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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 14:49
La grippe saisonnière a déjà touché 1.750.000 personnes en 5 semaines d'épidémie mais cette dernière devrait amorcer sa décrue "dès cette semaine", selon le réseau Sentinelles de l'Inserm.

Cette grippe saisonnière ne présente pas de signe particulier de gravité et l'âge médian des cas rapportés était de 22 ans (soit la moitié ayant moins de cet âge).

Selon les médecins du réseau, "1.750.000 personnes ont consulté leur médecin généraliste en 5 semaines d’épidémie". Mais, ajoutent-ils, l'"épidémie devrait amorcer sa décrue dès cette semaine".
L'incidence nationale du virus grippal pour la semaine du 12 au 18 février a été de 862 cas pour 100.000 habitants, au dessus du seuil épidémique grippal: 161 cas pour 100 000 habitants . Les 5 régions les plus touchées ont été le Limousin (1.472 cas/100.000), le Nord Pas-de-Calais  (1.302), la Corse (1193), le Languedoc-Roussillon (978)et la Bourgigne (950)

Côté varicelle, ont notamment été observés d'intenses foyers d'actiuvités en Bourgogne (122 cas pour 100 000 habitants) Languedoc-Roussillon (94), Picardie (77), haute-normandie (74) et Ile-de-france (53) alors qu'elle sévit modérement en corse (45) et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (33)
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 02:01

Le Pr Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale au CHU de Caen est mort le 20 février, à l’âge de 65 ans.

Il avait rédigé, en 1996 un rapport sur la trop grande consommation d’antidépresseurs en France et n’avait cessé, dans de nombreux ouvrages, de dénoncer une psychiatrie trop basée sur les traitements médicamenteux. Il prônait a contrario une approche plus humaniste de la souffrance et du soins.

Le Pr Zarifian réclamait que la psychiatrie soit une « médecine de la subjectivité » car chaque patient est « un cas unique ».
Il s’était aussi largement engagé contre l’influence des labos pharmaceutiques dans la formation (et les prescriptions) des médecins.

Dans un communiqué, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a salué une "grande figure de la psychiatrie française". Il a déclaré qu’aujourd’hui encore, « la place de la France comme premier consommateur européen de psychotropes montrent à quel point les thèmes de réflexion du Pr Zarifian demeurent d’actualité ».

Le Pr Zarifian était l’auteur de plusierus ouvrages, dont Les Jardiniers de la folie (1988), Des Paradis plein la tête (1994), le Prix du bien-être : psychotropes et sociétés (1996), et, en 2005, Le Goût de vivre. Il avait aussi tenu la rubrique médicale du Figaro pendant 2 ans.

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 14:19

Voici une liste non exhaustive d'association qui ont besoin de nous:

-
L'Association de Recherche sur le Cancer
-La Ligue Nationale de Lutte contre le Cancer
-L'association Ensemble contre le SIDA (SIDACTION)
-L'Association Française contre la Myopathie (AFM)
-L'association Laurette Fugain pour le don de plaquettes et les maladies du sang
-L'association ELA contre la leucodystophie
-La Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France (Pièces jaunes)
-Le SAMU Social
-Les Restos du Coeur
-Le Comité International de la Croix-Rouge
-Medecins du Monde
-Médecins sans Frontières (MSF)

Pour toutes ces associations, vous pouvez déduire 60% de vos dons dans la limite de 20% de vos revenus imposables. Pour les Restos du coeur, c'est même 75% jusqu'à 479 €. Si vous souhaitez donc donner une somme à une association, tenez en compte.
Exemple: si vous donnez 100 €, vous retirez 60€ de vos impôts, vous avez donc donné 40 € à l'association.

Evidemment, vous pouvez aussi aider en donnant votre sang, cela ne coûte rien et permet de sauver la vie de nombreuses personnes.
De la même manière, prenez position sur le don d'organe. En France, votre consentement au don d'organe est présumé.

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 13:54

Le vaccin en spray (FluMist) contre les virus de la grippe de type A et B  protégerait plus efficacement les enfants que le vaccin traditionnel. Voilà une nouvelle qui fera plaisir à ceux qui redoutent les piqûres !!!

