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18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:27

Je vous présente ici les points clés du projet de Loi de financement de la sécurité Sociale (LFSS) pour 2008 après la conférence de presse donnée le 24 septembre 2007 sur la présentation de ce PLFSS 2008.
PARTIE 1 - EXERCICE 2006

L'article 1 présente le tableau d'équilibre des régimes de sécurité sociale pour 2006 en milliards d'euros 
Pour les régimes obligatoires (dont le régime général) en milliards d'euros:
*les recettes sont pour la branche maladie 160.1(137.5), vieillesse 162.2 (83), Famille 52.9 (52.5), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.2 (9.8) et total 381.4 (277.8)
*les dépenses sont pour la branche maladie 166 (143.4), vieillesse 163.2 (84.8), Famille 53.7 (53.4), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.3 (9.9) et total 389.2 (288.6)
*le solde est pour la branche maladie -5.9 (-5.9), vieillesse -1.0 (-1.9), Famille -0.8 (-0.9), Accidents du Travail et maladies Professionnelles -0.1 (-0.1) et total -7.8 (-8.7)
L'ONDAM est de 141.8 milliards d'euros, le Fonds de Réserve des retraites (FRR) 1,5 ; la dette de la CADES 2,8.

PARTIE 2 - EXERCICE 2007
Section 1 Recettes et équilibre
L'article 3 présente les prévisions des recettes et les objectifs de dépenses et le solde du régime général et des régimes obligatoires de sécurité sociale pour 2007
*les prévisions de recettes sont pour la branche maladie 166.8 (143.5), vieillesse 168.0 (85.4), Famille 54.7 (54.3), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.3 (10) et total 395.5 (288)
*les objectifs de dépenses sont pour la branche maladie 173.4 (149.7), vieillesse 172 (90), Famille 55.1 (54.8), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.6 (10.4) et total 406.9 (299.6)
*le solde est pour la branche maladie -6.6 (-6.2), vieillesse -4.0 (-4.6), Famille -0.5 (-0.5), Accidents du Travail et maladies Professionnelles -0.1 (-0.1) et total -11.4 (-11.7)
L'article 4 indique que la dette de la CADES est de 2.6 milliards d'euros et le FRR de 1.6
Section 2 Dépenses
L'article 5 est relatif au Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV) qui n'a pas débloqué 178 mais 120 millions d'euros pour le Groupement d'Intérêt Public (GIP) Dossier médical Personnel (DMP)
L'article 6  traite de la prévisions des objectifs de dépenses pour 2007 en milliards d'euros des régimes obligatoires (dont le régime général) : branche maladie 173.4 (149.7) ; Vieillesse 172.1 (90.0) ; Famille 55.1 (54.8) ; Accidents du Travail Maladies Professionnelles 11.6 (10.4); Total 406.9 (299.6) milliards d'euros
L'article 7 détaille l'ONDAM pour les soins de ville à 69.4 milliards, pour les établissements de santé passant à la Tarification à l'Activité (T2A) 47.4 milliards, pour les établissements de santé accueillant des personnes âgées 4.8 milliards et pour ceux accueillant des personnes handicapées 7 milliards

PARTIE 3 - RECETTES ET EQUILIBRE GENERAL POUR 2008
Section 1 Recettes des régimes obligatoires de base
Article 9 dispose du recouvrement des taxes pharmaceutiques par les URSSAF au lieu des ACOSS ainsi que la ise en place d'une contribution exceptionnelle des grossistes en médicaments à 0.22% du chiffre d'affaires et à 1.5% de la variation de ce chiffre d'affaires entre l'an 2006 et 2007 (il est prévu un gain de 50 millions d'euros pour l'assurance maladie)
L'article 10 instaure la contribution à 50% sur les indemnités quand la mise à la retraite d'un salarié provient d'un employeur après le 11 octobre 2007. L'article 15 met en place la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) même pour les personnes morales de droit public avec activité concurrentielle
Section 2 Prévision des recettes
L’article 18 indique les prévisions de recettes pour les régimes obligatoires et le régime général (entre parenthèses). Pour la branche maladie 175.3 (150.9), vieillesse 175.6(89.2), famille 57.1(56.7), AT-MP 12.2(10.8) et au total 414.8 (302.3) 
Les articles 19 et 20 sont regroupés dans ce Tableau d’équilibre pour 2007 en milliards d'euros
*les recettes sont pour la branche maladie 175.3 (150.9), vieillesse 175.6 (89.2), Famille 57.1 (56.7), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 12.2 (10.8) et total 414.8 (302.3)
*les dépenses sont pour la branche maladie 179.6 (155.2), vieillesse 179.7 (94.3), Famille 56.8 (56.4), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.8 (10.5) et total 422.5 (311.1)
*le solde est pour la branche maladie -4.2 (-4.3), vieillesse -4.1 (-5.1), Famille +0.3 (+0.3), Accidents du Travail et maladies Professionnelles +0.3 (+0.3) et total -7.7 (-8.9)
(Voir le rapport de la Cour des comptes sur ce déficit
Le solde du régime général est -8.9, en amélioration de 2.8 milliards ; celui des régimes obligatoires de –7.7, en amélioration de 3.7 milliards
 
L’article 22 met pour 2008 la dette de la CADES à 2.8 milliards d’euros (soit 0.2 de plus que l’an passé) et la prévision du FRR à 1.7 milliards d’euros 
L’article 24 fixe les plafonds d’emprunts de trésorerie. Ainsi il est établi pour le régime général à 36 milliards  -pour le régime des exploitants agricoles à 8.4 milliards -pour le régime des agents des collectivités locales 250 millions -pour le régime des agents miniers 400 millions -pour le régime des entreprises électriques et gazières à 550 millions -pour le régime des agents de la RATP 50 millions -pour le régime des agents de la SNCF 1.7 milliard. 

