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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 08:55

L’Agence européenne d’Evaluation des Médicaments (EMEA) via le Comité des médicaments à usage humain, en concluant lors de la réévaluation systématique des médicaments renfermant du dextropropoxyphène (DXP) que les risques – et particulièrement celui d’une overdose fatale – excédaient leurs bénéfices, recommande leur retrait progressif du marché dans tous les pays européens.

L’avis de l’EMEA fut confirmé par la Commission européenne pour toute suite à donner via un groupe d’experts chargé d’émettre de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur.
La Food and Drug Administration (FDA) doit également émettre son avis, sachant qu'un comité avait demandé le retrait en janvier 2009.

L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), « envisage [...] que (ce) retrait définitif (…) intervienne dans un délai de l’ordre d’un an ».
« En France et dans des conditions normales d’utilisation, ce médicament n’a fait l’objet d’aucun signal particulier de pharmacovigilance. (…) Son profil de sécurité d’emploi est bien connu et satisfaisant » ajoute-t-elle dans ses dernières recommandations. «Les seules intoxications mortelles (65 par an en France) ont résulté d’intoxication médicamenteuses volontaires par surdose ».


Les médicaments contenant du DXP associent du paracétamol au dextropropoxyphène. La spécialité de référence (Di-Antalvic) a depuis plusieurs années bien des génériques. Une trentaine de spécialités bénéficient aujourd’hui d'autorisation de mise sur le marché, la précieuse AMM.
Mais une différence existe selon les pays: la délivrance unique sur prescription médicale, comme c'est le cas en France.


La recommandation de l’EMEA, entérinée par la Commission européenne, s’impose en France. Le retrait du marché se fera donc dans tout l’Union. Il sera progressif, sans doute dans un délai de l’ordre d’un an. Ce qui permettra aux professionnels d’envisager la meilleure alternative thérapeutique, en fonction de nouvelles recommandations définies par le groupe d’experts évoqué plus haut.

Même si l'AFSSAPS est plus réservée sur les suite de cette recommandation de
retrait progressif des médicaments renfermant du dextropropoxyphène, l’Académie nationale de Médecine regrette « qu’aucune proposition de remplacement ne soit proposée » et propose la mise en place d'« un moratoire permettant de poursuivre les traitements en cours et d’étudier sérieusement et sans précipitation toutes les conséquences d’une application de cette recommandation » avec « une analyse objective et documentée du rapport bénéfice/risque de l’association dextropropoxyphène-paracétamol  ».
Fort de leur réserve, les memebres de l'Académie souhaitent obtenir « une information claire et motivée de la Commission européenne qui doit statuer sur cette recommandation et la rendre éventuellement exécutoire, sachant qu’une majorité de praticiens français et l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) y est opposée ».

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:45

L’Arrêté du 3 juillet 2009 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d'internat au titre de l'année universitaire 2009-2010 est paru au Journal officiel de la République française (JORF) du 7 juillet 2009. 
C'est ainsi 6 186 postes qui seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN), soit 482 postes supplémentaires par rapport à l’an dernier.

La médecine générale est la grande gagnante de cette répartition puisque la spécialité disposera de 3 333 postes (+ 133).
La psychiatre gagne 70 postes passant de 280 à 350.
Les spécialités médicales (950) enregistrent une hausse de 65 postes
La pédiatrie et la médecine du travail passent respectivement de 200 à 253 (+53) et de 54 à 105 (+51).
L’anesthésie-réanimation (294) gagne 34 postes.
Les spécialités chirurgicales (570) gagnent 20 postes, comme la biologie médicale qui passe de 40 à 60 postes ouverts et la santé publique de 60 à 80.
Seuls la gynécologie-obstétrique et gynécologie médicale restent relativement stables (+9 à 164 et +7 à 27)
Aucun poste en moins contrairement à l'an passé.

Le nombre de postes d’internat profite davantage aux interrégions du Nord-Ouest (1106) et du Nord-Est (1095), de l'Ile-de-France (910) qu'à l'interrégion Rhône-Alpes Auvergne (712), Sud-Ouest (660), Sud (515), Ouest (172) et Antilles-Guyane (82).

