engagement sans faille. C'est pourquoi j'ai pleinement confiance dans la détermination de la nation à poursuivre dans la durée ce combat qui nous rassemble. Je pense notamment à la nécessité d'intensifier encore l'effort engagé en matière d'équipements, d'effectifs et de formation de personnels soignants. Je pense à la lutte contre le tabagisme, pour laquelle il est essentiel, afin de combattre la contrebande et les trafics, d'harmoniser par le haut les prix au plan européen. Je pense à la lutte contre l'alcoolisme, dans laquelle, nous le savons bien, nous avons encore du retard, alors qu'il s'agit de l'une des causes très importantes du cancer.

Mais au-delà de la poursuite de ce qui est engagé, il nous faudra intensifier le champ de notre mobilisation, et cela dans trois domaines qui me paraissent essentiels : mieux prévenir les cancers liés à l'environnement et aux pollutions ; accélérer la marche vers les traitements ciblés et individualisés ; et aider les pays les plus pauvres à mieux prendre en charge leurs malades.

Les pollutions font peser sur notre santé des risques nouveaux. Nous avons franchi ces dernières années des étapes importantes, avec la mise en place du Plan National Santé-Environnement et du Plan Santé au Travail. Et la France s'est mobilisée pour que soit adopté le règlement européen sur le contrôle des substances chimiques.

Il nous faut maintenant focaliser cette mobilisation sur les risques de cancers liés à l'environnement : développer nos dispositifs de veille sanitaire environnementale ; conduire des études épidémiologiques et toxicologiques de grande ampleur pour mesurer très exactement les risques encourus ; faire de la recherche dans ce domaine une priorité, afin de mieux cerner les interactions entre les gènes et l'environnement. L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, dont les moyens devront être renforcés, constituera, en étroite liaison avec l'Institut national du cancer, le pivot de ce programme d'action.

En matière de recherche et de soins, nous sommes à l'aube de progrès majeurs, peut-être même décisifs. Avec le dépistage toujours plus précoce, avec l'imagerie moléculaire, avec l'identification de cellules souches responsables de l'agressivité de certains cancers, avec les progrès dans la compréhension des prédispositions génétiques, nous entrons dans l'ère des traitements ciblés et individualisés. Et cela d'autant plus que les nanotechnologies ouvrent des perspectives nouvelles et pour une part insoupçonnées d'intervention et de traitement. L'enjeu pour la France, c'est d'être à la pointe de ces recherches et d'en assurer le moment venu, et conformément à sa vocation, l'égal accès à tous les malades.

Enfin, l'élan de solidarité qui est au cœur du plan cancer ne doit pas s'arrêter à nos frontières. Plus d'un nouveau malade sur deux vit dans les pays en développement. Nous devons les aider à lutter contre ce fléau. C'est pour cela que j'ai réuni à Paris il y a quelques jours une conférence internationale pour le développement de la couverture maladie dans les pays les plus pauvres. Il faudra pour cela mettre en place des financements innovants au niveau mondial, comme nous l'avons fait avec la contribution sur les billets d'avion pour lutter contre les grandes pandémies. Ce sera l'honneur de la France de porter cette exigence de solidarité et de justice.

Mes chers amis,
Vous le savez, dans quelques semaines, le moment sera venu pour moi de vous servir autrement. Et je veux vous dire toute la fierté qui est la mienne d'avoir contribué à vos côtés à faire avancer ce magnifique combat pour la vie. On est là au cœur de l'idée même que je me fais de la politique. On est là au cœur de ce qui a été et restera le moteur de mon engagement au service des Françaises et des Français.

Avec le même enthousiasme, avec la même foi, avec la même admiration pour ce que vous êtes et ce que vous faites, je demeurerai mobilisé à vos côtés pour que demain, très vite, le plus vite possible, ensemble, le cancer soit vaincu.

Je vous remercie.

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 22:25

L'association SIDACTION organisait le SIDACTION
du 23 au 25 mars 2007 pour sa 14ème édition.

Les promesses de dons pour ce SIDACTION 2007
sont, à son issue, de 5 445 984 €.


