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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 04:24

Faut-il arrêter le dépistage du cancer du sein?

Les bénéfices présumés d'un dépistage précoce du
cancer
du sein ou de la prostate ne contrebalanceraint pas forcément les risques d'entraîner angoisses ou traitements inutiles pour des tumeurs qui seraient restées sans danger, selon le mensuel Que Choisir Santé de janvier. Le "surdiagnostic, c'est-à-dire la détection de lésions qui n'auraient jamais évolué en cancers", était reconnu depuis le début du dépistage organisé du cancer
du sein, mais il "était supposé négligeable", relève le mensuel.

Or, le surdiagnostic pourrait concerner un tiers des cas détectés lors du dépistage organisé sur les femmes de 50 à 69 ans en Norvège et en Suède, selon une étude du statisticien Per-Henrik Zahl (Institut norvégien de la santé publique) publiée en 2004. Ces surdiagnostics entrainent examens complémentaires, biopsies et traitements inutiles, souligne le mensuel, citant également une étude danoise (Peter Gotzsche et Ole Olsen) de 2001 mettant en doute les bénéfices du dépistage quant à une diminution de la mortalité chez les femmes ayant subi régulièrement des mammographies. "Si on combine les résultats des seuls essais de haut niveau de preuves, comme l'ont fait Gotzsche et Olsen, on conclut à l'absence de démonstration de l'efficacité des mammographies systématiques pour diminuer la mortalité totale ou la mortalité par cancer
du sein chez les femmes âgées de 40 ans à 74 ans", avait résumé en mai la revue Prescrire, indépendante et sans publicité.

Au final, "la balance bénéfices-risques paraît défavorable dans la population générale avant 49 ans, mal établie entre 50 ans et 69 ans et non étayée après 69 ans", concluait la revue Prescrire (www.prescrire.org), soulignant la nécessité d'une "information équilibrée" pour que les femmes puissent faire le choix de se soumettre ou non au dépistage mammographique. Pour aider les femmes de 50 à 69 ans à décider, Que Choisir Santé résume l'information donnée par la Fédération suisse
des services aux patients, une organisation de consommateurs.

Dans les dix années à venir, 8 femmes sur mille de cette tranche d'âge vont mourrir d'un cancer
du sein, le dépistage systématique pourrait en sauver au mieux deux sur huit, mais 200 femmes sur mille risquent dans le même temps de recevoir un "faux diagnostic positif", selon cette organisation.

Pour la prostate, les hommes sont aussi invités à peser le pour et le contre avant de se faire dépister, car on "meurt plus souvent avec un cancer
de la prostate qu'à cause de ce cancer", selon Que Choisir Santé.

Il n'empêche que ces deux cancers - le sein chez la femme et la prostate chez l'homme - représentent après les maladies cardio-vasculaires, la deuxième cause de mortalité. Il faut donc agir et
mieux vaut PREVENIR QUE GUERIR.

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 23:55

Les pratiques d'injection et la consommation d'héroïne sont en hausse parmi les populations les plus précaires, selon un rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) rendu public hier sur son site (voir le rapport).

Cette hausse intervient alors que depuis l'année 2000, la pratique de l'injection était en diminution, note l'OFDT dans son 7ème rapport national du dispositif Trend (tendances récentes et nouvelles drogues).

Ainsi, l'évolution de la prévalence des pratiques d'injection par produits consommés au cours du dernier mois passe entre 2003 et 2006 de 46% à 54% pour la cocaïne, de 47% à 58% pour la BHD (Buprénorphine haut dosage, produit de substitution), de 22 à 40% pour les amphétamines 

Le dispositif Trend se concentre sur des groupes de populations beaucoup plus consommateurs de produits psychotropes que l'ensemble de la population d'âge équivalent. Ainsi, les groupes étudiés sont les populations marginalisées et précaires de l'espace urbain et l'espace festif techno.

L'OFDT souligne par conséquent que "les constats qui en découlent ne peuvent être généralisés".
L'injection est souvent le fait de polyconsommateurs, des jeunes très désocialisés, qui sont à la recherche d'un effet plus fort que celui obtenu par le sniff ou la simple ingestion.

L'OFDT constate également que la BHD est toujours détournée dans les milieux marginalisés des centres urbains. "Son usage détourné semble même se renforcer", notamment parmi les groupes de jeunes marginaux issus d'Europe de l'Est et de personnes en errance, selon le rapport. "Au sein de ces groupes, de nombreux observateurs rapportent une visibilité plus grande de la pratique de l'injection à la recherche d'un effet proche de la défonce".