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 05:03

Déclaration du Directeur général de l'OMS, Dr Margaret Chan, le 11 juin 2009

Grippe A (H1N1): le niveau d'alerte pandémique passe en phase 6

Dr Margaret Chan, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé,

Mesdames, Messieurs,

Fin avril, l’OMS a annoncé qu’un nouveau virus de la grippe A avait fait son apparition.

Cette souche particulière, H1N1, n’a pas circulé précédemment chez l’homme. Le virus est entièrement nouveau.

Ce virus est contagieux, se propageant facilement d’une personne à l’autre, et d’un pays à l’autre. À l’heure où je vous parle près de 30 000 cas confirmés ont été notifiés dans 74 pays.

Ce n’est qu’une partie du tableau. À quelques exceptions près, les pays enregistrant un grand nombre de cas sont des pays dotés de bons systèmes de surveillance et de dépistage.

Dans certains pays, on ne peut plus remonter des chaînes de transmission interhumaine clairement définies. Dans plusieurs régions du monde, le virus circule désormais largement au sein de la population générale. La poursuite de cette propagation est considérée comme inévitable.

Je me suis entretenue avec d’éminents spécialistes de la grippe, des virologistes et des responsables de la santé publique, et conformément aux procédures établies dans le Règlement sanitaire international, j’ai sollicité l’avis d’un comité d’urgence constitué à cette fin.

Sur la base des données factuelles disponibles et de leur évaluation par ces spécialistes, les critères scientifiques définissant une pandémie de grippe sont remplis.

J’ai donc décidé d’élever le niveau d’alerte à la pandémie de grippe de la phase 5 à la phase 6.

La pandémie de grippe 2009 a maintenant commencé.

Nous sommes dans les tout premiers jours de la pandémie. Le virus se propage mais nous le maintenons sous très étroite surveillance.

Aucune pandémie antérieure n’a été décelée aussi tôt ni surveillée d’aussi près, en temps réel, dès le tout début. Le monde peut maintenant recueillir le fruit des investissements consentis depuis cinq ans pour la préparation en cas de pandémie.

Nous avons une longueur d’avance. Ce qui nous place en position de force. Mais c’est également pour cela que l’on sollicite notre avis et que l’on nous demande de rassurer car les données dont on dispose sont limitées et l’incertitude scientifique reste considérable.

Grâce à une surveillance étroite, à des investigations approfondies et à une notification honnête des pays, nous pouvons nous faire une première idée de la propagation du virus et des pathologies qu’il peut provoquer.

Nous savons également que ce premier tableau très incomplet peut évoluer très rapidement. Les virus dictent leurs propres règles et comme tous les virus grippaux, celui-ci peut modifier les règles, sans rime ni raison, à tout moment.

Au niveau mondial, nous avons de bonnes raisons de penser que cette pandémie, du moins dans ses premiers jours, sera de gravité modérée. Comme nous le savons par expérience, la gravité peut varier d’un pays à l’autre en fonction de nombreux facteurs.

D’après les données factuelles actuellement disponibles, dans l’énorme majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète, souvent en l’absence de toute forme de traitement médical.

Au niveau mondial, la mortalité est faible. Chacun de ces décès est tragique et nous devons nous préparer à ce qu’il y en ait d’autres. Néanmoins nous ne nous attendons pas à une augmentation soudaine et spectaculaire du nombre d’infections graves ou mortelles.

Nous savons que le nouveau virus H1N1 infecte de préférence des personnes jeunes. Dans pratiquement toutes les régions qui ont connu des flambées importantes et durables, la majorité des cas sont survenus chez des personnes de moins de 25 ans.

Dans certains de ces pays, près de 2% des sujets ont présenté des symptômes graves, évoluant souvent très rapidement vers une pneumonie engageant le pronostic vital.

La plupart des cas d’infection graves et mortels ont touché des adultes entre 30 et 50 ans.

Ce tableau est sensiblement différent de celui que l’on observe au cours des épidémies de grippe saisonnière, au cours desquelles ce sont surtout les personnes âgées fragiles qui décèdent.

Un grand nombre de cas graves sont survenus chez des personnes présentant des affections chroniques préexistantes, mais pas uniquement. Compte tenu des données préliminaires limitées dont on dispose, les problèmes de santé le plus souvent observés sont les maladies respiratoires, notamment l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies auto-immunes et l’obésité.