Vous pouvez toujours envoyer vos dons
en composant le 110 ou sur internet 
www.sidaction.org

L'ensemble des médias français s'est mobilisé pendant ces 3 jours pour collecter des fonds pour la lutte contre le sida : Onze télévisions - TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, le groupe Canal+, ARTE, le groupe M6, Pink TV, LCI-- et cinq radios --Europe 1, France Inter, France Info, le réseau France Bleu et RTL.

Les dons effectifs sont en règle générale plus élevés que les promesses.

N'oubliez pas que vous pouvez déduire de vos impôts une importante partie de la somme versée aux associations.

Les dons avaient été en 2006 de 5.6 millions d'euros.

Voir l'article sur le lancement du SIDACTION.

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 18:00

Un cocon pour permettre aux nouveau-nés, notamment les prématurés, de se tenir comme dans le ventre de leur mère va être commercialisé après avoir été mis au point à l'Hôpital Nord de Marseille, a annoncé hier le docteur Christian Palix, chef du service de néonatologie.

"C'est une sorte de mousse qui s'adapte au tonus du bébé", a-t-il expliqué, "ils sont beaucoup mieux".
Cet "utérus de suite", prévu pour les nouveau-nés jusqu'à l'âge de trois ou quatre mois, comporte une partie haute plus étroite pour la tête et une autre plus large pour les fesses. Un réducteur mobile permet d'adapter sa taille au niveau des jambes.

Les recherches à l'Hôpital Nord ont montré que "selon la posture, les bébés en soins intensifs n'avaient pas la même oxygénation, pas les mêmes risques durant le sommeil et pas les mêmes pathologies, en particulier celles liées au stress", selon le Dr Palix.
Le stress peut entraîner des problèmes endocriniens et des modifications génétiques (épigénétisme), par exemple l'obésité.

Pour tous les bébés, même ceux nés à terme, ce "nid" "évite les reflux gastro-oesophagiens fréquents et douloureux à cet âge, ainsi que l'aplatissement du crâne lorsqu'on couche le bébé sur le dos".
Il permet également d'éviter les déformations des hanches ou des épaules et favorise l'activité visuelle et la motricité.

Les enfants cocon ont plus de dextérité, des mouvements plus naturels et communiquent mieux avec leurs parents.
"Ce n'est pas possible qu'un bébé puisse être mis comme il l'est à la naissance, sur le dos, les membres écartés, alors que dans l'utérus il est recourbé et n'a pas la tête en hyper extension en arrière", dit le docteur Palix. "C'est non seulement un problème physique mais psychologique. Dans l'utérus, il touche sa main, son cordon ombilical".

Les premières études à l'Hôpital Nord remontent à une dizaine d'années, avec l'ouverture d'un pavillon mère-enfant. Des cocons, variables selon l'âge et le poids des bébés, ont d'abord été fabriqués de manière artisanale.

Un brevet a été déposé en avril 2006 et avec le soutien de l'ONG féminine Soroptimist les cocons pourront être fabriqués et commercialisés à grande échelle.
Des études sont en cours avec la société française de distribution d'articles pour bébés Red Castle.


Quelques dizaines de cocons vont être fabriqués d'abord pour les services de néonatologie, notamment pour les prématurés explique le Dr Palix, soulignant que 55.000 enfants prématurés naissent chaque année en France.
"Ce sont les êtres les plus courageux que je connaisse", dit-il, "le confort et le positionnement ne sont vraiment pas superflus, ça fait partie des soins essentiels qu'on doit leur donner".

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 13:00

L'association SIDACTION organise le SIDACTION
du 23 au 25 mars 2007 pour sa 14ème édition.
Pour envoyer vos dons, composez le 110 ou
www.sidaction.org

L'ensemble des médias français se mobilisent pour collecter des fonds pour la lutte contre le sida pendant ces trois jours: Onze télévisions - TF1, France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, le groupe Canal+, ARTE, le groupe M6, Pink TV, LCI-- et cinq radios --Europe 1, France Inter, France Info, le réseau France Bleu et RTL.
La vice-présidente de l'association est Line Renaud.

Des émissions et des reportages permettent de sensibiliser le public.

Le Virus d'Immunodéficience Humaine (VIH) se transmet à 90% aujourd'hui par des rapports sexuels (des contacts de sécretion plus précisément) homosexuels pour 23% d'entre eux ou hétérosexuels 64% : fellation, sodomie ou rapport vaginal non protégés.
Le risque de transmission materno-foetale est de 1% grâce aux protocoles pré et post-nataux anti-rétroviraux
Les toxicomanes, grâce aux seringues à usage unique voient leur contamination diminuée à 2%.