L'héroïne échappe à cette tendance à la hausse de l'injection mais son usage est en revanche en "légère reprise" selon l'étude, citant comme une des causes possibles "la dégradation régulière de l'image de la BHD, particulièrement auprès de ceux qui en font un usage détourné". Parmi les personnes rencontrées début 2006, 34% déclarent avoir pris de l'héroïne au cours du dernier mois, soit 4 points de plus que l'enquête précédente en 2003. Par ailleurs, on observe une inversion de tendance à la hausse concernant le nombre d'interpellations pour usage d'héroïne depuis 2003 et le nombre de surdoses qui lui sont attribuées en 2004 (32 en 2005 contre 23 en 2004).

Le rapport de l'observatoire français souligne également la très grande disponibilité de la cocaïne, qui ne cesse d'augmenter en France depuis 5 ans et touche des milieux sociaux extrêmement hétérogènes, allant de l'usager de rue très marginalisé à la personne aisée et parfaitement insérée socialement.

Ces tendances au retour des drogues dures ont également été observées sur le plan européen dans le dernier rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), publié en novembre.  (Voir ici l'article précédent sur le thème usage de drogue)

L'OFDT souligne "la croissance importante des problèmes de santé consécutifs" à cet usage.

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 18:35

Au nombre des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) survenus chaque année en France: 120 000 (un toutes les 5 minutes) et de la vitesse avec laquelle il faut intervenir (les pertes sont de 10% par minute), l'idée a été lancée il y a déjà quelques temps d'installer des défibrillateurs automatiques dans les villes. Accessible à tous, l'appareil fonctionne seul en détectant la nécessité de la personne souffrante. Une notice explicative accompagne l'appareil.

Les premiers appareils ont été installés à Issy-les-Moulineaux et un médecin britannique envisage d'en faire installer dans les stations de sports d'hiver pas accessibles facilement par les équipes de secours. Comment réagir à plus de 2 000 mètres face à une personne inconsciente ou en arrêt cardiaque?

Une autre voie est la formation de secouristes. L'apprentissage des gestes de premiers secours (Attestation de Formation aux Premiers Secours : AFPS) à l'école, inscrite dans la loi 2004-806 de santé publique d'août 2004, permettra à terme une meilleure réactivité de la population face à une personne en détresse respiratoire.

Chaque seconde est un temps précieux.
Formez-vous à ces gestes pour sauver des vies.

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 12:24

Les seuils d'épidémie sont pour:
-la grippe 168 pour 100 000 habitants
     ==> dépassé en Normandie
-la gastro-entérite 278 pour 100 000 habitants
     ==> dépassé en Normandie
-la varicelle 29 pour 100 000 habitants
     ==> dépassé en Normandie, Rhône-Alpes et languedoc-Roussillon.

Protégez bien les personnes vulnérables, notamment les enfants. Lavez-vous bien les mains.

C'est le réseau Sentinelles qui est chargé de la surveillance des épidémies en France: 1 270 médecins généralistes composent ce réseau mis à jour quotidiennement.

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 10:53

Le risque de transmission des virus du SIDA ou des hépatites B et C lors de transfusions sanguines est désormais "très faible", grâce à l'amélioration de la sélection des donneurs et aux progrès du dépistage, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Compte tenu du repérage des facteurs de risques chez les donneurs et des techniques de dépistage, le "risque résiduel" de transmettre ces infections par transfusion a été estimé en 2003-2005 à 1 pour 1,7 million de dons pour le virus de l'hépatite B (VHB), 1 pour 2,6 millions de dons pour le virus du SIDA
(VIH) et 1 pour 6,5 millions de dons pour le virus de l'hépatite C (VHC). 

Ce risque résiduel est lié à la "fenêtre silencieuse" après la contamination - 12 jours pour le VIH, 10 pour le VHC, 45 pour le VHB - durant laquelle il n'est pas possible de détecter l'infection virale

Le risque de transmission du rétrovirus HTLV, source de troubles neurologiques et de certaines leucémies, est encore plus réduit (1 pour 8 millions de dons), selon un bilan publié dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'InVS.
En fait, le sang étant débarrassé de ses globules blancs (leucocytes) avant de le transfuser, le risque de transmission du HTLV n'est que "théorique", selon les chercheurs.