PARTIE 4 – DEPENSES POUR 2008
 
L
’article 25 met à tout accord de revalorisation des honoraires une condition : qu’il n’y ait pas d’alerte sur les dépassements de l’ONDAM. L’article 27 ne permet les remboursements des transports en taxi vers un établissement de santé qu’aux seuls taxis conventionnés. L’article 30 accorde une possibilité de contrat-type entre l’UNCAM et les médecins avec des objectifs individualisés 
L’article 31 permet de mener une expérimentation du 1er janvier 2008 à 2013 sur les nouveaux modes de rémunérations.
L’article 32 – qui est à l’origine des mouvements de protestation des internes – soumet le conventionnement à la densité de la zone d’exercice. L’article 35 a soulevé des oppositions récemment. Il instaure les franchises médicales : 0.50 centimes sur les médicaments et actes pratiqués par un auxiliaire médical et 2 euros pour les transports avec un plafond de 50 euros annuels par assuré social. 
L’article 36 est relatif au DMP, permettant un masquage et l’attribution d’un identifiant pour tout bénéficiaire de l’assurance maladie. Cet article supprime aussi l’accès du bailleur au dossier médical tel qu’inséré par la loi du 5 mars 2007.
L’article 37 augmente la durée du congé maternité et augmente donc de 0.015 point les cotisations, les établissant désormais à 6.515%. L’article 39 réglemente l’installation et la licence des officines : la première peut s’installer dès la présence de 2 500 habitants, les suivantes par tranche de 3 500 habitants. 
L’article 40 dote le Fonds de Modernisation des Etablissements de Santé Publics et Privés (FMESPP) de 301 millions d’euros (376 en 2007 ; 327 en 2006 et 405 en 2005). 
L’article 42 met la Tarification à l’activité (T2A) comme norme pour les établissements de santé. 
L’article 44 permet au directeur des Agences régionales d’Hospitalisation (ARH) de créer des groupements de coopération sanitaire. 
L’article 46 autorise les médecins de centre de planning familial à prescrire les Interruptions Volontaires de Grossesse par voie médicamenteuse. L’article 47 permet la vaccination anonyme et gratuite contre l’hépatite B dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie. 
L’article 49 fixe pour 20058 le plafond des dépenses de la branche maladie, maternité, invalidité et décès du régime général à 155.2 milliards et pour les régimes obligatoires à 179.6 milliards d’euros. 
L’article 50 fixe l’ONDAM à 152.1 milliards d’euros répartis pour les dépenses de soins de ville à 70.7 milliards d’euros et pour les établissements de santé passant à la T2A à 48.9 milliards d’euros. L’article 51 dote l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux, Infections Nosocomiales et Affections Iatrogènes (ONIAM) de 50 millions d’euros (son fonds de roulement fin 2006 était de 165 millions) L’article 52 dispose que le régime d’assurance maladie finance l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) à hauteur de 75 millions d’euros (L’EPRUS est né du décret 2007-1273 du 27 août 2007 pris en application de la loi 2007-294 du 5 mas 2007 pour la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur). 

Section 2 Dépenses d’assurance vieillesse
 
L’article 53 fixe l’objectif de dépenses à 179.7 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 94.3 milliards pour le régime général.

Section 3 Dépenses d’accidents du travail - maladies professionnelles (AT-MP
 
L’article 56 indique que la branche AT-MP participe à 850 millions d’euros au Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante et à 315 millions au Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante (FIVA). L’article 57 pose le principe d’un versement de 410 millions de cette branche à la branche maladie. L’article 58 fixe l’objectif de dépenses à 11.8 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 10.5 milliards pour le régime général. 

Section 4 Dépenses de la branche famille
 
L’article 59 va indexer l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) sur l’âge de l’enfant. L’article 62 fixe l’objectif de dépenses à 56.8 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 56.4 milliards pour le régime général.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 22:38

Après la manifestation contre ce Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2008 sur les franchises, les internes manifestaient aujourd'hui pour la liberté d'installation.

Des milliers d'étudiants et d'internes en médecine (10.000 selon les organisateurs, 7.500 selon la police) ont manifesté cet après-midi à Paris contre une éventuelle limitation du nombre de praticiens dans les zones où ils sont assez nombreux destinée à repeupler les "déserts médicaux".

Vêtus de blouses blanches portant l'inscription "internes en grève", les manifestants, qui souhaitent pouvoir s'installer où ils veulent lorsque leurs études seront terminées, marchaient derrière un corbillard transportant un cercueil avec une jeune interne en blouse blanche couverte de fleurs pour symboliser la "mort de la Sécu". 
Certains, vêtus en noir, portant des panneaux "ministère de la Santé", "CNAM" (Caisse nationale de l'assurance maladie), ou "assurance privée", suivaient le cortège "funèbre", tandis que la foule entonnait sur un air de requiem "laissez passer l'enterrement de la santé". 
Sur les pancartes, les slogans ont fleuri: "pour un système de soins solidaire, contre une médecine à deux vitesses", "système des USA, ici on en veut pas" ou "oui à la carte vitale, non à la carte bleue". 
Les manifestants répondaient à l'appel de plusieurs organisations dont l'Anemf (étudiants), l'Isnih (internes), l'Isnar-IMG (internes en médecine générale) et le SNJMG (jeunes généralistes). 