FluMist, c'est son nom, n'est actuellement disponible qu'aux Etats-Unis
.
En
Europe, seule la Suisse
dispose de cette forme de vaccin, qui paraît avoir de nombreux avantages. D'une part sa simplicité d'utilisation, puisqu'il suffit de deux pulvérisations dans le nez. Cette forme serait d'autre part plus efficace, ciblant la barrière nasale qui constitue la voie d'entrée naturelle du virus.

Dans une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, FluMist comparé au vaccin traditionnel réduirait de 55% la probabilité d'être infecté par le virus grippal chez les enfants. Ce travail multicentrique, a été mené dans 16 pays, sur 8 475 enfants âgés de 6 mois à 5 ans.

Ce vaccin a été approuvé
par la Food and Drug Administration (FDA) américaine en juillet 2003.
Destiné à prévenir les virus grippaux de type A et B, il est notamment indiqué chez les enfants et adolescents de 5 à 17 ans. Mais aussi chez les adultes de 18 à 49 ans.

Source : The New England Journal of Medicine

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 00:09

L'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) dresse "un bilan des données scientifiques" sur les troubles des apprentissages scolaires comme la dyslexie, qui toucherait plus d'un enfant par classe, recommandant d'associer étroitement l'école à la prise en charge de ces troubles.
L'expertise sur la dyslexie, la dyscalculie et la dysorthographie, rendue publique vendredi 16 février 2007, est la première à mettre en application les nouvelles procédures décidées par l'INSERM, après le rapport controversé sur le dépistage précoce des troubles de conduite, a souligné son directeur général Christian Bréchot.
Des représentants d'associations et des professionnels ont été associés aux travaux des experts (en psychologie cognitive, neuropsychologie de l'enfant, pédiatrie, neurosciences, neurologie, psycholinguistique, linguistique et épidémiologie), et des commentaires critiques ont été inclus au volumineux rapport.
Si l'on ne dispose pas de données sur la prévalence de la dyscalculie et de la dysorthographie, la dyslexie toucherait 5 à 7% des enfants, selon le neurologue Michel Habib. Soit 1,5 enfant par classe.

Lecture, écriture et calcul ont en commun la nécessité de "l'apprentissage d'un code", a expliqué Liliane Sprenger-Charolles (psychologie de la perception), soulignant que les troubles de l'apprentissage se trouvaient dans tous les milieux sociaux.
L'expertise de l'Inserm fait le tour des théories explicatives de la dyslexie (anomalies biologiques, facteurs génétiques, facteurs environnementaux...).
L'hypothèse dominante est celle d'"un déficit du mécanisme phonologique" (traitement des sons), ont argumenté plusieurs experts.

Le rapport présente plusieurs recommandations "pour mieux repérer, dépister, prévenir" et "mieux prendre en charge". Il préconise une meilleure information des parents et des enseignants pour "faciliter le repérage des enfants en difficulté". "On connaît un certain nombre de signes précoces", indique le rapport, prenant la précaution de préciser qu'"aucun signe susceptible d'être mis en évidence en maternelle n'est à coup sûr indicateur d'un futur déficit spécifique des apprentissages".
Les experts recommandent notamment d'associer des mesures pédagogiques à une rééducation orthophonique. "L'école doit offrir à l'enfant un apprentissage de la lecture qui correspond à son niveau et non à un programme", a indiqué la neuropédiatre Catherine Billard. Elle a également plaidé pour des "aménagements pédagogiques" pour que l'enfant ne soit pas pénalisé par ses difficultés (on peut par exemple lui lire les énoncés mathématiques).
Le rapport suggère également d'expérimenter en France, à l'école, des "actions de première intention" pour offrir aux enfants qui parlent mal, "en amont de la dyslexie", une aide intensive et quotidienne, obéissant à "des règles strictes". Une stratégie de prévention peu marginalisante, a plaidé Catherine Billard.
Comme "tous les patients qui se plaignent de troubles de la mémoire ne sont pas atteints par la maladie d'Alzheimer", tous les enfants qui ont des difficultés à apprendre à lire ne sont pas dyslexiques, a pour sa part rappelé le neurologue Jean-François Demonet.

