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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 08:20

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un rapport sur les risques globaux sur la santé et les déterminants de mortalité évitable

Voici le communique de presse (en français) avec le lien vers le rapport intégral (en anglais)

27 OCTOBRE 2009 | GENÈVE -- Selon un rapport publié par l’OMS aujourd’hui, l’espérance de vie de la population mondiale pourrait être augmentée d’environ cinq ans si l'on s'attaquait à cinq facteurs de risques: l’insuffisance pondérale pendant l’enfance, les rapports sexuels à risque, l’alcoolisme, le manque d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène, et l’hypertension.

Ces facteurs sont en effet responsables du quart des 60 millions de décès survenant chaque année.

Le rapport intitulé Global Health Risks décrit 24 facteurs qui ont une incidence sur la santé, qui sont à la fois environnementaux, comportementaux et physiologiques, tels que la pollution de l’air, le tabagisme ou la mauvaise alimentation.

Le rapport appelle également l’attention sur l’effet combiné de plusieurs facteurs de risque. De nombreux décès et maladies sont provoqués par plusieurs facteurs de risque et pourraient être évités si l’on réduisait l’un quelconque de ceux-ci.

 

Selon Colin Mathers, coordonnateur de l’Unité mortalité et charge de morbidité à l’OMS, «plus du tiers des décès d’enfants dans le monde peuvent être attribués à quelques facteurs de risque nutritionnels tels que l’insuffisance pondérale pendant l’enfance, l’insuffisance de l’allaitement maternel et la carence en zinc.»

Huit facteurs de risque sont responsables à eux seuls de plus de 75% des cas de cardiopathie coronarienne, principale cause de mortalité dans le monde. Il s’agit de la consommation d’alcool, de l’hyperglycémie, du tabagisme, de l’hypertension artérielle, de l’indice de masse corporelle élevé, de l’hypercholestérolémie, d’une faible consommation de fruits et de légumes et de la sédentarité. La plupart de ces décès surviennent dans les pays en développement.

«Le fait de comprendre l’importance relative des facteurs de risque pour la santé aide les gouvernements à déterminer les politiques qu’ils souhaitent poursuivre» poursuit Mathers. «De nombreux pays sont confrontés à une association complexe de facteurs de risque. Les pays peuvent se fonder sur ce type de données ainsi que sur d’autres informations concernant les politiques et leur coût pour élaborer leur programme d’action sanitaire.»

Autres conclusions:

  • neuf risques environnementaux et comportementaux ainsi que sept causes infectieuses sont responsables de 45% de décès par cancer dans le monde;

  • au niveau mondial, le surpoids et l’obésité entraînent plus de décès que l’insuffisance pondérale;

  • les environnements à risque et malsains sont responsables d’un décès d’enfant sur quatre dans le monde;

  • 71% des décès par cancer du poumon sont dus au tabagisme;

  • dans les pays à faible revenu, des carences nutritionnelles faciles à corriger provoquent la mort d’un enfant sur 38 avant l’âge de cinq ans;

  • les dix principaux risques évitables réduisent l’espérance de vie d’environ sept ans au niveau mondial et de plus de dix ans dans la région africaine.

Le rapport utilise un grand nombre de données obtenues dans le cadre d’études menées par l’OMS et d’autres études scientifiques. Il estime les effets de 24 risques pour la santé sur la mortalité, la morbidité et les traumatismes par région, âge, sexe et niveau de revenu des pays pour l’année 2004. Il s’agit des données les plus récentes disponibles en raison du temps nécessaire à leur collecte et à leur analyse.


Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Dr Colin Mathers, Statistiques et informatique sanitaires

Téléphone: +41 22 791 4529 Courriel: mathersc@who.int

Dr Gretchen Stevens, Statistiques et informatique sanitaires

Téléphone: +41 22 791 1031 Courriel: stevensg@who.int

Maya Mascarenhas, Statistiques et informatique sanitaires

Téléphone: +41 22 791 1855 Courriel: mascarenhasm@who.int

Alice Ghent, Chargée de communication

Téléphone: +41 22 791 1498 Portable: +41 79 206 1087 Courriel: ghenta@who.int 

Fiona Fleck, Chargée de communication

Téléphone: +41 22 791 1897 Portable: +41 79 206 1403  Courriel: fleckf@who.int


Source: OMS

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 22:27

www.defibrillateurs-en-france.com ,
un site pour sauver des vies


On l’espérait. On l’attendait. C’est chose faite depuis quelques semaines. Un site visant à inventorier et cartographier l’ensemble des défibrillateurs à disposition sur notre territoire, est en ligne. Une initiative signée du groupe de protection sociale Vauban Humanis, premier acteur privé à offrir à des tiers (partenaires publics ou privés) et installer des défibrillateurs en France. Le tout dans le cadre de sa campagne de sensibilisation « Ensemble, sauvons des vies » lancée le 15 septembre dernier.