Sur la période 2003-2005, sur les 7,5 millions de dons prélevés, 106 ont été dépistés positifs pour le VIH, 132 pour l'HTLV (dont plus de la moitié en
Guyane et aux Antilles), 785 pour le VHC et 1.226 pour l'antigène HBs, signe d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B. 

Chez les nouveaux donneurs, les taux de prévalence du VIH et de l'HTLV sont restés stables durant cette période, alors que la fréquence des infections par le VHC ou le VHB "diminuaient significativement", soulignent les chercheurs. 

Lors du dépistage, sont recherchés des anticorps témoignant d'une infection par le VIH, le VHC ou l'HLTV ou la présence de l'antigène HBs pour l'hépatite B
. En outre, pour le VIH-1 et le VHC, un dépistage génomique viral visant à rechercher la présence du matériel génétique du virus lui-même a été mis en place depuis juillet 2001. 

En quatre ans et demi (c'est-à-dire sur plus de 11 millions de dons prélevés entre juillet 2001 et fin 2005), ce dépistage supplémentaire a permis d'écarter quatre dons infectés par le VIH et cinq dons par le VHC qui étaient négatifs lors de la recherche des anticorps ou d'autres marqueurs du dépistage obligatoire.

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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 15:34

Bien mieux que des images, publiée précédemment sur la composition des cigarettes, et un clip vidéo que vous pouvez encore regarder, le chanteur Renaud a décidé de monter au créneau en composant une chanson Arrêter la Clope sur ce fléau de santé publique dont voici les termes:

C'est pas si fastoche d'arrêter
Cette putain de came en vente libre
Y faut une sacrée volonté
Une détermination terrible

Chaque fois qu'j'arrête, c'est pas sérieux
Les douze fumeurs que je vais taxer,
M'offrent douze cibiches et même du feu
Z'ont vraiment aucune volonté

Soixante cigarettes dans la tronche
Chaque jour et ce depuis 40 ans
A côté de la couleur d'mes bronches
Un bérêt basque paraîtrait blanc

Et j'vous dit pas la thune non plus
Qu'j'ai laissée à ces enfoirés
Ces dealers au coin de la rue
Avec leurs carottes pour m'faire marcher

Refrain
Arrêter la clope
Avant qu'elle n'arrête ma vie
Trop belle avec toi et mes potes
Trop jolie

Quand j'vois des mômes de 12-13 ans
Qui fument déjà comme des pompiers
J'les imagine dans 25 ans
A galérer pour arrêter

J'trouve héroïque et admirable
Ceux qui ont jamais eu besoin d'cette merde
Qui ont rejeté cette fumée du diable
Qui chlingue comme une vieille gerbe

Etat criminel, trafiquant
Qui s'enrichi sur mon cancer
Et qui me supplie dans le même temps
D'filer ma pièce à Shwartzenberg

Super-trusts Américains
Qui rendent la planète toxico
Pis qui t'expliquent que c'est pas bien
Qu'faut pas fumer dans les bistrots

Refrain

Et pis, surtout, j'veux pas mourir
Et surtout pas d'un truc si con
Pas t'laisser seule et puis me dire
Qu'après 30 ans d'un deuil profond

Tu pourrais r'garder un autre mec
P't'être même un fumeur de cigares
Et pourquoi pas t'maquer avec
L'éternité d'viendrait cauchemar

A chacun sa motivation
Moi c'est juste par jalousie
Que j'veux me libérer d'ce poison
Qu'est un putain de plaisir aussi

J'veux bien m'retrouver sur l'autre rive
Du moment que tu meurs avec moi
J'ai une idée pour que ça arrive
Tu veux pas t'remettre au tabac ?

Arrêter la clope
Avant qu'elle me prive de toi
J'pourrais preque me passer d'mes potes, mais pas de toi

J'pourrais presque me passer d'mes clopes, mais pas de toi

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 18:07

Assurance-maladie et syndicats de médecins veulent aligner le tarif des consultations de généralistes sur celles des spécialistes, à 23 euros, mais les discussions, entamées aujourd'hui, portent sur le calendrier de ces revalorisations, compte tenu des contraintes financières. Voir l'article sur la précédente augmentation

Avant même l'ouverture de cette négociation, le directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, a ouvert la voie à une nouvelle hausse des tarifs des généralistes après celle d'un euro intervenue en août.  Dans une interview publiée jeudi par les Echos, M. van Roekeghem juge "nécessaire de revaloriser les généralistes" et souligne que "la cible reste bien de faire passer le tarif de la consultation de 21 à 23 euros". Il justifie cette revalorisation, souhaitée par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, par le fait que la médecine générale va devenir une spécialité à part entière en 2007 et qu'à ce titre ses tarifs doivent être alignés sur ceux des autres spécialités, soit 23 euros.