Dans le monde, 40 millions de personnes vivent avec ce virus.
En France, 150 000 personnes sont porteuses du VIH. 7 000 personnes ont découvert leur séropositivié et 1 500 ont développé un sida (au 31 décembre 2004) Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%).  
Quatre régions sont les plus touchées : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Guyane et les Antilles. Elles regroupent 60% des cas de sida diagnostiqués.

Le VIH ne s'attrape pas en embrassant ou en touchant une personne séropositive, rappellons-le encore une fois. Le SIDA est la phase la plus aïgue de l'atteinte de l'organisme par le VIH

5.6 millions d’euros avaient été recueillis en 2006: 50% des fonds récoltés sont consacrés à la recherche, et 50% aux programmes de prévention et d’aide aux malades.
Il faut faire mieux pendant ces 3 jours ...

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 07:25

Les cas de tuberculose continuent de diminuer en France, mais restent élevés en Ile-de-France et en Guyane et dans certains groupes de population, comme les personnes nées à l'étranger, selon une étude publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

5.374 cas de tuberculose ont été déclarés en France en 2005, soit 8,9 cas pour 100.000 habitants, selon cet article publié à quelques jours de la journée mondiale de la tuberculose, samedi. Le nombre de cas a baissé de 3% entre 2004 et 2005, confirmant la tendance observée depuis 2000.

Le taux de cas déclarés est inférieur à 10 pour 100.000 dans toutes les régions, à l'exception de l'Ile-de-France (19,7/100.000) et de la Guyane
(44/100.000). L'Ile-de-France représente 40% des cas déclarés.

Certains groupes de population sont plus exposés. C'est le cas des personnes nées à l'étranger (41,5 cas/100.000 contre 5 cas/100.000 pour les personnes nées en France). Le taux de déclaration le plus élevé s'observe chez les personnes nées en Afrique
subsaharienne (160/100.000), dans des pays à haute incidence de tuberculose.

Chez les personnes nées à l'étranger, le risque de tuberculose diminue à mesure que l'ancienneté de l'arrivée en France augmente (taux de déclaration de 250,8/100.000 chez les personnes arrivées depuis moins de deux ans).
Un taux élevé (214/100.000) est également enregistré chez les SDF.

La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire. Même en tenant compte de possibles sous-déclarations, la France est "un pays avec une incidence de tuberculose faible qui, sur l'ensemble de la population, continue de baisser", selon les auteurs. Les résultats du traitement doivent désormais eux aussi faire l'objet d'une déclaration.
Par ailleurs, le taux de tuberculose résistante se situe dans la moyenne européenne (1,3% en 2004).

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 08:25

C'est aujourd'hui que débute la Semaine nationale de lutte contre le cancer. Organisée par la Ligue nationale contre le Cancer, elle sera l'occasion pour le public de s'informer davantage sur une pathologie qui tue chaque année, 144 000 Français.

Conférences, débats, déjeuners… La Ligue se mobilise toute la semaine dans plusieurs villes de France. L'objectif est de sensibiliser le public, de le mettre en relation directe avec les spécialistes de ces maladies. Ils feront le point sur les dernières avancées thérapeutiques, et elles sont nombreuses.

Pour davantage d' informations, consultez le site de la
Ligue contre le Cancer Allez aussi sur le site de l'Institut National du Cancer (INCa) prendre des informations sur cette maladie.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 05:47

Pour financer la recherche sur les maladies du cerveau - Alzheimer, Parkinson, épilepsie...- et aussi mieux comprendre son vieillissement normal, la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC) lance aujourd'hui sa huitième édition de sa campagne baptisée "Neurodon".

"Investissez dans l'ordinateur le plus précieux au monde: le cerveau", invite la FRC qui regroupe huit associations ou fondations, dont France Alzheimer, France Parkinson, France AVC (accidents vasculaires cérébraux), Huntington France.

Ces maladies ainsi que notamment l'épilepsie, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) frappent plus de 1,5 million de patients en France, souligne la FRC, insistant sur l'enjeu que représente le vieillissement cérébral alors que la durée de vie continue de s'allonger.