Une carte interactive et facile d’utilisation
Grâce à ce site, il est possible pour tout utilisateur de localiser un défibrillateur où qu’il soit en France. Une carte - simple d’utilisation et interactive - les recense, et permet de faire une recherche par ville ou code postal. L’intérêt ? Connaître dans son environnement proche l’emplacement des défibrillateurs existants et, le cas échéant favoriser la rapidité et l’efficacité d’une éventuelle intervention, le site proposant déjà de télécharger le fichier des emplacements des défibrillateurs pour GPS.  Rappelons que le facteur principal de survie lors d’un accident cardio-vasculaire est le délai d’intervention de la défibrillation. À chaque minute écoulée, 10 % de chances de survie sont perdues.

Un mode participatif, l’éducation aux « gestes qui sauvent »
Le site, en choisissant le mode participatif, permet à chacun de s’inscrire dans une démarche citoyenne, les Internautes pouvant librement ajouter un nouveau défibrillateur dès qu’ils en prennent connaissance. Une façon originale et utile d’impliquer le maximum de personnes dans une démarche de sensibilisation aux défibrillateurs. Enfin, le site permet de connaître l’essentiel sur les trois gestes qui sauvent lors d’un arrêt cardiaque. Les prochains événements auxquels participent Vauban Humanis dans le cadre de sa campagne « Ensemble, sauvons des vies » ainsi que tous les rendez-vous pour des sensibilisations y sont annoncés.

Recenser le maximum de défibrillateurs accessibles au grand public
L’initiative de Vauban Humanis d’offrir des défibrillateurs a été suivie par d’autres acteurs. Le groupe s’en réjouit, puisque cela va dans le sens d’une meilleure prévention ! Le site, à terme, pourra donc recenser le maximum de défibrillateurs accessibles au grand public, et pas uniquement ceux offerts par Vauban Humanis.

Découvrez www.defibrillateurs-en-france.com

Pour en savoir plus sur la campagne « Ensemble, sauvons des vies », consultez la rubrique « Une solidarité d’avance » (http://www.vaubanhumanis.com/solidaritedavance.html)


Initiée en 2008 par Vauban Humanis, la campagne « Ensemble, sauvons des vies » a déjà permis d’équiper 75 lieux en Défibrillateurs Automatiques Externes en France. 80 nouveaux lieux seront gracieusement équipés en 2009 pour atteindre 155 appareils installés fin 2009.
Elle a également permis, depuis un an, de sensibiliser plus de 9 000 personnes lors d’évènements grand public, sportifs ou culturels.


 

Rappels

La France et les accidents cardiorespiratoires
Depuis le décret n°2007-705 du 4 mai 2007 « Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatique externe ». Les DAE sont une solution de proximité dans les cas d’arrêts cardiaques, facilement utilisables par des non secouristes.
 
Le facteur principal de survie en cas d’arrêt cardiaque est le délai d’intervention de la défibrillation : le taux de survie dépend essentiellement de la rapidité des premiers soins : à chaque minute écoulée, 10% de chances de survie sont perdues. Les secours ne pouvant être sur place avant 6 à 8 minutes en moyenne, soit 60 à 80% de chances de survie sont perdues.

En France, chaque année, 50 000 à 60 000 personnes décèderaient d’une fibrillation cardiaque, dont 35 000 personnes hors de leur domicile: dans la rue, sur le lieu de travail... Le taux de survie est seulement de 2 à 4%, contre 20 à 50% aux Etats Unis ou dans les pays Anglo-saxons, où des défibrillateurs sont présents.
 
Les gestes qui sauvent
En cas d’arrêt cardiorespiratoire constaté, la réanimation, réalisée dans les 4 à 6 premières minutes est un facteur essentiel de survie.
Les trois gestes qui sauvent :
-       Appeler le 15
-       Pratiquer un massage cardiaque
-       Utiliser un défibrillateur entièrement automatique

Ceci est le communiqué de presse du site expréssement autorisé par Lauren Piekarski (justification à l'appui)

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 17:19

Le prix Nobel de médecine 2009 vient d'être attribué à l'Australo-Américaine Elizabeth Blackburn et aux Américains Carol Greider et Jack Szostak consacrant leurs travaux sur l'enzyme télomérase.
C'est un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit 970.000 euros qu'ils se partageront.