En réponse, le ministère de la santé, où une délégation de manifestants a été reçue, a proposé aux étudiants d'organiser début 2008 des "états généraux de la démographie médicale". 
Lors de rencontres organisées "ces derniers jours", la ministre Roselyne Bachelot avait rappelé aux syndicats "son profond attachement au principe de liberté d'installation des médecins" et "sa volonté d'associer à l'ensemble des discussions les représentants des étudiants, internes, chefs de clinique et jeunes médecins", a indiqué le ministère. "Une nouvelle réunion de concertation se tiendra le lundi 15 octobre", a-t-il précisé.

Selon
le projet de loi de financement de la Sécurite Sociale (PLFSS) pour 2008 rendu public le 24 septembre 2007 et présenté aujourd'hui en conseil des ministres, médecins et caisses de Sécurité sociale seront "invités à définir les outils pour réguler l'installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux".

Réactions de quelques syndicats:

Certains manifestants craignent qu'une régulation de ce type amène des médecins à s'installer dans ces zones sans être conventionnés, c'est-à-dire sans l'accord de la Sécurité sociale. Ils ne seraient donc pas obligés de respecter les "tarifs Sécu" et leurs consultations ne seraient pas remboursées, accélérant l'avènement d'une "médecine à deux vitesses".
En effet, les consultations non remboursées seraient à la portée des seuls patients disposant de revenus élevés leur permettant de les payer de leur poche ou de se faire rembourser par une assurance privée au coût également élevé, estiment ces responsables, dont le président du SNJMG, Fabien Quédeville, ou la porte-parole de l'Anemf, Chloé Moulin.
La CGT-Santé, qui partage ces craintes, a demandé jeudi une négociation pour rendre plus "juste" la répartition de médecins libéraux sur le territoire mais sans remettre en question le "financement solidaire" du système de soins, estimant que "le gouvernement a volontairement provoqué cette polémique" pour "aller vers une modification complète du système »

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:50

Le Prix Nobel de Médecine a été attribué à 2 Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies et un Anglais Martin Evans pour leur travaux sur les cellules souches. Ils ont été récompensés pour leurs travaux sur le ciblage de gène, a indiqué le comité Nobel.

Leurs recherches concernaient les modifications génétiques de souris à l'aide de cellules souches embryonnaires. "Leurs découvertes ont permis de mettre au point une technologie d'une immense importance" pour cibler les gènes de souris, selon le comité

Le prix Nobel de médecine, d'une valeur de dix millions de couronnes suédoises (1,54 million de dollars) récompense le travail de cette équipe internationale.

Les découvertes des deux Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies et du Britannique Martin Evans "sont à présent appliquées quasiment dans tous les domaines de la biomédecine - de la recherche fondamentale au développement de nouvelles thérapies", a indiqué le comité Nobel. Leurs travaux ont permis de mettre au point la technique du ciblage de gène souvent appelée "knock-out" de gène, c'est-à-dire leur neutralisation.

Les trois lauréats travaillent dans des laboratoires différents aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Ils se sont réjouis de partager la prestigieuse récompense pour des recherches menées en parallèle.
"Je n'ai jamais travaillé avec eux mais mais bien sûr nous avons été en contact",  a déclaré à la radio suédoise publique le chercheur britannique Martin Evans qui partage le prix avec les Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies.  "Je suis absolument ravi. C'est l'apogée d'une carrière", a ajouté Evans.
 "C'est un grand honneur pour tous ceux, présents et passés, qui ont  travaillé avec moi", a réagi pour sa part l'Américain d'origine italienne Mario Capecchi, espérant que leurs découvertes "permettront d'avoir de meilleurs médicaments et de mener à l'avenir des vies en meilleure santé."
Pour l'autre chercheur américain, Olivier Smithies, cette distinction signifie que "son nom restera pour quelque chose qui a aidé les autres gens".

Mario Capecchi, né en Italie en 1937, est naturalisé américain. Il enseigne la génétique humaine et la biologie à l'Université de l'Etat de Utah à Salt Lake City.
Martin Evans, né en 1941, est né en Grande-Bretagne et également naturalisé américain. Il enseigne la génétique à l'université de Cardiff.
Oliver Smithies, né en 1925 en Grande-Bretagne, est professeur en pathologie et médecine à l'Univeristé de Caroline du Nord, à Chapel Hill.

Le Nobel de médecine est le premier prix décerné chaque année par l'Institut Karolinska. Le prix Nobel de physique sera décerné demain et celui de chimie mercredi.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 21:47

Mourir dignement: un rapport récemment remis à Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé,de la Jeunesse et des Soprts, selon lequel 75% des décès ont lieu à l'hôpital et 25% à domicile, préconise une amélioration de la formation des personnels médico-sociaux, pour développer les soins palliatifs, insuffisants en France.

Déterminer le moment où il faut administrer un "patch" anti-douleur, prendre l'initiative d'augmenter massivement les doses de morphine, élaborer un cocktail de produits anti-douleur et anti-dépresseur pour permettre au malade de vivre ses derniers moments sans trop souffrir, implique surtout d'affronter la mort en face en évitant le "déni": un défi pour les soignants, comme pour les familles accrochées à la vie.

Le rapport rédigé par le professeur Régis Aubry, président du comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement, et médecin au CHU de Besançon, estime que le développement d'une politique de soins palliatifs est un "enjeu de santé publique", accentué par le vieillissement de la population. Voir la 7ème journée annuelle de la SFFEM sur la médecine et la fin de vie, 2 ans après la loi.