Le caractère "persistant et résistant" des difficultés oriente le diagnostic, mais celui-ci peut être difficile à établir lorsque les troubles sont légers ou lorsqu'il s'agit d'un adolescent fâché avec l'orthographe.


L'expertise a été réalisée à la demande du Régime social des indépendants (ex- Caisse nationale des travailleurs indépendants).

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 11:58

L'espérance de vie varie non seulement en fonction du sexe, les femmes vivant plus longtemps que les hommes, mais aussi du diplôme, les plus diplômés des deux sexes âgés de 86 ans pouvant espérer vivre environ un an de plus que les non-diplômés, selon une étude de l'Insee. Voir le précédent article sur l'inégalité de l'espérance de vie.

Les femmes âgées de 86 ans et au moins bachelières peuvent espérer vivre encore en moyenne 7,1 ans, contre 6,1 ans pour les non-diplômées, dans les conditions de mortalité des années 2000-2002, selon l'étude publiée aujourd'hui.
Pour les hommes, la durée de vie est moindre, mais plus longue pour les plus diplômés: 5,2 ans contre 4,5 ans.
Pour les deux sexes, les plus diplômés peuvent donc espérer vivre environ un an de plus que les non-diplômés.
Les différences s'estompent avec l'avancée en âge, jusqu'à disparaître chez les plus de 94 ans.

Toutes catégories confondues, quel que soit le niveau de diplôme, l'espérance de vie à 86 ans est de 4,8 ans pour les hommes, et 6,1 ans pour les femmes.

Les risques annuels de décès des personnes âgées de 85 ans ou plus sont 6% plus élevés pour les anciens ouvriers ou employés que pour les anciens artisans-commerciaux et 11% plus élevés que pour les anciens cadres ou professions intermédiaires.
Le constat est identique pour les femmes avec une sur-mortalité des anciennes ouvrières et employées.

Etre en mesure de vivre seul lorsqu'on a un âge élevé suppose un assez bon état de santé, et les personnes vivant en collectivité ont un risque de décès nettement plus élevé que les personnes vivant en logement ordinaire, selon l'étude, qui porte sur les personnes nées en France.

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 02:00

Sur cinq personnes se présentant aux urgences, quatre ne nécessitent pas d'hospitalisation, s'étonne la Cour des comptes dans un rapport qui préconise de mieux informer le grand public sur la permanence des soins et de mieux orienter les patients.

"Le problème est moins un problème de moyens qu'un problème d'organisation et de comportements", a déclaré jeudi son premier président Philippe Séguin.
Les Français recourent de plus en plus aux urgences - 14 millions de passages en 2004 contre sept millions en 1990 - mais la plupart du temps "les patients retournent à domicile après consultation".
"Les urgences, au sens des manuels médicaux, représentent moins de 3% des motifs d'intervention des services d'urgence", selon le rapport annuel de la Cour des comptes.
"Les services d'urgence sont devenus, pour une part très importante, des services de consultations non programmées". Le rapport dénonce un "manque de communication et d'éducation du grand public".
"La majorité des usagers voudraient connaître les symptômes qui indiquent une urgence vitale", remarque la Cour des comptes. Les patients doivent aussi être mieux informés sur les moyens existant en dehors de l'hôpital: "les trois quarts d'entre eux ne connaissent pas le numéro de téléphone du médecin de garde", "les tableaux de permanence sont peu diffusés".
Le dispositif de permanence des soins (PDS), créé en 2003, repose sur le volontariat et comporte des insuffisances.
"Certaines zones restent sans
couverture médicale libérale. La mobilisation des médecins en seconde partie de nuit présente des difficultés: 422 secteurs de garde sur les 2.791 arrêtés par les préfets ne sont pas couverts après minuit".
La Cour des comptes juge le "système d'orientation des patients déficient". "
La France n'a pas de numéro d'appel unique pour les urgences", déplore-t-elle en rappelant que trois numéros coexistent: le 15 pour le SAMU, le 18 pour les pompiers et le numéro européen 112.

