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Votre empreinte écologique

18 questions entre alimentation, logement, transport et  consommation
L'empreinte écologique moyenne d'un Français est de 56 400 m²/an. Et vous?
26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 03:05

La dynamique pour agir contre le changement climatique continuant de prendre de l'ampleur, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé qu'elle axera la journée mondiale de la Santé 2008 - le 7 avril 2008 - sur le thème de la protection de la santé face au changement climatique. 

L'Organisation mondiale de la Santé est née de la volonté internationale de bâtir la paix et la sécurité à l'échelle planétaire. Soixante ans plus tard, les mêmes sentiments de vulnérabilité et de solidarité réunissent de nouveau la communauté internationale face à la menace croissante du changement climatique sur la sécurité sanitaire.
"De la même façon que la santé et le bien-être ont été considérés comme un aspect déterminant de la paix et de la sécurité", fait observer le Dr Margaret Chan, Directeur général de l'OMS, "la santé et le bien-être des populations doivent devenir le paramètre définissant les effets du changement climatique et nos efforts pour le surmonter efficacement."
Le changement climatique prend une place de plus en plus prépondérante dans les priorités internationales, comme l'a clairement démontré tout récemment l'attribution du Prix Nobel à l'ancien Vice-président des Etats-Unis d'Amérique, M. Al Gore, et à une équipe d'experts des Nations Unies pour leurs travaux sur le sujet. 
Aujourd'hui, il apparaît plus clairement que le développement durable aboutit à améliorer la salubrité de l'environnement et à renforcer la santé publique.

"Les professionnels de la santé sont en première ligne face aux effets du changement climatique. Les populations les plus vulnérables sont celles qui vivent dans des pays où le secteur de la santé lutte déjà pour éviter, détecter, endiguer et traiter des maladies ou des états pathologiques tels que le paludisme, la malnutrition ou les affections diarrhéiques. Le changement climatique soulignera et exacerbera ces faiblesses en exerçant des pressions nouvelles et plus fréquentes sur la santé publique."
"Nous devons mettre la santé publique au cœur des priorités à traiter dans le cadre du changement climatique," "Cela implique de mobiliser les gouvernements et les différentes parties prenantes pour qu'ils collaborent au renforcement de la surveillance et de la lutte contre les maladies infectieuses, à l'utilisation saine des ressources en eau qui diminuent et à l'action sanitaire en situation d'urgence.
"

Au cours de la journée mondiale de la Santé 2008, le 7 avril 2008, des communautés et des organisations du monde entier organiseront des activités pour sensibiliser le grand public, lui faire comprendre les conséquences sanitaires du changement climatique et montrer l'interdépendance croissante entre ces deux domaines pour les décisions et politiques nationales et internationales.

À propos de la Journée mondiale de la Santé
La journée mondiale de la Santé a été instituée en 1948 par la première Assemblée mondiale de la Santé pour marquer la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé. Elle a lieu chaque année le 7 avril et vise à sensibiliser le monde aux questions essentielles de santé publique à l'échelle mondiale. En 2008, elle marquera le soixantième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé.

Pour de plus amples informations, prendre contact avec :
Changement climatique et santé:
Christine McNab Tél: +41 22 791 4688 Courriel:
mcnabc@who.int
Dr Maria Neira Tél: +41 22 791 5526 Courriel: neiram@who.int

Soixantième anniversaire de l'OMS et journée mondiale de la Santé 2008
Andrée Pinard Clark Tél: +41 22 791 4670 Courriel:
who60@who.int 

Voir la journée mondiale de l'OMS en 2007 sur le thème Investir dans la santé, Bâtir un avenir plus sur.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:26

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé aujourd’hui qu'elle avait demandé au Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) de dissoudre le Conseil départemental de Paris, au vu d'un rapport "accablant" de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).

"La gouvernance du Conseil départemental de Paris est en panne", a déclaré la ministre. "Je mets le Conseil national de l'Ordre devant ses responsabilités et lui demande de dissoudre le Conseil départemental de Paris", a-t-elle ajouté
Le ministère de la Santé avait demandé fin mars à l'IGAS d'enquêter sur cet ordre départemental, qui représente 23.000 médecins, "pour s'assurer de son bon fonctionnement et éventuellement l'améliorer". 
Selon Mme Bachelot-Narquin, le rapport de l'IGAS est "accablant, avec des problèmes de gestion considérables »

Réactions du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM)
Le Conseil national de l'Ordre des médecins est encore sonné. «Nous aurions aimé être informés autrement que par voie de presse.» C'est en écoutant la radio ce matin qu'il a appris que Roselyne Bachelot-Narquin demandait la dissolution du Conseil départemental de Paris, au vu d'un rapport «accablant» de l'Inspection générale des affaires sociales, soit l'annulation du mandat de 24 personnes et l'organisation de nouvelles élections dans un délai de deux mois
«C'est une affaire très délicate, l'honneur de confrères est en jeu», a réagi André Deseur, porte-parole du Conseil national. Nous attendions ce rapport (commandé fin mars) depuis un certain temps. 
« Mais nous pensions être les premiers à le recevoir.» 
Le document ne lui a été transmis que ce matin, à sa demande. 
Explications du ministère de la Santé : le rapport ne devait être rendu public que dans la semaine.
André Deseur rectifie : «Ce n'est pas dans les attributions du Conseil national de dissoudre un Conseil départemental. Seul le préfet peut le faire, à notre demande.» 

Des irrégularités auraient été constatées, comme des indemnités versées aux responsables du Conseil parisien, atteignant parfois plus de 80.000 euros par an et par personne. Sont également pointés du doigt des honoraires d'avocats très importants ou des travaux effectués sans appel d'offres.