Le rapport note quelques progrès dans le nombre de lits de soins palliatifs (1.908 en 2005 contre 1.281 en 2004, soit +48,95%) et d'unités mobiles qui se rendent à domicile (328 en 2005 contre 317 en 2004, soit +3,47%). 
Néanmoins, il souligne que "les besoins quantitatifs sont insuffisamment satisfaits" en précisant que "75% des décès ont lieu à l'hôpital, 25% à domicile avec environ 40% des décès qui correspondent à une population requérant des soins palliatifs (cancer, sida, longue maladie..)."

Au delà des besoins quantitatifs en structures dédiées dans les hôpitaux, le rapport s'interroge sur le développement de la démarche palliative à domicile qui implique une "dynamique de travail en réseau de santé" où des médecins généralistes, infirmiers libéraux, aide-soignants, ou loueurs de lits médicalisés doivent apprendre à travailler ensemble et dans l'urgence pour assurer le bien-être du malade.

"La complémentarité ne doit pas être source de rivalité", avertit le rapport en relevant que le champ des soins palliatifs est "mal connu ou incompris" de certains soignants, "en particulier des médecins".

Alors que
l'OMS a publié hier, journée mondiale des soins aux mourants et soins palliatifs, son premier "guide sur l'administration des soins palliatifs aux malades souffrant de cancers avancés", le rapport français souligne que "les textes de loi sur les droits des malades et fin de vie ne sont pas connus (et) ne peuvent donc pas être appliqués".

La recherche "n'est pas organisée et peu financée", notamment en matière de recherche infirmière, alors que les "sciences de l'acte soignant" sont en plein développement dans les pays anglo-saxons, ajoute le texte.
Il propose toute une série d'actions pour sensibiliser les acteurs de santé au cours de leurs études et tout au long de leur carrière. Il suggère de conduire cette réflexion aussi bien avec les étudiants en médecine, que les infirmiers, les travailleurs du service social ou les psychologues sur des thèmes comme la communication avec les malades, l'annonce de mauvaises nouvelles, la vie d'équipe, les droits des malades, l'approche des questions éthiques, l'organisation du système de santé, etc.

Le rapport préconise aussi de rémunérer le congé de 3 mois, instauré par la loi de 1999, pris par des proches d'une personne en fin de vie.

Une circulaire ministérielle sur l'organisation des soins palliatifs devrait être publiée le 17 octobre, qui a été décrétée "journée nationale des réseaux de soins palliatifs" selon M. Aubry

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 02:34

Le Téléthon a lieu en 2007 du 7 au 8 décembre.

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VENEZ NOMBREUX 
notamment à l'Université Paris X Nanterre
 
qui, toute entière, 
par ses enseignants, personnels et étudiants, 
se mobilisera pour cette cause.

Relais sportifs (piscine, athlétisme et tennis), 
spectacle de musique, de danse et de chant dans le théâtre
dictée géante 3600 places
plateau TV et nombreuses animations
débat scientifique (sous réserve)
restauration sur place avec brunch

J'en assure personnellement la coordination.

Faites en part à vos amis, merci. 

Au niveau national, les parrains sont cette année Liane Foly et Kad Mérad.

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 22:07

Deux associations de patients victimes d'une surdose de radiations lors de leur traitement au CHU toulousain de Rangueil entre avril 2006 et avril 2007 ont indiqué ce jour à Toulouse qu'elles allaient demander des indemnisations, l'une des deux envisageant d'aller au pénal.

* Lors d'une réunion d'information organisée à Toulouse, l'association "SOS irradiés 31", qui regroupe 44 des 145 victimes de ces surirradiations, qui a réclamé la mise en place d'une commission d'indemnisation, a déclaré envisager de porter plainte d'ici fin octobre.
"La plainte au pénal contre X va permettre de synthétiser les différentes enquêtes administratives en cours, donc d'avoir une vision globale du dossier et, à terme, de déterminer qui est responsable", a indiqué son avocat, Me Christophe Léguevaques.

* De son côté, l'Association des accidentés de la vie-Fnath a, par son avocat-conseil Me Robert-François Rastoul, estimé qu'il n'y avait "aucune raison d'aller au pénal" et a préféré retenir la solution de l'indemnisation des victimes, en s'appuyant sur l'exemple de ce que l'association a obtenu pour les sinistrés de la catastrophe d'AZF.
Il s'agit pour la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath) de "négocier pour répondre au sentiment d'injustice, au manque d'information, de reconnaissance dont ces gens souffrent actuellement", a souligné Me Rastoul. "Les victimes n'ont pas de haine particulière", a affirmé la secrétaire générale de la Fnath de la Haute-Garonne, Nadine Herrero, pour qui son association s'appuie sur l'exemple des indemnisations d'AZF pour obtenir "un règlement immédiat".

* Réagissant à ce manque d'information dénoncé par les associations, l'avocate du CHU toulousain de Rangueil, Me Aimée Carat, a déclaré: "Dès qu'il a été informé, le CHU a averti les patients et leur a demandé de revenir en consultation". L'avocate a par ailleurs indiqué qu'une cellule de soutien psychologique avait été mise en place. Selon Me Carat, les responsables du CHU toulousain de Rangueil ne sont pas opposés à une commission d'indemnisation, "sous réserve que toutes les parties soient d'accord". "Ce serait une commission présidée par un magistrat professionnel, avec des représentants d'associations de patients, le CHU et un collège d'experts" non Toulousains, a-t-elle précisé

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 21:14

Elle est française, elle s'appelle Isabelle Caro


Elle a posé nue devant l'objectif d'Oliviero Toscani, connu pour ses images choc, la marque Benetton par exemple. 