Par ailleurs, il est important de noter qu’environ le tiers à la moitié des infections graves et mortelles surviennent chez des jeunes adultes et des adultes d’âge mûr précédemment en bonne santé.

Incontestablement, les femmes enceintes présentent un risque accru de complications. Ce risque accru revêt une importance supplémentaire lorsque le virus, comme c’est le cas de celui-ci, infecte de préférence des individus plus jeunes.

Enfin, et c’est peut-être ce qui nous préoccupe le plus, nous ne savons pas comment ce virus se comportera dans les conditions qui sont normalement celles des pays en développement. A ce jour, la grande majorité des cas ont été décelés et étudiés dans des pays relativement riches.

J’aimerais souligner deux raisons parmi d’autres qui alimentent cette inquiétude. Tout d’abord, plus de 99% des décès maternels, qui sont un indicateur de la médiocre qualité des soins pendant la grossesse et l’accouchement, surviennent dans les pays en développement.

Deuxièmement, près de 85% de la charge des maladies chroniques et concentrée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Même si la pandémie semble être de gravité modérée dans les pays relativement riches, la prudence veut que l’on s’attende à un tableau plus sombre lorsque le virus se propagera à des régions où les ressources sont limitées, où les soins de santé laissent à désirer et où la prévalence des problèmes médicaux sous-jacents est élevée.

Mesdames et Messieurs,

Une des caractéristiques des pandémies est leur propagation rapide à toutes les parties du monde. Au siècle dernier, cette propagation a généralement pris de 6 à 9 mois, alors même que la plupart des voyages internationaux se faisaient par bateau ou par train. Les pays doivent être prêts à voir apparaître des cas, ou à voir augmenter le nombre de cas dans un proche avenir. Les pays où les flambées semblent avoir atteint leur pic doivent se préparer à une deuxième vague d’infection.

Des recommandations concernant les mesures spécifiques de protection et de précaution ont été adressées aux ministères de la santé de tous les pays. Les pays qui n’enregistrent pas de cas ou peu de cas doivent rester vigilants.

Les pays où la transmission est étendue devraient se concentrer sur la prise en charge appropriée des patients. Le dépistage et l’investigation des cas devraient être limités car ce sont des mesures qui demandent beaucoup de moyens et qui peuvent très rapidement épuiser les capacités.

L’OMS a maintenu un dialogue étroit avec les fabricants de vaccins antigrippaux. Il semble que la production des vaccins contre la grippe saisonnière s’achèvera sous peu et que l’intégralité de la capacité de production pourra être exploitée pour fabriquer le plus grand nombre possible de vaccins contre la grippe pandémique au cours des mois à venir.

En attendant la mise à disposition de vaccins, un certain nombre d’interventions autres que pharmaceutiques peuvent conférer une certaine protection.

L’OMS continue à recommander qu’aucune restriction ne soit apportée aux voyages et qu’il ne soit procédé à aucune fermeture de frontières.

Les pandémies de grippe, quelle que soit leur gravité, sont des événements remarquables en raison de la sensibilité pratiquement universelle de la population mondiale à l’infection.

Nous sommes tous concernés et c’est tous ensemble que nous ferons face.

Je vous remercie.

L'épidémie de grippe A(H1N1), qui a débuté au Mexique et aux Etats-Unis, s'est transformée en pandémie mondiale.

Selon le dernier bilan de l'OMS du 11 juin 2009 (14h00 gmt), 74 pays ont officiellement signalé 28.774 cas de grippe A(H1N1), dont 141 mortels. En 1968, la grippe de Hong Kong, avait fait environ un million de morts. La grippe espagnole afait 40 millions de morts mais ni les antibiotiques ni les antiviraux n'existaient.

Rappelons que la grippe saisonnière habituelle fait chaque année de 250.000 à 500.000 morts.

Selon la directrice générale de l'OMS Margaret Chan, les pays déjà touchés par la grippe A(H1N1) doivent se préparer à une "deuxième vague" de cas. La maladie provoquera de nouveaux décès mais on ne s'attend pas à une hausse soudaine du nombre de cas mortels, a-t-elle ajouté.