La télomérase est considérée, par de très nombreux spécialistes, comme l'enzyme de l'immortalité, ou encore de l'éternelle jeunesse. Naturellement présente dans l'organisme, elle sert à construire et réparer les télomères, qui sont présents à l'extrémité de nos chromosomes et dont le raccourcissement, au fil des cycles de divisions cellulaires, entraîne le vieillissement de nos cellules. Si elles sont absentes, la survie et la reproduction des cellules sont en péril.

"Si les télomères sont raccourcis, les cellules vieillissent. À l'inverse, si l'activité télomérase est élevée, la longueur des télomères est maintenue et la sénescence cellulaire est retardée. C'est le cas des cellules cancéreuses qui sont considérées comme éternelles", indique l'Académie Nobel.

Leur prix leur sera remis des mains de Sa Majesté le Roi  Carl XVI Gustav de Suède le 10 décembre, date du décès d'Alfred Nobel (1833-1896), industriel suèdois et inventeur de la dynamite.

Qui sont les récipiendaires?

*Elizabeth Blackburn, est née en Australie, par sa double nationalité australienne et américaine, a fait ses études à l'université de Melbourne, puis à Cambridge, au Royaume-Uni. Elle a ensuite travaillé aux États-Unis, principalement à l'université de Californie, à Berkeley, puis à San Francisco. Elle a 61 ans.
*Carol Greider est née aux États-Unis et a fait ses études à l'université de Californie, à Santa Barbara, et à Berkeley, où elle fut dirigée par Elizabeth Blackburn. Elle travaille désormais à l'université Johns Hopkins, à Baltimore (Maryland). Elle a 48 ans.
*Jack Szostak est né à Londres et a fait ses études à l'université McGill, à Montréal, et à l'université Cornell, près de New York puis toute sa carrière à Harvard, à Boston (Massachusetts). Il est également professeur au Massachusetts General Hospital et est lié au Howard Hughes Medical Institute. Il a 57 ans.

L'an passé, le prix nobel de médecine était attribué à la recherche des virus VIH & HPV.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 22:56
L'Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert le 25 septembre 2009 à deux vaccins contre le virus de la grippe A (H1N1) : Focetria, fabriqué par Novartis, et Pandemrix, de GlaxoSmithKline, tous deux contenant des adjuvants*.


Le schéma de vaccination sera de 2 doses à 3 semaines d'intervalle, chez l'adulte et les enfants à partir de 6 mois.Quant à l'administration d'une dose unique, l'EMEA doit recevoir des données complémentaires.


Apès l'avis favorable de l'EMEA, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces vaccins doit être accordée par décision de la Commission européenne. Puis avec cette AMM, les vaccin pourront être délivrés dans tous les Etats de l'Union européenne (UE).


Les deux laboratoires ont utilisé des prototypes ("mock-up ") qu'ils avaient développés contre le virus de la grippe aviaire H5N1 (avec une AMM délivrée), et y ont changé les éléments antigéniques du nouveau virus H5N1 par celui du H1N1. "Des décennies d'expérience avec les vaccins contre la grippe saisonnière indiquent que l'insertion d'une nouvelle souche dans un vaccin ne devrait pas substantiellement affecter la sécurité ou le niveau de protection offerts", indique le
communiqué de l'Agence européenne du médicament. grâce à des données "incluant l'information sur des essais cliniques sur plus de 6 000 sujets, générées au moment de l'autorisation des vaccins mock-up, de même que l'information en lien avec le changement de souche du H5N1 au H1N1 […] des résultats supplémentaires seront disponibles à partir d'octobre-novembre".

Même si "ils sont largement utilisés dans la fabrication de vaccins et possèdent un bon dossier de sécurité. L'adjuvant de Focetria a été utilisé pour un autre vaccin antigrippal depuis 1997 dans plus de 45 millions de doses. L'adjuvant de Pandemrix a été testé dans des essais cliniques incluant plusieurs milliers de patients", l'EMEA a demandé aux industriels de mettre en place des plans de gestion des risques, destinés à "activement investiguer et surveiller la sécurité des vaccins, aussitôt qu'ils seront utilisés au sein de l'UE", avec la sécurité que "les fabricants se sont engagés à mener des études de sécurité post-AMM sur environ 9 000 patients pour chaque vaccin"

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique pour sa part : « Nous avons également renforcé le dispositif de pharmacovigilance pour recenser d'éventuels effets indésirables."

Sanofi Pasteur a indiqué que les essais sur ses vaccins contre le H1N1 (un avec et un sans adjuvant) se termineront fin octobre avec un dépôt de dossiers en novembre.


