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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 15:03

L'espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 65 ans pour les hommes de l'Union européenne, selon une étude qui vient d'être publiée par la revue médicale britannique The Lancet.
Ces travaux, menés dans le cadre de l'Observatoire européen des espérances de santé, montrent par contre de fortes disparités entre les pays européens.

L'espérance de vie dans l'Union Européenne en 2005, composée de 25 pays, était de 78 ans en moyenne chez les hommes et 83 ans chez les femmes, avec de nombreuses disparités. 
L'intérêt majeur de cette étude est celui de savoir quel est âge jusqu'auquel une personne vit réellement en bonne santé. Ce déterminant de vie en bonne santé s'observe pour un âge déterminé avec les difficultés qu'elle a ou non à réaliser des activités de la vie quotidienne (aller travailler, cuisiner, se laver, etc.) et à ce niveau, les disparités se creusent davantage dans l'Union.

En Europe, le constat montre que les hommes vivent en moyenne sans ennui de santé jusqu'à 67 ans et 7 mois et les femmes jusqu'à 69 ans, selon les résultats de l'étude. Dans 10 pays sur les 25 analysés, cette espérance de vie "en bonne santé" pour les hommes est inférieure à 65 ans.

Selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), "la France est très proche de la moyenne européenne, avec des chiffres de 68 ans pour les hommes et 69 ans et 8 mois pour les femmes."

Une conclusion selon les chercheurs sur les disparités serait à chercher selon la date d'entrée dans l'Union.  Pour prouver cette hypothèse, il apparaît que les ressortissants des 15 Etats membres les plus "anciens" de l'UE ont en général une espérance de vie et une espérance de vie "en bonne santé" plus longues que les derniers entrants.
Les chercheurs ont trouvé également une relation entre un fort produit intérieur brut (PIB) et des dépenses de santé élevées qui sont associés à une meilleure santé des personnes après 50 ans. Chez les hommes,  à l'inverse, le chômage de longue durée, des études courtes et un faible niveau d'éducation générale seraient responsables d'une moins bonne santé en vieillissant.
L'étude fut menée par une équipe européenne comprenant notamment Carol Jagger (université de Leicester, Royaume-Uni) et pour la France Jean-Marie Robine (Inserm) et Emmanuelle Cambois (Institut national d'études démographiques - INED).

Une autre étude, plus large, Health Power House (Euro Health Consumer Index EHCI), fut menée sur la qualité du système de santé dans les pays de l'Union européenne. Elle a repris pour sa méthode des nombreux indicateurs, comme les droits et informations du patients, l'utilisation d'internet dans la santé, l'attente d'un traitement, les développements pharmaceutiques. Dans cette étude, les Pays-Bas arrivent en tête avec 839 points (devant le Dannemark 820, l'Autriche 784 et le Luxembourg 758 points) et la France  pointe au 10ème rang avec 695 points. Voir l'intégralité du rapport.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 00:24

La vente du médicament anti-obésité Acomplia, de Sanofi-Aventis - numéro quatre de la pharmacie mondiale - est suspendue dans l'Union européenne par le Comité des Produits Médicaux à Usage Humain (CHMP) de l’Agence Européenne des Médicaments  (voir la décision de l’EMEA).

"La vente est interrompue immédiatement dans toutes les pharmacies des 18 pays de l'Union européenne qui le distribuent".

L'Acomplia avait reçu une autorisation de mise sur le marché dans 18 pays de l'Union européenne depuis juin 2006 avec une indication pour les patients obèses ou en surpoids et "a démontré des bénéfices cliniques significatifs chez les patients obèses ou en surpoids avec des facteurs de risque cardiovasculaires".

"Ceux-ci doivent consulter leur médecin ou leur pharmacien", a recommandé le laboratoire français dans un communiqué.

Selon lui, les experts de l'EMEA ont confirmé que les patients obèses ou en surpoids prenant le médicament ont près de deux fois plus de risques de souffrir de troubles psychiatriques que ceux qui ne l'utilisent pas. "Les risques de se soigner avec l'Acomplia sont désormais supérieurs aux bénéfices que le médicament peut apporter au patient dans son indication actuelle", ont-ils conclu, selon le laboratoire.