Les pays peuvent encourager la réduction des déplacements ainsi que les rassemblements liés aux transports publics et sont invités à distribuer des antiviraux et à mettre en oeuvre les mesures destinées à se procurer les vaccins adéquats.

Ils doivent planifier la distribution de vaccins, accélérer la préparation de campagnes de vaccination de masse et informer régulièrement la population sur l'évolution de la pandémie, les traitements et mesures prophylactiques adéquats et les incidences économiques et sociales.

Comment le virus se propage?
Le virus A/H1N1 se propage par :
-voie aérienne (toux, éternuement ou postillons) avec projection des sécrétions respiratoires contaminées,
-le contact des mains salies par des sécrétions respiratoires infectées,
-par contact rapproché avec une personne infectée ou par des objets contaminés par une personne malade.
Mesures à prendre
*Utiliser des mouchoirs jetables et à usage unique et laver les mains après avec du savon ou une solution hydro-alcoolique très régulièrement, notamment avant de manipuler de la nourriture.
*Nettoyer surfaces et les objets du quotidien et se débarrasser de ses déchets dans des sacs-poubelle hermétiques. Dans les lieux publics où la distance de protection sanitaire (2 mètres) ne pourra être respectée, le port d'un masque de protection doit être envisagé.

En France 

"L'OMS indique qu'il appartient à chaque État de déterminer les mesures de gestion à retenir, en fonction de la situation épidémiologique sur leur territoire", rappelleun communiqué commun des ministères de la Santé et de l'Intérieur. Une réunion de la cellule interministérielle de crise se tiendra ce 12 juin à 9 heures au ministère de l'Intérieur, pour faire un "nouveau point sur la situation épidémiologique en France" et "identifier les conséquences
Toute personne qui présente des signes de toux, difficultés respiratoires et courbatures doit absolument éviter de se déplacer, ne pas se rendre aux urgences, mais contacter son médecin traitant qui orientera si nécessaire la prise en charge par le Samu. Pour plus d'informations : 0825.302.302

Le système et les niveaux d'alerte de l'Organisation Mondiale de la santé en cas d'épidémie

Niveau 1 Pas de contamination d'humains par des virus d'origine animale

Niveau 2 Un virus d'origine animale a contaminé les premiers humains: menace potentielle de pandémie

Niveau 3 Virus actifs dans plusieurs foyers mais pas de transmission massive entre humains, Un virus grippal réassorti animal ou animal-humain a été à l’origine de cas sporadiques ou de petits groupes de cas de maladie dans la population, mais n’a pas entraîné de transmission interhumaine suffisamment efficace pour maintenir les flambées à l’échelon communautaire (déclaré le 25 avril 2009)

Niveau 4 Forte augmentation du risque de pandémie. La transmission interhumaine d’un virus grippal réassorti animal ou animal humain capable de provoquer des flambées à l’échelon communautaire a été vérifiée (déclaré le 27 avril 2009)

Niveau 5 Foyer dans plus de deux pays d'une même région. Signal fort qu'une pandémie est imminente (déclaré le 29 avi 2009)

Niveau 6 Deux régions distinctes de l'OMS (Afrique, Amériques, Asie du Sud-Est, Europe, Méditérranée orientale, Pacifique occidental) touchées par le virus pandémie officiellement déclarée (déclaré le 11 juin 2009)
Voir le programme mondial de lutte contre la grippe.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:05

Le numéro 66 de Tendances, présente les résultats de l'enquête ESCAPAD et les niveaux d’usages par les jeunes d’une quinzaine de substances : produits très diffusés (alcool et tabac), illicites (cannabis, cocaïne, drogues de synthèse) ou détournées de leur usage.

Alcool, tabac et cannabis voient leur consommation stabilisées voire en baisse à l'inverse des autres produits illicites en forte hausse.