"Au cours du vieillissement, les neurones ne meurent pas, ils perdent leur fonction ou fonctionnent moins bien, alors qu'au cours des maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, SLA, Huntington...) les neurones meurent", explique le Pr Etienne Hirsch, vice-président du conseil scientifique de la FRC.

Loin d'être figé une fois son développement achevé, le cerveau est plastique, c'est-à-dire capable de s'adapter, de se réorganiser à tout âge, et cette plasticité peut permettre de compenser certains dysfonctionnements.

Le cerveau compte 1 million de milliards de synapses: 90% de ces connexions reliant entre eux les milliards de neurones se forment après la naissance, souligne le Dr Catherine Vidal (Institut Pasteur). Il fabrique en permanence de nouveaux circuits de neurones, d'où des capacités d'adaptation qui peuvent par exemple, dans le cas de lésions, permettre à l'hémisphère gauche du cerveau de prendre temporairement le relais de l'hémisphère droit, ajoute-t-elle. Ce qui peut aider à récupérer au moins partiellement après un AVC.
La stimulation du cerveau favorise l'établissement de nouvelles connexions synaptiques entre neurones et plusieurs études ont montré que des activités sociales ou de loisirs encourageant l'activité cérébrale pourraient avoir un rôle protecteur ou tout au moins retarder les effets de la maladie d'Alzheimer, rappelle la FRC.

Au delà de ces techniques non-médicamenteuses, pour trouver de nouveaux médicaments, il faut d'abord mieux "comprendre glolalement comment le cerveau fonctionne", d'où l'importance de la recherche fondamentale, selon le Pr Hirsch.
En "stimulant un peu trop" les phénomènes de plasticité, certains médicaments peuvent entrainer des effets secondaires, ajoute-il, citant certaines manifestations (mouvements anormaux) dont souffrent des malades de Parkinson après plusieurs années d'un traitement efficace au départ.

Etudier les phénomènes inflammatoires associés à la mort des neurones dans les maladies neurodégénératives, comprendre la circulation de l'information dans le cerveau figurent parmi les pistes de recherches.

Depuis sa création en 2000, la FRC déclare avoir soutenu 126 dossiers de recherche grâce au Neurodon qui a permis de récolter près de 2,3 millions d'euros en 2006 soit dix fois plus qu'en 2000.
Les dons peuvent être faits en ligne (www.neurodon.fr ) et les chèques à l'ordre du "Neurodon"  FRC, 9 avenue Percier 75008 Paris.
La campagne de collecte se déroule parallèlement à la "semaine du cerveau", programme sur www.frc.asso.fr , par la Société des neurosciences.

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 06:39

affiche jonquille 2007

La mobilisation autour de la quatrième édition de l'événement : Une jonquille pour Curie, prend une nouvelle ampleur.
Le milieu sportif à travers la Fédération Française de Rugby, de nombreuses entreprises dont Truffaut, partenaire historique du Jardin pour la Vie au Panthéon, des médias (Paru Vendu ; Mon Jardin, Ma Maison...) ont décidé de rejoindre cet élan de générosité national en faveur de la lutte contre le cancer.
En 2007, l'Opération Une Jonquille pour Curie s'installe parmi les événements caritatifs majeurs de l'année.
Bernard Giraudeau, acteur, réalisateur et écrivain, qui vit depuis plus de cinq ans avec un cancer du rein, soutient la recherche et les malades, est le parrain de l'Opération Une Jonquille pour Curie 2007, dont l'objectif est de collecter des fonds pour la recherche sur les cancers de l'enfant à l'Institut Curie. Amélie Mauresmo est marraine de coeur pour cette année.

Il est désormais possible pour chacun de fêter l'arrivée du printemps en achetant des jonquilles au profit de la recherche sur le cancer. Ainsi, plus de quarante magasins Truffaut relayent l'opération partout en France samedi 17 et dimanche 18 mars 2007. Par solidarité, de nombreuses entreprises ont décidé d'offrir des jonquilles à leurs clients et à leurs salariés.
Les internautes peuvent également exprimer leur solidarité en plantant des
jonquilles pour fleurir le jardin virtuel sur Internet. Chaque visiteur peut également y laisser un message de soutien ou d'espoir, un témoignage pour les malades, leurs proches, les chercheurs ou les médecins.
A Paris (5e), le Panthéon se pare de jaune de la tête aux pieds du 16 au 18 mars 2007.
Un Jardin pour la Vie, Une Jonquille pour Curie, original jardin éphémère de 40 000 jonquilles accueille les visiteurs dans une ambiance conviviale, populaire et festive, de 10h à 20h
Samedi 17 mars 2007 à 16h30, au Stade de France, le
match de rugby France-Ecosse du Tournoi des VI nations sera joué au profit de l'Institut Curie grâce au partenariat avec la Fédération Française de Rugby.