 

Sanofi-Aventis annonce réflechir à une suspension du médicament dans les 14 autres pays, hors Union européenne, où il est commercialisé.

Sanofi-Aventis va "activement apporter son soutien aux professionnels de santé et aux patients" et "contacte immédiatement les autorités de santé" de ces pays afin de "mettre en place des mesures équivalentes à la recommandation de l'EMEA", a-t-il précisé. "Conformément à son engagement à l'égard de l'EMEA", le laboratoire "et ses filiales informeront à partir d'aujourd'hui les professionnels de santé de cette suspension temporaire d'autorisation de mise sur le marché du produit", peut-on lire dans le communiqué.

 

En juin 2007, le médicament avait déjà essuyé un refus par les experts américains pour une autorisation de mise sur le marché mettant les risques psychiatriques liés à son utilisation, en particulier le risque de dépression et de suicide, d'ailleurs relevé par le groupe au moment du dépôt de sa demande d'autorisation comme rédhibitoires. (voir la décision des autorités américaines)

En juillet 2007, l’EMEA avait maintenu et limité l’autorisation de mise sur le marché sous condition pour les personnes traitées aux antidépresseurs ( voir la décision de l’EMEA à cette époque)

Le 19 juillet 2007, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait rappelé le public et la firme contre l'utilisation d'Acomplia, en cas d'antécédents dépressifs du patient. (voir la décision et l’article rédigé à ce moment là)

En juin 2008 encore, l'Agence britannique des médicaments publiait  une information concernant cinq personnes qui l'utilisant et étaient décédées.

 

Certaines autorités sanitaires nationales, dont l'Allemagne,  avaient refusé son remboursement en le définissant comme simple médicament de confort.

En 2007, le médicament a réalisé un chiffre d’affaire de 35 millions d’euros et depuis le 1er janvier, 81 millions. 700 000 patients sont traités par Accomplia.

Sanofi-Aventis a précisé publiquement au même moment qu'il avait stoppé une étude impliquant 4.200 personnes destinée à déterminer qui des patients obèses ou en surpoids bénéficient le plus de ses effets mais continue "à travailler pour qu'Acomplia puisse constituer une approche thérapeutique importante chez les patients obèses ou en surpoids"

Le laboratoire poursuit toutefois les autres études cliniques menées sur des patients diabétiques ou atteints de maladies cardiovasculaires, avec pour objectif de déposer des demandes de commercialisation pour ces indications dès 2009.

Le laboratoire espérait au début commercialiser l'Acomplia, comme un médicament de sevrage tabagique.

 

Gérard Le Fur, qui doit quitter ses fonctions le 1er décembre, voit encore son bilan s’assombrir.

Depuis 2 ans et une gestion très critiquée, les actionnaires du groupe ont décidé de mettre fin à ses fonctions.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 11:05

227 malades sont morts en 2007 en France faute d'avoir reçu à temps un greffon, selon l'Agence de la Biomédecine qui encadre l'activité du don d'organes et de la greffe.
"Je suis sidéré que l'opinion publique ne se mobilise pas face à ce scandale [...] les progrès réalisés par la médecine permettent aux personnes transplantées de mener une vie normale pendant des années", a déclaré le Pr. Christian Cabrol., réalisateur de la première transplantation cardiauque en France en 1968.
Toujours selon l'Agence de la Biomédecine, ce sont plus de 500.000 personnes qui vivent actuellement avec une greffe dans le monde.

De 2000 à 2007, si le nombre de personnes prélevées a augmenté en France de 54% (1.562 en 2007), celui du nombre de greffes de 45%. 4.666 malades ont été greffés en 2007, mais 13.081 personnes étaient inscrites sur la liste d'attente d'un organe au 31 décembre. (voir l'article du 22 juin, journée nationale de réflexion du don d'organe)
La majorité des organes transplantés proviennent de donneurs décédés, lit-on clairement dans les divers documents de l'Agence.