 

Habitude de consommation et pratiques à risques

Garçons et filles fument autant mais les garçons boivent et consomment plus de cannabis que les filles

En 2008, plus de 9 jeunes sur 10 de 17 ans (92,6 %) déclarent avoir déjà bu de l’alcool. Sept sur dix (70,7 %) indiquent avoir déjà fumé une cigarette. Ils sont près de six sur dix (59,8 %) à avoir déjà été ivres et un peu plus de quatre sur dix (42,2 %) à avoir déjà fumé du cannabis au cours de leur vie. La plupart de ces niveaux sont en repli. L’expérimentation de tabac est en baisse depuis 2000 et celle de cannabis depuis 2003 ; l’usage d’alcool au cours de la vie, après avoir baissé en 2003 s’est stabilisé depuis, alors que celui de l’ivresse est orienté à la hausse depuis 2003.

En 2008, l’âge moyen lors de la 1ère cigarette se situe autour de 13 ans et demi ; celui de la 1ère

ivresse est un peu plus élevé : 15 ans. Le 1er usage de cannabis, lorsqu’il intervient, se situe à peine

plus tard : juste après 15 ans. Depuis 2000, les âges moyens lors des expérimentations de tabac et de cannabis ont connu des évolutions similaires: diminution jusqu’en 2005 puis augmentation jusqu’en 2008 et ce parallèlement pour les deux sexes.

 

Détail par substance

Si un peu plus de 4 jeunes sur dix (41,1 %) déclaraient fumer tous les jours en 2000 : ils sont un peu moins de trois sur dix (28,9 %) en 2008. Quant aux consommations quotidiennes de cannabis, elles suivent également un mouvement descendant continu passant de 12,3% en 2002 à 7,3% en 2008, celle quotidiennes passant de 4,5% en 2002 à 3,2% en 2008.

Les niveaux d’expérimentation des substances psychoactives illicites autres que le cannabis (cocaïne, amphétamines, ectasy, héroïne) ont globalement augmenté entre 2000 et 2008 avec plus de consommation par les garçons et un âge d'expérimentation proche de 16 ans.

La cocaïne progresse continuellement (3,3 % d’expérimentation au lieu de 2,5 % en 2005 et 0,9% en 2000), tout comme le crack qui passe de 0,7 % à 1,0 % entre 2005 et 2008 et les amphétamines, 2,2 en 2005 à 2,7 % en 2008.

L'héroïne franchit le seuil de 1,1 % d’expérimentation (contre 0,7 % en 2005) ; le GHB progresse de 0,3 à 0,4 % et la Kétamine de 0,4 à 0,6 % entre 2005 et 2008. L’expérimentation du LSD passe de 1,1 à 1,2 % tandis que celle du Subutex® est pour les deux années de 0,5 %.

Les produits inhalants, comme le poppers, augmentent également de 5,5% en 2005 à 13,7% en 2008.

Seule bonne nouvelle, l’ecstasy recule de 3,5% en 2005 à 2,9% en 2008.

 

Les principaux indicateurs utilisés dans l’enquête ESCAPAD sont les suivants.

L’expérimentation désigne le fait d’avoir déjà consommé un produit au moins une fois au cours de sa vie. A l’exception des ivresses régulières (au moins dix épisodes au cours des douze derniers mois), les autres indicateurs se réfèrent aux trente derniers jours : usage quotidien de tabac ou de

cannabis (au moins une cigarette par jour), usage régulier d’alcool ou de cannabis (plus de 10 épisodes de consommation).

 

Sixième Enquête de L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation À la Défense (ESCAPAD), réalisée comme les précédentes avec le soutien de la Direction du Service National, sur un échantillon de 39 542 jeunes âgés de 17 ans en métropole.

Contact presse : OFDT : Julie-Emilie Adès/ 01 41 62 77 46 / julie-emilie.ades@ofdt.fr

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 22:54

Après sa découverte en 1958 du système des groupes tissulaires HLA (Human Leucocyte Antigen) et son Prix Nobel de médecine en 1980, le Pr Jean Dausset, membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences et professeur honoraire au Collège de France, est décédé à l'âge de 92 ans.


Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, tient à saluer la mémoire du Professeur Jean Dausset décédé aujourd’hui à l’âge de 92 ans. Il a reçu le prix Nobel de médecine en 1980 pour une découverte qui a ouvert la voie aux greffes d'organe. Ce grand scientifique représente l’excellence de la médecine et de la recherche médicale françaises.
Le chef de l’Etat souhaite rendre hommage, au nom de la Nation tout entière, à celui qui a donné ses lettres de noblesse à l’immunologie. Il adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille.
Le Professeur Jean Dausset a découvert en 1958 le système des groupes tissulaires HLA  (« Human Leucocyte Antigen ») qui permet de vérifier la compatibilité entre donneur et receveur lors d'une transplantation d'organe.
Grâce à cette découverte, le don et la greffe d’organes ont pu se développer à travers le monde, sauvant de très nombreuses vies. En France, le don de soi a été fait grande cause nationale pour l’année 2009. Alors que des milliers de personnes sont en attente d’une greffe dans notre pays, le Président de la République forme le vœu que le don continue à progresser pour sauver davantage de vies
.


Le Premier ministre François Fillon salue le "père de la greffe d'organes",  qui "lègue à l'humanité la découverte d'une véritable carte d'identité biologique de l'individu".

"La disparition de ce grand humaniste, pionnier du génome humain, est l'occasion pour le Premier ministre de souligner tout le prix qu'il accorde au développement du don d'organes, qu'il a élevé au rang de 'Grande cause nationale' pour 2009. [...] En ces temps où la solidarité est plus que jamais le ferment de notre Nation, donner un organe, des plaquettes, du sang ou de la moelle osseuse, c'est donner de la vie, pour la vie. C'est le don de soi par excellence".


Le Pr Jean Dausset, né le 19 octobre 1916 à Toulouse d'un père médecin, avait fait ses études secondaires à Paris au lycée Michelet et était devenu docteur en médecine de la Faculté de médecine de Paris en 1945, Interne puis assistant des Hôpitaux de Paris, il s'engage dans les forces libres au
Maroc en 1941. Il est transfuseur pendant la campagne de Tunisie (1943) et la campagne de Normandie en 1944. A la Libération, il se consacre à la recherche au Centre national de transfusion sanguine.

Il avait participé très activement, avec le Pr Robert Debré, à la création des Centres hospitaliers universitaires (1955-1958). Nommé successivement professeur agrégé (1958) puis professeur d'immuno-hématologie à la Faculté de médecine de Paris (1968), il accède en 1977 à la chaire de médecine expérimentale du Collège de France.

Sur le plan scientifique, le Pr Dausset avait "consacré toute sa vie à l'étude du complexe majeur d'histocompatibilité de l'homme (HLA) dont il démontre, à l'aide de greffes de peau faites sur des volontaires, l'importance en transplantation". Il avait publié les premières études sur les associations possibles entre les groupes tissulaires HLA et les maladies et organisé en 1972 le travail anthropologique qui définit les groupes HLA dans les différentes populations du globe.

En 1969, il fonde France-Transplant. L'unité de recherche de l'Inserm qu'il a dirigé à l'Hôpital Saint-Louis de 1968 à 1984 "a décrit de nombreux antigènes du système HLA et a apporté de nombreuses contributions sur la réponse immunitaire de l'homme. [...] Jean Dausset a créé en 1983 le Centre d'étude du polymorphisme humain dont le siège a été au Collège de France et qui contribue à l'établissement de la carte génétique et physique du génome humain et à la localisation des gènes des maladies génétiques".

Enfin, il contribue à l'étude des molécules HLA dites " de tolérance ", en particulier HLA-G qu'inhibe la réaction de la mère contre son foetus incompatible.
HLA-G joue aussi un rôle en protégeant les tumeurs contre la réaction de rejet du patient.

Professeur Honoris Causa de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université de Genève, de Liège, de Lisbonne, de Rome, de Madrid, de Lima, de Zagreb, de Zaragosse, de Buenos Aires et de Las Palmas (Canaries) ; il est membre de l'Académie des Sciences de l'Institut de France (1977), de l'Académie de Médecine (1977) ; Membre étranger de l'American Academy of Arts and Sciences (1979) et de la National Academy of Sciences (Washington, 1980).
Grand Prix des Sciences Chimiques et Naturelles (1967), Médaille d'Argent du CNRS (1967), Grand Prix Scientifique de la Ville de Paris (1968), Prix Cognacq-Jay de 'Académie des Sciences (1969),

Le Pr Dausset était, entre autres distinctions, grand officier de la Légion d'honneur et Grand-Croix du Mérite National.