Anorexie-Oliviero-Toscani.jpg

Le corps décharné d'Isabelle Caro trône via Montezinno, dans le quartier des boutiques à Milan, alors que la semaine de la mode bat son plein

 

A la vue du panneau, une passante explique : "Au début, j'ai eu peur. Je ne comprenais pas. Mais en fait, c'est très positif si cette personne anorexique peut se rendre utile pour combattre la maladie".

Une autre passante renchérit : "Tout le monde dit que c'est laid. Ce n'est pas laid, au contraire la photo véhicule un message. Les gens qui sont malades à ce point ont d'énormes problèmes. C'est bien qu'ils utilisent leur maladie pour que d'autres apprennent".

 

Cette campagne contre l'anorexie est parrainée par une marque de vêtements italiens et soutenue par le ministère de la Santé italien, ce qui interdit sa diffusion sur les affiches publicitaires en France, comme l’a indiqué le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP).


Déjà, l'an passé, plusieurs salons de la mode avaient refusée les mannequins considérées trop maigres.

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 20:18
Le 30 septembre 2007 a lieu les Virades de l'espoir dans toute la France.

Le but est de récolter des fonds pour améliorer le quotidien de personnes atteintes de mucoviscidose. Cette année, les parrains sont Isabelle Carré et François Cluzet. Actuellement, on dénombre plus de 6 000 personnes. Grâce aux dons, l'espérance de vie a été augmenté: de 7 ans, elle est actuellement de 42 ans. Mais il leur faut encore compter 1h30 de soins quotidiens.

Pour Paris, vous pourrez vous rendre sur les jardins d'Acclimation.

Si vous ne pouvez pas vous pouvez adresser vos dons à Vaincre la mucoviscidose, 181 rue de Tolbiac, 75013 Paris ou par internet

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 06:22

Une "épidémie relativement forte", c'est ce qu'indique le réseau Sentinelles-Inserm qui évoque 4 millions de cas de grippe cet hiver en France, avec "une fourchette allant de 3,2 et 4,7 millions". 
L'épidémie serait donc bien plus virulente que celle de l'hiver 2006-2007, qui avait fait 2,1 millions de victimes pour 2,2 millions annoncées.

Le réseau Sentinelles est homologué comme centre collaborateur auprès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et a établi sa projection pour l'hiver 2007-2008 en faisant l'hypothèse que "le virus prédominant sera le A/H3N2 qui a circulé en Australie en juillet et août 2007 et que l'oscillation climatique prévue entre septembre et décembre 2007 sera entre neutre et froide modérée".

Pour se protéger, une seule solution: le vaccin, disponible dans les pharmacies à partir de ce matin. 

Des courriers ont déjà été envoyés par l'Assurance maladie aux personnes à qui la vaccination est recommandée, notamment celles de plus de 65 ans et certains malades atteints du diabète, de mucoviscidose et d'insuffisances cardiaque ou respiratoire. 
L'année dernière, seulement 60% de la population jugée fragile a été vaccinée. L'objectif est d'atteindre 75%.

Voir la couverture vaccinale en 2006. 

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 20:02

Deux personnalités se sont donnés la mort cette semaine au vu de l'évolution d'une maladie évolutive et incurable.

La comédienne Maïa Simon s'est rendue en Suisse pour "abréger ses souffrances" et a ainsi mis en scène ses derniers instants. Atteinte d'un cancer, elle n'a pas voulu attendre d'être emportée par la maladie.
L'actrice, qui s'est éteinte le 19 septembre 2007 à l'âge de 67 ans, avait rejoint la Suisse deux jours plus tôt pour pouvoir avoir recours à un « suicide médicalement assisté » afin d'« abréger ses souffrances », a indiqué l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).
La comédienne est morte « mercredi matin à 11 h 30, entourée de ses amis » à Zurich, a précisé le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero. Elle a choisi de « vivre sa fin de vie selon sa propre acception de la dignité ». « Elle a pris d'elle-même un médicament, le penthotal, qui lui avait été prescrit» afin de mettre fin à ses jours, a-t-il ajouté.
Un geste qu'elle a souhaité expliquer de vive voix. Avant de mourir, l'actrice a enregistré une interview où elle explique sa décision de recourir à l'aide au suicide. Cet enregistrement fut diffusé par la radio RTL. L'un des médecins de l'actrice devrait aussi s'exprimer sur l'antenne.

Le suicide de la comédienne replace sur le devant de la scène le débat sur l'euthanasie, lancé par la mort médicalement assistée de Vincent Humbert. En Suisse, l'assistance au suicide est légale lorsqu'il s'agit d'assistance passive et après que la personne a certifié son accord.
Née le 10 novembre 1939 à Marseille, Maïa Simon avait débuté au théâtre, jouant sous la direction de Maurice Béjart, Jean-Louis Barrault ou Jorge Lavelli à la fin des années 1960, avant d'apparaître dans de nombreux téléfilms et feuilletons. Au cinéma, elle jouait aux côtés de Jean Rochefort et Claude Brasseur sous la direction d'Yves Robert, dans la comédie Nous irons tous au paradis (1977), et tenait un petit rôle dans Les Témoins d'André Téchiné (2007).