Le rapport revient sur le plan Urgences, élaboré en septembre 2003, après la canicule meurtrière de l'été 2003. Il
note des "créations d'emplois importantes" et une "réelle amélioration au niveau des moyens des services en personnel".
Citant un
bilan
fourni par la DHOS en mai 2006, la Cour des comptes affirme que "2.321 postes ont été créés dans (les services d'urgences, les SAMU et les SMUR) en deux ans, dont 451 médecins et 942 infirmières dans les seuls services d'urgence".

Ce qui ne signifie pas forcément que les malades sont auscultés plus rapidement.
"Les délais entre l'enregistrement du patient à son arrivée et son départ du service des urgences varient de près de 115 minutes à 355 minutes", selon le rapport qui n'établit aucun lien direct entre "le niveau de
ressources
du service et le temps de passage du patient. Le niveau de qualification de l'équipe médicale est le facteur le plus déterminant: plus il est élevé, plus le temps de passage est court".

Dans son rapport, la Cour estime que "l'amélioration de l'efficacité du dispositif dépend moins aujourd'hui de nouveau moyens financiers que de mesures relatives à l'orientation des patients, à l'organisation des services et à la coordination de l'activité hospitalière avec celle de la médecine de ville". Sur le deuxième de ces trois points, elle préconise de "mieux adapter la présence des personnels aux flux des patients", qui sont souvent plus nombreux "le lundi matin et dans les tranches horaires de 9h-12h et 16h30-20h".

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 13:01

La France a besoin de sang, la demande augmente, mais le nombre de dons ne suit pas, à tel point que l'équilibre devient de plus en plus difficile à maintenir, avertit l'Etablissement français du Sang (EFS) qui lance aujourd'hui un appel au don pour conquérir de nouveaux donneurs.
Au cours des "cinq dernières années, les besoins en produits sanguins ont augmenté de 10%" et "il faut aujourd'hui plus de 2,5 millions de dons de sang par an pour faire face à la demande", selon l'EFS.
Voir de même le problème du don d'organe

500.000 malades sont transfusés chaque année grâce au 1,6 million de volontaires qui, tous les ans, donnent leur sang.

DONNER UN PEU DE SON SANG 
PERMET DE SAUVER DES VIES

"Parallèlement, le nombre de donneurs et de prélèvements réalisés n'a pas suffisamment progressé pour couvrir l'augmentation des besoins. Le niveau global des stocks se réduit donc de manière inexorable. Les besoins les plus urgents concernent actuellement les donneurs de groupe O (rhésus positif et négatif)", ajoute l'EFS.

"Nous étions dans une situation connue permettant d'approvisionner sans trop de difficultés les hôpitaux et les cliniques et on faisait des appels ponctuels lorsque les donneurs se présentaient moins durant certaines périodes (grippe, départs en vacances, épidémie de gastro...)", commente Jacques Hardy, président de l'EFS.
"Mais la demande continue à croître en raison du vieillissement et des progrès de la médecine, et la situation se transforme en France, les stocks sont bas et on a aujourd'hui un vrai problème", ajoute-t-il.

Seuls 4% des Français de 18 à 65 ans donnent leur sang chaque année. "Si chaque donneur venait au moins deux fois par an donner son sang (au lieu en moyenne de 1,6 fois/an), le problème serait pratiquement réglé", selon lui. "Mais on a toujours besoin de nouveaux donneurs", précise-t-il.
"Il y a actuellement 8.000 dons par jour. Or, pour maintenir à niveau suffisant les stocks, il en faut quotidiennement 800 de plus", souligne M. Hardy.
Partout en France, les personnels de la transfusion se mobilisent pour accueillir toute personne qui n'a besoin pour donner que d'être âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé et désireuse de donner son sang, afin de remonter les stocks qui sont"au plus bas".