En France, en théorie, se met en place le principe du "consentement présumé" (depuis la loi 76-1181 du 22 décembre 1976 relative aux prélèvements d’organes), mais en pratique c'est aux proches qu'incombent le plus souvent la prise de décision.
On peut s'opposer formellement au don en s'inscrivant au registre national des refus. Le formulaire est téléchargeable sur le site dédié de l'Agence de biomédecine. Au Royaume-Uni, les citoyens s'inscrivent par internet pour expirmer leur volonté de donner via un site internet.
Je tiens cependant ici à bien rappeler qu'en revanche, la carte de donneur ne possède absolument aucune valeur légale. Il s'agit d'une moins grande tension sur les proches puisque l'équipe soignante aura connaissance du choix du décédé. mais les proches seront toujours consultés et s'ils s'y opposent, à nouveau auront la priorité. Dans tous les cas, quand l'équipe médicale identifie une personne décédé par mort cérébrale et qui peut être donneur,et qui n'est pas inscrit sur le registre national des refus, elle doit obligatoirement interroger les proches pour vérifier que le défunt n'était pas opposé au don.
En l'absence de proches, le consentement est "présumé".

ATTENTION aux confusions: on ne demande pas aux proches leur choix mais qu'ils expriment le choix qu'avait exprimé de son vivant la personne.

Pour lutter contre la pénurie d'organes persistante en Europe (60.000 personnes en attente d'un organe), France Adot réclame la mise en place d'une "carte légale de donneur au niveau européen" et une "plus grande coopération" afin de permettre des échanges entre donneur et receveur de toute l'Union Européenne. A l'occasion de la journée mondiale, une campagne d'affichage avec la mort accidentelle d'un jeune garçon, image choc similaire à celle de la Sécurité routière, "cherche à interpeller les jeunes, à les faire réfléchir sur le don d'organes".

La fondation Greffe de vie (
www.greffedevie.fr ) crée "un jardin éphémère" tout le week-end au Jardin du Luxembourg à Paris. Inauguré par la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, avec Charlotte Valandrey comme marraine, et composé de 5.000 fleurs de pensées (sur le thème "une pensée pour penser au don d'organes"), chacun pourra y "cueillir" symboliquement une fleur en échange d'un don symbolique au profit de la fondation.

 

Pour éviter tout conflit avec les opinions des uns et des aures, je vous indique qu'elles sont toutes à respecter.

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publié par Olivier SIGMAN - dans Médecine
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 18:15
En réaction à une étude publiée récemment, l'Académie de médecine s'est réunie hier et a voté ce texte reproduit in extenso avec mention de l'Académie ( le texte est public sur le site de l'Académie.

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

16, RUE BONAPARTE – 75272 PARIS CEDEX 06

TÉL : 01 42 34 57 70 – FAX : 01 40 46 87 55

_______

 

COMMUNIQUÉ

Au nom de la commission VII (Maladies infectieuses et tropicales)

La vaccination contre l’hépatite B en France : maintien des recommandations et renforcement de la couverture vaccinale.

Pierre BÉGUÉ* et la sous-commission « Vaccinations »

De nouvelles interrogations sur la relation entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques (SEP) sont nées récemment à la suite de la médiatisation des résultats d’une troisième étude cas-témoins de la cohorte neuro-pédiatrique KIDSEP par l’équipe de neurologie pédiatrique de l’hôpital de Bicêtre (Paris). Le nouveau travail de cette équipe étudie l’influence de la vaccination contre l’hépatite B sur la survenue d’un  nouvel épisode aigu démyélinisant (EAD) du système nerveux central chez tous les enfants ayant présenté un EAD entre janvier 1994 et décembre 2003 (premier épisode ou SEP confirmée) ; ces enfants sont appariés à des enfants témoins. Cette étude à grande échelle, soutenue par les instances de santé publique, a été conduite avec une méthodologie rigoureuse [1]. Sur la totalité des cas les auteurs concluent à l’absence de lien entre la vaccination et la survenue d’EAD. Mais en analysant des sous-groupes ils constatent une relation statistiquement significative de la probabilité de survenue d’un EAD (OR= 1,74) dans un sous-groupe d’enfants ayant un calendrier vaccinal bien respecté et vaccinés par le vaccin Engérix B® plus de 3 ans auparavant. Après l’annonce de ces résultats dans la presse avant publication, la Commission nationale de la pharmacovigilance et le Haut Conseil de santé publique (HCSP) ont été réunis. Ils ont conclu, comme les auteurs, que  le résultat principal et majeur de cette étude ne faisait pas apparaître de lien entre la vaccination contre l’hépatite B et le risque de SEP et que cette analyse statistique complémentaire d’un sous-groupe présentait les caractéristiques d’un résultat fortuit [2, 3]. Par conséquent le HCSP maintient les recommandations actuelles de vaccination. Le Comité de la sécurité vaccinale de l’OMS (GACVS) a formulé les mêmes critiques sur cette analyse de résultats de sous-groupes pour lesquels les auteurs eux-mêmes font des réserves dans leur article [4].