L'intégralité des fonds collectés grâce à cette opération sera consacrée au financement de la recherche en pédiatrie à l'Institut Curie et en particulier sur le rétinoblastome, tumeur de l'oeil du jeune enfant.
Cancer assez rare (1 cas sur 15 000 à 20 000 naissances) et souvent héréditaire, il affecte le jeune enfant en général avant l'âge de 5 ans et atteint un seul oeil dans 60 % des cas ou les deux yeux dans 40 % des cas. Centre de référence en France pour la prise en charge du rétinoblastome, il acceuille plus de 60 enfants traités chaque année, soit environ 80 % des nouveaux cas, et réalise l'ensemble des tests génétiques de recherche de prédisposition en France.
Le plus souvent relativement simple, le diagnostic du retinoblastome reste parfois encore trop tardif. Les signes, tels qu'un reflet blanc dans la pupille ou la présence d'un strabisme, doivent impliquer un examen ophtalmologique dans les meilleurs délais car la précocité du diagnostic conditionne la mise en oeuvre de traitements offrant le plus de chances de préserver les yeux et la vision. Les traitements sont de plus en plus efficaces puisqu'à long terme près de 95 % des enfants sont guéris dans les pays développés.
Mieux ciblés, ils permettent de traiter plus spécifiquement chaque type de tumeur.
En revanche, le pronostic visuel peut être compromis selon le siège de la tumeur et l'impact des traitements sur la rétine. Les formes très étendues dans l'oeil nécessitent encore le recours à l'ablation de l'oeil.

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 06:32

Le salon médical MEDEC ouvre ses portes ce jour et jusqu'au vendredi 16 mars 2007 au Palais des Congrès de Paris.

Salon professionnel, il informe les acteurs de santé des innovations, permet qu'ils se rencontrent et échangent entre eux comme avec les managers de la santé.

Certains comptes-rendus de réunions seront publiés sur ce site.

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:53

L’âge du premier rapport sexuel des femmes est devenu aujourd’hui très proche de celui des hommes, l'usage du préservatif s'est répandu ainsi que les sites de rencontres chez les jeunes, selon la troisième enquête sur les comportements sexuels en France, commandée par l'ANRS (agence sida-hépatites) pour aider à guider les politiques de prévention en matière de sexualité (MST, sida...).

L'enquête conduite auprès de 12.364 femmes et hommes âgés de 18 à 69 ans, de fin septembre 2005 au 24 mars 2006 sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos (Inserm) et Michel Bozon (Ined) montre également que les femmes en couple de plus de cinquante ans connaissent aujourd’hui une vie sexuelle bien plus active que celles interrogées lors des précédentes enquêtes, en 1970 et 1992.

L’âge du premier rapport sexuel des femmes est aujourd’hui très proche de celui des hommes : 17,6 ans pour les femmes de 18-19 ans, et 17,2 ans pour les hommes du même âge. Dans les années 2000, une tendance à la baisse est apparue. En un demi-siècle, l'entrée dans la vie sexuelle des hommes s'est abaissé d'un an et demi et celle des femmes de trois ans.

On observe une "augmentation sensible" du nombre de femmes de 18-69 ans déclarant avoir eu des rapports homosexuels au cours de leur vie (4% contre 2,6% en 1992) alors que la proportion reste similaire chez les hommes (4,1%).

Près d’un tiers des jeunes de 18 à 24 ans se sont déjà connectés à des sites de rencontre sur Internet
. Pour l'ensemble des 18 à 69 ans, cette proportion est de 9,6% pour les femmes et de 13,1% pour les hommes. Un homme sur dix, entre 20 et 24 ans, a déjà eu des rapports sexuels avec une personne rencontrée par Internet (6% des femmes).