 
(Sources: site de l'Elysée et du Collège de France)

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:37

Eurostat a publié un communiqué de presse hier relatif aux dépenses de protection sociale en 2006

L'UE27 a consacré 26,9% du PIB à la protection sociale
Les ratios les plus élevés en France, en Suède et en Belgique

Dans l' UE27 , les dépenses de protection sociale (1) ont représenté 26,9% du PIB en 2006. Ce taux était de 27,1% en 2005 ainsi qu'en 2004 2 et de 27,2% en 2003 (2) .

La moyenne de l' UE27 continuait de masquer de fortes disparités d'un État membre à l'autre. En 2006, la part des dépenses de protection sociale en pourcentage du PIB était supérieure à 30% en France (31,1%), en Suède (30,7%), et en Belgique (30,1%) et inférieure à 15% en Lettonie (12,2%), en Estonie (12,4%), en Lituanie (13,2%) et en Roumanie (14,0%). Ces écarts reflètent des différences de niveaux de vie, mais illustrent aussi la diversité des systèmes nationaux de protection sociale ainsi que des structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles propres à chaque pays.

En 2006 dans l' UE27, les pensions de vieillesse et de survie représentaient 46% des dépenses totales de protection sociale, les prestations de maladie et de soins de santé 29%, les prestations d'invalidité et familiales 8% chacune, les prestations de chômage 6% et les prestations liées au logement et à l'exclusion sociale 4%.

Ces informations proviennent d'un rapport (3) publié par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes .


Les dépenses par habitant les plus élevées au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suède

En 2006, les dépenses de protection sociale par habitant, exprimées en SPA (4) (standards de pouvoir d'achat) qui éliminent les différences de niveaux de prix entre les pays, étaient plus de dix fois supérieures au Luxembourg (5) qu'en Roumanie . Après le Luxembourg, les dépenses les plus élevées en SPA par habitant étaient enregistrées aux Pays-Bas et en Suède (chacun à plus de 40% au-dessus de la moyenne de l'UE27) et les plus faibles en Roumanie et en Bulgarie (chacun à 20% de la moyenne de l'UE27).

La part des cotisations sociales dans le financement varie de 31% au Danemark à 80% en Estonie et en République tchèque

En 2006, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l' UE27 étaient les contributions publiques provenant des impôts (38% des recettes totales) et les cotisations sociales (59% des recettes totales). Ces cotisations se répartissent entre celles versées par les personnes protégées, à savoir les salariés, les travailleurs indépendants et les retraités (21% des recettes totales) et celles payées par les employeurs (38%).

Plus de 80% des recettes totales provenaient des cotisations sociales en Estonie et en République tchèque , tandis que plus de 50% des recettes totales étaient alimentées par les impôts au Danemark (63%), en Irlande (53%) et au Royaume-Uni (50%).

1.Les dépenses et recettes de protection sociale sont calculées selon la méthodologie de la version 1996 du Manuel SESPROS (Système européen de statistiques intégrées de protection sociale) jusqu'à la collecte 2007 (données de 2005). Pour la première fois, lors de la collecte 2008 (données de 2006), un nouveau Manuel SESPROS, basé sur les Réglements (CE) 458/2007, (CE) 1322/2007 et 10/2008, a été utilisé. Les dépenses incluent les prestations sociales, les dépenses de fonctionnement et les autres dépenses des régimes de protection sociale . Les prestations sociales sont enregistrées sans aucune déduction d'impôts ou d'autres prélèvements obligatoires à acquitter par les bénéficiaires . Les "prestations fiscales" (réductions d'impôts accordées aux ménages au titre de la protection sociale) sont en général exclues.
2.Les agrégats de l’UE27
pour les années 2003 et 2004 sont basés sur des estimations d'Eurostat.
3.Eurostat , Statistics in focus, 40/2009 " In 2006, gross expenditure on social protection accounted for 26.9 % of GDP in EU27
", disponible gratuitement, et en anglais uniquement, en format pdf sur le site d'Eurostat.
4.Le standard de pouvoir d'achat (SPA) est une unité monétaire artificielle de référence qui permet d'éliminer les différences de niveaux de prix entre les pays. Un SPA permet ainsi d'acheter le même volume de biens ou de services dans tous les pays. Cette unité permet des comparaisons significatives d'indicateurs économiques en volume, entre plusieurs pays.
5.Les données relatives au Luxembourg ne sont pas entièrement comparables du fait qu'une part importante des prestations est versée à des personnes vivant en dehors du pays (principalement des dépenses de santé, des pensions et des prestations familiales). Sans ces versements, les dépenses baisseraient d'environ 15%.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 04:58
La journée de dépistage des cancers de la peau a lieu ce jour partout en France à l'initiative du syndicat national des dermatologues vénéréologues.