L’Académie de médecine regrette que des résultats partiels d’une étude, d’interprétation critiquable, aient jeté à nouveau le doute sur un vaccin du fait d’une médiatisation hâtive. L’Académie de médecine insiste de nouveau sur la gravité de l’hépatite B, qui conduit à l’hépatite chronique dans 2 à 10% des cas avec un risque d’évolution vers la cirrhose ou le cancer du foie. Or, la persistance d’une couverture vaccinale faible en France, chez les nourrissons (moins de 30%) comme chez les pré-adolescents (40%) fait craindre que le poids de la maladie et de ses complications ne s’aggrave dans les années à venir. L’InVS estime que chez les enfants vaccinés entre 1994 et 2007 environ 20000 nouvelles infections, 8000 hépatites aiguës, 800 infections chroniques et 40 hépatites fulminantes ont été évitées, grâce à la couverture vaccinale élevée des adolescents entre  1994 et 1997 [2], devenue insuffisante actuellement.

L’Académie de médecine soutient pleinement, comme elle l’a fait récemment [5], les recommandations du HCSP pour le renforcement de la couverture vaccinale de l’hépatite B, compte tenu des risques futurs probables pour la population que fait courir l’insuffisance actuelle de cette prévention.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

[1]    Mikaeloff Y., Caridade G., Suissa S., Tardieu M. - Hepatitis B vaccine and the risk of CNS inflammatory demyelination in childhood. Neurology 2008. rapid PDF ; epub 8 octobre 2008.

[2]    Haut Conseil de la santé publique. Avis relatif à la vaccination contre l’hépatite B. 2 octobre 2008.  Avis du HCSP.  www.hcsp.fr

[3]    Anonyme : Vaccination contre le virus de l’hépatite B : résumé des débats de la Commission nationale de pharmacovigilance du 30 septembre 2008. presse@afssaps.sante.fr.  

[4]    Global Advisory Committee on Vaccine Safety: response to the paper (in press) by Y. Mikaeloff and colleagues in Neurology entitled "Hepatitis B vaccine and the risk of CNS inflammatory demyelination in childhood", October 2008.

http://www.who.int/vaccine_safety/topics/hepatitisb/multiple_sclerosis/oct_2008/en/index.html

[5]    Bégué P, Girard M, Frottier J, Denis F et la sous-commission « vaccination ». Sur la  vaccination contre l’hépatite B en France. Bull. Acad. Ntle Méd., 2008, 192:433-5.

*

*      *

 

L’Académie, saisie dans sa séance du mardi 14 octobre 2008, a adopté le texte de ce communiqué moins une (1) abstention.     

                                                                                             

Pour copie certifiée conforme,

                                                                                              Le Secrétaire perpétuel,

                                                                                             

 

                                                                                              Professeur Jacques-Louis BINET

15/10/2008



* Membre de l’Académie nationale de médecine

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 12:13

A l’occasion de la journée nationale contre la douleur

Sous le Haut Parrainage de Madame Liselotte Rufenacht - Monsieur Lucien Neuwirth

sous la présidence de Monsieur le Député Bernard Debré

vous convie à un concert

mercredi 15 octobre 2008 à 20h

à la Chapelle du Val de Grâce

1 place Alphonse Laveran - 75005 PARIS

avec

Omolegho Bello, soprano
Sabine Vatin, piano
Jean-Christophe Sampson, flûte
Gérard-Marie Fallour, piano

autour de Debussy, Poulenc, Schubert, Verdi, Lehar

Grâce à vos dons, les pompes à morphine seront remises à l’hôpital du Val de Grâce.