«Comment voulez-vous qu'un Conseil ordinal organise un appel d'offres comme dans le public, c'est une gestion très lourde», plaide André Deseur. 
Et le porte-parole de rappeler que le Code de la Santé publique qui régit le fonctionnement de l'Ordre des medécins ne prévoit pas l'indemnisation des élus. «Ils sont perdants financièrement par rapport à leurs consultations en moins. C'est pourquoi certains conseils départementaux, dont celui de Paris, ont mis en place des indemnisations pour gratifier les confrères chargés d'un rôle de surveillance. Si c'est voté par le conseil, ce n'est pas illégal. Mais pour plus de transparence, nous demandons aux législateurs de modifier le code de la Santé publique et de créer un statut de l'élu ordinal.» Le Conseil national doit se réunir vendredi pour prendre une décision.

Communiqué du CNOM
"Suite aux déclarations publiques de Mme la Ministre de la Santé concernant le fonctionnement du conseil départemental de l’Ordre des médecins de la Ville de Paris, le CNOM va tout d’abord prendre connaissance du rapport définitif de l’Igas qui vient tout juste de lui être remis.
Le CNOM assumera alors toutes ses responsabilités dans cette affaire, mais il rappelle que conformément aux dispositions de l’article L. 4123-10 du code de la santé publique, il n'est pas en son pouvoir de procéder directement à la dissolution d'un Conseil départemental qui serait empêché de fonctionner.
Le CNOM se saisira de ce dossier lors de sa toute prochaine session du vendredi 26 octobre.
Le CNOM réitère sa demande aux pouvoirs publics pour engager une réflexion approfondie sur les réformes nécessaires de l'institution ordinale, afin de l'adapter aux évolutions modernes de l'exercice médical et de la société. Le CNOM avait sollicité la constitution d’un groupe de travail"

Le rapport de l’IGAS sera rendu public dans la semaine. 

Voir l'élection de Michel Legmann à la Présidence du Conseil départemental de Paris de l'Ordre des médecins.

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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 23:58

Après l'opération Une jonquille pour Curie, l'Institut Curie mène à partir d'aujourd'hui une campagne de sensibilisation sur le cancer avec pour solgan : "Une personne sur 2 sera atteinte du cancer au cours de sa vie. Ensemble, prenons les cancers de vitesse".
Le message sera relayé sur les bus, dans le métro, les cinémas, la télévision, l'internet et la presse magazine (Dans ce bus, une personne sur deux sera atteinte d'un cancer...; un lecteur de ce magazine sur deux...), selon l'institut.

"Par une campagne de communication forte et responsable, nous avons décidé d'afficher publiquement ce message - Une personne sur deux sera atteinte d'un cancer au cours de sa vie -. Ce chiffre, qui a de quoi effrayer, correspond à la réalité", explique le Pr Claude Huriet, président de l'Institut Curie. "La bonne nouvelle, c'est que les traitements sont de plus en plus efficaces et que les progrès de la recherche sauvent de plus en plus de vies. Aujourd'hui, plus de 50 % des malades guérissent. C'est une avancée considérable, mais ce n'est pas suffisant", ajoute-t-il.

Cette affirmation qu'une personne sur deux aura un cancer est basée sur des données concernant les décès par cancer et le nombre de nouveaux cas annuels.
D'après le rapport de la Commission d'orientation sur le cancer de janvier 2003, le cancer est responsable en France de 1 décès sur 3 chez les hommes et de 1 décès sur 4 chez les femmes.
Voir aussi le rapport sur les causes de cancer présenté par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'Académie des Sciences et l'Académie de Médecine et les prévisions à moyen terme du nombre de cancers.
L'Institut Curie entend ainsi "interpeller l'ensemble de la société", jugeant qu'il doit en tant que "premier centre français de recherche et d'innovation en cancérologie, informer le public et rappeler l'urgence de la situation".

S'il a pour rôle de redonner de l'espoir aux personnes atteintes, l'institut en appelle également à la responsabilité de chacun :
*adopter des comportements de prévention,
*privilégier un mode de vie sain,
*limiter la consommation de tabac et d'alcool,
*suivre les conseils de dépistage, tout particulièrement pour les cancers du sein, du côlon et du col de l'utérus,
*soutenir la recherche...

L'institut propose sur son site (
www.curie.fr/campagne2007 ) des informations sur le cancer (types de cancers, chiffres, prévention, dépistage).

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 02:11

A peine 4% des Français en âge de donner leur sang l'ont fait en 2006
C'est très insuffisant et
l'Etablissement français du Sang (EFS) tire la sonnette d'alarme. « Cette situation ne permet plus aujourd'hui de répondre de façon satisfaisante à une demande croissante et continue » a déclaré son président Jacques Hardy. Voir le précédent appel au don lancé en septembre 2007.

Selon l'enquête « Conditions de vie et aspirations des Français » menée pour la première fois en juin dernier par le CREDOC, 52% des Français déclarent avoir déjà donné leur sang … une fois dans leur vie et seulement 4% à le faire régulièrement. La périodicité moyenne est de 1,6 don par an, alors que 2 dons par donneur et par an seraient nécessaires. Il y a 4 mois avait lieu la journée mondiale du don du sang.