Le philosophe français André Gorz, âgé de 84 ans, cofondateur de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, s'est suicidé avec sa femme à leur domicile de Vosnon, à l'est de Paris, avait-on appris avant-hier auprès de ses proches.
Son épouse Dorine, âgée de 83 ans et d'origine anglaise, était atteinte d'une affection évolutive depuis de nombreuses années.

Né à Vienne en février 1923 et naturalisé français en 1954 sous le nom de Gérard Horst, André Gorz est considéré comme un penseur de l'écologie politique et de l'anticapitalisme. Il est notamment l'auteur d'Ecologie et politique, d'Ecologie et liberté, de Adieux au prolétariat et Métamorphoses du travail.
Il avait fondé, avec Jean Daniel notamment, le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.

Après sa retraite, prise en 1983 pour s'occuper de son épouse dont il était très épris, le couple s'était retiré dans une maison à Vosnon.
Selon des proches, c'est une amie qui a constaté le drame lundi matin. Des messages affichés sur leur porte précisaient qu'il fallait «prévenir la gendarmerie».
Les deux membres du couple reposaient côte à côte. Plusieurs lettres étaient adressées à des proches.

André Gorz aurait fait part à une amie il y a quelques jours de son désarroi devant l'aggravation de l'état de santé de son épouse.
Le couple était considéré dans le village comme des «gens simples et accueillants», selon un témoignage recueilli dans le voisinage.
Dans un ouvrage paru l'an dernier, Lettre à D. Histoire d'un amour, André Gorz avait écrit une ode à Dorine:
«Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans», lui disait-il. «Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien».

Voir le
colloque organisé par la SFFEM sur l'évaluation de la loi sur la fin de vie.

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 05:51

Saint-Come et Saint-Damien sont les protecteurs des médecins et des chirurgiens. Une célébration en leur honneur est donnée chaque année le 26 septembre en leur honneur pour l'ensemble des professionnels de santé.

Frères jumeaux, nés en Arabie, ils exercent gratuitement la médecine dans la ville portuaire d'Égée (maintenant Haylazli, sur le golfe d'Iskenderun, l'ancienne Alexandrette) en Cilicie (Asie Mineure). Ils atteignent une grande réputation. Ils sont dits « anargyres » ou « gratuits secoureurs » car ils n'acceptent aucune rétribution. Ainsi diffusent-ils la foi chrétienne parmi leurs patients.
Ils passent pour guérir les animaux comme les hommes. C'est ainsi qu'ils guérissent la patte d'un chameau blessé.
Quand la persécution de Dioclétien commence, le proconsul Lysias fait arrêter Côme et Damien et leur ordonne de renier leur foi. 
Ils sont jetés enchaînés dans la mer (comme Vincent de Saragosse), mais un ange rompt leurs liens et les ramène au rivage. 
Lysias les fait attacher à un poteau et ordonne de les brûler vifs ; mais les flammes se retournent contre les bourreaux. On tente de les lapider, de les percer de flèches (comme Sébastien), mais les flèches et les pierres refusent de les frapper. Après tous ces tourments surmontés par une force divine, de guerre lasse, Lysias les fait décapiter. 
Leurs trois frères Anthime, Léonce et Euprepius meurent en martyrs avec eux. 
L'exécution aurait eu lieu un 27 septembre, probablement en l'an 287.

Les restes des martyrs furent enterrés à Cyr, ville épiscopale de Théodoret (en Syrie). 

L'empereur Justinien (527-565) restaura somptueusement la cité en leur honneur. Ayant été guéri d'une dangereuse maladie par l'intercession de Côme et Damien, Justinien, en remerciement, reconstruisit et orna leur église à Constantinople, qui devint un lieu de pélerinage. 
À Rome, le pape Symmaque (498-514) leur dédia un oratoire et Félix IV (526-530) une basilique au Forum, dont les mosaïques sont parmi les plus précieux vestiges de la cité.
Leur culte se répandit dans le monde entier, au point que les Grecs crurent à l'existence de plusieurs Côme et Damien (Arabie, 17 octobre ; Rome, 1er juillet ; Asie, 1er novembre ; ailleurs encore, 25 novembre).
Le culte de Côme et Damien a été diffusé en Europe à partir de la Légende dorée de Jacques de Voragine. Après leur mort, une légende rapporte la greffe miraculeuse d'une jambe empruntée à un Noir défunt au profit du sacristain de l'église Saint-Côme-et-Saint-Damien à Rome, atteint de gangrène gazeuse : il a donc une jambe noire et l'autre blanche.

Représentations
Le miracle de la greffe miraculeuse d'une jambe est représenté pour la première fois par le maître de Rinuccini au XIVe siècle (retable des saints Côme et Damien, Raleigh, North Carolina Museum of Art), puis par Fra Angelico (La Guérison du diacre Justinien, retable de San Marco offert par Côme de Médicis, 1438-1440, Florence, musée de Saint-Marc).
Les épisodes et les miracles principaux des deux saints sont narrés au XVIe siècle (fresques de la voûte du dôme de la cathédrale d'Essen) ; la guérison du chameau, le supplice, la Main de Dieu qui leur tend une trousse de chirurgien.

Côme et Damien sont considérés comme les saints patrons des médecins et des chirurgiens. Il sont représentés avec une robe fourrée, un chaperon ou bonnet cylindrique de médecin, une trousse et des instruments de chirurgien.