*Les adjuvants servent à augmenter la réponse immunitaire et diminuer le quantité d'antigène présent dans le vaccin

Au 20 Septembre 2009, il y a eu plus de 300 000 confirmation de cas d'épidemie de grippe H1N1, 3917 décès, dans 191 pay et territoires, selon le dernier communiqué de l'OMS
Voir le discours de la ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot-Narquin et celui de la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 17:41

La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière aura lieu cette année du 21 septembre au 31 décembre 2009.
La grippe saisonnière touche chaque année 2 à 7 millions de personnes et cause environs 3 000 décès.
Le vaccin est donc pris en charge intégralement à 100% pour les personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes à risque (patients atteints de diabète, insuffisance respiratoire, mucoviscidose) à qui il est fortement conseillé de se faire vacciner. Sinon, le prix du vaccin est fixé à 6,26 euros.

La ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot-Narquin, a prononcé le discours suivant en présence de Nora Berra, secrtaire d'Etat chargée des Aînés et de Frédéric VAN ROEKEGHEM, directeur général de la caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) pour le lancement de la capagne devaccination contre la grippe saisonnière


Vendredi 18 Septembre 2009

Sous réserve du prononcé

Madame la ministre, chère Nora,
Monsieur le directeur de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), cher Frédéric Van Roekeghem,
Mesdames, messieurs,

Rendez-vous annuel incontournable du calendrier vaccinal, le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière revêt cette année un caractère particulier.

Il intervient, en effet, dans un contexte de pandémie, liée à l’apparition d’un nouveau virus grippal, le virus A (H1N1).

Pour autant, et c’est là un point sur lequel je veux particulièrement insister, en aucun cas les deux vaccinations ne doivent être confondues. Il s’agit au contraire de deux campagnes séparées et clairement différenciées. Elles ciblent une même pathologie : la grippe ; mais deux types de virus grippaux aux caractéristiques bien différentes.

Nous avons en effet, d’un côté, les virus de la grippe dite « saisonnière ». Ce sont des virus qui évoluent chaque année dans des proportions limitées.

Il faut donc simplement adapter le vaccin dit « saisonnier », afin qu’il soit le plus efficace possible contre le virus qui circulera au cours de l’épidémie hivernale. C’est cette campagne vaccinale que nous lançons aujourd’hui.

De l’autre côté, nous avons le virus pandémique A(H1N1). Celui-ci est nouveau. Il va donc nécessiter un vaccin spécifique. Et comme vous le savez, nous nous sommes préparés tout l’été à pouvoir lancer, dans les prochaines semaines, une campagne spécifique de vaccination à grande échelle contre ce nouveau virus.

En résumé, nous devrions avoir deux campagnes de vaccination. Celle de la grippe saisonnière, contre les virus saisonniers, qui commence aujourd’hui, et celle contre le nouveau virus A(H1N1) qui pourrait commencer en octobre. La vaccination contre l’un n’apportera pas de protection contre l’autre.

*

Aujourd’hui, c’est bien la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, celle que nous connaissons chaque année, que nous lançons.

Nous aurions tort d’oublier cette menace là. Ce serait même une faute. Je rappelle que cette grippe saisonnière touche, chaque année, plusieurs millions de personnes en France et provoque un nombre important de décès. C’est un ennemi « discret », peu médiatisé, mais qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer.

D’ailleurs, bien qu’étant une maladie fréquente, je me suis rendue compte qu’elle était mal connue de nos concitoyens ou plus exactement que ses symptômes étaient mal connus.

La grippe est une maladie dont les symptômes sont tangibles : une fièvre élevée, dépassant généralement 39°C, des douleurs musculaires, une gêne respiratoire et une profonde fatigue, qui peut se prolonger durant plusieurs semaines.

Elle est parfois confondue avec ce que les médecins appellent « l’état grippal » qui se caractérise par des symptômes de moindre intensité et dont les conséquences sont moindres.

Mais les personnes qui ont eu la grippe le savent : c’est une maladie sérieuse et faut-il rappeler, c’est une maladie qui peut s’avérer mortelle en particulier chez les personnes fragilisées. En France, elle cause environ 2.500 décès chaque année dont plus de 90% chez des personnes de plus de 65 ans.

Nous le savons, les facteurs de risque sont l’âge, d’une part et l’existence de pathologies sous-jacentes, d’autre part.

C’est la raison pour laquelle il est très important que les personnes les plus vulnérables se fassent vacciner.

Le vaccin est offert gratuitement pour les personnes les plus vulnérables face à cette maladie :

  • les personnes de plus de 65 ans ;
  • et, quel que soit leur âge les patients souffrant de l’une des neufs affections de longue durée (ALD) prédisposant à des formes graves de la grippe.