 

L’association a déjà remis à ce jour 875 pompes à morphine et 910 neurostimulateurs aux établissements hospitaliers

ENTREE : 20 euros
DONS au profit de l’association
Pièce d’identité obligatoire

Pour toute information : Hôpital 2000 au 04 78 89 78 31, Martine Jambon au 06 72 71 47 22, hopital.2000@free.fr

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 15:03
Le prix Nobel de Médecine et de physiologie honore cette année,

les Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour la découverte du VIH,







                          
 









l'Allemand Harald zur Hausen qui a montré la responsabilité de papillomavirus (HPV) dans le cancer du col de l'utérus.









Luc Montagnier, lors d'une conférence internationale à Abidjan, a dédié sa récompense "à tous les malades du sida" et annoncé un "vaccin thérapeutique" d'ici à quatre ans, en ajoutant qu'il cherchait maintenant "des traitements complémentaires qui vont permettre d'éradiquer l'infection ".
"J'avoue que j'étais à 100 lieues de m'attendre à cette nouvelle" a déclaré Mme Barré Sinoussi, ajoutant avoir, après 1983, consacré "entièrement sa carrière à la recherche sur le virus".

La découverte de Françoise Barré-Sinoussi, 61 ans, et du professeur Montagnier, 76 ans, "a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral", selon le comité.
"L'importance de leur travaux doit être considérée dans le contexte de l'épidémie omniprésente dans le monde [33 millions de personnes séropositives actuellement dans le monde] et qui affecte près d'1% de la population", note encore le comité Nobel.

Harald zur Hausen, 72 ans, ancien directeur du centre de Recherches sur le cancer en Allemagne, qui a isolé le "virus du papillome humain" ou papillomavirus (VPH), responsable du cancer du col de l'utérus, deuxième type de cancer le plus répandu chez les femmes a déclaré:  "Ce prix signifie beaucoup pour moi parce que d'un côté, c'est un domaine passé de plus en plus au premier plan dans la recherche sur le cancer, c'est-à-dire celui du rôle des agents infectieux dans le cancer, qui a été récompensé".

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy a adressé "ses plus vives félicitations" aux trois lauréats du Nobel, et a déclaré que "Ce prix Nobel honore l'ensemble de la médecine et de la recherche biomédicale françaises et européennes. Il est un encouragement à poursuivre les réformes favorisant l'excellence et l'innovation dans le domaine de la recherche" et ajouté que la "découverte du virus du SIDA au début des années 1980 a marqué le début d'une période d'intenses recherches ayant conduit à la mise au point des traitements anti rétroviraux. Aujourd'hui des millions de personnes à travers le monde bénéficient de ces traitements" puis "C'est le premier prix Nobel de médecine attribué à une équipe française depuis celui décerné au Professeur Jean Dausset en 1980".

Un communiqué de son prédécesseur à l'Elysée, Jacques Chirac, précise que l'attribution du Nobel "témoigne de l'importance que la communauté internationale attache à la lutte contre ce terrible fléau qu'est le SIDA. Elle récompense les avancées considérables réalisées sur la maladie, et notamment la mise en place des premiers traitements. Elle couronne également l'excellence et la vitalité de la recherche française ainsi que le remarquable travail effectué par nos chercheurs qui contribuent, chaque jour, à la grandeur et au rayonnement de la France"

Ils recevront leur prix de 10 millions de couronnes suédoises, soit 1.02 million d'euros (à diviser pour moitié à l'Allemand et pour moitié aux deux Français) des mains de Sa Majesté le Roi  Carl XVI Gustav de Suède le 10 décembre, date du décès d'Alfred Nobel (1833-1896), industriel suèdois et inventeur de la dynamite.