La question est en fait émaillée de paradoxes. Car si « plus de 88% des Français considèrent que le don de sang est un acte normal et utile, seuls 34% ont l'intention de (le) donner dans les 6 prochains mois et à peine plus de 4% par an passent à l'acte ». Il est vrai par exemple que 65% de nos concitoyens estiment « qu'on n'entend pas assez parler du don de sang ». Jacques Hardy souligne par exemple, la nécessité de mettre en œuvre une véritable « pédagogie de la sécurité. Nous faisons régulièrement appel aux dons, mais la liste des exclusions est de plus en plus longue ».

Après un « passage à vide » lié à des affaires comme celle du sang contaminé, les produits du sang sont à nouveau bien perçus en France dans le public, et aussi parmi les professionnels de santé. Ces derniers y reviennent donc même si « la France (reste) aujourd'hui le pays de l'Union européenne où l'on transfuse le moins », souligne le Dr Jean-Louis Beaumont. Directeur des Collectes à l'EFS Ile-de-France.
Aujourd'hui, le niveau de stocks à 12 jours est insuffisant pour faire face à un imprévu quel qu'il soit et une épidémie de grippe saisonnière ou une flambée de gastro-entérites interdisent les collectes. Des intempéries même localisées peuvent empêcher le départ des unités de collecte mobile. 

Préoccupés par cette situation, les dirigeants de l'EFS appellent à un sursaut : particulièrement concernés, les donneurs appartenant au groupe 0-
Alors souvenez-vous que 

donner son sang prend quelques minutes et peut sauver des vies

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 18:30

Première cause de mortalité évitable chez les jeunes comme l'a indiqué le rapport sur les causes de cancers dévoilé à l'Académie de Médecine, l'alcool est une nouvelle fois épinglé par l'Académie nationale de médecine. En plus des rappels des textes en vigueur et des constats sur la situation actuelle, elle propose toute une série de mesures et, entre autres, réduire l'alcoolémie maximale au volant à 0,2g/l pour les apprentis conducteurs.

Dans le rapport "Evolutions des conduites d'alcoolisation des jeunes: motifs d'inquiétude et propositions d'action" du Pr Roger Nordmann du 5 juin 2007 dont la lettre du Bulletin de l'Académie de septembre 2007 a repris le thème dans la page 1, l'Académie émet ainsi « 15 recommandations d'utilité publique » pour lutter contre les méfaits de l'alcool chez les jeunes. Des recommandations justifiées notamment par les « récentes modifications d'alcoolisation des jeunes », en particulier « l'importance croissante » du binge drinking
, mis en évidence par l'enquête ESCAPAD 2005.

L'Académie propose en premier lieu, de diminuer l'accessibilité aux boissons alcooliques, avec une application stricte de la vente aux mineurs, l'interdiction de vente à toute heure de boissons alcooliques dans les stations-service, l'interdiction de toute vente d'alcool à l'occasion d'événements sportifs, ainsi que la prohibition de parrainages par 
des producteurs de boissons alcooliques ou alcoolisées des soirées festives destinées aux jeunes, notamment étudiants et enfin d'améliorer la formation à la prévention du mésusage d'alccol des serveurs et barmen. 
Elle propose aussi des modifications réglementaires, l'augmentation des taxes sur les boissons alcooliques et la diminution de celles concernant les boissons non alcooliques, la surtaxation des boissons ciblées sur les jeunes et une réduction à 0,2 g/l de l'alcoolémie maximale au volant pour les "conducteurs de véhicules à moteur titulaires d'un permis de conduire probatoire".
Enfin, l'Académie appuie l'aspect éducation et information par le développement de l'éducation à la santé dès l'enseignement primaire, la diffusion de messages de prévention exprimés en unités alcool (Voir en cela le logo 2340 présent sur les publicités d'alcool) et le rétablissement de la publicité de l'alcool sur la voie publique prévue dans la loi Evin.
Elle termine par l'"amélioration du repérage précoce et l'accompagnement des consomateurs à risque" par la systématisation du questionnement approfondi et détaillé de la consommation d'alcool lors de consultations (extra)hospitalière et le remplacement de la mise en cellule de dégrisement par un véritable « accompagnement médico-social »… .

Ces recommandations ne devraient pas rester dans les tiroirs de ladite Assemblée ou d'un quelconque ministère. « Ce rapport servira de base à une action de prévention conjointe de l'Académie de médecine et du Rectorat de Paris dans les collèges et les lycées » rassure en effet son auteur.

Déjà, le Président du Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR), Robert Namias, avait indiqué sa volonté de réduire à 0.2 g/L le taux légal d'alcool pour les jeunes conducteurs (voir l'article).

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 00:51

Une étude publiée hier dans le "Lancet" par les Drs Gilda Sedgh du Guttmacher Institute (New York) et Iqbal Shah de l'OMS tord une idée reçue: Les femmes sont tout autant susceptibles d'avoir recours à l'avortement dans les pays où il est interdit que dans ceux où il est légal.

Dans cette étude des évolutions de l'avortement entre 1995 et 2003, les experts relèvent qu'au cours de la période considérée, les taux d'avortement étaient pratiquement égaux dans les pays développés et dans ceux en développement, et que plus de la moitié des interruptions volontaires de grossesse dans le monde étaient pratiquées dans des conditions dangereuses.

"Le statut légal de l'avortement n'a jamais dissuadé les femmes et les couples, qui, pour une quelconque raison, cherchent à mettre terme à une grossesse", souligne Beth Fredrick, de l'International Women's Health Coalition aux Etats-Unis, dans un commentaire accompagnant l'article.
L'avortement est la cause de mortalité maternelle dans 13% des cas dans le monde. 
Près de 70.000 femmes meurent chaque année d'avortements dangereux
et près de 5 millions de femmes souffrent de blessures permanentes ou temporaires.
"Le taux élevé continu d'avortements dangereux dans les pays en développement représente une crise de santé publique et une atrocité au niveau des droits de l'Homme", écrit-elle encore.