Pour connaître les lieux de collecte (fixes et mobiles), et les conditions pour donner son sang, consulter le Net (www.dondusang.net  ; rubrique "où donner?") ou téléphoner au 0 810 150 150 (coût d'un appel local depuis un poste fixe).

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 02:17

Selon un sondage réalisé en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Suède, les patients seraient plutôt satisfaits de leurs systèmes de santé. Avec 65% d'opinions favorables, les Français et les Suédois sont les Européens les plus satisfaits.

Ils s'inquièteraient pourtant de l'insuffisance du financement public et des délais d'attente pour être soigné.
Les Italiens adressent une « volée de bois vert à l'organisation de leur système de santé », a souligné le Pr Marc Guillaume, co-président du cercle Santé Société au cours de la présentation de ce premier « baromètre européen ».

La médecine de ville est appréciée partout en Europe
(69% de satisfaction en moyenne). Elle obtient un très bon score en France (87%). Seuls les Suédois sont dubitatifs à son égard, déplorant les délais d'attente pour le traitement des affections bénignes.
Les soins hospitaliers donnent également satisfaction à 62% des Européens, voire un peu plus chez les Français (75%). En revanche, deux Italiens sur trois portent un jugement sévère sur leurs hôpitaux dont la vétusté ou les dérives gestionnaires viennent de faire la « une » des médias.
L'insuffisance du financement public est ressentie dans tous les pays sauf en Suède. Les délais d'attente sont des handicaps surtout cités en Italie et en Suède. La pénurie de médecins inquiète surtout les Français (51%), un sentiment sans doute accentué par les disparités régionales.
Quant aux erreurs médicales et aux nouvelles épidémies, elles inquiètent peu. Seuls, les risques d'infection à l'hôpital préoccupent vraiment les Britanniques.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 22:07

Plus de deux établissements hospitaliers sur trois sont en déficit, a affirmé lundi la fédération Santé de la CGT sur la base d'une enquête dénonçant "l'étau budgétaire" dans lequel sont, selon elle, plongés les hôpitaux.
"La santé est absente des propositions des candidats à l'élection présidentielle alors que l'hôpital se trouve dans un étau budgétaire et plus de deux établissements hospitaliers sur trois sont dans le rouge aujourd'hui", a déclaré Philippe Crepel, secrétaire fédéral, lors d'une conférence de presse.

L'enquête, réalisée fin 2006 par la CGT sur un échantillon de 206.665 agents d'établissements, révèle qu'en extrapolant les résultats de l'échantillon à l'échelle nationale "68% des établissements sont déficitaires à la clôture des budgets fin 2006". Le déficit constaté avant les rééquilibrages "factices", selon la CGT, de fin d'exercice 2006 est de 2,75% soit environ 1,2 milliard d'euros.
La CGT revendique dès lors "
un taux d'évolution de 8% soit une augmentation de 2 milliards d'euros en plus de l'enveloppe financière prévue pour 2007, sans compter le rattrapage 2006 de 1,2 milliard".
"Nous réaffirmons que la réforme du financement des établissements est une mauvaise réforme, injuste, inefficace et dangereuse pour le service public", a déclaré Nadine Prigent, secrétaire générale de la fédération.

"Les conséquences du manque de moyens dans les hôpitaux jouent plus sur les personnels que sur l'offre de soins", selon l'étude. Elles se traduisent par "une très forte dégradation des conditions de travail pour 76% des personnels interrogés et par une réduction des effectifs pour 62%" d'entre elles. La CGT réclame pour sa part "la création de 100.000 emplois", a indiqué Mme Prigent. Selon elle, les hôpitaux qui présentent un budget équilibré n'y arrivent souvent qu'au prix de postes vacants (2.000 postes d'infirmiers et d'aides-soignants non pourvus à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris par exemple) et du recours aux emplois précaires.

La CGT participera jeudi à la journée nationale d'action et de manifestations "sur les salaires, l'emploi et le service public", a-t-elle rappelé.