Sans discontinuité depuis maintenant 10 ans, ce syndicat organise une Journée de dépistage des cancers de la peau les dermatologues se mobilisent massivement dans toutes les régions de France en examinant bénévolement (et anonymement) les patients qui se présentent dans des centres de dépistage mis en place pour cette journée.
Au cours de cette seule journée, ce sont environ 20 000 personnes qui sont examinées, et en moyenne une vingtaine de mélanomes et plusieurs centaines d'autres cancers de la peau. sont découverts  lors de cet examen.

Cette action de prévention, relayée ou reprise maintenant par d'autres pays, est saluée par la ministre de la santé et intégrée dans le Plan Cancer souhaité par le gouvernement, en partenariat avec l'Institut National du Cancer (INCa)


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 04:21

Aujourd'hui, mardi 19 mai 2009, a lieu la Journée mondiale contre les hépatites

En France, les 15 associations régionales de SOS hépatites (www.soshepatites.org ), se sont regroupées sous le slogan "Suis-je le numéro 12 ?" et des actions en région vont avoir lieu.
Etonnement et questionnement par les citoyens lisant ce slogan et réponse par la Fédération SOS hépatites : "une personne sur 12 dans le monde est atteinte d'hépatite B ou C"


Une campagne de sensibilisation a eu lieu ces derniers jours dans les grandes villes et transports en commun avec des messages qui interpellent: "Pour leur première nuît, il/elle lui a offert l'hépatite B" ou encore "A sa naissance, sa mère lui a donné l'hépatite B"
Au même moment, au Sénat, se déroule les 3e assises de lutte contre les hépatites où SOS hépatites est également présent.


Quelques chiffres:
Environ 500.000 personnes sont atteintes en France d'hépatite B ou C causant plus de 4.000 décès par an.

*L'hépatite B chronique touche environ 280 000 personnes en France, et, qui plus est, plus de la moitié l'ignorent. Ce virus entraîne chaque année environ 1 500 décès.
Il est vraiment urgent de connaître les modalités de transmission afin de se protéger : le virus ne se transmet que par voie sexuelle et voie sanguine ou encore de la mère à l'enfant.
Rappelons qu'un vaccin contre l'hépatite B existe depuis 1982 avec des campagnes régulières de vaccination, dépistage et de sensibilisation radiophoniques et télévisuelles et le rappel d'une recommandation de vaccination contre le virus de l'hépatite B dans le 
calendrier vaccinal.

Les chiffres sont sans appel: 20% des personnes atteintes d'hépatite B chronique développeront une cirrhose et 1/3 de ces derniers auront un cancer du foie.

 

L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) estime que, chez les enfants vaccinés entre 1994 et 2007, environ 20 000 nouvelles infections, 8 000 hépatites aiguës, 800 infections chroniques et 40 hépatites fulminantes ont été évitées. Ces résultats reflètent en grande partie la couverture vaccinale élevée obtenue entre 1994 et 1997 chez les adolescents (estimée à 76 % chez les enfants de 11 ans et 65 % chez les adolescents plus âgés).

L’InVS attire l’attention sur le fait qu’en l’absence d’augmentation de la couverture vaccinale chez l’enfant (actuellement inférieure à 30 % chez les nourrissons et de l’ordre de 40 % chez les préadolescents), les effets bénéfiques de la vaccination ne se maintiendront pas à la hauteur des cas évités


*La situation pour l'hépatite C n'est pas plus réjouissante avec 221 000 personnes porteuses chroniques (et 1/3 qui s'ignore) et 2 600 décès par an.
Le virus se transmet par le sang.

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