Le nombre d'avortements dans le monde a légèrement diminué, passant de 46 millions en 1995 à 42 millions en 2003
(voir un
article relatif au programme d'études sexualité et contraception et un sur lesIVG en France et la conférence de Mme Veil). Mais il n'y a pas de changement concernant le taux d'avortements dangereux. Près de la moitié sont réalisés illégallement dans des conditions potentiellement dangereuses.
"
La seule façon de faire diminuer l'avortement dangereux est d'augmenter la contraception", observe Sharon Camp, présidente de l'institut Guttmacher, organe de réflexion basé à New York, qui a contribué à l'enquête et qui note que davantage de pays permettent aux femmes d'avoir recours de façon légale à l'avortement, mais que beaucoup de femmes ne bénéficient d'un suivi médical qu'après un mauvais déroulement de la procédure.

La grande majorité des avortements - 35 millions - ont lieu dans les pays en développement. 
Près de 97% des IVG dangereux sont pratiqués dans les pays pauvres. 
Dans le monde, 1 grossesse sur 5 finit par un avortement et 9 sur 10 se feront avorter avant d'avoir 45 ans, selon le rapport, qui cite des données de 2003.

En Europe de l'Est, il y a plus d'avortements que de naissances: 105 avortements pour 100 naissances. 
En Europe occidentale, le différentiel est de 23 avortements pour 100 naissances.
En Amérique du Nord, on compte 33 avortements pour 100 naissances, alors qu'en Afrique, où l'avortement est illégal dans la plupart des pays, 17 avortements sont pratiqués pour 100 naissances
.
Les données des experts proviennent de statistiques gouvernementales, de données hospitalières et de sondages nationaux.

Améliorer la santé des femmes signifie accroître l'accès à l'avortement autorisé, expliquent les experts. Ceux-ci critiquent les restrictions qui accompagnent souvent les dons d'argent. Par exemple, les fonds du gouvernement américain ne peuvent pas être utilisés pour des services de santé associés à l'avortement.
Dans la mesure où les avortements médicalisés dépendent d'un système d'assurance santé qui fonctionne, les experts constatent que s'attaquer à ce problème est difficile. Ils observent également que l'aide apportée aux femmes s'est peu améliorée.

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:27

Je vous présente ici les points clés du projet de Loi de financement de la sécurité Sociale (LFSS) pour 2008 après la conférence de presse donnée le 24 septembre 2007 sur la présentation de ce PLFSS 2008.
PARTIE 1 - EXERCICE 2006

L'article 1 présente le tableau d'équilibre des régimes de sécurité sociale pour 2006 en milliards d'euros 
Pour les régimes obligatoires (dont le régime général) en milliards d'euros:
*les recettes sont pour la branche maladie 160.1(137.5), vieillesse 162.2 (83), Famille 52.9 (52.5), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.2 (9.8) et total 381.4 (277.8)
*les dépenses sont pour la branche maladie 166 (143.4), vieillesse 163.2 (84.8), Famille 53.7 (53.4), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.3 (9.9) et total 389.2 (288.6)
*le solde est pour la branche maladie -5.9 (-5.9), vieillesse -1.0 (-1.9), Famille -0.8 (-0.9), Accidents du Travail et maladies Professionnelles -0.1 (-0.1) et total -7.8 (-8.7)
L'ONDAM est de 141.8 milliards d'euros, le Fonds de Réserve des retraites (FRR) 1,5 ; la dette de la CADES 2,8.

PARTIE 2 - EXERCICE 2007
Section 1 Recettes et équilibre
L'article 3 présente les prévisions des recettes et les objectifs de dépenses et le solde du régime général et des régimes obligatoires de sécurité sociale pour 2007
*les prévisions de recettes sont pour la branche maladie 166.8 (143.5), vieillesse 168.0 (85.4), Famille 54.7 (54.3), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.3 (10) et total 395.5 (288)
*les objectifs de dépenses sont pour la branche maladie 173.4 (149.7), vieillesse 172 (90), Famille 55.1 (54.8), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.6 (10.4) et total 406.9 (299.6)
*le solde est pour la branche maladie -6.6 (-6.2), vieillesse -4.0 (-4.6), Famille -0.5 (-0.5), Accidents du Travail et maladies Professionnelles -0.1 (-0.1) et total -11.4 (-11.7)
L'article 4 indique que la dette de la CADES est de 2.6 milliards d'euros et le FRR de 1.6
Section 2 Dépenses
L'article 5 est relatif au Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV) qui n'a pas débloqué 178 mais 120 millions d'euros pour le Groupement d'Intérêt Public (GIP) Dossier médical Personnel (DMP)
L'article 6  traite de la prévisions des objectifs de dépenses pour 2007 en milliards d'euros des régimes obligatoires (dont le régime général) : branche maladie 173.4 (149.7) ; Vieillesse 172.1 (90.0) ; Famille 55.1 (54.8) ; Accidents du Travail Maladies Professionnelles 11.6 (10.4); Total 406.9 (299.6) milliards d'euros
L'article 7 détaille l'ONDAM pour les soins de ville à 69.4 milliards, pour les établissements de santé passant à la Tarification à l'Activité (T2A) 47.4 milliards, pour les établissements de santé accueillant des personnes âgées 4.8 milliards et pour ceux accueillant des personnes handicapées 7 milliards