En réponse, le candidat de l'
UMP Nicolas Sarkozy
s'est prononcé lundi soir en faveur d'une "réforme de l'hôpital" car "on ne pourra pas laisser ouverts tous les hôpitaux de France", mais a souhaité parallèlement une "responsabilisation des patients".
Chacun d'entre nous a le droit de se faire soigner dans les conditions d'un pays civilisé", a-t-il déclaré.
Toutefois, Nicolas Sarkozy a dit vouloir "la réforme de l'hôpital".
"Il faudra faire un certain nombre de regroupements, certainement mettre davantage de lits pour les personnes âgées dépendantes et moins de lits actifs -entre parenthèses, c'est 50% des dépenses de l'assurance-maladie", a-t-il souligné.
Le ministre de l'Intérieur a également voulu poser "la question de la responsabilisation des patients que nous sommes". "Je suis pour ma part pour une franchise très modeste mais qui permette d'intéresser le patient. Je ne suis pas d'accord avec le 'un euro' par boîte de médicament -de franchise- parce que ça pénalise celui qui est très malade", a-t-il dit. En revanche, "je considère qu'il ne serait pas anormal, par exemple, que les cinq ou dix premiers euros de dépenses de santé chaque année soient à notre compte, soient une franchise. Ca permettrait de conforter l'assurance-maladie", a-t-il déclaré.
La réforme de l'assurance maladie adoptée en août 2004, qui commence à diminuer le déficit de l'assurance maladie, permet à une personne de ne participer qu'à hauteur d'un euro par acte avec un plafond de 60 €. Payer 5 ou 10 euros dès le début ne serait équivalent pour tous que si l'on a 5 ou 10 actes de soins par an. Cela créera inévitablement une fracture pour ceux qui ne pourront pas mettre cette somme dès le premir acte de soins.
A l'inverse, effectivement, chacun serait sur un pied d'égalité: 10 euros par an et par personne pour les frais de santé.
Le Conseil Constitutionnel avait indiqué dans sa décision 2004-504 DC (CSCL0407582S) du 12 août 2004 sur la loi relative à l'assurance maladie et notamment dans son considérant 19 que "le montant de cette participation devra être fixé à un niveau tel que ne soient pas remises en cause les exigences du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946" 1 euro par acte oui, 5 ou 10 dès le premier acte: à voir ...

Nicolas Sarkozy s'est en outre montré favorable au déremboursement des "médicaments qui ne servent à rien". "Si les scientifiques et les médecins disent qu'ils servent à rien, je ne vois vraiment pas pourquoi, si j'étais président de la République, je continuerai à prélever votre argent pour rembourser des médicaments qui ne servent à rien, ou alors une même molécule qui coûte moins cher", a-t-il déclaré.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 03:28

Les tests cliniques d'un gel  microbicide censé protéger les femmes du SIDA ont été stoppés  après avoir démontré que celles qui l'utilisaient étaient  davantage susceptibles d'être infectées par le virus, selon  l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme commun  des Nations Unies sur le sida (Onusida).  

Les tests cliniques de phase III, les derniers avant  l'homologation d'un médicament, ont révélé "un nombre plus élevé  d'infections par le VIH dans le groupe de femmes qui utilisait le  principe actif que dans le groupe qui utilisait un placebo", ont  indiqué l'OMS et l'ONUSIDA, dans un communiqué publié mercredi 28 janvier 2007.

"C'est très décevant et c'est un revers inattendu dans la  recherche d'un microbicide sûr et efficace qui puisse être utilisé par les femmes elles-mêmes pour se protéger contre une infection  par le VIH", dit le communiqué. 

L'étude a été menée au Bénin, en Inde, en Afrique du Sud et en  Ouganda par le groupe Conrad.
Les tests menés au Nigéria par " Family Health International" ont aussi été stoppés par mesure de  précaution, précise le communiqué. 

Le gel, à base de sulfate de cellulose, a été mis au point par  le laboratoire canadien Polydex Pharmaceuticals.

Il avait été  testé auparavant depuis plusieurs années sur des animaux et  également sur des volontaires hommes et femmes aux Etats-Unis et  en Europe

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 03:17

Un patch ou une crème contre la maladie d'Alzheimer ?