Les discussions vont porter sur le calendrier de la mise en place de cette augmentation tarifaire.

Le déficit de l'assurance maladie devrait encore s'élever à 3,9 milliards d'euros l'an prochain, alors que la réforme de la "Sécu" de 2004 tablait sur un retour à l'équilibre de cette branche en 2007. Les engagements de maîtrise des dépenses des médecins pour 2006, axés notamment sur des baisses de prescription des antibiotiques et des arrêts de travail, ont bien permis de réaliser des économies d'un montant de 600 millions d'euros. Mais l'objectif initial était 791 millions d'euros.

Ce bilan de la maîtrise des dépenses est contesté par le premier syndicat de médecins, la CSMF, qui par la voix de son président, Michel Chassang, accuse l'assurance maladie de "mélanger les torchons et les serviettes". "Le problème, c'est que les prescriptions des médecins libéraux et de l'hôpital sont comptabilisés dans la même enveloppe: or, les dépenses hospitalières ont augmenté de 20% au premier semestre 2006 et celles des médecins d'environ 2%", explique-t-il. Celui-ci revendique une première hausse d'un euro "fin janvier ou début février", avant une nouvelle revalorisation d'un euro "au second semestre".

Encore faut-il que les assurés, qui ont supporté une large part des efforts de redressement des comptes de la "Sécu" depuis deux ans, jugent cette "évolution équitable", relève M. Van Roekeghem

En quatre ans, depuis la grève des gardes menée par les praticiens libéraux avant l'élection présidentielle de 2002, la consultation des généralistes est passé de 17,53 à 21 euros, la visite à domicile de 22 à 31 euros et la consultation de nombreux spécialistes de 23 à 27 euros.
Voir l'artcile sur la précédente augmentation

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 15:29

Aujourd'hui en France, environ 367 000 personnes souffriraient d'une hépatite C et 280 000 d'une hépatite B.

Des chiffres publiés hier par l'Institut de Veille sanitaire (InVS) qui s'est penché sur la prévalence des infections par le VHC et le VHB en métropole.

Initiée en 2004, l'enquête a été menée auprès de 14 416 personnes de 18 à 80 ans. Les auteurs font ainsi ressortir une prévalence globale des anticorps anti-VHC de 0,84%. Soit 367 055 personnes, dont les deux tiers vivraient avec une hépatite C chronique.

La prévalence du VHC semble plus élevée chez les femmes que chez les hommes (1,02% contre 0,84%). Et la tranche des 45-49 ans, la plus touchée. Sans surprise, elle est également 3 fois plus fréquente chez les personnes en situation de précarité (2,49% contre 0,74%). Pour ce qui concerne les disparités interrégionales, notons que la prévalence du VHC est « particulièrement élevée en Ile-de-France » (1,1%). Pour les auteurs, les facteurs de risques associés sont bien connus : « usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale, transfusion sanguine avant 1992, tatouage et enfin, naissance dans un pays où la prévalence des anticorps anti-VHC est élevée ».

4 000 morts par an

Concernant l'hépatite B, la prévalence de l'antigène HBs - qui signe une infection chronique- est de 0.65%. Ce qui représente 280 821 personnes. Les hommes sont cinq fois plus touchés que les femmes. Et les précaires deux fois plus que le reste de la population. C'est dans le quart Nord-est du pays que la prévalence est la plus élevée (1,12%). Enfin « l'usage de drogues par voie intraveineuse, l'homosexualité, la précarité, un niveau d'éducation inférieur au baccalauréat, un séjour d'au moins 3 mois en institution et le lieu de naissance » constituent les principaux facteurs de risques.

Pour les auteurs, « les efforts de dépistage de l'infection par le VHC doivent être poursuivis et le dépistage de l'infection par le VHB promu, afin de proposer une prise en charge adaptée. L'accès au dépistage et à la prise en charge pour les personnes en situation de précarité doit également être assuré ». Rappelons enfin que chaque année en France, environ 2 600 personnes meurent d'hépatite C. Et 1 300 d'hépatite B.