Pour autant, le vaccin s’adresse à tous et ce pour deux raisons :

  • d’abord, parce qu’il offre une protection individuelle et vous évitera de contracter cette maladie qui, comme je l’ai dit, peut être très sérieuse. Le vaccin est le meilleur moyen de prévention ;
  • ensuite, et peut-être surtout, parce que se faire vacciner, c’est contribuer à la protection de son entourage, de ses proches, de ses voisins, de ses collègues, de ses patients, en évitant le risque de les contaminer. Et parmi ceux-ci, il se trouve peut-être, sans doute même, des personnes vulnérables.

Ce second message s’adresse bien sur à tous, même en l’absence de facteur de risque, chacun a intérêt à se faire vacciner.

Il s’adresse néanmoins tout particulièrement à une catégorie de population pour laquelle cette vaccination est très importante.

Je veux parler des soignants, de toutes celles et tous ceux qui sont au contact des patients, personnes par définition vulnérables, et qui ont le devoir de se faire vacciner.

*

La vaccination contre la grippe saisonnière se fera, cette année, selon les mêmes modalités que d’habitude.

Concrètement, les vaccins seront disponibles, en pharmacie, à partir du 25 septembre. Les personnes âgées de plus de 65 ans, ainsi que celles souffrant de l’une des neuf ADL concernées, recevront, dans les prochains jours, un bon de la caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM), qui leur permettra de se rendre à la pharmacie, pour y retirer le vaccin. Ce dernier leur sera ensuite administré par leur médecin traitant ou une infirmière, sauf s’il s’agit d’une primo-vaccination.

Les professionnels de santé, quant à eux, pourront être vaccinés sur prescription médicale ou mise à disposition du vaccin par leur employeur, pour les professionnels salariés.

A ce jour, et je le déplore, la recours à la vaccination contre la grippe saisonnière reste trop faible en France par rapport aux objectifs de santé publique fixés par l’organisation mondiale de la santé (OMS) : les personnes que je viens d’évoquer et qui devraient se faire vacciner – les personnes âgées ou vulnérables, et les professionnels de santé – ne le font pas, ou pas suffisamment.

C’est pourquoi, je le répète avec force : faites-vous vacciner. Faites-le sans tarder.

Il s’agit là d’un véritable enjeu de santé publique, dont chacun doit prendre la pleine mesure.

*

Si les modalités pratiques d’organisation de la vaccination contre la grippe saisonnière sont les mêmes que les autres années, nous devons en revanche tenir compte du contexte particulier lié à l’épidémie de A(H1N1).

Cette situation m’amène à formuler un souhaitcelui d’inviter le plus grand nombre, surtout les populations à risque, à se faire vacciner. C’est évidement un souhait que je formule chaque année, mais il est encore plus important aujourd’hui.

Se faire vacciner, c’est se protéger ; c’est aussi, indirectement, préserver le système de santé qui devra faire face cette année à la menace complémentaire du nouveau virus A(H1N1).

*

Chacun l’aura compris, le lancement de la campagne de vaccination saisonnière est pour moi, pour nous tous, l’occasion de lancer un message de santé publique fort. Cette année il est particulièrement important.

Soyons nombreux et sans attendre au rendez-vous de la vaccination.

Je vous remercie.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 08:55

L’Agence européenne d’Evaluation des Médicaments (EMEA) via le Comité des médicaments à usage humain, en concluant lors de la réévaluation systématique des médicaments renfermant du dextropropoxyphène (DXP) que les risques – et particulièrement celui d’une overdose fatale – excédaient leurs bénéfices, recommande leur retrait progressif du marché dans tous les pays européens.

L’avis de l’EMEA fut confirmé par la Commission européenne pour toute suite à donner via un groupe d’experts chargé d’émettre de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur.
La Food and Drug Administration (FDA) doit également émettre son avis, sachant qu'un comité avait demandé le retrait en janvier 2009.

L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), « envisage [...] que (ce) retrait définitif (…) intervienne dans un délai de l’ordre d’un an ».
« En France et dans des conditions normales d’utilisation, ce médicament n’a fait l’objet d’aucun signal particulier de pharmacovigilance. (…) Son profil de sécurité d’emploi est bien connu et satisfaisant » ajoute-t-elle dans ses dernières recommandations. «Les seules intoxications mortelles (65 par an en France) ont résulté d’intoxication médicamenteuses volontaires par surdose ».


Les médicaments contenant du DXP associent du paracétamol au dextropropoxyphène. La spécialité de référence (Di-Antalvic) a depuis plusieurs années bien des génériques. Une trentaine de spécialités bénéficient aujourd’hui d'autorisation de mise sur le marché, la précieuse AMM.
Mais une différence existe selon les pays: la délivrance unique sur prescription médicale, comme c'est le cas en France.