PARTIE 3 - RECETTES ET EQUILIBRE GENERAL POUR 2008
Section 1 Recettes des régimes obligatoires de base
Article 9 dispose du recouvrement des taxes pharmaceutiques par les URSSAF au lieu des ACOSS ainsi que la ise en place d'une contribution exceptionnelle des grossistes en médicaments à 0.22% du chiffre d'affaires et à 1.5% de la variation de ce chiffre d'affaires entre l'an 2006 et 2007 (il est prévu un gain de 50 millions d'euros pour l'assurance maladie)
L'article 10 instaure la contribution à 50% sur les indemnités quand la mise à la retraite d'un salarié provient d'un employeur après le 11 octobre 2007. L'article 15 met en place la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) même pour les personnes morales de droit public avec activité concurrentielle
Section 2 Prévision des recettes
L’article 18 indique les prévisions de recettes pour les régimes obligatoires et le régime général (entre parenthèses). Pour la branche maladie 175.3 (150.9), vieillesse 175.6(89.2), famille 57.1(56.7), AT-MP 12.2(10.8) et au total 414.8 (302.3) 
Les articles 19 et 20 sont regroupés dans ce Tableau d’équilibre pour 2007 en milliards d'euros
*les recettes sont pour la branche maladie 175.3 (150.9), vieillesse 175.6 (89.2), Famille 57.1 (56.7), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 12.2 (10.8) et total 414.8 (302.3)
*les dépenses sont pour la branche maladie 179.6 (155.2), vieillesse 179.7 (94.3), Famille 56.8 (56.4), Accidents du Travail et maladies Professionnelles 11.8 (10.5) et total 422.5 (311.1)
*le solde est pour la branche maladie -4.2 (-4.3), vieillesse -4.1 (-5.1), Famille +0.3 (+0.3), Accidents du Travail et maladies Professionnelles +0.3 (+0.3) et total -7.7 (-8.9)
(Voir le rapport de la Cour des comptes sur ce déficit
Le solde du régime général est -8.9, en amélioration de 2.8 milliards ; celui des régimes obligatoires de –7.7, en amélioration de 3.7 milliards
 
L’article 22 met pour 2008 la dette de la CADES à 2.8 milliards d’euros (soit 0.2 de plus que l’an passé) et la prévision du FRR à 1.7 milliards d’euros 
L’article 24 fixe les plafonds d’emprunts de trésorerie. Ainsi il est établi pour le régime général à 36 milliards  -pour le régime des exploitants agricoles à 8.4 milliards -pour le régime des agents des collectivités locales 250 millions -pour le régime des agents miniers 400 millions -pour le régime des entreprises électriques et gazières à 550 millions -pour le régime des agents de la RATP 50 millions -pour le régime des agents de la SNCF 1.7 milliard. 

PARTIE 4 – DEPENSES POUR 2008
 
L
’article 25 met à tout accord de revalorisation des honoraires une condition : qu’il n’y ait pas d’alerte sur les dépassements de l’ONDAM. L’article 27 ne permet les remboursements des transports en taxi vers un établissement de santé qu’aux seuls taxis conventionnés. L’article 30 accorde une possibilité de contrat-type entre l’UNCAM et les médecins avec des objectifs individualisés 
L’article 31 permet de mener une expérimentation du 1er janvier 2008 à 2013 sur les nouveaux modes de rémunérations.
L’article 32 – qui est à l’origine des mouvements de protestation des internes – soumet le conventionnement à la densité de la zone d’exercice. L’article 35 a soulevé des oppositions récemment. Il instaure les franchises médicales : 0.50 centimes sur les médicaments et actes pratiqués par un auxiliaire médical et 2 euros pour les transports avec un plafond de 50 euros annuels par assuré social. 
L’article 36 est relatif au DMP, permettant un masquage et l’attribution d’un identifiant pour tout bénéficiaire de l’assurance maladie. Cet article supprime aussi l’accès du bailleur au dossier médical tel qu’inséré par la loi du 5 mars 2007.
L’article 37 augmente la durée du congé maternité et augmente donc de 0.015 point les cotisations, les établissant désormais à 6.515%. L’article 39 réglemente l’installation et la licence des officines : la première peut s’installer dès la présence de 2 500 habitants, les suivantes par tranche de 3 500 habitants. 
L’article 40 dote le Fonds de Modernisation des Etablissements de Santé Publics et Privés (FMESPP) de 301 millions d’euros (376 en 2007 ; 327 en 2006 et 405 en 2005). 
L’article 42 met la Tarification à l’activité (T2A) comme norme pour les établissements de santé. 
L’article 44 permet au directeur des Agences régionales d’Hospitalisation (ARH) de créer des groupements de coopération sanitaire. 
L’article 46 autorise les médecins de centre de planning familial à prescrire les Interruptions Volontaires de Grossesse par voie médicamenteuse. L’article 47 permet la vaccination anonyme et gratuite contre l’hépatite B dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie. 
L’article 49 fixe pour 20058 le plafond des dépenses de la branche maladie, maternité, invalidité et décès du régime général à 155.2 milliards et pour les régimes obligatoires à 179.6 milliards d’euros. 
L’article 50 fixe l’ONDAM à 152.1 milliards d’euros répartis pour les dépenses de soins de ville à 70.7 milliards d’euros et pour les établissements de santé passant à la T2A à 48.9 milliards d’euros. L’article 51 dote l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux, Infections Nosocomiales et Affections Iatrogènes (ONIAM) de 50 millions d’euros (son fonds de roulement fin 2006 était de 165 millions) L’article 52 dispose que le régime d’assurance maladie finance l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) à hauteur de 75 millions d’euros (L’EPRUS est né du décret 2007-1273 du 27 août 2007 pris en application de la loi 2007-294 du 5 mas 2007 pour la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur). 