Source : Institut de Veille sanitaire, 19 décembre 2006

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 14:14

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé mardi 19 décembre 2006 que d'ici 2010, il "faudra encore relever le numerus clausus", pour éviter la diminution du nombre de médecins, et "mieux payer" ceux qui s'installent en zones rurales pour éviter les inégalités de répartition.

"Avant 2010, il faudra encore relever le numerus clausus", a indiqué M. Bertrand en rappelant que "depuis quatre ans, on a déjà relevé le numerus clausus de 50%", pour le faire passer de 4.000 étudiants admis en études de médecine en 2001, à 7.000 en 2006. 

Il faudra "penser aussi aux délégations de tâches" vers les professions paramédicales, a-t-il ajouté, "les infimières par exemple, vont pouvoir prendre davantage de place dans le système de santé". 

Le "paradoxe" d'aujourd'hui, c'est qu'"il n'y a jamais eu autant de médecins, mais ils n'ont jamais été aussi mal répartis", a indiqué le minsitre de la Santé. 

"Il faut donner envie aux médecins de s'installer dans des zones sous-médicalisées", a-t-il dit, soulignant qu'il ne s'agit "pas seulement du milieu rural, mais aussi des zones urbaines sensibles". 

"Il faut faire sauter un tabou", a indiqué le ministre: "Je suis pour qu'on paye mieux ceux qui s'installent dans des zones sous-medicalisées", a déclaré M. Bertrand, tout en faisant en sorte "que le prix soit le même pour le patient". 
 

Le ministre a également évoqué à ce sujet l'idée de favoriser "les conditions d'exercice en groupe", car "cela permet de répartir le travail et les gardes". 

Selon un récent rapport publié par la caisse de retraite des médecins (Carmf), les effectifs des médecins libéraux devraient baisser de près de 25% d'ici 2025. Les projections de la Caisse nationale d'assurance maladie sont moins catastrophiques et prévoient une diminution des effectifs de 9%.

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 15:24

Un nouveau gène impliqué dans l'autisme, un trouble du développement dont l'origine reste mystérieuse, vient d'être identifié par des chercheurs de l'Institut Pasteur (Paris).Ces travaux montrant "le rôle-clé de ce gène dans l'organisation des connections entre les neurones", sont publiés dimanche en ligne par la revue Nature Genetics.

L'autisme, qui apparaît avant l'âge de 3 ans, fait partie des troubles envahissants du développement. "Il touche environ un enfant sur 200, avec une fréquence quatre fois plus élevée chez les garçons", indique Thomas Bourgeron de l'Institut Pasteur (Paris), responsable de l'étude.

L'autisme est caractérisé par des déficits de la communication et des relations sociales, associés à des comportements répétitifs, stéréotypés.

"Ce gène, baptisé SHANK3, n'explique pas toutes les formes d'autisme", avertit le chercheur.

En 2003, son équipe avait identifié, chez des personnes atteintes d'autisme ou du syndrome d'Asperger (forme moins sévère de l'autisme), des anomalies (mutations) de deux gènes situés sur le chromosome X. Des défauts génétiques qui ont un impact sur des protéines, les neuroligines, impliquées dans la formation des zones de communication entre les neurones (synapses).

Ces chercheurs ont depuis analysé une région du chromosome 22 (dite 22q13). Des altérations de cette région sont en effet responsables de retard mental, d'autisme et de trouble du langage, mais jusqu'à présent le gène en cause n'avait pas été identifié.

En étudiant cinq enfants de trois familles différentes, les chercheurs ont maintenant identifié dans cette zone du chromosome, le gène en question. Ce gène SHANK3 commande la fabrication d'une protéine qui interagit avec les neuroligines et joue un rôle crucial pour le développement des synapses.

Les altérations génétiques observées présentent des degrés divers, pouvant aller jusqu'à des "délétions" (pertes) importantes du gène, avec absence d'acquisition du langage. Chez un enfant autiste, mais qui a appris à parler, le gène est "dupliqué" (une copie du gène en trop), relève le chercheur. Une façon de rappeler combien ce trouble du développement est "complexe".
Ces recherches ont été conduites en collaboration avec l'Inserm, les services de psychiatrie parisiens des professeurs Marion Leboyer et Marie-Christine Mouren-Siméoni et suédois de Christopher Gillberg (université de Göteborg, Suède).

