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Par Olivier SIGMAN
A la suite de la remise du rapport "Penser solidairement la fin de vie" de la mission Sicard le 18 décembre 2012, le Président de la République avait saisi le CCNE sur « trois pistes d’évolution ouvertes par le rapport :
1. Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?
2. Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?
3. Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d’une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ?"
L'avis 121 Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir rendu public ce jour nous livre quelques reflexions sur les trois questions:
*la cessation des situations d'indignité qui peuvent etre présentes la fin de vie ; l'accessibilité à tous aux soins palliatifs ; leur développement à domicile; l'impératif respect des directives anticipées; la possibilité d'une sédation profonde jusqu’au décès quand les traitements sont interrompus; la formation des soignants sur ce sujet
*sur l'assistance dans la volonté d'une personne de mettre un terme à sa vie, le CCNE émet des réserves majeures, ne souhaite pas une modification de la loi et renvoit à un débat public tout en indiquant que le maintien de l'interdiction de provoquer délibérément la mort protège les personnes en fin de vie
*sur l'assistance au suicide, le CCNE émet également des réserves sur les indications des législations étrangères et élève le risque de ne plus etre accompagné et traité par la médecine
NDLR : Un débat avait eu lieu par les ateliers de la bioéthique sur ce sujet début février 2013. Le comité éthique et cancer s'est également positionné sur cette question à travers son avis 22.
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