Section 2 Dépenses d’assurance vieillesse
 
L’article 53 fixe l’objectif de dépenses à 179.7 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 94.3 milliards pour le régime général.

Section 3 Dépenses d’accidents du travail - maladies professionnelles (AT-MP
 
L’article 56 indique que la branche AT-MP participe à 850 millions d’euros au Fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante et à 315 millions au Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante (FIVA). L’article 57 pose le principe d’un versement de 410 millions de cette branche à la branche maladie. L’article 58 fixe l’objectif de dépenses à 11.8 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 10.5 milliards pour le régime général. 

Section 4 Dépenses de la branche famille
 
L’article 59 va indexer l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) sur l’âge de l’enfant. L’article 62 fixe l’objectif de dépenses à 56.8 milliards d’euros pour les régimes obligatoires dont 56.4 milliards pour le régime général.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 22:38

Après la manifestation contre ce Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2008 sur les franchises, les internes manifestaient aujourd'hui pour la liberté d'installation.

Des milliers d'étudiants et d'internes en médecine (10.000 selon les organisateurs, 7.500 selon la police) ont manifesté cet après-midi à Paris contre une éventuelle limitation du nombre de praticiens dans les zones où ils sont assez nombreux destinée à repeupler les "déserts médicaux".

Vêtus de blouses blanches portant l'inscription "internes en grève", les manifestants, qui souhaitent pouvoir s'installer où ils veulent lorsque leurs études seront terminées, marchaient derrière un corbillard transportant un cercueil avec une jeune interne en blouse blanche couverte de fleurs pour symboliser la "mort de la Sécu". 
Certains, vêtus en noir, portant des panneaux "ministère de la Santé", "CNAM" (Caisse nationale de l'assurance maladie), ou "assurance privée", suivaient le cortège "funèbre", tandis que la foule entonnait sur un air de requiem "laissez passer l'enterrement de la santé". 
Sur les pancartes, les slogans ont fleuri: "pour un système de soins solidaire, contre une médecine à deux vitesses", "système des USA, ici on en veut pas" ou "oui à la carte vitale, non à la carte bleue". 
Les manifestants répondaient à l'appel de plusieurs organisations dont l'Anemf (étudiants), l'Isnih (internes), l'Isnar-IMG (internes en médecine générale) et le SNJMG (jeunes généralistes). 

En réponse, le ministère de la santé, où une délégation de manifestants a été reçue, a proposé aux étudiants d'organiser début 2008 des "états généraux de la démographie médicale". 
Lors de rencontres organisées "ces derniers jours", la ministre Roselyne Bachelot avait rappelé aux syndicats "son profond attachement au principe de liberté d'installation des médecins" et "sa volonté d'associer à l'ensemble des discussions les représentants des étudiants, internes, chefs de clinique et jeunes médecins", a indiqué le ministère. "Une nouvelle réunion de concertation se tiendra le lundi 15 octobre", a-t-il précisé.

Selon
le projet de loi de financement de la Sécurite Sociale (PLFSS) pour 2008 rendu public le 24 septembre 2007 et présenté aujourd'hui en conseil des ministres, médecins et caisses de Sécurité sociale seront "invités à définir les outils pour réguler l'installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux".

Réactions de quelques syndicats:

Certains manifestants craignent qu'une régulation de ce type amène des médecins à s'installer dans ces zones sans être conventionnés, c'est-à-dire sans l'accord de la Sécurité sociale. Ils ne seraient donc pas obligés de respecter les "tarifs Sécu" et leurs consultations ne seraient pas remboursées, accélérant l'avènement d'une "médecine à deux vitesses".
En effet, les consultations non remboursées seraient à la portée des seuls patients disposant de revenus élevés leur permettant de les payer de leur poche ou de se faire rembourser par une assurance privée au coût également élevé, estiment ces responsables, dont le président du SNJMG, Fabien Quédeville, ou la porte-parole de l'Anemf, Chloé Moulin.
La CGT-Santé, qui partage ces craintes, a demandé jeudi une négociation pour rendre plus "juste" la répartition de médecins libéraux sur le territoire mais sans remettre en question le "financement solidaire" du système de soins, estimant que "le gouvernement a volontairement provoqué cette polémique" pour "aller vers une modification complète du système »

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 22:50

Le Prix Nobel de Médecine a été attribué à 2 Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies et un Anglais Martin Evans pour leur travaux sur les cellules souches. Ils ont été récompensés pour leurs travaux sur le ciblage de gène, a indiqué le comité Nobel.

Leurs recherches concernaient les modifications génétiques de souris à l'aide de cellules souches embryonnaires. "Leurs découvertes ont permis de mettre au point une technologie d'une immense importance" pour cibler les gènes de souris, selon le comité

Le prix Nobel de médecine, d'une valeur de dix millions de couronnes suédoises (1,54 million de dollars) récompense le travail de cette équipe internationale.

Les découvertes des deux Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies et du Britannique Martin Evans "sont à présent appliquées quasiment dans tous les domaines de la biomédecine - de la recherche fondamentale au développement de nouvelles thérapies", a indiqué le comité Nobel. Leurs travaux ont permis de mettre au point la technique du ciblage de gène souvent appelée "knock-out" de gène, c'est-à-dire leur neutralisation.