Le risque d'avoir un 2e enfant atteint dans une famille déjà touchée est 45 fois plus élevé que dans la population générale. Mais le gène SHANK3 n'explique encore qu'un nombre limité des cas, d'après l'analyse de 155 autres individus ayant des troubles comportementaux sans anomalie apparente de ce gène. Des études complémentaires sont en cours pour identifier d'autres gènes en cause.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 01:15

Un adulte hétérosexuel qui est circoncis voit son risque de contracter le SIDA diminuer de moitié, selon les Instituts nationaux de santé américains (NIH) qui s'appuient sur deux études menées en Afrique confirmant le rôle de la circoncision masculine dans la prévention de la maladie. Une information qui ne remet toutefois pas en cause la nécessité de se protéger.

Les résultats des études menées en Ouganda et au Kenya ont été tellement significatifs que les Instituts américains ont jugé bon d'arrêter ces travaux et de donner aux hommes non circoncis qui y prenaient part la possibilité de bénéficier de cette opération.

On connait le lien entre le VIH et la circoncision depuis les années 80 "La circoncision contribue à faire diminuer à la fois le risque individuel et le risque de propagation du virus dans la communauté", a observé le Dr Antoni Fauci, un expert du SIDA, directeur de l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses au sein des NIH. Toutefois, cette opération n'assure pas une protection parfaite. Les hommes qui se font circoncire ne doivent pas pour autant se passer de préservatifs ni prendre d'autres risques, la circoncision n'offrant aucune protection au cours des rapports anaux ou lors d'injections intraveineuses de drogues.

La circoncision masculine est un geste habituel aux Etats-Unis au moment de la naissance. Mais en Afrique subsaharienne, où vivent plus de la moitié des quelque 40 millions de personnes contaminées dans le monde, elle se révèle très rare.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage d'organiser une rencontre internationale début 2007 pour évaluer les résultats de ces études et les traduire en recommandations favorables à la circoncision masculine, dès lors qu'elle est réalisée par des personnels de santé formés et opérant en atmosphère stérile. Tout en expliquant aux hommes que cela ne les rend pas pour autant invulnérables. Si la circoncision des hommes devenait systématique, elle pourrait éviter, selon les responsables, la survenue de dizaine de milliers de d'infections dans les années qui viennent. Se fondant sur un modèle sud-africain, le Dr Fauci note que près de deux millions d'infections pourraient être évitées durant la prochaine décennie.

"C'est une nouvelle très importante qui pourrait aider des millions d'hommes et réduire le risque auquel sont exposées des millions de femmes", a déclaré Paul Zeitz de la Global AIDS Alliance.

Pourquoi la circoncision masculine joue-t-elle un rôle? Les cellules de la peau du prépuce sont particulièrement vulnérables au VIH, a expliqué le Dr Fauci. Par ailleurs, le prépuce est plus fragile, la peau étant plus fine qu'ailleurs, ce qui fournit au virus un endroit où pénétrer facilement.

Les études impliquaient 2.784 hommes séronégatifs à Kisumu (Kenya) et 4.996 à Rakai (Ouganda). Certains étaient circoncis, d'autres seulement suivis. Au bout de deux ans, 22 des Kenyans circoncis étaient infectés par le VIH, comparés à 47 non circoncis, soit une réduction de 53%. En Ouganda, 22 des hommes circoncis étaient infectés, contre 43 des non circoncis, soit une réduction de 48%.

Les chercheurs ont offert à tous les hommes de l'étude la possibilité de se faire circoncire, une proposition qu'ont déjà acceptée 80% des Ougandais, selon le premier auteur de l'étude, Ronald Gray, de l'Université Johns Hopkins. Les effets secondaires, notamment des infections sans gravité, sont rares. Leur nombre est identique à celui observé chez les enfants américains circoncis, a précisé Robert Bailey, de l'Université de l'Illinois à Chicago, qui a conduit l'étude kenyane.

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 14:42

Encore beaucoup trop de caries

En France, de même que la mortalité maternelle est un problème pour la santé des femmes, la carie demeure un problème de santé publique pour les enfants. Vivre en bonne santé paraît de plus en plus difficile.

Dans l'Est du pays, les caries concernent près de 50% des enfants de 12 ans. Très, très loin donc de l'objectif fixé par l'OMS à ses états membres : que 90% des enfants de 12 ans aient une bouche sans carie !