La recommandation de l’EMEA, entérinée par la Commission européenne, s’impose en France. Le retrait du marché se fera donc dans tout l’Union. Il sera progressif, sans doute dans un délai de l’ordre d’un an. Ce qui permettra aux professionnels d’envisager la meilleure alternative thérapeutique, en fonction de nouvelles recommandations définies par le groupe d’experts évoqué plus haut.

Même si l'AFSSAPS est plus réservée sur les suite de cette recommandation de
retrait progressif des médicaments renfermant du dextropropoxyphène, l’Académie nationale de Médecine regrette « qu’aucune proposition de remplacement ne soit proposée » et propose la mise en place d'« un moratoire permettant de poursuivre les traitements en cours et d’étudier sérieusement et sans précipitation toutes les conséquences d’une application de cette recommandation » avec « une analyse objective et documentée du rapport bénéfice/risque de l’association dextropropoxyphène-paracétamol  ».
Fort de leur réserve, les memebres de l'Académie souhaitent obtenir « une information claire et motivée de la Commission européenne qui doit statuer sur cette recommandation et la rendre éventuellement exécutoire, sachant qu’une majorité de praticiens français et l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) y est opposée ».

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:45

L’Arrêté du 3 juillet 2009 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d'internat au titre de l'année universitaire 2009-2010 est paru au Journal officiel de la République française (JORF) du 7 juillet 2009. 
C'est ainsi 6 186 postes qui seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN), soit 482 postes supplémentaires par rapport à l’an dernier.

La médecine générale est la grande gagnante de cette répartition puisque la spécialité disposera de 3 333 postes (+ 133).
La psychiatre gagne 70 postes passant de 280 à 350.
Les spécialités médicales (950) enregistrent une hausse de 65 postes
La pédiatrie et la médecine du travail passent respectivement de 200 à 253 (+53) et de 54 à 105 (+51).
L’anesthésie-réanimation (294) gagne 34 postes.
Les spécialités chirurgicales (570) gagnent 20 postes, comme la biologie médicale qui passe de 40 à 60 postes ouverts et la santé publique de 60 à 80.
Seuls la gynécologie-obstétrique et gynécologie médicale restent relativement stables (+9 à 164 et +7 à 27)
Aucun poste en moins contrairement à l'an passé.

Le nombre de postes d’internat profite davantage aux interrégions du Nord-Ouest (1106) et du Nord-Est (1095), de l'Ile-de-France (910) qu'à l'interrégion Rhône-Alpes Auvergne (712), Sud-Ouest (660), Sud (515), Ouest (172) et Antilles-Guyane (82).

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 05:03

Déclaration du Directeur général de l'OMS, Dr Margaret Chan, le 11 juin 2009

Grippe A (H1N1): le niveau d'alerte pandémique passe en phase 6

Dr Margaret Chan, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé,

Mesdames, Messieurs,

Fin avril, l’OMS a annoncé qu’un nouveau virus de la grippe A avait fait son apparition.

Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau.

Ce virus est contagieux, se propageant facilement d’une personne à l’autre, et d’un pays à l’autre. À l’heure où je vous parle près de 30 000 cas confirmés ont été notifiés dans 74 pays.

Ce n’est qu’une partie du tableau. À quelques exceptions près, les pays enregistrant un grand nombre de cas sont des pays dotés de bons systèmes de surveillance et de dépistage.

Dans certains pays, on ne peut plus remonter des chaînes de transmission interhumaine clairement définies. Dans plusieurs régions du monde, le virus circule désormais largement au sein de la population générale. La poursuite de cette propagation est considérée comme inévitable.

Je me suis entretenue avec d’éminents spécialistes de la grippe, des virologistes et des responsables de la santé publique, et conformément aux procédures établies dans le Règlement sanitaire international, j’ai sollicité l’avis d’un comité d’urgence constitué à cette fin.

Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation par ces spécialistes, les critères scientifiques définissant une pandémie de grippe sont remplis.

J’ai donc décidé d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6.

La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé.

Nous sommes dans les tout premiers jours de la pandémie. Le virus se propage mais nous le maintenons sous très étroite surveillance.

Aucune pandémie antérieure n’a été décelée aussi tôt ni surveillée d’aussi près, en temps réel, dès le tout début. Le monde peut maintenant recueillir le fruit des investissements consentis depuis cinq ans pour la préparation en cas de pandémie.

Nous avons une longueur d’avance. Ce qui nous place en position de force. Mais c’est également pour cela que l’on sollicite notre avis et que l’on nous demande de rassurer car les données dont on dispose sont limitées et l’incertitude scientifique reste considérable.

Grâce à une surveillance étroite, à des investigations approfondies et à une notification honnête des pays, nous pouvons nous faire une première idée de la propagation du virus et des pathologies qu’il peut provoquer.