Voir les récipiendaires de l'an passé

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 19:00

L’enquête auprès des usagères des maternités, menée par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES) à la fin de l’année 2006, permet d’établir un état des lieux des attentes et de la satisfaction des femmes ayant accouché en France avant la concrétisation des mesures du plan périnatalité 2005-2007 (autour des thèmes de l'humanité, de la proximité, de la sécurité, de la qualité).

Les premiers résultats (sur 2656 femmes dans 169 maternités de niveau I, II et III) donnent un tableau très positif de la perception qu’ont les usagères de leur suivi de grossesse et du déroulement de leur accouchement, avec plus de 95 % de femmes se déclarant très ou plutôt satisfaites. Près de 90% des femmes sont entrées à la matenité avec le futur père (5% seule et 5% avec un proche)
Celles-ci sont particulièrement sensibles aux qualités humaines des professionnels de santé (dans l'ordre: écoute, accompagnement, dialogues, explications reçues, sécurité de la prise en charge et qualité des prestations techniques) même si elles souhaiteraient être un peu plus informées sur les actes pratiqués au cours de l’accouchement.
Elles sont satisfaites du respect de leur intimité (95%), de leur liberté de mouvement (83%)
Certaines émettent un avis négatif sur l'accompagnement de l'allaitement maternel (entre 9 et 14.5%)
Sur la préparation à la sortie de la maternité, elles sont ainsi entre 15 et 35 % à être plutôt pas ou pas du tout satisfaites des informations et conseils médicaux qui leur sont prodigués afin d’assurer les soins de suites de couches : 16 % pour les soins de déchirure, 20 % pour les soins de cicatrice liée à une césarienne, 22 % pour les soins conséquents à une épisiotomie et 33 % pour ce qui est de la rééducation du périnée.
Près de quatre femmes sur dix déplorent avoir été mal préparées aux éventuels troubles post-partum (pertes vaginales, retour de couches, poids, fatigue, sommeil, etc.).
L’enquête suggère cependant que des progrès peuvent encore être accomplis en matière de conseils et d’informations pour préparer la sortie de la maternité, une femme sur cinq déplorant des carences dans ce domaine.

On observe enfin que le niveau de satisfaction exprimé par les usagères dépend surtout des contraintes (médicales, financières ou de niveau d’offre de soins) qui pèsent sur leur choix et des éventuelles complications intervenues durant la grossesse.

Voir plus de détail :
publication de la DREES n°660 sur ce sujet.

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 09:48

Près de quatre Français sur dix (39%) ont déjà renoncé à un soin, ou l'ont retardé, en raison de son coût et 85% estiment que leurs enfants ont plus de risques qu'eux de connaître un jour la pauvreté, selon un sondage Ipsos pour le Secours populaire français publié jeudi.

L'achat de prothèses dentaires est le soin le plus souvent sacrifié ou retardé (par 31% des personnes interrogées), suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29%), une consultation chez un spécialiste (24%), un dentiste (23%), un ophtalmologiste (19%), l'achat de médicaments (18%), des radios ou analyses en laboratoire (16%), une consultation chez un généraliste (14%), chez un psychiatre ou psychologue (11%).

A cause de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste (contre 88% qui n'y ont jamais renoncé) et 13% chez un spécialiste (contre 85%).
30% ont le sentiment de ne pas "avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée" contre 70% qui estiment en disposer.
Par ailleurs, 85% des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants "connaissent un jour une situation de pauvreté" (55% "beaucoup plus" et 30% "plutôt plus") contre 11% d'un avis contraire (7% "un peu moins élevés" et 4% "beaucoup moins élevés") et 2% qui les estiment "ni plus, ni moins élevés" (2% sans opinion).

Le seuil de revenu net mensuel en dessous duquel une personne seule peut être "considérée comme pauvre dans un pays comme la France" est estimée en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées.
20% chiffrent ce seuil à moins de 800 euros, 17% entre 800 et 999 euros, 30% à 1.000 euros et 27% à plus de 1.000 euros (6% ne se prononcent pas).

Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.

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