L'hypothèse est très sérieuse, si l'on en croit une équipe américaine, qui a mis en évidence les promesses d'un vaccin transdermique contre cette affection.

Transdermique ? C'est-à-dire un vaccin – ou un médicament ou toute autre substance active - dont l'absorption s'effectue à travers la peau.
Ce vaccin a été testé sur la souris, par le Pr Jun Tan et son équipe de l'Université de Floride du Sud.

Selon les résultats de ce travail, il agirait directement sur la production de la protéine Ab, elle-même à l'origine de la maladie.

Avantage déterminant, cette
forme galénique serait dénuée d'effets secondaires, contrairement au vaccin injectable testé par cette même équipe en 2003.
Un vaccin qui était bel et bien efficace mais… particulièrement mal supporté sur le plan immunitaire.
Le patch sera-t-il une arme de demain contre la maladie d'Alzheimer ?

Début de réponse dans les mois à venir, après les premiers essais cliniques très encadrés.

A suivre donc ...

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 01:17

En 2006 en France 4.426 greffes ont été réalisées, soit 4% de plus qu'en 2005 et 38% de plus qu'en 2000, et même si le nombre de donneurs a continué d'augmenter, la pénurie d'organes persiste, a indiqué jeudi 1er février 2007 l'Agence de la biomédecine.
Au total 1.441 donneurs (pouvant faire don de plusieurs organes) ont été prélevés en 2006, contre 1.371 en 2005, soit une augmentation de 5,1%. Le taux de prélèvements a été l'an dernier de 23 par million d'habitants, selon des résultats préliminaires. Voir l'article précédent sur le thème du don d'organe

"Malgré cette progression, la situation de pénurie persiste", souligne l'Agence dans un communiqué, relevant que 12.411 personnes ont eu besoin d'une greffe d'organes en 2006 et que 229 patients sont décédés faute de greffon.
Au 31 décembre 2006, 7.264 patients (contre 6.978 fin 2005) restaient inscrits en liste d'attente (dont 6.130 pour une greffe de rein).

"Chaque année, le nombre de personnes inscrites en liste d'attente est plus élevé (+4% en 2006) et le décalage entre le nombre de nouveaux inscrits (5.433 en 2006) et le nombre de greffes réalisées (4.426 en 2006) reste important", ajoute l'Agence de la biomédecine.
Dans ce contexte de pénurie, elle invite chacun à "réfléchir à la question du don d'organes" et à transmettre sa position à ses proches, afin qu'ils puissent témoigner de la volonté du défunt, lorsqu'un prélèvement est envisagé.
Au total, 3.055 donneurs potentiels en état de mort encéphalique avaient été recensés en 2006, précise l'agence, notant que la moyenne d'âge des donneurs ne cesse de croître, surtout pour le rein et le foie. Les plus de 60 ans représentaient 28% des donneurs prélevés en 2006.

2.730 greffes du rein ont été réalisées en 2006 (dont 246 avec prélèvement sur donneur vivant). Malgré la dialyse, la greffe de rein reste le meilleur moyen de traiter l'insuffisance rénale. Plus de 1 0000 transplantations hépatiques (foie), 357 greffes de coeur et 22 du bloc coeur-poumons, 182 greffes des poumons, 90 du pancréas et 8 de l'intestin figurent aussi au bilan 2006.

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 14:45

Vingt-quatre nouveaux médicaments ont permis des "avancées thérapeutiques" en 2006, selon un bilan dressé lundi 29 janvier 2007 par les représentants des entreprises du médicament (Leem).

Une trentaine de molécules existantes ont vu leur indication étendue à d'autres troubles ou maladies, selon le Leem, qui fait état de "58 situations thérapeutiques notablement améliorées" (cancérologie, maladies rares, vaccins...) d'après les avis sur l'Amélioration du service médical rendu (ASMR) de la Commission de la transparence de la Haute autorité de Santé.
Parmi ces avancées, figurent des vaccins destinés à prévenir le cancer
du col de l'utérus, le zona, les gastro-entérites à rotavirus des nourrissons, selon le bilan présenté devant la presse. L'un d'eux est indiqué à la fois pour le cancer du rein et celui de l'estomac.