Nous savons également que ce premier tableau très incomplet peut évoluer très rapidement. Les virus dictent leurs propres règles et comme tous les virus grippaux, celui-ci peut modifier les règles, sans rime ni raison, à tout moment.

Au niveau mondial, nous avons de bonnes raisons de penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours, sera de gravité modérée. Comme nous le savons par expérience, la gravité peut varier d’un pays à l’autre en fonction de nombreux facteurs.

D’après les données factuelles actuellement disponibles, dans l’énorme majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète, souvent en l’absence de toute forme de traitement médical.

Au niveau mondial, la mortalité est faible. Chacun de ces décès est tragique et nous devons nous préparer à ce qu’il y en ait d’autres. Néanmoins nous ne nous attendons pas à une augmentation soudaine et spectaculaire du nombre d’infections graves ou mortelles.

Nous savons que le nouveau virus H1N1 infecte de préférence des personnes jeunes. Dans pratiquement toutes les régions qui ont connu des flambées importantes et durables, la majorité des cas sont survenus chez des personnes de moins de 25 ans.

Dans certains de ces pays, près de 2% des sujets ont présenté des symptômes graves, évoluant souvent très rapidement vers une pneumonie engageant le pronostic vital.

La plupart des cas d’infection graves et mortels ont touché des adultes entre 30 et 50 ans.

Ce tableau est sensiblement différent de celui que l’on observe au cours des épidémies de grippe saisonnière, au cours desquelles ce sont surtout les personnes âgées fragiles qui décèdent.

Un grand nombre de cas graves sont survenus chez des personnes présentant des affections chroniques préexistantes, mais pas uniquement. Compte tenu des données préliminaires limitées dont on dispose, les problèmes de santé le plus souvent observés sont les maladies respiratoires, notamment l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies auto-immunes et l’obésité.

Par ailleurs, il est important de noter qu’environ le tiers à la moitié des infections graves et mortelles surviennent chez des jeunes adultes et des adultes d’âge mûr précédemment en bonne santé.

Incontestablement, les femmes enceintes présentent un risque accru de complications. Ce risque accru revêt une importance supplémentaire lorsque le virus, comme c’est le cas de celui-ci, infecte de préférence des individus plus jeunes.

Enfin, et c’est peut-être ce qui nous préoccupe le plus, nous ne savons pas comment ce virus se comportera dans les conditions qui sont normalement celles des pays en développement. A ce jour, la grande majorité des cas ont été décelés et étudiés dans des pays relativement riches.

J’aimerais souligner deux raisons parmi d’autres qui alimentent cette inquiétude. Tout d’abord, plus de 99% des décès maternels, qui sont un indicateur de la médiocre qualité des soins pendant la grossesse et l’accouchement, surviennent dans les pays en développement.

Deuxièmement, près de 85% de la charge des maladies chroniques et concentrée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Même si la pandémie semble être de gravité modérée dans les pays relativement riches, la prudence veut que l’on s’attende à un tableau plus sombre lorsque le virus se propagera à des régions où les ressources sont limitées, où les soins de santé laissent à désirer et où la prévalence des problèmes médicaux sous-jacents est élevée.

Mesdames et Messieurs,

Une des caractéristiques des pandémies est leur propagation rapide à toutes les parties du monde. Au siècle dernier, cette propagation a généralement pris de 6 à 9 mois, alors même que la plupart des voyages internationaux se faisaient par bateau ou par train. Les pays doivent être prêts à voir apparaître des cas, ou à voir augmenter le nombre de cas dans un proche avenir. Les pays où les flambées semblent avoir atteint leur pic doivent se préparer à une deuxième vague d’infection.

Des recommandations concernant les mesures spécifiques de protection et de précaution ont été adressées aux ministères de la santé de tous les pays. Les pays qui n’enregistrent pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants.

Les pays où la transmission est étendue devraient se concentrer sur la prise en charge appropriée des patients. Le dépistage et l’investigation des cas devraient être limités car ce sont des mesures qui demandent beaucoup de moyens et qui peuvent très rapidement épuiser les capacités.

L’OMS a maintenu un dialogue étroit avec les fabricants de vaccins antigrippaux. Il semble que la production des vaccins contre la grippe saisonnière s’achèvera sous peu et que l’intégralité de la capacité de production pourra être exploitée pour fabriquer le plus grand nombre possible de vaccins contre la grippe pandémique au cours des mois à venir.

En attendant la mise à disposition de vaccins, un certain nombre d’interventions autres que pharmaceutiques peuvent conférer une certaine protection.