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 03:54

Un rapport du Conseil économique et social régional (CESR) par Guy Atlan, rendu public, fait débat: il concerne la santé et l'espérance de vie des franciliens. Voir l'article précédent sur l'avantage de vivre en Ile-de-France pour sa santé. 
Les Franciliens des département les plus pauvres ont une espérance de vie moindre que les autres, traduisant une "fracture sociale" en matière de santé.
"Mieux vaut être riche et en bonne santé que pauvre et malade", résume en préambule le rapport; une dimension inadmissible de nos jours en France
En 2002, on vivait ainsi plus vieux à Paris (78,1 ans pour les hommes et 83,8 ans pour les femmes) que dans l'ensemble de l'Ile de France (77,3 ans pour les hommes et 83,4 ans pour les femmes), et surtout qu'en Seine-Saint-Denis (76,1 ans pour les hommes et 82,8 ans pour les femmes).
Dans ce département, le taux de surmortalité est supérieur de 6,6% à à la moyenne nationale, alors que dans les Yvelines, il est au-dessous de celle-ci.

Le niveau socio-professionnel influe également sur l'espérance de vie, qui à 35 ans diffère de 6,5 ans pour les hommes selon qu'ils sont ouvrier ou cadre, souligne le rapport. Voir l'article précédent sur le rapport entre diplôme et espérance de vie.
L'Ile-de France concentre 36% des ménages de cadres mais aussi 40% des populations immigrées vivant en France et 26% des RMistes, avec de très importantes disparités territoriales.
La probabilité de mourir entre 60 et 75 ans est 1,8 fois plus forte pour les manoeuvres, salariés agricoles ou personnel de service que pour les cadres et professions libérales.

Selon ce rapport, la mortalité infantile en Ile-de-France est légèrement supérieure à la moyenne nationale, les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine ayant une mortalité infantile inférieure à la moyenne nationale alors que la situation est plus défavorable en Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val-de-Marne et à  Paris.

La fréquence des maladies s'accentue à mesure que les conditions sociales sont moins satisfaisantes, et on ne se soigne pas de la même façon selon son revenu ou son éducation

Il y a quatre fois plus de médecins à Paris qu'en Seine-et-Marne,et deux fois plus que dans l'ensemble de la région. Paris compte aussi quatre fois plus de chirurgiens-dentistes que la Seine-Saint-Denis pour une population presque deux fois inférieure.

De même, la fréquence du surpoids et de l'obésité est particulièrement observée chez les enfants des catégories sociales pauvres, les filles étant plus touchées. Voir l'article sur l'augmentation exponentielle du nombre de personnes en surpoids et obésité en France.

Enfin, environ un Francilien sur 5 serait atteint de troubles psychiques.

Le CESR demande à la Région une concertation pour l'élaboration d'un plan d'action commun de lutte contre les inégalités sociales de santé, intégrant cette préoccupation dans les critères de choix des investissements et subventions, et de promouvoir les actions préventives et correctives.

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 00:25

Plus de 509.000 personnes sont décédées en France métropolitaine en 2004 dont 30% du cancer, devenu la cause de décès la plus fréquente devant les maladies cardiovasculaires et les accidents, selon une étude publiée hier dans le Numéro thématique - Surveillance épidémiologique des causes de décès en France du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)
Voir le précédent numéro du BEH sur le choléra et l'usage de cannabis.
Cela fait suite au rapport sur les causes de cancer dont la présentation a été faite la semaine dernière à l'Académie de Médecine.
Avec 147.323 décès, les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, attaques cérébrales...) représentent 29% du total des décès, arrivant au deuxième rang derrière les cancers (152.708 décès), selon le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC-Inserm).

Cancer-cause-1-de-d--c--s.jpg

Avec près de 90.700 décès (dont 21.398 de cancers poumon-bronches-trachée), le cancer est responsable de 34% des quelque 263.000 décès masculins enregistrés
Pour les femmes, le cancer (62.020 décès) représente un quart des causes de mortalité, les maladies cardiovasculaires arrivant en tête avec quelque 78.000 décès (32% des décès féminins).

Quel que soit le sexe, entre 15 et 24 ans, les morts violentes sont les causes de décès les plus fréquentes : les accidents de transports et les 621 suicides représentent plus de la moitié des 3.847 décès. 
Chez les 25-44 ans, le suicide (3.378 morts dont 2.556 hommes) est la première cause des décès masculins, alors que les tumeurs (2.209 décès) prédominent chez la femme.
Avec près de 79.000 décès (masculins deux fois sur trois), la tranche des 45-64 ans représente 16% de la mortalité générale. A ces âges-là, près d'un décès sur deux est dû à une tumeur. Le cancer du poumon (8.090 décès masculins) est la première cause de mortalité chez l'homme, et celui du sein (environ 3.600 décès) la première chez la femme.

A partir de 65 ans, les maladies cardiovasculaires arrivent en tête : elles représentent un tiers des quelque 403.000 décès enregistrés. La maladie d'Alzheimer (11.720 décès) est la quatrième cause de mortalité, après cancers et accidents.

En quatre ans, de 2000 (530.850 décès) à 2004 (509.408), la mortalité a globalement diminué, la mortalité cardiovasculaire régressant trois fois plus (-15%) que celle par tumeur (-5%). Mais "la forte baisse des maladies cardiovasculaires en 2004" pourrait compenser "la forte augmentation des décès cardiovasculaires durant la canicule de 2003", relèvent Eric Jougla et ses collègues.

De 2000 à 2004, les décès dûs aux accidents ont fortement diminué, mais le taux de suicides est resté stable. Certaines causes de décès sont en augmentation : maladies du rein, du pancréas et maladies d'Alzheimer. Les auteurs soulignent aussi "l'augmentation très marquée du cancer du poumon chez la femme", qui "reflète certainement la progression du tabagisme féminin au cours des trente dernières années".