Le nombre de partenaires déclaré par les femmes est en augmentation par rapport aux enquêtes précédentes (en moyenne 4,4 en 2006), mais reste stable chez les hommes depuis 1970 (11,6). Cependant les femmes, contrairement aux hommes, ont tendance à ne pas compter les partenaires sans importance affective (par exemple, ceux d'un soir).

Le recours à la prostitution ne baisse pas: plus de 5% des hommes de 20-34 ans ont payé pour avoir des rapports sexuels dans les cinq dernières années.

Environ 13% des Français connaissent une ou plusieurs personnes séropositives (même proportion qu'en 1992). Une femme sur deux et 45% des hommes ont déjà fait un test de dépistage du sida
au cours de leur vie.

Parmi les 18-24 ans, 3,6% des femmes et 2,4% des hommes ont été diagnostiqués positifs à l'infection par la bactérie Chlamydia trachomatis, source de stérilité féminine (trompes bouchées).
Parmi ces porteurs de la bactérie, 44% des femmes et 26% des hommes n'avaient pas de risque classiquement associé à cette infection (plusieurs partenaires ou un nouveau partenaire sexuel dans les douze derniers mois).

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 02:01

La tomothérapie, ou "radiothérapie guidée par l'image", permet de cibler avec davantage de précision la tumeur en réduisant les risques pour les organes sains, selon des spécialistes de l'Institut Curie, premier centre en France équipé de cet appareil de pointe.

Les centres de luttes contre le cancer de Bordeaux et Nantes devraient également disposer cette année de cette nouvelle technique de radiothérapie, déjà utilisée dans une dizaine à une vingtaine de centres hospitaliers en Europe et plus largement aux Etats-Unis.

A Curie où le premier patient a bénéficié de cette technologie le 10 janvier, au total onze patients sont actuellement en cours de traitement ou l'ont terminé, a précisé le Dr Alain Fourquet, chef du département de radiothérapie de l'Institut Curie.

Chez ces patients souffrant de cancers de la sphère ORL (nez, bouche, larynx, pharynx), la tomothérapie est plus précise, grâce à l'imagerie en temps réel couplée à l'appareil, que la radiothérapie jusque là employée, et permet d'éviter l'irradiation involontaire des glandes salivaires (risque de bouche sèche), expliquent le Dr Fourquet et le Dr Philippe Giraud, radiothérapeute pilotant ce projet en association avec le physicien médical Alejandro Mazal.

L'appareil de tomothérapie permet, grâce à la présence d'un scanner, de faire de l'imagerie 3D en temps réel et en position de traitement: on peut ainsi délimiter précisément les contours de la tumeur à irradier et suivre son évolution, tout en réduisant au maximum l'irradiation des organes sains situés à proximité. Il est également possible de moduler l'intensité de l'irradiation pour réaliser une distribution de dose très précise.

Chaque séance de traitement dure 30 minutes durant laquelle le patient est totalement immobilisé par un système de contention, un masque thermoformé qui, par exemple, enveloppe la tête pour les tumeurs ORL. Le patient est introduit à l'intérieur de l'appareil comme pour l'imagerie IRM, ce qui peut représenter une gène pour les personnes claustrophobes.
Le traitement dure cinq à huit semaines, les doses délivrées à chaque séance étant les mêmes qu'avec d'autres appareils de radiothérapie. Mais la précision de la tomothérapie pourrait permettre à terme d'augmenter les doses sur l'organe cible, sans endommager les tissus voisins, espère le Dr Fourquet.

Destinée aux "traitements complexes", la tomothérapie devrait outre les cancers ORL, concerner les cancers du poumon, certains types de cancers du sein, les sarcomes des bras ou des jambes et, dans le cadre d'un projet de recherche, des patients nécessitant une irradiation corporelle totale avant une greffe de moelle osseuse.

Sur une année, quelque 150 patients pourraient, selon le Dr Fourquet, bénéficier de la tomothérapie à l'Institut Curie qui doit accueillir aussi des malades d'autres hôpitaux ou cliniques du pôle régional de cancérologie de l'ouest parisien.

L'appareil de tomothérapie a coûté 3,2 millions d'euros auquel s'ajoute 1 million d'euros pour l'installer à l'Institut Curie.
Celui-ci a financé le coût à hauteur de 2,9 millions d'euros, l'Institut national du Cancer et la région Ile-de-France y contribuant pour le reste.

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