Les trois lauréats travaillent dans des laboratoires différents aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Ils se sont réjouis de partager la prestigieuse récompense pour des recherches menées en parallèle.
"Je n'ai jamais travaillé avec eux mais mais bien sûr nous avons été en contact",  a déclaré à la radio suédoise publique le chercheur britannique Martin Evans qui partage le prix avec les Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies.  "Je suis absolument ravi. C'est l'apogée d'une carrière", a ajouté Evans.
 "C'est un grand honneur pour tous ceux, présents et passés, qui ont  travaillé avec moi", a réagi pour sa part l'Américain d'origine italienne Mario Capecchi, espérant que leurs découvertes "permettront d'avoir de meilleurs médicaments et de mener à l'avenir des vies en meilleure santé."
Pour l'autre chercheur américain, Olivier Smithies, cette distinction signifie que "son nom restera pour quelque chose qui a aidé les autres gens".

Mario Capecchi, né en Italie en 1937, est naturalisé américain. Il enseigne la génétique humaine et la biologie à l'Université de l'Etat de Utah à Salt Lake City.
Martin Evans, né en 1941, est né en Grande-Bretagne et également naturalisé américain. Il enseigne la génétique à l'université de Cardiff.
Oliver Smithies, né en 1925 en Grande-Bretagne, est professeur en pathologie et médecine à l'Univeristé de Caroline du Nord, à Chapel Hill.

Le Nobel de médecine est le premier prix décerné chaque année par l'Institut Karolinska. Le prix Nobel de physique sera décerné demain et celui de chimie mercredi.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 21:47

Mourir dignement: un rapport récemment remis à Madame Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé,de la Jeunesse et des Soprts, selon lequel 75% des décès ont lieu à l'hôpital et 25% à domicile, préconise une amélioration de la formation des personnels médico-sociaux, pour développer les soins palliatifs, insuffisants en France.

Déterminer le moment où il faut administrer un "patch" anti-douleur, prendre l'initiative d'augmenter massivement les doses de morphine, élaborer un cocktail de produits anti-douleur et anti-dépresseur pour permettre au malade de vivre ses derniers moments sans trop souffrir, implique surtout d'affronter la mort en face en évitant le "déni": un défi pour les soignants, comme pour les familles accrochées à la vie.

Le rapport rédigé par le professeur Régis Aubry, président du comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement, et médecin au CHU de Besançon, estime que le développement d'une politique de soins palliatifs est un "enjeu de santé publique", accentué par le vieillissement de la population. Voir la 7ème journée annuelle de la SFFEM sur la médecine et la fin de vie, 2 ans après la loi.

Le rapport note quelques progrès dans le nombre de lits de soins palliatifs (1.908 en 2005 contre 1.281 en 2004, soit +48,95%) et d'unités mobiles qui se rendent à domicile (328 en 2005 contre 317 en 2004, soit +3,47%). 
Néanmoins, il souligne que "les besoins quantitatifs sont insuffisamment satisfaits" en précisant que "75% des décès ont lieu à l'hôpital, 25% à domicile avec environ 40% des décès qui correspondent à une population requérant des soins palliatifs (cancer, sida, longue maladie..)."

Au delà des besoins quantitatifs en structures dédiées dans les hôpitaux, le rapport s'interroge sur le développement de la démarche palliative à domicile qui implique une "dynamique de travail en réseau de santé" où des médecins généralistes, infirmiers libéraux, aide-soignants, ou loueurs de lits médicalisés doivent apprendre à travailler ensemble et dans l'urgence pour assurer le bien-être du malade.

"La complémentarité ne doit pas être source de rivalité", avertit le rapport en relevant que le champ des soins palliatifs est "mal connu ou incompris" de certains soignants, "en particulier des médecins".

Alors que
l'OMS a publié hier, journée mondiale des soins aux mourants et soins palliatifs, son premier "guide sur l'administration des soins palliatifs aux malades souffrant de cancers avancés", le rapport français souligne que "les textes de loi sur les droits des malades et fin de vie ne sont pas connus (et) ne peuvent donc pas être appliqués".

La recherche "n'est pas organisée et peu financée", notamment en matière de recherche infirmière, alors que les "sciences de l'acte soignant" sont en plein développement dans les pays anglo-saxons, ajoute le texte.
Il propose toute une série d'actions pour sensibiliser les acteurs de santé au cours de leurs études et tout au long de leur carrière. Il suggère de conduire cette réflexion aussi bien avec les étudiants en médecine, que les infirmiers, les travailleurs du service social ou les psychologues sur des thèmes comme la communication avec les malades, l'annonce de mauvaises nouvelles, la vie d'équipe, les droits des malades, l'approche des questions éthiques, l'organisation du système de santé, etc.

Le rapport préconise aussi de rémunérer le congé de 3 mois, instauré par la loi de 1999, pris par des proches d'une personne en fin de vie.

Une circulaire ministérielle sur l'organisation des soins palliatifs devrait être publiée le 17 octobre, qui a été décrétée "journée nationale des réseaux de soins palliatifs" selon M. Aubry

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 02:34

Le Téléthon a lieu en 2007 du 7 au 8 décembre.

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VENEZ NOMBREUX 
notamment à l'Université Paris X Nanterre
 
qui, toute entière, 
par ses enseignants, personnels et étudiants, 
se mobilisera pour cette cause.

Relais sportifs (piscine, athlétisme et tennis), 
spectacle de musique, de danse et de chant dans le théâtre
dictée géante 3600 places
plateau TV et nombreuses animations
débat scientifique (sous réserve)
restauration sur place avec brunch

J'en assure personnellement la coordination.

Faites en part à vos amis, merci. 

Au niveau national, les parrains sont cette année Liane Foly et Kad Mérad.