L’OMS continue à recommander qu’aucune restriction ne soit apportée aux voyages et qu’il ne soit procédé à aucune fermeture de frontières.

Les pandémies de grippe, quelle que soit leur gravité, sont des événements remarquables en raison de la sensibilité pratiquement universelle de la population mondiale à l’infection.

Nous sommes tous concernés et c’est tous ensemble que nous ferons face.

Je vous remercie.

L'épidémie de grippe A(H1N1), qui a débuté au Mexique et aux Etats-Unis, s'est transformée en pandémie mondiale.

Selon le dernier bilan de l'OMS du 11 juin 2009 (14h00 gmt), 74 pays ont officiellement signalé 28.774 cas de grippe A(H1N1), dont 141 mortels. En 1968, la grippe de Hong Kong, avait fait environ un million de morts. La grippe espagnole afait 40 millions de morts mais ni les antibiotiques ni les antiviraux n'existaient.

Rappelons que la grippe saisonnière habituelle fait chaque année de 250.000 à 500.000 morts.

Selon la directrice générale de l'OMS Margaret Chan, les pays déjà touchés par la grippe A(H1N1) doivent se préparer à une "deuxième vague" de cas. La maladie provoquera de nouveaux décès mais on ne s'attend pas à une hausse soudaine du nombre de cas mortels, a-t-elle ajouté.

Les pays peuvent encourager la réduction des déplacements ainsi que les rassemblements liés aux transports publics et sont invités à distribuer des antiviraux et à mettre en oeuvre les mesures destinées à se procurer les vaccins adéquats.

Ils doivent planifier la distribution de vaccins, accélérer la préparation de campagnes de vaccination de masse et informer régulièrement la population sur l'évolution de la pandémie, les traitements et mesures prophylactiques adéquats et les incidences économiques et sociales.

Comment le virus se propage?
Le virus A/H1N1 se propage par :
-voie aérienne (toux, éternuement ou postillons) avec projection des sécrétions respiratoires contaminées,
-le contact des mains salies par des sécrétions respiratoires infectées,
-par contact rapproché avec une personne infectée ou par des objets contaminés par une personne malade.
Mesures à prendre
*Utiliser des mouchoirs jetables et à usage unique et laver les mains après avec du savon ou une solution hydro-alcoolique très régulièrement, notamment avant de manipuler de la nourriture.
*Nettoyer surfaces et les objets du quotidien et se débarrasser de ses déchets dans des sacs-poubelle hermétiques. Dans les lieux publics où la distance de protection sanitaire (2 mètres) ne pourra être respectée, le port d'un masque de protection doit être envisagé.

En France 

"L'OMS indique qu'il appartient à chaque État de déterminer les mesures de gestion à retenir, en fonction de la situation épidémiologique sur leur territoire", rappelleun communiqué commun des ministères de la Santé et de l'Intérieur. Une réunion de la cellule interministérielle de crise se tiendra ce 12 juin à 9 heures au ministère de l'Intérieur, pour faire un "nouveau point sur la situation épidémiologique en France" et "identifier les conséquences
Toute personne qui présente des signes de toux, difficultés respiratoires et courbatures doit absolument éviter de se déplacer, ne pas se rendre aux urgences, mais contacter son médecin traitant qui orientera si nécessaire la prise en charge par le Samu. Pour plus d'informations : 0825.302.302

Le système et les niveaux d'alerte de l'Organisation Mondiale de la santé en cas d'épidémie

Niveau 1 Pas de contamination d'humains par des virus d'origine animale

Niveau 2 Un virus d'origine animale a contaminé les premiers humains: menace potentielle de pandémie

Niveau 3 Virus actifs dans plusieurs foyers mais pas de transmission massive entre humains, Un virus grippal réassorti animal ou animal-humain a été à l’origine de cas sporadiques ou de petits groupes de cas de maladie dans la population, mais n’a pas entraîné de transmission interhumaine suffisamment efficace pour maintenir les flambées à l’échelon communautaire (déclaré le 25 avril 2009)

Niveau 4 Forte augmentation du risque de pandémie. La transmission interhumaine d’un virus grippal réassorti animal ou animal humain capable de provoquer des flambées à l’échelon communautaire a été vérifiée (déclaré le 27 avril 2009)

Niveau 5 Foyer dans plus de deux pays d'une même région. Signal fort qu'une pandémie est imminente (déclaré le 29 avi 2009)

Niveau 6 Deux régions distinctes de l'OMS (Afrique, Amériques, Asie du Sud-Est, Europe, Méditérranée orientale, Pacifique occidental) touchées par le virus pandémie officiellement déclarée (déclaré le 11 juin 2009)
Voir le programme mondial de lutte contre la grippe.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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