En 25 ans, de 1980 à 2004, les taux de décès par maladies cardiovasculaires ont diminué de moitié. Toutes causes confondues, les taux de décès ont baissé de 35% en France métropolitaine, mais pour les cancers la baisse est restée "modérée"
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 04:30

L’Etablissement français du Sang (EFS) appelle une nouvelle fois les Français à se mobiliser « ces prochains jours et tout au long du mois de septembre ». Il insiste également sur l’importance d’une « mobilisation constante » en faveur du don de sang, partout en France.
Si les collectes organisées cet été ont permis de maintenir un niveau de stocks « globalement satisfaisant » dans le pays, la période de la rentrée est « plus tendue ». 

L’EFS signale en effet « une baisse du niveau de ses stocks au moment où un accroissement des besoins en produits sanguins labiles est enregistré ».
Certaines régions comme l’Ile-de-France, traditionnellement déficitaire, « doivent d’ores et déjà faire appel à la solidarité nationale pour s’approvisionner ». L’EFS « invite donc les donneurs et ceux qui n’ont jamais accompli ce geste à offrir leur sang, dans les jours et les semaines à venir ».

Les conditions pour donner son sang sont: 
*avoir plus de 18 ans et au maximum 60 ans (ou avoir obtenu une autorisation parentale)
*peser au moins 50 kgs

Des limitations au don de sang existent:
*une fréquence maximale de 5 fois par an et un minimum de 2 mois entre chaque don
*4 mois minimum après un piercing ou un tatouage
*intervention chirurgicale, grossesse, Fécondation in vitro
*10 jours après la fin de prise d'antibiotiques
*4 semaines après un vaccin
*rapports non protégés dans les 6 derniers mois
*voyage récent à l'étranger

Des interdictions au don de sang existent aussi:
*un homme ayant eu des relations homosexuelles masculines
*diabète
*toxicomane par voie intra-veineuse
*porteur du VIH ou d'une hépatite
*personne ayant résidé plus de 12 mois entre 1980 et 1996 en Grande-Bretagne

Un numéro de téléphone est aussi à disposition, le 0810 150 150 (coût d’un appel local depuis un poste fixe)

UNE MINUTE DE VOTRE TEMPS PERMET DE SAUVER DES VIES

Voir le précédent appel au don du sang.

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 01:20

Un voyageur italien venu d'Inde, porteur du virus du chikungunya, serait à l'origine de l'épidémie qui a touché plus de 160 personnes dans le nord-est de l'Italie, une transmission locale qui constitue une "première mondiale" hors des tropiques, selon des experts.
"La possible source d'infection" serait un voyageur venu d'une région du monde touchée par une épidémie de chikungunya en visite à Castiglione, un des deux bourgs dans le nord de l'Italie touchés par l'épidémie, le 23 juin, a indiqué l'Institut supérieur de la santé italien (ISS) dans un communiqué.
L'homme venait d'une zone de l'Inde touchée par le virus et, ignorant qu'il était contaminé, il a rendu visite à des amis à Castiglione.
Il a été piqué par un moustique (Aedes Albopictus), à qui il a transmis le virus, permettant ensuite la propagation de la maladie en Italie.
"Dix jours plus tard, le 4 juillet, le premier cas de chikungunya était constaté à Castiglione".

Pour l'expert français Antoine Flahault, ces cas de transmission locale ("autochtone") de chikungunya recensés en Italie constituent une "première mondiale" hors de la zone intertropicale.
"La souche responsable est très probablement la souche africaine partie du Kenya en juin 2004", selon le Pr Flahault, coordonnateur de la cellule française de recherche sur le chikungunya. Il a relevé que l'épidémie qui était confinée dans l'océan Indien s'étendait, jugeant ce phénomène "inquiétant sans être alarmant". "Des maladies autrefois dites tropicales sont devenues beaucoup plus universelles", a-t-il souligné.

Plus de 160 cas confirmés de chikungunya ont été recensés en Italie et une trentaine d'autres sont encore en cours de vérification, a indiqué le virologue Antonio Cassone, directeur du département des maladies infectieuses à l'ISS.
"Nous avons environ 160 cas confirmés de chikungunya dans la région de Ravenne", dans le nord-est de l'Italie, "et une trentaine de cas dans des communes limitrophes de cette zone", a-t-il précisé. Un précédent bilan avait fait état de plus de 100 cas.
"Sur la trentaine de cas à confirmer, certaines personnes ont été infectées en transitant dans la zone de Ravenne, tandis que nous ignorons encore l'origine de la contamination pour les autres", a-t-il indiqué.

Le premier malade a été enregistré début juillet et l'épidémie, due "à une densité très, très élevée des moustiques" dans cette zone, selon M. Cassone, a connu son apogée vers la mi-août.
La maladie, qui ne se transmet pas directement d'homme à homme, se traduit par une forte fièvre (plus de 39°C), des éruptions cutanées, des courbatures dans les articulations, souvent celles des doigts et des genoux, obligeant le malade à se déplacer courbé, d'où le nom chikungunya ("celui qui marche courbé" en swahili).

L'expert de l'ISS a catégoriquement exclu que l'"Aedes albopictus", connu comme le moustique-tigre, et qui transmet le chikungunya, puisse également transmettre le paludisme, cette maladie se servant d'"un vecteur totalement différent".
"La possibilité de la transmission de la dengue en revanche existe, même si elle est faible, cette maladie utilisant un vecteur semblable à l'Aedes albopictus", a conclu le Pr Cassone

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