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 22:07

Deux associations de patients victimes d'une surdose de radiations lors de leur traitement au CHU toulousain de Rangueil entre avril 2006 et avril 2007 ont indiqué ce jour à Toulouse qu'elles allaient demander des indemnisations, l'une des deux envisageant d'aller au pénal.

* Lors d'une réunion d'information organisée à Toulouse, l'association "SOS irradiés 31", qui regroupe 44 des 145 victimes de ces surirradiations, qui a réclamé la mise en place d'une commission d'indemnisation, a déclaré envisager de porter plainte d'ici fin octobre.
"La plainte au pénal contre X va permettre de synthétiser les différentes enquêtes administratives en cours, donc d'avoir une vision globale du dossier et, à terme, de déterminer qui est responsable", a indiqué son avocat, Me Christophe Léguevaques.

* De son côté, l'Association des accidentés de la vie-Fnath a, par son avocat-conseil Me Robert-François Rastoul, estimé qu'il n'y avait "aucune raison d'aller au pénal" et a préféré retenir la solution de l'indemnisation des victimes, en s'appuyant sur l'exemple de ce que l'association a obtenu pour les sinistrés de la catastrophe d'AZF.
Il s'agit pour la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath) de "négocier pour répondre au sentiment d'injustice, au manque d'information, de reconnaissance dont ces gens souffrent actuellement", a souligné Me Rastoul. "Les victimes n'ont pas de haine particulière", a affirmé la secrétaire générale de la Fnath de la Haute-Garonne, Nadine Herrero, pour qui son association s'appuie sur l'exemple des indemnisations d'AZF pour obtenir "un règlement immédiat".

* Réagissant à ce manque d'information dénoncé par les associations, l'avocate du CHU toulousain de Rangueil, Me Aimée Carat, a déclaré: "Dès qu'il a été informé, le CHU a averti les patients et leur a demandé de revenir en consultation". L'avocate a par ailleurs indiqué qu'une cellule de soutien psychologique avait été mise en place. Selon Me Carat, les responsables du CHU toulousain de Rangueil ne sont pas opposés à une commission d'indemnisation, "sous réserve que toutes les parties soient d'accord". "Ce serait une commission présidée par un magistrat professionnel, avec des représentants d'associations de patients, le CHU et un collège d'experts" non Toulousains, a-t-elle précisé

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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 21:14

Elle est française, elle s'appelle Isabelle Caro


Elle a posé nue devant l'objectif d'Oliviero Toscani, connu pour ses images choc, la marque Benetton par exemple. 

Anorexie-Oliviero-Toscani.jpg

Le corps décharné d'Isabelle Caro trône via Montezinno, dans le quartier des boutiques à Milan, alors que la semaine de la mode bat son plein

 

A la vue du panneau, une passante explique : "Au début, j'ai eu peur. Je ne comprenais pas. Mais en fait, c'est très positif si cette personne anorexique peut se rendre utile pour combattre la maladie".

Une autre passante renchérit : "Tout le monde dit que c'est laid. Ce n'est pas laid, au contraire la photo véhicule un message. Les gens qui sont malades à ce point ont d'énormes problèmes. C'est bien qu'ils utilisent leur maladie pour que d'autres apprennent".

 

Cette campagne contre l'anorexie est parrainée par une marque de vêtements italiens et soutenue par le ministère de la Santé italien, ce qui interdit sa diffusion sur les affiches publicitaires en France, comme l’a indiqué le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP).


Déjà, l'an passé, plusieurs salons de la mode avaient refusée les mannequins considérées trop maigres.

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 20:18
Le 30 septembre 2007 a lieu les Virades de l'espoir dans toute la France.

Le but est de récolter des fonds pour améliorer le quotidien de personnes atteintes de mucoviscidose. Cette année, les parrains sont Isabelle Carré et François Cluzet. Actuellement, on dénombre plus de 6 000 personnes. Grâce aux dons, l'espérance de vie a été augmenté: de 7 ans, elle est actuellement de 42 ans. Mais il leur faut encore compter 1h30 de soins quotidiens.

Pour Paris, vous pourrez vous rendre sur les jardins d'Acclimation.

Si vous ne pouvez pas vous pouvez adresser vos dons à Vaincre la mucoviscidose, 181 rue de Tolbiac, 75013 Paris ou par internet

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 06:22

Une "épidémie relativement forte", c'est ce qu'indique le réseau Sentinelles-Inserm qui évoque 4 millions de cas de grippe cet hiver en France, avec "une fourchette allant de 3,2 et 4,7 millions". 
L'épidémie serait donc bien plus virulente que celle de l'hiver 2006-2007, qui avait fait 2,1 millions de victimes pour 2,2 millions annoncées.

Le réseau Sentinelles est homologué comme centre collaborateur auprès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et a établi sa projection pour l'hiver 2007-2008 en faisant l'hypothèse que "le virus prédominant sera le A/H3N2 qui a circulé en Australie en juillet et août 2007 et que l'oscillation climatique prévue entre septembre et décembre 2007 sera entre neutre et froide modérée".

Pour se protéger, une seule solution: le vaccin, disponible dans les pharmacies à partir de ce matin. 

Des courriers ont déjà été envoyés par l'Assurance maladie aux personnes à qui la vaccination est recommandée, notamment celles de plus de 65 ans et certains malades atteints du diabète, de mucoviscidose et d'insuffisances cardiaque ou respiratoire. 
L'année dernière, seulement 60% de la population jugée fragile a été vaccinée. L'objectif est d'atteindre 75%.

Voir la couverture vaccinale en 2006. 

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