Consciente du problème, l'Union Régionale des Caisses d'Assurance-maladie (URCAM) d'Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine s'est penchée sur la santé bucco-dentaire des enfants de 4 à 12 ans. Et les résultats sont loin d'être brillants. L'enquête, qui s'est déroulée entre 2003 et 2005, révèle que 20% des enfants de 12 ans ont un indice CAO (dents Cariées, Absentes ou Obturées) de 4 .
Au plan national, cet indice s'élève à 1,9.
Un chiffre que nous devons comparer aux 0,8 des Pays-Bas et du Danemark, ou encore aux 1 de l'
Allemagne et de l'Italie.

Autre problème, les apports en fluor. Ils sont insuffisants dans 45% des cas, et excessifs dans 33% des cas. Or le rôle du fluor dans la prévention des caries est aujourd'hui largement prouvé. A l'inverse, s'il est pris en trop grandes quantités, il peut provoquer l'apparition de taches sur les dents, ce que les spécialistes appellent la fluorose dentaire. Il augmente aussi le risque d'ostéopétrose, une maladie qui déforme et fragilise les os. Vraiment pas brillant… A tel point d'ailleurs que la Caisse nationale d'Assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) présente aujourd'hui une campagne de prévention à destination des plus jeunes.

Source : URCAM, Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne 1er décembre 2006- WHO Oral Health Country/Aera Profile Programme

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 10:34

Mortalité maternelle en France: encore trop de décès évitables

Chaque année, de 50 à 97 décès maternels sont enregistrés en France pendant la grossesse, lors de l'accouchement ou durant les six semaines suivantes, selon un bilan publié mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Le taux de mortalité maternelle pour 100.000 naissances vivantes est passé de 11,2 pour les années 1990-1994 à 7,5 durant la période 2000-2002, mais "il est encore beaucoup trop fréquent" et la France reste "mal située" par rapport à ses voisins européens, souligne dans un éditorial l'Institut de veille sanitaire (InVS) qui édite le BEH.

En France, parmi les cent objectifs de la loi de Santé publique d'août 2004 (2004-806) figure pourtant celui de ramener la mortalité maternelle à 5 décès pour 100.000 naissances vivantes, rappellent Marianne Philibert (Inserm) et ses collègues. La France souhaite donc depuis 2004 améliorer la santé des femmes enceintes.

Après une diminution du risque enregistrée entre 1996 et 2000, année où le taux de mortalité maternelle était descendu à 6,5 pour cent mille naissances vivantes, "l'évolution récente est moins favorable", le taux étant remonté en 2001, puis 2002 (8,8), soulignent-ils.

Entre 2000 et 2002, le taux de mortalité maternelle était inférieur à 5 en Espagne, Autriche, Allemagne et Norvège et situé entre 5 et 6 dans d'autres pays européens (Portugal
, Irlande, Finlande), selon des données de l'Organisation mondiale de la Santé(OMS) publiées dans le BEH. Dans les pays en développement le taux de mortalité maternelle peut dépasser 500 pour 100.000 naissances vivantes.

Facteurs d'augmentation des risques:
*Le risque augmente aussi avec l'âge des femmes enceintes: il est huit fois plus élevé à 40 ans qu'à 20-24 ans.
Il varie aussi selon la nationalité, avec un taux deux fois plus élevé parmi les femmes non européennes.
*
Des disparités régionales sont relevées, avec des fluctuations d'une période à l'autre. Le Nord-Pas-de-Calais
fait durablement figure de bon élève : le taux de mortalité maternelle y est descendu de 11,2 pour la période 1995-1999 à 3,5 entre 2000 et 2002.
*
La pratique de la césarienne, qui devient plus fréquente (20% des naissances actuellement), entraine un risque accru de mort maternelle après accouchement: il est multiplié par 3,5 par rapport à une naissance par les voies naturelles. D'où la recommandation "d'exclure les césariennes de confort".

Les hémorragies sont la première cause (21%) de décès maternels, suivies des complications de l'hypertension artérielle (12%), selon les chercheurs.

Plus de la moitié des décès de causes obstétricales directes sont considérés "évitables" dont 73% des décès suite à une hémorragie et 44% des décès dus à l'hypertension. Par ailleurs 29% des décès de causes obstétricales indirectes (accidents cardiovasculaires notamment) seraient "évitables".
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 00:57

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