Quinze molécules, dont 5 nouveaux produits et dix bénéficiant d'une nouvelle indication, apportent une amélioration (de majeure à mineure) dans le traitement de cancers (sein, estomac, rein, bronches, tête et cou, cerveau, leucémie, lymphomes...).

Le rituximab (nom commercial Mabthera, laboratoire Roche), un anticorps monoclonal utilisé en renfort de la chimiothérapie en cas de lymphomes folliculaires, a été également cité au Palmarès 2006 de la revue Prescrire, indépendante et sans publicité.

Cinq médicaments représentent, selon le Leem, une avancée pour les maladies rares (maladie de Pompe, maladie de Maroteaux-Lamy, hypertension artérielle pulmonaire..) concernant chacune moins d'une personne sur 2.000 en
Europe. Il existe actuellement un test de diagnostic pour 1.315 maladies rares sur environ 7.000 décrites, a souligné la présidente d'Orphanet, Ségolène Aymé, rappelant que 35 médicaments orphelins ont reçu une autorisation de mise sur le marché européen et que 425 molécules sont en développement depuis 2000.

D'autres avancées citées par le Leem portent sur les maladies inflammatoires (maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante...), des maladies cardio-vasculaires ou du métabolisme (diabète, obésité, goitre...), des maladies neurologiques (Parkinson, sclérose en plaques, épilepsie..), des yeux (DMLA), la lutte contre la douleur post-opératoire (patch).

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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 20:49

Appel aux dons ce week-end contre la lèpre - Fondation Raoul Follereau & Ordre de malte

Guérissable mais loin d'être éradiquée, la lèpre touche encore quelque 300.000 personnes par an dans le monde selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont beaucoup, diagnostiquées trop tard, souffriront de séquelles, souligne la Fondation Raoul Follereau, aujourd'hui pour la 54e Journée mondiale des lépreux.
30.000 cas frappent des enfants. "Un enfant est touché par la lèpre toutes les vingt secondes", souligne la fondation qui fait appel à la générosité du public, lors de quêtes ce week-end.

Un traitement associant trois antibiotiques, mis au point au début des années 80, a permis de guérir 14 millions de malades. Mais 2 à 3 millions d'entre eux gardent des séquelles.
En 1991, l'OMS s'était fixé pour objectif d'éliminer d'ici 2000 la lèpre en tant que problème de santé publique : compter moins d'un cas de lèpre pour 10.000 habitants. Il n'est toujours pas atteint dans plusieurs pays: Madagascar, Mozambique, Brésil, Inde, Népal.
"La persistance de la contagion, le trop grand nombre de malades, dépistés trop tard, atteints d'infirmités, ainsi que l'absence d'un vaccin ne permettent toujours pas d'envisager une élimination rapide du fléau millénaire", regrette la Fondation Raoul Follereau.

Provoquée par un bacille proche de celui de la tuberculose, le Mycrobacterium leprae ou bacille de Hansen, du nom du biologiste norvégien qui l'a isolé, l'infection évolue très lentement et l'incubation peut durer dix voire vingt ans. L'apparition de taches insensibles sur la peau est le premier symptôme visible de la maladie. Contrairement aux idées reçues, la lèpre est peu contagieuse. Elle se transmet par les sécrétions nasales, les postillons, mais 90% des personnes en contact prolongé avec le bacille ne développent pas la maladie. Le bacille affecte principalement la peau, les nerfs, les muqueuses. Si les paupières sont paralysées et l'oeil non humidifié, le malade peut perdre la vue.
Le malade cesse d'être contagieux dans les deux jours suivant la prise des premiers antibiotiques. Il faut six à douze mois de traitement pour guérir la lèpre, selon la forme de la maladie.

En accordant 2 bourses de 100 000 € chacune, l'Ordre de Malte favorise aussi la recherche contre cette maladie.

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